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Le message d'Oz, Pleine mer de West Blue.

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L'esprit du Hasard

♦ Équipage : Les saigneurs des Mers

Feuille de personnage
Dorikis: 735
Popularité: -10
Intégrité: -7

Dim 18 Sep 2011 - 13:34

RRRRRRRRrrrRRRR

Les fonds marins de West Blue résonnaient d’un râle puissant, il était rare qu’un étranger y séjourne plus de deux journées. Surtout sans se faire becter la face ou suffoquer par le manque d’oxygène, celui-ci dormait à gorge déployée bercé par la danse des algues qui s’accrochaient à ses dessous de bras. Qu’il est bon d’étaler ses 90 tonnes dans les bas-fonds sociétaires, les rebus des océans ne naviguent pas tous à la surface, certains vivent à la coule. Notre bon vieux Wotan régnait en maître sur des lieux à la ronde, sa barbe aussi fine qu’une nageoire de sirène fendait les tourbillons qui naissaient de ses narines d’où l’air s’évacuait paisiblement.

Sur le dessus, c’était tout autre chose. Une activité terrible baignait le pont du bâtiment Marine, les représentants de l’ordre gouvernemental s’activaient pour border la grande voile et se préparer à empanner. Le navire avait tracé sa voie d’une traite, suivant le plan de route et fuyant les alignements obstrués par les récifs, cette mer des Blues était parfaitement cartographiée. Les meilleurs équipages étaient capables de traverser West en moins de deux journées de navigations. Toujours est-il qu’à bord, la bôme était passée à bâbord et les haubans cognaient à mesure que le vent forçait. Il fallait mâter du pirate et autant dire que l’entrain général palier la fatigue, temps radieux pour couronner la cerise sur la mouette.

Mais il n’est peut être pas très intéressant de nous attarder sur les personnages tertiaires de cette romance du quotidien, en effet, les protagonistes principaux sont Oz et ses cinquante-quatre crustacés. Brusquement réveillé par Jouille, un oursin noir nichant dans le creux de son aisselle droite, le Wotan se frotta ses gros yeux engourdis par le marchand de sel.

« Tu ne trouves pas le sommeil Jouille ???? HUM ???? »

Levant le bras pour observer la petite boule de piques, un semblant de « chuuut » naissait entre ses lèvres. En effet, la plainte du mollusque à pointes avait créé une réaction en chaîne de réveils des mollusques squattant la membrane épidermique de notre gros ami. En quelques instants, la cacophonie de crustacés résonnait dans la caboche de fruits de mers de Reef comme un concert de carpes muettes dans une baignoire. La nounou submergée par ses nourrissons porta ses paluches à sa tête, il n’était décidemment pas du matin.

« Les amis, il ne faut pas pleurer, ca fait mal au crâne !!!! HAN !!!! »

Mais rien n’y faisait, Jouille avait mis le feu aux poudres et toute la team des crevettes faisait monter la mayonnaise dans le pot de Reef. Moule sur le gâteau, une tache sombre se mouvait à la surface marine, ce qui faillit échapper à notre bon géant. Faisant place nette des engueulades, il se redressa, un rictus de haine figé sur sa trogne. Son pied partit vers les hauteurs, la masse d’eau déplacée par la grosse patte prit de l’ascendance. Tout était en place pour créer une déferlante massive sur le bâtiment ciblé, mais ceci n’était pas sans compter la « saucisse ».

Alors que notre géant venait de finir son mouvement, Jouille l’oursin glissa plus profondément sous l’énorme aisselle ozienne. La petite boule de piques faisait la moue et s’en crier gare, il mit son hôte en fâcheuse posture.

« Shiiiiii shiiii ?!?! HOM ?!?! »

La face au demeurant neutre de Reef passa en un rictus éclair à une expression de joie nerveuse, il lâcha son air mauvais pour rire franchement des chatouilles involontaires de son camarade. L’élan de son attaque l’emmena à l’horizontale et le Wotan fit vibrer les flots de ses 900 tonnes.

