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Savoir ce qu'on veut

Farros
Farros

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Dim 6 Oct 2019 - 0:16

« Arf…
 
Je…
 
Tout ça…
 
C’était un rêve ?
 
Ça peut être que ça… »
 
Farros ouvrit les yeux, difficilement, allongé dans le canapé qui se trouvait dans le petit salon qui avait été aménagé dans leur coque de noix améliorée. Un hublot ouvert grinçait au rythme du vent, amplifiant le mal de crâne que le jeune homme subissait. A son chevet, il trouva Obelon, assis par terre en train de feuilleter une sorte de journal. Ce dernier mit un moment à se rendre compte que le Cabot, Farros, avait repris connaissance :

- Ah, t’es réveillé ? Et merde, moi qui espérais encore un peu de sursis…

- Très drôle, Ob, comme d’habitude…

- Ah non, pour le coup, je parle pas de toi.

- De quoi est-ce que…

BOUM.

« Voilà ta réponse.».

Farros n’eut même pas le temps de terminer sa phrase. La porte venait de s’ouvrir dans un grand fracas, laissant apparaître la silhouette élégante et pourtant terrifiante de leur compagnonne de route, Mogla. Elle referma la porte derrière elle non sans faire moins de bruit que lorsqu’elle l’avait ouverte. Elle avait l’air furieuse, c’est le moins qu’on pouvait dire. Peut-être que tout ça n’avait pas été qu’un simple rêve, après tout :
 
- AH ! Je me disais bien que j’avais entendu ta voix !

- Qu-…

- Maintenant que vous êtes tous les deux en l’état de m’écouter, j’ai deux trois choses à vous dire !

- Arf…

- MAIS QU’EST-CE QUI VOUS EST PASSÉ PAR LA TÊTE ?!

- On s’est dit qu’on allait faire une petite escale à Sirup…

Et depuis quand l’un de vous deux sait manœuvrer un bateau ?! Vous auriez pu l’endommager ! Farros, t’as oublié à quel point on s’est fait chier pour rassembler les Berries pour nous le procurer ?

-

- Si j’peux me permettre, une fois sur l’île, on a voulu y trouver un trésor pour te le ramener. On a même failli se faire dévorer vivants par un monstre.

- Et vous l’avez ramené, ce trésor ?

- Non.

Et il s’est avéré qu’au final, c’était pas vraiment un monstre…

- Quoi ?!

- Ben, en fait…

- FERMEZ-LA ! Et si j’avais pas été là pour te sauver de la noyade, hein Farros ? Trop bourré pour pouvoir nager… Même moi, j’avais encore jamais vu ça…

- Justement… j’ai pas l’impression que ce soit à cause de l’alcool.

- Et qu’est-ce que ce serait, alors, tête de nœud ?

- Ce type qu’on a pris pour un monstre… Fink Berrick, si je me souviens bien… Maintenant que j’y pense, je sais peut-être pourquoi il avait cette apparence.

- Ah ouais ?

- Je me demande s’il n’a pas mangé un fruit du démon par le passé. Je me souviens avoir appris que ceux dont c’était le cas étaient capables de ce genre de choses, et que ça se caractérisait souvent par des transformations physiques.

- Et tu penses que c’est son cas ?

- Ouaif.

- Je m’y connais un peu en fruit du démon. Je crois que je vois où tu veux en venir.

-

- Tu veux dire que si tu pouvais pas nager, c’était parce que…

- Oh bordel, le fruit qu’on a trouvé dans sa réserve ?!

- Oui… En plus, il s’est passé des trucs bizarres quand je me suis battu, là-bas… C’était comme si, tout à coup, j’étais devenu beaucoup plus petit. Aucune idée, de comment c’est arrivé, en revanche. C’était comme… instinctif. Si ça ne m’était pas arrivé, je me serais pris le poing plein de pics de Fink en pleine poire.

- Bah putain.

- Tu trouveras toujours un moyen de te faire remarquer, toi.

- Oh toi, Obelon, la ferme. T’es pas en position de l’ouvrir, là.

-

- Et du coup ? C’est quoi, tes pouvoirs ? Tu peux tirer des lasers avec tes yeux, un truc du genre ?

- J’en ai aucune idée. Comme je t’ai dit, la seule chose dont je me souvienne, c’est d’avoir pu réguler ma taille.

- Ben je suppose qu’il te reste qu’à essayer de recommencer.
 
