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Quand le grand méchant loup s'invite à la fête

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Kusanagi
Kusanagi

♦ Équipage : Les ombres du chaos

Feuille de personnage
Dorikis: 5173
Popularité: -332
Intégrité: -319

Lun 24 Sep 2012 - 11:59

Rappel du premier message :

Ahh ! La vie de pirate n'est décidément pas de repos, à défaut d'être réputé pour voler ou parfois tuer notre prochain pour nous enrichir, on a le gouvernement qui est à longueur de journée à nos trousses pour nous faire la peau. De ce fait on ne peut jamais rester au même moment trop longtemps afin de ne pas se faire remarquer. Ils nous dénigrent, les escrocs nous dénigrent, alors qu'il n'y a qu'une différence, ils volent les pauvres sous couvert de la loi, alors que nous, nous volons les riches sous la seule protection de notre courage.

Après un bon moment à voguer sur les blues à bord d'une barque (Comme d'habitude), ma prochaine destination fut East blue, plus précisément le royaume de Goa dans l'île de Dawn. Je n'aimais pas ce royaume et je ne l'aimerais surement jamais, mais la seule raison pour laquelle je m'y trouvais fut que tous les services et conforts que j'avais besoin y étaient. Que voulez-vous ? Quand on est un pirate aussi actif que moi, il faut parfois faire une pause et se reposer un peu afin de récupérer de tous les obstacles et adversaires qu'on a pu rencontrer durant l'aventure dans le monde de la piraterie.

Ainsi donc après une semaine et demie à vivre dans cette ville de noble, à me fondre dans la masse en me comportant et en m'habillant comme ses habitants, je vis pendant tout ce temps dans une auberge de luxe du coin du nom de " le sommet du monde ". Après tout ce temps je pensai qu'il était désormais temps de quitter cette ville et de retourner à ma vie normal. Mais cependant, avant de quitter cette zone, j'avais une affaire à conclure histoire de me remplir les poches avant de me casser.

En effet, une vente aux enchères eut lieu dans la salle de fête et la plupart des riches de la ville furent aux rendez-vous. Il faut noter que c'était un bon terrain de chasse pour des pirates de mon genre.
Bref, la salle était remplie d'individus, hommes & femmes, tous installés confortablement sur des chaises avec leur pancarte à la main. La pièce dans laquelle se déroulait l'évènement fut bien préparé. Une estrade sur laquelle se trouvait un pupitre de conférence en bois fut disposé devant les hôtes de la soirée, sans oublier le lustre, à six boules blancs, qui fut accroché au plafond.
J'étais assis à la dernière rangée, vêtu d'un long manteau noir qui dissimulait mon meitou, d'un chapeau melon et d'une canne de marche en bois dont la poignée rassemblait à un T. héhé ! Un vrai travail de pro rien que pour me fondre dans la masse.

Bref, quelques instants plus tard, un type moustachu qui portait une veste marron et une lunette à un seul verre, monta sur l'estrade avant de se placer devant le pupitre de conférence tandis que trois mecs assez musclé se mirent aux angles de l'estrade. C'était la personne chargée de la vente, accompagnée de la sécurité.

Quelques longues minutes après, alors que le type moustachu avait déjà commencé la vente aux enchères, je réfléchissais tranquillement à un plan pour pouvoir les voler sans prendre le risque d'alerter les personnes à l'extérieur. " Flash " Une idée me traversa l'esprit. Après m'être levé de ma place, je me dirigeai à l'arrière avant de me placer derrière tous les gens présentes dans la salle en faisant face à la sécurité et au type moustachu. Je fis taper, très fort, trois fois le sol avec la canne de marche de façon à attirer l'attention vers moi. Tous les regards se tournèrent vers moi.

-Votre attention silvousplait, merci.....Madames & messieurs vous étes sur le point de vous faire voler, donc je vous pris d'enlever vos chapeau et d'y mettre tout l'argent & berry en votre possession.

