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[FB 1623] Retour aux sources du savoir

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Kyoshi Okabe
♠ Valet de la révolution ♠

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Jeu 12 Avr 2012 - 18:52

Carnet de voyage de Kyoshi Okabe


Année 1623, semaine 13, jour 1

Encore un foutu voyage sur un rafiot pourri d'un marchand capitaliste qui essaie de s'en mettre plein les fouilles et qui n'a absolument aucun intérêt dans la compréhension du monde. Enfin, si, il veut bien l'comprendre si ça lui rapporte. Encore un type qui n'a jamais entendu Al Beret n'Stein parler... Une fois, à l'époque où j'étais encore en apprentissage sur Ohara, il m'avait lâché une phrase assez marquante; ça devait être un truc du style:

La joie de regarder et de comprendre est le plus beau cadeau de la nature.

Déjà à l'époque, c'était une base de ma philosophie scientifique, mais après que ce grand monsieur avait prononcé ça, c'est devenu un leitmotiv. Il faudra que je passe le voir, tiens, avant d'passer à la grande bibliothèque.

Trois longues années que je suis parti sans rien dire... Je me demande si cela a changé depuis cette époque. J'imagine que certains des plus âgés s'en sont allés et que de nouvelles têtes sont apparues dans les rangs des scientifiques. Je dois bien avouer que ça m'effraie un peu. Mieux vaut ne pas penser aux mauvaises nouvelles que je pourrais trouver sur cette île qui reste un peu mon chez-moi.

Toujours est-il qu'il faut que j'aille chercher des infos sur les bords de Plateau. J'ai bien quelques idées pour résoudre mes problèmes avec la mousse absorbante que j'ai promis au marine Livingstone, mais voilà, ce sont des idées. Il faut absolument que je vérifie ce qu'il se passe aux jointures entre les films. Et quel meilleur endroit pour trouver des informations sur un sujet scientifique que la grande Bibliothèque d'Ohara?


Je laisse de côté mon récit, nous arrivons...



***


La barque poussée par deux matelots avançait, portant Kyoshi Okabe vers la Terre qui avait vu sa seconde naissance. Le capitaine marchand n'avait pas eu la moindre hésitation quand il avait refusé la proposition du scientifique de venir taper la causette et s'instruire avec des grands de ce monde. Encore une preuve de son imbécilité. Il ne fallait pas insister. Au-dessus de l'île se profilait donc l'arbre géant avec à ses pieds un petit village qui montrait le bout d'son nez, ridiculement petit en comparaison avec le mastodonte de l'île.

Les deux matelots avaient laissé le scientifique débarquer rapidement et s'étaient retirés aussi rapidement, fuyant l'île comme si elle était remplie de fous... Pauvres fous qu'ils étaient! Il était temps de les laisser à leur ignorance et d'aller enrichir son cerveau de connaissance. L'Empereur ramassa son paquetage et son djembé pris pour la route. La colline à monter pour atteindre le village n'avait pas changé, un petit chemin champêtre tout à fait banal. L'emprise du gouvernement ne semblait pas s'être accrue. Certes, on sentait un peu son influence dans l'architecture de certains bâtiments, dans l'agencement des rues. Il y avait quelque chose d'ordonné, de propre. Mais par-dessus ce schéma classique, on voyait que finalement, les gens avaient un peu fait ce qu'ils voulaient de l'île, sans grand contrôle. Il retrouvait beaucoup de barbes longues, de cheveux en pétard, de lunettes en culs-de-bouteilles... Autant de stéréotypes des scientifiques perdus dans leur monde... Non, autant de réalités des scientifiques perdus dans leur monde. Les mecs qui provenaient d'ici, même populaires avaient des airs un peu de dégénérés pour la plupart. Genre ce chanteur qui avait fait un carton quelques années plus tôt... Celui qui chantait ceci:



Oui dis-moi connais-tu l'animal
Qui inventa l'calcul intégral ?

Est-ce Leibniz ou bien Newton
Ou bien est-ce que c'est moi qui déconne ?

Voudrais-tu, mon amour
Intégrer des équations nuit et jour ?

Enfin, vous imaginez quoi... Ils ont cru que c'était du surréalisme. Il était juste complètement frappa-dingue le type. Viré de l'île parce qu'il ne disait que des conneries. Un génie déchu en quelque sorte. Tout ça pour vous dire que Kyoshi se sentait finalement bien à son aise, de retour parmi les siens.

Il regarda les rues familières, et choisit sa direction vers la maison de Beret n'Stein. Il ne fallut pas très longtemps pour y arriver. Elle était non loin de l'arbre, au bout de la rue principale qui traversait le village. Cette vieille maison faisait toujours autant penser à un gros champignon. Cette architecture intrigante était, de l'avis du maître des lieux, une invitation à la réflexion et un stimulant pour l'imagination. Kyoshi s'était souvent demandé en quoi, mais vu les trouvailles que le chercheur avait réalisées toute sa vie dans cette maison, il fallait bien admettre qu'il avait sans doute raison. Encore une énigme sur laquelle il faudrait se pencher un jour... Le physicien nota ça dans une marge de son carnet de notes. Et s'approcha pour frapper à la porte du vieux Sensei quand il entendit une voix:

- Si vous cherchez le professeur, il était en réunion le matin. Vu l'heure qu'il est, j'pense qu'il reviendra bie... MAIS! Ce chapeau! Cette main en moins... KYOSHI? KYOSHI OKABE?

Intrigué, le physicien se retourna pour faire face à celui qui venait visiblement de le reconnaître.

- Oy! Vous ê... Eeeeh, mais c'est le vieux Will Hidixon! Vieille branche comment va depuis ce temps?

Les deux hommes se retrouvaient pour la première fois depuis trois ans... Trois ans à boire leurs petits verres d'absinthe seuls. Trois ans sans faire de vielle Jam à Ika, la côte est de l'île, avec Kyoshi aux percus et le Will à la guitare. Trois ans sans se prendre le choux sur la philosophie des sciences. Trois où Will ne piquait plus les cibles féminines de son ami avec une facilité déconcertante et où Kyoshi se plantait tout seul, comme un grand. Il était accoudé sur l'appui de fenêtre d'une maison plus loin.

- Attends, j'sors le matos, j'arrive!

Et il sortit avec une bouteille, deux verres, une guitare cabossée avec des coeurs dessinés par ses admiratrices. Ce mec était toujours un vrai Dartagnan, la définition même de cette sous-espèce du genre humain! C'était sans doute un des rares types sur cette île qui ne respirait pas les équations, qui ne transpirait pas les formules chimiques, qui ne parlait pas en symboles mathématiques. Et pourtant, il avait de l'esprit. Dans l'attente du vieux Al, c'était des tranches de vie qui étaient chantées par les deux potes.
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Tahar Tahgel
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Ven 13 Avr 2012 - 13:34

Piuu ! Piuuu !

J’ouvre un œil. Ptain, la baudruche fait la tronche. L’piaf à côté par contre a l’air vachement joyeux. Parc’qu’ jvais m’crasher et qu’y pourra construire un nid bien solide avec mes cervicales ? Ouais, suis optimiste, t’as vu. Pas b’soin d’être devin pour savoir qu’ça va mal finir. Quand la toile finit distendue comme ça, voir figure A, que la dernière bonbonne de gaz commence à faire frotuch au lieu de froutch avec du vert au milieu du bleu, voir figure B2, ça finit comme ça, voir figure 14-3, mort violente par amerrissage raté. Qu’est-ce que t’es toi, comme moineau ? Un cormoran ? Bon, ptet c’sra pas sur l’eau qu’jme crasherai alors. Ptet c’sra sur terre qu’jfinirai en crêpe. Youpiyoupi.

Jte r’situe si tu débarques, ça m’laissera l’temps d’me situer. J’m’appelle Tahar Tahgel, mais ça tu l’sais déjà. Tout l’monde le sait déjà. Jviens d’West, enfin pas présent’ment mais jsuis né sur West. J’ai cramé des bateaux quand j’étais jeune et aussi quand j’étais moins jeune. Cramé des gens parfois, mais pas si souvent qu’ça, même si ça empêche pas qu’on m’aime moyen à cause de ça. Mais c’est pas ma faute, c’est des pulsions que j’maîtrise pas. J’ai bientôt quarante piges et on s’en branle. Et en plus de tout ça j’possède un ptit bateau chopé l’an dernier qui m’attend que’que part dans les environs je sais pas trop où. Si on est bien au-d’ssus d’West. Snurf, snurf ? Ouais, on est bien au-d’ssus d’West, y a que les mers de l’Ouest pour sentir la crasse comme ça. Bon, donc, jdisais. J’ai un bateau qui m’attend quelque part à mille lieues à la ronde. Un chouette navire, une ptite goélette bien mignonne qui s’conduit tout seul et qui jusqu’à nouvel ordre s’appelle la Sublime. Rigole pas, c’t’une belle dame.

Et sinon, jdois être le premier connard au monde à m’être fait l’trajet South-West par les airs.

Ouais. Bon, c'était long, c'était dur, ça a pas été d’tout r’pos. Notamment l’franchiss’ment d’RedLine, mais ça jte racont’rai un aut’ jour, quand j’aurai d’quoi m’rincer les dents et à m’occuper. C’est bon, t’es situé ? Tant mieux, moi pas. Ca t’fait marrer ? Vas-y, viens avec moi, jte r’garde. Comment tu t’repères quand y fait plein jour, qu’la lune est couchée, qu’le soleil te crame la gueule, et qu’t’es au-d’ssus d’une mer de nuages qui t’voile toute bande de terre potentiellement sous toi ? Vas-y. Non ? T’as compris. Crève.

Et décarre d’ma nacelle, tu prends d’la place et on va chuter un soupçon plus vite. Dégage le piaf, aussi. Dégage. Mais arrête putain, tu l’récupéreras quand j’serai au sol, le matos ! Oh ! Rah, chiérie de con d’ ! Eh bah voilà, c’est percé, jme casse la gueule. T’es content d’toi j’espère ? Enflure de poulet. Et qu’est-ce que tu foutais à cette altitude, d’abord ? C’est commun à ton espèce, ça ? Tu t’es perdu ? Gneuh, si jt’attrape jte bouffe cru, tu m’entends ?! Cru ! Géronimoooooooooooooo




oooooooooo
Wohputainilestvivantcecon !!
Bordel !
Un putain d’doc ! Que quelqu’un aille chercher un putain d’doc !
Moi jsuis doc ! Place ! Ca va mon v-
Putain mais qu’est-ce qu’y fout ?
Ahmaisc’estdégueu !! Ahh !!
Hahaa ! J’t’avais dit qu’t’y pass’rais, con de piaf ! Ah tu fais moins l’malin là, hein ? Piégé dans les cord-

Hm, ah, salut les mecs. Les filles aussi, héhé. Ouais, toi la belle en turquoise. Eh mais. Ils se barrent ? Eh mais restez ! Z’avez jamais vu un mec bouffer un poulet tranquille après avoir fait une chute d’trois mille et cinquante-deux pieds ? Mais rev’nez bordel ! … Bourgeois ! Bobos ! Faut aller en montagne d’temps en temps hein ! Voir la vraie vie des vrais hommes ! Rah. Barrés. Y s’sont barrés.

Bon, où jsuis. Oh, un arbre. Oh, un gros putain d’arbre. Ohara, sérieux ? Ohara ?! Haha, c’te blague. Tu vois pas l’ironie mec ? C’packe tu sais pas qu’la seule et unique fois qu’j’ai foutu les pieds dans c’bled c’était y a bientôt vingt ans, pour faire réparer un bateau qu’était en à peine meill… Ouais, si, l’était en bien meilleur état quand même sinon l’aurait jamais pu r’prendre la mer… Pour faire réparer un bateau bien amoché, pas comme la montgolfière là, mais pas mal amoché malgré tout. Tu vois toujours pas l’ironie ? Ta gueule.

L’important maint’nant, c’est d’trouver. Trouver quoi d’ailleurs ? Un truc ? Des gens ? Barf. Longeons la côte.

Ah, à boire ouais. Trouver à boire c’est pas une conne idée.
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Kyoshi Okabe
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Lun 16 Avr 2012 - 21:00

Alors que les deux potes riaient et faisaient semblant de jouer de la musique, à l'affut d'une demoiselle avec une tête pas trop scientifique, les heures passaient. Ils en avaient presque oublié le vieux Al lorsque celui-ci revient enfin, lentement mais surement. Comme toujours visage restait une énigme. Un visage drôle, mais marqué par les années. Il n'avait pas fait plus attention aux deux jeunots. Il avait l'habitude de voir son élève faire la fête dans la rue avec des amis plus simples d'esprit. Et pour l'heure, il avait diverses choses dans la tête... Comme toujours. Il fallut de grands gestes du manchot pour qu'il lève enfin le nez.

- Sensei! Sensei! La forme?

- Mmmh... Okabe-san? Ohooo... Cubique, mon vieil élève, cubique.

- Haha... Carrément!

- Nihihihi! Tu n'as pas oublié mes enseignements durant ses années... Dieu joue au dés et le hasard fait bien les choses, ou était-ce prévisible? C'est une bonne question... Nihihihii!


Ni Kyoshi ni Will ne comprirent trop ce qu'il voulait dire par là. Mais c'était bon de revoir ce vieux professeur fou. La discussion vira rapidement à des nouvelles du monde scientifique. Le vieux sortait des théories de nulle part, des projets de grandes expériences pas très nettes. Will riait et disait des conneries. Kyoshi racontait des trucs sur des phénomènes inexpliqués qu'il avait observé, genre des chats hexapodes cuistots, des power rangers marines... Bref, trois scientifiques se rencontraient.

