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La Raftonnade [PV BLOO].

Alvis Hagersson
Alvis Hagersson


Feuille de personnage
Dorikis: 600
Popularité: 0
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Lun 11 Mai - 9:00



Que vous soyez blanc, noir ou neg'marron, il y'a une chose dont vous avez joyeusement entendue parler, et qui fait chaud aux cœurs de tout les mal embouchés qui porte le lacet blanc à leurs chaussures ; La ratonnade. Petits et grands, venez découvrir cette activité familiale, certes salissante, mais si satisfaisante également. Prenons les bases de cette superbe passion, qu'est la ratonnade. Alors, pour faire une bonne ratonnade, que faut-il comme ingrédients ? Il faut un groupe ethnique oppressé par le plus grand nombres -ici, les hommes poissons ndlr askip. Il faut quelques petits groupes d'hommes oppresseurs déterminé à oppressé  -ici des humains poussés par le vice. Et une île à la situation complexe et tendue qui nous donnerait toute la substance nécessaire à l'élaboration d'une bonne soupe de raton. Oui, comme tu peux l'imaginer lecteur, je titille ta curiosité culinaire.

Et si tu veux connaître mon nom, sache que je me nomme Alvis Hagersson. Et que la racaille, je m'en débarrasse.

Il y'a pas trente six moyens de se faire connaître, m'a dit un jour mon bon mentor, Mr Cook. La légende. Il parait qu'il vont faire un animé de ses aventures, par contre si tu veux tout savoir, je suis pas prévu au programme. Ils m'ont remplacé. Ehw. Cheh. Je suis plus le petit gamin hirsute et sauvage, couvert de tatouage et qui manie une batte cloutée. Non, non. Maintenant, je suis une version édulcorée du gamin mi aventurier, mi soumise, qui gambade joyeusement dans le prés pour jouer le faire valoir.

Si la "légende" savait à quel  point je devais me coltiner la moitié du taff à chaque fois, et que j'ai jamais chômé, peut être qu'on y verrait un semblant de crête, sur ce gamin. Mais non. On y voit quedal sinon un blondin fadasse, pas capable de branler autre chose que son zigouigoui. Qui sait aussi bien se servir de sa dextre, que moi d'une aiguille et d'un fil.

- Eh johnny, tu crois qu'on va les attendre encore longtemps ? ... Heeeeeeeiiiiiiiiiiiiinnnn .... Eeeeeeeh... jooooooooooohny....
murmura un des gars, blousons en cuir, botte de motard, et lunettes noirs malgré la nuit sur la tronche. Et là, on se demande si on est pas encore au summum de la beauferie, quand un des gars sors une barre à mine de cinquante huit centimètres -certains oseraient des blagues à insérez ici- mais non, il manque plus que l'enfant de douze ans embriguadé par les plus grands pour compléter le tableau.

Et le gamin de douze ans embrigadé c'est moi, Alvis Hagersson. Et il paraît que je fais mature pour mon âge tiens, doux euphémisme haha.

J'adore la situation dans laquelle m'a fourré ... Charlie. Eh ouai, avec un prénom pareil, pas étonnant que le type pique des crises existentielles tout les quatre matin, et m’envoie sur les roses tout les trente six du mois. Libre à moi de le suivre dans ces cas là, ou d'aller faire ma vie sur des petits contrats qui m'apporteront un jour gloire, richesse, et beaucoup de bibi.

Qu'est-ce que le bibi ? La question est surtout : Que n'est-il pas ? Le bibi, c'est la vie. Le bibi, c'est la bière, la baise, et le beau jeux à la belote des blues. Même que parfois on crie très vite "rebelote" et qu'on remet le couvert pour une nouvelle tournée. Pas étonnant qu'après des discours pareilles, on ne me choisisse pas pour aller taper de la poiscaille, sur Poiscaille. On prend un navire direction l'île des hommes poissons, qui infeste les fameuses mers du Wesh. C'est pas moi qui le dit, c'est le chef de la petite bande qui essaye de faire de moi un loubard.

