AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  OPR AnnexeOPR Annexe  ConnexionConnexion  


C'est un lupus.

Gharr Hadoc
Gharr Hadoc

♦ Équipage : Ghost Dogs

Feuille de personnage
Dorikis: 4454
Popularité: 239
Intégrité: 468

Lun 27 Avr 2020 - 18:55

La main du commodre frappe trois fois à la porte du "Sky (on the) Rock", l'auberge de l'incident. Profitant du toit de paille longue pour se protéger de l'averse, l'homme en capuchonné fouille sous son épais manteau la poche où sa montre à gousset lui indiquera qu'il est, au fuseau local, sept heures et quarante minutes. On pourrait douter du plein jour au-delà des épais nuages qui s'essorent depuis le milieu de la nuit, tout comme on pourrait imaginer que la mer qui a poussé entre les pilotis du quartier portuaire a poussé dans la nuit, si les nénuphars ne certifiaient pas que l'inondation avait autant de vécu que d'eau à cuver.

En attente d'ouverture du tenancier, ou du marine qui l'a appelé aux petites heures, Gharr observe le décor qui l'entoure. Outre son trottoir de bois suspendu et de sa route d'eau pouvant accueillir deux bandes de barques, il jette un oeil au parcours qu'Elle a du accomplir pour passer la sortie de la ville, désormais gardée par plusieurs soldats parés à faire feu. L'issue n'est pas si éloignée à vol d'oiseau, la Bête a donc a donc probablement sauté de pont en pont plutôt que rejoindre la rue en dure, où la pierre remplace le bois et les victimes auraient pu être plus nombreuses, même à ce créneau horaire.

C'est un lupus. 53208410

Le cliquetis lourd ramène le commodore à sa scène de crime. Les gongs maltraités par la masse de la Chose dévient encore de leur inclinaison initiale au moment où l'intérieur de l'auberge se révèle à Hadoc. Derrière le petit homme au visage rubicond et aux grands yeux cernés, désolé d'avoir tardé, une bouffée de chaleur donne envie au marine de s'engouffrer sans attendre.

J'étais à l'étage.

Le Sky Rock est un petit établissement, une maison à deux étages reconvertie en chambre d'hôte. Le salon est aménagé de trois petites tables rondes et de son comptoir qui dévore quasi la quart de la pièce. La cuisine est la cuisine, les sanitaires résumés à un cagibi et la dernière pièce doit servir de seul lieu privé aux propriétaires. Le mari referme la porte derrière Gharr en lui souhaitant la bienvenue à Dùn Èideann, histoire de dire quelque chose, tandis que la femme, fine et miséreuse, descend en hâte les trois chaises de l'une des tables pour y installer le nouveau convive.

Merci. Le lieutenant Callahan est-il ici ?
A l'étage ! Il m'a dit de vous dire qu'il est à vous dans une minute. Je peux vous servir quelques chose ? Un whisky, ou un café peut-être ?
Un whisky, s'il vous plait. Ne noyez pas le verre.
Je vous apporte ça ! Ca va vous réchauffer. Anne-Marie ?

Le petit homme aux cheveux bouclés d'un blond terne enjoint sa compagne à servir deux verres de "la bouteille à côté de la bleue, dans l'armoire". Hadoc en profite pour ôter son manteau trempé et l'étendre près de la petite chaudière sur deux chaises inoccupées. Il en profite également pour ôter ses gants, passer sa main le long de sa barbe pour en presser un maximum de gouttes qui choient sur le plancher tiède et identifier l'odeur des aromates suspendus aux lattes du toit à peine plus haut que lui d'une vingtaine de centimètres. Gharr ne regrette pas d'avoir arrêt sa croissance peu avant les deux mètres. Le temps de baigner dans la chaleur du foyer et de humer la sauge et la menthe, les verres arrivent et rigolent d'un brevage ocre et solidement tassé au fond des glass, décorés de carreaux par les soufleurs de verre. Au moment de rejoindre la table, les pas dans les escaliers annoncent un lieutenant aux longs cheveux rouges noués en chignon, aux yeux d'un bleu arctique et à la froideur du regard qui lui sied. Arrivée en bas, elle salue de façon formelle le commodore qui rend le protocole, même si lui n'y était pas obligé.

