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Le jour le plus long

Alexandre Kosma
Alexandre Kosma
•• Lieutenant d'élite ••


Feuille de personnage
Dorikis: 3480
Popularité: +141
Intégrité: 126

Lun 13 Mai 2019 - 16:11

« Lieutenant Kosma !
-Oui Castiel ?
-On les a perdus de vue ! Ils ont contourné cet îlot et nous ont faussé compagnie.
-Merde. En même temps, il fallait s’y attendre, les suivre à la trace, sans log pose, avec juste un groupe de navigatrices efficaces mais qui n’ont jamais foutu les pieds sur Grandline…
-Cela dit, eux doivent avoir de quoi se diriger, vous ne pensez pas ?
-Qu’est-ce qui te fait dire ça ? Et arrête de me vouvoyer, ça m’angoisse, je sais bien que j’approche des cinquante ans, mais tout de même…
-Le simple fait qu’on ait atteint une île sans trop d’encombres.
-Ah, c’est une île ? Je pensais juste qu’on avait trouvé un bout de terre.
-Il va vraiment falloir que vous revoyez votre géographie...
-Tu, tu, tu… Tutoies moi, par pitié.
-Il s’agirait, si mes renseignements sont exacts de l’archipel aux éveillés.
-Drôle de nom pour une île.
-Donc j’en conclus que vous n’y connaissez absolument rien en géographie de Grandline ? Passons… C’est un archipel où la nuit n’existe pas, c’est dû au fait qu’il y a des arbres lu…
-Oui, oui, très bien… Fais le nécessaire pour qu’on puisse rencontrer au plus vite une quelconque forme d’autorité ici, je m’occupe d’appeler Kalem, il saura me dire si leur navire a accosté quelque part…
-Très bien, à vos ordres Lieutenant, me lance-t-il avec une pointe d’amertume dans la voix. »

Décidément, il ne veut pas me tutoyer… Pas grave… Ce qui m’embête un peu plus, c’est qu’il semble avoir une dent contre moi, et je ne sais pas pourquoi. D’une froideur ce type. J’aurais préféré travailler avec quelqu’un de jovial, ça m’aurait un peu plus détendu.
Je jette un coup d’œil aux quelques îlots que je peux voir depuis le hublot de ma cabine. Je ne peux qu’apercevoir une concentration plutôt dense d’arbres étranges, pas grand-chose de plus à noter. J’en saurai plus une fois à terre. En attendant, faut que je contacte le nabot. Je vais encore me faire engueuler, mais il faut que je sache si le capitaine Rooney et son équipage ont fait escale où s’ils ont continué leur route. La deuxième option serait vraiment pas une aubaine. Surtout pour le nain, coincé au fond d’une cale de bouffe avec l’angoisse d’être découvert à tout moment. Allez, appelons-le, ça permettra de savoir s’il a survécu.

PULUPPULUPPULUP.

***

Quelques coups sourds frappés à la porte de sa cabine, le capitaine Rooney relève la tête, un peu groggy. Les quelques dernières heures lui ont permis de prendre un peu de repos et le réveil après la sieste est toujours délicat. D’un grognement sonore, il invite à entrer. À tous les coups c’est sa chère sœur qui vient encore l’emmerder. Elle peut pas le laisser en paix rien qu’une minute ? La porte s’ouvre et c’est effectivement Eléa qui apparaît derrière, suivie de près par Tofu qui se caresse le haut du crâne d’un air satisfait.

« La carpe te fait dire qu’on les a semé, cap’taine, entame le second sans tenir compte une seconde des politesses d’usage.
-On a un cap ?
-C’est notre seul léger problème, l’espèce de montre zarbi dont il a besoin pour naviguer pointe toujours en direction de l’île et de ce que j’ai compris, il a besoin de cinq jours pour trouver un nouveau cap. Mais si ça t’convient pas cap’taine, j’peux aussi le forcer à ouvrir sa gueule pour qu’il nous explicite ça de ses propres mots à c’maudit muet.
-Non, merci Tofu, mais j’ai besoin de lui. Et cinq jours de pause ne nous feront pas de mal. On peut me donner une idée d’où on a atterri ?
-Archipel aux éveillés Big Brother, un endroit qui ne dort jamais. Pour le repos, on repassera… Il n’empêche qu’il y a un certain côté amusant à voir des arbres luminescents. Mais on pourra pas visiter entièrement le coin, je me doute que le lieutenant Kosma et son équipe ont dû accoster quelque part.
-Certainement… Pendant que j’y songe, on n’a toujours pas trouvé trace du nabot qu’était à bord ?
-J’suis pas allé vérifier entre les canines de Jones, mais il me semble pas, ricana un instant Tofu. De l’avis de tous, il a dû se bazarder à la mer, j’pense bien que c’est le plus probable. Mais ne t’en fais pas, si on le retrouve tout de même, il va finir à la broche. »