Ce qu'ils savent pas c'est que jouer les loubards, c'est bon pour les p****.

On est en bande, j'ai même un bomber en cuir noir, sur mon torse glabre et nue. Par contre je porte toujours les tongs qu'on m'a offert à mon arrivé sur l'île d'Hinu. Enfin, que j'ai brillamment échangé contre mes bottes fourré, parce que vue la météo dans L'oued, il vaut mieux avoir les pieds à l'air. J'ai aussi mes lunettes de soleil Day-Ban, sur le nez, et un pantacour en jean bleu. Bref, comme d'hab, je suis plutôt bien assorti, et j'ai de quoi faire rêver la ménagère.

Sauf qu'on dirait que je n'ai que douze ans, et la ménagère rêve donc plus de m'enguirlandé parce que je picole déjà comme un trou, que de faire bringuebaler la tringle de mes pulsions naturelles.

On est six, pas un de plus. Le chiffre du diable n'est pas loin quand on arrive au 66 de la rue Jump Street, à un croisement entre trois avenues, artères principales pleines de vies le jour, mais qui se vidaient la nuit pour cause d'une délinquance déloyale. Elle était né sur place, qu'il disait, le plus vieux : Johnny. Vingt deux ans et pas un chicos en bouche. Il souriait jamais, mais il parait que ses dents, c'est de l'argent. Taillé en pointe. Et qui claque fort.

Soudain là, je vois un gars qui semble vouloir s'écarter de la scène, pour mieux prévenir quelques autres qu'on arrive. Il faut dire que selon le petit Malbury, un petit gars de Hinu tout calme mais qui porte à la ceinture un pétoire, ils viennent là tout les jeudis. C'est un bon jour le jeudi. Un bon jour pour la ratonnade, qu'il dit.

- Là, j'en vois un j'crois !
Que je balance en me précipitant vers ma cible. Sauf que les tongs c'est vraiment pas pratique pour courir, je me prend les pieds dans le plat, et je tombe à la renverse. Oui, c'est encore une métaphore culinaire mec, je sais. Je m'étale de tout mon long. Et je lève le nez pour admire les chaussures devant moi, qui sont rudement bien entretenue pour de la racaille de Poiscaille.
Bloo
Bloo
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Sam 16 Mai - 8:24

Poiscaille, l'île qui n'en finit pas de couler. Ironique étant donné le nom de ce morceau de terre, et pourtant le poids de la corruption et des inégalités y ait si fort qu'il entraîne ses habitants dans une longue et douloureuse agonis. Vivre à Poiscaille, c'est se condamner à finir par se laisser tenter par le projet de bidon-ville de cette ordure de Pordric Malsouin. Du moins, c'était, avant qu'il ne se fasse faucher en plein élan par le héros local, le désormais Commodore Tenko Sozen. Grâce à cet homme dont la loyauté envers la Marine et la justice se révélait sans faille, un des principaux maux rongeant l'île natale de notre protagoniste avait pu être soigné, traité. La corruption. Le Commandant ripou avait pu être envoyé à Ennies Lobby pour y recevoir son jugement et le gang de Malsouin s'était vu démantelé, ses membres mis aux arrêts, en fuite, ou tués durant les affrontements. Des années que cela durait, impactait sur la vie des honnêtes citoyens du coin. Avec de nouvelles têtes aux commandes, Bloo espérait désormais que les choses changeraient dans le bon sens.

