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 Reprendre les affaires... Qui pour prendre les responsabilités?
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Kyoshi Okabe
♠ Valet de la révolution ♠

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Sam 15 Déc - 14:06

Toujours dans son coin... Il s'était plus ou moins remis de ses blessures, rien ne l'empêchait vraiment d'aider. Et pourtant, il restait perdu dans ses pensées, assis dans un coin du sous-marin. Décidément, les grosses missions ne lui réussissait pas. Un peu plus d'un an auparavant, il s'était déjà retrouvé dans un coma de 28 jours suite à une confrontation avec l'agent Red... Ou le marine Red, plutôt. Peut-être était-ce les Sea Wolves, en réalité, qui ne lui réussissaient pas. Ce n'était pas si étrange que cela, d'ailleurs. Des monstres. Ni plus, ni moins. Nul doute qu'ils s'en étaient tous sortis indemnes. Quoique. Vrai qu'il y avait ce type venu pour stopper la fuite des révolutionnaires. Celui-là même que Kyoshi avait massacré. Ce pauvre homme dont la famille avait sans doute déjà reçu un drapeau plié du Gouvernement Mondial. Il portait l'emblème. Cet homme dont la famille était en train de haïr un peu plus la révolution, et en particulier ce soit-disant scientifique, cette sombre crapule sanglante. Cette famille qui avait dû militer, avec quelques autres, pour que la prime du meurtrier monte, et monte encore.

Le manchot n'aurait-il vraiment pas pu laisser cet homme en vie? Gagner du temps, l'empêcher de blesser Mina, attendre... Oui. S'il n'avait pas cédé à la rage et à la folie, le combat aurait peut-être duré suffisamment longtemps pour qu'elle revienne... Mais non. Il avait failli. En voulant protéger une femme, il avait perdu celle qui était peut-être la personne la plus importante à ses yeux. Hiroko était perdue, quelque part sur Grand-Line. Ou peut-être morte. Non. Impossible. Le journal qu'ils avaient intercepté en s'arrêtant pour réparer des avaries était formel. Ou presque. À tout le moins, les marines n'avait pas encore supprimé sa prime. Si ce n'était un oubli, ça veut dire qu'elle n'était pas entre leurs mains. Mais elle ne répondait toujours pas à ses appels.

Plusieurs compagnons se souciaient de l'état de santé - de délabrement ? - du physicien, mais les plus tendres restaient Mina et Eki. Ils savaient ce qu'ils lui devaient. Sans la parade de gotoba prolongée, ils auraient probablement du faire face aux deux plus terrifiants hommes des Sea Wolves. Ou aux autres qui investissaient la base. Voire au pingouin-ninja. Enfin... Sans Kyoshi, Eki se serait sans doute barré dans un coin plutôt. Mais il n'aurait pas rejoint indemne l'un des deux seuls sous-marins qui ait quitté la Gueule de Requin. Il aurait probablement terminé sa vie dans un prison sinistre... Non, vraiment, il en devait une au manchot. Alors il relayait Mina pour essayer de faire la conversation et garder un œil sur le malheureux. Ils étaient de toute manière bien assez de gens pour faire fonctionner ce sous-marin. Entassés les uns sur les autres. Seul Kyoshi avait droit à un peu plus de place. Trop sombre, les gens n'aimaient pas trop rester près de lui. Eux aussi avaient perdus des proches dans l'aventure, et le nuage noir qui planait au-dessus de la tête du physicien leur rappelait sans cesse.

Mais ils approchaient enfin de la fin du calvaire. Union John semblait à portée de main. La route avait été longue, mais plutôt rectiligne. L'eternal pose trouvé dans l'autre sous-marin avait été une bénédiction. C'était celui utilisé plus tôt par les hommes de Mandrake pour aller chercher Kyoshi, Yuki et Hiroko. Une bénédiction bienvenue. Ils allaient rentrer à la maison, avec tous ces immigrés sans refuge.