Ils se baladèrent quelques temps ainsi dans les rues du village. C'est après une demi-heure, ou quelque chose du genre que Will eut une idée lumineuse. C'était certes un peu rare, mais il faut avouer que ce genre d'idées en particulier était souvent venu de lui: un petit feu sur la plage. Va pour Ika! Ça faisait bien longtemps pour le manchot. Et puis, vu qu'il passait par Ohara, il était de bon ton de repasser par les endroits qui lui tenaient autrefois à coeur. Le professeur Beret n'Stein n'était quant à lui pas un buveur invétéré, un sorteur fou, un type qui passait ses journées à récupérer de ses nuits en ne foutant rien dans un labo devant une manip', mais il aimait observer les comportements de gens et en particulier de ses élèves. Il trouvait aussi une bonne oreille à sa philosophie chez les jeunes saouls. Bon... Il savait pertinemment qu'ils oubliaient tout rapidement, mais il était persuadé que les débats endiablés de ces nuits résonnaient dans la tête des gens pendant longtemps sans qu'ils ne s'en rendent nécessairement compte.

- L'esprit appartient à ceux qui se couchent tard... Niihihii!

C'est ainsi qu'ils se retrouvèrent sur une plage humide, non loin du village. Trois hurluberlus à genoux en train de souffler sur des braises qui ne tenaient pas plus de cinq secondes et demie, à deux secondes près. Un paquet de techniques toutes plus farfelues les unes que les autres y passèrent, mais pour allumer du bois mouillé, trois cerveaux ne suffisent pas toujours. Surtout lorsque deux d'entre eux ont une bouteille d'absinthe à la main chacun, qu'ils ne veulent pas les gâcher, et que le troisième s'arrache, à chaque fois qu'il soufflote, le peu de poumons que l'âge lui a laissé... L'idée qui les sauva vint finalement d'Al, bien sûr.

- Quand la solution ne vient pas du jeune imbibé sous ton nez, fais confiance au vieux séché plus loin qu'ton nez! Niiihihihihi!

Et il s'en alla, les yeux vers le ciel, les mains derrière le dos, amusé, alors que les deux jeunes pestaient contre ce philosophe inutile et contre le bois humide. Dix minutes plus tard, le vieillard revenait les bras chargés de bois sec, servant à à ses élèves son plus beau rire moqueur. Il fit remarquer que le bois ramené par les marées n'avait jamais été un très bon combustible par rapport au bois mort. Dix autres minutes plus tard, les trois scientifiques chantaient à tue-tête ce qui était presque un hymne national ici. Un hymne drôle et insensé, mais un hymne tout de même.

Oui dis-moi connais-tu l'animal
Qui inventa l'calcul intégral ?

Les rires allaient bon train lorsque le professeur leva les yeux. Il regarda une silhouette s'approcher, non loin sur la plage.

- Accueille le voyageur assoiffé avec toute l'hospitalité dont tu es capable, et il se saignera pour toi un jour... Hola brave homme! Joins-toi à nous, tu n'as pas l'air aussi en forme que ton teint rougeoyant ne le laisse paraître. Et mes amis t'offriront bien un remontant!

En apercevant, le voyageur auquel Al parlait, Will changea d'accords, Kyoshi changea le rythme, et ils repartirent de plus belle en chanson.



Alors jouons sur la rime
Entre le fleuve et la mer
Un voyageur anonyme
M’attendra pour prendre un verre!
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Mar 17 Avr 2012 - 18:35

Et j’étais sur la playa, toute la sainte journée… Woh putain j’ai les panards qui commencent à flamber, ’reusement qu’le clinquant commence à s’ramasse. On dirait pas mais l’sable fin ça ponce bien la plante comme y faut. Et cette cheville qui s’est r’mise à déconner tàl, j’ai failli m’en viander teh. Et faut pas qu’je chute, c’est un coup à pas m’requiller derrière. Ptain, et dire que jcroyais m’en être bien sorti, mais en fait pas du tout. Rah, j’ai les lombaires qui partent en vrille en loucedé, l’bras qui fait la gueule et la gueule qui m’fait du pied pour qu’j’m’arrête. Pourtant j’avais fait gaffe d’pas m’prendre le sol direct en grimpant en haut du ballon pendant qu’ça défilait… Braah, vos gueules les cannes aussi. S’vous m’faites chier aux rotules, jvous zigouille et vous aurez l’air connes.

Soif.

Soleil d’con, fourreau vide de flotte et pas un ru pour m’refaire l’gosier. Ptain, jpensais pas qu’Ohara ’tait aussi hostile. Pourtant les scientos et gratte-papier c’pas l’top niveau résistance à dehors, d’mémoire. Qu’est-ce qu’y sont v’nus s’installer là ? C’à cause du super-arbre là ? Bite collective géante pour cerveaux masta ? Hinhin. Et encore, tout les intellos qu’j’ai connus c’taient des miloufs de base, d’statut au moins, plus résistants qu’la moyenne en théorie… Mh. Doivent pas sortir beaucoup, héhé. Kof kof. Ptain d’brise du soir, ça r’foule. Ca aussi y supportent ? Bouffer du sable au bord d’l’eau ? Ou alors j’ai la chkoumoune ?

Hm, ptet plus pour longtemps. Combien sont ? Trois ? Bon, j’approche. C’bien pour le feu et l’arrosage avec l’quel vous d’vez trinquer, hein. Ptain de hippies, pouvez pas mettre la sourdine pour qu’jvienne sans souffrir ? J’ai les feuilles un peu sensibles, là, d’puis tout c’temps passé à m’faire déboucher les tympans par le vent.

M’approcher, ça prend l’temps, j’ai les béquilles qui commencent à salement grincer. Mais jfinis par y arriver. Salut les glands. Teint rougeoyant, d’quoi tu causes mon gars ? T’as vu ta gueule avec les flammes à côté et la boutanche vide, là ? Quoi ? T’veux m’faire croire que tu l’as pas sifflée ? Eh, oh, on m’la fait pas à moi. Vu ta tronche, t’es un d’ces gars qu’aiment bien les bouquins qui causent d’trucs qu’existent sans exister, c’ça ? J’ai bon ? Et tes potes, là, c’est qui ? Hein ? Un r’montant ?

Putain à boire ! J’en oublie les mignons, l’afro qu’a les tifs mais pas l’teint idoine et l’corbeau aux longues plumes et sans main. Sans main ? Non, j’m’attarde pas, j’ai dit qu’j’oubliais les spectateurs musicos. J’m’approche, jsaisis la précieuse sans rien dire. La baveuse sèche et tremblante, l’œil brillant. Jsuis pas en detox, jsuis en manque, en déshydratation. Nan mais tu vois pas ? Ca fait d’puis l’cimetière d’épaves et la coquine salope que j’ai rien eu à bibiner bordel. Rien de rien, pas une goutte.

Ah, si, tiens. A Bliss, j’ai vidé une tanche qu’ça m’fendait l’cœur de l’envoyer pleine sur la nonne.

N’empêche, ça fait perpèt. Et jte merde. Jvide le flacon qu’était encore bien plein. D’un trait. Ca déborde, j’ai pas l’assoiffée assez grande pour tenir un kil d’tafia complet. Tant mieux, ça m’hydrate aussi les sillons qu’j’ai sur la gueule. M’nettoie ptet le carmin qu’il y restait. Rougeoyant, c’tait ptet pour le poulet, tiens. L’goéland. Ah, ça y est. Assez arrosé les papilles pour qu’elles r’trouvent leurs capacités d’analyse. Du faux tafia. D’l’absinthe. Barf, ça ira, continuons.

Ahh, ça fait du bien putaaaain.

On dirait pas mais jsais m’tenir, et j’ai l’enthousiasme discret. Jdis rien. J’m’allonge juste. Jplante Narnak bien vertical et bien visible et j’m’allonge juste. J’ai toujours rien dit. Un problème, vieux ? Jmire la mer et l’ciel et j’écoute la zique de tes potes en m’dormant à moitié. J’l’entends. La zique. J’la supporte. Mais quoi ? C’mes fringues en loques qui t’font un effet curieusant ? Pourtant ça a encore des gueules de frusques potables, nah ? On voit ni mon chibre ni aut’ chose qui dépasserait, si ? Bon, alors. Et les autres, là, z’allez la fermer oui ? Ouais, vos notes commencent à m’courir sur la partoche. Nan mais sérieusement. Merf, j’ai la voix éraillée quand j’jacte.

Dites les braves, jveux pas faire mon chien tout ça, j’ai beaucoup d’respect pour les gens qui m’alcoolisent comme ça gratuit’ment. Mais ça vous dirait pas de, euh, genre plus jouer ? Ouais.
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Jeu 19 Avr 2012 - 22:43

Au milieu d'un petit rythme à la con, Kyoshi s'aperçut vaguement que le type bizarre s'approche. Mmmh, ils était deux? Boh, sans doute un effet secondaire de l'absinthe, ouais, c'était pas du tout impossible. Il valait mieux se concentrer un minimum sur le rythme, plutôt que d'faire gaffe au mec, pour le coup. C'est qu'il commençait doucement à se rendre compte que c'est d'plus en plus difficile de taper sur la peau du djembé, l'manchot. Enfin, au final, ça faisait des rythmes plutôt étrange, et à vue d'oreille, bah ça sonnait presque comme s'il était balèze. Enfin, plus ou moins...

Chemin faisant, il valait aussi mieux laisser Will chanter. Avec sa voix rocailleuse de vieux crooner, il gérait pas mal l'exercice compliqué du chant en étant saoul. Question d'habitude... Le morceau se finit et il semblait vouloir reprendre sur un petit blues pépère. Alors que le physicien se frottait le moignon et la paume de la main, laissant son ami démarrer sur une petite intro en solo, il jeta brièvement un coup d'oeil au gars qui venait d's'asseoir prêt d'eux. Les cheveux mi-longs un peu crades, les traits tirés comme si les derniers jours n'avaient pas été les plus agréables de son existence, ce mec était en train de siffler la première bouteille...

* Ah ouais, quand même! Nom d'un sigma, il a soif l'gaillard! *

Bon, c'est pas tout ça, fallait reprendre avec Willie! Du coin de l'oeil, Kyoshi observa l'inconnu se coucher en arrière en plantant un sabre. S'il n'était pas saoul, il aurait sans doute flippé de ce geste menaçant, mais dans la situation où il était, le plantage de sabre dans le sable, ça en jetait pas mal. Will ne se préoccupait absolument pas du nouveau venu. En revanche, Al était plus curieux, et surtout pas ivre. L'homme était quand même intriguant avec ses fringues pas super propres, dans un état un peu miteux, sa gueule de voyageur éternel, et son sabre planté fièrement à côté de lui.

- Dites les braves, jveux pas faire mon chien tout ça, j’ai beaucoup d’respect pour les gens qui m’alcoolisent comme ça gratuit’ment. Mais ça vous dirait pas de, euh, genre plus jouer ? Ouais.

La remarque passa d'abord un peu inaperçue pour Will qui chantait à faire se barrer le soleil de fin d'hiver dont ils profitaient. Ce n'est qu'après un rappel du professeur qu'il se tût enfin. La remarque passa moyennement auprès des deux musiciens, mais ils s'arrêtèrent de jouer sans trop faire la gueule. Kyoshi tenta même un peu d'humour. Enfin, il voulut faire une tape dans l'dos du mec, puis s'aperçut qu'en fait il était allongé. Il resta trois secondes la main dans l'vide, prête à taper dans un dos avant de se rendre compte qu'il ne trouvait pas d'utilité à sa main suspendue en l'air. Du coup, il la reposa simplement et sortit quand même une p'tite remarque.

- Hé mon brave! T'fais pas d'bille hein! J'aime pas les gens qu'je connais pas, mais t'm'as l'air cool toi!

Ou du moins ça y ressemblait... Il accompagna sa remarque d'une exhalation alcoolisée en direction du gars, et d'un grand sourire. Puis subitement, il se retourna vers ses amis. Il mit cinq secondes avant de mettre ses idées en place.

- Oh les gars! J.. J'ai lu un truc récemment! Y'en a qui croient qu'la diffusion de trucs dans l'eau, genre... Mmmh, du pastaga d'sudiste... C'est comme une marche de l'ivrogne. Genre... À chaque incrément de temps, ben... Il sait pas s'il va en avant ou en arrière. Ben c'est pareil pour la diffusion! C'est dingue! Pu... Putain d'isotropie dans un espace 3D euclidien!

Il se tourna vers le mec toujours allongé... Il eut vaguement l'impression que le type était au courant et que c'était même trivial pour lui. Ouais, carrément trivial. C'était assez impressionnant vu qu'la nouvelle venait d'être présentée à la conférence de Manshon. Du coup, Kyoshi se décida à féliciter le voyageur pour sa culture scientifique.

- T'savais ça, toi?? C'est dingue c'que t'es intelligent mec!
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Lun 23 Avr 2012 - 17:37

La r’marque passe. Passe pas, passe. Silence, enfin. Plus qu’le bruit des vagues qui lèchent le sable tiède, l’vent qui taquine les nids dans les palmiers et l’bois qui craque dans l’âtre. Et les pelés qui s’mettent à jacter. M’en fous qu’j’ai l’air cool, bonhomme, laisse-moi mater ma gloire dans l’ciel tranquille. Tvois la comète là-bas ? Ben c’est Bibi version cosmique. Tout l’monde la voit, tout l’monde l’admire, mais personne sait bien où elle va aller et y a deux-trois illuminés dans ton genre qui croient pouvoir définir sa trajectoire en disant que ouiii, tout çaaaa, les livres disent çaaaa, alors bon. Voilà. Enfin. Te méprends pas l’manchot, jdis ça surtout pour le vieux gars, là. Avec sa tête de taupe et ses doigts d’rats d’labo, y fait illuminé. Toi, ça v

Okay, j’ai rien dit. Tu m’as dit quoi, là ? Tu m’as traité d’isotropie dans un espace troidé euclidien, là, j’ai pas rêvé ? Hein. J’ai pas rêvé. Putain… Et en plus tu m’prends pour un connard en m’disant qu’jsuis intelligent juste derrière alors qu’j’ai rien bitté à ton bavage ? Non mais tu cherches les coups.

