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La Spouzi Race absolument pas fantôme

Caramélie
Caramélie
Donneuse de récompense
••• Agent de catégorie II •••

♦ Localisation : L'Archipel aux Éveillés

Feuille de personnage
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Popularité: +209
Intégrité: 169

Lun 13 Avr 2020 - 8:40

Cher journal,

Plongée jusqu'au cou dans un bain d'eau tiède, les deux bras appuyés sur le rebord -l'un tenant une tasse de thé glacé, l'autre le combiné de mon escargophone-, la vie est belle ! Les yeux fermés, détendue, je profite du clapotis de l'eau, de la douce sensation de mon corps qui se laisse aller sans efforts dans le bain, et de la délicieuse odeur du thé saveur fruit de luminous (l'arbre emblématique de l'île, dont les fruits lumineux ont donné à l'archipel donné sa réputation de pays sans nuit) avec une pointe de cannelle que je vais me faire un plaisir de goûter une fois que les glaçons auront fini de fondre ; un thé est incomparablement meilleur lorsqu'il est savouré glacé et dans un bon bain !

Après quelques minutes d'une attente très sereine, la sonnerie de mon escargophone m'indique qu'il est enfin parvenu à joindre mon correspondant. La voix de mon supérieur au Cipher Pol, un peu assourdie par les interférences mais néanmoins audible, résonne avec gaillardise et entrain à l'autre bout du combiné:

"- ... Oui j'écoute ?"
"- Chef, ici l'agent Caramélie au rapport."

Il y a un petit silence, un grésillement, puis j’entends:

"- Amélie, c'est toi ma chérie ? Quel plaisir d'entendre ta jolie voix !"
"- Euh... pardon chef ?"
"- Ha ha ha quelle coquine ! Tu exagères de m'appeler alors que je suis au bureau ! Tu voulais me murmurer des choses vilaines, hein c'est ça ?"

Je rosis légèrement et bafouille:

"- Non non chef, c'est Caramélie pas Amélie."
"- Ha ha ha, oui mon poussin ! Je ne t'entends pas très bien mais ce n'est pas grave. Tu veux qu'on se voie pour dîner ce soir ? J'ai plein d'idées très cochonnes te concernant tu sais ?"
"- Euh... c'est-à-dire que c'est gentil mais... vous êtes un peu vieux pour moi, et même si je vous aime bien, enfin... pas de cette manière vous voyez ?"
"- Allô ma chérie ? Moi aussi je t'aime ! Tu disais quoi mon chou ?"

Je m'extrais à contrecœur de la tiédeur bienfaisante de mon bain pour me rapprocher le plus possible du combiné de mon escargophone, et articule du mieux que je peux. Tant pis si quelqu'un risque de m'entendre en collant son oreille contre le mur, c'est ça où je raccroche ! Je n'ai vraiment pas envie que mon chef se mette à m'appeler "ma cochonne "!!

"- Chef, ici l'agent Caramélie d'Isigny. CA-RA-mélie. Cara, pas A.
"- Ha ha, comment ma jolie ? Caram... ah zut !"
"- Chef ?"

Je l'entends faire des bruits avec sa bouche, et je suis sur que ça ne vient pas des interférences:

"- Krrr krrrr ! Je ... entends... plus... krrrr... passe dans un tunnel..."
"- Je crois que vous m'avez confondue avec mlle Amélie, votre secrétaire."

Je ne reçois qu'un silence comme seule réponse. Puis, après plusieurs longues et gênantes secondes d'attente, la voix toujours aussi bonhomme de mon supérieur reprend:

"- Ha ha, mais je le savais ! C'était... une plaisanterie bien sûr ! Ha ha !"
"- Ah... évidemment. C'était très drôle d'ailleurs, hihi."
"- Ha ha ha ! De toute façon je suis un mari fidèle, il ne me viendrait pas à l'idée d'avoir ma secrétaire comme amante."
"- Absolument ! C'est bien vous ça, chef !"

Une règle très importante dans la hiérarchie journal: quand ton supérieur rit, on rit aussi. Quand ton supérieur te baratine avec un mensonge plus gros que l'ego d'un libre-capitaine d'Armada, il dit la vérité. Tout ce que dit un supérieur est pertinent, intelligent, et drôle s’il a décidé que ça l'était. Et si ça ne te plaît pas, tu peux toujours te venger sur tes propres subordonnés qui seront obligés d'appliquer la même règle avec toi !

"- Bon alors dites-moi Caramélie ma petite, pourquoi est-ce que vous m'appelez si vous n'êtes pas ma secrétaire ?"
"- Pour mon rapport, chef."
"- Ah, oui ! Qu'en est-il de cet entrepreneur remuant ?"
"- Amadeo Spouzi est encore plus compromis que nous le pensions. Je me suis approchée de lui sous mon identité de madame Sirena -une femme d’affaires jeune et dynamique- et j'ai eu l'opportunité d'entrer en affaires avec lui et même de participer personnellement à l'une de ses courses de wavers."
"- Vous avez gagné ?"
"- J'ai fini troisième... c'est vraiment important ?"

Maintenant que nous arrivons à tenir une conversation intelligible, je me permets de replonger entièrement dans mon bain et de recommencer à touiller mes glaçons.

"- Bref ! J'ai pu facilement mettre Spouzi en confiance, le manipuler comme je le voulais..."

Et pour une fois je n'en rajoute même pas journal: je lui avais tout juste fait quelques sourires qu'Amadeo Spouzi se mettait déjà à table en me faisant les pires propositions !
Je parle de propositions d'affaires bien sûr.

"- ... et je peux dès à présent vous faire rapport très fourni de toutes les transactions malhonnêtes auxquelles il se livre: tentatives d'escroquerie, appropriation de biens, pots de vin, courses truquées, sabotages, et surtout association avec des pirates. Selon son propre aveu, il profite de la neutralité de l'archipel et de l'autorité quasi inexistante de la marine pour ne pas s'embarrasser de trop de moralité. De là à sous-entendre que le sous-lieutenant de la marine en charge de l'île est complètement dépassé... ah mais c'est répugnant !!!"
"- Je suis bien d'accord, mais vous semblez prendre ça très à cœur ma petite ?"
"- Pas du tout, je parlais de mon thé ! C'est imbuvable ce truc on dirait du jus de méduse ! Au fruit de luminous, pfffff ! C'est la dernière fois que je goûte à la cuisine locale !"
"- A qui le dites-vous ! Vous saviez qu'une fois, alors que j'étais jeune agent, un de mes sbires avait essayé de goûter un ragoût de chenille de Myriapolis ? Il ignorait qu'il s'agissait d'un spécimen hautement toxique: sa gorge s'est mise à gonfler, à devenir violacée, et à comprimer sa trachée ! Le pauvre vous l'auriez vu, en quelques minutes son cou avait triplé de volume !"
"- Beurk !"

Son histoire de chenille a achevé de me couper l'appétit. Je vide le contenu de ma tasse entre deux lattes de parquet et me réfugie dans l'eau jusqu'au menton.

"- ... Il n'arrivait plus à respirer et poussait des gémissements pathétiques. Alors notre guide indigène, qui avait déjà eu affaire à ce genre de cas, a essayé de lui ouvrir la trachée pour lui dégager une voie de respiration. Il a pris son couteau et..."
"- J... je ne suis pas vraiment sûre de vouloir connaître les détails..."
"- ... sur au moins sept ou huit centimètres. Je n'avais jamais vu gicler autant de sang ! Le pauvre bougre hurlait en gargouillant, et..."
"- Je ne me sens pas très bien... Vous n'êtes pas obligé de rentrer dans les détails vous savez... ?"
"- ... du sang partout, du sang plein les mains, du sang plein les vêtements ! Il en avait sur le visage, dans les cheveux !!! Alors il a pris un... et lui a enfoncé dans..."
"- Lalala, j'entends rien."
"- Et vous savez la meilleure ? Le sbire, il s'en est remis ! Bon alors évidemment ça lui a mis des mois pour réapprendre à parler normalement, mais... ça ne lui a pas retiré le goût pour les ragoûts exotiques, hahahaHAHAHA !"
"- Oh oui c'est vraiment drôle comme anecdote."

Ce n'est pas hypocrite journal, c'est hiérarchique ! Tu n'imagines pas à quel point une promotion peut dépendre de la faculté qu'on a à rire aux plus mauvaises plaisanteries et à tolérer qu'un cinquantenaire un peu empâté qui a tous les pouvoirs vous appelle "ma petite", "ma jolie", ou pire encore "mon petit". Pour me consoler je me dis que quand j'aurai son âge, et que j'infligerai le même traitement à de jeunes agents désireux de finir directeur adjoint de leur Cipher Pol, lui il portera des couches en maison de retraite !

"- Haha ! Bon alors, et cet investisseur véreux ?"
"- Oui voilà. Monsieur Spouzi tenait beaucoup à ce que je fasse l'acquisition de deux modèles de wavers expérimentaux pour participer à ses courses, et surtout que je le fasse piloter par son poulain, un pirate qu’il m’a vendu comme un prodige. Il s’agit de Roy D. Aston, le capitaine de l'équipage pirate des Tyrans, qui d'ailleurs se trouve toujours sur l'archipel. Il est talentueux. Dangereux je veux dire, dangereux !"

