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[FB 25 Juillet 1624] Rencontre avec Ace Craux, Maître de l'Unagi

James Fish
James Fish


Feuille de personnage
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Dim 28 Oct 2012 - 5:58


S'il y a bien une chose que j'avais appris à la bibliothèque de l'île de Tuna, c'était qu'un pirate se devait d'être capable de se défendre face à toutes sortes d'adversaires. Toutefois, ne connaissant absolument rien aux rudiments du combat, j'avais cherché à en apprendre davantage à ce sujet. Après un petit tour aux archives, j'avais finalement trouvé une annonce fort intéressante.



[FB 25 Juillet 1624] Rencontre avec Ace Craux, Maître de l'Unagi Unagi11



Edge town se trouvant dans le royaume de Goa, sur une petite ile nommée Dawn, non loin de l'ile de Tuna, j'avais décidé de me rendre là bas en premier afin de débuter mon entraînement au côté de ce maître réputé de l'Unagi. Je ne savais pas vraiment ce qu'était l'Unagi mais son enseignement ne pouvait m'être que profitable. Bien entendu, ma bourse ne me permettait pas le loisir de m'offrir les conseils d'un instructeur si émérite, mais une négociation quand viendrait le moment de payer était toujours envisageable.


Après quelques heures à voguer dans ma vieille barque, j'avais finalement posé le pied sur l'île de Dawn et m'étais dirigé en hâte vers Edge town. Le quartier semblait miséreux et les conditions de vie précaires, et je me demandais comment un maître aussi illustre pouvait résider dans un endroit si lugubre. Certainement faisait-il preuve d'une grandeur d'âme et d'une bonté hors du commun pour se mêler aux pauvres gens et leur faire part de son savoir. Décidément, j'avais visé juste en sélectionnant un professeur si renommé pour s'occuper de mon apprentissage.


Sans prendre le temps de faire du tourisme dans ce bidonville malfamé, je m'étais rendu à l'adresse indiquée sur l'annonce, où se trouvait une vieille bâtisse aux parois érodées par le temps. Au dessus de l'entrée, une pancarte aux couleurs fades indiquait : « Dojo d'Ace Craux, Maître de l'Unagi ». Je m'approchai doucement de la porte, me demandant encore si ce monument pouvait vraiment être la résidence d'un combattant respecté de tous, quand deux hommes en sortirent. L'un d'eux, marchant avec une canne, était le Maître que je pus aisément reconnaître à la photographie de l'affiche, et l'autre était un jeune hippie aux cheveux longs d'une quinzaine d'années dont le visage était parsemé de boutons d'acné fort peu ragoutants. Ils étaient en train de discuter d'un air enthousiasme.


-Félicitations Bob ! Tu m'as vraiment impressionné en maîtrisant l'art de l'Unagi aussi rapidement. Dès ton premier cours, prendre le katana pour te défendre alors que le choix était loin d'être évident. J'ai rarement vu un élève aussi doué. Je pense que je n'ai plus grand chose à t'apprendre désormais. Tu as amplement mérité ton diplôme de Master de l'Unagi.

-Euh, merci maitre. C'est cooooool ! Maintenant je vais pouvoir casser la gueule à ma grand-mère. C'est vrai, elle me dit constamment de ranger ma chambre alors que y a des trucs tellement plus importants dans la vie comme les arbres ,ou les oiseaux par exemple.

-C'est bien Bob, mais maintenant, il faut me payer avant de t'en aller.

-Bien sûr, tenez maître, 100 000 Berrys comme convenu. De toute façon, je comprends pas cette nécessité de s'attacher aux choses matérielles alors que la nature est tellement plus belle.

-Oui oui, c'est bien Bob. Allez, au revoir.

-Peace, Maître


Une fois le freluquet parti, le maître se tourna dans ma direction, et en voyant que j'hésitais à m'approcher, il finit par entamer le dialogue.

-Bien le bonjour voyageur ! Tu veux devenir fort et apprendre un art de combat ancestral et tout ça pour la modique somme de 100 000 Berrys, alors n'aie crainte, tu es à la bonne adresse. Je vais faire de toi un homme puissant et respecté dans toutes les mers bleues. Il te suffit d'entrer dans mon humble demeure et de suivre mes quelques préceptes. Et pour te prouver que je ne suis pas l'un de ces charlatans que tu peux rencontrer dans ces bas quartiers, tu n'as pas besoin de me payer avant d'avoir atteint un niveau honorable dans la pratique de l'Unagi.