Bave aux lèves, jvais pour m’lever et lui mettre une beigne, à lui et à ses potes qui disent plus rien. Pour l’faire taire et pour lui apprendre à pas prendre pour une crevure un Tahar qui descend du ciel. L’exo s’révèle sal’ment délicat, jpensais pas m’faire tanner comme ça d’un coup par la fatigue, sans même pouvoir répliquer. Mais là. Barf. La garce m’cloue au sol, j’ai les moyeux qui bloquent et l’reste qui suit. ’fin. Qui reste bloqué du coup aussi, quoi. Bordel. Même ma bavarde s’met en mode fuck-off et jtrouve rien à répondre à cet empaffé d’fils de sa mère. Et même si j’avais un truc, même pas sûr qu’j’aurais pas les mâchoires soudées entre elles par ce con d’pif…

Ptet j’aurais dû bouffer avant d’vider c’te tanche.

Ghfladf. Hdfa. Fgarf.

Ouais, ptet bien j’aurais dû becqueter. Bordel, jsuis moi ! C’pas trois huitaines en ballon et une traversée d’montagne qu’vont m’pomper la vie quand même. Oh ! Conne d’RedLine, c’est l’retour de bâton pour t’avoir montée et niquée la légende de mur infranchissable sans qu’tu puisses te défendre ? Ha ! Grognasse. Mais j’en ai rien à foutre, j’crèverai pas. Pas là, pas maint’nant, pas sur c’t’îlot d’scientos. Je t’ai baisée, j'te retourne, j'te rebaise et tu m'suces. T’m’entends RedLine ? Je t’en

Elle doit m’entendre, et elle doit pas être la seule. Y a bien deux ou trois gravelures qu’ont dû s’faire au moins à moitié articuler dans tout c’que j’viens d’cracher, vu la gueule de mes collègues du moment. Mais peutimporte. Gueuler et insulter la nuit noire à l’horizon, sans même savoir si jsuis tourné du côté d’la muraille d’roche rouge là-bas très loin au large, ça m’a r’foutu un ptit coup d’fouet. Et sans être maso, j’en avais b’soin. D’ailleurs, jsuis d’bout maint’nant. Pas stable, jsais bien, appuyé en mode grand-père cacochyme sur le Narnak multiusage, jsais bien. Mais d’bout. Fièrement d’bout.

Pourquoi que jvoulais m’quiller maint’nant. Faut r’trouver ça.

Hm… Jte connais toi…

Fin jcrois. C’est pour toi que jdevais ? Ouais. C’pour lui. Ca m’revient. L’baffer. Sais plus pourquoi mais lui faire manger ses dents. Dans l’doute, faut y aller. Alors j’y vais. Presque. Jsais même pas si j’ai décollé l’panard droit. C’que jsais c’est qu’à peine j’en ai eu l’idée jme suis r’trouvé à bouffer du sable. Conne de balance ! Deux coups d’poing à la plage pour la calmer et j’arrive à m’refoutre sur le dos sans gerber mon absence d’trucs à digérer. Jvois des ombres autour. Des ombres qui bougent. Dans l’lot, jsuis sûr qu’y en a une qu’y faut que j’tape. Enfin jcrois. Pis jsais plus laquelle c’est. Pis jsais plus pourquoi. Pis j’ai pas la force. Bordel ! Nah, j’ai pas la force.

Jdétends mes paupières. Manière d’voir si j’sens encore des choses. Mon champ d’vision s’étrécit. J’ai plus qu’deux fentes en guise de mires et jvois plus qu’les étoiles du ciel. Qu’tournent. Jcherche ma comète que c’est mon moi cosmique. La r’trouve plus. Putain, j’l’ai pas rêvée quand même ? Hein les gars, j’l’ai pas r…
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Dim 29 Avr 2012 - 16:37

L'étranger a l'air de caler monumentalement. Non pas qu'sa pose, là tout d'suite, soit digne de lui élever un monument (à la limite dans un trou perdu, pourquoi pas), mais voilà... Il stagne étrangement comme un fond de verre de vin après la fête. Quoique... Ça dépend avec qui. Ce type-là en particulier a pas l'air d'être du genre à laisser un fond dans son verre. Plutôt du genre à terminer tous les fonds et les pas-fonds de verres qui traînent.

Il bredouille des trucs insensés, cale encore... Kyoshi, même un peu saoul, comprends qu'il est quand même pas tout net, le bonhomme. Al est plutôt inquiet, lui. Vrai qu'il a pas bu l'bonhomme, il sait encore reconnaître un mec qui est dans un sale état. Il s'apprêtait à proposer de rentrer au village en cherchant une phrase jolie et philosophique comme il fallait quand le voyageur se releva. Il avait l'air déterminé. Personne ne savait trop à quoi, mais on pouvait lire sur son visage qu'il savait ce qu'il allait faire. Bon, il oscillait un peu, appuyé sur son sabre... De plus en plus... Tiens, c'était étrange comme oscillateur. Kyoshi se dit que ça avait un peu la gueule d'un pendule rigide, avec un angle thêta égal à pi et donc en position d'équilibre instable. Fallait juste rajouter une force exponentielle fonction de la valeur absolue de la différence entre pi et thêta pour ramener le pendule à sa position d'équilibre...

- Hm... Jte connais toi...

Le manchot avait envie d'répondre que oui, effectivement, ils se connaissaient bien. Mais il était plus si sûr de bien le connaître... Ah ouais, c'était un voyageur. Bah... Ouais, ils se connaissaient un peu. Un tout petit peu... Pas suffisamment pour prévoir ce que ce guignol allait faire apparemment. Il eut l'air de vouloir frapper dans la gueule du physicien... Nom d'un epsilon au carré! Hop... Ce dernier eut l'impression de réaliser l'esquive parfaite. Il était plus probable que son adversaire se soit planté dans l'sol de lui-même, en réalité. En moins de cinq ou secondes, l'Empereur se leva, aussi rapidement qu'il en était encore capable.

Son adversaire était au sol, mais il ne fallait pas se relâcher! C'est quand la bête est blessée qu'elle est la plus dangereuse! Du coup, il commença à sautiller sur le sable de la plage. Hop, hop, hop... En avant, en arrière, à g... Oups, pas s'viander. Tout en bougeant pour améliorer son temps caractéristique de réaction, il faisait des moulinets avec ses poings. Il avait vu une fois des boxeurs faire ça, ça d'vait être efficace. Bon, c'est sûr qu'avec de longues lames au bout d'un des dits poings, c'est un peu dangereux. La manche droite en pâtit un peu d'ailleurs. Elle était en lambeaux même. Kyoshi ne s'en aperçut pas trop et faisant semblant de donner des coups de lames ou des coups de poings dans l'vide. Il était chaud à fond d'balle!

Al n'était pas trop dans le même état d'esprit. Soucieux de la santé du voyageur, il pensait sérieusement à proposer d'amener le type qui restait allongé sur le dos chez un médecin. Faut bien dire qu'il avait pas une bonne gueule...

- Ce ne sont pas les médecins qui nous manquent, c'est la médecine.

- Bordel d'intégrale divergente... Et sinon, qu'est-ce que tu veux dire?

- Cet homme a besoin d'être soigné, mon bon Kyoshi

Le physicien n'était nullement persuadé de cela. Même qu'il était plutôt persuadé que le type méritait une bonne correction. Mais bon, peut-être n'était-il pas le plus apte à comprendre la situation. Il commençait à en prendre conscience.

- NOM D'UN BORDEL DE COURBURE NÉGATIVE CONSTANTE! Ma maaaaanche?!

En traînant les pieds pendant que Will se foutait de sa gueule, il aida le vieux Al à relever l'homme inerte. Le porter jusqu'au village s'annonçait pénible. Il se sentait étrangement dénué de force et le sol semblait quelque peu se dérober sous ses pieds. L'ami Will emporta le sabre et les instruments et ils remontèrent tant bien que mal jusqu'à la maison d'un ami du professeur. Les souvenirs du physicien sont plutôt troubles sur cette période. Il se rappelle surtout avoir régulièrement proposé à se genoux d'expérimenter la chute libre tout au long du trajet. Il se rappelle aussi s'être fait chier dessus par une mouette... Un comble pour un révolutionnaire... Il en avait profité pour lâcher le mec et pour pester contre les piafs qui en avaient après son beau chapeau.

Tout ce qu'il se rappela de la maison du médecin, c'est d'un beau lit propre sur lequel il s'écroula alors qu'il portait toujours le voyageur délabré. Il allait sans doute s'apercevoir que des voyages à la chaîne laissent une fatigue qui se combine mal avec l'absinthe.
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Ven 4 Mai 2012 - 21:38

La brise maritime... Reconnaissable entre toutes. La mer s'étendait, vaste et paisible face au scientifique. Il se sentait étrangement gros, même très très rondouillard. Bizarre... Où se trouvait-il une minute plus tôt? Que faisait-il? Pire... Qui était-il vraiment? Il ressentait un irrépressible besoin de comprendre ce qui se passait. Sans trop savoir pourquoi, il savait qu'il n'aimait pas être face à des phénomènes inexpliqués. Et la situation présente en était un bel exemple...

Devant lui majestueux, un navire était amarré au quai... Le Karaboudjambon. Kyoshi n'avait aucun souvenir de l'avoir jamais vu, mais autour de lui, une brume s'étendait dans toutes les directions. Pas beaucoup d'autres choix que monter sur le rafiot. Un panda... Non, un homme-panda en chemise hawaïenne se baladait et méditait sur le pont. Pour le reste, pas grand-chose de très particulier dans l'coin. Non pas qu'un homme-panda soit banal, mais bon... L'homme perdu sentait qu'il n'était pas au bout de son étonnement. Il entra dans un couloir qui menait au coeur du navire, attiré par quelque chose... Une odeur, oui. Très caractéristique. Ça ressemblait à de la viande, à un cuissot rôti, mais l'odeur était subliminale. Une vraie révélation! Il fallait en trouver la source. Une petite cafétéria donnait sur des cuisines via un encadrement dans lequel on voyait un type s'activer.

Hey Lucky! Tes cuissots arrivent, je sais!

Un sentiment de plénitude envahissait Kyoshi sans qu'il s'explique trop pourquoi. Il n'avait même pas été interpellé... Ah moins que ce cuistot ne se soit adressé à lui? Mmmmh... Oui sans doute. S'installant à la table la plus proche, il regarda autour de lui... Le brouillard s'était intensifié. Plus de signe de la cantine du Karaboudjambon, il ne restait plus que le brouillard. Un frisson parcouru l'échine du scientifique qui se sentait à nouveau lui-même, sans plus savoir qui il était. Une sensation étrange d'être omniscient, de devenir un être supérieur.

Il voyait en face de lui deux personnes. Un homme propre sur lui, élégant, déterminé... Un charmeur assurément. Un aventurier sans doute aussi. Face à lui, une femme, belle, qui respirait la mangeuse d'homme. Fine, enjôleuse, subtile dans ses paroles, beaucoup moins dans ses actes, au moins en apparence... Ils jouaient l'un avec l'autre, avec des mots, des gestes, des mimiques, sentant l'un comme l'autre qu'ils n'étaient pas tout à fait innocents, que le jeu était dangereux. L'un était fort de son expérience, l'autre était forte de sa propre confiance en elle.

Narnak, hardi aventurier, dernièrement reconverti en écumeur de bar faute d'opportunités intéressantes. En quête de la moindre occasion de profiter à nouveau de sa bonne étoile, y compris si ladite moindre occasion revêt les traits charmeurs d'une jeune femme...

Vous avez donc une bonne étoile qui veille sur vous ? Il faut croire que oui pour tomber sur une demoiselle d'aussi charmante compagnie que moi.

L'avantage tournait à l'homme, la jeune femme sombrait dans l'ivresse, rappelant à Kyoshi un sentiment familier. Une douleur désagréable à la tête... Tiens, il avait une tête? Il pensait être le brouillard jusque là, mais visiblement, ce n'était pas trop le cas. Ah oui, juste, il avait un corps lui aussi. D'ailleurs, n'était-il pas attablé un instant plus tôt? Étrange sentiment... Tout était flou, brouillé. Quelle était la réalité? Ce mot avait-il seulement un sens? Y avait-il seulement une chose vraie et des choses fausses? Tout n'était finalement qu'une vision... Ces deux prédateurs dont l'un semblait avoir gagné... Ils n'étaient finalement qu'une création de son esprit. Ils n'avaient de substance pour Kyoshi qu'à partir du moment où celui-ci pensait à eux. Il avait ainsi la possibilité de rendre toute chose qu'il imaginait. Quel pouvoir effrayant!

Le brouillard se dissipait, mais la scène n'était plus la même, ou alors les deux personnages se cachaient dans une foule dense? Non... Dans la foule, seulement des civils, avides de cruauté... Des civils comme ceux qui faisaient peur au physicien. Tiens, oui... Il avait peur des gens, c'était un fait dont il se souvenait. Peur de leur égoïsme, de leur manque de respect pour la vie des autres. Il s'en souvenait maintenant. Et tous ces gens, face à une potence où plusieurs personnes étaient sur le point d'être exécutées... Ils voulaient du sang, des boyaux, de la rate et du cerveau, comme on dit. Ce que le peuple pouvait être détestable...

Mesdames et messieurs, j'ai une annonce à vous faire ! Je suis Brask Roc, membre éminent des Toukotsu Kaizokudan, et je suis là pour annoncer aux pirates du fusain leur mort prochaine ! Et pour prouver mes paroles, je vais faire de cette exécution une plaisanterie digne de ce nom !

Un type à dreads était monté sur l'échafaud et commençait à délirer comme un fou encore plus assoiffé de sang. Ses paroles présageaient clairement des événements sanglants qui suivirent. Une giclée de sang dans la foule et une autre voix encore plus folle qui s'élève, augmentant brutalement l'entropie. Le chaos le plus total s'abattait sur la scène. Que ce soit pour les fauteurs de troubles ou pour les marines qui affluaient, tout ce qui semblait importer dès ce moment était d'ôter les vies de l'autre camp...