Lieutenant Callahan, désolée du retard Commodore Hadoc.

Repos, Lieutenant. Nous sommes sur votre terrain.

Elle relâche les épaules, mais peine à suivre du visage. Soit elle veut montrer sa compétence militaire, soit cet endroit très codifié la pousse au qui-vive constant. Gharr comprend, mais ne veut pas lui voler son affaire pour une question de grades. Sa présence n'est due qu'à un appel à tous les renforts disponibles cette nuit-même, tandis qu'il circulait en mer. On avait parlé d'une attaque par une bête en pleine ville, d'une victime et de la dangerosité de la chose. En bonne lame et qualité de pisteur, Hadoc s'était joint aux force présentes.

Qu'avez-vous pour l'instant ?

Je me suis entretenue avec monsieur Olymounn et son épouse
, dit-elle en désignant le couple présent de son stylo tandis qu'elle plonge dans le notes de son calepin. Il y a deux jours, trois jours et deux nuits pour être précise, une étrangère a loué une chambre à l'étage en demandant si elle pouvait régler chaque jour pour une nuit d'avance. Elle a pris une fois un petit-déjeuner et deux fois le souper, ça passons...voilà, hier soir elle est rentrée vers les vingt-deux heures.

C'est ça. Vingt-deux, peut-être et cinq ou dix minutes. J'ai réchauffé de la soupe exprès: on allait fermer.

Voilà ! Donc, elle est entrée, mais pas seule. Avec elle, un homme ligoté que monsieur Olymounn n'avait jamais vu auparavant. D'après ses cheveux sombres et ses traits, c'était un étranger. La dame a alors montré que l'individu était un primé, Ciro, recherché pour emploi d'armes chimiques et expériences illégales sur des animaux protégés ou domestiques. La chasseuse de primes a demandé que la porte soit ouverte pour six heures du matin car elle devait partir tôt afin de livrer son colis. J'ai mené l'enquête, visiblement le réceptionniste de la caserne qu'elle avait vu le soir-même pour y déposer Ciro lui a assuré qu'elle devait repasser le lendemain car les bureaux étaient fermés. Ce qui est faux et je prendrai des dispositions concernant ce comportement inadmissible.

Soit, vers cinq heures, monsieur et madame Olymounn ont été réveillés en sursaut à cause de forts bruits provenant de l'étage. Le temps de se lever et prendre un pistolet, la porte du haut avait été fracturée, celle de l'entrée déboîtée et ils n'ont eu le temps que de voir une silhouette s'échapper à travers l'embrasure. Les miradors de l'entrée de la ville ont confirmé avoir vu quelque chose de rapide et humanoïde courir plus vite qu'aucun homme le peut sur ses quatre membres jusqu'à perdre cette cible de vue, la pluie et les nuages opaques ne permettant pas d'y voir à plus de quelques mètres.


Elle soupire en tournant la page de son calepin, agacée par tant d'incertitudes et de vague.

A l'étage, dans la chambre de la chasseuse de primes, nous avons trouvé le corps de Ciro, mort à n'en point douter au vu de son état, ainsi que les affaires de la chasseuse. Des vêtements de rechange, un morceau de billet pour la translinéenne, des primes et le contenu d'une seringue employée. Cette dernière était sous le lit. J'ai laissé cet objet au Druide Diancecht afin qu'il identifie son contenu. Je mise sur une drogue de Ciro destinée à transformer les humains en animaux sauvages. Voilà où nous en sommes.

Merci, Lieutenant. A-t-on une estimation des premiers résultats du druide ?

Il a dit "tôt dans la matinée", la seringue semblait contenir encore assez de liquide pour permettre une série de tests à spectre réduit.

Bon, conclut Gharr en goûtant pour la première fois le whisky tourbé, à la fois sec et léger, mais brulant sitôt dans la gorge et et qui laisse cette sensation d'avoir un morceau de bois fumé agréable en arrière-goût.

Vous semblez maîtriser votre sujet. En quoi puis-je vous être utile ?