A la surface, c’était la panique à bord. Une vague était surgit des flots sans crier gare, les matelots lâchèrent les bouts et le foc passa de bâbord à tribord, facilitant un empannage de fortune. La vague fit passer une trentaine de marines par-dessus le bastingage, la manœuvre permit de sauver le bâtiment qui profita de l’élan donné par la déferlante pour s’éloigner de la « zone à vagues mystérieuses ». A peine la décision prise de mettre une chaloupe à la mer pour repêcher les hommes que la répercussion de la chute se fit sentir. La carcasse d’Oz était l’épicentre d’un petit tsunami dont l’équipage Marine se serait bien passé. Les hommes à la mer prirent un sacré ascendant sur le royaume des flots, perchés à la tête de la vague sismique, si bien que la totalité s’écrasa dans un craquement sinistre sur le pont du bateau avant qu’il ne soit avalé par le mur aqueux. Lorsque le navire réapparut, il n’était plus que l’épave de lui-même, remarquez c’est plutôt normal, il ne va pas être l’épave d’un autre, mais la figure de style retranscrit bien l’état du bâtiment. Les voiles étaient pour la plupart aussi trouées que le premier caleçon d’Oz Reef Jr après son premier repas épicé, les haubans brisés, le gouvernail fendu et les hommes pour la moitié terrassés. La vigie y passa aussi, entrainé par la chute du grand mât arraché par la force des flots. C’est dangereux West-Blue en fin de comptes.

Notre bon vieux Wotan quant à lui était sur la bosse, les pattes en l’air et le regard perdu vers les débris qui coulaient dans les abysses de la mer. Il tenta une pirouette arrière un peu balourde pour se remettre d’aplomb quant il aperçu, pour l’une des premières fois, le dessous de son pied droit. Une série de marques blanches formaient une sorte de dessin géants dont il n’en reconnaissait qu’un : Oz Junior, le daron.


Stoppé dans le milieu de sa pirouette, le géant était un cas unique de clownerie marine, il tenait son gros orteil dans une de ses mains et son talon dans la seconde.

« Peach Star !! C’est un message de Papa ???? HUM ???? »

« Quoi Prince Star ?! Vous le saviez depuis toujours ???? HUM ???? »

Durcissant son regard envers les sigles marqués au fer sur le plat de son pied, il marmonnait dans sa nageoire barbue. Après un long temps de réflexion, il lâcha son panard et lança un regard vers les deux étoiles de mers.

« Je sais pas lire …. HEM …. »

Tout en replaçant la grosse ancre à sa ceinture, il se met en tailleur et ferma les yeux. Il voyait le visage de son père l’accompagnant à la chasse aux monstres, menant ses hommes ou encore sourire à sa mère. Reef lâcha un râle lugubre, il s’était écarté de la voie tracée par son père durant ces cinquante années de vengeances. Aujourd’hui, son gros papa lui envoyait un message et bouleversait son quotidien. Lâchant un dernier regard vers l’étoile orange nichée sur son bras droit, il acquiesça de la bosse frontale.

« Oui, tu as raison Peach Star, il est temps de suivre la route de papa !!!! HAN !!!! »

Il se releva de ses quarante mètres et entama une marche pensive parmi ses souvenirs et les coraux.

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Savane au chocolat

♦ Localisation : East Blue
♦ Équipage : Les Ombres du Chaos

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Sam 8 Oct 2011 - 21:36

Voilà déjà plusieurs jours que notre pirate favori sillonnait la mer de West Blue sur un petit rafiot qu'il avait dérober assez facilement à un vieux loup de mer bien trop âgé pour ces conneries là. C'est donc après avoir subit la colère d'un des 7 puissant capitaine corsaire qu'Attila naviguait sur une vieille barque abîmé vers sa nouvelle destination qui était encore inconnu à ce jour d'ailleurs.
Il ramait donc sans cesse ni relâche sans rien avoir avalé depuis plusieurs jours. Autant vous dire qu'il avait vu de meilleur jour, et que son sourire éternel ne l'était plus depuis quelques heures.
Le pire dans tout ça c'est qu'il n'en voyait pas le bout, il n'avait pas vu un seul navire en trois jours et trois nuits. Seulement les voles harcelant des vautours planer dans le ciel attendant patiemment qu'il passe de vie à trépas. Sa seule envie était de les prendre un par un et de tordre avec violence leurs longs cou de charogne.

Son regard ne quittait pas les cieux et le soleil perçant qui réchauffait son cœur de brute. Voilà quelque temps maintenant qu'il n'avait pas fait un brin d'honnête piraterie mais le plus inquiétant et qu'il n'avait rien eu à faire cramer durant son séjour, même par un vulgaire petit poiscaille. La vie était parfois dur pour les forbans, surtout pour ceux qui son seul...
C'est alors qu'il croisa la route d'un énorme monstre des mers. Celui-ci était si grand il met impossible de vous le décrire parfaitement. On aurait dit un espèce de requin blanc gigantesque doté d'une rangé de dent affilé comme des lames de rasoirs. En réalité ce mastodonte aquatique avait surgit de nul par et engloutit Attila comme s'il avait gobé une vulgaire crevette.
C'est ainsi qu'il quitta un monde de lumière pour un endroit lugubre et atrocement sombre. Celui-ci ferma les yeux par réflexe et quand il les rouvrit il se retrouva dans un noir complet.