Tout sombra dans une vision rouge sang. Les odeurs se confondirent en une seule odeur de globules rouges. La chaleur humide sembla en quelque sorte recouvrir le corps immatériel de Kyoshi. Le liquide semblait entrer dans sa bouche et le goût envahissait ses papilles. Soudain, il eut l'impression d'être tiré en arrière par une force surnaturelle. Il voyait des motifs apparaître dans le rouge qui l'entourait. Une disque noir, comme un puits profond se trouvait maintenant droit devant. Autour partait des stries dans la direction radiale. Le monde semblait prendre forme, le rouge sanglant semblait prendre appui sur un paraboloïde centré sur le disque noir... Du blanc apparu enfin pour adoucir cette vision inquiétante. Mais là encore, des veinules semblaient prendre place sur cette surface blanche. Et le physicien continuait d'être tiré loin de.. De cet oeil. Un oeil sanglant... Un visage teinté de carmin. Ces cheveux sales et long, cet air moqueur, c'était le type de la vision précédente! Enfin, non... Il avait quelque chose de différent, tout en étant le même. Il était d'ailleurs encore plus familier à Kyoshi... Il...


...

Kyoshi se réveilla en sursaut, se redressant subitement sur un lit, en nage. Quel était ce goût? Il s'était mordu la langue et le sang recouvrait ses papilles gustatives.

* Nom d'un epsilon... Ça fait mal... Et bordel, ma têêêête... C'était quoi ce rêve flippant? *

Il regarda autour de lui... Des murs rouges, quatre lits, dont le sien et un autre sur lequel se trouvait un homme... Ah oui, le voyageur de la plage! Il avait une moins sale gueule depuis, mais sa tête rappelait au physicien quelque chose d'autre que la scène de la plage. Rah! Le mec dans le rêve... L'oeil flippant! Un frisson parcouru l'échine du manchot qui s'habillait et remettait rapidement son poing en place, pressé de sortir de la pièce.

Il entendit en sortant les voix du professeur Beret n'Stein et d'un autre homme, probablement son ami. En entrant dans le salon, aveuglé par la lumière du matin, il les salua et remercia son hôte qui lui servit le café. Il n'avait pas l'impression d'avoir bu tant d'absinthe que ça le jour avant, mais la boisson avait parfois des effets assez violents, et la fatigue n'avait sans doute pas aidé. Et voilà qu'il se retrouvait avec une belle gueule de bois. Il demanda un bon coup d'eau pour se réhydrater avant de prendre son café, puis demanda à son ami:

- Al-sensei... Ce type ramassé sur la plage hier, il ne vous a pas paru un peu... Flippant?

- La réalité est faite de ce que ta pensée crée, mon bon Kyoshi.


Une vieille pensée philosophique avec une gueule de bois... Plutôt difficile à faire passer. Mais le manchot pensait comprendre la pensée de son maître... Elle avait, comme qui dirait, un air de déjà pensé.
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Dim 6 Mai 2012 - 19:27

Moi j’ai pas rêvé. Rien, l’néant des cuites trop rapides. La limbe. L’passage où tout s’transforme et rien n’se crée. La cambrousse de l’inconscient. Juste des couleurs et des sensations. Assez dégueulasses d’ailleurs. Les couleurs ET les sensations. D’jaune pas propre à violet sale, d’la pièce qui tourne à l’estomac qu’est pas jouasse en passant par la vessie qui s’prend pour une lanterne. Pis les odeurs. A t’faire te rendormir pour éviter d’trop t’respirer. Tu connais. Pis la douleur qui lancine. A t’faire pas même te réveiller pour éviter d’en profiter jusqu’à l’aube. Pis l’aube. Quand l’clinquant est au zénith.

Jme r’dresse dans une chambre qu’est pas la mienne. Dans un pieu qu’est pas l’mien. Avec des fringues qui… Non, sans fringues en fait. Mais rien hein. L’plus simple appareil. On m’a dépoilé.

Pâteux, poisseux. Douteux. Les murs tremblent pas trop, j’avise une chaise sur l’quelle traînent des frusques qu’jprésume pour moi. Qu’sont pas les miennes, voilà, jsavais. Propres et tout, hein. Même la bonne taille. Mais pas les miennes. L’manteau en cuir par contre, z’ont pas osé l’foutre au bûcher. Jtâte Pully un peu, ramasse Narny qu’est resté dans sa gaine aussi. Héhé, j’note un poil de sang récent sur la poignée. Ca sent l’quelqu’un qu’a voulu faire mumuse avec et qu’s’est tranché la patte. Ca apprendra.

J’fous l’déguisement après m’être étiré un brin. Aïe. Re-aïe aussi dans l’processus vestimatoire. Pas l’habitude d’enfiler aut’chose que des chemises ou des trucs avec des boutons. Ouais, y a autre chose aussi qu’jenfile. Jte vois v’nir. Mais là jdécuve et jcause de fripes, t’as vu. Et l’pull de marin, c’est une autre technique. Les grolles à lacets, pareil. Putain, on est bien dans un pâtelin de.

Merde, on est où déjà ? Jme souviens d’une plage, d’un poulet et d’percus. D’une coupe simili-afro aussi. J’soulève les terrines qui m’servent de pattes arrières et m’cale près d’la f’nêtre. Ouais, y a une fenêtre dans la chambre si jveux qu’y en ait une. Jme cale près. Puis j’avise le machin bitiforme au centre de l’île et mes plombs s’remettent total : Ohara, crash, boum, uh.

Merde.

Merde jsuis bien dans c’coin perdu pour scientos du renouveau, pour autistes de la liberté traumatisés par les ébats d’la Marine cent bières plus tôt. Siècles. Ouais, ça r’ssemble. Jsuis bien à Ohara.

D’une glissade narrative qui m’permets d’zapper la description du décor et d’faire une entrée pleine de classe, jdébaroule dans la pièce où c’qu’y a des voix et donc du monde. C’est d’la pécore de base, façon cuisinière. Ptet le genre à m’avoir dépoilé, elle, ça s’voit dans ses yeux lubrifiés par l’lubrique. Mais pas l’genre à m’avoir soigné. Ouais pack’ j’ai pas dit, mais on m’a r’cousu un brin d’là où y avait besoin et matelassé les zones sensibles, dans la nuit. Jdisais qu’j’étais à oilpé en m’quillant, t’vois, mais en fait j’avais une attelle sur l’genou. Par exemple.

Bon, j’l’ai virée, bien entendu. Pas charrier : quinze heures d’sommeil et ça r’part un Tahar. Mais voilà. On s’est occupé d’moi. Mh. Pourquoi ? Jprésente bien, ptet ? Et dans mon souvenir j’ai quand même étripé un manchot qui jouait trop fort. Ca met dans d’bonnes grâces, ça, tu trouves ? Deux phrases borborygmées plus tard, on m’file un cuissot d’vachoratops, une pinte de truc pas bon sans genévrier fermenté dedans, et l’adresse actuelle du mec qui m’a r’foutu droit. La pièce à-côté, tout juste.

Les deux mains occupées, jrefais l’entrée classe. Sauf que jme viande à moitié dans la glissade à cause de ces connes de semelles pas franchement lisses. Genre trop adhérentes. Pour fumé du buble qu’a peur de son équilibre à force de batifoler un bouquin dans les palmes au lieu d’regarder où y va. Brah. Chance quand même, c’pas l’cuissot que j’laisse tomber pour m’ret’nir à l’armoire qui traînait par là. C’le verre. Un truc en corne, donc ça casse pas, mais ça en fout partout. Sur l’zigue.

L’manchot. L’gars qu’finalement j’ai pas dû étriper. Puisqu’il est là. Assis tranquille. Ca d’vait être dans ma tête le coup des entrailles sur l’sol et d’la tête dans l’sable. Mais pourquoi tant de haine. Hum.

Oups, sorry pour l’costard mec. Héhé.

Ca m’arrache lahgel, ouais. Mais jfais. Suis pas chez moi, jviens d’atterrir sur une mer dont j’ai pas suivi l’actu d’puis un bail que j’m’en suis barré, jvalais dix bonnes putains d’patates en m’barrant mais maintenant si ça s’trouve jvaux plus, et jme sens pas encore ben r’quinqué, pour survivre dans la plus totale adversité et pour cause que l’jambon s’défend ferme contre mes ratiches qui l’occisent à ptit feu.

Alors. Gentleman, le Tahar. Doux. Poli. Présent. Et sans savoir lequel d’entre eux m’a r’foutu d’aplomb, aux autres gusses qui m’fixent avec leurs regards d’effraies d’puis un côté d’la pièce :

Merci pour euh. L’gîte et les soins. Et l’gigot.

En agitant l’dit morceau d’barbaque pour faire nonchalant.
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Mar 8 Mai 2012 - 21:40

La discussion se passait pénard. Le vieux Al n'était pas super bavard sur le sujet du voyageur ramassé la veille, malgré l'insistance de Kyoshi, et finalement, résigné, le manchot avait orienté la conversation sur la raison de sa venue. Il voulait absolument mettre la main sur des infos sur les mousses, sur les colloïdes et sur les surfactants. Il lui fallait compulser des tables, trouver quelques théories... Des trucs de scientifique quoi. La bibliothèque d'Ohara avait été, il y a longtemps, un endroit où toute personne recherchant le savoir était la bienvenue. Cependant, depuis le Buster Call qui avait mis l'île à feu et à sang et la reconstruction qui avait suivi, les dirigeants d'Ohara étaient devenus beaucoup plus prudents. Généralement, les locaux allaient chercher dans la bibliothèque les ouvrages demandés par les étrangers. Et voilà... Il y avait bien longtemps qu'il n'était plus résident de l'île, et dans la révolution, y'avait pas de carte de membre. La plupart du temps, on t'connaissait, ou on t'connaissait pas. En trois ans, il ne faisait aucun doute qu'il ne serait pas autorisé à entrer se balader dans l'arbre de la connaissance comme bon lui semblerait... Et c'est là que le vieux Al allait pouvoir se porter garant de la bonne volonté du physicien.

C'est alors qu'ils discutaient des secteurs où ils pourraient trouver leur bonheur que le naufragé refit surface dans la salle à manger, une belle pièce de viande dans une main, une pinte dans l'autre. Il a l'air d'avoir bien meilleure mine que le jour précédent, de ce que peut s'en rappeler Kyoshi. Il semble aussi vachement moins sinistre que dans le cauchemar de la nuit. Un frisson parcourut l'échine du chapeauté. Une étrange sensation que quelque chose de mauvais se préparait...

Et il ne pensait pas si bien penser. Le type se planta comme un boulet, lâchant son verre qui s'en alla joyeusement arroser l'assistance dans une magnifique trajectoire parabolique. Enfin, à vrai dire, c'était la trajectoire du centre de masse, ça. L'objet avait un moment cinétique franchement non-nul en quittant la main de son proprio. Et paf, j'sais pas qui a inventé la conservation du moment cinétique, mais sur le coup, le physicos, qui représentait l'ensemble non-vide de l'assistance arrosée, eut vraiment la haine contre lui. Il avait passablement réussi à garder son costard propre lors du passage à la plage, à l'exception de sa manche de veston qui était quand même bien en lambeaux sans qu'il se souvienne trop du pourquoi du comment. Et voilà que la propreté était maintenant affectée par une perturbation pas du tout infinitésimale. Kyoshi sentit le sang monter à ses joues, son poing se resserrer...

Il regarda son opposant, prêt à l'engueuler comme on engueule un type qui sait pas convertir des unités ou qui n'connaît pas ses ordres de grandeurs ou ses constantes fondamentales. Mais un instant, en le regardant dans les yeux, il lut le même regard que celui qui l'avait réveillé une heure plus tôt. Brrr...

- Oups, sorry pour l'costard mec. Héhé.... Merci pour euh. L'gîte et les soins. Et l'gigot.

Il avait au moins le mérite d'être poli, ce bougre d'analphabête! En même temps, c'était bien la moindre des choses. Le manchot, dépité, regarda son costard trempé d'un truc qui avait tout l'air de laisser des tâches. Il tira la gueule à son invité pour lui faire comprendre qu'il était pas content, mais qu'il était civilisé et qu'il n'allait pas taper pour la cause... Peut-être aussi qu'ça montrait un peu de méfiance ou de crainte. Mais pas longtemps. LÀ! C'était clair... Dans ces yeux, il n'y avait pas du sang! C'était clair, bordel de force fictive d'inertie! Ce connard regardait le poing manquant de Kyoshi avec dégoût!

- BORDEL DE CONDUCTEUR QUI CONDUIT PAS L'COURANT! Tu l'as fait exprès, hein? Avoue que tu détestes les handicapés! Haha! T'as même pas b'soin d'l'avouer, ça se voit dans tes yeux comme on peut voir l'effet de la rugosité sur une goutte en Leidenfrost! Quoi, t'as toujours vécu parmi des gens parfaits, à ton image, c'est ça hein? T'as été déçu par un mec handicapé qui n'a pas pu accomplir une tâche physique que tu aurais voulu qu'il accomplisse, c'est ça?? Où tu penses que c'est la loi du plus fort dans c'monde, c'est ça?! Eh bien non! Les handicapés ont une âme! Ce sont des êtres humains comme toi, ils ont au moins autant droit au respect que toi, probablement plus pour toute la souffrance que des mecs comme toi leur font subir! Quand le Gouvernement Mondial sera tombé, la révolution œuvrera à changer les mentalités des gens trop cons pour se rendre compte de ça! D'ailleurs, t'es qui pour penser qu'tu peux prendre les handicapés de haut, hein!?
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Jeu 17 Mai 2012 - 19:24

C’est à moi qu’tu causes ? Non mais c’est à moi qu’tu causes ?! Est-ce que c’est à moi qu’tu causes ? T’es sûr que c’est à moi qu’tu causes ? Eh, vous, est-ce que c’est à moi qu’y cause ?!

Quand on veut jouer à qui a la plus grosse crête avec un coq qu’essaie pourtant d’se faire passer pour un poulet qui cherche des noises à personne histoire de passer inaperçu au milieu d’une basse-cour de dindons mal farcis… Jregarde le lascar qui vient d’me débiter son discours à faire pleurer un saule. Il est sérieux, ça s’voit à sa tempe. Et moi aussi jsuis sérieux, bordel de merde. C’est l’costard, c’est ça ? T’as pas tiré ton coup d’puis trente-trois ans qu’t’es né et tu t’venges sur moi là-maint’nant parce que c’est l’verre de pif qu’a fait déborder l’vase à misère ? Fallait qu’ça t’sorte ? Ben c’est pas sorti au bon moment. Les autres nous r’gardent comme des poulardes qu’auraient vu les deux dominants du clapier trouver un couteau pile entre eux deux. Sauf qu’y en a un qu’serait pas vraiment un dominant.