Farros observa ses deux amis, approuvant d’un hochement de tête. A présent, il lui fallait se concentrer. Il n’avait aucune idée de la façon dont il devait procéder. Il avait toujours aimé les histoires sur les fruits du démon, mais n’avait jamais rencontré quelqu’un qui en avait mangé un jusque-là, et se serait encore moins douté que ce serait son cas un jour.

Le Cabot fit ce qu’il avait toujours fait pour se concentrer, notamment lorsqu’il travaillait en cuisine. Il ferma les yeux, respirant profondément, sensible à ce qui l’entourait, le bruit des vagues, leur odeur iodée. Toutes ces sensations lui paraissaient tellement distinctes. Sa respiration se faisait plus marquée, moins discrète. Il se sentait presque… Bestial. Il rouvrit les yeux en entendant les esclaffements d’Obelon :

- Ç-ça alors…

- BAHAHAHAHAH ! Un p'tit clébard ! J’en peux plus !


Dernière édition par Farros le Sam 14 Déc 2019 - 15:41, édité 1 fois
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Lun 7 Oct 2019 - 23:42

Comment ça, un clébard ? Farros se précipita, courant à quatre pattes en direction du miroir le plus proche. Il eut du mal à en croire ses yeux lorsqu’il s’arrêta en face de la glace, observant son reflet bestial. Encore que bestial était un bien grand mot pour une apparence si inoffensive. A bien y réfléchir, sous cette forme, le Cabot inspirait tout, sauf de la crainte. De l’amusement, de la tendresse, oui, pourquoi pas. Mais certainement pas de la crainte.

Intrigué, il pivota la tête légèrement sur le côté. Cela lui fit remarquer toute l’ironie de la situation. Lui qui avait grandi avec des chiens, avait été inspiré par eux jusque dans ses mimiques, et qui en partageait même les facultés olfactives, en était désormais un. Littéralement.

Il devait avouer qu’il comprenait le comique de la situation. C’était juste que, dans l’immédiat, il était trop sous le choc pour pouvoir en rire. Il avait beau avoir entendu des dizaines d’histoires sur les consommateurs de fruits du démon, en devenir un lui-même était totalement inattendu et lui foutait carrément la trouille.

Est-ce qu’il était seulement capable de changer de forme sur demande ? Alors qu’il se posait la question, il changea de forme aussitôt, reprenant apparence humaine. Fait assez intéressant pour le souligner, il semblait que ses vêtements s’adaptaient à sa forme eux aussi. Sans doute étaient-ils eux aussi sous l’influence des pouvoirs du fruit du démon d’une quelconque manière.

Au bout d’un moment, la crainte laissa place à la rigolade. Le jeune homme ne put s’empêcher de s’amuser avec sa nouvelle capacité fraîchement acquise, passant de sa forme humaine à sa forme canine et inversement à répétition, ce qui s’avéra d’ailleurs être relativement fatiguant à la longue. Mais peu importe, c’était bien trop drôle.

Soudain, alors qu’il allait changer de forme pour la énième fois, il se passa encore quelque chose à laquelle il ne s’attendait pas. Il n’avait pris ni sa forme humaine, ni celle d’un corgi, mais bien celle d’un hybride. Il se figea, contemplant son apparence à la fois étonnamment harmonieuse et ridicule. Il n’était pas monstrueux, non, mais il fallait avouer qu’encore une fois, la situation était des plus comiques.

C’est à ce moment là que Mogla le rejoint après être allée fouiller dans sa cabine, un livre à la main : « Je me disais bien que j’avais un bouquin sur les fruits du démon qui traînait quelque part. Tu sais que si tu l’avais pas englouti, on aurait pu se faire un sacré paquet de… ». Son regard se bloqua sur la forme hybride de Farros, et sa mâchoire se figea, béante. Elle secoua la tête avant de reporter son attention sur son livre : « Euh, ouais, donc… Visiblement, il vaudrait mieux qu’on se mette tout de suite à le feuilleter. ».

Ils tombèrent vite sur la partie qui les intéressait : les Zoans. Farros fut émerveillé par tout ce qu’il put y apprendre et passa le reste du voyage la tête plongée dans le bouquin, Mogla étant tout autant intéressée. Obelon, quant à lui, se contentait du comique de la situation.





Savoir ce qu'on veut N3jk


Dernière édition par Farros le Sam 14 Déc 2019 - 15:44, édité 1 fois
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Mar 8 Oct 2019 - 22:17

Pour une fois, c’est la pluie qui battait sur les pavés des rues de Shell Town au lieu des pas des nombreux habitants qui peuplaient l’île. Farros, quant à lui, n’était pas dérangé outre mesure par la pluie. Sa forme de corgi et sa forme hybride lui permettaient même de rester au chaud sous les froids pleurs des nuages. Comme quoi cette histoire de pouvoirs avait aussi du bon.