A peine eus je terminé ma phrase que toutes les personnes présentes dans la pièce se mirent à rire bruyamment en se moquant de moi, ils ne me croyaient pas. Le type moustachu adressa la parole aux trois mecs de la sécurité :

-Hahahahah ! Messieurs, veuillez silvousplait escorter ce jeune homme hors de ce lieu.

Ils s'executèrent en se dirigeant vers ma position. L'un deux posa sa main sur mon épaule avant de me dire :

- Veuillez sortir de la salle ?

Je jettai un bref regard vers sa main sur mon épaule avant de le dévisager :

-Alors toi tu dois pas être chanceux.

"Booum " Je lui administrai un puissant coup de tête, en pleine figure qui l'envoya par terre avant que les deux autres puissent m'encercler. L'un d'eux essaya de me maitriser en mettant ses deux bras autour de ma taille tandis que son collègue s'approcha de moi en me donnant quelques coups de poings. Je sautai sur moi-même en me balançant par derrière contre le corps du type puis avec mes pieds, j'administrai un violent coup à son collègue qui fut envoyé au tapis.

J'enchaînai par la suite en donnant des coups de coude sur le visage du type qui me maîtrisait par la taille jusqu'à ce qu'il finisse par me lâcher puis je tournai vers lui en exécutant, à l'aide de ma canne de marche, un coup circulaire qui lui démolit la mâchoire avant de le laisser K.O.

Après cela, je me retournai vers le type moustachu avant de le dévisager. L'expression sur son visage me fit savoir qu'il commençait à paniquer.

-Bon dieu ! Mais qui éte vous d........

Dit-il à travers sa voix tremblante, mais malheureusement il n'eut pas le temps de finir sa phrase parce qu'un de mes kunais, que je venais de décrocher de sous ma ceinture, venait de se planter sur son front avant de le tuer sur le coup.

- Comme je le disais, ceci est un pillage.

Dis-je avec un sourire sournois au coin des lèvres. Désormais ils me prenaient au sérieux.


Dernière édition par Kusanagi le Dim 30 Déc 2012 - 19:12, édité 1 fois
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Dim 30 Déc 2012 - 12:07

Bougre de faux jetons à la sauce tartare ! Le canon avait pu atteindre sa cible et croyez-moi, cela avait causé des ravages monstrueuses à travers le soit disant armure indestructible du grand Bashar et son corps. Un spectacle que j'aurais certainement déconseillé aux âmes sensibles.

Il faut aussi noter que sans l'aide de Soren, cette attaque ne serait certainement pas un succès, mais cela évidemment, je refusais de le reconnaitre. J'avais fait tout le boulot, d'un seul coup, je nous avais débarrassé de ce concentré de moules à gaufres tandis que l'autre espèce de chouette mal empaillée, Soren, se contentait de discuter ferraille avec l'ennemi. Tsss ! Pathétique, qu'aurait-il bien pu faire sans mon intervention, telle est la question ?

Bref, de là où j'étais, je voyais le grand Bashar tremblait de tout son corps en ayant le regard braqué sur le trou qu'avait causé le canon à travers son ventre. Le pauvre, il essayait de remettre en place dans son ventre les tripes qui dépassaient, mais malheureusement pour lui, ce n'était qu'une question de seconde avant qu'il ne puisse succomber à ses blessures mortels. Il se retourna afin de voir de ses propres yeux l'homme qui venait de le condamner à mort et pour la première fois depuis que l'on s'était rencontré, je vu la peur à travers l'expression du gaillard.

- Repose en paix.... ou pas. héhé !!

M'écriais-je à son égard en lui faisant un doigt d'honneur et en affichant un large sourire sur le visage, digne d'un spot publicitaire de dentifrice.
Agacé de me voir me réjouir d'avance de sa mort, le grand Bashar essaya tant bien que mal d'avancer vers ma direction, en ayant la gueule pleine de bave de sang et les tripes qui pendaient. Mais malheureusement pour lui, il ne pourra même pas faire trois pas qu'il fut égorgé par l'un de nos alliés dans cette bataille pour la liberté. Punaise, ce fut une mort atroce pour ce bon-homme qui ne faisait pourtant que faire respecter les lois de son pays. C'est fou comme la vie pouvait parfois se montrer injuste.