Ou alors un faux. Avec une patte en moins et une gueule de dominé. Tant pis pour les bonnes manières, restons calme et présentons-nous puisque c’est si gentiment d’mandé. J’me sèche les babines sur la manche comme un sale bien élevé qui veut pas postillonner son sang à la gueule du premier venu inconnu, j’regarde de droite et d’gauche pour aviser un éventuel quart d’aut’chose que la flotte qui trône dans une carafe moche sur la table, mais comme j’trouve rien d’bon à m’décorner la gueule de bois, j’enchaîne direct.

Jsuis Tahar Tahgel et si tu lis les news récentes y a moyen qu’tu saches comment ça s’écrit.

Et jviens pas d’franchir RedLine à la mimine pour m’faire souffler dans les bronches par un gland monopalme dans ton genre, mon pote. Alors rassieds-toi packe la gifle elle peut partir. Et jte garantis qu’la transmission du mouvement tu vas l’étudier en profondeur. D’ici à là-bas, à un lancer d’nain près.


Jmontre l’exemple après deux moulinets d’sabre gainé, comme un bon poseur qui à la question « la bourse ou la vie ? » pose ses bourses et son vit sur la balance pour montrer qu’il est pas un rigolo. Et puis jme refous à mastiquer l’tendron mine de rien en m’engonçant dans cette saloperie de fauteuil en rotin qui s’met à gémir tout son amour pour les manteaux en cuir bien cradingues comme y faut après quasi vingt ans d’port quotidien… Ouaich gros, Tahar diplomate, ça t’la coupe ? Lui ça la lui a coupée, il dit plus rien. M’regarde en s’drapant dans une dignité dont j’ai rien à carrer, s’étire son teint d’venu rougeaud à force de beugler des conneries dont j’ai pas ret’nu deux mots sinon « révolution » sur le total, et m’gratifie la mire d’une expression faciale qui veut pas bien dire grand-chose.

Pis ça change à m’sure que j’fais mon vieux d’la veille avec la session Nostalgie.

Révolution, hein ? J’aurais dû faire l’rapprochement avec Ohara en atterrissant hier… Héhé, bonne la r’prise de contact en tout cas. Eh. Le saviez-vous d’ailleurs, bonnes gens ? Fut un temps où j’avais d’excellentes relations avec les frappés dans vot’ genre. Ouais ouais.

Même que j’en ai foutu une en taule pas plus ailleurs qu’sur South. Elle doit bien y être encore d’ailleurs, la Anna. Faudrait qu’je me rencarde, tiens, manière d’reprendre contact.

Alors célébrons ces joyeuses retrouvailles comme il faut et qu’on nous apporte un kil de pif.

A moins qu’c’est pas comme ça qu’on fait chez vous ? Pourquoi donc que vous tirez la tronche, sérieux ? Z’êtes encore sur l’épisode de plus tôt ? Non mais c’est oublié ça… Pas vrai N’a-Qu’un-Bras ? Dis-nous donc que c’est oublié, allez. Ou alors c’est vos tronches naturelles d’explosés des lobes corticaux ? Pis tu pourrais m’présenter aussi, jconnais pas vos tronches et vous savez mon blaze… Y a un truc qui va pas, là, jveux pas dire mais ça manque un poil de rigueur protocolaire, hein.
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Kyoshi Okabe
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Sam 19 Mai 2012 - 23:54

Nom d'un....

C'est qu'le type n'y va pas d'main morte quand il s'énerve. À peine retapé et déjà au taquet. Kyoshi se sentait quelque peu mal à l'aise. Il avait agi sur un coup de tête. Certes, ça lui semblait toujours très justifié; ce mec avait très clairement toisé sa main en moins! Quel enflure... Et dans sa tirade aussi, on sentait un mépris à l'égard du scientifique. Du reste du monde aussi, d'ailleurs... Depuis le réveil brutal, le manchot avait un sale sentiment concernant ce voyageur, et tout ceci n'arrangeait rien.

"J'suis Tahar, ta gueule"... Pourquoi il disait au scientifique de la fermer alors c'était lui qui était occupé à déclamer sa prose quelque peu agressive et violente? Si c'était pour l'effet "j'te crache dessus, et alors que je t'explique pourquoi, je te recrache encore dessus", c'était assez réussi. Visiblement, il se faisait une spécialité du domaine. Ça avait son effet d'ailleurs. Jusque là, le chapeauté avait encore envie d'lui rétorquer un truc cinglant, quoiqu'il y aurait sans doute eu un poil de peur dans sa voix, mais après cet avertissement... Genre il avait deviné que Kyoshi n'allait pas en rester là et faisait du coup d'la prévention? Si oui, c'était un fin diplomate... À sa manière. Il avait réussi son coup.

Oh, il semblait qu'il ait déjà eu à faire avec la révolution. Il prétendait même avoir eu de bonnes relations avec des révolutionnaires... Enfin, des frappés comme il disait. Encore cette touche fine de mépris qui semblait vouloir encore dire "ta gueule connard!". Ce type semblait avoir déjà entendu la fameuse citation d'Al: ne sous-estimez jamais le plaisir que vous avez à entendre ce que vous savez déjà. Enfin, pour l'occasion, c'était pas particulièrement un plaisir pour les auditeurs que de s'entendre dire de la fermer, mais l'principe était là. Il aimait bien s'assurer que son auditoire ait compris... D'une manière ou d'une autre. Kyoshi eut vaguement l'impression que ce gars était un peu philosophe sur les bords. Au moins un instant... Puis il se souvint de tout ce qu'il savait d'autre sur le personnage.

Finalement, le dénommé Tahar se tapa dans l'un des fauteuils du salon en réclamant du vin pour fêter ce qu'il semblait considérer comme des retrouvailles. Après c'qu'il venait d'argumenter, c'était plutôt étrange tout de même de vouloir fêter des retrouvailles. Mais c'est vrai que dans l'fond, le physicos aurait bien pris une petite bière par exemple... Une petite bière brune, avec du fromage! Et un peu de jazz, genre un bon trente-trois tours du trompettiste Cent Des Vis! La vie aurait été belle, non? Ah non, bordel, ça c'est toi qui profite de ça... Enflure d'mec qui écrit! L'kyoshi, à ce moment, était plutôt du genre écrasé... Cramoisi. Il aurait bien eu b'soin d'cette petite bière pour se détendre. Et vu qu'il ne l'avait pas, il se rassit sur sa chaise, bougonnant dans sa non-barbe comme un vieux scientifique dans son monde. Il jeta rapidement un coup d'oeil à Norbert, son hôte, et Al... Les deux regardaient le dénommé Tahar avec le sourcil gauche levé et de grands yeux ronds. Ils auraient aussi pu avaler quelques mouches si l'époque avait été propice à la sortie des insectes. Le physicien leur jeta un regard interrogateur, la mine sévère du gars qui s'demandait pourquoi les gens tirent une gueule bizarre alors que lui est juste très étonné.

- La réalité est faite de ce que ta pensée crée, mon bon Kyoshi... Et quand elle a créé des images sanglantes, tire-toi du merdier comme tu peux!

Étrange. Ce n'était pas l'habitude du vieux Al de parler comme cela. L'épouse de Norbert, attirée par les engueulades, pointait alors le bout d'son nez dans le salon pour se voir signifier par son mari, d'un geste clair, qu'il fallait amener du vin. Le physicos en oublia un instant sa mauvaise humeur doublée de crainte et murmura à son tour à son vieux maître:

- Et en clair, sensei?

Il ne répondit pas. En tout cas, pas directement. Il réfléchit quelques secondes en se caressant le menton, attendit que le vin fût resservi. Il attendit encore un instant que l'homme porte le verre à ses lèvres, puis le vieux chimiste se leva, calmement. Il s'avança en direction du mec un peu sanglant sur les bords.

- Tahar Taghel... Je dois avouer que ce nom ne m'est pas inconnu, contrairement à mon élève. Je me trouve d'ailleurs confronté à certains problèmes, tant métaphysico-philosophiques que pragmatico-pratique. Mmmmh... Vous permettez que je m'asseye dans ce divan?

Sans trop attendre de réponse, il se fixa dans un divan orienté vers la table où se tenait Norbert et Kyoshi, et de trois-quart face vers son interlocuteur.

- Je me demande ardemment ce que vous pouvez venir faire dans ce coin quelque peu isolé. Il n'est ici nul butin ou gloire à rechercher pour un pirate de votre trempe. Tout ce que nous avons est un échantillon du savoir. Toute personne désireuse de rechercher une vision de la réalité je recevrai.

Pirate?? Il a dit pirate?? Un flibustier assoiffé de puissance et de richesse? Un de ces personnages odieux qui sévissent de plus en plus nombreux sur les mers depuis plus d'un siècle? Un frisson parcouru l'échine de Kyoshi. Le savoir du vieux Al était incommensurable sur nombre de sujets, mais peut-être moins sur la vermine du monde. S'il connaissait ce type, c'est que ce n'était certainement pas un manchot... Uhu. Le scientifique comprenait un peu mieux la vision nocturne que le type lui avait inspiré. Sans doute un truc lié au subconscient... Il parait que ces trucs étaient étaient bien réels. Le physicien avait un peu du mal à y croire vu qu'on ne pouvait pas trop poser d'équation pour modéliser les phénomènes qui y étaient liés, m'enfin... Après l'expérience de la fin de nuit et les révélations du matin, il sentait bien que son inconscient l'avait clairement mis en garde. Il repensa à l'engueulade survenue deux minutes plus tôt, et frissonna à nouveau à l'idée de ce qui aurait pu se produire...
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Dim 20 Mai 2012 - 15:58

Héhé, voilà, tout est bien qui s’passe bien. Après deux messes basses que je capte pas bien tout occupé que j’suis à m’polir le râtelier sur un os bientôt rongé, on r’connaît mon nom et on s’installe en mode discut’ de famille de fin d’semaine, avec le vieil aîné qui fait profiter tous les plus jeunes de ses lumières. Bon, là il nous raconte pas la dernière guerre et vu sa gueule ça vaut ptet mieux mais, jsais pas trop si c’est sa voix, sa gueule d’ahuri ou l’admiration à peine cachée avec laquelle les deux autres boivent ses paroles, ou les trois, mais ça r’met tout l’monde d’humeur. Et si j’sens le manchot encore un poil revêche, moi ça m’détend. M’détend aussi le litron rapporté par la mégère qui bavait sur moi un instant plus tôt et échangé contre les restes de viandasse.

Vient ensuite la question à laquelle j’ai pas encore réfléchi, celle de savoir ce que je fous là. Moi j’ai coutume de croire au hasard en tant que divinité dont les plans nous échappent, en la Fortune, en cette tantôt garce tantôt bonne fille Tyché, fille de Dame la Mort en personne et guide de nous tous pauvres mortels jusqu’au domaine de sa maman avec la faux dans le dos. Mais m’faut pas deux plombes de réflexion pour me dire que, des gars comme ces fondus du casque, ça doit pas croire à l’aléatoire imprévisible des masses. Et j’ai pas envie d’me lancer dans des discussions philosophiques à rallonge, alors jme tâte. J’me tâte l’inspi, pour voir si j’ai une autre réponse en stock, j’me tâte l’envie d’castagne, pour voir si jpeux éviter d’me casser en les truandant alors qu’ils m’ont nourri logé blanchi, et jme tâte l’mollet droit ou gauche pour me donner bonne contenance.

Pis après j’décide qu’en fait le pinard s’coue bonnement et qu’on est pas si mal à tous s’détendre le gland autour d’une table civilisée, là. Alors jvais pas les taper. Et mon inspi est en berne alors va pour la solution un, dire que jsuis là par hasard. Tant pis pour l’inévitable tartage de gueule avec le verbe qui devra suivre. M’restera toujours la violence gratuite et sans intérêts pour gagner les débats.

Tu m’es sympathique, l’préancêtre. Alors crois-le crois-le pas mais, au lieu d’t’arracher l’aorte avec les dents comme tout bon pirate le f’rait sûrement, jvais tout t’dire, c’est ma journée grande bonté. Jsuis là par les bienfaits du bon hasard, figure-toi. Comme jdisais à ton, euh, disciple, machin, et comme ça doit commencer à circuler dans l’bled, jviens tout droit d’South et du royaume de Bliss. Tout droit par les airs et donc par-d’ssus RedLine. Et c’te perf enfin posée, ben m’suis crashé par hasard dans vos quartiers en fin d’parcours sans trop l’vouloir. C’était hier, voilà l’fin mot d’l’histoire.

Mon auditoire captivé, jme sens l’âme d’un conteur des temps anciens, quand on parlait d’dieux et d’ponéglyphes et d’tous ces trucs pas vrais. ’dra qu’j’explore c’te vocation un jour, ptet, quand mes belles années auront passé si jvais jusque là. Autant dire qu’c’est aussi peu certain que n’est assuré la survie du jus d’raison qui tournicote dans mon godet… Mais à propos d’trucs certains :

En fait non j’ai pas fini : l’fin mot c’est qu’effectivement y a rien qui m’intéresse bien ici et qu’vous pouvez dormir tranquille jusqu’à c’que je me tire. A moins qu’un autre de vos gentils élèves ou voisins me cherche des noises sans m’dire son nom, j’ferai d’bosses à personne. Adjugé ?

Elèves de trente piges, ça cache des choses m’est avis tout ça. Horf. Et en fait si, tiens. A m’sure que jcause des images d’mon super périple aérien me r’viennent d’vant l’œil, superposées comme un rêve éveillé à la réalité de c’qui s’passe en vrai. Et à m’sure que jvois ces roches rougeâtres qui m’tailladent les mains et les pieds ma gorge s’assèche, c’qui m’force par un réflexe bien naturel à choper le broc de rougeaud à même l’anse pour me l’siffler direct, c’qui m’force par un mécanisme que j’calcule pas vraiment à m’demander combien.