Afin d’éviter de rendre le contenu de son estomac, Rooney passe sur cette dernière phrase et se lève, s’étire, avant d’enfiler un pardessus et de sortir de la cabine. Un coup d’œil aux hommes qui s’agitent à bord du Swift Symbol, déjà on s’apprête à jeter l’ancre. Le navire s’est glissé près d’une petite crique. De là, il semble peu probable qu’on repère la vaisseau, à moins de vraiment passer à côté. Ça leur laisse le temps de prendre du repos, d’examiner les lieux et d’attendre d’avoir un nouveau cap. D’ici là, il suffit de faire profil bas et tout devrait bien se passer.

« Tofu ?
-Oui Capt’aine ?
-On va camper non loin du rivage, je veux qu’on puisse être prêts à lever le camp à tout moment en moins d’une heure. On fait se relayer les hommes présents à bord pour pouvoir partir au plus vite. Je veux des tours de garde sur les plages qui bordent les côtes de chaque côté et le plus régulièrement possible, s’ils arrivent à nous coincer ici on est morts, je veux être prévenu de l’arrivée de toute personne, le plus tôt sera le mieux, pour tout le monde.
-Bien capt’aine. Je vais demander à la Carpe d’organiser les hommes qui resteront à bord, Jones s’occupera des tours de garde, Eléa s’occupera du campement.
-Comment ça ? Je ne vais pas m’occuper du camp, fais-le toi ! J’suis pas ta bonniche et il me semble que tu n’as pas à me donner d’ordres…
-Je suis capitaine en second, je te donne des ordres si je veux…
-Je suis la sœur du capitaine, je ne reçois pas d’ordre. Même de mon frère.
-Laisse Tofu, tu t’occupes du campement, elle va me faire chier tout le restant de la journée sinon. »

Rooney regarde son second s’éloigner en ruminant. Les tensions dans l’équipage ne sont pas de bon augure. Ce n’est pas le moment… Il en touchera deux mots à sa sœur quand il sentira que celle-ci est prête à écouter ce qu’il a à lui dire. Autant avouer que ce ne sera pas maintenant. Le capitaine est plutôt content de ses premiers pas sur Grandline, mais il sait que tout ne se déroulera pas aussi bien tout le temps. Déjà, avec un Marine entêté qui lui colle aux basques, il risque d’avoir quelques problèmes. L’idéal serait de le semer assez rapidement. Mais peut-être faudra-t-il tout simplement l’éliminer. Il avait pu récupérer quelques informations sur ce lieutenant Kosma, mais elles sont fragmentaires et ne lui donnent rien de vraiment intéressant à se mettre sous la dent. Il verra bien comment la suite se déroulera. Quelques plis viennent s’ajouter à son front déjà soucieux. Quelque chose en lui préfère éviter le plus possible l’improvisation, mais est-ce vraiment faisable ?

***

On peut dire que le réveil de Cannelle n’est pas désagréable. Elle émerge doucement, le visage éclairé par une douce lumière qui vient de l’extérieur. Les derniers événements n’ont pas été de tout repos et la possibilité de se reposer était la bienvenue. Elle enfile rapidement quelques vêtements amples pour se mettre à l’aise, jette un coup d’œil aux couchages vides de ses trois comparses et se décide à sortir. Les yeux bouffis par son sommeil récent, les rayons lumineux l’éblouissent alors qu’elle quitte l’intérieur de la cabine du Moonstar qui leur a été attribué. En toute franchise, Cannelle n’est pas mécontente d’avoir atterri sur un navire dirigé par des femmes, même si leur statut de Chasseuses de prime la met un peu mal à l’aise. Elle n’avait jamais fait confiance à ces personnes, prêtes à tout pour récupérer de l’argent. Enfin bon, tant qu’elle même ne sera pas recherchée, elle n’aura rien à craindre d’elles. Les seuls qui peuvent faire obstacle à sa petite équipe de révolutionnaires sont les quatre Marines à bord. Et en faisant un rapide détail du pont du bateau, elle ne voit pas le lieutenant Kosma, ni aucun de ses acolytes. Ce qu’elle remarque par contre, c’est que leur navire a accosté, dans un petit port. Ni une ni deux, elle se dirige vers Olga, qui observe la ville dans laquelle ils ont accosté.

