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Crise identitaire

Klara Eilhart
Klara Eilhart
La Désillusion


Feuille de personnage
Dorikis: 3063
Popularité: 55
Intégrité: 50

Mer 5 Fév 2020 - 23:17

Nul part, sur la route de tout les périls, 1628.

Quand on est perdu au milieu de la mer, la folie l’emporte rapidement, et elle peut prendre des formes bien diverses. Pour certains, c’est les visions d’une terre paradisiaque, pour d’autres la folie prend la forme d’un chant de sirène. Pour Klara Eilhart, la folie se manifesta d’une drôle de manière.

Le regard plongé dans la dernière édition du journal internationale officiel, un crayon cassé en deux à la main, qu’elle tapotait rapidement sur son menton, elle était en pleine réflexion. Elle avait passé en revue les primes récentes depuis un bon moment maintenant, et avait lu la plupart des articles au moins deux fois. Elle avait passé un bon moment à lire la transcription du discours du porte-parole du gouvernement pour la nouvelle année, et la chamboulement mondial qui se laissait deviner à sa lecture ne l’avait pas plus bousculé que ça ; Klara s’était toujours arrangée pour se tenir loin des complots, de la politique, et des événements importants d’une manière générale. Elle avait accepté avec joie, depuis maintenant des années, de n’être qu’un minuscule petit point sans importance dans la fresque de l’Histoire. Elle qui était d’une incapacité folle à prendre des décisions, la neutralité lui sied à merveille.

Non, ce qui accaparait son attention depuis maintenant une bonne heure, c’était ce satané quiz en dernière page qui, supposément, pouvait vous attribuer un archétype de personnalité tout à fait réaliste. Il fallait y répondre sans réfléchir, afin de ne pas fausser le résultat, ce dont s’était avérée bien incapable la chasseuse. Certaines questions étaient faciles, comme par exemple « Êtes-vous capable d’ôter la vie d’autrui ». Bien sûr que oui, quelle question. Ou encore « Pour combien de berrys seriez vous prêt à découper un être humain » ; elle avait coché le montant le moins élevé. C’est la suite qui fut plus difficile. Comment diable pouvait-elle savoir sa « couleur préférée »?! Ou même son « chiffre porte-bonheur » ? La suite lui donna une migraine. Il fallait choisir. Prendre des décisions.

Citation :
Question 175 : Le train aquatique de Water Seven s’apprête à écraser cinq enfants bloqués sur les rails. Un homme de forte corpulence se tient sur un navire à proximité. Le pousser sur les rails permettrait d’arrêter le train à temps pour sauver les enfants.

A : Vous partez dans rien faire, l’air de rien.
B : Vous regardez les enfants mourir.
C : Vous utilisez une arme expérimentale pour exploser le train ainsi que ses passagers.
C : Vous poussez le gros.

Question 176 : Un enfant maladif est sur le point de succomber. Seule votre mère est compatible pour une greffe de cœur qui pourrait à coup sûr le sauver.

A : Vous effectuez la transplantation.
B : Vous laissez l’enfant mourir.
C : Vous poussez le gros.

C’était tout bonnement impossible. Klara n’avait absolument aucune idée de comment répondre à ces questions. Alors elle avait commencé à s’interroger. A réfléchir, sur elle même. Qui était-elle ? Qu’est-ce qui pouvait bien la définir ? Le crayon était presque neuf, il y a encore quelques heures,  mais elle avait fini par le ronger.