En fait si, y a une question que du coup jsuis ptet bien tombé pour choper la réponse. Comme quoi le hasard est ptet pas si foireux qu’ça… Ouais, vu qu’on sait tout sur tout ici, z’allez bien pouvoir me dire combien ça fait, Redline, neh ? De haut, de large, tout ça ?
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Jeu 7 Juin 2012 - 23:30

Plus grand-chose ne bouge à part le pirate qui boit son verre pépère et le vieux Al qui tente d'éviter tout carnage malencontreux. Kyoshi restait renfrogné, toujours un peu sur le coup des engueulades réciproques, et le pote du vieux était toujours calé, bouche bée. Pendant un moment, le pirate s'amusa à raconter ses péripéties en répondant à son interlocuteur. Il avait vachement l'air de se la péter. Un peu mythomane sans doute l'homme, pensa le physicien. Parce que bon, passer au-dessus de Red Line en volant, ça fait un peu excentrique quand même. Genre il aurait trouvé un truc volant qui monte assez haut pour ça, comme ça, paf? Neni! Faut être une bonne tête pour créer et exploiter une telle invention... Kyoshi imaginait déjà un énorme navire, avec des hélices qui tourneraient grâce à des machines à vapeur, et un gaz ultra-léger qui pourrait diminuer la masse volumique du tout... Ouais, ça, ça pourrait voler, mais faut être pas con pour trouver ça. Et ce gars... Enfin, le manchot chassa ces pensées. Valait mieux pas sortir un truc pas cool sur le dénommé Tahar, par inadvertance, apparemment.

Enfin, en tout cas, il disait que si tout l'monde évitait, il n'empalerait personne sur son sabre. Ils n'avaient tous que sa parole, mais à défaut de mieux... Du coup, quand vint la question étrange de savoir quelle était la hauteur de Red Line, le professeur se dit lui aussi que, même s'il ne connaissait pas la réponse, il était plus prudent d'en obtenir une, et idéalement assez vite.

- Ce que vaut votre parole je ne sais, mais tout homme cherchant une réponse ici la trouvera. Mon élève justement à la bibliothèque doit se rendre. Là-bas vous devriez vous rendre.

Oh nom d'un sigma. Il fallait maintenant emmener ce tortionnaire des temps modernes dans un lieu saint de la connaissance, dans l'endroit le plus précieux du monde et en même temps l'un des plus fragiles... Enfin, vrai que si le gars voulait foutre le bordel, il n'avait pas vraiment besoin qu'on lui montre le chemin. Dès lors, le vieux avait sans doute raison: autant garder un oeil sur l'énergumène.

L'idée fit rapidement son bout d'chemin, et ils finirent vite par se balader à trois, sur la route vers l'arbre de la connaissance, le réceptacle universel des savoirs. Ils formaient probablement une bande quelque peu étrange avec un ancien reconnu et vénérable, un jeune manchot à chapeau, et un type qui n'avait nullement la gueule de quelqu'un du coin avec un grand sabre en évidence. Toujours en rogne, le physicos commençait à sentir la rage descendre suffisamment pour que ses sens se remettent quelque peu en éveil. Certains, sur leur passage, semblaient changer de conversation en les regardant du coin de l'oeil. Ça restait très discret, peu aisé à percevoir. Et c'était encore plusifficile d'entendre ce qu'il se disait, surtout pour Kyoshi qui avait surtout une vue bien développée plutôt que l'ouïe fine, mais ça n'avait pas l'air d'être empreint de joie en tout cas. Il fallut un peu de temps avant que tout s'éclaire.

Un regard à gauche, un regard à droite... Quelques gus devant un haut panneau, à côté de l'auberge du frisé-frappé, dans une rue annexe. Le panneau des criminels recherchés. Le professeur Leidenfrost avait expliqué à l'époque que, depuis la destruction de la bibliothèque cent ans plus tôt, les gens qui avaient tout reconstruit avaient été un peu parano et avaient voulu se prémunir contre toute atteinte potentiel au coeur de l'île. C'est ainsi qu'ils avaient monté ce panneau où étaient recensées toutes les primes des criminels en activité. Le manchot, légèrement à l'arrière du groupe, plissa les yeux en forçant un peu sur sa vue. L'un des gars pointait une affiche... Bien sûr, voilà pourquoi les gens semblaient un peu sur le qui-vive. Tout le monde n'avait peut-être pas identifié la tête du Tahar, mais tout le monde l'avait sans doute déjà vue.

* Voyons donc cette prime... Mmmh.. Mmmmmmmh... BORDEL D'INTÉGRALE SUR R D'UNE EXPONENTIELLE! *

C'est que c'était pas d'la gnognote! Dix millions de berrys... Ou un truc du genre, pas de certitude sur le chiffre devant, mais il y avait bel et bien huit chiffres sous sa tête. C'était pas un débutant de l'infamie. Un frisson parcouru à nouveau l'échine de Kyoshi lorsque son regard se reposa sur le dos de l'homme. Mmmh... Alors, fallait-il la jouer réglo avec un type pareil et le prévenir qu'il était repéré et que du monde risquait de lui tomber dessus? Il avait l'air de vraiment pas vouloir tout péter, sinon, il l'aurait probablement déjà fait... Mais d'un autre côté, qui pouvait dire quelle serait sa réaction en apprenant que les gens l'ont repéré.

* Beh restons calme... S'il doit le remarquer, il le remarquera et on avisera à ce moment. Mais nom d'un ordre de grandeur... Dix millions de berrys... *

Tandis qu'il réfléchissait à cela, il n'avait pas spécialement fait attention, mais il faisait maintenant sombre. Ils étaient à l'ombre de l'arbre. Plus que cela, ils étaient arrivés au pied... Deux ans que le jeune scientifique n'avait plus contemplé avec toute l'admiration qui lui était due ce symbole de la connaissance du monde, du savoir humain.

- Toujours aussi magnifique... Resplendissant!
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Jeu 28 Juin 2012 - 17:58

Bon, après une dernière cuve de rouge, un ptit rot pour remercier les hôtes, un grand sourire bien malsain à la greluche hérissée, un moyen somme d’une durée approximative d’un clignement d’cils et trois mille douze pas au travers d’une haie d’regards d’moins en moins détachés façon haie d’honneur pour mariés en future vadrouille, nous y v’là. Nous trois qui sommes pas mariés faut pas charrier : le vieux qui cause à l’envers, le manchot qui cause que pour dire des conneries, et moi qui cause des problèmes. Eux deux toujours anonymes et moi qu’tout le monde remet peu à peu. J’le vois dans leurs yeux d’fouines qui veulent changer l’monde par le savoir. Haha, les cons, comme si on d’venait mous d’la cogne une fois appris que six et six font treize. Bref. Nous trois, au pied. Du tronc. Ta gueule Jack.

J’ai jamais vu cet arbre d’aussi près, même en m’cassant la gueule d’puis les douze soleils hier avec ma montgolfière qui doit plus vraiment l’être. Dans mes souvenirs, celui fabriqué la veille et celui fabriqué dans mes jeunes années de marin pirate, c’était pas mal, déjà. Mais là, c’est pire. J’en reste coi un instant. Pas trop mais un peu quand même, on est pas toujours des bêtes. Un tronc plus gros qu’ta mère, plus haut qu’mon ego, plus sombre des années qui passent que mon âme. Un putain d’feuillu, quoi. Enfin, feuillu, ça r’ssemble mais après tout j’en sais rien moi. Jdemande.

Dis voir, euh… Truc. Ca perd ses feuilles en hiver, c’machin ?

Si oui, bonjour la gueule des plages en automne. Heureusement qu’en c’moment c’est plutôt cuicuicui les petits oiseaux dans les arbres et piloupilou les fleurs et les vierges dans les champs. On m’répond, jfais oui-oui. Pis à propos d’piafs, j’en avise un couple juste au-d’ssus d’la porte qui doit être celle d’entrée vu qu’un gusse intelligent y a marqué « entrée » juste au-dessus au burin, et j’me dis qu’vaudrait mieux qu’on rentre avant qu’y s’mette à flotter du guano. Un type moche nous accoste et m’fait sa tête des mauvais jours après avoir demandé aux deux autres ce que je foutais là.

Paraîtrait que je peux pas rentrer. Jdemande pourquoi, on m’dit qu’j’ai des pompes sales. J’regarde vu qu’c’est pas mes bottes, et en effet j’les ai bien cradées sur le ch’min jusqu’ici. J’t’avais dit qu’j’aimais pas les basques à lacets... Bref, jdis qu’j’ai qu’à les faire rentrer dans une bouche pour les nettoyer, on m’dit qu’c’est pas grave, on va faire avec, mais que le sabre quand même ça dérange. Jdis qu’j’ai qu’à l’cacher dans un corps, on m’dit qu’c’est pas grave, on va faire avec, mais essayez d’pas déranger les livres en place siouplaît merci monsieur ne me frappez pas. Jdis qu’mon nom c’est pas me frappez pas mais ta gueule, et qu’z’auront qu’à être rerangés après quand jsrais parti le cas échéant. Pis j’rentre en d’mandant par où ça cause de RedLine. On m’dit par là, et on m’indique comment y aller.

Au d’dans, fait sombre mais pas trop. Moins qu’on aurait pu l’penser en tout cas. Des escaliers en circulbouchon, des ouvertures de plus en plus petites comme des étoiles de plus en plus lointaines à mesure qu’on monte dans les étages, pour bien montrer qu’ici c’est pas un coin pour les tanches et qu’y faut pas avoir le vertige si on veut grimper, dur la vie d’scientos. Des bouquins, aussi. Des torches parfois. Une torche dans un arbre, pas peureux les gars. Ca tombe bien tu m’diras. Des gars d’ailleurs, y en a. Des qui lèvent même pas leur crâne simili-tonsuré pour nous accueillir. Bonjour la politesse, hein, bande de dégénérés. J’le pense tout haut, mais comme j’ai dit que j’me tiendrai bien et comme mes plombs ont pas l’air d’humeur à fondre subitement, j’me tiens et j’en bute aucun.

A toute, mec.

Au lieu d’ça, jfais signe d’la main qu’il a pas au manchot pour m’foutre de sa gueule et lui dire qu’il peut disposer, aller là où y veut consulter les bouquins qu’y veut, va mon brave je te le libère et tout et tout. Et jdemande au vieux d’me compagner jusqu’au lieu dit où c’que jtrouverai l’info qui va bien. Et on y va parce qu’on est des fous, surtout moi et qu’ils le sentent. Escalier, escalier, palier, droite, gauche, gauche, escalier, palier, droite, droite. Merde, on a loupé un palier. Gauche, gauche, palier, escalier. Descente, raaah, gueulante, escalier, ah, tiens, trouvé. Section idoine, bouquins qui vont bien. Le vieux m’fait la lecture de ceux écrits dans les langues des morts, moi jfouillotte et feuillette les autres, ceux en patois que j’comprends. Et on cherche. Et on trouve. Un peu. Et tu veux que jte dise ?

Tout ça, ça fait de haut, RedLine. Tout ça. Haha.

En d’ssous du paragraphe sur la grosse rocaille, j’rajoute un truc dans la langue de mes signes : « En 1623, le célébrissime Tahar Tahgel accomplit l’exploit en effectuant en ballon la traversée South-West par dessus le continent. Ca vous la coupe, hein ? » Et j’paraphe de mes belles initiales sanglantes sous l’œil bienveillant du padre à l’ancienne. Bienveillant ou circonspect ascendant timide, mais dans les deux cas j’en ai rien à foutre.


Dernière édition par Tahar Tahgel le Sam 21 Juil 2012 - 6:49, édité 1 fois
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Sam 14 Juil 2012 - 22:41

La belle bande pas très nette se sépara sur un signe de la... Enflure de dzêta de pirate! Il continuait de se foutre de la gueule du manchot qui avait laissé ses lames dans son veston pour se balader dans la bibli, et qui du coup se retrouvait avec un pauvre moignon pour faire signe de la main. Enfin, signe de la pas-main, vous avez compris. Le truc cool dans l'histoire, c'est qu'avec ce gars à l'air pas spécialement sympathique à côté, menaçant de planter le type à l'accueil, ben Kyoshi était passé comme une fleur et n'avait pas eu à s'identifier ou à argumenter pour entrer. Finalement, le Tahar avait une utilité.

Le physicos regarda la bibliothèque, toujours aussi immense. Il se sentait toujours autant comme un point dans un diagramme de bifurcation. Tant de connaissances rassemblées ici... Il prit le temps, quelques minutes pour se balader entre les étagères, monter le long des escaliers qui longeaient les parois internes de l'arbre, humer cette odeur de vieux papier. Mais bon, il n'allait quand même pas passer la journée sur place, sinon l'autre fou risquait de péter une durite et de tout bruler. C'eût quand même été con s'il avait commencé à tout brûler dans un accès de folie. Les scientifiques et les gens du coin n'auraient sans doute pas trop apprécié.

Section physique.... Mmmh... Un large bande qui faisait tout le tour sur trois étages avec des passerelles dans tous les sens pour aller d'un bout à l'autre. Un beau foutoir... En plusieurs endroits, on trouvait des plateformes avec quelques fauteuils, parfois une table. Ça avait été pensé pour que tout l'monde puisse se mettre à l'aise pour bouquiner. À l'occasion, on pouvait croiser çà et là des profs avec des élèves particuliers dans de grandes discussions silencieuses. Des joutes démonstratives où les gens se battaient à coups d'équations ou de graphiques. Ça rendait le Kyoshi quelque peu nostalgique. Toutes ces heures passées dans cet endroit avec le défunt professeur Leidenfrost, ou avec ce brave Al...

Il arriva enfin dans la section fluides. Restait à trouver un bouquin sur les mousses. Il fallut bien quelques minutes pour trouver un livre portant l'intitulé Une mousse, deux tartinnes! Mais ça n'avait pas grand rapport... Une sombre histoire d'alcoolique. Le physicien rangea le bouquin à sa place, et en l'enfonçant dans son emplacement, il entendit un subtil clic annonciateur d'une catastrophe qu'il aurait vraiment dû prévoir. Enfin, catastrophe... Le mot était un peu osé, mais quand même.