Callahan referme son calepin qu'elle tient serré entre ses mains avec une concentration qui apesantit l'air. En attente de sa libération de ses troubles internes, Gharr reste figé, les yeux rivés sur elle, patient.

Avant toute chose, je dois vous dire que je sais qui vous êtes. Nous nous sommes déjà croisés à deux reprises, même si nous n'avons jamais conversé. Je sais que vous êtes un bretteur habile, que vous avez bonne réputation et que vous privilégiez la capture à la mise à mort des criminels. Les gens d'ici, ils chassent. C'est tout. Si la chasseuse est bien une victime, les druides ne l'approcheront qu'une fois qu'elle sera morte, tuée par l'un des franc-tireurs d'un seigneur local. Je ne peux pas à la fois défendre les points stratégiques de la bête et me fier aux soldats locaux, souvent natifs du pays, pour tenter une capture. Voilà le problème.


Hmm. Quelle logistique avez-vous déployée ?

Je vous montre.


Elle se lève et se plante aux côtés de Hadoc qui décale son verre lorsqu'elle déplie une carte pour en bloquer le bord recourbé lorsqu'il le repose.

C'est un lupus. Carte_10

Nous sommes ici. Toute cette surface, c'est la terre du clan Fraser. En quittant la ville, la bête a soit pris par les montagnes, ce que je ferais probablement si j'en étais une, soit par les plaines. Il y a de nombreux postes de trapeurs dans les montagnes et nous en avons prévenus un maximum de la présence d'un prédateur de nature inconnue. Ici, c'est le château Fraser. Les murs sont gardés et n'ouvre qu'aux membres importants du clan pour les protéger le temps que l'affaire soit résolue. Ceux qui ne se cachent pas au château gardent leur domaine, qui va d'un petit village à une ferme bien équipée.

Vous voyez toute cette surface ? Elle est peuplée de pauvres gens, beaucoup n'ont même pas d'escargophone; autrement dit ignorent totalement le danger présent. Et ce n'est pas tout. La région Fraser est atteinte d'un mal qui rend malade les gens et les animaux. Si la bête est infectée, si elle détruit des enclos, si elle suscite des mouvements de masse, la maladie peut se répandre. On n'a pas les moyens de protéger tout le monde et on ignore ses mouvements. C'est la merde, si vous me passez l'expression.


Hadoc ne répond pas, mais confirme dans sa tête. Il regarde méticuleusement la carte, estime, hoche parfois de la tête qui goutte encore parfois sur la table.

Vous tenez vraiment à la capturer ?

Je ne sais pas, avoue le lieutenant, impuissante. Si c'est possible, oui. Mais, au point où on en est, la traquer pour l'abattre est peut-être inévitable.

Le commodore délivre l'envie de la carte de se replier sur elle-même en finissant son whisky. Puis, il se lève et demande à ce qu'on le conduise à la chambre de la chasseuse. Le propriétaire assure qu'il y conduit, aussi sec. En montant les escaliers, en file indienne,  Hadoc demande:

Combien avez-vous de chambres d'hôte ?

Quatre, mon Commodore. Bien que, par les temps qui courent, deux suffiraient amplement.

Quelqu'un d'autre a-t-il loué une chambre durant le séjour de la chasseuse ?

Non. On a eu Henorludd, un fermier local qui est venu il y a cinq jours. Viré par sa blonde ! Il m'a fait du chantage affectif pour que je lui laisse un lit le temps qu'il fasse jour. J'ai accepté, son pain est délicieux et il m'en a livré un panier plein, avec un fromage gros comme ça.

Merci, Monsieur Olymounn.

L'étroit couloir rappelle les cales des navires, si ce n'est que le sol y est droit et sec. Trois portes garnissent le flanc gauche, la dernière aboutit au fond du couloir. C'est là que la chasseuse s'est installée . Gharr comprend, c'est la seule pièce dont la fenêtre donne sur le port plutôt que les bâtiment d'en face. La porte est toujours arrachée, posée sur le mur. D'ici, on devine la pagaille à l'intérieur. Et le sang.

C'est là, précise l'hôte.

Je vais tenter d'y voir plus clair. Vous pouvez retourner à votre travail, Monsieur Olymounn. Nous vous appellerons en cas de besoin.