Et très photogénique ! Outre ses talents de pilote qui nous ont permis, à lui et moi, de nous hisser à la troisième place de la dernière course, utiliser sa réputation et son image de "vilain garçon" dans ma campagne de publicité pour le lancement de ma boutique a été un succès ! C'est bien pratique parfois les couvertures, journal. Mais ne va pas croire que j'y ai pris du plaisir !

"- Roy D... attendez un minute. Milaine, mon petit, pourriez-vous m'apporter tout ce que nous avons sur un pirate nommé Déhaston ? Merci ma jolie, vous êtes un ange !"
"- En plus de toute ça j'ai pu être témoin de l'opposition assez dure qui existe entre les autochtones et Spouzi. Si nous agissons contre sa compagnie, ce sera tout à notre crédit."
"- C'est du bon travail tout ça, agent d'Isigny. Nous le tenons ! Compilez-moi votre rapport et escargofaxez-le moi aussi vite que possible. Bien ! Il sera obligé de coopérer ou de disparaître ! Voici votre nouvelle mission: vous allez reprendre contact avec Spouzi, lui expliquer la situation dans laquelle il s'est mise, et convaincre ce petit salaud d'accepter nos conditions. Apprenez-lui qu'il va désormais devoir marcher au pas et ouvrir son portefeuille s’il ne veut pas venir dire bonjour à nos petits amis de Mile High Purgatory, haha ! Ah et faites attention à vous ma petite, connaissant le loustic j'ai bien peur que son premier réflexe ne soit d'essayer de vous faire disparaître et de dissimuler les preuves sous le tapis, si vous voyez ce que je veux dire..."

A titre personnel j'aurais préféré passer directement à l'étape prison sans m’encombrer des petits arrangements mais que veux-tu journal, le Gouvernement Mondial est trop gentil !

"- Quand vous aurez terminé prenez du bon temps, profitez un peu du climat et des plages ! Un navire de la marine viendra vous chercher d'ici une poignée de jours pour vous conduire vers votre prochaine mission, vous en recevrez les détails le moment venu."
"- Merci chef. Je me tiendrai prête, chef."

Je sens une longue hésitation de l'autre côté du combiné, et puis:

"- Hum, bon et puis cette invitation à dîner ne vous était pas destinée mais... si d'aventure vous ne savez pas quoi faire un soir prochain..."

C'est à mon tour de laisser le silence s'installer dans la conversation, et puis de répondre:

"- Allô ? Krrr, kkkkrrr ! Je ne vous entends plus... kkkrrrr..."

Je me pince le nez et ajoute avec une voix de canard:

"- Je... krrrrkrouikrouikroui... vais... krrr... une licorne... krrrikrrri... chocolat... krrrr... terminé."

Et je raccroche. Fiou ! Je délaisse enfin mon escargophone, ma tasse vide, et me blottis au fond de mon bain, épuisée par mon effort !

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La Spouzi Race absolument pas fantôme Hannem10
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Roy D. Aston
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♦ Localisation : Archipel aux Éveillés
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Mar 14 Avr 2020 - 19:55

Jaillissant de derrière une tenture dans un nuage de fumée en toussant, Roy fit quelques pas maladroits avant de s'appuyer sur ses genoux, sous le regard accusateur de deux chamans de l'archipel. Il les ignora royalement, trop occupé à expectorer ses poumons pour se soucier d'eux et leur ego fragile.

La bicoque dont il venait de sortir était située sur l'une des îles les plus reculées de l'archipel. En fait de bicoque, c'était une remarquable maison en bois luminous, construite par les éveillés en offrande à la Folle, première d'entre tous les chamans. Deux d'entre eux avaient respectueusement monté la garde durant l'entrevue entre le pirate et la célébrité de l'archipel, avant de s'engouffrer dans l'habitation immédiatement après qu'il en soit ressorti.

 - Amélie reviens..., appela lascivement la Folle depuis l'intérieur de sa maison, achevant de convaincre le pirate qu'il était temps de prendre la poudre d'escampette.

Toussant encore à quelques reprises pour éjecter les derniers résidus de fumée hallucinogène qui avaient infiltré ses poumons, Roy se redressa et entama le chemin du retour, peu pressé de découvrir ce que les trois "guides spirituels" de l'archipel allaient bien pouvoir fabriquer entre eux, à l'intérieur de la bicoque.

Il n'avait inspiré qu'une ou deux bouffées de la préparation, mais il sentait déjà qu'elles l'attaquaient un peu. Bougon et peinant à se concentrer, les yeux plissés, le pirate craint un instant de se perdre dans l'abondante forêt qui encerclait le domaine de la Folle. On l'avait guidé jusqu'ici après tout et il n'avait pas particulièrement prêté attention au chemin. Mais une rapide utilisation du pouvoir d'observation lui permit de se repérer aux alentours et de prendre la bonne direction, au travers de la dense végétation.

Le pouvoir d'observation, c'était pour ça qu'il avait initialement visité la "Shamane". Il avait découvert cette étrange capacité grâce à son aide quelques jours auparavant et avait tenu à en discuter avec elle. A cet objectif s'étaient ajoutées les injonctions d'Amadeo Spouzi. Roy était son protégé et un accord liait les deux hommes, stipulant que le pirate l'aiderait à améliorer ses relations avec les autochtones, en échange de pouvoir être intégré à l'équipe de madame Sirena et piloter des wavers de course. Son entrevue avec la Folle était donc une opération de marketing, dont la nouvelle avait rapidement fait le tour de l'archipel. Le jeune capitaine devenait rapidement une célébrité chez les éveillés et s'intéresser à la religion locale aurait assurément des résultats positifs pour la réputation de la SRC (Spouzi Race Company)... mais Amadeo Spouzi l'entrepreneur n'allait certainement pas apprécier d'apprendre comment s'était soldée cette rencontre.

La Folle était remarquablement bien installée s'était-il avéré. Sa maison respirait l'expertise locale en ébénisterie, à laquelle s'étaient ajoutés le mysticisme et la spiritualité, l'aura sacrée d'un culte, d'une secte plus exactement. Rappelant un masque géant dans lequel on entrait par la bouche, la maison était recouvertes de symboles et de statues vaudoues honorant la religion de la propriétaire. A l'intérieur avait-il découvert, les murs étaient recouverts de tentures, amulettes, bibelots en tous genres qui oppressaient les visiteurs et conféraient une aura de révérence à l'endroit. Recouverts de symboles sacrés étranges, les fournitures de bois luminescent, typiques de l'archipel, avait participé à ajouter à l'atmosphère psychédélique de la maison. Indéniablement, cela avait rappelé à Roy les temples religieux qu'il avait maintes fois été forcé de visiter sur son île natale, des années auparavant. Il avait vu ces agencements pour ce qu'ils étaient vraiment : des artifices visant à impressionner, à évoquer le sacré et le divin, à captiver le visiteur et l'empêcher de réfléchir, afin de mieux remplir sa tête de nouvelles idées farfelues.

Lors de leur première rencontre, la Folle avait honnêtement impressionné le pirate. Il peinait à remplir une épreuve mystique et elle l'avait efficacement guidé, tout en remettant en cause sa philosophie et son mode de pensée. Respectant la logique et l'objectivité, le pirate avait été forcé de se remettre en question, penser hors du moule, faire confiance à ce qu'il ressentait plutôt qu'à ce qu'il voyait, tout cela pour accéder au pouvoir d'observation. Elle lui avait parlé de l'existence d'une énergie invisible qui liait le monde et les êtres vivants, que l'on pouvait canaliser à travers soi, utiliser à ses propres fins pour accéder à des habilités surhumaines. Force avait été de constater qu'elle avait mis le doigt sur quelque chose et ne pouvait être totalement dans le faux. Mais elle avait également d'autres prétentions : pouvoir voir l'avenir, être la "Shamane", la guide spirituelle autoproclamée des éveillés. Roy l'avait donc visité pour tenter de démêler le vrai du faux, confronter honnêtement sa manière de penser à celle de cette femme énigmatique. Le résultat avait été plus que concluant.

Ils avaient longuement discuté. Faisant un pas vers elle (subjectivement parlant), Roy avait reconnu l'existence de cette mystérieuse énergie et lui avait demandé comment elle l'interprétait, elle. C'était là que la Folle avait révélé son vrai visage, déballant une abracadabrante histoire religieuse à propos d'esprits de la nature à l'origine de la création du monde et de l'énergie. Blasé par une énième histoire décrivant la genèse de l'univers, le pirate déçu l'avait écouté en silence alors qu'elle élaborait tout un pantheon, décrivant une foi reprenant tous les clichés des autres religions. Naturellement, le pirate lui avait demandé des preuves de ce qu'elle prêchait, après qu'elle eut fini de tout lui raconter. Tout ce qu'elle était parvenu à lui offrir, avait été la possibilité d'entrer en communion avec les esprits, grâce à l'utilisation de champignons à fumer. En un soupir, le jeune homme avait réalisé ce qui avait grillé le cerveau de cette étrange femme.

