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 Amélioration du Léviathan ; Installation de la machine à vapeur !
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Sam 3 Mar 2012 - 11:39


    Genzo Ibuki, savant en chef du Léviathan, 12 dorikis, QI de génie.

    • Professeur, vous ne partez donc pas à la réunion ?

    • Non. J’ai trop à faire ici. Le capitaine saura excuser mon absence.

    Genzo le savait. Cette réunion ne concernait que les hommes de main du colonel Fenyang. Les scientifiques n’étaient pas vraiment concernés par cette affaire, surtout qu’il devinait bien que le capitaine allait revenir sur leur minime victoire contre les hommes poissons. Personnellement, le scientifique en chef du Léviathan n’avait pas vraiment suivi le combat. Il avait été plus occupé à réparer certaines choses dans le navire qu’à s’émerveiller devant les montagnes de Red Line qu’il eut le loisir de voir maintes fois durant sa longue vie, lui qui était certainement le plus âgé de l’équipage et le plus expérimenté concernant les eaux de Grand Line. À propos de l’affaire des bastingages, Genzo avait beaucoup grincé des dents, mais le sergent-chef Jenkins et ses autres charpentiers avaient fini par prendre l’affaire en main, au grand soulagement de notre protagoniste et éminent professeur. Au point où il en était, le Léviathan n’était plus vraiment pour lui un simple navire à réparer, mais bel et bien un chef d’œuvre à peaufiner. Ce bateau était sa fierté puisque qu’il y avait passé presque deux années de sa vie, loin de sa famille et loin du corpus scientifique de la marine, où tous bénéficiaient du génie de Végapunk.

    Revenons au présent de notre cher professeur. Que faisait-il de si important qui pouvait bien le dispenser de la convocation du colonel Salem ? Et bien c’était tout simple. L’homme pensait à améliorer le système de navigation. Le passage à Reverse Mountain avait été laborieux. Beaucoup trop laborieux. Si l’on devait se fier au seul talent de la jeune navigatrice (Genzo notons-le, était carrément sceptique vis-à-vis des capacités de l’officier Ceres), le scientifique craignait vraiment pour l’équipage. Le navire était bien trop immense pour qu’elle puisse bien le manœuvrer sans problème. D’autant plus que le système à voiles n’était pas ce qu’il y avait de plus original pour un tel vaisseau. L’homme avait pensé à installer une machine à vapeur, en plus d’une hélice devant le safran, mais auraient-ils assez de temps pour tout élaborer, tout construire et tout monter en un temps record ? Mystère et boule de gomme. S’il ne doutait pas de ses capacités, il doutait plutôt du temps qui leur serait accordé pour devoir améliorer le navire en cours de route. Il savait qu’au bout du chemin, s’y trouvait les honneurs. Et il savait aussi que le capitaine s’impatientait un peu de recevoir lesdits honneurs. Mais il ne pouvait pas en vouloir au Fenyang junior…

    • Tiens, Marco ! Lévy! Appelez-moi Rain Maniko et Tachibana Keichi s’il vous plait.

    • Rain ? Le jeune Maniko vous voulez dire ?

    • Oui, lui-même. Cela te poserait-il un problème ?

    • Non non, j’y vais de ce pas, professeur !

    • Qu'est ce que tu attends Lévy ? Devrais-je te presser pour aller faire ma commission à l'ingénieur naval ?!

    • Tout de suite monsieur !