C'est relativement compliqué de base de faire bouger des gens encaqués les uns sur les autres dans l'espace réduit d'un sous-marin, mais quand en plus ils sont beaucoup trop nombreux pour la capacité de l'engin...

L'alerte retentissait, perçante et inquiétante. Et tout le monde commençait à s'agiter de plus en plus. Sauf le chapeauté. Qu'est-ce que ça changeais au fond? Rien pour lui. Et puis de toute façon, il n'avaient pas besoin de lui. Il n'était pas ingénieur. Du coin de l'œil, il vit Mina s'en aller, le laissant avec Eki pour seul compagnon. Apparemment, une fuite du côté des moteurs et la stabilité structurelle était en péril. Allaient-ils tous crever, alors même que l'arrivée se trouvait à portée de vue de périscope? Dommage. Ça gueulait dans tous les sens, la sirène retentissait toujours couvrant les cris les plus faibles. Un insupportable capharnaüm.

- Faites remonteeeer ce foutu sous-marin! Que quelqu'un fasse remonter ce truc!
- Y'a quelqu'un qui répare cette foutue fuite, oui ou merde?
- On vaaaa touuuuus mourriiiiiiiir!

Ce dernier cri ne fut pas une réalité. Sans doute qu'un vaillant gars avait donné de sa personne pour sauver un petit peu les meubles. En tout cas, ils avaient réussi à remonter à la surface.

- Et faites cesser cette alarme, bordel de queue! C'est réparé, non??

Une explosion provenant à la louche du moteur vint répondre par la négative à la question. Visiblement, ça n'allait pas trop.

- On a plus de moteur! On est sur l'inertie seulement!
- Deux cents mètres, les gars! Accrochez-vous!

Et pour cause... L'explosion leur avait donné de la vitesse, mais aussi un moment d'inertie non-nul. Et lancez un objet oblongue dans l'eau, un de ces quatre, quand vous en aurez l'occasion... Jamais il ne continuera gentiment, surtout s'il tourne un chouilla au début. L'avantage qu'ils trouvèrent dans le surnombre de gens présents à l'intérieur, c'était que quelque soit l'endroit où vous voltigiez pendant que le sous-marin tournoyait, il y avait très souvent quelqu'un pour amortir le choc. A part quand vous étiez cette personne.

Et puis, un autre choc. Violent. Très violent. Et tout rebascula lentement, comme au ralenti. Kyoshi avait eut la bonne idée de sortir brièvement de ses pensées. Et il comprit bien vite que le sous-marin venait de se planter dans la plage. La position devait être fortement instable pour l'engin qui finit par plier et se déchirer en deux en son milieu, la moitié haute venant se replanter dans le sable pendant que les gens les plus malchanceux étaient éjectés sur la plage. Parmi ceux-ci, un homme en noir se retrouva face contre sable. Pas fondamentalement blessé, mais il n'avait pourtant aucune envie de se relever. Se laisser aller à l'évanouissement. Oui, c'était encore ça, le plus intelligent à faire...


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Yukikurai
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Lun 24 Déc - 12:28

L’opération de défense de la gueule de requin s’était soldée par un véritable échec. Ils avaient perdu le contrôle de l’ile, beaucoup d’hommes étaient morts, d’autres étaient portés disparus et la plupart des disparus allait finir en prison. De ce que Yukikurai en savait, il était à bord d’un des deux seuls sous-marins qui avait réussi à prendre la fuite. L’autre engin, les suivait depuis le départ de la gueule. Ils avaient essayé de contacter d’autre membre qui n’était pas à bord, comme dame Lifchitz, mais il n’avait obtenu aucune nouvelle. Et ce devint bien vite le plus gros problème des rescapés. Pour la plupart, leurs blessures étaient mineures et ils n’avaient rien d’autre à faire que de penser encore et encore dans ce sous-marin surpeuplé. La zizanie était à leur porte si personne ne prenait les choses en mains. Tant que la pression de la bataille pesait encore, les gens se montraient de bonne composition, chacun mettant du sien pour faire avancer le schmilblick. Mais, maintenant qu’un jour avait passé, les nerfs commençaient à s’échauffer. Où allions-nous nous rendre ? Etions-nous perdus en mer ? Qu’allions nous faire pour nos camarades rester là-bas ?