Ah, c'est qu'il faudra pas me le dire deux fois. C'est que, ça va en faire du nettoyage, pour rendre la chambre présentable. Anne-Marie !

Il descend, laissant les deux marines à leur investigation. Callahan connait les lieux, elle évite donc d'y déranger plus de chose et laisse à Hadoc le soin de découvrir et reconstituer ce qu'il s'est passé. Aucun scénario qui n'évite le frisson d'effroi tant ce qu'il s'estpassé là-bas n'appartient pas au monde des hommes.
http://www.onepiece-requiem.net/t1888-le-capitaine-hadoc-a-emhergehttp://www.onepiece-requiem.net/t1985-le-set-samourai
Klara Eilhart
Klara Eilhart
La Désillusion


Feuille de personnage
Dorikis: 3223
Popularité: 63
Intégrité: 58

Lun 27 Avr 2020 - 23:42

C'est un lupus. A6328310
Quelque temps avant l’incident.

Pan.
Bruit de verre brisé.

Un cri.
Un râle.

Fin. Une altercation courte mais dense.

La tour est sans dessus dessous. Déjà bien abîmée par le passage du temps, ravageur, elle avait été abandonnée depuis bien des années, avant d’être réquisitionnée il y a peu, pour servir certains desseins bien sombres. On y trouvait, il y a encore cinq minutes, des étagères où s’entassaient livres et babioles en tout genre, des tables portant divers outils et ustensiles, et un large bureau couvert de schémas et de notes, seulement éclairés par un chandelier posé près du bord. Ce fut la première victime de l’affrontement. Pulvérisé par l’arrivée soudaine et involontaire du propriétaire des lieux, ce qui avait jadis été un fier bureau n’est maintenant plus qu’un tas de planches fendues. Les étagères, renversées durant la pagaille, ont vomis leur contenu partout sur le sol de pierre. Au centre, sous la partie du toit effondré, le maître de l’endroit gît, à moitié conscient, dans un cocon grisâtre.

La jeune femme, victorieuse, s’assure de l’état de sa victime avant d’ordonner à ses cheveux de relâcher la pression. Le corps retombe lourdement sur le sol. Il est temps de rentrer.

*

Ciro. Primé à X millions. La jeune femme, affalé dans le lit de sa chambre d’hôte, regarde une dernière fois l’avis de recherche. L’homme, attaché dans un coin de la pièce, lui offre exactement la même expression mauvaise que sur le portrait. Elle n’aime pas ça. D’habitude, elle ne traîne pas avec elle ses cibles. En tout cas, pas aussi longtemps.

Une exception qui lui coûtera. Elle froisse le papier dans sa paume, et le jette vers son prisonnier. Il n’a pas dit mot depuis sa capture. Il se contente de la fixer du regard. Les coupures et hématomes qu’il a un peu partout au visage l’empêche de se donner un véritable air menaçant. La flamme de sa lanterne vacille lentement, et en voyant Ciro abandonner son duel de regard et se laisser porter par la fatigue, Klara décide qu’il est temps pour elle aussi de se reposer un instant, après avoir vérifier que les liens sont bien solides. Bercée par le léger courant d’air nocturne qui vient balayer la pièce, quelques longues inspirations lui suffisent pour gagner un demi-sommeil réparateur.