    Genzo redressa ses lunettes pharmaceutiques sur son visage un peu vieillot. Il regarda les deux hommes s’en aller faire sa commission au pas de course, tandis qu’un minime sourire se forma sur son faciès. Il était rare de le voir exprimer sa satisfaction de la sorte, mais Marco était certainement l’un des jeunes scientifiques qui avaient l’art de l’extirper de son stoïcisme habituel. Lorsque la silhouette de son jeune élève fut hors de portée, il se remit à griffonner machinalement des notes sur son calepin. Il trônait au beau milieu de la salle des machines ou si l’on veut, la salle scientifique. Quelques scientifiques travaillaient ça et là comme d’habitude pour entretenir le Léviathan comme il se doit. Et selon les dires de certains, le log pose de la jeune navigatrice pointait déjà vers la deuxième île. Il fallait donc faire vite. Contrairement aux autres scientifiques, Rain selon Genzo avait un bon état d’esprit qui lui plaisait. Un jeune prodige qui avait des idées farfelus, mais toujours aussi bonnes. Même s’il n’avait pas tellement adhéré à son intervention lors de la descente du navire. De même pour Tachibana keichi qu'il ne connaissait que de moitié, mais qui lui semblait avoir un bon esprit professionnel. N'oublions pas que c'était le colonel Fenyang lui-même qui l'avait personnellement recruté. Preuve même de son talent notable ! Tout en continuant de griffonner quelques notes incompréhensibles, le scientifique en chef entendit des bruits de pas s’approcher. Pas de doutes, les arrivants ne pouvaient être qu'eux...

    • Pour palier au système des voiles, j’ai décidé de monter un système à vapeur. Qu’est-ce que vous en pensez, Rain, Keichi ?


Dernière édition par Alheïri S. Fenyang le Lun 9 Avr 2012 - 0:30, édité 1 fois
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Rain Maniko
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Lun 26 Mar 2012 - 21:09

Un petit coup de clé à molette, on comprime le ressort, on lime la plaque de métal pour qu’elle brille afin d’avoir un peu la classe quand même, on prend le boulon et... Il est où le boulon ? Arghhhh !!!!

Rain était en train de travailler sur un prototype de bras mécanique et avait les nerfs à vif. A chaque fois qu’il était sur le point de réussir quelque chose, un petit détail venait l’en empêcher. Comme ce satané boulon qui avait disparu par exemple. Il y a quelques instants encore, il était posé bien gentiment sur le plan de travail. Et là, mystère. Enervé, le savant posa son tournevis sur l’étagère à coté de lui et se pencha pour vérifier s’il n’avait pas roulé sous le meuble. La joue collée au sol, le cou tordu, il peinait à voir quelque chose dans l’obscurité. Il se releva rageusement, se cogna la tête contre le coin de table et pesta pendant quelques minutes en se tenant la tête endolorie. Ses yeux tombèrent soudain sur le fameux boulon qui était effectivement sur la table depuis le début. Le choc de sa tête contre la table avait déplacé la feuille qui le recouvrait. Il s’en empara vivement en se frottant une dernière fois le cuir chevelu et se remit au travail. Il abaissa la lampe pour y voir mieux et serra le boulon avec un grand soupir de soulagement. Il ne restait plus qu’à visser.


-MAIS OU EST-CE PUTAIN DE TOURNEVIS ??!!!

Sa voix résonna dans tout le Léviathan. Cela faisait des semaines maintenant qu’ils étaient partis et il n’avait pas touché une femme depuis bien trop longtemps. Ses nerfs étaient sur le point de céder. Il donna un bon coup de poing contre le mur et forma une légère dépression dans la plaque de métal. Ignorant la douleur au niveau de ses phalanges, il se dit qu’il devra demander à Oswald de l’aider à faire disparaître cette marque. Si Pénélope Solète voyait que Rain abimait le navire, cela barderait surement pour son matricule ! Il essayait de se calmer lorsqu’il entendit des coups frappés sur la porte. Tant pis pour la zen attitude... Le scientifique atteignit la porte en quelques pas et l’ouvrit à la volée.

-Quoi ?!
-Désolé de vous déranger Vice-lieutenant, mais Genzo Ibuki vous a fait appeler immédiatement.
-Le boss ? Merde, qu’est ce que j’ai fait ?

Il chercha parmi la liste des conneries qu’il avait fait récemment et n’en trouva aucune pour laquelle on pourrait prouver son implication. Il s’agissait peut-être simplement de quelques retards sur certains de ses projets. Le jeune marin semblait attendre une réponse de sa part.

