AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  OPR AnnexeOPR Annexe  ConnexionConnexion  

-56%
Le deal à ne pas rater :
Trottinette électrique pliable – GO RIDE 80HYBRID
110 € 249 €
Voir le deal

Coup de Foudre à Luvneelpraad.

Peeter G. Dicross
Peeter G. Dicross

♦ Localisation : South Blue - Royaume de la Veine.

Feuille de personnage
Dorikis: 1831
Popularité: 32
Intégrité: 0

Mar 14 Avr 2020 - 3:55

Quand t'es le second larbin le plus important à la solde du Padre, le parrain de la famille Bambana, 'faut t'attendre à te faire régulièrement trimballer à droite à gauche pour gérer ses affaires. T'es un peu comme son clébard personnel, à qui il balance un os quand il se fait chier et toi tu cours bêtement lui rapporter. T'es heureux, tu tires la langue, t’aboie, tu baves ta joie et tu reviens fièrement lui déposer le morceau aux pieds. T'es prêts à répéter ce geste jusqu'à ce qu'il se lasse et te dises d'aller te faire foutre, là t’ira te terrer au fond de ta niche, chialer ta misère et l'énorme chagrin qui te prends. Cette connerie, ça vaut pour les enfoirés de mafieux qui ont toujours pas ouvert les yeux, ou qui en ont aucune envie, ceux que cette vie convient. C'était mon cas autrefois, quand j'avais besoin d'oublier, d'arrêter de réfléchir à mon existence et de juste me noyer, m'enfoncer, me laisser crever. A l'époque, j'en avais rien à cirer de donner mon âme à ce fumier, l'un des plus gros fils de chiens que cette mer abrite. Sous ses ordres, j'en ai fais des horreurs. Probablement que je regagnerai jamais la surface tellement j'ai plongé profond, mais j'ai accepté mon sort.

Aujourd'hui, la donne a changé. J'ai toujours pas espoir de regagner la surface, mais je veux entraîner ce gros lard dans les profondeurs, y laisser croupir son cadavre. Étant moi-même tombé dans la catégorie des sous-merdes dont le monde se passerait bien, débarrasser cette terre d'une chiasse plus épaisse que moi c'est la moindre des choses. D'autant que j'ai un compte personnel à régler avec ce type, il me doit plusieurs années de ma vie. En attendant d'avoir l'opportunité de lui faire sauter la cervelle d'une bonne cartouche dans la cafetière, je joue à l'homme de main parfait. Si l'organisation décernait un titre d'employé du mois, cela ferait des années que je raflerai la mise. Sous le nez de ce salopard d'Anatoli, qu'il aille finir de brûler en enfer celui-là, et pour mon plus grand plaisir. Cette fois, j'ai foutu le camp de Manshon, la maison mère, pour filer en direction du Royaume de Luvneel. J'aime pas cette île, j'aime pas ce royaume, j'aime pas les royaumes. J'ai toujours eu un problème avec l'autorité, et plus particulièrement ce qui touche à une autorité centralisant tous les pouvoirs sous une même personne.

Les gens qui ne partagent pas le pouvoir finissent inévitablement par en abuser, se sentent pousser une paire de couilles beaucoup trop grosses et l'étale sur le nez des pauvres gens qui eux, n'ont rien et ne peuvent rien. Les inégalités, l'abus d'autorité, la haine, c'est un trio qui fonctionne bien ensemble. Partout où une petite tête de con croit pouvoir gouverner tout un groupe de personnes parce qu'il a décrété qu'il était le meilleur, ça pue. Du genre qui pique aux yeux et te soulève le cœur, te serre la gorge et fais trembler tes muscles, te files des démangeaisons dans les poings et t'assailles d'une furieuse envie distribuer les mandales pour remettre les choses dans le bon ordre. J'ai horreur de ces endroits parce que je suis impuissant et ne peut rien contre cela. A part faire ce que je suis en train de faire depuis mon arrivée sur l'île, la fermer. Fermer les yeux, et prétendre que tout est normal, que tout le monde est heureux et libre. Fermer ma gueule, et ne pas agresser le premier soldat croisé pour lui cracher mon dégoût à la fiole. Fermer les poings, et les garder bien au chaud dans les poches de mon manteau, à l'abri des regards.

C'est avec soulagement que je sors de la cité, après qu'on m'ait déposé au port de Norland. De ce que j'ai pu comprendre des informations transmises pour l'affaire qui m'amène ici, le client a insisté pour que la prise de contact se fasse à l'extérieur de l'agitation ambiant des villes. C'est pas moi qui serait allé protester, même si ça peut paraître tendu de se rendre dans un coin reculé de la foule pour rencontrer un type qu'on a encore jamais vu. C'est pour cette raison que je suis pas venu seul, Don Bambana m'a généreusement offert la compagnie d'un trinôme de tontons flingueurs pour m'escorter, histoire qu'il ne m'arrive rien. Entre nous, si une embrouille devait nous tomber sur la trogne, j'ai de sérieux doutes sur qui sauverait les miches de l'autre. M'enfin, j'évite de penser au pire. Des affaires de ce genre, j'en ai bouclé plein sans jamais avoir d'histoire. Je dois en être à ma troisième clope d'allumée lorsqu'on s'approche du lieu de rendez-vous indiqué. Le coin est à l'image du reste de la zone, à l'agonie. C'est une ancienne cité tombée dans l'oubli, ou une connerie du genre. Y'a plus que des ruines, des bâtiments dominés par la flore et probablement que les décombres doivent servir de squats pour des créatures pas agréables.