-Bonjour vénérable maître. Votre générosité n'a d'égal que votre connaissance. Effectivement, je vous serais plus que reconnaissant si vous pouviez m'enseigner les principes fondamentaux de l'Unagi.



Après ces quelques échanges de politesse, le maître m'invita à le suivre et m'entraina dans une pièce isolée de la bâtisse. La salle dans laquelle nous nous tenions désormais était presque vide. Il y avait uniquement une table dans un coin, sur laquelle étaient posés un katana, une corbeille de mandarines et une corde à sauter. Sur l'un des murs se trouvait une photographie du maître en train de méditer tout en tripotant une liasse de billets. Certainement réfléchissait-il à la façon dont il allait pouvoir employer cet argent pour faire le bien autour de lui.


-Nous y voilà noble voyageur. Je vais t'enseigner ce que j'ai de plus précieux au monde, l'art de l'Unagi. Ton apprentissage comprendra deux parties, une théorique où je vais t'expliquer les bases de la technique et une pratique où tu pourras dès à présent évaluer les progrès que tu as fait grâce à mes inestimables conseils. Sans plus tarder, commençons avec la partie théorique. Sois très attentif car chacune de mes paroles contient un message important. L'Unagi n'est pas un art à la portée du premier venu. Il faut faire preuve d'une capacité d'analyse élevée et savoir réagir rapidement. Le but est simple, il est basé sur l'utilisation de ton environnement comme arme de défense ou d'attaque. Il faut être capable d'imaginer, en un court laps de temps, tous les scénarios qui s'offrent à toi et d'opter pour la meilleure solution. Il se peut que tu n'aies pas toujours le temps de visualiser l'ensemble des scénarios et dans ce cas, je te conseille d'utiliser l'élément du décor qui te semble le plus pertinent pour infliger des dommages. Penses-tu avoir compris les fondements théoriques de l'Unagi ?

-Je pense que oui. Cela ne me semble pas si compliqué.

-Hum, ta vivacité d'esprit me laisse imaginer que tu pourrais devenir un grand disciple de l'Unagi. Dans ce cas, passons à la partie pratique. Je vais t'attaquer dans trois secondes avec ma canne, essaye de te défendre comme tu peux avec les objets qui sont à ta disposition dans cette pièce.



Je repensais aux principes de l'Unagi. Imaginer tous les scénarios possibles. Mon cerveau semblait s'emballer et avant même que le maître ne commence son attaque, j'avais pu faire le tour de l'ensemble des éventualités qui s'offraient à moi. Cela allait de l'esquive des coups tout en mangeant les mandarines afin d'accroître ma vitamine C et ainsi booster mes capacités, à l'utilisation du katana pour parer le coup que le maître s'apprêtait à m'assener. Bien entendu cette dernière possibilité était bien trop évidente et je ne voulais pas faire injure au maître en utilisant une parade aussi prévisible. Au final, il me semblait que la meilleure option était de s'emparer des punaises qui servaient à tenir le portrait du maître et de les envoyer directement dans ses yeux. Puis de profiter de ce moment de surprise pour faire rouler les clémentines au sol et ainsi déséquilibrer mon assaillant. Utiliser ensuite la corde à sauter comme un lasso pour finir de le faire chuter. Et enfin se servir de la table pour achever l'opposant gisant à terre. Il était évident que le maître s'attendait à ce que j'utilise ce scénario et donc mon action n'aurait aucun effet, mais mon professeur me féliciterait sûrement de ce choix approprié. Et c'est donc ce que je fis quand le maître s'élança sur moi.


Au vu de la cervelle de mon instructeur qui se répandait sur le plancher, je pense que celui-ci n'avait finalement pas choisi la même option que moi. Je devais donc partir au plus vite avant qu'une personne extérieure à la situation ne s'en vienne, et ne comprenant pas la fierté que le maître aurait pu éprouver à mon égard s'il était toujours de ce monde, ne se mette à appeler la marine. Je quittais donc cet endroit, à la fois heureux que le maître ait eu le temps de m'apprendre cette puissante technique avant de laisser échapper son dernier souffle de vie, mais également déçu de ne pas avoir obtenu mon diplôme.

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