Il se releva en se demandant s'il était mort mais très vite il se rendit compte qu'il ne l'était pas. Puisque quand il alluma son briquet pour éclairer ce qui semblait être une véritable grotte il put y voir les restes de son embarcation en lambeaux. Puis soudain une odeur pestilentielle venu agresser ses narines. Il n'y avait pas l'ombre d'un doute c'était belle et bien l'estomac d'un monstre marin. Par chance celui-ci avait une mâchoire tellement grande qu'il goba vivant notre bon vieux pyroman.
Cette fois il avait touché le bout, s'en était fini du pirate au sourire moqueur. Il n'y avait rien à faire. Attila qui était affamé finit finalement dans le ventre d'une créature sous-marine, quel triste fin pour un homme de son envergure. Mais quitte à y laisser la vie il décida de visiter l'intérieur du monstre histoire de finir en botter.

Il ne fut pas déçut c'était un endroit digne d'être... brûlé vif. C'était la seul envie qui traversait la moindre de ses cellules. Plus il avançais et plus l'odeur était intense. Au fur à et mesure il trouvait sur son chemin des morceaux de chairs en décompositions des squelettes broyés. D'ailleurs en y regardant de plus près, Attila trouvait toute sorte de bric à brac invraisemblable dans cet énorme mastodonte des mers. Puis soudain il fut attiré parce qui semblait être un petit coffre en bois orné de ferraille. Tout indiquait qu'il s'agissait d'un trésor.
Se dernier était fermé à clé mais un peu plus loin il vit le corps d'un squelette où siégeait une clé autour du coup du défunt pirate. Il arracha le collier du macchaber puis s'empressa de l'ouvrir. A sa grande surprise il tomba sur un drôle de fruit, son intérêt soudain pour se coffre venait de disparaître à la simple vue de cette aliment bizarroïde. Attila ne connaissait que très peu l'histoire des fruits du démons. Mais en voyant se fruit il fit le rapprochement au bout d'un certain temps.

En y repensant il allait mourir de faim s'il ne mangeait pas très vite. Mais d'un autre côté, si les dires sur ces fruits maudits des eaux ne lui permettait plus de nager, il n'aurait aucune chance de s'en sortir... seulement cette source n'était pas totalement sûr. Au bout d'un certains temps il céda et pria pour qu'un désastre pareille n'arrive pas, il se dit qu'il n'y avait pas beaucoup de chance pour qu'il trouve un fruit du démon dans le corps d'un monstre marin. Il le mangea donc sauvagement. Il fini par craché les bouchés qui suivirent étant donné le gout amer de ce fruit. Après quoi il sentit une drôle de sensation dans son corps, comme si ce dernier devenait de plus en plus lourd puis s'étala légèrement au sol.


"Merde qu'est-ce qui m'arrive?"
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L'esprit du Hasard

♦ Équipage : Les saigneurs des Mers

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Mer 19 Oct 2011 - 0:28

Les larges panards d’Oz se frayaient un chemin parmi la forêt d’algues géantes, notre Wotan marchait depuis une longue heure. Ses pensées étaient terriblement confuses, la vision de son père l’accompagnant à la chasse s’entrechoquait avec celle qu’il s’était figuré de sa mort. Mais maintenant, il était sur ses traces et cela même si la seule piste qu’il avait résidait dans la plante de son pied. Il lui fallait de l’aide pour lire les messages, autant dire que ce n’était pas gagné vu le palmarès de connaissances de notre ami. Zéro plus zéro égale la tête à tot’Oz.

Les algues verdâtres qui composaient les fonds marins ne permettaient pas une vision large pour quiconque s’y aventurait, poussant de ses paluches les liens marins, il avançait lentement. Soudain, il lorgna sous son bras gauche, plus exactement entre le coude et l’aisselle.

« Ils sont de ta famille Alguos ???? HUM ???? »

Alguos était l’algue qui s’était développée sous le bras gauche de Reef, elle s’y était implantée pour sa quinzième année d’errance après la mort de sa mère. L’algue était du genre à attirer la poisse à son hôte. Bien qu’il soit évident qu’une herbe marine ne puisse pas parler, mais nous ne rappellerons jamais assez que notre héros est de ceux à avoir une grosse voix intérieure.