Le jeune homme savait bien qu’il ne pouvait pas retourner en arrière, qu’il allait devoir apprendre à faire de ses nouvelles facultés une véritable force. Après tout, ce n’était pas une mauvaise chose, si on oubliait que le simple contact de l’eau de mer suffisait désormais à puiser l’intégralité de ses forces.

Ainsi ne fut-il pas mécontent de poser le pied à terre, sa coque de noix n’étant pas la plus stable des embarcations par intempéries. La plupart des personnes qui côtoyaient le port ce jour là étaient soit des ouvriers occupés à réparer des dégâts récents – visiblement les sévices de boulets de canon, vu l’impact – soit des membres de la marine, certains étant occupés à regarder dans le vide, des sortes d’affiches enroulées sous le bras. L’un d’entre eux en laissa échapper une, que le vent fit voler en plein dans la face du Cabot.

Farros ne croyait pas vraiment au destin, mais il devait bien avouer que le hasard faisait parfois bien les choses. Lui qui envisageait depuis un moment déjà de rejoindre la marine, voilà qu’une séance de recrutement exceptionnelle allait avoir lieu, pile le lendemain. C’était l’occasion rêvée pour le Cabot. Seulement, lui qui pourtant n’avait jamais eu peur de partir à l’aventure la tête baissée, il doutait aujourd’hui. Ce changement drastique allait-il lui convenir ? Sans doute aurait-il les idées plus claires le lendemain. Du moins, il l’espérait. Obelon vint le tirer de ses pensées confuses :

- Hep, le clébard. J’aimerais en finir le plus vite possible avec ce que j’ai à faire ici. Du coup, je vais y aller tout de suite. Vous vous en sortirez sans moi ?

- Ouaif, ça devrait aller, t’inquiète. On va se diriger vers le resto familial de ma famille, histoire de saluer tout le monde et voir s’il y a de la place pour nous trois.

- Vous êtes tous… pareils ?

- Très drôle Ob’, vraiment.

Alors qu’Obelon s’éloignait dans une autre direction, Mogla et Farros se rendaient à la maison familiale du Cabot. Ils ne furent pas mécontents lorsque la grand-mère du Cabot, Nini, leur ouvrit la porte. Il s’agissait d’une petite femme à la coiffure bien soignée, mais qui savait faire preuve d’une grande force et dont on n’aurait jamais deviné l’âge. C’était simple, elle n’était que gentillesse. C’était une des personnes qui avait le plus inspiré le jeune homme.

Tout le monde était là, et tous étaient ravis de revoir Farros. Même Joan, qui passait habituellement ses journées à déambuler dans Shell Town à faire le tour des commerces, un sourire naïf aux lèvres, était rentré se mettre à l’abri. Et bien sûr, il y avait Moz. Comment rater cet énorme molosse ? Une boule de tendresse de plusieurs centaines de kilos. Et oui, car non content d’avoir la taille d’un bœuf, il en partageait également le poids. Autant dire qu’il revenait cher en croquettes. C’était d’ailleurs à lui que Farros devait les marques de griffures à ses avant-bras, alors que Moz n’était encore qu’un chiot un peu balourd de la taille d’un saint-bernard.

Sa mère pleurait de joie de le revoir en pleine forme et son père, lui, ne pouvait se retenir de lui lancer ses éternelles blagues. Farros leur expliqua son intention de participer à la séance de recrutement de la marine, ainsi que celle de ne plus faire de la cuisine sa profession. Ils prirent très bien la nouvelle, après tout le Cabot n’était pas le premier de la famille à rejoindre la marine.

Toute cette émotion lui avait presque sorti de la tête une information plus importante encore :

« Ah oui, j’oubliais ! T’aurais pu me le rappeler, Mogla, herf herf ! Tenez-vous bien…








TA-DAAA ! »



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Sam 14 Déc 2019 - 19:13

Bon avec un peu de recul, peut-être bien que c’était pas la meilleure idée, le côté spectaculaire. Le père de Farros fut celui qui mit le plus de temps à se réveiller après être tombé dans les pommes. Son oncle Joan, lui, s’était contenté d’un rire nerveux.