Dix litres d'eau vinrent subitement s'abattre sur sa tronche. À la louche, on est pas à dix pourcents près. Et pendant qu'on entendait dans les tréfonds de la bibliothèque un petit niark, niark, niark, le malheureux fermait les yeux, envahit par un dépit profond. Il le savait pourtant... Où qu'on aille dans cette bibliothèque, depuis un temps bien supérieur au temps écoulé depuis sa naissance, on était jamais à l'abri d'une mauvaise farce du bibliothécaire. J'parle pas de farce genre un truc qu'on fourre dans un autre, hein. Ouais, elle était mauvaise aussi celle-là. Un peu partout étaient dissimulés des mécanismes piégeant gentiment les lecteurs, sans distinction. Et systématiquement, le gars s'arrangeait pour que ses livres ne soient pas affectés. Genre là... Pas une goutte d'eau sur les livres à vingt centimètres de Kyoshi. Tout sur sa gueule. Y'a des jours comme ça où on ferait mieux de rester dans son lit. Ou dans celui d'un gars qui offre le gîte.

Le scientifique choppa un essuie qui, étrangement, traînait sur la rambarde à côté de lui. Et oui, chez les scientifiques, une serviette, ça s'appelle un essuie. Les mains un peu plus sèches et les vêtements plaquant sa peau, il reprit sa recherche, à l'affut du doublé tant recherché par le bibliothécaire. Il fallut encore bien cinq minutes pour localiser Moussi, moussa, mousse au chocolat!. Un bouquin qui expliquait toute la physique de la mousse au chocolat en détail. Les physiciens sont un peu con-cons tout de même. Enfin, toujours était-il que leur recette de la meilleure mousse, dans le dernier chapitre du livre, c'était la meilleure. Sans le moindre doute. Les alvéoles pile-poil comme il faut, la tension de surface effective comme il faut pour ça digite entre le palais et la langue, la viscosité hyper adaptée donnant l'onctuosité suprême. La physique, c'est fantastique quand même!

Et toutes les infos qu'il fallait sur l'interaction entre des particules diverses dans des bords de Plateau. Tout juste ce que cherchait le physicien. Ça lui en fit momentanément oublier la mauvaise humeur due à toute cette flotte qui trempait ses fringues. Après avoir lu et noté dans son carnet tout ce qui lui semblait nécessaire, genre cinq pages de formules alambiquées, sept graphiques et diagrammes, et deux pages de blabla incompréhensible par le commun des mortels (et peut-être même des immortels), il rangea son bouquin en faisant particulièrement gaffe de ne rien déclencher comme autre connerie. Restait à retrouver Al, en espérant qu'il fusse toujours entier. La bibliothèque n'avait pas explosé, c'était déjà un bon signe...
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Sam 21 Juil 2012 - 7:32

Eux égalent aiment ces deux…
Mais au contraire je dirai que sur un plan taquetique comme sur un plan tèquen…
Oui alors tu vois, tu prends dix millilitres de solution d’iode, tu…
Si la pression se maintient la grenouille dit que…
Tu quoque mi fi…
你好,我的名字是平安和我有四個孩 …
MAIS VOS GUEULES BORDEL !

Jte refais la transition.

On était dans la bibli. Tranquilles, peinards. La main sur l’papelard. Jvenais d’lâcher mon autographe à la postérité, accompagné d’une goutte de ma classe naturelle parce que moi jsuis comme ça, généreux et l’cœur sur la main. Goutte de sueur parce qu’mine de rien on pourrait croire qu’c’est ventilé par les merveilles de mère nature mais en fait y crève de chaud dans c’trond maudit ; et cœur des autres parce que quand même faut pas déconner. Bref. Tranquilles. Le vieux et moi, le manchot et nous. Mais pas au même endroit. L’soleil a passé, le temps aussi, et voilà qu’on est plus tard dans la journée et que j’décide que, petit un, les fringues de marin autiste qui tiennent chaud, ça tient chaud et que, petit deux, ma patience en a plein les ovaires (j’ai dit que j’étais classe ou je l’ai pas dit ?), ya rarab bi teq. Ce qui peut s’traduire en substance par putain d’bordel de merde ça va chier nom des dieux, mais c’est plus long. Patience de quoi ? Patience de rien ; juste, fallait qu’je sorte. Et on est sortis. Enfin… moi, jsuis sorti. Enfin…moi, jme suis dirigé vers la sortie.

Et v’là-t-y pas qu’ce faisant y a eu une reliure qui m’a attiré la mirette comme une féline esseulée attire le bâton pour s’faire battre. En plein dans l’mille, qu’elle a mis, la tranche de bouquin. Saurais pas te dire pourquoi, note bien. ’fin si, me cherche pas, je saurais dire « pourquoi ». Me cherche pas j’ai dit. Mais pourquoi elle m’a tapé dans l’œil, ça je sais pas trop. Plus j’y pense et plus jsuis sûr qu’elle avait vraiment rien d’extraordinaire. En cuir, blanche, normale, et aussi déformée par le temps qu’ta mère. Mais elle avait ptet ce je n’sais quoi qui rend dingue à peine humées les premières effluves volées à sa démarche de louve qui n’en veut. Mais non j’compare pas les chiures de mouches tatouées sur un putain d’bouquin à une rosière qui f’rait tomber les cœurs de ceux qu’en ont et s’lever les espoirs d’pas finir seul ce soir mon joli rien qu’en marchant. Mais non… C’que j’essaie d’te dire et si tu continues à m’interrompre ça va tanner sévère, c’est qu’j’ai vu un volume qui m’était destiné, et j’me suis dit « hey mon canard, ce bouquin t’es destiné ». Et que j’me suis arrêté dans ma sortie, et que.

Et que j’l’ai parcouru, figure-toi. Figure-toi aussi qu’y avait rien d’intéressant dans l’bouquin à part des trucs que jsavais déjà. Tourisme des Blues et d’ailleurs, les coins à voir de la pataugeoire, t’parles d’un titre qu’il est bon, hein ? Ouais, j’étais comme toi. Enfin en mieux mais un peu pareil. Mais j’ai lu quand même. Et j’ai rien ret’nu, normal, sauf qu’y a sur West un coin à bobos en mal de sensations qui coûtent cher pour rien sinon mettre sa vie en danger, un coin qui s’appelle Manatannes & Kabool, fourni en train bondé de richards et en possibilités de, donc, mettre la vie d’autrui en danger. Tu t’en doutes, j’ai pris mon calepin à deux neurones, et j’ai gratté les coordonnées. Avant ou après avoir remis l’arpion sur mon bateau, c’était dit, c’était fait, j’allais aller là-bas et on allait bien s’amuser les bobos et moi. Pour l’heure néanmoins, me fallait un rafiot pour quitter c’coin pour faux-cons et quoi d’mieux pour en obtenir un que d’finir de sortir et d’demander à la populace massée auprès de l’arbre où elle vit heureuse pour mater ma gueule ? Rien. Jsuis sorti et j’ai harangué la masse populacière pour savoir si quelqu’un, dans son infinie sagesse ou envie d’vivre, jsuis pas regardant sur les motivations, aurait pas d’quoi me dépanner, okay les glands ?

Et nous v’là donc, moi à leur dire de la boucler sinon j’les fait filer mignons et eux à m’inonder d’leurs adiposités cérébrales respectives. Jte la remets pas, mais j’leur intime donc le silence, et ça les calme pour deux temps. Le premier, c’est la phase d’absorption du signal sonore et y s’passe rien. Le second, c’est la phase mes copains qui m’ont hébergé arrivent comme des tifs sur la soupe et jsuis plus tout seul à les mater. Entouré d’autant d’paires d’oreilles apeurées, épaulé par autant d’connaissance et d’savoir contenu, jme sens l’âme d’un dictateur face à ses troupes en civil, et jme r’mets à faire ma harangue. Oui, alors tout çaaa, si vous voulez pas finir en rôtiii, faisez pas chier et donnez moi c’que jveux. C’est écrit sur le Wanted en plus, là : faut m’obéir sous peine d’amende. Dix millions l’amende, c’est quand même pas rien si ? Et deux poings dans l’permis d’vivre aussi, mais ça c’est à l’appréciation d’l’agent contrôleur. Moi en somme, et j’ai pas une gueule de tendre me semble.

Mais même la peur du gens armé ça leur fait rien, on dirait. Mon aura doit être trop lourde, alors j’m’adresse aux seuls gusses qu’ont l’air de savoir que jsuis pas un dieu vivant venu sur ses grands chevaux qui volent malgré la carcasse de ballon qu’j’aperçois au loin et qu’z’ont dû ramener au bled depuis la plage où m’suis crashé. Alors j’m’adresse aux gars qu’m’ont nourri logé et blanchi en toute méconnaissance de cause, j’ai nommé Papi Vieux et N’a Presque Qu’un Bras. Aussitôt pensé aussitôt fait, jme la joue fin stratège qui couvre son aide de camp. Enfin jveux dire « ses arrières » :

Okay N’a-Qu’une-Main. Toi, tu vas faire le gars qui m’connaît et tu vas confirmer et convaincre ces braves gens tes amis que jveux ma coque de noix et d’quoi tenir une semaine en mer avant l’coucher du soleil. Et toi, très cher hôte, tu vas dire à ton disciple que oui c’est mieux s’il s’exécute sans faire de mauvais esprit. Et jvous laisse vous exécuter sans vous montrer ma définition personnelle de c’verbe, et j’me tire comme j’ai dit que j’ferai. Okay ?


Dernière édition par Tahar Tahgel le Lun 3 Sep 2012 - 23:09, édité 1 fois
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Kyoshi Okabe
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Jeu 26 Juil 2012 - 23:36

Et voilà... Le moment d'essayer de calmer à nouveau les choses était revenu. Pas particulièrement une mission pour le manchot, toujours trempé de la tête au pied avec une humeur toujours entre deux eaux. Enfin, c'était du genre entre deux eaux jusqu'à ce que le type recommence à se la péter avec ses deux mains. Enfin, pour l'occasion, Kyoshi était plus éveillé que l'matin, et dans l'absolu, il avait quand même une petite capacité à tirer des leçons de ces erreurs... Parfois. Et en l'occurrence, gueuler sur l'autre arrogant, ça avait été une erreur. S'agissait donc de pas la reproduire. C'était quand même foutrement tentant...

Il se trouvait donc qu'en plus d'insulter les handicapés, il se remettait à donner des ordres en menaçant la vie des gens. Fallait donc convaincre ces gars...

* Mmmmmh, qui donc? Moi?? Mais, mais... *

- Mais, mais... J'les connais pas ces gars-là, moi! Pourquoi c'est pas l'inverse? Genre Beret'n Stein-Sensei qui les convainc, et moi qui le convainc qu'il doit les convaincre. Si tu m'suis...

Se trouve que ça n'avait pas plus l'air que ça de plaire au dénommé Tahar. Et le vieux Al avait très vite jeté un regard empli de sagesse, du genre "bordel de queue, tu vas t'exécuter, oui ou merde". Et la sagesse des vieux professeurs, ça avait toujours un impact sur les élèves. En tout cas quand ceux-ci n'étaient pas des jeunes enflures imbues d'elles-même, pissant sur la connaissance des aînés. J'vous jure, y'a plus d'jeunesse de nos jours. Sont tous pareils.

Du coup, le manchot se mit à son tour à haranguer la foule qui commençait quand même à se faire de plus en plus massive. Foule qui stagne amasse la foule comme on dit chez moi. En plus, des rassemblements devant l'arbre de la connaissance, ça signifiait souvent qu'un vieux savant très intelligent allait faire un exposé très intéressant. Du coup, c'est le genre de truc qui ramenait souvent la moitié de la ville en quinze minutes. Et là, l'air de rien, y'avait déjà bien cinq minutes que le pirate avait commencé à retenir l'attention des gens. Du coup, c'est pas du tout linéaire comme phénomène, même plutôt exponentiel avec une saturation sur la fin, mais devait bien y avoir un dixième de l'île qui se tenait là, se demandant un peu ce que bredouillait un mec avec une main en moins, mec que la grande majorité ne connaissait pas. Et ils voyaient Al derrière, du coup, y'avait forcément un truc pour eux... Mais non.

Et Kyoshi avait beau haranguer, en fait, personne ne l'écoutait. Ils avaient tous oublié les menaces du gars louche qui s'était adressé à eux, et se parlaient maintenant en attendant l'intervention d'une tête connue. Ils voulaient une tête connue... Eh ben alors on allait leur en donner une. Faisant partiellement fi de la précision des rôles imposés, il se retourna, chopa de sa bonne main un gros pupitre d'orateur qui se trouvait là pour les conférences-surprises, et le planta devant son vieux professeur qu'il fit monter dessus sans trop lui demander son avis. Le temps que les gens remarquent que le gars qu'ils attendaient était enfin prêt à parler, le physicos s'était déjà planqué sous la tablette du pupitre en bois massif, devant les jambes d'Al. Enfin, à l'abri des regards quoi... Il n'attendit pas que les gens se taisent pour passer à l'action. De toute manière, ceux du fond n'entendraient quand même rien, comme dans tout truc du genre. Il prit une voix de vieux, tapa un coup dans les tibias de l'ancêtre pour qu'il ouvre la bouche, et commença son show:

- Uuuuun homme a dit un jour, dieu ne joue pas aux dés!

Et voilà, la foule était en liesse, tout le monde applaudissait, les gars bizarres toquaient sur ce qu'ils avaient à porter de main. Enfin, une bande de scientifiques applaudissant une bonne déclaration... Le calme revint après une dizaine de secondes. Plus de temps qu'il n'en avait fallu au centre de l'attention pour faire comprendre à Kyoshi qu'il avait compris ce qu'il devait faire. Il recommençait à articuler dans le vide pendant que Kyoshi déclamait en imitant la voix connue. Quelques toussotements pour faire genre, j'ai une voix un peu différente parce que j'suis malade, et...