-Oui, dîtes lui que j’arrive. Il est où ?
-Dans la salle des machines. Sauf votre respect, votre tournevis est sur l’étagère derrière vous.

Le sans grade pivota à 180° et disparut avant de voir Rain attraper rageusement le tournevis et le lancer contre la porte. Au moins, planté de la sorte contre le battant de la porte, il ne risquait plus de le perdre. Il attrapa une petite veste et sortit en courant. Peu importe ses problèmes, une convocation nominative de la part du scientifique en chef du Léviathan passait avant toute chose. Peut-être même avant une convocation d’Alheiri S. Fenyang, son capitaine. Il n’avait encore jamais eu à faire un choix entre deux telles convocations et se trouverait bien emmerdé si cela venait à se produire.

Courant à travers les couloirs, il était déséquilibré en essayant de passer son bras dans la p**** de manche de sa veste qui avait fait un angle trop serré pour qu’il puisse passer. Il bouscula quelques personnes sur son chemin, tapa dans un truc indéterminé qui fit « bling » en touchant le sol et finit par se retrouver devant la porte de la salle des machines. Il reprit son souffle quelques secondes avant de toquer.


-Ba entre !

Un peu stressé, le playboy aux lunettes violettes ouvrit la porte et entra. L’homme face à lui avait toute son admiration. Il était extrêmement intelligent, organisé et émanait la confiance d’un homme qui sait avant les autres. On ne sait pas ce qu’il sait, mais il le sait vachement bien en tout cas. C’était grâce à ses idées, à ses calculs, à son ingéniosité et à sa faculté à diriger ses hommes que le Léviathan était sur pied aujourd’hui. Enfin sur... l’eau... Enfin qu’il fonctionnait quoi !

-Pour palier au système des voiles, j’ai décidé de monter un système à vapeur. Qu’est-ce que tu en penses, Rain ?

Rain resta un instant interdit. Il ne s’attendait pas à ça ! Genzo Ibuki lui demandait son avis sur une amélioration mécanique ? C’était incroyable, comme si Brook lui demandait ce qu’il pensait de son solo de guitare ! Mais son esprit scientifique reprit rapidement le dessus.

-Pour être honnête avec vous, j’y ai pensé il y a un petit temps déjà. Les voiles ne sont pas un système adapté pour un tel bâtiment. Le poids du Léviathan est trop important et l’efficacité des voiles connaît un certain palier qui ne peut être dépassé. Augmenter la taille des voiles réduirait leur résistance à la pression et elles se déchireraient facilement en cas de vent trop violent. Un système de vapeur serait plus difficile à mettre en place mais produirait suffisamment de force pour déplacer le bateau et une activité jointe de plusieurs hélices pourraient même lui offrir une accélération et une vitesse de croisière supérieur aux navires ordinaires. Et pour ce qui est de l’eau, cela ne devrait pas être difficile d’utiliser l’eau de la mer. Il nous faudrait simplement un système d’évacuation du sel qui risque de se déposer et d’enrayer le mécanisme sur le long terme. Vous avez des plans de prévu ? Je serais ravi de porter main forte !

Il avait un petit peu monopolisé la parole, mais son enthousiasme lors d’une création était sans limite et sa volonté de se mettre en avant face à un tel sommité était encore plus grande.


