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Un plan sans escroc

Alday
Alday

♦ Localisation : Royaume de la Veine

Feuille de personnage
Dorikis: 925
Popularité: 10
Intégrité: 0

Ven 14 Juin 2019 - 21:43

CHAPITRE II

 

Aventure au Royaume de la
 
Chance



          Une brise d’air frais animait la mer tandis qu’une barque flottait en direction du Royaume de la Veine. À son bord, deux honnêtes flibustiers en la personne d’Alday et Twister. Ces derniers, grâce à leur argent volé, s’étaient procurés un moyen de navigation de manière légale. Il était nécessaire de le préciser connaissant le passif des deux individus et leur penchant pour s’approprier ce qui ne leur appartenaient pas. Le natif de Rhétalia profitait de l’instant de paix, que lui offrait ou plutôt imposait le vaste étendu d’eau, pour feuilleter un manuel de techniques.

          « L’Art du Ryusoken » était le recueil de techniques que lui avait transmis le champion de boxe de l’île Karaté. D’après un bref résumé en début de page, ce style de combat serait basé sur un art ancien que l’Homme aurait créé pour imiter les dragons. Être capable de dompter la puissance brutale de la bête légendaire, c’était ce à quoi aspirait le Ryusoken. Malheureusement pour le jeune vagabond, cet ouvrage n’illustrait aucune technique. Seulement une courte description suivait chaque mouvement. Faire preuve d’un esprit synthétique et être capable de retranscrire physiquement des mots étaient les deux compétences nécessaires à Alday pour maitriser cet art dans un premier temps. Il était maintenant évident que, depuis peu, l’ancien esclave montrait une réelle volonté de devenir plus fort. D’ailleurs cette envie de s’aguerrir n’avait, bien évidemment pas, échappée à la figure paternelle que représentait Twister. Le timonier de la barque se doutait de l’origine de ce besoin. Néanmoins, il préférait ne pas aborder le sujet. Si un conflit d’idéaux éclatait, ils finiraient par se battre amicalement sur cette petite construction flottante.

          La notion du temps se perdait pour les apprentis navigateurs. Après plusieurs heures passées sur cette immense surface d’eau salée, l’impatience du plus jeune se faisait ressentir et elle pesait sur le plus âgé. Malgré sa tolérance à toute épreuve, les habitudes acquises à supporter son associé, Twister était impuissant face à ses railleries incessantes. Au début, celles-ci semblaient supportables. le jeunot se contentait de choisir un corps qui l’entourait puis d’énumérer une série de faits et d’hypothèses à son sujet. Cela pouvait tout simplement être un nuage choisi au hasard dans le ciel. Sa taille. Sa couleur. Sa forme. Provenait-il de North Blue ? Ou alors s’était-il tout simplement formé sur South Blue ? À moins qu’il se soit détaché d’un plus gros nuage ? Une fois ces frivolités terminées, il recommençait de nouveau. Parfois avec un oiseau qui passait. Parfois même avec un autre amas de vapeur d'eau condensée en fines gouttelettes maintenues en suspension dans l'atmosphère qui ne passait pas loin du précédent car, oui, il lui arrivait de définir des termes par moment. Jusqu’à présent, Alday focalisait son esprit sur des choses futiles, mais avait finis par s’en lasser. D’humeur taquine et désespéré, c’était tout logiquement que Twitter était devenu son nouveau centre d’intérêt, au grand dam de ce dernier. À ce sujet, les toquades de l’affranchi se manifestaient par d’incessantes questions. Celles-ci étaient rhétoriques ou avaient déjà été posé plus tôt durant le voyage.

Où est-ce qu’on se rend déjà ?

Au Royaume de la Veine, répondit l'homme d'un certain âge avec un ton irrité.

Humm, c’est vrai …… pourquoi là-bas ?

Je te l’ai déjà dit ….  Récemment, j’entends de plus en plus de rumeurs qui évoquent La Fontaine de Jouvence. Ça nous coutera rien d’aller y jeter un coup d’œil.

C’est pas nouveau les rumeurs à ce sujet, ils y en a pas mal qui proviennent du cimetière de navire. C’est quoi la véritable raison ? Un évènement culturel, de riches personnalités, le butin d’un criminel ?

C’est là-bas qu’il se trouve.

Ton honneur ?

Abruti, tu sais bien que je n’en ai pas
, murmura-t il fièrement. Le trèfle à huit feuilles, cette fois-ci, je le trouverai.