Le Sergent Krokro Deel, alias Bloo, patrouillait d'ailleurs avec toujours autant de régularité sur l'île, bien conscient que la corruption n'était pas le seul fléau dont souffrait son île. Bien qu'il avait demandé récemment son transfert vers une autre garnison, pensant qu'il était temps pour lui de changer d'air, son professionnalisme et sa rigueur militaire le poussait à assumer ses fonctions jusqu'au bout ici. Ses escouades sillonnaient la ville par rotation, espérant mettre à mal une pratique devenue trop récurrente dans le coin, les agressions envers le peuple des hommes-poissons. Symptôme phare du racisme envers cette race qui avait beaucoup de mal à se faire accepter par l'humain, le nombre d'agressions ne cessait d'augmenter depuis des années. Il voulait que cela change, il voulait pouvoir y mettre un terme, ou au moins freiner la violence et la récurrence de ses actes. Aujourd'hui, on ne peut plus mettre le nez dehors en pleine nuit sans risquer de se faire savater la tronche quand on est un homme-poisson. La faute à cette bande de pseudos gangsters qui a fait de la ratonnade, sa spécialité.

Johnny Calach et sa bande, les Chicaneurs comme ils se font appeler. Une bande de jeunes délinquants qui ont pas réussi à s'intégrer, qu'on raconte. Le système a pas voulu d'eux, alors ils ont chicané le système. Problème, Bloo s'est mis en tête de régler le cas Johnny Calach avant de quitter Poiscaille, et il est plutôt borné quand il s'y met. Patrouille nocturne, les meilleurs selon lui. A la fraîche, dans le calme, le gros de l'agitation dormant depuis quelques heures déjà, il avance entouré d'une dizaine d'hommes à lui.  Ils feintent le simple contrôle de zone, la simple patrouille de sécurité, et en profitent pour ouvrir l’œil à la recherche de types correspondant à la description des Chicaneurs. Jeune, blouson en cuir noir, lunettes, jean, bottes en cuir, et un regard qui vous dit nique la marine. Soixante-six rue Jump Street, un jeudi soir. C'est bien connu que les hommes-poissons aiment se rassembler ici le jeudi, c'est le jour de la Moru. Jour de manifestation établi pour lutter contre la pêche, le massacre et le commerce abusifs de leur espèce. 'Paraît que c'est une tendance locale, que les caillés du coin ont trop pris la confiance.

Ils se rassemblent dans cette rue, pour manifester passivement, parce qu'ils savent que la violence c'est un truc de sourds qui mènent à rien à part lancer une escalade de cette même violence. Bloo ne peut pas leur donner tort, sous ses allures de grosses brutes prête à découper le moindre malfrat, il n'est en réalité pas tant que ça porté sur la violence. Mais il se tient toujours prêt à se battre, car s'il n'aime pas cogner bêtement dans le tas, il n'est pas stupide au point de tendre la joue. « On se disperse messieurs, on va tenir la zone un petit moment. Des groupes de trois, on ouvre l’œil. » Ils connaissent les instructions en cas de rencontre avec un Chicaneur, le Sergent lui continuera son petit bout de chemin en solitaire. Ce n'est pas la première manifestation organisée, ni la première à être interrompue par des troubles-fêtes, aussi depuis, les pescales ont pris leurs précautions. Des guetteurs, positionnés aux angles de rues alentour à la soixante-sixième, dont le rôles est de prévenir du danger afin d'éviter d'autres passages à tabac gratuit pour ces pauvres gens.

Deel en remarque un qui l'observe dans la pénombre, mais préfère agir comme si de rien était. Il sait sa présence tolérée dans les lieux, rassurante même. Ils n'ont bien sûr pas une foi aveugle en la marine, la réputation de cette dernière ayant été entachée si salement qu'il faudra un certain temps avant que l'opinion leur soit réellement favorable. Ils savent cependant ce qu'est Bloo, quel genre d'homme il est, quelle importance il accorde à tout cela. Il continue sereinement sa patrouille, tombe sur un gamin qui file à toute enjambées vers un objectif qu'il ne discerne pas de sa position, le mioche finissant par se rétamer, provocant un sourire moqueur chez le Sous-Officier. Il y a des situations comme une personne qui se boite la gueule devant lui qui ne le laisseront jamais de marbre, dont le premier réflexe chez lui sera toujours de se fendre la fiole. Pas cruel pour autant, gardant bon fond, il s'arrête tout de même pour observer si le chiard va se relever, si ce n'est pas trop grave, auquel cas il se rapprochera pour lui venir en aide.
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Alvis Hagersson
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Sam 16 Mai - 15:55