Se montrant conciliant pour ne pas froisser la Folle, à l'encontre des directives d'Amadeo, il avait accepté de se soumettre au rituel de cette illuminée, projetant de respirer le moins de fumée possible et de s'éclipser rapidement ensuite. Cela avait tourné au drame quand il avait reconnu l'odeur d'une substance affreusement puissante, une drogue dont il avait combattu le trafic sur les Blues des années auparavant, quand il était encore un mercenaire travaillant parfois avec la Marine. Couronnant le tout, la Folle avait semble-t-il été inspirée d'une sensualité soudaine par les effluves nauséabonds. Se jetant sur le pirate, elle avait alors entrepris de lui faire d'étranges avances sexuelles, au cours desquelles elle s'était obstinée à l'appeler "Amélie" en lui demandant si l'eau était à la bonne température. Tous les poils de son corps hérissés comme ceux d'un chat de gouttière, Roy n'avait pas perdu un instant et avait pris la poudre d'escampette.

Et voilà où il en était à présent : l'esprit légèrement embrumé, se dirigeant vers la plage où il avait garé son waver de course module mark XVI, avec toujours pas la moindre idée de ce qu'était le pouvoir d'observation, d'où il venait et comment le contrôler efficacement. Quand on parlait d'une perte de temps...

Finalement, il atteint son véhicule et entra péniblement dans le cockpit avant de se blottir au fond du siège, épuisé par son effort.

Peut-être qu'on saura m'en dire plus un peu plus loin sur Grand Line, espéra-t-il en silence, avant de se faire violence et de démarrer les moteurs du module.



 - Alors qu'est-ce que ça a donné ? s'enquit son second quelques heures plus tard, après qu'il fut de retour sur l'île industrielle de la SRC, où séjournait l'équipage du Tyran.

 - Ça a donné que c'est une droguée qui croit aux esprits et se sers d'eux pour expliquer tout ce qu'elle ne comprend pas..., grogna un Roy à présent affublé d'un affreux mal de crâne. Rien de bien exceptionnel donc...

Hochant la tête alors qu'il emboîtait le pas de son capitaine, Moria passa une main dans ses cheveux blonds pour se recoiffer et ajusta sa tenue. Repérant son manège, l'ancien mercenaire se retourna et posa un doigt sur le torse du navigateur de l'équipage.

 - Tu... comment, tu comptes pas faire la cour à madame Sirena rassure-moi ? s'enquit le jeune homme d'un ton redoutablement calme, duquel filtrait une pointe d'énervement.

Surpris, pris la main dans le sac sans réaliser ce qu'il avait fait de mal, Moria dévisagea son capitaine avec de grands yeux écarquillés. L'équipage du Tyran se réunissait et avait invité l'investisseuse à se joindre à eux pour discuter de la situation avec la SRC. Comme à son habitude, le blondinet s'était préparé pour apparaître sous son meilleur jour.

 - Ben... si ? lâcha-t-il après quelques secondes comme si c'était évident, provoquant un râle exaspéré de la part de Roy. Tu l'as vu comme quoi non ? Elle est super jolie, je vais quand même pas passer à côté de ça !

 - Non non, refusa catégoriquement le jeune homme basané en se retournant et reprenant son chemin, non, NON ! J'en ai marre de te voir semer des ex furieuses aux quatre coins des océans, ça suffit. Ça en fait déjà trois qui ont retrouvé ta trace et qui ont envoyé des désastres dans notre direction pour se venger, directement ou indirectement. Il va peut-être falloir envisager d'arrêter le tir !

 - Oh il faut rien exagérer, tempéra Moria en lui emboîtant le pas. Virginie, d'accord c'est pour moi c'est de ma faute, j'assume, mais Béatrice c'est une marine et on est des pirates, est-ce qu'on peut décemment s'attendre à autre chose de sa part ?

 - On peut s'attendre à ce qu'elle ne fasse pas un écart de quarante kilomètres au large de sa juridiction juste pour nous intercepter ! s'écria Roy, fatigué d'entendre toujours les mêmes excuses du tombeur qu'était son bras droit, à chaque fois que sa vie amoureuse rattrapait l'équipage du Tyran.

 - Bon d'accord..., concéda le blondinet après y avoir réfléchi quelques secondes, mais par contre Angelica je suis désolé mais...

 - Manquerait plus que t'en sème sur la Route de tous les Périls, le coupa le pirate en plein milieu. Ah bah non ! s'écria-t-il ensuite ironiquement, se retournant en claquant des mains en direction de son second, c'est déjà fait ! Ça t'a pas suffi de te faire coffrer à Las Camp en t'entichant de la fille d'un gangster, il a également fallu que tu t'envoies une usurière pendant que j'avais le dos tourné ! Et maintenant cette organisation de taré - particulièrement influente sur Grand Line apparemment, soit dit en passant - nous en veut à mort. Ça va peut-être aller maintenant !

 - Les Usuriers nous en veulent parce que tu les as dégagés de Las Camp..., tempéra Moria avec une moue pensive, pas parce que j'ai eu une folle nuit d'amour avec Mélissa en "omettant" de lui dire que je faisais partie de ton équipage.

 - Bon de toute façon on va pas discuter pendant vingt ans, ça sert à rien. Je te donne l'ordre de ne pas draguer madame Sirena. Si je te chope en train de la regarder - bon, ça peut arriver -, en train de lui faire un sourire, lui tailler des blagues ou même... je sais pas, même... respirer dans sa direction... je jette toute notre cargaison d'alcool à la mer, c'est compris comme ça ?

 - C'est dégueulasse ! entendit-il Moria protester dans son dos alors qu'il continuait son chemin.

 - C'est peut-être dégueulasse mais c'est comme ça ! Ça fera plus de booze pour l'autre Poné et moins pour ta petite tronche de minet alcoolique comme ça.
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Sam 18 Avr 2020 - 7:05

Cher journal,

Me revoilà en compagnie des pirates. C'est une relation dont je me serais bien passée au départ et que j'ai acceptée uniquement pour fureter d'un peu plus loin dans les affaires de Spouzi, mais elle m'a été très bénéfique tout compte fait et je ne parle pas seulement du dossier qu'elle m'a permis de monter contre ma cible: grâce à une campagne de communication un peu osée organisée par Ephonomy (Ephonomy Poulet-Braisay, la gérante de mes affaires sur l'archipel) j'ai pu utiliser leur image et leur côté "rebelle" pour attirer l'attention sur mon commerce !
Mais j'ai fait ça pour la mission évidemment, rien de plus, ne va pas t'imaginer des choses journal ! Je n'en ai retiré aucun plaisir, à défaut d'en retirer de l'argent...

Aston et sa bande ont beau être sympathiques, il est temps pour moi de couper les ponts afin d'éviter de compromettre mon entreprise plus que nécessaire. D'ailleurs je m'estime heureuse: tu sais journal, je suis soulagée que mon chef ne m'ait pas demandé de m'occuper d'eux tant que j'y étais ! J'aurais trouvé ça un peu inconvenant. Il a dû se dire que même moi, aussi forte que je sois, je n'allais pas me lancer toute seule à l'assaut d'un équipage pirate ! Ou alors il a juste oublié.

Quoi qu'il en soit cette réunion tombe parfaitement bien ! Ephonomy s'est occupée de nous trouver une salle de réunion dans les locaux de la Spouzi Race où nous pourrons travailler sérieusement, mais puisqu'il fait beau et que ça aurait été dommage de ne pas profiter du soleil, les pirates et moi avons décidé d'emporter nos chaises et de nous installer dehors !

En plus des pirates nous avons fait venir Rosa, la créatrice de nos wavers de courses qui passe de toute manière presque tout son temps en compagnie des Tyrans. C’est… suspect à vrai dire... il faudrait peut-être que je la surveille elle aussi. C'est tout ce qu'il y a en personnes honnêtes (chut, ne te moques pas de moi journal !), les autres participants étant Mochi -le drôle de bonhomme avec une vis dans la tête qui, si j'ai bien compris, est le membre la plus puissant de l'équipage après le capitaine-, et puis Moria le second, un blond à l'allure élégante qui détourne vivement la tête à chaque fois que je regarde dans sa direction -on dirait un suricate hihi !-. Il y a également Lily, la jolie femme-poisson à la fascinante peau bleue qui semble être la plus raisonnable de la bande, et bien sûr Roy D. Aston le capitaine. Il y a aussi cette femme aux cheveux blancs, Merry, qui me dévisage avec un regard encore plus noir que son mascara, comme si elle m'en voulait personnellement d'être en sa présence et que ma simple vue lui donnait des pulsions de meurtres ! J'imagine qu'elle désapprouve la participation de son capitaine à la course de wavers, ou alors elle déteste les femmes bien élevées et bien habillées. Je ne vois vraiment pas d'autre raison parce que je n'ai encore rien fait de mal. Il y a des gens comme ça, sans qu'on puisse expliquer pourquoi, on les déteste ou ils nous détestent dès le premier regard ; souvent les raisons viennent ensuite mais elles sont parfaitement justifiées ! Mais tu ne dois pas pouvoir comprendre ça, je suppose qu'un journal n'est pas doté d'intuition féminine.

Oh mais si ça y est je la remets !!! Cette femme, sous ses frusques de pirates, ressemble beaucoup trop à Annabella Sweeetsong la directrice du CP9 ! Bien sûr que si tu te souviens, je t'ai déjà raconté, c'est la cyborg aux cheveux blancs qui a tout le temps l'air de mauvaise humeur ! J'ai passé suffisamment de temps à crapahuter dans la jungle d'Elysia en sa compagnie pour ne pas oublier ce visage bougon !
Ça te paraît improbable ? Je comprends ton interrogation journal: le Cipher Pol n'est quand même pas assez bête pour envoyer deux agents au même endroit sans même se donner la peine de se concerter ni de les en avertir ! Eh bien... si. Non seulement c'est tout à fait le genre de la maison, mais en plus ça m'est déjà arrivé lors d'une mission à Shell Town !