C’était autant de questions qu’il était légitime de se poser, chacun donnant son avis sur la question qu’il soit optimiste, pessimiste ou très pessimiste. Cela donnait lieu à des débats plus houleux que la mer dans laquelle ils naviguaient. Il fallait des réponses, il fallait que quelqu’un prenne les choses en mains et bizarrement beaucoup se tournaient vers celui qui les avait fait monter à bord du submersible. Cependant, Yukkiurai ne s’attendait pas à se retrouver à devoir prendre des décisions en dehors d’un atelier, d’une forge. Surtout, qu’il était lui-même abattu par les conclusions qu’il tirait de leur fuite. De plus c’était l’un des plus sévèrement touché par le combat avec Kyoshi. Ce dernier émettait une telle aura dépressive que la plupart de gens le laissaient tranquille et l’évitait. Yuki dut se rendre à l’évidence, il fallait que quelqu’un s’impose en leader dans cette situation de crise et apporte des réponses. Ce fut à contre cœur que Yuki prit la direction des opérations, il ne se sentait pas le charisme d’un leader, mais les hommes qu’il avait dirigés à l’atelier et qui étaient sauvés grâce à lui le poussèrent et lui donnèrent confiance.

La première chose qu’il eut à faire c’était de répondre aux questions de l’équipage et en se montrant optimiste, même si rien ne permettait de l’être. C’est en appelant l’autre sous-marin pour prendre des nouvelles de l’autre vaisseau qu’on lui donna matière à remotiver les troupes. Bouly qui se trouvait sur l’autre engin, lui apprit qu’il suivait en fait un éternal pose qui indiquait la fraichement baptisée Union John. Cette information lui était passée au-dessus de la tête, mais voilà qui répondait à bien des questions. Lorsqu’il eut fini de discuter avec son nouvel ami, il lui demanda d’être mis sur hautparleur et il fit un discourt pour remotiver les troupes.

« Mes frères, les temps sont dures, nous avons vécu une véritable débâcle qui ébranle chacun au plus profond de lui-même. Nous avons tous fait un choix pendant la bataille. Ce choix nous semble peut-être fort égoïste, maintenant que nous sommes en sécurité et que l’absence de nouvelle de nos amis disparus, nous fait culpabiliser et craindre pour leur sort. Nous avons fait ce qui nous semblait juste et si nous avons fui, c’est pour faire perdurer la flamme révolutionnaire pour laquelle nous nous battons.

Vous vous demandez, où allons-nous, nous avons tous perdu, il faudra tous reconstruire. Oui, peut-être qu’il faudra reconstruire, mais pas à partir de zéro. Nous voguons à présent en direction d’Union John. Cette ile est sous le contrôle de l’armée du Roi Minos, membre de l’UR. Cela nous permettra de nous retourner, en sécurité. Nous ne pouvons rien en l’état pour les prisonniers faits à la gueule, il faudra faire leur deuil. Un jour, peut-être, nous les retrouverons. »


Yuki s’interrompu pensant à Hiroko et à Kyoshi pour qui sa perte semblait insurmontable. Comment allait réagir les autres membres de la section lorsqu’il apprendrait sa disparation. Ce n’était pas la question primordiale, pour l’instant il fallait qu’il conclue en remotivant les troupes.