Dans la vie, quand il faut régler un soucis quelconque, il y'a deux écoles : L'école du bénéfice de doute, et l'école de "je frappe avant de poser des question". Visiblement, Johnny fait partie de la deuxième catégorie de personne qui peuplent notre monde. En effet, a peine ais-je le temps de me relever de ma petite chute, égratigné salement au genoux par un petit cailloux, que les malotrus se jettent dans la bataille sans crier gare. Ils portent tous à la ceinture quelque chose conçu pour faire mal, qui a un couteau, qui a un sabre, qui a une batte, qui a une pétoire.

Merde, j'ai l'impression que mes objectifs personnels, et le sans faute qui me tenait tant à coeur, s'éloignent sans demander leur reste. J'enlève les tongs en le maudissant de tous les noms, et je me précipite à la suite des salopard nationaliste de West Blue.

La panique gagne déjà l'assemblée, par vraiment des combattants mais des hommes, femmes et enfants de tous bords simplement là pour fêter le bonheur d'être ensemble. Je comprends pas grand chose à ce monde, mais la tradition, la religion et la culture sont les trois fondements de mon être. Je sais pas comment je réagirai si on m'attaquait simplement pour vouloir les respecter un soir de la semaine. Peut être que je me mettrai en colère, tout rouge. Autre temps, autres lieux, autre moeurs. On m'a élevé dans la glorification de la force brute, et du courage face à la mort. Peut être que c'est ce simple fait qui change tout entre eux et moi ; La mort.

Elle semble leur courir après comme Johny qui tient un sabre aiguisé et rit comme un démon, un dément, ce genre de personne qu'il faut arrêter, avant qu'elle ne t'arrête. Parce que je rêve pas, si le petit Calach savait pour mes accointances avec la loi et l'ordre, il n'hésiterait pas à me planterait son sabre dans le dos, sans une once de pitié ni de regret dans le regard. Pourtant je vous jure, j'ai été la pire des raclures. J'ai volé, tué, pillé, violé, kidnappé. J'ai fais des choses dont le poids pèse sur ma conscience, si tant est que j'en possède une, et alourdit le poids de mes étrons du matin.

Moi, la culpabilité, j'la bouffe.
Et les cailleras, je les débarrasse d'notre monde.

Quand on a fait plié des royaumes et des pays, des îles et des gouverneurs, simplement avec le nom de famille que l'on porte, ou la puissance de son armada, il faut dire que cette chasse à l'homme poisson semble bien désuète, et bien importune.

C'est pas compliqué, et ça risque de pas le devenir. Je souhaite juste que mon karma remonte un peu, et qu'avec un peu de chance je puisse être amener à revancher contre Mommy. Mon souhait le plus cher serait de lui enfoncer ma batte cloutée profondément dans le c...râne, et d'en faire la mère de l'année, pour changer, en lui ouvrant suffisamment pour y faire passer un navire de guerre. Il paraît que dans l'éducation, c'est l'ouverture d'esprit qui fait tout. Il paraît qu'il faut comprendre, pour accepter, aimer et pardonner son enfant. J'espère que celle là, elle l'emportera pas au paradis.

Mais je digresse.