On est censé les retrouver ici. On attend, donc. Surveillez le coin, que personne ne vienne nous casser les burnes.

Je mire un moment les bâtisses dévorées par la mousse, la plupart se sont cassées la gueule depuis des mois, voir des années. Il règne un silence apaisant, presque hypnotisant. Avec la fatigue accumulée à cause des mes nuits blanches, le calme et la température ambiante des lieux, j'en viendrais presque à pioncer debout. Ce serait tentant, de m'abandonner un moment, moi qui cherche désespérément un moyen de trouver le sommeil quand vient la nuit. C'est toujours quand j'en ai le moins envie que le sommeil menace de me cueillir. Je tire une bonne latte sur ma cigarette améliorée à l'opium, et laisse la drogue faire son œuvre. Savourer l'instant présent, un bref moment d'accalmie avant de retourner à la dure réalité des choses.

_________________
Coup de Foudre à Luvneelpraad. Dessin11

Coup de Foudre à Luvneelpraad. Hannem10
#Crimson
http://www.onepiece-requiem.net/t21474-peeter-g-dicrosshttp://www.onepiece-requiem.net/t21486-peeter-g-dicross
Le Cavalier
Le Cavalier

♦ Localisation : Reverse Moutain

Feuille de personnage
Dorikis: 2552
Popularité: -88
Intégrité: -55

Jeu 23 Avr 2020 - 10:33

Adossé contre l’allège d’une carcasse de fenêtre, à l’étage d’une masure en partie effondrée, le corps ne bougeait pas. De la bâtisse, une façade fanée subsistait encore en trompe œil. Les contreforts marbrés s’étaient ternis de verdâtres, mais la finesse des traits persistait encore dans les régions épargnées. L’image d’un passé  florissant soumis aux affres du temps. Il suffisait de dépasser l’entrée pour contempler la réalité décadente. Un pan entier s’était affaissé dans l’arrière-cour, entrainant l’ensemble de la toiture. La masse inerte de tissu au visage squelettique étendait ses jambes dans la dernière pièce encore debout. Les bords brisés des restes de plancher surplombaient le mélange hétéroclite de gravats du rez-de-chaussée. Ouvert aux vents, aucun son ne s’échappait de l’épave éventrée. Ni d’ailleurs. Le calme régnait dans la ville désolée. Aucun bruit d’oiseaux, aucun bruit d’insectes.. Le Silence. En maître absolu il écrasait les consciences par sa simple présence. Les désœuvrés de passage dans le champ de pierres délaissé baissaient immanquablement la voix une fois en son sein. La torpeur des lieux n’épargnait personne. A même le sol de son abris entrouvert, le Cavalier ne bougeait pas. Sa respiration à peine s’entendait. Les paupières closes, il ne dormait pourtant pas. Il attendait.

Un moment maintenant que le pirate avait raccroché son bandeau au clou. La faute à la saloperie de monstruosité qu’il s’évertuait décennie après décennie à vouloir sauter. Pas partante, Red Line savait se faire entendre. Elle tapait fort. Très fort même. La dernière bataille engagée avec la bougresse l’avait laissé sur le tapis en morceau. La peau dure n’avait rien fait, c’est à la petite cuillère qu’il s’était péniblement ramassé. Seule sa volonté avait réchappé à la dérouillée. Il avait patiemment léché ses plais sanguinolentes dans un trou paumé, puis reprit la mer aussi sec. Débarquant le plus souvent où on l’abandonnait. Il vivotait de petits boulots à petits boulots en attendant de trouver un équipage suffisamment pêchu pour côtoyer son aura. La dérive imposée le déposa ainsi à Egranard, la campagne des forbans. Une terre amie où le travail ne manquait pas à qui savait le prendre. Après une vie sur les Blues, le bourlingueur connaissait les adresses à toquer qu’importe la rade pirate où l’ancre se jetait. Pas de commanditaire, on lui avait uniquement donné une adresse dans les docks qui contenait du matos et le détail du boulot. Quatre autres brigands partageaient la mission. Ensemble ils s’étaient déjà débarrassés la veille au soir d’un premier gars. Un petit mafioso du coin dont le corps lesté avait rejoint les poissons sur le chemin. Depuis ils attendaient patiemment à l’ombre le second, terrés dans la poussière des décombres. Le terrain avait été préparé au mieux durant la nuit, afin d’accueillir comme il se doit l’invité.