Quelques heures plus tard, après avoir gagné notre liberté et mis hors d'état de nuire nos adversaires, le calme était revenu dans le navire et tout allait bien...du moins pour l'instant. Installé bien confortablement sur une chaise dans la cale, je descendai à moi seul une bouteille de vin en repensant à tout ce qui s'était passé, du début à la fin et là un seul nom refaisait à mainte reprise surface, Soren. Il faut souligner que sans ce zouave interplanétaire, je n'aurais probablement pas été présent sur ce navire. Il avait foutu en l'air l'un de mes magouilles et en plus je le trouvais un peu autoritaire lors de notre petite virée en tant qu'esclaves de la galère. Grrrr ! Il était peut-être temps de faire ce que je lui avais promis à savoir, de m'occuper personnellement de lui, une fois que les choses se seraient calmés avec les gardes.

Ainsi donc, après avoir pris les objets de valeurs et berry que j'avais mis dans un sac de pomme de terre, j'aspergeai chaque coin et recoin de la pièce avec quelques bouteilles d'alcool, pris dans des cartons. Vous l'aviez certainement deviné, je comptais mettre le feu à la cale en espérant provoquer un beau feu d'artifice à l'aide des barils de poudre, des bouteilles d'alcool et autres objets inflammables qui se trouvaient dans la pièce. Hummm... Avec cela, le navire allait à coup sûr prendre cher.
Bref, après avoir mis le feu à la pièce à l'aide d'une torche de bois enflammée, je remontais vite à la surface, munis de mon sac de pomme de terre qui était remplie de richesse.

" BOOOOUM ! BAAAAM ! BOUMMM ! KABOOOOOOOOUM !!"

Quand le grand méchant loup s'invite à la fête - Page 2 Rom20010

Des explosions répétitives et monstrueuses eurent lieu en bas, dans la cale, causant ainsi quelques trous dans le navire qui en plus d'avoir une partie de lui qui était en feu, menaçait de chavirer dans la mer d'une minute à l'autre. Le temps nous était compté.
Je me dirigeai aussitôt vers les barques qui étaient alignées côte à côte avant des les détruire tous pour n'en laisser qu'une seule que j'avais l'intention d'utiliser pour m'éloigner d'ici sain et sauf.

- TRAITREEEE !!

Cria un individu derrière moi, qui n'était personne d'autres que le type qui avait achevé le Bashar un peu plutôt et il fonçait vers ma direction, prêt à me fendre le crane avec une machette qui était brandie vers le ciel. Je me retournai rapidement pour lui faire face avec l'une de mes techniques à distance :

# L'appel du dragon noir
A l'aide de sa chaine qui va lui permettre d'effectué des attaques à distance avec son meitou, Kusanagi envoie sa lame transpercer la poitrine ou l'épaule de son adversaire puis il tire la lame vers lui. Ce qui va avoir comme effet d'attirer l'adversaire vers soi avant de lui planter un kunai au niveau de l'abdomen.

Le pauvre type fut ainsi attiré vers moi par le biais de mon lame à travers son torse puis je le poignardai à trois reprise avec un kunai au niveau du ventre. A cause de ses blessures, il lâcha sa machette en tremblant de tout son corps.

- Comm... Comment a tu o....

- Garde le peu d'énergie qui te reste pour une fois dans ta vie te rendre utile, parce que j'ai besoin que tu me fasses passer un message. Si par hasard, Soren te retrouvait encore vivant, répète lui ses mots : Survie, retrouve moi et finissons en une bonne fois pour toute.
Lui chuchotais-je à l'oreille avant de le pousser pour qu'il finisse par s'effondrer par terre.

- Et une dernière chose, surtout n'oublie pas de lui dire qu'il l'a bien cherché cet enfoiré.... Ne jamais faire confiance à un pirate, c'est la règle de base. héhé !