Malgré tout, ils finirent eux aussi à accepter cet étrange changement, plus rapidement qu’on aurait pu le penser, encore une fois. Quant à Moz, il ne l’avait jamais vu aussi joyeux. Le molosse bondissait dans tous les sens, apportant tous ses jouets à Farros, jusqu’à l’ensevelir sous une montagne d’os en plastique couinant.

Le jeune homme ne fut pas mécontent de retrouver son lit après le délicieux repas que sa grand-mère avait préparé. Les émotions de la journée l’avaient épuisé, mine de rien, et demain, il lui faudrait être en forme pour la séance de recrutement de la marine.

Il se réveilla tôt, le lendemain. Il se prépara en vitesse, engloutissant une tartine de confiture au passage. Le soleil ne s’était pas encore levé, et la pluie continuait de tomber. Le Cabot eu du mal à cacher sa surprise, quand, en ouvrant la porte d’entrée, il tomba face à face avec Mogla, déjà réveillée, elle aussi :

- Eh ben, la danseuse au clair de lune porte bien son nom, herf herf.

- Tu sais bien que y’a que toi qui m’appelle comme ça, idiot.

- Qu’est-ce que tu fais déjà réveillée ?

- J’aurai l’air maline, si j’arrive en retard au recrutement.

- T-Tu comptes y participer, toi aussi ?

- Tu pensais quand-même pas que j’allais te laisser t’engager tout seul. Tu représenterais plus un danger pour les citoyens qu’autre chose, vu le nombre de conneries que tu peux faire quand je suis pas là pour garder un œil sur toi.

- C’est génial, mais tu sais, j’ai vraiment pas besoin d’une baby-sitt…

Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase que son pied butta sur un caillou, provoquant une chute inévitable vers le sol pavé de Shell Town. Maudit karma. Qu’est-ce qu’il avait bien pu faire pour mériter ça, franchement ? Il se leva, mine de rien, essuyant discrètement ses mains sur ses vêtements trempés : « Bon, on se met en route ? ». Mogla ne manquerait pas de lui rabattre les oreilles avec cette histoire avant un moment, c’était certain.

Alors qu’ils se dirigeaient tous deux vers le QG de la marine qui se trouvait au centre de l’île. La dernière fois qu’ils s’étaient rendus là-bas, c’était pour demander l’aide d’Aleister dans leur recherche de Lokiri… Aleister serait sûrement super heureux d’apprendre que Farros s’apprêtait à rejoindre la marine. Quant à Lokiri… Farros se demandait comment ça se passait du côté d’Obelon.
 




~ Point de vue d’Obelon ~
 




« Ça fait toute la nuit que je poirote là, à attendre que vous acceptiez de me laisser rendre visite à un détenu. Vous allez vous bouger, bordel de merde ?! » râla une énième fois Obelon à l’un des soldats qui gérait les visites des prisonniers. Lui aussi commençait tout doucement à perdre patience :

- Monsieur, je vous le répète : les visites de Lokiri Gootey sont soumises à une liste particulière de personnes. Vous devez comprendre, c’est un dossier très particulier, et nous n’avons pas terminé d’étudier son cas.

- Laissez-moi le voir avant que vous vous décidiez à l’envoyer sur une île paumée pour être certain qu’il y moisisse tout seul sans personne pour le libérer ! C’est très important.

- Monsieur… Qu’est-ce qui vous fait dire que nous envisageons un changement de centre pénitencier pour Lokiri Gootey ? A quel point êtes-vous proche de lui ?

- Je…

En un éclair, un plan, certes peu fiable, vint à l’esprit d’Obelon pour le sortir de cette situation délicate :

- J’étais avec Farros Papriko et le commandant, hem, (c’était comment, déjà ?) Aleister, quand on a coffré ce salaud.

- Ah, je vois. Vous nous avez rendu un sacré service, ce jour-là, tous les trois. Dites-moi, c’est vrai ce qu’on dit sur le commandant ? Comme quoi il aurait pété un plomb pendant l’interrogatoire de la bonne femme de Lokiri ?

- Je vous donnerai tous les détails que vous voudrez une fois que vous m’aurez laissé voir cette crapule. P’t’être bien que j’ai assez d’info sur le commandant pour que vous le fassiez tomber… Qui sait, p’t’être même que ça vous vaudra une belle prime…

- Bon, allez, vous m’avez l’air clean, de toute façon. Mais faites vite, j’ai pas envie de me faire choper.

- Je serai rapide, vous en faites pas.