Des gars armés se présentent devant Johnny et ses hommes. Je peux pas encore montrer mon jeu carte sur table, alors j'assomme celui qui vient tenailler par derrière le chef du gang. Il me remercie d'une claque sur l'épaule assez forte pour assommer un cheval, et continue son oeuvre de mort sur les agents de la Marine, avec une grâce qui ne laisse pas présager de sa connerie. Le mec à un vrai don avec les armes, il en existe et il sont nombreux dans son cas, à ne plus se sentir pisser une fois un bout de métal entre les doigts. Moi j'dis que rien ne vaut le frisson de briser une nuque à mains nues, ou bien de mettre une gifle si monumentale qu'elle vous décroche les zygomatiques et vous le enverrait vers d'autres cieux.

Mais mettez moi une lame entre les mains, et j'fais un carnage, je te troue ça comme du fromage. En parlant fromage, saviez vous que plus y'a de fromage moi y'a de trous, et plus y'a de trous, moins y'a de fromage ?

Je vous laisse imaginer le chaos dans lequel est plongée le 21 Jump Street, quand les derniers hommes de Bloo ne tombent sous les coups de mes camarades, qui semblent plus déterminés que jamais à casser du tocards, et de l'homme poisson.

- Eh Johnny, tu crois pas qu'on devrait bouger maintenant que la maison poulaga est là ?!
Que je lui fais à la volée, tandis qu'il s’ésclaffe en voyant fuir le petit attroupement très loin du carrefour.
- C'est maintenant que ça devient marrant Alvis, et tu veux te barrer ?!Allez les gars on les suit et on me les massacre ! Qu'il fait en levant son sabre bien haut, comme un foutu colonel d'élite de la brigade des enculés de fachos.
Bloo
Bloo
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Ven 22 Mai - 12:10

Le mioche semblait aller bien, une petite blessure au genou tout au plus, mais rien de cassé nécessitant son intervention. Bloo s'apprêtait à poursuivre sa ronde lorsqu'une bande de dégénérés armés pour la guerre se jetèrent après le gamin, comme un troupeau de clébards se jetant à l'assaut d'un sanglier, déterminés à le chiquer au cou. La scène figea le marine sur place, qui observa l'attroupement fondre en direction de la manifestation dans le but évident de tout retourner, et de faire un massacre. « Les raclures ! » Qu'il lâche entre ses dents serrées, énervé par un comportement aussi lâche. S'en prendre à de pauvres innocents qui luttent pacifiquement contre une cause qui leur tient à cœur, était un acte d'une lâcheté sans nom à ses yeux. Il n'avait pas besoin de savoir qui étaient ces fumiers, seulement il chercha un instant du regard le meneur de la bande, Johnny Calach. Nul doute qu'en lui tailladant le torse avant de le foutre au trou, ses petits copains délinquants se calmeraient d'eux-mêmes, et les Chicaneurs ne seraient plus qu'un mauvais souvenir.

Il le repère juste au moment où ses hommes commencent à rappliquer sur les lieux, allant à l'encontre du gang pour tenter de les interpeller. Le chaos s'installe bien vite, les Chicaneurs font pas dans la dentelle, molestant tout ce qui leur passe sous la main et qui ne porte pas de blouson en cuir. Abandonnant l'idée d’identifier le meneur au profit du sauvetage de ses subordonnés, le Sergent Deel se jette à son tour dans la mêlée, dégainant ses sabres et rentrant dans le tas comme un taureau fait irruption dans l’arène. « Impardonnable. » Qu'il murmure de sa voix rauque alors qu'il tranche la première racaille d'une frappe à la diagonale, le sang giclant de la plaie ouverte et son adversaire s'écroulant dans un râle de douleur. Il bloque la batte garnie de clous menaçant de lui faire sauter les chicots d'une double parade de ses katanas, et riposte d'un coup de semelle sur le torse pour renvoyer son agresseur en arrière. « Ne les laissez pas prendre le dessus ! », qu'il beugle entre deux coups d'épées, esquivant de justesse la pointe d'un poignard cherchant ses côtes.

