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C'est..... la.... MERDE!!!!!

D. Iplopode
D. Iplopode
Brigade Scientifique
•• Ingénieur en chef ••


Feuille de personnage
Dorikis: 810
Popularité: 0
Intégrité: 0

Ven 21 Sep 2012 - 18:04

OOOOhhhhh putain ! Ca sentait l’roussi comme jamais encore j’avais eu l’occaz d’sentir ! Les rats envahissaient la cabane en gueulant, détruisant tout ce qui leur tombait sous la main, fracassant tout notre boulot sans la moindre vergogne et sans la moindre précaution ! Aucun respect pour l’travail des autres, cette belle bande d’enfoirés ! Un bruit de bris d’verre, une déflagration et un cri d’agonie ! Au moins, y en a un qui aura été puni d’nous avoir dérangé. Faut réfléchir avant d’balancer par terre un analogue synthétisé d’la nitroglycérine. Les explosions s’enchaînèrent, faisant trembler les fondations des habitations au dessus de nous. Le poulpe sur les talons, je fonçais au travers des couloirs sombres d’pierre et d’merde qui nous servait d’refuge. Mes octobras étaient bien pratiques pour c’genre d’besognes vu l’état de mes genoux. Je détestais faire ça, j’avais l’air d’un véritable insecte, rampant au sol.

Le clebard, je l’tenais au dessus d’moi avec mon bras n°4. Des cris se répercutaient contre les parois glacées.

-Ils se barrent par là ! Choppez moi ces enfoirés ! Une caisse de bière à celui qui me fait couiner le vieillard le plus fort !

Et voilà ! La réponse primitive des bas d’plafond face à l’incompréhension ! Quel n’est pas là un comportement minable ! Savaient-ils seulement qu’ils venaient d’réduire à néant une expérience qui aurait pu faire avancer l’humanité ? Bande de cons ! Je détestais décidément cette société où c’était celui qui gueulait le plus fort ou qui avait la plus grosse arme qui régissait les lois ! Ha ! Si j’avais encore eu mes quatre-vingt dix piges, ils auraient vu de quel bois je me chauffais hein !

L’envie d’en découdre m’taraudait les mains, mais mon âge m’rappelait sa présence en permanence, m’vrillant tantôt les genoux, tantôt l’dos, sans oublier mon cœur qui s’essoufflait vite. Heureusement qu’mon projet de remplacer mon cœur par une pompe était bientôt au point. J’allais pouvoir m’reprendre un peu d’poil de la bête. Comme on dit, c’est au pied du mur qu’on visualise le mieux l’mur ! Et là, on y était et on le voyait bien ! Il allait même pas tarder à nous tomber sur le coin de la gueule…

Je fis une embardée vers la droite et jetai un coup d’œil derrière pour être sur que l’homme poisson refoulé me suivait bien. Les lueurs des torches vacillaient contre les parois des murs derrière nous. Ils gagnaient du terrain, chier ! Cett’bande de clodos… Ha ! Ils peuvent s’vanter d’savoir tenir une arme, mais dés qu’il s’agit d’connecter trois neurones entre eux, il y a plus grand monde qui répond présent à l’appel ! On courait comme des dératés, sans même savoir où on allait alors qu’eux connaissaient parfaitement l’terrain. Pas besoin d’tortiller du cul pour chier droit, on était dans la mélasse jusqu’au cou ! On allait se faire choper, pendre haut et court et basta l’épopée ! Il fallait absolument qu’on trouve un truc !

Les gueulements de cleps pouilleux se mirent à faire vibrer l’air et m’arrachèrent un frisson. La vibration remonta l’long de mon échine et m’fit vibrer la cervelle jusqu’à la moindre cellule grise. Putain, qu’est ce que ça pouvait m’filer la chiasse d’pas être totalement maître de la situation ! Et là, pardon de l’dire, mais on maîtrisait QUEDALLE !! C’était peut-être même c’mollusque sur patte qui m’avait vendu à cette bande d’troufions ! Mais là, j’allais pas cracher sur mon seul allié potentiel donc j’aviserai en tant voulu.

Je farfouillai dans ma blouse à la recherche d’un truc qui pourrait nous être utile, mais j’trouvais quechi. Un putain d’mur m’ stoppa net, faisant tressaillir ma carcasse métallique et arracha un couinement plaintif à notre cobaye. Bordel, c’était un cul-de-sac ! Je fis volte-face et vis mon « associé » d’fortune m’rejoindre. La clameur des chiens et la lumière des flammes approchaient sinistrement, comme l’ombre d’la mort qui s’étend, imperturbable, vers nos misérables vies…

-Mon gars, si t’as un tour de magie à nous sortir là, j’suis preneur. On est pas vraiment à la fête…


Dernière édition par D. Iplopode le Jeu 6 Déc 2012 - 21:35, édité 1 fois
Monster
Monster
Dr.Octopus

♦ Équipage : Etrangers

Feuille de personnage
Dorikis: 2572
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Intégrité: -84

Ven 5 Oct 2012 - 22:55

o~~| Cinq minutes plus tôt |~~o


Ils avaient pris le pont et la deuxième salle. Ils avaient barricadé les portes mais cela ne les retiendrait pas très longtemps. Le sol tremblait... Les tambours... Euh... Il n'y avait pas de tambours, seulement des clameurs. Ils ne pouvaient plus sortir... Ils arrivaient...