« Nous allons trouver de nouveau compagnon sur Union John, un nouveau foyer même. Nous allons recommencer à œuvrer pour notre cause et nous reviendrons plus fort comme le phénix qui renait de ses cendres. »

Ayant de nouveau un objectif, celui de rallier l’ile pointée par l’éternal pose, la motivation était de retour. Heureusement me direz-vous, car le voyage ne se fit pas sans encombre. Il fallut à de nombreuses reprise faire surface pour prendre l’air, récupérer des vivres et de l’eau quand il passait à proximité d’une ile. Enfin, les sous-marins n’étaient pas conçus pour cette surpopulation et de nombreux petits problèmes se présentèrent. Encore une chance qu’une grosse partie de l’équipage, était habitér à l’entretiens des bestiaux et les problèmes restèrent mineurs jusqu’à l’atterrissage à destination.

L’atterrissage ? Oui, l’atterrissage vous avez bien compris. Suite à une avarie au niveau d’un des moteurs, le sous-marin c’est mis à tourbillonner plaquant les gens contre les parois. Le choc fut si violent que la coque se brisa en deux vomissant une grande partie de ce qu’il contenait dans son ventre. Yuki étant dans le cockpit de pilotage, ne se fit pas éjecter, mais ce ne fut pas beaucoup mieux. La queue toucha en premier et l’avant passa dans un magnifique salto au-dessus de son arrière. Lorsqu’il rouvrit les yeux, on ne voyait rien par le hublot enfoncer dans le sable. Une douleur lui provint des côtes, une de ses blessures qui commençait seulement à guérir avait dû s’ouvrir dans le choc. Yuki s’extirpa et arriva sur la plage ou la majorité des occupants du premier sous-marins se relevaient groggys. C’est là qu’il remarqua les gens qui sortaient du deuxième sous-marin qui s’était également échoué sur la plage.

« Hé Bouly ! Pourquoi n’avez-vous pas été au port pour amarrer le submersible ? On va faire quoi, maintenant qu’il est échoué sur la plage comme une baleine ? »
« Oy, oy, c’est pas notre faute si vous tapez une accélération soudaine pour venir vous écraser sur la plage. Nous, on ne connait pas l’ile, alors on vous a suivi pensant que vous sachiez ce que vous faisiez. Toute façon, le nôtre marche encore. On ne peut pas en dire autant du vôtre. Hahaa ! Y a pas de blesser au moins ? »
« Je pense que ça doit aller le sable à bien amorti. Par contre, c’est sûr qu’il va marcher beaucoup moins bien maintenant. Bon, faudrait voir à rassembler tout le monde, puis on ira manger un bout dans l’auberge de la ville ça fera du bien à tout le monde. »

Pendant que Yuki et les passagers du deuxième bâtiment s’occupaient de récupérer les gens perchés dans les arbres et éparpillés un peu partout, un groupe d’hommes aux allures de cowboys armés de revolvers arriva sur la plage attirés par le bruit du naufrage. Ils étaient intrigués par l’apparition soudaine de gens alors qu’aucun bateau n’avait été signalé en approche. Ni aucun sous-marin non plus, vu que l’avarie avait un peu accéléré les choses.
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Kyoshi Okabe
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Mer 26 Déc - 10:35

- Hey Joooe... C'quoi c'boxon?
- Ouais, Joe. On doit les dégommer?
- T'as entendu parler d'sous-marin qui d'vaient débarquer?
- Eh j'en sais qued moi, hein! ... Ola! Qui va là?
- C'est le grand méchant loup...
- Hein? Qu'est-c'qui dit celui-là?
- Nan, rien... Vous voulez pas nous aider?
- Ola! Pourquoi on f'rait ça? Z'avez un trésor à partager?
- Mmmh...
- Hey Joooe... J'le r'connais celui-là! Ca fait un bail, mais il était passé sur l'île avec des potes à Minos.
- Eh, celui-là aussi il était avec!
- Hein, lequel? J'vois pas d'autre tête connue.
- Euuh.. Ah. Non, j'ai dû rêver, j'le vois plus.
- Des potes à Minos? Ah ouais... Faut prévenir Rakham, j'dirais. Il saura c'qui faut en faire de ces gars. Ola! Vous savez marcher, les gars... Oh bordel... Il en sort encore de l'autre côté. Bon, est-c'qu'il y a des représentants ici. Eh toi, j't'ai déjà vu aussi!
- Eh, c'est lui ouais, l'autre!
- Bon ben, vous deux... Merde... Il est passé où? Ah là! Bon, vous deux, j'disais, on vous emmène au saloon. Les autres, vous bougez pas d'la plage en attendant les ordres du chef.