Le crâne collé contre la pierre suintante de sa planque, le Cavalier écoutait les pas approcher. Des gêneurs accompagnaient le client mais il ne s’en inquiéta pas. Le plan ne flancherait pas pour un ou deux gus en plus. Les mouvements mesurés pour ne pas alerter, et se gardant de dévoiler sa présence par la fenêtre, il essuya ses mains crasseuses contre le revers de sa soutane avant de saisir l’arme posée à ses côtés. Un long bâton noueux dont le bois mal vieilli lui écharpait les mains à la moindre occasion. Il guetta un instant mais le convoi passa sans heurt. Craquant alors ses vertèbres ankylosées lorsqu’il se releva, le vautour prit la direction du bord de son perchoir et sauta dans la mer de caillasse. Appuyé sur sa cane, il s’en alla terminer la marche. Le collet se refermait.


*****

- Vlà du monde qui approche Monsieur Dicross.

Encadrées de part et d’autre par un paysage de ruine, les petites frappes attendaient bien sagement la Mort approchante. L’aura sombre du personnage se diluait dans l’environnement moribond. A mesure qu’il avançait, les mitrailles dressées se montraient plus insistantes. Le Cavalier esquiva un sourire sans chaleur devant l’accueil prudent. Un vieil homme et son bâton déambulant dans les rues désertes n’inquiétait pas habituellement les hommes de la famille, mais la mine confiante du trouble-fête alertait la méfiance. La première âme rencontrée dans l’ancienne cité portuaire sortait tout droit des contes de grand-mères en maitre de maison. Il s’arrêta à distance raisonnable de la troupe pour ne pas susciter davantage d’hostilité, suffisamment proche pour se faire entendre sans élever la voix. Ainsi dans l’attente au milieu de l’allée, l’enfant des limbes barrait le passage.

- Baissez moi ça voyons, pas une manière d’accueillir un nouvel ami. Nous sommes là pour négoces non ? Hé hé hé…

A l’inverse les tontons flingueurs armèrent leurs crache-balles d’un cliquetis ferme tout en le maintenant en joue. La mine nerveuse, ils renâclaient mais attendaient l’ordre avant d’arroser. On les avait envoyés causer à un nouvel associé du Padre pas à un crane souriant en guenille. L’affaire sentait pas bon.. Le lieutenant des Bambana pointait encore le sol de son fusil, mais par des coups d’œil discrets il inspectait déjà les environs à la recherche de la prochaine merde. Les pierres se gardaient encore de révéler le moindre mouvement, le larbin n’ignorait cependant pas leur gout au silence. Les coins et recoins ne manquaient pas pour s’embusquer dans l’ombre. Le rendez-vous les avait conduits sur une petite place un brin défoncé. Une fontaine trônait au centre, débarrassée par une secousse de la monture qui l’avait surplombée. Le buste demeurait à terre, le reste s’était brisé en mille éclats. Il ne restait plus que le bassin asséché gagné par la mousse en état d’offrir un abri s’ils commençaient à canarder depuis les bâtiments aux alentours. L’endroit ne manquait pas de charme pour discuter affaire, à l’abri des oreilles indiscrètes, une rue offrait une entrée et une sortie pour chaque intervenant.  L’épouvantail en bloquait une, il restait toujours l’autre dans le cas d’un repli précipité. Du moins s’ils avaient été assez idiots pour la laisser libre.

Le mafieux inspira une dernière bouffée de fumée avant de la chasser lentement dans l’air vicié du trou perdu. Le monde attendait mais il s’en cognait. Intérieurement il bouillonnait. Le mégot passa sous sa semelle, il était prêt à dérouiller.

- Espèce de vieux con… Me dis pas que j’ai ramené mon cul dans ce bled à merde pour voir ta sale gueule à chier ? Putain mais tu sais à qui tu viens chercher des noises là ? Non mais du con on va devoir te lustrer le crâne à coup de crosses rien que pour le temps perdu. N’espère pas te tirer en un morceau de ta connerie. Alors écoute bien, ça va jouer sur comment on te fait rentrer ton sourire dans ta gueule. Où.. est.. notre gars ?

- Hé hé.. Ne le prenez pas comme ça ce n’sont que des affaires. Votre gars a rencontré un p’tit contretemps sur le chemin mais me v’là. Bilez pas je prends la suite. Et ces gars vont m’y aider.. Hé hé..

Les bons petits planqués ne se firent pas prier davantage. A peine le laïus terminé, le sol frétilla sous la décharge de munitions aux pieds des Bambino. La bande eu beau répliquer sans tarder, la première bataille était perdue d’avance. La place ouverte les exposait entièrement aux balles vicieuses des tireurs positionnés en hauteur. D’un sifflement, elles leur léchaient les oreilles de tous côtés. Baisser la tête ne les protégerait pas longtemps. Sous le feu nourrit, ils se replièrent vers la fontaine sans cesser d’arroser les points de tire histoire de couvrir leur avancé. La pétarade couvrait le son, mais ne cachait pas le rire du Cavalier. Lorsqu’un des hommes de main décida de le joindre à la fête, le bâton du pirate virevolta entre ses doigts jusqu’à en flouter le contour. Un à un les tires se perdirent contre le bouclier érigé sans inquiéter le démon ricanant derrière. En retour, une aire glaçante s’échappa de la spirale mortuaire et vint raidir l’échine des pigeons. L’embuscade prenait forme.