Tout s'explique, je comprends mieux pourquoi elle a l'air aussi contrariée à chaque fois que je la vois ! Pas seulement parce que c'est une ronchonne de nature je veux dire... Par ma seule présence, je suis très vraisemblablement en train de compliquer sa mission, de m'immiscer dans les saintes et mystérieuses affaires du CP9, ou même simplement de la faire se sentir en danger. Il faut dire que la chef du neuvième Cipher Pol a tellement d'ennemis que je comprends sa paranoïa ! Ou alors je suis en train de croiser à mon insu une déserteuse ?
Tu sais quoi journal ? Ce n'est pas mon problème ! Ça ne concerne pas ma mission, et je n'ai aucune envie de me mêler d'affaires qui ne me regardent pas et qui ne peuvent déboucher que sur des ennuis ! Je me contente donc, à un moment où j'arrive à accrocher son regard, de lui adresser un sourire radieux ainsi qu'un signe amical de la main, puis je décide de faire comme si elle n'existait pas ! Le CP9, plus on évite ces dingos et mieux on se porte !

♦♦♦♦

Je laisse Ephonomy démarrer la réunion. Elle fait ça très bien, en nous pitchant le brainstorming pour practice la target de notre opération marketing. Ou un truc comme ça. Ça lui donne un air très professionnel, très compétent et c'est ça le plus important !
Même si les pirates présents assistent relativement sagement à l'exposé, je sens qu'autre chose les préoccupe. Je ne peux pas vraiment leur en vouloir, je suis même déjà étonnée qu'ils soient capables de rester assis sans crier, chanter, se battre, et vider des bouteilles d'alcool en faisant "yoho !".
Moi-même j'ai la tête ailleurs: mon cerveau s'est mis en pilotage automatique au bout du troisième mot que je ne comprenais pas, et je me contente de hocher la tête avec l'air de celle qui maîtrise le sujet. Je ne sais pas si c'est le soleil, la chaleur ambiante ou son discours, mais j'ai l'impression que l'intérieur de ma tête se décompose comme un cachet d'aspirine dans un verre d'eau ! Et à vrai dire d'autres questions agitent les dernières parties fonctionnelles de mon esprit, comme de répondre à la plus importante: comment me débarrasser le plus vite et le plus simplement possible de cette bande de pirates un peu encombrants, sans qu'ils ne décident de s'en prendre à mes investissements pour se venger ?

C'est à ce moment qu'Ephonomy annonce, toute fière d'elle:

"- ... en quelques mots simples, puisque notre dernière opération marketing a été sucessful, nous allons refaire la même chose pour la prochaine course ! J'ai tout organisé pour le show de demain vous allez voir, les clients vont a-do-rer !"

Attends attends attends... Ephonomy... tu n'as pas déjà dépensé l'argent rassure-moi ?!
Eh bien euh... messieurs-dames les pirates... vous voulez bien attendre un tout petit peu avant de rompre notre partenariat finalement ?

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Ven 24 Avr 2020 - 2:02

Cette femme d'affaires conseillant madame Sirena avait l'art de se rendre incompréhensible et franchement antipathique. Plongée dans son monde, elle ne semblait pas réaliser qu'elle avait déjà perdu l'attention des trois quarts de son auditoire. L'investisseuse blonde semblait toujours l'écouter, mais son regard était tellement vide et inexpressif que Roy aurait juré voir un coucou annoncer l'heure au fond de son crâne. Lui-même, par pure politesse, avait tenté de suivre les élucubrations de madame Poulet-Braisay, mais c'était surestimer son sens des affaires et son intérêt général pour le sujet.

Seule Lily la femme-poisson, comptable de l'équipage, semblait intéressée. Elle-même une femme d'affaires reconvertie dans la piraterie sensée gérer les finances des tyrans, force était d'avouer que Roy ne lui donnait pas vraiment de quoi faire. Elle avait géré l'acquisition du Matheson Sorrow, son aménagement pour en faire le navire qu'il était aujourd'hui, mais à part ça le capitaine pirate n'était tout simplement pas intéressé à l'idée d'ouvrir le moindre business. Les divagations de la dénommée Ephonomy étaient pour elle une bouée de sauvetage, un verre d'eau en plein désert, une occasion inespérée de replonger dans un univers qu'elle comprenait et qu'elle maîtrisait. Même si les perspectives d'enrichissement pour l'équipage étaient quasiment nulles, cela ne l'empêcha pas de commenter la stratégie de madame Poulet-Braisay et de lui offrir sa perspective. Tandis que les deux femmes échangeaient, le reste de l'équipage du Tyran et les gardes du corps de madame Sirena s'observaient en chien de faïence.

Ennuyé à l'extrême, Roy attendait patiemment qu'elles aient fini, pressé d'aborder le sujet qui l'intéressait. Quand est-ce que ces deux pipelettes allaient lui permettre d'en placer une ?

 - Bon ! s'écria-t-il finalement, sa patience poussée à bout. Vous avez bien tous mis au point... madame Poulet-Braisay je vois que vous avez pensé à tous les détails de notre collaboration avec une remarquable expertise, je suis d'ailleurs ravi de constater que nos intérêts communs vous tiennent tant à cœur ; mais maintenant j'aimerais passer à un autre sujet, si ce n'est pas trop vous en demander.

L'intonation ironique du pirate laissait peu de place au doute quant à ce qu'il pensait vraiment de leurs "intérêts communs". La femme d'affaires se retint visiblement de s'offusquer cependant, probablement encouragée par la prime de son interlocuteur et le sabre sans fourreau qui reposait à son côté. Réalisant qu'il avait probablement fait montre d'un peu trop de véhémence néanmoins, Roy poussa un soupir et tendit son arme à un autre membre de son équipage. Merry, la flibustière aux cheveux d'un blanc nacré, attrapa le sabre et retourna s'adosser à un mur dans un coin de la pièce, un peu à l'écart de l'entrevue.

Craignant d'avoir effrayé leurs partenaires en affaires, il espérait s'être montré rassurant par ce geste. C'était sans compter les gardes du corps de madame Sirena qui louchèrent sur le revolver à silex accroché à sa ceinture, l'air de dire : "Et ça alors ?".

 - Notre log pose est bientôt chargé, commença bientô Roy en les ignorant, mon équipage quittera l'archipel sous peu. Avant cela en revanche, j'aimerais faire l'acquisition de l'un des modules mark XVI de l'équipe SIRENA.

Un silence prudent accueillit sa révélation. Rosa, préalablement mise au courant des intentions de Roy, ne pipa mot. Elle l'avait averti qu'il serait difficile, voire impossible de pouvoir récupérer un waver de course. Tout ce qui avait intéressé le pirate cependant avait été de savoir si elle était opposée à l'idée qu'il s'en aille avec l'une de ses créations. Avec réluctance, l'ange avait fini par avouer qu'elle n'était pas foncièrement opposée à l'idée.

 - Notre contrat avec la SRC nous empêche de faire le commerce des wavers, annonça platement madame Poulet-Braisay en réponse. Nous ne pouvons pas les vendre, encore moins à des pirates..., lâcha-t-elle prudemment en jetant un regard à sa patronne.

 - Allons, nous ne sommes pas des hors-la-loi sur cet archipel, minauda Lily, arrivant à la rescousse de son capitaine qui avait immédiatement penché la tête de manière menaçante. Les éveillés sont indépendants, le GM n'a aucune souveraineté sur cette partie de Grand Line.

 - Cela ne change rien, rétorqua immédiatement la vaillante femme d'affaires, vous restez des pirates et nous sommes des citoyennes du Gouvernement Mondial, notre partenariat est déjà illégal sans qu'en plus nous nous embarrassions de transactions directes avec vous. Si cela venait à s'apprendre nous finirions immanquablement en prison.

La femme-poisson voulut répliquer, mais une Ephonomy en pleine lancée ne lui laissa pas le temps d'ouvrir la bouche :

 - Si votre équipage se balade avec un module Mark XVI, continua-t-elle, il ne faudra pas longtemps avant que quelqu'un fasse le rapprochement avec l'équipe SIRENA. Et l'archipel a beau ne pas être sous le contrôle du GM, toutes les infrastructures de la SRC sont assurées par des organismes faisant partie du Gouvernement Mondial. Financièrement parlant, l'archipel en fait déjà partie, et si nous rompons un contrat officiel avec la SRC en vous vendant un module, Amadeo Spouzi aurait de quoi nous attaquer en justice. Il y a une dizaine de raisons différentes pour lesquelles nous ne pouvons pas vous vendre un module.

 - Vous pourrez toujours dire qu'on vous l'a volé, lâcha Roy d'un haussement d'épaules en réponse, ça ne me dérange pas. Et votre prix sera le mien.

Cette solution simple sembla doucher l'effervescence de madame Poulet-Braisay, qui se renfrogna sur sa chaise en plissant les yeux, l'air de réfléchir. A ses côtés cependant, sirotant un verre de thé glacé, sa patronne ne semblait toujours pas particulièrement emballée par l'idée. Comme à son habitude à vrai dire, elle était indéchiffrable.