Dernière édition par Rain Maniko le Ven 1 Juin 2012 - 11:29, édité 1 fois
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Sonohara Misaki


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Ven 27 Avr 2012 - 9:07

De nos jours, qui dit grande embarcation dit forcément navire de guerre. Les fonds publics étant principalement utilisés dans la constructions de vaisseaux armés jusqu'à la coque pour contre-carrée la vague de piraterie sévissant à travers le monde. Aujourd'hui, et pour longtemps encore, Keichi est en état stationnaire au beau milieu d'une TRÈS grande embarcation. Le Léviatan, disons-le franchement, a de quoi faire pâlir la majeure partie des bateaux en vogue sur le monde de par sa stature plus qu'imposante. Possession de la marine depuis belle lurette, il appartient pourtant à un équipage de marin plutôt récent. Au bord de ce dernier depuis le départ de Shel Town, l'ingénieur naval a su faire de son arrivée à bord un simple remous. Discret, silencieux, homme de peu de mots et pas très enclin à rejoindre les groupes, peu sont les gens à reconnaitre l'ouvrier autrement que de par la vue. Même là, beaucoup ne savent pas ce à quoi il peut ressembler. Les membres des Rhino Storm comptant plus de charpentiers que d'ingénieur naval, le nombre d'hommes sous la main de ce responsable de secteur n'est donc pas énorme. Ses contacts avec eux? Limités à une panoplie de rapports de maintenance, de chiffres et d'ordres de travaux à effectuer lorsqu'il n'a pas déjà régler le cas de par lui-même. Isolement est probablement ce qui convient le mieux à sa situation sociale actuelle et bien franchement, cela est le résultat escompter.

Faire ami-ami avec les énergumènes du coin ne le branche pas le moins du monde. Il est là pour mieux régler ses quelques petits problèmes financiers, rien de plus. Une fois son objectif atteint, il compte bien se tirer à la première occasion pour rouvrir son échoppe à Logue Town et couler des jours peinards. L'important se résume donc à gagner et mériter son salaire, là s'arrête sa description de tâches. Travaillant conjointement avec le département des charpentiers, Kei' n'a pas eu à faire appel à leur services jusqu'à maintenant, les travaux qui auraient pu nécessiter la présence de charpentiers jusqu'à maintenant étant trop peu important pour les déranger. Tout aussi charpentier qu'ingénieur, le bourreau de travail a simplement fait les réparations minimes constatées de lui-même. Si c'est pas un travailleur indépendant ça...

Barricadé dans ses appartements depuis le début de la journée, le jeune homme n'envisage aucunes sorties pour aujourd'hui. Tout du moins, pas avant la tombée de la nuit où les effectifs de marins sont minimum, lui offrant une plus grande sérénité lors de ses escapades sur le pont. À la paperasserie il s'adonne. Les inventaires étaient fait depuis le jour précédent. Une liste des fournitures manquantes et des outils bon pour la casse est donc à l'ordre du jour. Une fois qu'il en aurait fini, il pourrait se pencher sur le contenu de leur budget pour voir ce qu'il leur serait possible de remplacer dès maintenant et ce qui devrait tenir bon encore quelques temps. Cependant, tout ce beau plan des corvées tombe bientôt à l'eau d'un seul cognement. Hé oui, on frappe à la porte et, ce n'est pas que pour une question de minute. Un homme, Lévy selon les présentations plutôt brèves, lui fait par de la convocation d'un certain Genzo. Un faible grognement échappe aux lèvres du solitaire endurci lorsque le visiteur ajoute que les plus brefs délais sont souhaitables.

-Très bien. Pars devant, je mets un peu d'ordre dans mon bordel puis j'arrive.

Une réponse? Peut-être bien, mais il a déjà fermé la porte pour clore toute suite à cette conversation. Peu enchanté de voir ses prévisions chambouler, il prend soin de ranger ses diverses "listing" dans un tiroir qu'il referme à clé avant de ressortir de sa propre chambre, qu'il verrouille à son tour, et s'engager sur la voix de la salle des machines. À son arrivée, deux hommes font déjà la causette. Ils ne l'ont pas encore remarqué, bien appuyé dans l'embrasure de la porte, il ne semble pas plus pressé de faire connaître sa présence. Puis, lorsque le long monologue du second personnage se termine enfin, à son tour, il prend la parole, sans chercher à se présenter au préalable.