Elle sortit son petit carnet, qui ne la quittait plus, pour y gribouiller quelques inscriptions et pistes. Elle en oublia la faim et la soif. Grâce à un petit morceau de miroir brisé qu’elle retrouva dans la minuscule cale de son navire, Klara se risqua à un croquis d’autoportrait. Une seule question occupait son esprit fatigué :

Qui suis-je ?
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Klara Eilhart
Klara Eilhart
La Désillusion


Feuille de personnage
Dorikis: 3063
Popularité: 55
Intégrité: 50

Ven 21 Fév 2020 - 18:56

Je vous le dis comme je l’ai vu… J’ai tout de suite senti un truc qu’allait pas, comme un changement dans l’air, vous voyez ? C’est là que je l’ai vu. Tout droit sorti d’un mauvais rêve. Toute squelettique, elle flottait dans les airs ! On voyait à peine son visage, mais moi, j’ai vu ses yeux. Elle m’a regardé. J’ai jamais eu aussi peur de ma vie ! Les rivages sont hantés, moi je vous le dis.

Témoignage anonyme, édition n°542 du journal matinal de l’Archipel.



On raconte que le navire avait accosté au plus grand port de l’archipel, s’échouant à moitié, en pleine nuit. Ses voiles étaient déchirés, sa coque fissurée. Il était de petite taille, et son arrivée à bon port tenait déjà du miracle.

On raconte que par la suite, une étrange silhouette mit pied à terre. Une longue cape noir la recouvrait entièrement, et seule une partie de son visage se découvrait sous sa fine capuche. La lumière tout à fait unique des nuits de l’archipel lui donnait un air de mort. Elle marchait lentement, donnant l’illusion de glisser, sous son long manteau, ne prêtant attention à rien d’autre que sa destination : la première auberge du coin. La mort-vivante ne daigna même pas utiliser ses mains pour pousser la porte, mais laissa plutôt ses longs cheveux grisâtre ( une couleur caractéristique des morts-vivants ) s’en charger pour elle. Ensuite, plus personne ne l’avait revu.


Le hasard avait voulu qu’un autre navire débarque un peu avant l'aube, presque en même temps qu’elle. La différence étant que ce dernier était bien plus massif, et qu’il arriva sans encombre. Les habitants qui traînaient encore par les quais à cette tardive, déjà choqués par l’apparition surnaturelle précédente, ne firent pas attention au nom du navire. Ils se concentrèrent en revanche sur le géant qui descendit du pont en premier. Le terme géant fut ici mal utilisé, car il n’avait pas grand-chose à voir avec la véritable race des Géants qu’on pouvait trouver à certains endroits du monde. Lui était simplement très grand et sacrément costaud, si bien qu’un œil affûté aurait probablement pu voir le la ligne de flottaison du navire remonter d’un cran au moment ou le « géant » posa pied à terre. Il était accompagné d’un individu aussi petit que lui n’était grand, ce qui créait un contraste tout à fait surprenant. A leur suite descendirent plusieurs types à l’allure bien plus banales, ce qui eût pour effet de désintéresser les habitants de l’Archipel qui reprirent finalement leurs activités nocturnes, sans se douter une seconde que ces soudaines arrivées allaient provoquer des événements sanglants, violents, et également un peu stupides.


Dernière édition par Klara Eilhart le Ven 6 Mar 2020 - 13:09, édité 2 fois
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Feuille de personnage
Dorikis: 3063
Popularité: 55
Intégrité: 50

Ven 6 Mar 2020 - 23:59

Ce fut une journée étrange, pour Klara Eilhart. En se réveillant, elle avait eu la forte impression de sortir d’un long coma, et c’est avec cette sensation qu’elle découvrit l’île sur laquelle elle avait atterrit la veille. Elle ne se souvenait de quasiment rien, si ce n’est de l’immense commande qu’elle avait passé au tenancier en débarquant dans son établissement. Elle avait mangé jusqu’à s’écrouler dans son lit. La nuit n’avait pas été calme, mais elle était maintenant bien loin de l’agitation de la mer. Et surtout, elle était en vie ; une nouvelle que Klara estima comme étant relativement bonne. Elle avait débarqué avec succès sur une île étrange et envoûtante, et maintenant l’aventure n’attendait plus qu’elle. Elle chassa de son esprit l’étrange folie qui s’était emparée d’elle ces derniers jours, et décida de cesser de se poser des questions existentielles en passant la porte de l’auberge.