Bien que les détonations les éclaboussent d’éclats de pierre, les hommes de la mafia parvenaient à souffler un peu derrière le parapet improvisé. A la moindre ouverture, ils répliquaient avec la même violence puis une pluie de balles les rappelait à l’ordre. Trois tireurs se cachaient de chaque bord de la place, le Cavalier couvrant le dernier. Ils profitaient pleinement du surplus de hauteur des immeubles à l’abandon. Le quatrième de la bande en retrait n’avait pas encore pris part à la fusillade. L’œil contre la lunette, il précisait sa visée le corps plié en quatre dans une baignoire trop petite. Un morceau de mur étant écroulé lui donnait une vue dégagée sur les petits bonhommes coincés. Lorsqu’il tira la balle percuta le sol à une bonne coudée de leurs positions. Maintenant signalé, ils ne tarderaient pas à le repérer et l’arroser à leur tour. Grognant, il glissa une nouvelle balle dans la culasse. La deuxième tire ne s’approchait toujours pas de la fontaine. La sueur commençait à lui engluer les doigts, le snipeur l’essuya d’un revers de main et lâcha la troisième tire. Il fit mouche sur un monticule de terre aplani mais seule une gerbe de terre en témoigna. La masse fraichement retournée ne s’en émut pas davantage. Une crampe commençait à lui morde le derrière. Il cracha et tira une dernière fois. Le sol se souleva alors dans une déflagration monstre qui sonna la petite place. Les soldats du Padre s'affalèrent sous le coup de tonnerre. Un épais nuage blanc transperça le ciel d'abord, puis la lance duveteuse aux prises avec la gravité retomba en panache sur les mafiosos étourdis.

A distance du raffut, le Cavalier maintenait la rotation de son arme. Le léger courant d'air empêchait le poison libéré de l'atteindre. Il observait à travers les volutes de fumée les hommes inspiraient à plein poumons l'air vicié. Les relents de poudre en faisaient tousser certains mais le danger se trouvait ailleurs. Alors qu'ils se relevaient les oreilles bourdonnantes une bonne dose d'opium passait dans leur sang. L'ironie du commanditer l'avait poussé à remplir le tonnelet explosif par la propre production de l'empire Bambino. De l'opium de première qualité qui vous vrillait la cervelle en un instant. La somnolence gagnait déjà les moins accoutumés. Ils se trainaient sur les pattes, la tête dodelinante incapable de se relever. Les coups de feu avaient cessés maintenant pour ne pas blesser le colis. Ce dernier s'écartait de la mêlée la démarche confuse. Hagard mais résolu, il cherchait à s'éloigner du nuage opiacé. La spirale du Cavalier changea brièvement sa forme afin d'aspirer la fumée vers lui sous la forme de longs effilochements, puis il les renvoya au mafieux essayant de s'en extraire. Le jeu continua jusqu'à que les derniers volutes se perdent dans l'atmosphère de la ville. Lorsque le danger fut écarté, les tireurs embusqués descendirent de leurs perchoirs se saisirent des corps en somnolence. Ils finiraient à l'entrée du port loin des regards. Le Cavalier les laissa à leur mission, une autre l'attendait.

Lorsqu'il approcha, le visage du porteur de Mort s'assombrit d'un voile opaque. Le claquement du bâton contre le chemin de pierres se répercutait de mille échos à mille autres. Au pays du sifflement il était le seul à percer l'entrée. Les mots du marcheur embrumé se perdaient dans un dialecte oublié, inaccessible aux oreilles profanes. A chaque pas, l'Ombre grandissait. Grandissait. Le soleil bientôt n'en perça plus l'épaisseur. Le plus effroyable vint lorsqu'il prit conscience de la présence d'un visage au sourire figé au cœur de la noirceur. Les traits creusés du crâne le scrutait en psalmodiant d'un ton caverneux des damnations effroyables. Son sang se glaça, la respiration lui manquait alors que sa poitrine tambourinait. Il voulut fuir mais son corps ne bougea pas. Figé. Son esprit en était dorénavant prisonnier. Il voulut hurler mais aucun son ne s'échappa. Un éclair de douleur frappa son crâne. Dicross sombra dans l'inconscience.
http://www.onepiece-requiem.net/t14330-il-sortira-des-blues-un-jour-ou-l-autrehttp://www.onepiece-requiem.net/t14965-fiche-technique-du-dada#1
Klara Eilhart
Klara Eilhart
La Désillusion