« Vous avez remarqué capitaine ? Lance la jeune érudite à son attention sans même prendre la peine de se retourner.
-Remarqué quoi ?
-Il fait nuit. »

Ce serait une toute autre personne qu’Olga Davos lui adressant la parole, Cannelle prendrait cette phrase pour une plaisanterie, mais l’ex petit rat de bibliothèque n’était pas souvent sujette aux traits d’humour. Circonspecte, la jeune femme regarde le ciel à la recherche du soleil, pour prouver à sa camarade son tort. Mais elle sait bien qu’elle ne le trouvera pas, Olga a rarement tort. Elle se retourne de nouveau pour questionner d’un regard sur ce phénomène.

« L’archipel aux éveillés, la lumière ici émane de deux sources distinctes, trois si on compte le soleil pendant la journée – si on peut considérer qu’il y a une journée ici. Ces deux principales sources de lumières sont produites par des poissons et des arbres tous particuliers.
-Comment tu sais tout ça ?
-Je l’ai lu.
-Bien évidemment. Tu saurais où est le lieutenant Kosma ?
-Vous vous êtes entichée capitaine, ça ne vous ressemble pas.
-Ne raconte pas de sottises, je surveille ce qu’il fait, je n’aime pas ne pas savoir ce qu’il fait.
-Alors vous serez contente de savoir qu’il est parti au contact d’un éventuel pouvoir local en place. De ce que j’en sais, il ne trouvera pas grand-chose, à moins que j’aie manqué des informations, l’archipel ne possède pas de dirigeant.
-Et il est parti seul ?
-Non, deux de ses camarades gouvernementaux sont avec lui, ainsi qu’une des chasseuses. Et Sarah a suivi le petit groupe.
-Très bien. Où est la dernière mouette ?
-Ici, résonna la voix de Castiel dans son dos. C’est intéressant la manière dont vous nous appelez... »

Cannelle sursaute, se retourne et fait face au jeune scientifique. Si le lieutenant est celui qu’elle espionne le plus parce que c’est lui qui a l’autorité, le blondinet au regard sérieux semble finalement un peu plus dangereux. Et la principale raison à ça, c’est qu’il est sans cesse en train de les surveiller. Elle se remémore rapidement ce qu’elle aurait pu dire de vraiment compromettant, mais un coup d’œil à Olga lui fait savoir que rien de particulier ne lui a échappé. Elle retrouve une consistance assez rapidement et affronte le regard suspicieux du Marine.

« C’est comme ça qu’on apprend à vous appeler chez le petit peuple.
-Vraiment ? Je connais d’autres milieux où on nous appelle comme ça.
-Si je puis me permettre, intervint Olga, la plupart des pays, îles ou autres qui reconnaissent et se soumettent à la loi et à la protection du Gouvernement Mondial, en gardant une partie de leur indépendance apprennent à leurs enfants le surnom « Mouette », ça évite de parler de soldats, ça donne un aspect de sympathique oiseau protecteur des mers, c’est rassurant pour les populations. »

Et ça chie en vol sans se soucier d’où tombe la merde songe Cannelle, ravie qu’Olga sache si bien expliquer des choses très simples. On ne peut pas dire que ce soit de l’improvisation, mademoiselle Davos recrache peu ou prou ce qu’elle a pu lire dans l’un des nombreux ouvrages qu’elle a parcourus, c’est pratique d’avoir une mémoire aussi impressionnante. La capitaine affiche un sourire de fierté, les femmes qu’elle a recrutées sont décidément brillantes.