-Un système de fonctionnement à vapeur dont la puissance serait entièrement déversé dans un système d'hélices? Ce n'est pas bête, c'est vrai que les hélice peuvent se combiner à la navigation à voile pour optimiser la vitesse de l'embarcation en allégeant le poids que doivent pousser les hélices, mais je ne sais pas si je miserais entièrement le système de traction sur des hélices. Certes, pour l'arrière du navire, la force d'hélices sera bonne et ne gênera pas le safran si bien positionnés, néanmoins, nous sommes confrontés à l'un des plus imposant navire de la flotte des marines non?

La tonalité monocorde de sa voix se tait alors que ses yeux azurés cessent de fixer le vide pour se poser sur ses deux "interlocuteurs" à qui, il laisse le plaisir de réaliser sa toute nouvelle apparition dans les locaux avant de poursuivre sur sa lancé, avec un calme prononcé.

-Selon moi, il pourrait être intéressant d'envisager, sans écarter la présence d'hélices à l'arrière du Léviatan, l'installation de "Roues à aube". Si ingénieurs et charpentiers nous mettons ensembles sur cette tâche, nous pourrons alors en faire la construction de nous mêmes et, ainsi, en adapter les dimensions aux besoins du Léviatan. Avec de tels ajouts, la force de traction du navire sera plus grande et, encore une fois, cela permettra aux hélices d'user moins de la force motrice du système à vapeur pour nous faire avancer. De plus, dans une sorte de boucle infinie, plus les roues à aubes repousseront d'eau, plus les hélices économiseront en force pour nous permettre d'avancer, et plus les hélices nous feront avancer rapidement, plus les roues à aube déplaceront d'eau pour les hélices.

L'ingénieur marque une seconde pose, balayant la pièce de son regard distraitement pour laisser le temps à ses vis-à-vis d'assimiler ses paroles, voir de trouver l'argumentation pour les contester si besoin est, puis achève la description de son projet en quelques mots.

-En créant deux moteurs distincts, un pour les hélices et l'autre pour les roues à aube, si on prend en compte l'effet de boucle précédemment cité, même en ne poussant pas la machinerie à son maximum, nous devrions pouvoir atteindre des vitesses tout à fait acceptable. Sans compter que si l'un des système venait qu'à lâcher, le second pourrait être pousser à son maximum pour atteindre des résultats similaires le temps que celui défectueux soit remis en état. Ainsi, le navire devient pleinement indépendant de par sa capacité unique à pouvoir se fier à trois systèmes de navigation différents pouvant être cumulés ou servir de remplacement les uns aux autres : à voiles, à hélices et à roues.

Exposé des opinions terminé. Le respire dans tout ça? C'est secondaire, sa tonalité et son débit lui donne amplement le temps de garder son souffle intacte. Un peu plus long dans la composition, mais l'important est le résultat et les expertises y menant. On connait son métier, ou on ne le connait pas. Este plus qu'à voir les avis, thèses, contre-thèses et autres options envisageables qu'ont les deux autres?
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Mar 1 Mai 2012 - 13:37

    Genzo était devenu silencieux et presque inflexible. Ses yeux rivés au sol faisaient croire qu’il réfléchissait ou qu’il pensait à autre chose, mais il n’en était rien, vraiment, puisque c’était d’une oreille attentive qu’il écoutait les jeunes qu’il avait demandé. Rain était presque joyeux et pétillant. Cela se sentait dans le timbre de sa voix qu’il était réjoui d’avoir été sollicité et de pouvoir exposer son point de vue. Il était plutôt d’un naturel sympathique et promettait vraiment de faire des merveilles, surtout avec ses prévisions. Keichi, par contre, était un peu à l’image de Genzo lui-même. Sérénité et professionnalisme était de mise. Et même que le scientifique en chef avait cru percevoir dans son ton, une certaine lassitude amalgamée à de la résignation. Le jeune ingénieur naval semblait ne pas être très enchanté d’être ici… M’enfin, là n’était pas le problème pour l’moment, puisqu’il fallait qu’il donne son avis sur les deux idées avancées par ses subordonnées. Le silence commença à régner en maitre entre les trois hommes, même si les scientifiques tout autour faisaient un peu de bruit. Puis, soudainement, l’homme releva son carnet et se mit à y griffonner certaines trucs que lui seul pouvait comprendre, avant de relever la tête et prendre parole.