Feuille de personnage
Dorikis: 3223
Popularité: 63
Intégrité: 58

Dim 24 Mai 2020 - 18:25

1626, peu de temps après.
Province de Luvneelpraad


En observant délicatement son reflet dans le grand miroir mural de ses quartiers, Ernest Ross soupira. Pour quelqu’un de son rang, c’était décidément un paresseux. Chaque visite l’ennuyait profondément, celles protocolaires, les inspections, le petit peuple venant quémander son aide, son avis. Bizarrement, avait remarqué son majordome ( un vieillard dont l’attitude de son maître, tout comme absolument tout le reste, laissait de marbre ), seule la venue de marchands d’eau-de-vie, des organisateurs de réceptions et bien entendue de jolies jeunes femmes dans la fleur de l’âge provoquait chez Ernest un regain de motivation. Il s’assura de la perfection de sa chevelure blonde, impeccablement coupée et coiffée par un spécialiste qu’il avait fait venir de la capitale, réajusta sa redingote elle-aussi minutieusement étudiée, puis pris la direction de son bureau, où l’attendait une énième visite inutile et ennuyeuse. Il poussa la porte d’un geste vif, théâtrale presque, et observa un instant son invitée. Au bout d’une seconde qui sembla durer une éternité, il fit volte-face et s’adressa au vieil homme qui l’accompagnait partout.

– C’est quoi, cette merde ?

Il n’y avait pas d’animosité dans sa voix, simplement de la déception. Il ne s’attendait à rien, mais fut quand même déçu.

– Votre invitée, monsieur.
– Ça, j’ai compris. Seulement, il me semblait vous avoir personnellement spécifié mes critères concernant les doléances.
– Mon travail n’inclut pas de trier les invités sur vos critères personnels, monsieur, mais sur les raisons de leur venue.

Ces critères évoqués incluaient notamment et surtout des préférences concernant le physique et la richesse. Ou du moins, la richesse apparente.

Et celle-ci n’était vraiment pas à son goût. Trop maigre, les cheveux en pagaille, la gueule scarifiée, non vraiment, rien à sauver. Encore, elle aurait été riche, ou au moins aisée. Mais sa chemise rapiécée, son pantalon de cuir raccommodé et son manque de grâce générale n’indiquait rien d’autre qu’un manque de fond évident. Ou alors une méprise totale du bon goût et de la présentation.

Sachant qu’il ne pouvait échapper à son destin, Ernest s’assit lentement de l’autre côté de son bureau, dos à l’énorme fenêtre qui laissait entrer un soleil éclatant. D’ici, il pouvait voir l’entrée principale de son bureau, côté publique. A côté de la porte, sur le porte-manteau, était posé une cape de voyage, noire, qui cachait à peine une épée courte bien à l’abri dans son fourreau. Le maître des lieux jeta à nouveau un œil à l’inconnue, surtout à la longue cicatrice qui parcourait son visage et lui transperçait l’œil. Il décida d’écouter ce qu’elle avait à dire. Avant d’être le nobliaux du coin, Ernest était avant tout un couard.

– Bonjour, je vous souhaite la bienvenue dans mon humble demeure. Comment puis-je vous être utile, mademoiselle ?  

Klara le salua à son tour, puis se présenta. Chasseuse de prime. A ces mots, Ernest s’étonna. Qu’est-ce qu’une chasseuse de prime pouvait bien lui vouloir, à lui ? Qu’ils se démerdent. Il n’avait rien dit de tout cela, bien sûr, mais la jeune femme l’avait lu dans son regard. Elle ne l’aimait pas beaucoup. Déjà, quand elle avait entendu parler de lui en débarquant ici, elle avait tout de suite su qu’elle le mépriserait. Ernest Ross, communément appelé Capitaine Ross par la plupart des habitants de ce qu’il restait de la province. Son rang n’avait rien de militaire, ce n’était rien de plus qu’une formalité. Il ne le méritait pas non plus, selon l’écrasante majorité des gens. Son père était capitaine avant lui, pour de vrai, cette fois, tout comme son grand-père, qui avait lancé la fortune familiale à coup de chances inouïes. Lui n’avait fait qu’hériter du tout, et s’était trouvé une place de choix dans la province ruinée de Luvneelpraad, dont personne ne voulait. Personne, sauf lui. Parce qu’il avait flairé les bonnes affaires. Ici, le nombre de gens prêts à vous graisser la patte était vertigineux. Tout chez lui puait le parvenu, de son visage, jusqu’à son manoir, en passant par ses vêtements ridicules. En vérité, il n’était pas si riche que ça, mais il avait à cœur de montrer le contraire.

La chasseuse espérait faire court, mais pour le convaincre de l’aider, il allait falloir y passer un minimum de temps. Visiblement, personne n’avait envie d’être là. A part le majordome, car la paye était bonne ; Ernest n’était pas radin, au moins. Ce n’était pas une qualité, il voulait simplement montrer qu’il en avait plein les poches.

– Je cherche quelqu’un.

Tout en commençant son récit, elle sortit de sa besace un avis de recherche en mauvais état, mais qui laissait quand même voir les informations importante. Le nom et la trogne du type, pour Klara. Le montant de la prime pour le capitaine Ross.