 - Pour autant, fit-elle finalement d'un air légèrement blasé, Amadeo n'est pas stupide. Si vous "volez" un module et que mon entreprise reçoit soudain un important  et mystérieux gain de berry, il ne lui faudra pas longtemps pour joindre les deux bouts. Et nous nous retrouverions soudain avec une ribambelle d'avocats de la SRC aux fesses.

 - Si ce n'est que ça, je me charge de convaincre Amadeo, lui assura Roy en écartant son inquiétude d'un geste de la main. Seul l'argent intéresse notre bon ami entrepreneur, il ne sera pas difficile à ferrer. Mais avant cela j'ai besoin de savoir si vous seriez intéressée.

Hésitante, les deux femmes semblèrent réfléchir durant de longues secondes avant de lui répondre. Une attente insupportable pour le jeune homme impatient qui se plongea à son tour dans une intense réflexion. Somme toute, madame Sirena et son employée n'étaient pas bien plus complexes qu'Amadeo ; elles aussi n'étaient intéressées que par l'argent. Pourtant, l'appât du gain ne semblait pas les avoir convaincues, trouvant sûrement le risque trop grand pour être pris. Peut-être qu'en menaçant de heurter leur porte-monnaie dans ce cas ? Mais comment faire ?

Décelant soudain une génialissime opportunité d'attaque, Roy eut un éclair de génie :

 - Je ne participerai pas à la course si je n'ai pas de garantie pour l'acquisition d'un module, lâcha-t-il soudainement, avec probablement la pire poker face imaginable par l'esprit humain.

Les lèvres légèrement pincées formant une ligne droite sur son visage, ponctuées d'un regard vide et inexpressif fixant un point invisible au loin, il fit semblant d'ignorer tous les regards dirigés vers lui. Même les deux armoires à glaces, les anciens bûcherons qu'étaient les gardes du corps de madame Sirena, l'observèrent avec un scepticisme évident.

Il n'était un mystère pour personne dans cette salle que Roy adorait les courses de waver, qu'il brûlait de concourir une deuxième fois et d'avoir une nouvelle opportunité de passer la ligne d'arrivée en premier. Dans l'esprit de tous les occupants de cette pièce, il ne faisait pas l'ombre d'un doute que rater cette dernière occasion de participer à l'une d'elle lui briserait le cœur.
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Lun 4 Mai 2020 - 13:17

Cher journal,


Je prends le temps de les écouter en touillant paisiblement les glaçons de mon thé saveur citron vert -de la valeur sûre !- avant d'adresser un regard ingénu à mon partenaire hors la loi:

"- Et donc, pour obtenir votre participation à la prochaine course, je devrais sacrifier les dix, vingt, cent courses suivantes en me séparant de mes wavers ?"

Et voilà pour ton chantage, le pirate ! Je feins d'être outrée et j'en rajoute une couche:

"- Sans parler du fait de la trahison que ce serait envers Amadeo, lui qui compte sur moi -non, sur nous deux !- pour les prochaines courses ! En vérité je devrais être très vexée, et peinée, que vous me fassiez une telle proposition."

Une femme d'affaires sans scrupules comme celle que j'ai feint d'être jusqu'à présent (Parce que j'ai fait semblant ! Mais si journal, complètement ! Je ne vois pas ce que tu insinues !) pourrait sans doute marchander avec Aston et son équipage, mais la véritable Sirena n'a aucun intérêt à compromettre son affaire avec des bandits. Mon association avec Aston n'était qu'un moyen de m'approcher de Spouzi, tout en me donnant une image "cool et rebelle" auprès du public, mais il ne s'agirait pas non plus que ça devienne durable. Je ne vais pas commencer à faire exactement ce que je reproche à Spouzi !
Pire encore, il n'est pas question pour l'agent du CP tout à fait raisonnable et scrupuleuse que je suis de laisser un dangereux pirate repartir avec des engins aussi sophistiqués, dont qui sait ce qu'ils pourraient faire ?!

Il semblerait donc que nous soyons arrivés dans une impasse, un stade où nos intérêts pourraient converger mais se retrouvent bloqués par nos magouilles respectives ! Heureusement pour tout le monde, je suis une personne incroyablement sympathique !

La vérité journal, c'est que malgré tout ce que je t'ai dit je compte bien les lui refiler quand même ! Sans personne pour les piloter ils ne me servent à rien, et de toute manière je n'ai jamais eu l'intention d'investir durablement dans les courses ! Cet achat ne m'a servi qu'à amadouer Spouzi pour mieux l'approcher, et il fait à présent partie des encombrants dont je vais chercher à me débarrasser ! Quant à Spouzi, après le poignard que je compte lui planter dans le dos il ne sera plus à deux engins près !
Pourquoi je fais autant la fine bouche à l'idée de revendre mes wavers, alors ? Pour l'argent bien sûr ! Plus je semble y tenir, plus le pirate sera obligé d'aligner des billets pour les obtenir !

"- Vous comprendrez donc que... je ne puisse pas accepter en dessous de 10 millions de berrys. Par waver, car ils n'ont de la valeur que par paire."

Je sens bien que tu es sur le point de t'exclamer, horrifié, que je ne manque pas de toupet de retourner ma veste après tout ce que je t'ai dit, et que je ne vaux pas mieux que Spouzi finalement ! Mais tu me sous-estimes ! Il est malheureusement très probable que, après la course, les wavers subissent un malheureux accident. J'ai tout un tas d'idées en tête, et ça implique plus ou moins des moteurs remplis de glu, une bombe, quelques boulons dévissés ou carrément un hangar incendié ! Ce serait vraiment dommage de subir un sabotage alors qu'on vient de conclure un accord !
Le mieux dans tout ça, c'est que nous tenons des coupables tout désignés: Rosa, la conceptrice de mes appareils qui semble très proche des pirates, est convaincue que le coupable est l'ingénieur en chef de la Spouzi Race Compagny. Roy, lui, à l'air de penser que c'est Amadeo Spouzi lui-même le cerveau de l'opération. Moi mon avis sur la question, c'est que dans le doute on devrait accuser tout le monde !

Mon soudain changement de position et mon manque de scrupules semblant convenir à mes partenaires en affaires, je m'autorise un sourire complice et leur suggère:

"- Pour le moyen de paiement, il me vient une idée. Admettons qu'avant votre départ, vous et les membres de votre équipage faisiez vos emplettes à ma boutique ? Ce serait l'occasion d'acheter une multitude de souvenirs, de décorer votre navire, et en cherchant bien vous pourriez même dénicher un ou deux objets utiles pour la suite de votre voyage ! Nous pourrions alors faire notre échange de devises en toute discrétion, et le plus heureux des hasards ferait que les deux wavers se trouveraient dans vos cartons des souvenirs à transporter. Qu'en dites-vous ?"

_________________
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Sam 9 Mai 2020 - 16:48

"Ils n'ont de la valeur que par paires", hein ? Quel filou..., pensa Roy en riant intérieurement.

Naturellement, Lily voulut négocier le prix honteux de l'investisseuse. Mais un rapide signe de tête de son capitaine l'en dissuada : il était déjà soulagé d'avoir obtenu un deal et ne souhaitait pas tout risquer en marchandant face à ces deux commerçantes chevronnées.

La réunion arrivant à son terme, ce fut Moria qui, dans un soupir résigné, suggéra de passer immédiatement par la boutique Sirena pour faire leurs emplettes et opérer la transaction. Lui s'en irait chercher l'argent sur le Matheson Sorrow pendant que Roy et Lily achèteraient leurs "souvenirs". Acquiesçant de concert, les pirates se levèrent dans un même ensemble et se mirent en route, talonnés par deux investisseuses à l'air très satisfaites d'elles-mêmes, ainsi que leurs gardes du corps. Rosa avait à apparemment à faire quelque part dans la zone industrielle de l'île et prit congé de ses amis. Comme de juste, Merry et Mochi, respectivement le docteur et la canonnière de l'équipage, se désolidarisèrent également de la procession et partirent vaquer à leurs occupations quelque part sur l'archipel, comme ils le faisaient depuis le début de leur escale. Le navigateur blondinet les imita bientôt, attrapant un waver de transport en direction d'une île reculée de l'archipel, où était amarrée la caravelle du Tyran.

Grimpant à bord d'un véhicule similaire, les pirates et l'entreprise Sirena prirent quant à eux le chemin de l'île principale de l'archipel où se trouvait la fameuse boutique de "souvenirs". Bien que toujours mécontente au sujet du deal malhonnête arraché à son insu, Lily se dégrisa rapidement et engagea la conversation avec Ephonomy, avec laquelle elle possédait de nombreux points communs. Roy et madame Sirena quant à eux en profitèrent pour discuter stratégie pour la course prévue le lendemain, bien décidés à arriver cette fois-ci en première position.

Le circuit sur lequel ils allaient concourir était bien différent du circuit qu'ils avaient déjà parcouru. Là où le précédent était bien plus long, jalonné de nombreuses lignes droites et de peu d'obstacles, le nouveau était beaucoup plus retord et mettait au contraire l'accent sur la dextérité des pilotes plutôt que sur la puissance de leur moteur. Fraîchement introduits au monde des courses de waver, Roy et madame Sirena allait donc être à leur désavantage. Là où précédemment leurs wavers mark XVI dernier cri, possédant une vitesse de pointe supérieure à tous les autres modules, leur avaient donné l'ascendant, ils se retrouvaient soudain privés de leur seul atout remarquable. Cela ne les empêchait pas d'être optimiste cependant et d'espérer une place au sommet du podium. Ils avaient longuement pratiqué le nouveau circuit et en connaissaient d'ors et déjà chaque courbe et virage, piège environnementaux retors et tactique pour déstabiliser leurs opposants. 