Un léger bruit, presque imperceptible, l’extirpe de ses songes. Par réflexe, ses yeux se portent vers le coin de la pièce ou se tient Ciro. Son regard croise le sien. Les liens gisent sur le sol, défaits. Dans sa main, un petit objet métallique dont la pointe, minuscule, reflète un instant la lumière de la Lune. Elle bondit, débarrassée de sa couverture d’un rapide mouvement de bras, vers le primé, l’écrasant contre le mur et, au passage, l’empêchant de parvenir à ses fins au dernier moment. Klara lui plaque la main armée contre le mur, et assène un coup de tête à son opposant pour le calmer. Ce qu’elle a prit pour une arme n’est en fait qu’une simple seringue de taille réduite. L’aiguille est brisée, et son contenant à moitié vide. La chasseuse tourne sa main vers elle. Malgré l’obscurité, elle parvient à déceler, au milieu de sa paume, une minuscule goûte de sang. En voyant l’expression d’horreur qui défigure Ciro, elle comprends que le contenu de la seringue ne lui était absolument pas dédié. Le dernier atout du scientifique, obnubilé par ses recherches, vient de se volatiliser devant ses yeux, entraînant avec lui son dernier espoir. La suite, il s’en doute. Il s’en doute tellement que la peur que cette pensée lui inspire lui donne une force suffisante pour repousser la chasseuse d’un coup de pied. Hébétée, Klara se contente d’observer sa main. Ses pupilles se dilatent, sa respiration ralentie. Tout autour d’elle s’évapore, la chambre, la Lune, le vent. Ne reste que sa respiration et les battements de son cœur, lourds. Ciro se relève tant bien que mal, et tente d’atteindre la porte. Ses pas sont saccadés, hésitants. Et terriblement bruyants. Le bruit des planches qui craquent sous le poids du primé résonnent dans le crâne de la chasseuse, se répercutent contre les parois de sa boite crânienne, avant de se muer en un sifflement assourdissant. Le crissement de la porte qui s’entre-ouvre fini de rendre le tout insupportable. D’un mouvement rapide, trop pour le primé, elle referme la porte du poing. Le bois se brise sous l’impact. De l’autre main, elle soulève l’homme par le col et l’envoie valser vers l’autre bout de la pièce, comme s’il n’était qu’une simple poupée de chiffon. Il s’écrase contre l’armoire, le souffle coupé.

Elle regarde ses mains à nouveau. Quelques ongles de sa main droite se sont retrouvés arrachés dans l’opération. Elle relève la tête. C’est lui le coupable. La chasseuse ne prête pas attention au fait que les extrémités de ses doigts repoussent, et ne s’arrêtent pas.

« A-Attends… »

Les vibrations de ses cordes vocales percent les tympans de la chasseuse comme des aiguilles chauffées à blanc. Elle porte ses mains jusqu’aux oreilles, crispée.

« Je… C’était pas… »

Son mal de tête empire, et elle sent son esprit fondre. Elle doit le faire taire. D’un bond, elle se propulse face à lui, et profite de son élan pour lui porter un coup latéral, en plein dans le bide. Lacéré, son abdomen laisse s’échapper quelques organes. Il pousse un dernier cri, étouffé par la main grise et rugueuse d’une chasseuse de prime plus tout à fait humaine. Les griffes se plantent dans ses joues, l’agrippent fermement. D’un simple mouvement brutal et rapide, Klara lui écrase le crâne contre le mur. Encore, et encore. Jusqu’à ce qu’il finisse, enfin, par se taire. La dernière étincelle de conscience qui anime Klara lui permet d’admirer son œuvre macabre, avant d’être à nouveau perturbée par un bruit sourd, en contre-bas.

Quelqu’un monte avec hâte. Son instinct, perturbé par le liquide injecté, ferme les dernières portes encore ouvertes de son esprit, parachevant ainsi son coup d’état pour prendre un contrôle quasi total. La jeune femme disparaît, se voile derrière un bouclier hideux prenant la forme d’une créature tout droit sortie d’une peinture horrifique. La Bête se rue vers le couloir, là où une lumière orangée lui brûle la rétine. Elle brise la barrière de bois qui la sépare du rez-de-chaussée, saute en contre-bas, puis s’extirpe de l’atmosphère pesante de l’auberge. Le vent lui hérisse le poil, les bruits environnants, même peu nombreux, font revenir les maux qui lui agitent le cerveau. Elle court. Vite. Bientôt, elle bondit vers le toit peu élevé d’une forge, puis passe par dessus la muraille de bois qui ceinture l’endroit. Elle doit partir, loin. Loin de tout. Loin des soldats, alertés par le son de cloche qui résonne derrière elle.

Les derniers vestiges de morale qui lui reste lui intiment de partir loin de la populace innocente.
Vers les montagnes.
http://www.onepiece-requiem.net/t17189-klara-eilharthttp://www.onepiece-requiem.net/t17441-klara-eilhart
Page 1 sur 1