Un cri du cœur lui échappe alors qu'il sent très clairement le rapport de force penché en leur défaveur, l'ordre censé les motiver ne fait pas réellement effet. Si le Sergent Bloo est apprécié et respecté de ses hommes, son attitude jugée bien souvent trop passive et sa manière désinvolte de commander n'en font pas un leader d'exception capable d'embraser les volontés en pleine bataille. Ses capacités martiales ne sont pas à remettre en cause, on est heureux de l'avoir à ses côtés au combat, mais en dehors il est plutôt du genre à aller pioncer ou s'entraîner dans son coin que d'accomplir ses fonctions de Sergent. Ce qui inévitablement se traduit sur le terrain par cette scène, où ses hommes se font dérouiller sous ses yeux sans qu'il puisse changer la donne. Il esquive un coup de machette en abaissant le haut de sa silhouette, fléchissant les genoux, puis riposte en tranchant les jambes de son opposant en utilisant ses lames comme une paire de ciseaux. Le gars s'effondre à ses pieds tandis que la débâcle prend forme, les hommes-poissons prenant la fuite pour sauver leur peau.

Le premier reflex égoïste de Bloo fut de se jeter à leur poursuite, surtout maintenant qu'il avait repéré Calach qui alpaguait les troupes comme un colonel digne de ce nom. Le contraste entre les deux meneurs était saisissant, et pourtant le sabreur était bien le justicier dans cette histoire. Dévoré par l'envie de leur coller au train et les arrêter, il n'en fit rien, son regard venait de balayer la zone et son cerveau de constater qu'il était le seul de son unité encore debout, ou du moins en état de poursuivre l'affrontement. Il ne pouvait dès lors pas partir sans même un regard pour eux. « Dobs, tu prends les commandes. Avec ceux qui le peuvent, rassembles les blessés en un nid et va chercher des secours ainsi que des renforts. Et occupez-vous des prisonniers. » Le Caporal lui manifesta le reçu des ordres et le sabreur s'élança dans la direction prise par Johnny et ses hommes. Il avait pris un peu de retard, mais suivre les traces des gangsters ne serait pas bien difficile tant ils s'amusaient à tout retourner sur leur passage. Le genre de petites frappes qui compensent leur manque d'attention en dégradant tout ce qu'il est possible de ruiner.

Il y a aussi une question qui lui traverse l'esprit depuis le début, le rôle du mioche dans toute cette affaire. Le petit semblait être un complice de la bande, ce qui en faisait un hors la loi également. Seulement devoir ruiner l'avenir d'un gamin de cet âge parce qu'il s'est laisser engrainer par les mauvaises personnes, cette perspective lui laissait un goût amer en bouche. Il devait le retrouver et avoir une discussion avec s'il en avait l'occasion. Avec un peu de chance, il lui mettrait la main dessus pendant qu'il se tiendrait à l'écart des autres, comme tout à l'heure. Il perçu du bruit sur sa gauche, au niveau d'un espace vert plongé dans la pénombre, certains des poissons n'étaient pas allé bien loin avant de se faire rattraper et passer à tabac. Tête brûlée et impulsif, il ne cherche pas à comprendre bien longtemps et fonce une nouvelle fois dans le tas. Quand un civil est en danger, le temps de la réflexion n'est plus. Profitant qu'ils soient trop concentré sur maraver les pauvres gens au sol pour remarquer son arrivée, il charge le premier et l'envoie bouler en avant d'une frappe de l'épaule.

Le second voit son genou se faire transpercer par l'acier de son sabre ce qui a pour effet de l'immobiliser le temps qu'il reporte son attention sur le premier.
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Alvis Hagersson
Alvis Hagersson


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Mar 26 Mai - 13:40


Johnny Calach. Si l'on regarde dans son passé, il y'a sûrement, assurément, certainement, quelque chose qui justifie toute la rage qu'il déverse actuellement, maintenant, tout de suite. Les pauvres hommes poissons s'enfuient comme des fourmis devant une averse, planquant leur abattis derrière leur grand battoir. Marrant de voir que des être humanoïdes, plus fort et plus courageux que n'importe lequel des petits connards qui me suivent, peuvent choisir la fuite face à des énergumènes comme les Chicaneurs.