Sa esprit commençait à lui tourner les idées, il était peut être temps de penser à reprendre sa respiration. Un Wotan de quarante mètres tient en moyenne, pour le coup la moyenne ne se base que sur Oz, deux journées pleines sous l’eau. Cela faisait maintenant, deux jours et demi qu’il n’était pas remonté à la surface, mais les événements récents lui avaient fait oublier la plupart des règles élémentaires.

Le Récif leva sa tête pour tenter d’apercevoir les reflets du soleil sur la surface marine, la danse des algues tentait de lui barrer sa vision. D’un coup de pied au sol, il décolla en un mouvement de brasse, les algues ne s’écartèrent pas à son passage. Impétueuses, elles se lièrent autour de ses chevilles, le stoppant net.

« Ils semblent vouloir nous retenir pour un repas de famille ?!?! HOM ?!?! »

L’oxygène que le Wotan avait en réserve ne suffirait pas pour d’éternelles retrouvailles familiales. Surtout que les anecdotes d’algues, Oz n’en avait pas légion.

C’est alors qu’un invité inattendu décida de prendre part au repas, mais il serait le principal gourmet de la table.


« Lui, il est pas de la famille !!!!HAN !!!! »

Un Dragon-requin des mers, une belle saloperie digne des eaux de Grand Line, vorace et rapide. Le monstre fila en deux coups de queue en direction de Reef, histoire de se taper l’apéro. Oz décocha un coup de poing qui manqua largement la gueule de l’ennemi, un coup de chicot lacéra le bide du Wotan et le sang se mêla instantanément au sel marin. Serrant les dents dans un rictus grommelant, Oz battait des bras pour tourner sur lui-même afin de suivre les mouvements du convive affamé. Nouvel assaut, cette foi-ci c’est les deux bras de Reef qui partirent pour stopper le monstre à la gueule dentée.

Le choc fut terrible, les grosses mains d’Oz maintenaient la mâchoire ouverte, le dragon se tortilla autour du cou de l’Apéricube bleu. Il serrait avec force sous la barbe d’écailles, le géant commençait à voir de plus en plus de tâches noires. Ne pouvant plus nager, les chevilles toujours entravées et les bras occupés avec une mâchoire monstrueuse, il retombait progressivement parmi la forêt d’algues. Il était dans une fâcheuse situation, phrase inutile mais cela rajoute une dose de « oh le pauvre ».

Dans un râle gargantuesque, il ouvrit bien grand sa bouche et croqua à pleines dents dans la chair de la bête. Un hurlement bestiale fit réponse à son attaque, le monstre lâcha une fraction de secondes sa pression, ce qui suffit à Jr pour lui décocher une droite Ozienne.

Le monstre valsa dans les algues et s’y coinça tout comme son adversaire, Reef posa un genou dans la vase, il suffoquait et ce n’était plus qu’une question de secondes avant que le repas de famille ne tourne au vinaigre de crevettes.

MILLE NŒUDS !!!!HAN !!!!

Dans un ultime mouvement de brasses puissant, le Wotan se propulsa tête la première vers la surface. Il y avait soixante mètres tout au plus, une vingtaine de plus qu’Oz, les entraves s’arrachèrent aussi sec, c'est peu dire vu l'humidité, tout comme celles du monstre.

AAAAAAEUUUUUUUUF !

Une lampée d’air vaut bien tous les alcools qui bourrent la tronche des hommes. Reef était enfin hors de la ligne de flottaison, le soleil martelait son crâne bosselé, le vent rafraichissait son épiderme et les jacassements des mouettes raisonnaient dans sa caboche. Il y a pas à dire, la vie en surface est terriblement différente pour…

SPLOUUUF

« ?!?! HOM ?!?! »

La salope des profondeurs venait d’attraper son talon, il n’en démordait pas. Il devait être enclin à une sorte de bouleversement interne pour être si agressif, genre des menstruations ou autre chose du genre que les monstres nous cachent.

S’il voulait se fritter pour de bon, il en serait autrement maintenant que l’oxygène regonflait l’organisme du véritable monstre de la scène : Oz Reef Jr.

Sa grosse main attrapa la barre de l’ancre de quatre tonnes qui bordait son ceinturon, de ses deux mains il l’amena au-dessus de sa bosse frontale. Le dragon-requin allait ravaler ses chicots de nippons.

AU MOUILLAGE !!!!HAN !!!!

Un bon coup sur le crâne, ça calme.




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