De ce que Roy avait pu glaner comme informations, les coups bas entre coureurs étaient plus qu'encouragés sur ce circuit précis, eu égard à la proximité forcée entre chaque équipe, causées par l'agencement du circuit. Madame Sirena ne manqua pas de lui faire part de ses inquiétudes, l'avertissant qu'elle n'était en aucun cas un surhomme comme lui et craignait pour sa sécurité. Confiant tandis que le waver de transport arrivait en vue de l'île principale, le jeune capitaine lui promis de veiller sur elle avec son sabre et son pouvoir d'observation ; qu'il s'assurerait que rien ne puisse lui arriver.

Descendant sur les docks, ils se mirent bientôt en route vers la fameuse boutique Sirena. Joignant le geste à la parole, Roy utilisa à nouveau son fameux pouvoir, fraîchement acquis sur ce même archipel. Il avait pris l'habitude dernièrement de l'utiliser n'importe où et n'importe quand, à chaque opportunité qui se présentait, dans un entraînement de tous les instants. Il devenait de plus en plus familier avec cette habileté, apprenant à s'en servir totalement en autodidacte. Ils ne se l'étaient pas dit ouvertement, mais Mochi et lui étaient bel et bien en compétition amicale pour déterminer lequel d'entre eux parviendrait à la maîtriser en premier, compétition que Roy était déterminé à gagner. Plus il l'utilisait, plus il découvrait de nouvelles facettes de cette capacité.

Pensant au départ qu'elle ne permettait que de ressentir son environnement avec plus d'acuité, il s'était bientôt retrouvé capable de repérer l'aura des êtres vivants autour de lui. A présent, il remarquait peu à peu que ce sixième sens qu'il avait acquis pouvait lui transmettre plus d'informations qu'il n'aurait pensées au premier abord. Chaque aura avait une signature particulière, chaque signature semblait fluctuer en fonction de l'humeur de la créature. Il devenait peu à peu plus perceptif, apprenait à décoder ces informations nouvelles ; des informations particulièrement agressives au moment présent remarqua-t-il.

Alors qu'ils marchaient paisiblement entre les habitations en bois luminescent des autochtones, Roy s'inquiéta soudain de ressentir de la haine et beaucoup de ressentiment à son égard. Les yeux fermés pour se concentrer sur son sixième sens plutôt que sur sa vue, il avait du mal à encaisser cette animosité devenue pratiquement palpable pour lui. Une animosité qui, lui semblait-il, ce matin même n'était pas encore présente.

 - Ils te regardent tous de travers Roy, souffla bientôt Lily avec inquiétude, confirmant le pressenti du jeune homme.

Rouvrant les yeux, le capitaine pirate constata effectivement que la plupart des éveillés qu'ils croisaient se retournaient sur son passage. Les discussions s'arrêtaient, les murmures débutaient. Un chaman en particulier cracha ostensiblement par terre dès qu'il les aperçut, avant de faire des signes à la signification inconnue d'une main, dans sa direction. C'était très étrange.

 - Vous n'auriez pas dû manquer de respect à La Shamane, commenta soudainement une voix dans son dos.

Se retournant de concert avec Lily et les deux femmes d'affaires, ils découvrirent avec surprise le visage renfrogné d'un des gardes du corps de madame Sirena. Ce dernier observait le pirate avec un regard accusateur, bras ballants et poings serrés. Surpris par tant d'animosité, qu'il n'avait jusque-là pas remarqué alors qu'elle était juste sous son nez, Roy ouvrit la bouche mais ne sut que répondre, ni comment réagir.

Constatant le blanc causé par son collègue et gêné par son manque de professionnalisme, le deuxième garde du corps lui mit un léger coup sur l'épaule pour le sortir de sa transe. Cela fut efficace, l'éveillé reprenant contenance et dissimulant à nouveau son hostilité évidente pour le pirate. Mais pour Ephonomy Poulet-Braisay, il avait clairement dépassé les bornes. Alors qu'ils arrivaient bientôt à la boutique, elle prit l'homme à l'écart, visiblement pour lui faire un sermon.

Au travers de son sixième sens, le jeune capitaine ressentit l'énervement de l'employée de madame Sirena et l'agacement du garde du corps en pleine remontrance, à mesure qu'ils les distançaient derrière eux. L'autre garde du corps, assurant toujours la sécurité de son employeuse quant à lui, semblait faire montre de plus de retenue, mais même là il sentait une pointe de ressentiment de sa part, dirigée vers lui.

 - Les religieux..., soupira Roy à voix basse, un dégoût évident dans la voix, avant de reprendre un peu plus haut : le plan marketing d'Amadeo est officiellement un échec j'ai l'impression, j'espère qu'il ne va pas trop m'en vouloir.

 - Oh quelle charmante boutique ! s'écria Lily avec excitation, changeant ostensiblement de sujet alors qu'ils arrivaient devant un établissement haut en couleur.

Ce dernier consistait en un petit navire échoué reconverti en boutique. La devanture de ladite boutique faisait un flamboyant étalage des produits proposés. Il y en avait pour tous les goûts : des chapeaux, des lunettes de soleil, cartes postales, des t-shirts en passant par des accessoires de plage, maquettes et petites figurines. Beaucoup de ces objets étaient façonnés avec le bois luminescent qui ne poussait que sur cet archipel, conférant une aura psychédélique à une boutique déjà quelque peu éblouissante.

 - Sérieusement ? ria le pirate à l'intention de madame Sirena, en remarquant le drapeau affublé d'un Jolly Roger qui se dressait sur le navire-boutique. Quitte à l'affubler d'un drapeau pirate, vous auriez au moins pu prendre le design de mon Jolly Roger.

 - C'est Ephonomy la directrice de cet établissement, l'informa distraitement madame Sirena en réponse, c'est elle qui dirige l'équipe et qui gère ce genre de détails. Je crois qu'elle a fais un compromis entre profiter de votre réputation et éviter de trop s'associer avec l'équipage du Tyran. Bon, ajouta-t-elle, j'aurais préféré que ce soit elle qui vous fasse le tour de la boutique, mais elle a l'air occupée pour le moment, je vais m'en charger. Vous me suivez ?



Moria arriva quelques heures plus tard avec une généreuse somme de berrys. Durant ce temps, Roy et Lily avaient pu faire leurs emplettes et le navigateur n'eut qu'à payer madame Poulet-Braisay en main propre, versant une conséquente portion des économies de l'équipage, pour faire acquisition des wavers et de leurs emplettes. En guise de souvenirs, la femme-poisson avait flashé sur un magnifique ocarina stylisé de couleur nacrée, en bois luminous. Comme de juste, l'instrument diffusait continuellement une clarté ténue et discrète et à chaque fois qu'elle en jouait, des volutes de lumière s'en échappaient, semblant changer de couleur en fonction de la hauteur des notes.

Suite à la course précédente et à la tragique perte du fourreau de son sabre dans les eaux tumultueuses du circuit, Roy avait immédiatement fait une demande particulière à madame Sirena : un fourreau en bois luminous pour son arme. Un artisan devait avoir travaillé toute la nuit, ou avait simplement adapté un fourreau (d'ores et déjà fabriqué) au sabre de bédouin du pirate, car le lendemain même sa commande était déjà prête.

Soulagé d'avoir enfin à nouveau de quoi ranger son arme, le pirate n'avait pas perdu de temps pour rengainer son sabre et accrocher le fourreau luminescent à sa ceinture. Même s'il prenait grand soin de son équipement, il n'était jamais bon de laisser de l'acier à l'air libre aussi longtemps. Il risquait de s'oxyder et cela pouvait rendre l'arme inutilisable.

Maintenant qu'il était là, Moria décida à son tour de chercher un souvenir de l'archipel dans la boutique. Pendant qu'il faisait le tour de la marchandise proposée, guidée par une madame Poulet-Braisay qui avait depuis longtemps terminé son sermon à l'encontre du garde du corps fautif, Roy et Lily discutaient un peu à l'écart :

 - Ça fait beaucoup d'argent Roy..., se lamentait Lily en triturant nerveusement son nouvel ocarina, tu aurais dû me laisser négocier un peu.

 - Arrête de t'en faire pour ça, l'argent ça va et ça vient et on en a encore beaucoup qui nous reste de Las Camp.

 - Ce n'est pas une raison pour le jeter par les fenêtres, rétorqua la femme-poisson avec une pointe d'agacement, en plus...

 - Dans tous les cas j'ai ma carte au trésor, la coupa Roy avant qu'elle ne puisse continuer. Tous les soucis d'argent qu'on pourrait avoir un jour ou l'autre seront oubliés dès qu'on mettra la main sur ce trésor.

 - Eh bien parlons-en alors de cette fameuse "chasse au trésor". Depuis que je te connais tu n'arrêtes pas de la mentionner, mais si j'ai bien compris tu as cette carte depuis que tu es enfant et tu n'as jamais fait le moindre progrès pour t'approcher de ce trésor. Tu es sûr qu'elle n'est pas bidon ?

 - Ah pardon, j'ai faits des progrès. Durant notre passage à la Nouvelle Ohara j'en ai profité pour faire des recherches : la carte nous dirige vers une île dénommée "Stymphale". Je sais qu'elle se trouve sur la Route de tous les Périls et que pour l'atteindre il faut passer par une autre île appelée "Rengoku", c'est déjà pas mal.