***


Un saloon, de base, c'est moche, crasseux, ça pue l'alcool et la bagarre. Eh ben ici, c'est pire. Bienvenue sur Union John!

À l'entente du mot saloon, Kyoshi avait bien daigné se remettre sur pieds. Il savait pourtant. Il était déjà passé dans le coin. Il savait que l'endroit n'était pas un paradis pour scientifique. Mais bon, dans l'absolu, c'était peut-être pas plus mal. C'était peut-être même mieux. La poussière, la fumée, tout ça rendait l'atmosphère sombre, et pour l'heure, il aimait bien. On pouvait même se cacher derrière les rires gras de mineurs couverts de suie, avec quelques dents en moins, en train de lâcher des blagues grivoises sur les femmes qu'il n'y avait pas là-bas. Se cacher, oui.

Aussitôt arrivé dans l'antre, le manchot avait commandé une bouteille. Un truc fort, au hasard. Qu'importe le goût, tant qu'on a l'ivresse. Et comme ici, c'était un saloon, on n'posait pas trop d'questions, au premier abord au moins. Les quatre cowboys avait vaguement protesté lorsque le scientifique s'était éloigné du bar avec sa bouteille en main, mais eux aussi avait l'habitude de ne pas trop poser de questions. Alors ils étaient simplement restés au bar avec Yukikurai, et Rakham nettoyant tranquillement ses verres en posant des questions.

De longues histoires, aucune très jolie, de leurs aventures à la Gueule de Requin. Voilà sans doute ce que le chef local voudrait commencer par savoir. Nul doute que le jeune forgeron s'en sortirait très bien. Et puis, sans doute serait-il demandé ce qu'il allait advenir de la section Développement de l'Union Révolutionnaire, dont les membres restés sur Union John devaient probablement devenir cinglés à cause de l'ambiance. Et ce qui allait advenir de tous ces gens ramenés de la Gueule de Requin. Nul besoin pour Kyoshi d'être là pour raconter tout ça. De toute manière, tout ça n'avait plus d'importance. Hiroko avait disparu, et la bouteille l'aidait tout à fait à gérer la situation... Tout à fait.


Dernière édition par Kyoshi Okabe le Dim 20 Jan - 21:08, édité 2 fois
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Yukikurai
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Jeu 27 Déc - 20:04

Les choses s’étaient accélérées avec l’arrivée de la milice locale. Voilà que Yuki se retrouvait dans le saloon de l’ile, le Gin Hakhram. Le jeune homme avait espéré que son ami, Kyoshi, retrouverait un peu d’entrain une fois revenu sur Union John. Malheureusement ce n’était pas le cas, il prit une bouteille d’alcool et alla s’asseoir à l’écart, laissant son compère seul avec les miliciens et Rakham Le Gris. Rakham était l’une des figures importantes de l’ile, il était un peu considéré comme le maire du village, il sait tout et s’occupe de tout.

On avait emmené le jeune homme tout au bout du bar, là où la conversation serait plus tranquille. Normalement, il n’y a pas d’oreille indiscrète par ici, mais les gens préfèrent être trop prudent que pas assez. Les deux miliciens tournèrent le dos et établirent un périmètre de sécurité. Dés que Yuki s’assit, Rakham commença. A croire qu’il savait bien qui Yuki était, malgré son importance relative jusqu’à présent.