Le geôlier lui ouvrit la porte menant aux cellules, ouvrant vers un escalier sombre en colimaçons, éclairé çà et là par les petites fenêtres barreaudées qui donnaient sur le ciel gris de Shell-Town. « On peut difficilement faire plus cliché que ça. » grommela Obelon dans sa barbe inexistante.

Plus il s’enfonçait vers les étages inférieurs, plus les murs, d’abord impeccables, commençaient à se couvrir de moisissure. « C’est au bout du couloir. » lui indiqua le geôlier avant de tourner des talons. Le cœur d’Obelon, contre sa volonté, se mit à battre la chamade. Il était incapable de dire depuis combien de temps il n’avait pas vu son enfoiré de père.

Il s’avança doucement, ignorant les remarques désobligeantes des ordures qui peuplaient les cellules de l’étage. Il finit par s’arrêter devant une cellule, où une silhouette imposante lui tournait le dos, occupée à gratter le mur à l’aide d’une pierre :

- Ça pue la pourriture par ici. Et la pisse.

- C’est pas à moi que vous apprendrez ça…

Il se retourna, et son regard s’arrêta sur la mèche rose qui tombait sur le front d’Obelon :

- F-Fiston ? C’est bien toi ?

- Ne m’appelles pas comme ça.

- Tu as bien grandi. En revanche, je vois que ton caractère n’a pas changé.

- Ferme-la ! Je refuse de t’entendre parler comme si de rien n’était, comme si tu avais jamais été un père pour moi.

- Désolé.


Le temps sembla s’arrêter l’espace d’un instant. Tout se mélangeait dans la tête d’Obelon, ses oreilles se mirent à bourdonner furieusement avant de s’arrêter à leur tour. Il passa ses bras à travers les barreaux, attrapant Lokiri au col, sa tête venant se coller brusquement contre les barres de métal :

- Arrête de jouer.

- Quel courage, Obelon. Tu es tellement plus fort que ton vieux père, à présent. Malade et coincé dans une cage…

- La ferme ! N’espère pas créer chez moi une quelconque pitié pour toi.

- Oh, je sais bien que c’est impossible. Tu as toujours eu un cœur de pierre. Ça rendait ta mère si malheureuse…


- Ne t’avise pas de parler de maman.

- Ton frère, lui, c’était un bon garçon. Si gentil avec moi. Un peu naïf, certes. Heureusement que tu étais là pour le protéger et l’empêcher de faire des conneries. Tu n’es plus avec lui ?

- Il a pris la mer y’a un an, pour suivre tes traces.


- Tiens-donc. Comme c’est adorable. M’est avis qu’il fera jamais un centième de ce que j’ai accompli, mais pourquoi pas.

- C’est ça, sois fier des atrocités que tu as commises. Sache que Rihz vaut bien mieux que toi.

- Bah alors, pourquoi est-ce que c’est moi que tu es venu voir dans ce cas ?

- Je… C’est que…

- Le pauvre doit être complètement perdu sans son petit frère pour veiller sur lui…

Obelon tremblait de rage. Il lâcha le col de son père et, d’un mouvement vif, frappa le mur, manquant de peu de s’éclater les phalanges. Il se tint le visage, des larmes de frustration lui montant aux yeux. Il tendit le doigt vers Lokiri, les mains et le visage souillés de sang : « T-Tu sais quoi ? C’est vraiment plus la peine que je me pourrisse la vie à me soucier de ce qu’il t’arrive, maintenant que je sais que tu vas finir tes jours dans ce trou à rat. Quant à Rihz, je crois que t’as raison. Je ferais bien de le retrouver et lui faire comprendre une bonne fois pour toute que t’es pas un exemple à suivre. ».

Sur ces mots, il jeta un dernier regard à son père et se dirigea vers les escaliers, bien décidé à ne plus jamais voir ce visage de toute sa vie. Un écho résonna derrière lui :

« Content d’avoir pu t’aider ! Je suis sûr que ton grand-frère sera très heureux de te revoir ! ».
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Hier à 22:29

Farros et Mogla furent accueillis par un groupe de soldats, qui leur indiquèrent où se rendre pour aller enfiler les uniformes qui allaient leur être prêtés. Mogla fut contrainte de se séparer du Cabot pour rejoindre les vestiaires des femmes, un peu plus loin, et ne manqua pas de faire une blague salace pour mettre le jeune homme mal à l’aise au passage.