    • Ton raisonnement est clair et cohérent, et on sent vraiment que tu maitrises ton travail, Keichi. Néanmoins, ce sont plutôt les fonds qui nous manquent... Sans compter le matériel qui serait indubitablement insuffisant pour réaliser ce travail. Si nous gaspillons nos stocks de bois pour construire ces roues qui devront être proportionnelles à la taille de ce vaisseau, qu’adviendra t-il des réparations qui s’imposeront dans le futur ? Cette idée n’est pas envisageable pour le moment, mais je retiens tout d’même ta proposition que je soumettrai au capitaine.

    Genzo n’avait pas voulu partir loin dans les détails. Les roues à aubes présentaient d’autres inconvénients ; mais il est vrai que couplé à un système à vapeur, le Léviathan aurait alors une vitesse non négligeable et nettement supérieure à celle du système à voile. Cette pensée plût à l’homme qui s’autorisa même un mince sourire aux lèvres. La clairvoyance de ces deux jeunes était frappante à un tel point qu’elle semblait le changer, lui qui n’avait pas l’habitude de laisser paraitre ses sentiments dans le cadre strictement professionnel. Ajouté au fait que, plus le temps avançait et plus son chef d’œuvre se bonifiait, se peaufinait. Lui aussi commençait à avoir hâte d’arriver à MarineFord, même s’il ne le faisait et ne le ferait jamais savoir ouvertement. Cela prouverait évidemment sa valeur au sein des rangs du département scientifique. Il se remit à noter d’autres choses dans son carnet, avant de tourner son regard vers le jeune Maniko. Lui aussi avait avancé de très bonnes hypothèses. Comme le système d’évacuation de sel par exemple, même si le savant y avait pensé. Genzo leur fit finalement signe de les suivre, avant de s’enfoncer dans la salle des machines où les scientifiques s’afféraient. Ils arrivèrent bientôt devant une machine à vapeur à peine montée convenablement, ainsi qu’une gigantesque hélice de cinq pâles.

    • Voilà mon projet de départ comme tu l’as si bien demandé, Rain. L’idée m’est venue lorsque nous avions traversé Reverse Mountain. Le projet pourra optimiser le rendement du navire, le temps au moins d’arriver à Water Seven pour envisager de mettre en place celui de Keichi que je trouve vraiment formidable. Pour l’heure, ces éléments sont notre priorité. Vu qu’il n’y a pas d’autres alternatives, j’aimerai qu’on travaille tous ensemble sur ce plan. Êtes-vous partants ?


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Rain Maniko
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Ven 1 Juin 2012 - 11:57

Rain venait juste de finir ses explications qu’un autre homme prit la parole. Il se retourna pour voir de qui venaient ces paroles et vit un garçon d’une vingtaine d’année qui se tenait dans l’embrasure de la porte, adossé comme s’il s’ennuyait déjà. Le scientifique pensa l’avoir déjà vu et aurait dit qu’il s’agissait d’un des charpentiers du Léviathan mais n’aurait pu y mettre sa main à couper. Il semblait sûr de lui et pourtant restait en retrait, timide, soumis, inintéressé... Difficile à dire. Genzo l’écoutait attentivement exposer sa vision des choses. Son ton était posé, sans fioritures et direct. Il savait ce qu’il voulait dire et ne voulais pas perdre de temps à passer par quatre chemins. Son idée était très claire. Installer des roues à aubes pour soulager le travail des hélices. Rain fut extrêmement surpris d’une telle proposition. Les roues à aubes, c’était ces immense pâles qui se trouvaient à l’arrière de grand navires de croisière. C’était disgracieux et cela ne pouvait permettre d’atteindre de grandes vitesses. Et pourtant, ce n’était pas une mauvaise idée.