 - Première nouvelle..., commenta Lily après quelques secondes face à ces révélations, et tu sais où se trouve Rengoku ?

 - Pas la moindre idée, avoua sans honte le pirate, décrochant un regard ennuyé chez la femme-poisson, je fais mes recherches à mesure qu'on progresse sur Grand Line. Tôt ou tard quelqu'un saura bien me donner les informations qui m'intéressent.

 - Eh bien on n'est pas sorti du sable, se lamenta la comptable de l'équipage, avant de revenir au sujet qui l'intéressait en observant madame Sirena de loin : tu les as payé à l'avance pour l'acquisition des wavers en plus, on a aucune garantie qu'elles te remettront ce que tu as "acheté".

 - On est des pirates, lâcha simplement Roy, écartant son inquiétude d'un geste dédaigneux de la main. Sur un archipel qui n'est pas affilié au GM, qu'est-ce que tu veux de plus comme garantie ? Madame Sirena n'est pas idiote, elle sait très bien que si elle essaie de nous doubler, je me fraierais un chemin à coup de sabre jusqu'à ce qui m'a été promis.

 - Oh non mais c'est pas vrai..., soupira  à nouveau Lily en réponse.

 - Roy ?

Tournant la tête vers cette voix familière, le jeune homme découvrit Rosa à l'entrée de la boutique de souvenirs. Un peu plus loin, madame Sirena - qui jusque-là observait avec inquiétude Moria flirter avec madame Poulet-Braisay, triturant ce qui devait surement être la poignée d'un pistolet à silex caché sous le comptoir de l'établissement - remarqua également l'ange. Cessant son manège, elle s'approcha pour voir de quoi il retournait.

 - Rosa ? s'étonna Lily en l'apercevant également. Qu'est-ce que tu fais là ?

 - Amadeo a décidé de boucler les hangars des wavers pour la nuit, les informa-t-elle d'une voix paniquée, en réaction au sabotage des modules des Supernovas, lors de la course précédente. Je crois que Gal va en profiter pour trafiquer les marks XVI !
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Sam 16 Mai 2020 - 20:43

Cher journal,


La nuit est tombée sur l'archipel. Ça se reconnaît facilement, le ciel est jaune lumineux et éblouissant au lieu d'être bleu lumineux et éblouissant ! A l'abri dans le hangar plongé dans une pénombre toute relative, j'observe le navire transportant madame Sirena s'éloigner de l'île avec le sourire satisfait de celle qui aime berner les gens.
Je t'arrête tout de suite avant que tu ne m'interroges sur mes dédoublements de personnalité journal: je vais t'expliquer.

Spouzi est peut-être de bonne foi en faisant interdire l'accès aux hangars à wavers afin de mieux les protéger, mais certains parmi nous en doutent sérieusement. Quoi qu'il en soit, nous avons de très bonnes raisons de penser que quelqu'un voudra saboter nos appareils avant la course, et nous avons tous très envie de le coincer pour lui apprendre notre manière de penser... !
Alors que mes associés étaient en train d'envisager toutes les options possibles pour retourner protéger notre hangar malgré l'interdiction, j'ai donc pris les choses en main en faisant la chose la plus naturelle qui soit pour une personne de mon acabit: me rendre sur place et faire un scandale !

Bien évidemment mon entrevue avec Amadeo Spouzi n'a pas été d'une grande utilité, si ce n'est le plaisir de l'ennuyer en lui faisant une scène tandis qu'il me répétait avec un faux air d'excuse qu'il faisait ça par souci de sécurité et qu'aucune exception ne pouvait être faite. Mais la partie intéressante vient ensuite...
Nous étions une quinzaine de personnes à être descendues du petit bateau à voile qui nous a déposés sur l'île de la SRC (moi, quelques-uns de mes employés, et quelques pirates de Roy), mais seuls dix d'entre nous sont repartis. Sous prétexte de nous assurer de sa sécurité, nous avons fait un détour par le hangar et nous n'en sommes jamais ressortis ! Tandis que les autres étaient juste là pour attirer l'attention, Roy, Lily, Rosa et un de mes trois gardes du corps (appelons le Garde n°1) avons pris soin de nous laisser enfermer pendant que les autres partaient de manière la plus voyante possible !

Depuis, nous attendons. Notre plan consiste à surveiller nos wavers, toute la nuit s'il le faut, et à confondre les saboteurs s'ils viennent... lorsqu'ils viendront ! Grâce au fameux "pouvoir de perception" de Roy, nous serons avertis de ce qui se passe aux alentours et nous éviterons d'être pris au dépourvu. Il nous faut des preuves, et nous en aurons !

Pour passer le temps nous discutons à voix basse et piochons dans le généreux tas de provisions dont nous nous sommes munis: thé glacé en bouteille, chocolat, fruits frais, gâteaux secs, encore plus de chocolat... j'ai tout choisi moi-même ! Et puisque j'ai à présent une certaine méfiance envers la nourriture locale, j'attends que Roy ait mordu innocemment dans une banane, et ait semblé en apprécier le goût, pour ignorer son regard interrogateur et me servir à mon tour !

♦♦♦♦

Tandis que la nuit finit de tomber et que les autres guettent et conversent à voix basse, je me renferme dans mes pensées. Je me retrouve dans une situation assez désagréable et un peu préoccupante en vérité ; à part ses compétences, le seul intérêt que présentait Aston pour Sirena (comme pour la compagnie de Spouzi d'ailleurs), c'était sa notoriété dans l'archipel qui nous permettait de se faire une publicité favorable auprès des habitants. Mais si les indigènes commencent à le détester, sa mauvaise image risque de déteindre sur moi !!!
Ce n'est pourtant pas déplaisant d'être avec Roy et sa bande. Une des principales raisons de ma présence ici avec eux, outre mon besoin de protéger mes biens, c'est mon envie de m'amuser ! Il a beau être un criminel je l'apprécie plutôt bien, et s'il n'était pas un pirate je pourrais même t'avouer que je le trouve sympathique ! Mais ce n'est pas le cas, journal, j'insiste bien là-dessus ! Une agent respectable ne peux pas trouver un pirate sympathique ! Ce sont deux mots incompatibles de toute façon !!!

La solution qui paraît la plus évidente est radicale: couper les ponts, le plus vite possible, et faire comme s'il ne s'était rien passé ! Le simple fait de continuer à frayer avec lui flirte déjà un peu trop avec le cadre légal de ma mission, et les bénéfices qu'il peut me procurer sont à présent en chute libre !

Alors que faire ? Je devrais lui abandonner les wavers dès maintenant ? M'en débarrasser, abandonner l'idée de concourir demain, et me laver les mains de ce qui suit ? Très mauvaise idée journal, ce serait un changement d'attitude beaucoup trop suspect ! Laisser les wavers se faire saboter pour avoir une excuse pour ne pas faire la course de demain alors ? Arrête de dire n'importe quoi journal, ils représentent une fortune ces engins-là ! Tu n'es vraiment pas un bon conseiller !

Dans les grandes lignes, je préfère m'en tenir au plan à quelques détails près: je fais la course, puis j'achève ma mission en confondant Amadeo Spouzi, et enfin je livre les wavers aux pirates avec un cadeau bonus. Simplement, je vais devoir annuler tout ce qui touche de près ou de loin à Roy dans ma campagne de publicité agressive, et pour le reste... ça me fera un bon prétexte officiel pour avoir retiré Sirena des courses !
Tu penses que je devrais demander à Roy de porter un masque demain pour ne pas trop me faire subir sa sale réputation ?

"- Dites-moi, pour demain, que penseriez-vous de mettre un m..."
"- Je sens plusieurs personnes. Ils approchent."

Cette annonce faite à voix basse sonne comme un rappel à la réalité. Il y a un petit frémissement parmi notre groupe ; chacun sait ce qu'il a à faire. D'un seul élan, nous nous glissons en silence dans nos cachettes: derrière des caisses, des bâches, et sous un panier pour ma part. Ça me paraissait un bon abri: léger, facile à soulever et permettant de voir à travers, mais un détail ennuyeux vient chambouler mon plan: je ne sais pas à quoi servait ce panier, mais ça impliquait des fruits de mer ou des choses avec la même odeur… et c'est dégoûtant !!!

Je n'ai plus le temps de me raviser malheureusement. Alors que je me bouche le nez, je peux entendre distinctement des bruits de pas qui se rapprochent...

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La Spouzi Race absolument pas fantôme Hannem10
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Roy D. Aston
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Sam 23 Mai 2020 - 21:46

Comme à son habitude, Roy avait décidé de se cacher parmi les hauteurs. Perché sur des échafaudages près du plafond de l'entrepôt, dissimulé dans la pénombre, il observait patiemment la scène qui se déroulait sous ses yeux. Rosa faisait de même à ses côtés. Il l'avait quelque peu aidé à le rejoindre sur leur perchoir, mais les ailes de l'ange la rendaient naturellement à l'aise avec l'altitude. Lily quant à elle était caché sous l'eau dans laquelle flottaient les wavers de course. Garde n°1 enfin s'était glissé sous une bâche non loin de sa patronne, tentant initialement de la prévenir avant qu'elle n'entre dans la caisse de fruits de mer, mais se ravisant finalement, pressé par le temps.