- J'ai découvert une nouvelle molécule! (Nouveaux cris de joies, etc.) Blaablaaa Nitrure blaaaabla cyano-triphosphato-cérulosine blaaaablaaa... Bref, mes amis, je dois me rendre à une conférence sur... Mmmh... Sur Hinu Town! Oui, sur Hinu Town! Un club fermé de chimistes de là-bas. Quelqu'un aurait-il un bateau?

Petite hésitation générale, la demande est bizarre... Mais pas longtemps, après genre trois secondes, tout l'monde commence à brailler des "moiiii, moiiii, j'vous emmène!!" C'était prévisible. Tout l'monde veut aider le grand Al beret'n Stein à répandre sa grande découverte. Kyoshi intima l'ordre à Al de lever la main pour demander le silence.

- Mes braves, merci de votre soutien! Mais je désire m'y rendre seul pour méditer. Il me faut juste une bonne grosse barque, niéhéhé! Jeee m'fais peut-être vieux mes enfants, mais j'ai navigué toute ma jeunesse!

La demande devenait de plus en plus bizarre, il était temps que quelqu'un accouche d'une proposition où la supercherie allait être découverte. Ou alors Kyoshi risquait de ne jamais réussir à se débarrasser du lumbago qu'il allait se faire en sortant de sa cachette. C'était donc ça d'jouer au vieux? Finalement, tout s'passa pas trop mal. Dans tous les gens qui criaient qu'ils pouvaient l'emmener et le laisser seul, y'avait un gars qui s'avança au premier rang. Tant bien que mal cru l'entendre dire qu'il avait une chaloupe à leur proposer... Boarf, ça ferait l'affaire. Un p'tit coup dans les tibias du vieux plus tard, le silence retombait et le physicien remerciait tous les gens pour leur attention, toujours caché. Finalement, il avait l'impression de ne pas s'en être tiré si mal en racontant une série de conneries. Faut croire qu'en lâchant des noms de molécules tordus, on finissait par larguer même ses confrères, dans l'monde de la chimie.

Restait plus qu'à demander au gars avancé où elle était, sa chaloupe. Crique Planck. Bah tiens... Pas la porte à côté...

- Merci jeune homme, cela je vous revaudrai!

- Jeune homme? Mais... Professeur, j'ai trois ans de plus que vous...

Erf, alors qu'il le disait et que les gens autour ne gueulaient plus et s'en allaient, ça s'entendait assez clairement, quand même, qu'il était pas jeune.

- Mais dans leur tête restent jeunes les hommes bons, mon brave!

Un compliment, c'était toujours cool pour faire passer une bizarrerie dans une conversation. En tout cas, c'est ce qu'il avait toujours fait avec les femmes quand il foirait une réflexion... Bon après, c'est vrai qu'il n'avait jamais eu un succès fou avec les femmes, mais bon... Et puis, un compliment venant du grand Al, on prend et on est content, on commence pas à discutailler. Et visiblement, le p'tit vieux s'en contentait. C'était temps mieux, Kyoshi n'en pouvait vraiment plus d'être caché sous son pupitre. Enfin, il pouvait sortir...

CRRRRRACK!


- Ouuuuuuuuuuuaïe! Mon dos! Mon vieux dos... Aïe aïe aïe. Nom d'un sigma. Ça va? T'es content d'toi!
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Mar 31 Juil 2012 - 6:38

Il se foutrait pas un peu de ma gueule ? Non mais il se foutrait pas un peu de ma gueule, là, le déséquilibré dans la répartition anatomique ?! OH ?! Bordel de queue, par les trois couilles de Toji Arashibourei, il se fout de ma gueule. Je le sais, la mousse qui me pousse à la commissure trompe pas. Peut pas tromper. J’ai l’instinct pour ça et l’envie de le découper en quatre dans pas le sens de la longueur qui me monte dans le bras. Ahhh. Je sais pas ce qui me retient. Sûrement pas la peur, peut-être d’avoir lu la fin du scénario, peut-être le contrat signé avec l’auteur. Ah putain !

Puttaiinn

Je murmure en plissant des dents et en grinçant des mires. Face à tant de conneries cumulées en moins de quinze centièmes d’orgasme par le tripède qui me tient lieu de représentant devant le peuple de ses con-génères qui se foutent de sa gueule. Non mais ça encore ça allait. Aucun charisme, okay, c’était ma faute, j’avais pas misé sur le bon cheval, je pouvais m’en prendre qu’à moi-même. Au fond de moi, bien sûr, mais m’en prendre qu’à moi-même. Et faire souffrir les autres. Mais.

Mais maintenant.

Mais maintenant ce con tente la plus vieille et la plus naze des ruses trouvées par les plus minables des esprits de la planète depuis Matt Usalem, le gars qui un jour a essayé de se faire passer pour sa femme face aux maréchaux venus le saisir pour bavure sur le sein d’une personne mondiale. Sur la personne d’un saint mondial, ouais, joue pas avec les mots, c’est mon boulot. Bon, mais l’vieux Matt il avait au moins l’excuse d’être con. Comme celui de sa femme, exactement. Oui non mais quand on parle de bavure en parlant de lui, on parle d’une vraie bavure, hein. De bave, de baver de la flotte sur quelqu’un. Sur un noble qui passait devant lui. Pour te faire une idée du niveau. Mais là. Mais lui. N’a-Qu’une-Patte, là, il est pas stupide. Jveux dire : il a lu des bouquins dont même pas toi et ta famille sur dix générations pourriez comprendre le premier mot. Il connaît des gens à Ohara. Qui le connaissent.

C’est un scientos pute nègre ! Un putain de scientos qu’à la profession d’foie écrite sur le front. "Je suis pas une enclume." Voilà c’qu’elles disent les rides qui commencent à apparaître sur son front. Voilà c’qu’elles prétendent. Et moi quand on ment sur la marchandise, jvois rouge. Moi quand on m’fait le coup de "je me fous sous le pupitre et je fais semblant de causer à la place du doyen respectable que tout le monde écoutera sans ciller parce que c’est un doyen respectable", jvois pas vert. Jvois pas vert du tout. Tout c’que je vois c’est les têtes des gens qui sautent les unes après les autres, en rouge sur fond rouge donc, et à commencer par celle du causeur de tort et fauteur de troubles. A commencer par celle de.

Tueee. Tueeeeeeee !

Narnak me cause aussi. Il s’agite dans son fourreau. Il me gratte la main. Me chatouille la paume. M’électrise la palme. J’ai le doigt dessus. Sur la gâchette du destin qui va jouer au jokari avec les bulles de vie des autres êtres qui me côtoient en cet instant. Pour te dire, y a même le soleil qui se couvre soudain, le vent qui se lève et la terre qui se couche. L’arbre, là, l’arbre géant aussi ressent. Ressent ma pulsion de mort mieux que toutes ces grognasses en uniforme de gars savants qui regardent ce putain de pupitre comme si la vérité ultime en sortait, et sans voir qu’en fait elle passe sous la tablette avant de leur arriver, et que. Hein ? HEIN ?! Ils le voient pas ?! ILS LE VOIENT PAS ?! SERIEUX ?!

Mais bordeeeeel ?

Mais bordeeeeel. Je me le répète deux fois tellement j’en reviens pas. Ces demeurés, ces autistes à la renommée intermondiale ont gobé ce que ce glandu a réussi à leur vendre ? Ils ont ? Mais ? Mais.

Mais !

Je respire. Une fois, deux fois, pas trois fois, le galuré vient me voir pour me demander si je suis content avant la dernière expiration. J’ai pas bien repris le souffle de mes activités. Je recommence l’opération sans lui répondre, en le fixant de l’œil du tigre. Une fois, deux fois, trois. Fois. J’arrive à relativiser, à me dire que décidément y a vraiment, mais VRAIMENT, pas un crevard en ce monde de dégénérés pour rattraper les milliers de mille autres qui le côtoient. Pas un. Et surtout pas moi. Moi qui arrive pas à croire ce dont je viens d’être témoin. Je souris du sourire de la hyène pour continuer dans le safari rassurant. Souris et accepte.

Okay, allons-y.

Accepte la fatalité, le destin, la mort programmée. Et on y va. A la barque. Direct. Tant mieux.
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Lun 13 Aoû 2012 - 23:39

Il avait tiré une drôle de gueule, Tahgel. Bah quoi, il avait jamais vu un sciento en abuser un autre? Pourtant, c'est bien connu que cette espèce passe son temps essayer de s'entre-gruger. Écrire des articles et faire des conférences à la moindre trouvaille inutile, voire à la moindre confirmation, c'est quand même bien une habitude, hein, chez les scientifiques. On "découvre" que le mec qui a découvert tel phénomène il y a deux cents ans avait raison... Ça vaut clairement un article! Comme ça tout le monde fête la parution, et on peut faire un p'tit drink en fin d'journée entre collègues et sortir au resto le soir. En fait, y'a sans doute pas grand monde qui est dupe, mais tout l'monde fait semblant. Comme ça le système s'auto-entretient, et ça fait plaisir.

Toujours est-il que même si souvent ils n'arrivent pas trop à duper les gens, bah d'une part ceux-ci acceptent d'être dupé, et en plus l'apprenti-grugeur développe son esprit de fourberie. Et au final, voilà ce qu'ça donnait, une assemblée de têtes pensantes qui partaient fêter la découverte imaginaire d'un chimiste célèbre. Kyoshi était plutôt fier de lui, quoi que puisse penser l'autre taré. Et puis bon, il avait ce qu'il voulait. Il pouvait pas se plaindre, non plus.

Et les voilà en route, tous les trois. Une petite escapade de début d'aprèm. Le temps était calme, tout était calme. En fait, il ne se passa strictement rien. À part que le manchot psychota sur le pirate. Genre le sabre, il avait vraiment une sale gueule. On aurait juré qu'il criait famine, qu'il demandait du sang à son maître. Et le maître, on aurait dit que sa tête s'en foutait un peu des cris du sabre, mais que ses doigts étaient très réceptifs. Du coin de l'oeil, Kyoshi les observa faire des 'tagada' sur le pommeau, caresser le fourreau, passer sur la garde... Flippant. Ce mec n'avait rien fait de violent, et il donnait toute son image juste avec son regard oscillant entre le blasé et le sadique fou erratiquement...

* Tiens, ce serait marrant un système physique qui ferait des bonds discrets entre des valeurs, genre à des temps aléatoires... Genre quand on regarde, paf, il peut se trouver dans tel ou tel état... Nom d'un sigma, c'est vraiment ça, ce type. *

Mais c'était peut-être juste une illusion. À peine une sensation. Peut-être qu'il était simplement fou à lier, sadique, sanglant. Le vieux Al, lui, il semblait serein. Comme d'habitude. Il avait confiance en son jugement, et visiblement, il pensait que le gars ne ferait pas de sale coup.

* Si Al le pense... C'est que ça doit être vrai. *

'fin bon, le trajet se passa, et alors qu'ils avaient traversé un bon bout de l'île, ils arrivèrent à la fameuse crique Planck, là où était planqué cette foutue chaloupe. Pauvre vieux gars qui ne reverrait jamais sa chaloupe. Enfin, probable qu'il n'en ait de toute manière plus eu l'utilité à son âge. Genre, trois ans de plus que le vénérable Al Beret n'Stein, on n'fait plus d'excursion en mer en solo à c't'âge-là. D'ailleurs, quand Kyoshi vit la gueule de l'engin, il se dit que le pirate allait pouvoir faire un peu de sport. Elle tenait encore en un seul morceau, sans prendre l'eau, mais l'état avait l'air un peu déplorable quand même. Usée par le temps qu'elle était. Nul doute que le vieux ne l'avait plus touchée depuis des plombes.

Le manchot se tourna vers Tahar et farfouilla de sa main droite sous son grand chapeau. Puis dans une poche intérieure de sa veste.

- Bon ben mecton, il semble qu'on ne soit pas partis dans les meilleures conditions initiales, mais y'a pas eu de divergences ou de catastrophe de Thom, et on arrive finalement à la bifurcation de nos chemins. Et pour suivre les enseignements que j'ai eus, j'vais être cool, parce que même si t'es un peu flippant, si on est bon avec le monde qui nous entoure, y'a pas d'raison qu'il se retourne contre nous.

Ça avait l'air de perturber un peu le vieux, il regardait la scène d'un oeil circonspect. M'enfin...

- Donc j'ai fauché ça à la bibliothèque, j'espère que t'apprécieras...

Là, le vieux avait un air semi-outré. Enfin, c'était pas le mec le plus à cheval sur les règlements et tout, mais la bibliothèque, c'était sacré pour lui. Heureusement, il vit bien vite les livres subtilisés par Kyoshi.

- T'as l'air intéressé par les records et tout, apparemment, genre la hauteur de Red Line et tout... Donc, ça, c'est le Guigne et bouses : records improbables... Si tu veux t'amuser à battre les records... Y'en a qui devraient t'intéresser. Et si tu le prouves aux auteurs, ils te rajoutent dans l'édition suivante. Et comme t'as l'air d'avoir d'être fort persuasif, j'doute pas que tu y seras, dans la prochaine... Le deuxième, c'est Martine aux restos du coeur. Et voilà des feutres de couleur. C'est un livre de coloriage. Pour le voyage qui t'attends, là. Ça t'occupera, et puis, il est cool, tu verras.

Bon, sachant que les réactions du gars avaient tendances à être inattendues, le physicos recula d'un pas. Puis un deuxième. Pas plus, il n'eut pas l'occasion. Un foutu trou de diamètre de genre 0.5 m de diamètre sur 2.5m de profondeur avait été foutu là. Tellement improbable... Et la moitié des parois s'était écroulée, bien entendu... C'est du sable, matériau granulaire, contraintes qui sont redirigées latéralement, tout ça... Bref, y'avait un mec enterré jusqu'au cou, un vieux, et un cinglé.

Les yeux du mec dans la moins bonne position passèrent sur un papier qui voletait.

MES BOUQUINS!

Bordel d'oméga carré de bibliothécaire cinglé...
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