« Alors qu’est-ce qu’il s’est passé à là-bas ? On a plus de nouvelle depuis quelques jours maintenant. C’est quoi encore ton nom petit ? Pourquoi Hiroko n’est pas avec vous ? Parce que j’ai deux, trois mots à lui dire à propos de son équipage d’hurluberlu. »
« Heu… Pour ce qui est de nom, c’est Bakasaru Yukikurai. Pour le reste de vos questions, ça ne va pas être simple à expliquer. Ca ne s’est vraiment pas bien passé là-bas et je ne connais pas tous les détails, juste ce que j’ai vu et ce qu’on m’a raconté. »
« Y a pas problème petit, raconte-moi tout ce que tu sais. Les informations sont de précieuses armes. Un homme averti en vaut deux n’est-ce pas ? »
Alors que notre jeune ami acquiesçait de la tête, Rakham trifouilla dans une pile de papier et puis sortit deux affiches qu’il plaqua sur le bar.


« Une chose est sure vous n’avez pas chômé. La marine vous a fait de beaux posters. Ce qui s’est passé là-bas va changer bien des choses, alors autant que tout le monde sache à quoi s’attendre. »

Yukikurai commença alors son récit des évènements. Au début ce ne fut pas sans peine, il n’avait jamais été un grand orateur et il n’avait pas l’habitude de cet exercice. Qui plus est ses souvenirs étaient récents et douloureux, ce qui n’arrangeait rien. Cependant, au fur et à mesure, il se laissa emporté par son récit et ce devint beaucoup plus facile. Je vous épargne les grandes lignes de ce flash-back. A la fin, Le Gris posa quelques questions.

« Si j’ai bien compris, ces Sea Wolf sont bien les monstres que l’on décrit. Lorsque vous avez fuis, on n’avait plus de nouvel du Colonel Vega et le bouclier de Maurice n’était plus actif. Ça pue vraiment pour eux. Et pour Hiroko ? »
« Comme je vous l’ai dit, on était affecté à des endroits différents. J’ai essayé à de maintes reprises de la contacter pour lui dire qu’il y avait une porte de sortie qui se préparait, mais en vain. Elle ne nous a pas rejoints et on a dû partir sans elle, car la marine arrivait de partout. »

C’est la voix un peu tremblotante d’émotion que Bakasaru s’interrompit.

« Pourquoi est-ce que tu avais demandé de réparer le sous-marin cargo au plus vite avant même la bataille. »
« Je ne sais pas, j’avais un mauvais présentiment avec tout ce qu’il se racontait sur les Sea Wolf et sur leur chef Toji Arashibourei. C’était surement dicté par la peur, mais je me suis dit qu’avoir un sous-marin en était de marche et prêt à évacuer si l’on en avait besoin était toujours le bienvenu. Surtout qu’en les attendant, on avait rien à faire ou presque. J’ai juste essayé d’être prévoyant. Mais n’était-ce pas lâche de penser à la défaite avant même le combat ? »
« Si peut-être bien, mais être prévoyant et savoir quand il faut battre en retraite pour sauver ses hommes c’est ce qu’on attend d’un chef, gamin. Tu vas prendre la place de Hiroko… »
« …Mais… Je ne serai pas un bon chef, j’ai pas charisme. »
« Y a pas de mais qui tienne. Tu n’as peut-être pas beaucoup de charisme, mais tu as les épaules en permanence sur la tête et c’est déjà pas mal. »

« C’est ce qu’il leur faut à ses bons à rien. Sans un chef, ils sont perdus. Heureusement, qu’ils savent rester dans leurs recherche plusieurs jours d’affilées, car se sont tous de catastrophe ambulante. Chaque fois, qu’il y en avait un qui venait en ville on avait un problème : entre le docteur et ses pilules aux effets secondaires bizarres, les chimistes qui testaient de nouveau explosif, le physicien qui voulait expliquer aux mineurs comment maximiser leurs efforts, grâce à la gravité et l’inertie. Je ne vous explique même pas. Celui-là, il a failli se faire tuer plus d’une fois. »