Elle passa son début de journée a explorer la ville vers laquelle elle avait débarqué la veille. Un endroit pittoresque, auquel elle trouvait un certain charme, malgré la fâcheuse impression de se retrouver dans un sauna. Elle était poisseuse, et sa chemise sale. Aussi sa première action de la journée fut de se diriger vers l’une des sources chaudes qu’offrait la ville et de dépenser une partie de ses maigres économies pour se rhabiller. Elle passa aussi rapidement par les quais, afin de vérifier rapidement l’état de son navire fraîchement acquis. Elle jeta un simple coup d’œil, vit qu’il flottait toujours, et se dit que c’était bien suffisant. Sa destination suivante fut une petite bâtisse un peu discrète qui se dressait non loin du Port. L’écriteau cloué au dessus de la porte avait sans doute indiqué auparavant « Office de Tourisme », mais une affiche avait été grossièrement plaquée par dessus et recouvrait la plupart des lettres. Sur celle-ci, on pouvait voir un dessin plutôt réaliste d’un jeune blondinet, parfaitement sculpté, qui semblait fuser à toute vitesse sur un engin marin que Klara ne reconnaissait pas. En lettre dorées était écrit « Kiosque de la Spouzi Race™ ».

Elle poussa la porte de la main, et s’engouffra à l’intérieur. L’endroit était petit, mais pas dénué de charme. A l’accueil, un vieil homme s’affairait à dérouler de son emballage un sandwich jambon-beurre un peu écrasé. En entendant le son de cloche que provoquait l’ouverture de la porte d’entrée, il se ravisa dans un soupir, et reposa son repas derrière le comptoir.

« Je peux vous aider ? Dit-il avec un aplomb si inexistant que Klara peina à l’entendre.
– Je sais pas, répondit-elle simplement. Je cherche un truc à faire.
– Vous voulez participer à la Spouzi Race™, c’est ça ?
– Non. Je sais pas c’est quoi.
– Des courses aquatiques.
– Non.
– Ah si, c’est des courses aquatiques.
– Non, je veux pas y participer.
– Ah… Je peux vous proposer une brochure tout de même ?
– Pourquoi faire, si je veux pas y participer ?
– Ben, c’est que depuis le rachat de l’établissement, je suis légalement tenu de vous le donner. C’est dans mon contrat. Tenez, je vous en donne cinq, au cas où.
– Et sinon ? Demanda Klara tout en fourrant les prospectus dans son sac de toile.
– Sinon quoi ? Demanda à son tour le vieillard, qui avait déjà commencé à ressortir son sandwich.
– Y’a quoi d’intéressant, ici ?
– A part les supers Spouzi Races™ ? »

Le vieil homme se gratta le crâne dégarni tout en plissant les yeux. Il réfléchissait très fort, visiblement. Il pointa du doigt une vieille étagère qui avait été mise à l’écart, dans un coin. Il restait dessus encore quelques brochures, différentes de celles qu’il avait donné de force à la jeune femme.

« On a plus trop l’habitude des touristes, vous savez. Des vrais. Les gens viennent pour les courses, c’est tout. Ou pour recharger leur boussole bizarre, là.
– Oui, j’en ai une.
– Ben si les courses vous intéressent pas, je vous conseille de prendre une chambre à l’auberge et de profiter du paysage pendant six jours.
– Et à part les auberges ?
– Y’a des îlots plutôt sympa, et une gigantesque forêt si vous sentez l’appel de la nature. Plus loin, vous pouvez aller jeter un œil au volcan, mais à votre place je m’approcherai pas trop. Ah, et sinon y’a un geyser géant et légendaire.
– Légendaire ?
– On raconte que s’y on se tient debout dessus, on accède à l’illumination et notre conscience atteint un plan astral supérieur.
– Qui c’est qui raconte ça ?
– Les fous, surtout. »
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Klara Eilhart
Klara Eilhart
La Désillusion