Tu sais à Suna Land, j’ai déjà vu deux trèfles à quatre feuilles, nargua Alday avant de reprendre. Quand on y pense, tu m’as fait naviguer pas mal de fois. Tu connais South Blue comme ta poche on dirait. J’ai jamais su ce que tu faisais avant notre première rencontre. Tu étais navigateur ?

- T’es un marine ou quoi ??!! Tiens, prends ça et rames. On ne devrait plus tarder à arriver.


          Twister ne s’était pas trompé. Grâce à une brise favorable, les deux comparses pouvaient distinguer les premiers reliefs des terres de l’ex-Baterilla. À première vue, il semblait s’agir d’une île tropicale où nature et civilisation prospéraient. On pouvait difficilement rater le phare de l’ile qui guidait les marins en approche du Royaume. C’est naturellement que notre duo de brigand se dirigeait vers le port de la ville de Lokail. Ils amarrèrent dans la zone la plus éloignée de la ville. Leur barque se trouva entre deux gondoles des plus basiques. Une fois pied-à-terre, ils s’assurèrent de ne rien laisser sur l’embarcation. Laisser deux gros sacs remplis de berry sur une piètre embarcation ferait certainement le bonheur d’un veinard. Et sur une île connue pour abriter des individus forts chanceux, il ne fallait pas prendre le risque. C’est donc pour cela que Twister eu la brillante idée de déposer leur argent à la banque comme des honnêtes citoyens. Honnêtes ? Après avoir manigancé une scène de ménage et s’être immiscé en tête de file, ils firent un dépôt au nom de Enri et d’Aladdin. User d’une fausse identité, n’avait pas besoin d’être justifié pour des voleurs.
          Le pognon en sureté, ils décidèrent de profiter du calme et du beau temps pour arpenter les rues de la ville. Twister proposa de se séparer. Leg's of Rabbit City à sa charge. Lokail pour Alday. Et si leur promenade semblait des plus banales, il n’en était rien de tel. Comme à leur habitude, à chaque fois qu’ils débarquaient quelque part, ils effectuaient un état des lieux. La moindre ruelle, une bouche d’égout anodine, la distance entre les principaux édifices, rien n’était négligé. L’observation était une tâche essentielle pour un brigand et ceux même s'il n’avait rien à se reprocher. L’escroc en herbe, profitait de la réalisation de sa tâche pour mener son enquête sur la Fontaine de Jouvence. Il fréquentait chaque bistrot qu’il croisait se faisant passer pour un simple étranger venu picoler. Des histoires en tout genre arrivaient à ses oreilles. L’annonce d’un accouchement par-ci, une dispute par là. Rien de trépidant à vrai dire, mais il ne s’attendait pas à grand-chose non plus. En effet, en plusieurs années, l’ancien esclave avait vu défiler son lot de mensonges et de rumeurs à propos de la mystérieuse fontaine.

⁃ … de Jouvence.

          Ce fut faible et brève, mais le natif de Rhétalia pensait d’avoir entendu le mot magique. Non, il était persuadé d’avoir perçu cette succession de syllabes. Il rattacha immédiatement la voix à un homme assis de l’autre côté du bar. Un gros gugusse d’un certain âge qui discutait avec un ivrogne. Le voleur ne fit pas dans la discrétion, il se précipita à sa rencontre et attrapa brusquement le vieil homme par l’épaule.

⁃ Oï oï, tu viens d’évoquer la Fontaine de Jouvence, j’ai pas rêvé ?

⁃ Hein mais qu’est-ce que tu me veux le gosse ?
rétorqua l’individu alors surpris par l’apparition d’Alday. Lâche-moi, bon sang.

Ah excuse moi, ossan. De quoi vous parliez, à l’instant ?

⁃ De ma mésaventure à la Fontaine de Jouvence. Pourquoi cette question ?

Tu veux dire que tu l’as vu ??

⁃ Oui, oui  et tu ne devrais pas être trop excité à son sujet. La tentation était trop grande. J’ai donné tout ce que j’avais, mais la fontaine m’a tout pris sans rien me donner en retour. Je te déconseille de t’y rendre.

⁃ Excusez-moi, mais je n’ai pas pu ignorer votre conversation
, s’incrusta un autre alcoolique. Vous parliez de la fontaine c’est bien ça ? Je ne m’y suis pas risqué, mais mon fils y a goûté. Il m’a dit que …le premier pas franchi, nous faisons abstraction de ce qui nous entoure. Une fois qu’on y prend goût, nous perdons toute notion de temps.