Au bout du long couloir dans lequel Monster les attendait, ils débarquèrent telle une tribu de sauvages enragés. Ils tenaient torches et fourches pour la plupart, et quelques rares avaient des lames et des arcs. Les cris furieux s'élevèrent deux fois plus fort dans les airs quand ils aperçurent l'Homme-Poulpe, comme pour se donner courage alors qu'une de leurs cibles se trouvait enfin devant eux. Mais le docteur céphalopode était bien décidé à les empêcher d'interrompre leur expérience alors qu'elle était presque à sa fin. De sa voix grave, il couvrit les hurlements bestiaux.


-VOUS NE PASSEREZ PAS !

Une flèche vint se planter dans le bois de la porte juste derrière son dos. Bon... S'ils insistaient comme ça, ils allaient peut-être passer finalement. La situation était délicate. Soit il se sacrifiait pour servir la science dans la joie, en essayant de les ralentir, soit il passait la porte pour tenter de prendre la fuite, mettant en péril des heures d'exploits jamais vu dans le domaine chirurgical. N'écoutant que son courage, il fit son choix.

La porte claqua derrière lui quand il la referma en prenant soin de la bloquer avec une lourde barre en bois pour ralentir ses poursuivants. Il se dirigea ensuite vers le labo, dont la lumière bleue provoquée par les arcs électriques des machines se diffusait à travers l’entrebâillement de la porte. Le doc n'avait toujours pas terminé, mais il n'était plus possible d'attendre. Monster se précipita à l'intérieur.


-C'est ce qu'on craignait, ce sont bien eux. Ils nous ont finalement retrouvé. Attrape le chien, doc, on se casse ! Il sera toujours temps d'essayer de finir plus tard.

Les premiers coups contre la porte firent tomber la poussière des anciens murs. Ce n'était plus qu'une question de seconde maintenant. Ils allaient débarquer et leur faire la peau et les écailles, s'ils ne prenaient pas immédiatement leurs jambes à leurs cous. N'attendant pas Iplopode qui devait être en train de détacher les sangles maintenant le chien endormi sur la table d'opération, il se dirigea vers l'autre sortie de la salle qui les plongèrent encore plus profondément dans les catacombes.
http://www.onepiece-requiem.net/t4261-doc-monster
D. Iplopode
D. Iplopode
Brigade Scientifique
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Jeu 6 Déc 2012 - 21:34

o~~| Cinq minutes plus tôt |~~o


La salle était remplie de fumée, ce qui mit mes poumons de vieillards à rude épreuve. Je m’en était douté, mais je m’étais dit que ça tiendrait jusqu’au bout. Tu parles d’une explosion, ouais ! La surcharge avait été trop importante. On avait un matériel de merde, dans ce laboratoire improvisé. Mais l’important c’était que cette foutue machine avait bien travaillé avant de rendre l’âme, soufflant par la même occasion les fioles et bacs qui traînaient sur la table, m'brûlant les rares cheveux qui me restaient sur le cailloux et provoquant des réactions bizarres dans les tentacules du docteur Monster mes côtés. Ces protubérances semblaient réagir assez difficilement à la chaleur et aux champs magnétiques, se ratatinant sur eux-mêmes en se tortillant comme des asticots souffrant l'martyr.

On touchait au but ! Toutes ces putains d’expériences n’auront pas servit à rien. Les pertes que nous avions du essuyer pouvaient être considérées comme négligeables et nécessaires pour une avancée d’la science aussi exceptionnelle. Après tout ça, l’chien était toujours vivant. Lors des stimulations physiques réalisées avec une pique chauffée au fer rouge, le canidé réagissait et parvenait à bouger ses greffon, signe que la greffe était une réussite.


-Mon cher, on y est arrivé ! Nous venons de créer le premier chier capable de marcher et d’utiliser des bras. Rendez-vous compte, notre gloire sera sans pareil !

Bien sûr, l’premier imbécile venu pourrait se demander quel intérêt on pouvait trouver à se retrouver avec un chien avec des bras et des jambes ? Hein ? Vous vous l’ demandez, n’est-ce pas, bandes de petits premiers imbéciles venus ! Mais il faut voir au-delà ! Vous voyez un chien, je vois un corps ! Vous voyez des bras, je vois des membres ! Et la réussite d’une greffe de membres fonctionnels sur un corps amputé ? Aaahhhhh voilà, tout de suite ça semble moins con ! Tous les handicapés, les jambes de bois… Ils s’arracheront à prix d’or nos opérations et notre savoir-faire ! Et comme personne à part nous n’a les couilles de s’chopper un corps pour mettre au point la technique, ben on aura le monopole !

Des bruits se firent entendre dans les couloirs. Des cris qui résonnaient, des bruits de pas martelés contre la pierre nue des souterrains froids et humide de cette ville de révolutionnaires. J’avais pensé qu’utiliser le corps d’révolutionnaires nous éviterait des poursuites judiciaires, mais, j’avais sous estimé l’réseau d’informations de cette communauté. Mon grand âge ne me permettait pas de tenir une confrontation à deux contre cinquante et mon petit doigt me soufflait que le mollusque non plus n’était pas spécialisé dans la bagarre à main nue.


-Monster ! Allez nous barricader et tenter de les retenir pendant que je termine ! Nous ne pouvons pas le transporter dans cet état ! Il est hors de question que le fruit de nos travaux nous claque entre les doigts si proche du but !

Avec une aiguille chauffée à blanc, je finis de refermer la plaie et cautérise rapidement pour éviter l’effusion de sang. Je sentais qu’il fallait que je fasse vite.
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