Farros entra dans les vestiaires des hommes, accompagné par les esclaffements des marines. Il enfila les vêtements qui lui avaient été prêtés et dont l’odeur, à sa grande surprise, n’avait pas anéanti son odorat canin. Il s’agissait de la tenue classique d’un soldat de base. Casquette et chemise blanche, pantalon et bandana bleu – qu’il troqua à contrecœur avec son bandana ocre – et une paire de bonnes grosses chaussures noires.

Autour de lui, certains commençaient déjà à se faire remarquer. Deux en particulier, une grosse brute à l’air patibulaire, qui se prenait la tête avec un garçon nonchalant lui répondait par un regard noir.

Les deux candidats:
 

Farros, quant à lui, s’amusait de la situation, et se contentait de rire, tout en serrant les lacets de son énorme paire de bottes. Ce détail n’échappa pas au plus imposant des deux, qui s’approcha de lui :

- Hep, toi, là. On dirait que tu t’amuses bien.

- Ouaif, et comment ! J’suis super content d’avoir une chance d’entrer dans la marine, et voir que je suis pas le seul à avoir le sang qui bouillonne, ça me booste encore plus.

- Ah, tu veux de l’adrénaline ? Je peux t’en donner, si t’en as tellement envie.

Le Cabot n’eut pas le moindre mal à esquiver le coup de poing qui venait d’être lancé dans la direction de son visage. Il l’avait senti venir, et de loin. La main du balourd vint terminer son voyage dans le mur du vestiaire. Farros se contenta de lever les yeux vers lui, son sourire dévoilant ses canines : « J’adore me battre, moi aussi ! Je suis sûr qu’on en aura l’occasion un peu plus tard ! ». Ils furent coupés dans leur altercation par l’un des soldats : « Allez tout le monde, on se dépêche, venez récupérer des armes et allez vous positionner dans la cour, le lieutenant-colonel Paddington va superviser la séance de recrutement. Tâchez de vous montrer respectueux ! ».

Farros se leva, tapa sympathiquement sur l’épaule de sa nouvelle connaissance et s’empressa de faire comme le marine l’avait conseillé. On lui confia un fusil à longue portée, un pistolet à une main et un sabre. Les armes à feu étaient, évidemment, dépourvues de munitions pour l’instant.

Le jeune homme alla se placer avec le reste du groupe dans la cour, sous la pluie battante. Un homme d’âge mur, le crâne lisse et arborant une fière barbe noire, se tenait face à tout le monde, droit comme un piquet. Il devait s’agir là du lieutenant-colonel Paddington. Farros le connaissait de nom, il était plutôt connu sur l’île, et avait la réputation d’être un excellent soldat. Le Cabot prit place à côté d’un jeune homme du même âge, qu’il ne reconnut pas sur le coup :

- Bon, ils vont nous faire poireauter encore longtemps, ces imbéciles ? Ils voient pas qu’il pleut comme vache qui pisse ?

- Mmmhh ? Qu-

Farros eut un choc en réalisant de qui il s’agissait :

- Obelon ?! Mais qu’est-ce que tu fous ici ? T’es pas parti visiter les cellules ?

- Si, si. Et justement, ça m’a fait me rendre compte que la marine a bien besoin de nouvelles recrues. Parce que, crois-moi, ceux qui occupent les postes en ce moment, c’est pas des flèches.

- Eh ben, on sera trois, tant mieux ! Plus on est de fous plus on rit, herf herf.

- Attends, Mogla s’engage aussi ? Manquerait plus qu’on lui refile un grade supérieur au nôtre, ça lui donnerait une raison de plus pour nous donner des ordres…

Ils furent interrompus dans leur discussion par l’arrivée de Mogla à leur côté et par le début du discours du lieutenant-colonel : « Bien ! Tout d’abord, je vous remercie d’être venus si nombreux à cette séance de recrutement exceptionnelle, malgré le temps. Comme vous le savez certainement, la marine a grandement besoin de nouvelles têtes, surtout les récents événements du port avec le passage du pirate Genkishi. Cependant, et que ça vous reste bien en tête, cela ne veut pas dire qu’il vous sera aisé de rejoindre nos rangs. Ce dont nous avons besoin, c’est de soldats disciplinés et prometteurs, prêts à perpétuer la renommée de la 153ème division et celle du colonel Pal Véhachez. Les épreuves commenceront donc d’ici dix minutes, vous serez notés sur cent pour chacune d’entre elles. Nous commencerons par l’épreuve de connaissances, ensuite l’épreuve de tir, puis celle de corps à corps, et enfin par celle de parcours. Bien, rompez, futures recrues, à dans dix minutes. ».
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