          L’esprit du chapardeur se mit alors à bouillir. Il n’avait plus aucun doute : notion de temps liée à l’immortalité, mésaventures liées aux dures épreuves de la fontaine. C’est en prenant le vieillard par les mains, les genoux à terre qu’il le supplia de le conduire à la source enchantée. Il se montra très persuasif, proposant entre autre, de payer l’ensemble des chopes du vieux. C’est donc sans plus attendre que les deux hommes quittèrent les lieux. Le très excité Alday ne put retenir son enthousiasme. Son visage était semblable à celui d’un enfant de huit ans à qui on avait offert une montagne de bonbons. La personne âgée ne comprenait pas l’allégresse qu’arborait le jeunot.

Me faire courir … après avoir bu, qui plus est. Tu n’as donc aucun respect pour tes ainés, s’essouffla le septuagénaire. On arrive bientôt. Tourne à droite au bout de la rue.

- Je te porte sur mon dos !!! s'écria le transporteur.

          Il était à quelques mètres d’atteindre son but et beaucoup trop facilement à son goût. Arrivée au tournant de l’avenue, son regard se posa sur un magnifique et assez grand bâtiment. Des murs joliment peints d’un bleu cyan où de splendides motifs architecturaux y étaient sculptés. Trois piliers vernis d’une couleur or supportaient la façade supérieure de l’édifice. Dessus en grosses lettres, on pouvait lire : Fontaine de Jouvence.
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Hier à 17:37



          La Fontaine de Jouvence de Lokail était en réalité un casino qui avait ouvert ses portes il y a quelques mois. Entre temps, Twister avait rejoint son filleul qui était assis contre un mur.

          Planté devant l’édifice, le malchanceux n’avait pas bougé depuis sa triste découverte. Les railleries inévitables de son acolyte ne le perturbaient guère mais il s’en voulait à lui-même. Sa naïveté et son enthousiasme excessif avait aveuglé quelques peu sa raison. Cependant, rester sur place à se chercher des excuses n’allait pas faire avancer les choses. C’est pourquoi il se releva en prenant appui sur son héka bien décidé à agir.

- On se le fait n’est-ce pas ?  confirma Twister à son acolyte.

- Bien sûr … on va dépouiller ce casino.

          Leur plan en tête, le duo préférait changer de tenue pour l’occasion. Ils avaient choisi de porter un ravissant smoking. Ils avaient opté pour le style Deauville. Il s'agissait d'un ensemble assorti, constitué d'une veste un peu courte et croisée à revers satinés. Une ceinture cummerbund séparait une chemise blanche d'un pantalon noir à galon de soie. Habillés et parés pour leur mission de vol à la tire, ils pouvaient désormais pousser les portes de La Fontaine de Jouvence.
          L’intérieur était tel qu’on pouvait l’imaginer : des sous, des sous et encore des sous. Le bruit des machines à pièces, la joie des vainqueurs, la désolation des perdants. Un véritable méli-mélo animait la grande salle de jeu où plutôt le futur terrain de chasse de nos mirliflors. Leur stratagème était simple mais efficace si employé par ces deux-là. Pendant que l’un s’essayait à un jeu, l’autre servait d’écran pour créer des angles morts aux nombreux den den mushi de surveillance qui contrôlaient tout l’espace. Ils se devaient de dérober un minimum de jetons à un même joueur. Pour cela, un petit tour à la table de poker en passant par la roulette pour ensuite faire une razzia au blackjack. La chance semblait sourire à nos deux tourtereaux. De plus, leurs poches se remplissaient plus rapidement que les mises effectuées se perdaient. Une mise en scène qui ne pouvait qu’appauvrir les soupçons à leur sujet. Malheureusement toute bonne chose a une fin.
          Tandis que Twister avait rejoint une partie de craps, l’alarme du casino se mit à retentir perturbant les festivités. De nombreux agents de sécurités armés de fusils accoururent dans le hall principal et vinrent encercler la table où s’était installé le mentor du natif de Rhétalia. Ce dernier supposa que son ainé avait gaffé dans l’une de ses tentatives. Très vite il prit l’initiative de quitter les lieux avant d’être arrêté à son tour mais alors qu’il se tourna sur lui-même pour se diriger vers la sortie, il se heurta à un imposant garde. Celui-ci somma au jeune homme en costume de ne plus faire le moindre geste.