Après j'peux comprendre, je suis vachement impressionnant du haut de mon mètre quarante et de mes douze ans d'apparence.

J'ai l'habitude que l'on m'ignore, que l'on me prenne pour le dindon de la farce. Depuis que j'ai changé d'apparence pour devenir un chiard aux dents de laits, la méprise m'arrive souvent. Je commence à m'y faire, et à me dire que je peux user de ce défaut, pour en faire un avantage, une force dont personne ne doutera plus dans les histoires que l'on contera sur moi. Et j'ai pas envie qu'on dise que je suis resté les mains dans les poches tandis que tout une population se faisait oppresser. J'ai pas envie qu'on me prenne pour ce genre de héro. Même si j'ai pas la gueule de l'emploi, j'en suis un. L'histoire que je vous raconte, sans vouloir être égocentrique, ne concerne que moi, Alvis Hagersson.

C'est là qu'entre en scène un type à l'allure martiale, se tenant droit comme un i, ses bottes bien cirées et son sabre parfaitement aiguisé. Il virevolte et emporte l'un des nôtres comme s'il était un fétu de paille dans le vent du nord.

Il balaye un deuxième homme, et Johnny fait la gueule. Il commence à douter, il aime pas ça. Il veut pas perdre la face, surtout contre un représentant de la loi. Alors Johnny fait ce que tout bon malfrat à l'habitude de faire quand il se retrouve dos au mur : Il innove, et il devient encore plus dangereux. Jamais compris l'idée de la marine ; Faire peur à un type, c'est le meilleur moyen pour le voir déconner, et devenir aussi dangereux qu'un animal blessé. Les chasseurs, les racailles, les autorités ; Même combat. Tous des cons. Je leur en filerait pour leur grade si on me laissait le temps, et surtout l'opportunité. Personnellement je préfère largement continuer mon petit chemin comme si de rien n'était, récupérer mon corps, ma puissance et mon équipage. Une fois ceci fait, je montrerai ce qu'un peu de jugeote, d'ambition et de violence peut faire à notre monde.

Il m’envoie au casse pipe en me pousse sur le nouveau protagoniste. Je fais un roulé boulé, je lâche mes tatane et attrape la batte cloutée qui traîne par terre. Je suis prêt à briller. Pas le choix que de combattre, sinon être jugé par des types qui me connaissent pas, et ne savent rien si ce n'est ce qu'on veut bien leur dire.

- T'es entrain de gâcher des semaines de boulot, mec, lâche l'affaire et laisse faire ceux qui savent ! Que je fais en portant un coup de batte dans le genou de mon adversaire. Il recule vivement et me regarde avec un air incompréhension. Sûrement qu'il se demande ce qu'un enfant fout là, si je suis pas le petit frère, ou le cousin d'un type dangereux. Sûrement qu'il se demande s'il peut se servir de moi pour arriver à ses fins, ou que je suis le maillon faible du groupe.

Personnellement ça fait longtemps que j'ai vu rouge et que j'arrête de réfléchir. Il n'y a plus qu'une chose qui compte depuis que le signal à été lancé, depuis que la clameur du combat à pénétré mes synapses : Tout détruire et voir après. J'en ai marre de penser. J'en ai marre d'être raisonnable. J'ai envie de tout casser. J'suis sûr que quelque chose se trimbale dans ma tête, et me rend aussi hargneux. Sûrement que mon sang charie une tare congénitale, qui fait de la violence la seule réponse concrète que je sois capable de donner en voyant les bleus se mêler de mon histoire.

Mon
histoire. Pas la vôtre. Tu t'appelles Alvis Hagersson toi ?
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