Feuille de personnage
Dorikis: 3063
Popularité: 55
Intégrité: 50

Lun 9 Mar 2020 - 14:04

Rolfr regardait avec fascination les flammes du feu de camp qui dansaient et s’agitaient selon le vent et les mouvements aux alentours. Quasiment hypnotisé, il ne faisait guère attention au petit être, presque minuscule comparé à lui, qui parlait avec une vive voix aiguë de pari, de probabilité et de tout un tas d’autres mots que Rolfr ne comprenait pas vraiment. Quand le petit être lui demanda s’il l’écoutait, il se contenta d’un grognement caverneux, qui devait sans doute signifier « oui », puis pointa une branche de bois au dessus des flammes, au bout duquel était empalé un écureuil en bien piteux état. C’était un repas bien maigre pour Rolfr, que la plupart des gens décrivaient comme un géant ; car bien qu’il ne fut qu’un simple humain, il possédait une taille et une carrure défiant toute statistiques concernant la race humaine.

Pas grave, se dit-il intérieurement, j’irai chasser le sanglier juste après.
– Hein ? Répondit le petit être. Quel rapport avec notre part des paris ?

Rolfr avait la fâcheuse tendance à réfléchir à voix haute. Il jeta un regard à son acolyte, puis poussa à nouveau un léger grognement, mais différent du précédant. Ça voulait sans doute signifier « Rien, laisse moi tranquille avec tes histoires de pari. ». Si la naissance était similaire à la création d’un personnage de jeu de rôle, Rolfr avait sans doute attribué la plupart de ses points de caractéristique en force, en omettant de mettre le minimum requis en intelligence ( ce qui avait eu pour effet secondaire de lui accorder un certain charisme, une sorte d’aura brutale qui marchait plutôt bien ). Et jusqu’ici, ça lui avait plutôt bien réussi. Rolfr de Sanderr, que l’on appelait ainsi car il ne semblait pas posséder de nom de famille, était réputé un peu partout, et pas juste dans sa Blue natale. C’était un sportif émérite triple champion des Jeux de Sanderr, un aventurier solide et vaillant, et plus généralement un gros bourrin qui se retrouvait souvent dans des situations périlleuses dont il sortait toujours victorieux. On pouvait parfois le retrouver dans des articles de journaux, et il s’amusait à découper les encadrés pour les garder sur lui. Son fidèle acolyte, le cryptique Finch Von Houten, était aux antipodes de Rolfr : ce dernier était grand et fort, Finch était petit et maigrichon. Rolfr avait une longue chevelure noire, là ou seul quelques cheveux blonds poussaient sur le crâne quasiment chauve de l’autre.

Ils s’étaient rencontré lors qu’un tournoi sur l’archipel de Sanderr ; Rolfr se battait alors vaillamment contre trois adversaires en même temps, tandis que que Von Houten se battait verbalement avec d’autres parieurs, qui contestaient les bénéfices hypothétiques. Le grand avait remporté le combat, et le petit avait remporté avec lui la caisse des paris : une amitié particulièrement fructueuse était née.

Von Houten cessa de piailler à propos de mesures à prendre et d’argent à placer quand les mercenaires qui les accompagnait ( Von Houten avait insisté pour en engager juste avant qu’ils ne débarquent sur Grand Line ) dégainèrent leurs armes. Ils formèrent un demi-cercle, une sorte de mur qui semblait plus protéger les bagages que les deux individus, bizarrement. Ils pointaient leurs armes dans une seule et même direction, dont provenaient des bruits étranges. Derrière les buissons qui entouraient leur petit camp de fortune se trouvait la grande route, et ce fut sans doute de là que déboula le grand loup au pelage grisâtre, qui passa sa gueule à travers les épais feuillages.

« Arghl ! Couina Von Houten.
– Il est seul ? Demanda l’un des guerriers.
– De la viande ! s’exclama Roflr en faisant craquer ses phalanges. »

Pour toute réponse, le loup se contenta d’un simple « Salut ».
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