          Direction les locaux réservés aux personnels du casino pour retrouver nos deux hors-la-loi assis et ligotés à une chaise, dos à dos. Plutôt que de s’inquiéter pour leur sort, ils ne se cessèrent de se brouiller sur l’identité du coupable sans parvenir à se calmer. Il fallut le claquement de la seule porte de la pièce pour les calmer. Ce choc faisait suite à l’arrivée d’un homme d’un certain âge mais fort bien conservé. Il était vêtu d’un somptueux costume bleu à rayures jaunes semblable aux couleurs du bâtiment. Un haut de forme venait compléter le look très raffiné de l’individu.

- Je suis le propriétaire de ce casino, Monsieur Benedict De Parsemin, un ancien archéologue. Veuillez pardonner la brutalité de mes hommes mais la sécurité a reçu de nouvelles consignes suites à de récents évènements. Bien, maintenant vous vous demandez comment j’ai fais pour réussir à démasquer malgré votre talent certain pour le vol ?

- C’est surement le vieux qui a fauté, rechigna Alday. Son âge doit lui faire défaut.

- À vrai dire, c’est grâce à vous que nous vous avons pris la main dans le sac.


          À cette annonce, Twister asséna un rude coup de crâne à son partenaire mais ne manqua pas de se faire une bosse. Le fautif, quant à lui, ne put retenir son rire niais mais interrogea le prioritaire sur la manière dont il s’y était prit pour le prendre sur le fait.

- Hihihihihi, ma faute. J'y connais surement rien au poker mais je suis persuadé de ne pas avoir fait de mouvements imprudents.

- Pour être honnête, ce n’est pas vos actes qui nous ont interpellé, dans un premier temps, mais plutôt ce que vous ne faisiez pas.


          Ces mots sonnèrent faux dans la tête du gandin. Il se remémora l’ensemble de ses faits et gestes dès lors qu’il avait mis le pied dans le bâtiment. Il chercha à déterminer où et quand il avait fauté, en vain. L’interrogé devint l’interrogateur. Il voulut savoir à quel moment il s’était trahi. Un écran vidéo s’alluma alors derrière le muscadin.

- Je vois que vous êtes frustré alors laissez-moi vous éclairer avec des images. Vous voici durant la partie de poker. Vos déplacements étaient juste parfaits afin de vous cacher des escargophones de surveillance mais ils ne vous aidaient que lorsque vous subtilisiez des jetons.

          En regardant les images, Twister comprit directement où voulu en venir leur interlocuteur contrairement à son ami. Sur l’écran on pouvait clairement distinguer les cartes qu’avait en main Alday : un dix de pique, un valet de pique, un roi de pique et un as de pique, soit quatre cartes nécessaires pour un quintet flush royale.

- Un quoi ? s’interrogea l’un.

- C’est la combinaison la plus puissante au poker. Avec le board n’importe qui aurait relancé avec une grosse mise, beugla l’autre.

- Mais chose inattendue votre ami s’est couché. L’équipe de surveillance a supposé qu’il s’agissait d’une erreur d’attention mais cette situation s’est produite trois fois. À ce moment nous étions persuadés qu’il était originaire de Leg's of Rabbit City. Cependant sans preuves concrètes, il nous était impossible de vous arrêter. Nous avons donc remonté les images jusqu’à votre arrivée dans le casino. Ce n’était pas évident mais avec une observation minutieuse nous sommes parvenu à remarquer que vous faisiez les poches de notre clientèle.

          Alday tenta un coup de bluff inutile en niant avoir dérobé la moindre pièce. À cela, monsieur Benedict remonta les cummerbunds des voleurs d’où tombèrent de nombreux jetons. Par ailleurs, il rajouta que pour deux dandys il est traditionnel de ne pas avoir de fentes sur sa  veste ni de rabats aux poches. Or pour cacher leurs jetons, ces ouvertures étaient nécessaires. Malgré toutes ses explications Twister ne comprenait toujours pas pourquoi ils se retrouvaient enfermé dans une pièce isolée du reste du casino.

- C’est bien beau de nous avoir percé à jour mais pourquoi ne pas nous avoir encore livré à la marine ?

          Avant de répondre à cette interrogation, l’ancien archéologue arbora un sourire malicieux plus qu’innocent.

- J’ai besoin que vous voliez quelques choses pour moi. En serez-vous capable ?
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