Mustapha Al-Misrî. Avec sa prime s’élevant à près de trente millions, celui qui avait acquis le surnom d’Anguille faisait partie des personnes recherchés les plus dangereuses de cette bleue. Un morceau de choix, pour quiconque cherchait la richesse, le frisson du risque, ou bien la mort.

– Je suis sur ses pas depuis Bliss. Là-bas, avec l’aide de la Marine locale, on a réussi à rejoindre son dernier repère, dans les Everglades. Un peu trop tard. Tout avait été vidé, et ses associés égorgés. Il n’avait pas envie de laisser de trace. On a juste retrouvé quelques restes d’expériences ratées.

Le majordome apporta, par surprise puis-qu’aucuns des deux interlocuteurs ne l’avaient entendu sortir, un plateau rempli des commodités habituelles. Klara se servit une coupelle d’eau fraîche, parce qu’aligner plus de trois lignes de texte d’affilée lui était difficilement supportable. Ernest, lui, se servit une coupelle de champagne hors-de-prix parce qu’il s’ennuyait fermement. Et aussi car il aimait, encore une fois, faire montre de sa richesse à la moindre occasion. La jeune femme n’y prêta nullement attention et se concentra sur son monologue.

– Al-Misrî avait prit d’autres précautions. L’endroit était piégé. Et pour s’assurer que tout saute au bon moment, il avait chargé un des soldats qui m’accompagnaient d’enclencher le tout ; L’Anguille était un lieutenant-colonel, avant, et il lui restait des fidèles. On aurait dû tous mourir à ce moment-là, lui y comprit.
– Ça a visiblement raté, commenta Ernest qui avait les yeux rivés sur l’un des tableaux qui décorait la pièce. Dommage, se dit-il intérieurement.
– Il s’en est sorti avec une partie du corps brûlé. Le reste de ses blessures, c’est le lieutenant qui dirigeait l’opération qui lui a infligé. Après quoi il a avoué ce qu’il savait, c’est-à-dire pas grand-chose. A part qu’en cas de soucis, Luvneel était une de ses destinations privilégiée.
– C’est super, vraiment intéressant. Mais je vois pas le rapport avec moi. Ni avec ma province.

Le capitaine avait fortement appuyé sur le « ma », ce qui était somme toute faux puisqu’il n’était nullement au sommet de la pyramide politique de la région. C’était simplement la tête la plus visible du moment, aussi les gens se tournaient plus facilement vers lui.

– Le pays est vaste, continua-t-il.

A la suite de quoi, Klara sortit de sa besace, qui contenait visiblement tout un bric-à-brac, un article de journal soigneusement découpé. La date, encore visible, indiquait que le papier datait d’il y a à peine plus d’une semaine. En gros titre, on pouvait lire « DE NOUVELLES DISPARITIONS A LUVNEELPRAAD ». Le contenu de l’article était nettement moins intéressant, et se consacrait beaucoup trop aux théories de ruines hantées et de sacrifices démoniques. Ce à quoi Klara croyait moyen. Ernest, lui, s’en foutait royalement.

– Et ?
– Et je sais pas, il m’a semblé lire, sur un écriteaux en arrivant, que j’étais chez « Ernest Ross, Grand Protecteur de ces Terres » ?
– C’est vrai.
– Pourtant, en parlant aux quelques habitants que j’ai croisé, la plupart ne croient plus en ce titre.
– C’est vrai, répéta le noble en faisant le tour de sa coupelle du doigt.
– Moi, commença-t-elle sans aucune conviction dans la voix, je crois en vous.

Ernest se contenta de soupirer.

– Vous avez l’air d’être une professionnelle, mentit-il. Je ne vois pas quelle genre d’aide je pourrai vous apporter.
– Des hommes. Des indications. Si il est ici, je mets ma main à couper qu’il se terre dans les ruines. Je ne suis pas d’ici, je ne connais pas l’endroit. J’aimerai pouvoir avancer vite, et efficacement.
– Vous ne comprenez pas. Les ruines effraient tout le monde.
– Pas moi. Personne n’aura à me suivre, une fois que j’aurai une piste.

Le capitaine ne répondit pas. Il jouait avec son verre, faisant virevolter la lumière qui se dissolvait dans son alcool à bulle. Il pesait le pour et le contre. Lui n’aurait finalement pas grand-chose à faire. Mais il faudrait se déplacer, donner des ordres, expliquer… Tout ceci était d’un fatiguant… La jeune femme le coupa dans sa réflexion, pressée, car la vue d’un trop-plein de bourgeoisie lui donnait la nausée.

– Si je réussis, vous serez l’homme qui a mis fin à l’inquiétante série de disparition qui terrorise les habitants. Si je rate, je meurs, probablement dans d’atroces souffrances, et vous entendrez plus parler de moi.