-Une roue à aube a une extraordinaire puissance de traction. En revanche, passé une certaine vitesse, la dimension des aubes ont plus tendance à freiner le bateau qu’à l’accélérer. Il est impensable d’imaginer qu’une roue à aube tourne suffisamment vite pour suivre la cadence des hélices. Ils peuvent tirer une forte charge et ne peuvent presque pas être freinés, mais impossible d’atteindre une grande vitesse. En revanche, pour le démarrage, ce serait un énorme gain de temps. Les hélices, seules, auront du mal à faire sortir un bâtiment aussi lourd de son inertie. La roue à aube pourrait permettre de distancer de nombreux navires lors du démarrage et les hélices permettraient une plus grande vitesse de pointes. Il faudrait juste que les pales de la roue à aube puissent être rétractables et sortir de l’eau une fois le Léviathan bien lancé.

Genzo ne disait rien et écoutait attentivement toutes les idées avancées. Rain savait qu’il était en train de tout enregistrer au fond de son cerveau surpuissant. Mais nuls doutes qu’il savait déjà tout ce qui avait été dit. Après quelques minutes de silence, il prit la parole. Ses propos croisaient la science avec la réalité. Il arrivait à faire des compromis instantanément entre les techniques, les ambitions, les possibilités physiques et techniques, le budget et les ressources. Les roues à aubes devraient attendre l’arrivée à Water Seven car les ressources en bois étaient insuffisantes pour un tel projet. Mais il ne repoussait pas l’idée, loin de là. Après un rapide débriefing, il fit signe à Rain et au nouveau venu de le suivre. Le chimiste s’exécuta, curieux de savoir ce qu’il y avait à voir dans la pièce suivante.

La pièce suivante était impressionnante. De dimension gigantesque, entièrement recouverte de plaque métallique du sol au plafond, quasiment vide mis à part un atelier et des ordinateurs, on se serait cru dans une base secrète. Au beau milieu de cette pièce aussi grande qu’un hangar, une gigantesque hélice trônait fièrement. Rain s’approcha et passa sa main sur un des cinq pâles pour en apprécier la courbure. C’était tellement fluide. Celui qui s’était chargé de sa réalisation était vraiment doué de ses mains. Il examina également les autres pièces à disposition. A première vue, on aurait pu croire qu’il n’y avait plus qu’à assembler les pièces pour obtenir le moteur, mais en réalité, tout l’intérieur manquait. Il n’y avait qu’une coquille vide et le plus dur restait à faire. Le système en lui-même.


-Bien sûr que je suis partant. Je travaille sur un projet similaire pour mon propre compte en ce moment-même. Je serais ravi de vous apporter mes recherches pour vous aider. L’idée de base est simple. Remplir les conduits du moteur d’eau de mer qui serait puisé automatiquement lors de l’avancée du bateau. Cette eau serait chauffée et la vapeur ferait augmenter énormément la pression à l’intérieur des circuits. Cette pression finirait par devenir suffisamment grande pour déplacer le piston de l’hélice qui se mettrait alors à tourner sur elle-même. La courbure des hélices permettrait le déplacement d’une énorme quantité d’eau, surtout vu la dimension de ces pales. Mais je pense qu’il serait plus productif d’installer beaucoup de petites hélices que peu de grosses hélices. Car qui dit peu d’hélices, dit également force concentrée en un point. La pression devra donc monter énormément et cela risque de détériorer le matériel.

Il se tut pour réfléchir et laisser en même temps le temps aux autres d’exposer leurs points de vue. Après tout, un charpentier devait surement avoir une idée plus précise que lui de la résistance des matériaux et de tout ce qui est pratique de construction. La théorie c’est bien, mais lors de la construction, on écoutera plus la pratique que la théorie. Genzo saurait surement faire la part des choses. Il n’était pas le chef pour rien.
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