Une veine battait à la tempe de Rosa. Sans surprise, c'était bien Gal Dome qui s'aventurait dans le hangar. Il était encadré de deux agents de sécurité qui semblaient l'escorter pour le tenir à l’œil. Mais d'un ordre bref et sec, il montra que ce n'était pas le cas. Il leur ordonna de monter la garde à l'extérieur après avoir vérifié que l'endroit était bien désert. Quand les deux mercenaires furent partis, il se mit immédiatement à la tâche, se dirigeant droit vers les wavers mark XVI de l'équipe SIRENA.

Brûlante de rage, Rosa sembla à deux doigts de bondir de leur perchoir et foncer sur le saboteur. Posant une main sur son épaule pour la retenir et l'enjoindre à se calmer, Roy était secrètement soulagé qu'elle n'ait pas emporté son bazooka avec elle, sans quoi elle aurait très certainement fait exploser Gal et les wavers avec, ainsi qu'une bonne partie de l'entrepôt. Les yeux de Rosa, bleus d'ordinaire mais terriblement sombre dans la pénombre, se posèrent sur lui d'un air interrogateur. Silencieusement, le pirate lui fit "non" de la tête. Il fallait laisser faire l'ingénieur malhonnête, pour le moment du moins.

Baissant les yeux, son pouvoir de perception fonctionnant à plein régime en cette situation éprouvante pour les nerfs, il remarqua un léger mouvement du côté de madame Sirena. Le couvercle de son panier se releva subrepticement et il entraperçut le regard de l'investisseuse, également dirigé vers lui. Cette fois-ci, il hocha la tête à son intention, confirmant le plan et leur décision de ne pas arrêter Gal, juste de le prendre en flagrant délit. Avec toute la grâce et la dextérité que pouvait réunir une photographe amatrice dissimulée dans un panier empli de fruits de mer, la blonde gesticula en silence et parvint à faire passer un visio dial devant ses yeux. Là, langue sortie sur un coin de la bouche alors qu'elle se concentrait sur sa tâche, elle prit plusieurs clichés de Gal au travail sur les wavers de la SIRENA.

Cela dura une bonne demi-heure, au cours de laquelle Rosa manqua plusieurs fois de se jeter sur son collègue tant haï. Le fait que ce dernier faisait un raffut monstre, alors qu'il s'évertuait activement à démolir les fruits de son dur labeur, n'aidait en rien. Histoire de fignoler le tableau, la bande embusquée découvrit également que le chien de garde d'Amadeo parlait tout seul lorsqu'il s'attelait à la tâche et bien sûr, il ne se priva pas d'insulter copieusement l'ange ingénieur durant tout le processus.

Finalement, il se releva, poussa un soupir fatigué en s'essuyant le front d'une main pleine de cambouis, avant de prendre la direction de la sortie.

 - Nickel les boys, on remballe, purent-ils l'entendre quelques secondes plus tard, suivi de bruits de pas qui s'éloignèrent du hangar.

Ils attendirent quelques secondes histoire d'être sûr que les sous-fifres d'Amadeo avaient bien quitté les lieux, puis chacun émergea de sa cachette avant de se réunir loin du panier à fruits de mer de madame Sirena. Cette dernière inonda immédiatement l'air autour d'elle d'un déluge de parfum qui fit tousser Roy, pressée de couvrir l'odeur ingrate qui avait imprégné ses vêtements.

 - Très bien, lâcha-t-elle quand ce fut fait, et bien voilà qui confirment nos soupçons. Gal en avait bien après nos wavers et c'est Amadeo qui tire les ficelles.

 - Rien ne prouve que Gal n'agit pas de son propre chef, rétorqua immédiatement une Rosa en train de fulminer un peu plus loin, arrêtez avec ça !

Roy et madame Sirena échangèrent subrepticement un regard, conscients qu'ils partageaient le même avis sur la question. Mais d'une entente commune ils choisirent de ne pas en discuter pour l'instant, le moment était mal choisi (et puis bon après tout, Rosa pouvait bien se voiler la face sur le véritable personnage d'Amadeo, cela ne concernait pas l'investisseuse).

 - On n'aurait pas dû le laisser faire, renchérit l'ange qui semblait au bord de la crise de nerfs, c'était une mauvaise idée, on aurait dû l'arrêter, regardez ce qu'il a fait à mes engins !

 - Doucement Rosa ! chuchota Lily d'une voix autoritaire. Tu vas nous faire repérer !

 - Pas de risque de ce côté-là, la rassura Roy à voix haute, ses yeux rougeoyants tandis qu'il canalisait son pouvoir de perception. On fait comme on a prévu Rosa, ça va nous donner des informations sur leurs int... sur les intentions de Gal. C'est à toi de jouer maintenant justement, répare les wavers à son insu, ça nous permettra de créer la surprise pour la course de demain.

Tapant du pied les bras croisés, l'ange pondéra un instant les propos du capitaine pirate, avant de se décider à obtempérer. Elle retint son geste à mi-chemin cependant, avant de se retourner vers ses compagnons :

 - Et pour les caméras du coup ?

Le hangar était effectivement surveillé par trois escarcaméras perchées sur les murs de l'entrepôt. Avec une aisance rappelant celle de Merry quelques jours plus tôt, madame Sirena les avait immédiatement repérés la première fois qu'ils avaient visité l'usine de la SRC. Elle avait instruit le petit groupe sur les endroits à éviter pour échapper à leur regard et ne pas se faire repérer. Cela leur avait permis de se mettre en position pour espionner les manigances de Gal, mais un nouveau problème se posait à eux à présent : les wavers étaient directement sous le regard de l'une des escarcaméras.

 - Je peux m'en occuper ! s'écria joyeusement l'investisseuse blonde en sortant malicieusement une feuille de salade de son sac, avant de la présenter fièrement à son auditoire. J'ai un certain doigté avec les escargophones et assimilés, ma mère m'a appris à m'occuper de ces petites bêtes en me disant que ça me servirait dans ma carrière. Je n'ai jamais trop compris pourquoi, mais à présent je devine qu'elle savait que ce serait utile pour... pour "faire des affaires".

Elle se tourna et se retourna sur elle-même, à la recherche de l'escarcaméra qui filmait les wavers. Quand elle le trouva, elle fit un pas dans sa direction, avant de s'arrêter avec hésitation :

 - Il est un peu trop haut pour moi par contre, avoua-t-elle penaude en se retournant finalement vers le reste du groupe, qui manqua de tomber sur ses fesses.

 - Ahem, vous pouvez utiliser mes patins, proposa Rosa en lui tendant une paire de curieux dispositifs. Ils viennent de ma terre natale, vous les accrochez à vos chaussures et ils génèrent de petits nuages solides sous vos pieds.

Quelques instants plus tard, après que l'ange l'ait averti de faire attention, car les nuages étaient moins solides sur les Mers Bleues, madame Sirena grimpait par petits bonds jusqu'à l'escarcaméra. Après une manipulation étrange qu'elle dissimula soigneusement à ses compagnons - Roy ne comprenait pas comment une feuille de salade pouvait désactiver un escargot mais soit -, elle fit signe à Rosa qu'elle pouvait se mettre au travail.



 - J'ai une mauvaise nouvelle, une bonne nouvelle et re-une mauvaise nouvelle, commença l'ange dix minutes plus tard, après avoir constaté les dégâts.

Discutant dans leur coin en attendant que l'ange ait terminé, les pirates, madame Sirena et son employé attendirent anxieusement son verdict. Comme elle semblait avoir besoin d'encouragement cependant, Roy se décida à l'aider :

 - Commence par la bonne n...

 - Le sabotage du waver de Roy est destiné à le tuer, le coupa Rosa en essuyant du cambouis sur son pantalon, celui de madame Sirena servira simplement à arrêter le waver en pleine course. C'est une tentative d'assassinat à ton encontre Roy.

Accusant le coup, le jeune homme resta silencieux quelques instants avec un air pensif.

 - A ma connaissance Gal n'a pas d'animosité particulière à mon encontre, lâcha-t-il finalement. Amadeo en revanche... après mes déboires avec les éveillés, il gagnerait à ce que je meure dans l'une de ses courses. Il faut se rendre à l'évidence, Rosa.

 - Je peux réparer les dégâts qu'il a causés, choisit-elle de l'ignorer les lèvres pincées, mais ça va me prendre une bonne partie de la nuit, surtout si je dois être discrète. Voilà pour la bonne nouvelle et la re-mauvaise nouvelle.

Réfléchissant quelques instants en silence, décidant de la marche à suivre avec ces nouvelles informations, le groupe laissa planer un silence pesant et inquiet. Le seul indifférent à la scène était garde n°1, attendant dans son coin que les touristes prennent une décision en se curant le nez.

 - Nous ne pouvons pas rester toute la nuit dans ce hangar, se désola madame Sirena avec un regard contrit à l'intention de Rosa, il faut que l'on puisse se reposer si nous voulons être d'attaque pour la course de demain.

 - Rosa ne peut pas rester toute seule en tout cas. Je peux rester avec elle moi, proposa Lily. Vous, profitez du pouvoir de Roy pour vous éclipser sans être vu. Nous deux on attendra l'aube et dès qu'ils ouvriront les hangars, on s'échappera par voix sous-marine.

Hochant la tête face à ce plan sensé, le groupe sembla l'accepter unanimement.
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