Il faut dire que c’était tentant. La gloire, ou la satisfaction de savoir qu’un membre d’une caste qu’il méprisait se retrouve dans l’agonie la plus totale. Ernest leva la main droite, qu’il offrit à la jeune femme. Pour la serrer, Klara dût se pencher en avant, car en plus d’être large, le bureau était long. Inutilement d’ailleurs, car le Capitaine ne croulait pas sous le travail. Elle saisit la main tendu, rapidement car être en contact avec un type pareil n’était pas foncièrement agréable. De son côté, Ernest demanderait, à la fin de l’entrevue, une serviette chaude et du savon, pour effacer toutes traces de pauvreté qui auraient pu entacher sa peau.

Finalement, Klara se dit que prendre contact avec un tel type pouvait s’avérer véritablement utile. Des gens qui connaissaient un minimum l’endroit, de quoi couvrir plus de terrain, d’interroger, d’examiner.

_________________
Avatar par Chalky Nan

   
http://www.onepiece-requiem.net/t17189-klara-eilharthttp://www.onepiece-requiem.net/t17441-klara-eilhart
Peeter G. Dicross
Peeter G. Dicross

♦ Localisation : South Blue - Royaume de la Veine.

Feuille de personnage
Dorikis: 1831
Popularité: 32
Intégrité: 0

Mar 16 Juin 2020 - 2:44

Idéalement, on aurait dû rencontrer ce fameux contact, avoir une longue discussion sur le business à mettre en place et puis foutre le camp, après avoir trouvé un accord qui plairait à monsieur Bambana. Ensuite, on serait allé boire toute la nuit, s'exploser le crâne par la boisson et très certainement tombé dans une sorte de coma, sous les effets de la fatigue cumulé à la boisson, jusqu'au lendemain. Problème, ce qui m'était tombé sur la fiole était à des années lumières d'une bouteille de rhum et je n'avais pas eu le temps de l'identifier clairement que je m'étais retrouvé étouffer sous un épais nuage toxique qui avait eu raison de moi. L'ironie de la situation étant qu'ils étaient parvenu à me droguer avec de l'opium, soit très exactement ce que je fumais tous les jours depuis une bonne dizaine d'années. A très forte dose, elle pouvait assommer n'importe quel homme, ce n'était pas pour rien qu'elle était ma drogue de prédilection durant mes nuits d'insomnies.

Autre détail amusant, c'est que pour un type qui a du mal à enchaîner plus d'une nuit de sommeil à son compteur, j'ai beaucoup pioncé depuis le temps de ma capture. C'est simple, au début j'avais une grande gueule et je l'ouvrais dès que je le pouvais, insultant les deux fils de chiens me retenant en captivité, puis ça s'est rapidement au bout du deuxième jour. Pas que je me sois chié dessus, simplement que j'ai découvert être tolérant jusqu'à un certain seul à la douleur... A mon premier réveil, je me suis retrouvé enchaîné à une table, poignets et chevilles solidement retenus par des chaînes, histoire d'être vraiment certain que je bouge pas. A mon chevet comme deux parfaites infirmières, deux types. Enfin, un connard et une espèce de bestiole qu'on aurait cru chiée par le diable en personne. Hideux, chauve, dos courbé, une tronche à en faire pâlir le dernier des huit salopards. J'ai reconnu que c'était lui qui était venu me cueillir à cette espèce de malaise que sa présence provoque en moi.

La même aura malsaine qui s'est approchée de moi avant le flou artistique, le noir complet. A ses côtés, le génie du mal à qui on doit tout ce foutoir, il s'est présenté sous un nom à la con. Mustapha mes couilles, je sais plus trop quoi. J'étais encore drogué de trop, j'ai pas tout pigé, c'est plus ma vue que j'ai foutu à contribution. Ce que je peux vous dire, c'est qu'il m'a avertit que ça ferait mal, que je lui ai craché dessus, à ses basques plutôt. Ce qui m'a valu une bonne dose anesthésiante qui m'a envoyé dodo plusieurs heures...
Second réveil, on tente tant bien que mal d'émerger, de se protéger les yeux de la lumière qui agresse la rétine. L'homme est tout seul, la bête est sortie. Je sens quelques picotements sur le corps, quelque chose qui devrait me faire mal si je n'avais pas reçu de la morphine avant. Je crois même que c'est la douleur qui a fini par me réveiller. Du peu que je peux voir, j'ai l'impression qu'un truc, des trucs, me sont collés à la peau.

Spoiler:
 

Y'a Mustapha, équipé d'une espèce d’escargot à enregistrement qui parle à l’intention de personne, qui prend des notes orales. Il cite mon nom, me remplace rapidement pas un petit surnom plus adéquat, le sujet. Un numéro m'est attribué, cette ordure numérote chacune de ses victimes ? Ma taille, mon poids, ma condition physique, couleur de cheveux, des yeux, consommation abusive de drogue et de tabac, l’alcool, le salopard ne rate rien. Il a bien étudié son sujet, le cinéma dure encore quelques minutes durant lesquelles je tente de l'interrompre par divers moyens. Insultes, provocations, cris. J'aurai pu être un vrai chieur si seulement on pouvait m'entendre. Il a de la bouteille dans la captivité et torture d'êtres humains, je suis pas son premier et encore moins son dernier, il a pris des précautions. Un chiffon m'a été placé dans la bouche, sur laquelle une lanière en cuir exerce une pression constante histoire que pas un son n'en sorte.