A peine avais-je terminé ma phrase que je m'étais jeté à la mer à bord de la barque avant de ramer loin du navire avec des rires de psychopathe qui raisonnèrent dans toute cette zone. Ainsi donc, nos deux chemins se séparèrent avec de probable retrouvailles, à l'avenir, qui s'annonçaient être explosifs. Humm...... Un nouveau chapitre était sur le point d'être ouvert.
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Sören Hurlevent
Sören Hurlevent
♫ Musicien ♫

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Dim 30 Déc 2012 - 17:27

φ Tout le monde était si heureux, à bord... trop heureux pour penser à la traîtrise, en fait. Beaucoup s'étaient remis à ramer avec allégresse, dans l'espoir de vite atteindre Orange. Toi, tu ne savais plus où donner de la tête. On te serrait la main, certains te prenaient entre leurs bras en exultant. Tout sentait bon la liberté et la dignité retrouvée. Tu étais fier, Sören... si fier ! Tu pensais pourtant bien au petit pirate. Tu le savais, toutes tes tripes te le disaient : il allait agir, il était malade, incapable d'accepter une main tendue. Vivant dans l'intrigue et le conflit, se mourant par temps de paix. Alors... dis... pourquoi ne l'as-tu pas surveillé ? Est-ce que tu attendais qu'il se mette lui-même en défaut ? Ce n'est pourtant pas dans tes habitudes... Non, ta sincérité et ton tempérament franc ne te l'auraient pas permis. Tu as été négligeant, compagnon. Pardon de te le dire.

Ω Et comme d'hab', frangin, t'as rien calculé du tout. Où il était, Raspoutine ? J'vais te dire, où il était : à fond de cale, le guerrier ! À mirer le p'tit forban d'mes deux, qui s'la touchait en solo. Ouai, grand ! Moi, j'ai pas eu besoin de fleurs pour goûter la victoire. La gloriole, c'est pour les geignards, t'as toujours pas compris ? Miawahaha ! Moi qui pensait que t'avais une case en trop ! Pfeh. J'dois dire que sur ce coup, c'était dur de te sauver la peau, tu sais... au moins on s'emmerde pas.
Le p'tit a commencé à péter son fusible tout seul, à balancer de la gnôle et de la poudre dans les coins. Je m'demandais, et là, je m'suis dit : sabordage. Ouai, sabordage, le fils de salaud ! Alors même qu'une tempête s'amène et que la houle devient... le genre mauvaise. Avec roulis et tangage à faire gerber un moine. Évidemment, toi, t'as à peine calculé l'info. T'es tout à ta joie, avec tes nouveaux potes. Un vrai chasseur baisse jamais sa garde. A méditer, ouai. Mais comme j'suis bon bougre et que j'tiens à mes poils, j'ai attendu qu'y s'barre, avec sa p'tite mèche de poudre à dérouler... qu'y s'planque en lieu sur. Et puis j'ai limité les dégats. J'ai balayé d'la queue pour éviter qu'ça pète là où ça devait vraiment pas péter. Qu'ça reste maîtrisable.
Mais ça a pété quand même. Et bam, le Raspoutine ! Saignée la gueule, un éclat de bois j'pense. Puis rideau, plus rien. Ah, si. Du noir.


Bormag a été salement touché. Il est costaud, j'pense pas qu'il y ait pris au cœur, mais en attendant, c'est son orgueil qui saigne. Et sa joie, aussi. L'bateau flambe, on fait même pas gaffe au p'tit qui trace sa route tout seul dans les vagues en colère en riant comme un con. Y survivra mal par c'temps, que j'me dis. Mais l'Bormag, y veut êt' sur. Il écoute pas les ordres que j'beugle. Il a récupéré un tromblon qui trainait, un vieux modèle qui vise pas droit. Et là, entre deux « sabordez à babord, 'faut laisser entrer la flotte ! » et un « j'tiens bon la barre et la grand voile », y'a mon grand blessé qui bloque sa respiration, qui ajuste, et qui tire. Une fois, bam, deux fois, bang. Sur l'coup, malgré l'action qui prend toute la place, j'peux pas m'empêcher d'songer un peu à l'agent Red, à sa manière de tirer. La même. Ce gars, c'est pas ou c'était pas n'importe qui. Kusanagi s'marre plus. Y baisse les pavillons, y doit s'sentir vulnérable. Bormag tire encore et encore, j'vois des éclats sauter dans la mer. Et puis le ressac qui passe, vague violente, et la barque qui disparaît. Circulez, y'a rien à voir ! L'Bormag s'effondre. Moi, j'me dis qu'y trouv'ra l'moyen d'survivre. J'sais par expérience que c'sont les meilleurs et les plus fins qui partent devant. Et vu son classement sur l'échelle d'la sagesse et d'la dignité, je m'doute qu'y trouv'ra une saloperie de démon des mers pour le sortir de là. Mais pour l'heure, j'ai un navire à sauver. Nous avons tous un navire à sauver.