***

Les ruelles se succèdent tandis qu’Amora continue de suivre le petit groupe emmené par le lieutenant Kosma. D’après les informations qu’ils ont pu recueillir auprès des quelques passants qu’ils ont croisés, il semble qu’il existe un Marine ayant voué son existence à la protection de l’île. Aussitôt informé de cela, le cinquantenaire au sourire ravageur a aussitôt pris son escargophone, contacté ses supérieurs et demandé à ce qu’on les mette en liaison. Bien entendu, malgré le numéro qu’on lui a donné, le Marine d’élite ne parvient toujours pas à joindre ledit Marine, un certain Loie Volbas. La jeune chasseuse de primes en est plutôt amusée. Elle observe ce quincagénaire plutôt séduisant s’énerver sur son petit appareil de mise en liaison. Pas difficile à perturber le bonhomme. Plusieurs fois pendant le petit trajet, elle est venue poser sa main sur son avant-bras pour lui demander quelques bêtises et à chaque tentative, le Marine s’est radouci et semblait à son entière disposition. Intéressant pour le manipuler par la suite et récupérer les primes de ces bons à rien de pirates quand l’occasion viendra.

La seule personne dans ce petit groupe qui l’ennuie vraiment, c’est cette Sarah. Ce n’est pas vraiment de la jalousie, non, car elle n’a aucunement l’intention de quoi que ce soit avec cet homme trop vieux pour elle, mais elle sent de sa part un jeu de séduction tout aussi perfectionné que le sien et ça pourrait perturber ses plans le moment venu.

« Ça ne vous ennuie pas si nous discutons un moment, minaude-t-elle auprès de son adversaire, nos soldats sont en pleines recherches et je n’aime pas vraiment être silencieuse en marchant.
-Mais bien sûr que non, ça ne m’ennuie pas, après les récents événements, une petite discussion entre filles ne peut faire que du bien, lui répondit Sarah avec un sourire chaleureux.
-Je me demande ce qui va se passer. Le lieutenant ne prend il pas des risques inconsidérés à poursuivre ces sauvages ?
-Je pense qu’il connaît son métier, du moins je l’espère, en tout cas on voit bien qu’il a de la bouteille. Il est beau tu ne trouves pas ? Je peux te tutoyer, ça ne te dérange pas ?
-Non, c’est bon, je pense qu’on peut partir sur le « tu », ça fait plus sympa. Et concernant le lieutenant, il n’est pas mal, un peu trop vieux à mon goût, je ne fais pas vraiment dans le Sugar Daddy.
-Moi ça ne me dérange pas qu’il soit plus vieux, ils ont plus d’expérience... »

Sarah lui adresse alors un regard entendu. La franchise de cette jeune femme l’épate. En tout cas, elle est plutôt sympathique et ne semble pas désirer du lieutenant grand-chose d’autre que lui-même… Ça rassure un peu Amora, elle devrait ne pas trop être empêchée par la beauté espiègle de cette potentielle rivale.

***

PULUPPULUPPULUP

Excédé par le bruit quasi continuel du petit animal de communication, Loie Volbas se lève, se traîne jusqu’au bureau où l’attend l’escargophone tonitruant, regarde l’heure un instant puis décroche avec un grognement mécontent.

« J’espère vraiment que vous avez une bonne raison de me réveiller à trois heures du matin, parce que sinon, je vous mets aux fers pour les prochaines vingt-quatre heures.
-Lieutenant d’élite Loie Volbas ?
-C’est lui-même. Allez droit au but, j’ai sommeil.
-Lieutenant d’élite Alexandre Kosma. J’aurais besoin de vous rencontrer, le plus tôt sera le mieux. Un groupe de forbans que je poursuivais a du accoster sur l’archipel, et je ne pense pas disposer de beaucoup de temps pour les retrouver, j’aurais besoin de tout le soutien possible de la part des personnes qui connaissent les lieux, à savoir, vous.
-Je vois, laissez-moi une demi-heure pour me préparer et je suis à vous. On se retrouve sur la grand-place au milieu de l’île principale ? Rassurez moi, vous êtes bien sur l’île centrale de l’archipel.
-Je crois bien, en tout cas ça ne m’étonnerait pas.
-Bon, eh bien rendez-vous dans une demi-heure. »

CLIC.

Ça faisait longtemps qu’il n’y avait pas eu un peu d’agitation pour lui. Loie essaie de s’extirper de cet état de léthargie, se débarbouille un peu le visage, se change, attrape ses papiers attestant de son statut de soldat du gouvernement, une arme qui n’a pas du servir depuis longtemps et se dirige vers la sortie. Il se demande à quoi peut bien ressembler ce lieutenant Kosma, ça doit pas être un gars ordinaire pour réveiller les gens en plein milieu de la nuit.
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