Ce procédé a sûrement été mis en application lors de notre précédent échange. Sa prise d'informations terminée, il s'est contenté de me caler un sourire malsain à quelques centimètres de ma trogne avant de foutre le camp. Immobile, incapable de bouger la tête, une lanière de cuir retenant ma tête également, je ne peux qu'assister impuissant à l'intrusion de la pénombre dans la pièce, et de saluer la venue de ma solitude. Elle au moins, où que j'aille, je finis toujours par la retrouver...
Au lendemain, après avoir déjà perdu la notion de temps, ils reviennent. La bestiole étant venue assister au spectacle. Convenant qu'il était inutile de me faire manger pour le moment, le salopard de savant fou préféra ne pas perdre de temps avec ce qu'il appela « Les prémices d'une douce symphonie. » ponctué d'un rire psychopathe qu'ont tous les putains de tarés de ce monde.

J'ai pas mis longtemps à comprendre ce qu'il cherchait réellement à faire avec moi, qu'il n'était pas venu pour me torturer jusqu'à la mort, non. Lui voulait m'utiliser comme un foutu rat de laboratoire, un pantin sur quoi tester toutes ces merdes. Tout a tourné autour de l'électricité, si au début ça a commencé en douceur avec de petites décharges, le voltage a été augmenté au fur et à mesure que mon corps réagissait de la façon dont il le souhaitait. Vous serez pas étonné d'apprendre que lorsqu'il a commencé à durcir le traitement, j'avais si mal que mon cerveau a préféré stopper la connexion et c'est à ce moment-là que j'ai commencé les siestes à répétitions. Je parle pas de seconde, minute, heure, jour ou quoique ce soit, tout simplement parce que pour moi, tout cela n'était rien d'autre qu'un interminable enfer. J'ai arrêté de compter les décharges électriques après la deux-cent-trente-cinquième, la bave aux lèvres.

Compter permettait de me focaliser sur autre chose que la douleur pure et dure envahissant mon corps, mais rendu à un stade tout n'est plus que douleur. L'enfoiré prenait le temps de m'expliquer le moindre procédé, le moindre outil utilisait avant de m'en faire une démonstration. Que je sache avec quoi il me tuait à petit feu. Des anguilles électriques et des dials permettant d'utiliser l'électricité, ses jouets favoris. On ne me donnait à manger et à boire simplement pour me tenir en vie, lorsque la session se terminait on panser brièvement mes plaies avant de me plonger dans le noir, et le silence. Solitude revenait vers moi, me prendre dans ses bras et m'offrir quelques rares instants de répits. J'ai perdu espoir peu après l'utilisation d'une dizaine de dials en simultané, à ce moment-là je me suis surpris à me demander si l'enfer y était plus cauchemardesque. Je n'ai pas masqué ma douleur, je n'ai jamais cherché à jouer les durs. Par contre, j'ai fais passer une multitude de messages par le regard.

Qu'ils m'achèvent quand ils en auraient terminé avec moi ou sinon, tout ce que j'ai pu vivre ici serait ridicule en comparaison du sort que je leur réservais. Le monstre n'intervenait jamais dans les expériences, il ne semblait pas avoir le droit de participer, ni même donner son avis. Pourtant, il ne semblait pas approuver certaines méthodes. Sans pour autant émettre de remords ou de compassion à mon égard, simplement que les techniques employées ne lui correspondaient pas. Il représentait mon seul contact humain en dehors du scientifique et j'aurais pu largement m'en passer plutôt que d'avoir à me taper cette vision horrifique du pire de l'humanité concentré sur une même trogne.
Au fil du temps, j'ai remarqué que ma tolérance à la douleur dû aux chocs électriques est devenue de plus en plus importante. Qu'il pouvait bien en augmenter la puissance, mon corps semblait s'y être habitué, que le mal ressenti n'était que l'accumulation des nombreux chocs précédents. Seulement le réveil de nombreuses douleurs précédentes.

Je me souviens l'avoir vu s'extasier une fois, afficher un sourire si satisfait qu'il m'a donné l'impression qu'il avait trouvé la réponse à ses questions, qu'enfin il allait pouvoir me libérer de cet, mon enfer vivant. Tout cela, c'était avant de me retrouver branché à une combinaison mélangeant les anguilles et les thunderdials, pour une batterie de tests qui m'envoya roupiller aussitôt après avoir hurlé silencieusement.

_________________
Coup de Foudre à Luvneelpraad. Dessin11

Coup de Foudre à Luvneelpraad. Hannem10
#Crimson
http://www.onepiece-requiem.net/t21474-peeter-g-dicrosshttp://www.onepiece-requiem.net/t21486-peeter-g-dicross
Contenu sponsorisé



Page 1 sur 1