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Re-bonjour Grand Line

Klara Eilhart
Klara Eilhart
La Désillusion


Feuille de personnage
Dorikis: 2943
Popularité: 55
Intégrité: 50

Mer 20 Nov 2019 - 22:46


« Mademoiselle… »

On toque à la porte. Elle entends, mais ne daigne même pas répondre : elle est occupée.

« Mademoiselle Eilhart… Nous sommes bientôt arrivés… »

Elle ouvre un œil. Déjà ? L'une de ses mèches de cheveux blancs s'allonge et se met à flotter dans les airs, comme par magie, avant de se diriger vers la fenêtre de sa cabine. Sans même se lever de son lit, elle tire ainsi les rideaux pour faire entrer la lumière du jour. En penchant un peu la tête, elle pourrait voir l’immense Red Line. Elle referme le rideau, et se racle mollement la gorge, le visage à moitié ancré dans son matelas.

« Réveillez moi quand on sera arrivé à Reverse.
– Eh bien, justement, on y sera dans moins de dix minutes…
– Réveillez moi dans dix minutes, alors. »

Son interlocuteur abandonne, et s'éloigne. Elle soupire et jette un coup d'œil à sa chambre. La flamme de sa lanterne s'est éteinte depuis un moment, mais elle distingue tout de même le désordre qui règne dans la pièce. Elle n'en est quasiment sorti que pour ses besoins, et pour boire le thé. Le reste du temps, elle l'a passé ici même, la tête plongée dans les livres qu'elle avait pu emmener avec elle ; des récits d'aventure, des traités géographiques, et même une encyclopédie miniature concernant la faune et la flore. Elle note ce qu'elle trouve curieux, important ou juste marrant dans un petit journal personnel qu'elle garde toujours près d'elle, depuis peu. Elle y écrit un peu tout et n'importe quoi, ce qui lui passe par la tête. Il paraît que c'est un bon exercice thérapeutique, mais ça lui permet surtout de réduire son ennui.

Dans les couloirs, ça s'agite. Elle abandonne l'idée de gratter encore un peu de sommeil, et repousse sa couverture du pied. Le clou du spectacle s’approche à grand pas. Pour elle, c’est surtout un moment chiant à passer. Et puis en plus, c’est même pas la première fois.

Elle se lève, non sans mal, et envoie balader d'un coup de pied ses bottines sur lesquelles elle vient de manquer de trébucher. Elle s'étire, et prend une seconde pour se regarder dans le miroir. Son corps maigre est parsemé d'égratignures et de bleus qu'elle a laissé sans soin un peu trop longtemps. Elle hausse les épaules, et enfile une chemise plus ou moins propre, ainsi qu'un pantalon dans le même état.

On toque à nouveau.

« Mademois-
– Ouais, c'est bon, Rupert, le coupe-t-elle en ouvrant la porte.
– Ah ! Enfin. Nous allons bientôt atteindre la Montée, et je ne veux rien rater ! Et dire que nous n'allons même pas pouvoir prendre le thé avant…
– Désolée. Faut encore que je reprenne mes affaires.
– Laissez donc, les employés de ce merveilleux navire s'en occuperont ! Vous savez qu'ils proposent également un service de lessive compris dans le forfait…
– Trop tard, Rupert.
– Hm. Allons-y. »

Elle suit son compagnon de route qui remonte avec entrain sur le large pont du navire de la Translinéenne. Ils ont embarqué au même moment, à Borea, il y a maintenant quelques jours. Rupert Marlow, un érudit de Jalabert. Il a tout de suite apprécié la curiosité de la jeune chasseuse de prime, et a insisté pour qu'ils passent du temps ensemble durant le trajet, afin de discuter des merveilles du monde et des aventures qui les attendent au delà de Red Line. En peu de temps, leurs petites discutions autour d'un thé est devenu presque une tradition, tradition que Klara trouve surprenamment agréable. C'est un moment calme et toujours intéressant : Rupert est un véritable puits de connaissance, bien que parfois pollué par un ego qu'il a peut être du mal à cacher. C’est d’ailleurs ce qui lui vaut d’être ici, tout seul ; loin d’apprécier la lenteur de ses collègues de l’académie, il s’est mit en tête de partir à l’aventure seul, afin d’écrire un livre narrant ses exploits hors du commun, et ses découvertes pittoresques. En tout cas, c’est le plan. Pour Klara, il a environ 75 % de chance de nourrir les requins d’ici une dizaines de jours, et plus elle le côtoie, plus cette estimation l’embête.

« Wow ! »

Rupert ne manque pas d’exprimer sa joie en voyant l’immensité de Red Line se découvrir devant ses yeux, ainsi que ceux de plusieurs passagers venus admirer le spectacle. La longue montée fulgurante grossit à vue d’œil, et les employés s’attellent à crier les gestes de sécurités à pratiquer pour éviter tout soucis lors de la traversée.

Klara songe à retourner se coucher.
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