* * *

φ Dans un grincement sinistre, la grand voile est tombée à la mer. L'aube se dessine à peine, mais la lumière se fait peu à peu sur la galère.
Toute la proue est marquée par les traces de l'incendie. Sans la tempête, et sans le courage de ceux qui sont allé percer la coque à coups de machette, c'est tout le navire qui coulait. Il est désormais impossible d'avancer au vent. Un peu plus sombrement que la veille, chacun s'est remis à ramer. Avec l'aide des survivants de Goa, qui ont eu la peur de leur vie... Ils étaient déjà à fond de cale lorsque l'explosion a eu lieu. Du bon côté, heureusement.
Tu as aidé du mieux que tu peux ceux qui avaient des connaissances en médecine. Bormag est mort dans la nuit, après t'avoir transmis le message arrogant de Kusanagi. Il n'était donc vraiment pas certain de l'avoir touché mortellement, et ne faisait pas confiance aux océans. Ta tristesse de voir partir cet homme que tu avais à peine eu le temps d'apprécier n'est pas de taille à dissimuler ta propre perplexité. Le pirate voulait en finir... Finir quoi ? Il te devait la liberté, et peut-être la vie. Un fou... Tu n'attendrais pas que la marine fasse son office. Au premier écho le concernant, tu obéirais à son invitation, tu t'occuperais de lui. S'il avait survécu, du moins.


* * *

-Les gars ! Terre ! Terre, les gars !

Y'a Orange qui s'est faite belle pour nous. Quatre jours et cinq nuits à s'relayer, à ramer comme des damnés pour voir ça : le soleil qui s'lève à peine sur les champs d'mandariniers. J'saurais dire si j'imagine ou si c'est vrai, mais j'ai l'impression que l'vent amène l'odeur du fruit à bord. Quelques dockers déjà au travail, un peu curieux aussi, lèvent les yeux à la recherche d'un pavillon. Mais y'a plus d'pavillon. Plus d'voile. A peine une moitié de galère qui prend l'eau. 'Reusement, les nobliauds avaient laissé des rations terribles. Sans quoi...

Alors, ils lâchent leurs caisses, et ils gueulent, les mains en porte-voix :


-Oé, du bateau ! Calez vous au port, y'a toujours une place pour les naufragés !
-Magnez vous, on a du café chaud !

Mais on est pas des naufragés. On s'est sorti du naufrage. On est des hommes libres. Et ça, j'crois que j'l'avais jamais senti aussi fort que maint'nant. Que tout est possible, et que si j'suis pas seul à décider, j'peux faire ployer l'univers sous le coup d'ma force. « Change le monde plutôt que tes désirs ». Y'a des poètes qui parlent bien. Alors, j'me tais et j'prends note, en balançant l'ancre dans l'eau glacée du port. Parce que l'encre sur le papier, ça a jamais été mon fort.
J'vois Raspoutine qui s'traîne, l'air revanchard, une croûte sanglante sur l'oreille. J'l'attrape, et j'lui vire le morceau de tonneau qui restait dans sa plaie. Y s'laisse faire comme jamais alors je l'regarde, l'œil dans l'œil. Et j'suis surpris d'y lire de l'autosatisfaction pleine de ruse. Et puis, y ronronne, un grondement sourd et lourd qui vibre jusque dans ma main.
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