« Ah, oui quand même, mais ils ne vont pas m’accepter comme ça. Ils tenaient à leur chef. »
« Oui, mais c’est pas mon problème ça, mon gaillard. Tu peux me laisser des gens, mais faut qu’il s’adapte à la faune local. Tes dégantés du ciboulot tu te les reprends hein. D’ailleurs, qu’est-ce que vous comptez faire avec tous vos rescapés ? »
« Heu, heu, j’en sais rien. Faut qu’on discute avec les gens. Faut que les gens se retournent, cette épreuve a été dure pour tout le monde. Il nous faudrait un peu de temps pour savoir quoi. »
« Ok, mais c’est pas pareil qu’à la gueule ici. Je peux en héberger gratuitement un jour ou deux, mais faudra pas voir à abuser. »
Spoiler:
 
Il y eut encore quelques échanges de formalités, puis Yukikurai quitta le bar comme un zombie. Il oublia complètement Kyoshi qui était venu avec lui. Son cerveau tournait à mille à l’heure, avec toujours la même question, comment allait-il faire pour devenir le représentant de la section développement. Il n’y connaissait rien à rien au fonctionnement général de l’UR. Il savait bien un truc ou l’autre, mais serait-ce suffisant. Mais ce qui l’obnubilait réellement c’était comment annoncé à ceux qui était resté ici qu’on avait perdu Hiroko et que c’était à lui qu’on avait demandé reprendre le flambeau. Il arriva sur la plage sans même s’être rendu compte du chemin qu’il avait pris.

« Hé M’sieur Yuki, alors qu’est-ce que ça a dit ? »

Bakasaru sortit de ses rêveries et se rendit compte que le soleil commençait sa course descendante. Il avait perdu tout sens du temps dans ce sous-marin surpeuplé et privé de la lumière du soleil. Ils avaient donc dû accoster en fin d’après-midi.

« Rassemblez-vous. On va aller au saloon, boire un coup et manger un bout, ça nous fera du bien. Puis on verra pour dormir. Allez-y sans moi, faut que j’aille chercher les membres restants de la section pour leur annoncer que je vais devoir prendre la relève d’Hiroko. »

Il avait annoncé ça, comme ça, sans s’en rendre compte. Il n’observa même pas les réactions diverses que ça provoqua, il partit pour le port et le divergence. Il fallait qu’il leur annonce la mauvaise nouvelle. Il n’avait pas le cœur à devoir se répéter un milliard de fois, il l’expliquerait à tout le monde en un coup. Le saloon, lui semblait bien comme endroit pour cette tâche ingrate, un petit verre ou deux lui donnerait du courage. En chemin, il réfléchit à ce qu’il dirait aux membres de la section. Arrivé devant le divergence, il avait à peu près trouvé des tournures de phrases qui lui convenaient. Il monta à bord en essayant de ne pas paraitre trop dépité. Sur le pont, il croisa le doc Moreau.

« Ho ben tiens, en voilà une surprise. Yukikurai comment ça va ? Tu as pas l’air d’être vraiment trop amoché. Comment ça s’est passé là-bas ? Et Hiroko et Kyoshi comment vont-ils ? »

La spontanéité du doc lui fit perdre tous ses moyens. Et son visage se décomposa au moment de parler. Rien qu’à son visage le docteur comprit qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas.

« Salut Doc, oui moi ça peut aller, mais ça s’est pas bien passé à la gueule. Si tu le permets, je préférerais devoir raconter qu’une fois ce qui s’est passé. Aide moi à rassembler les autres, je vous raconterai ça autour d’une pinte, ça m’hydratera la bouche. »

Avec l’aide du docteur, le divergence fut vidé de tous ses occupants ou presque, un ou deux soldats de Minos restèrent sur le bateau. Ils jouaient une partie animée avec d’ancien collègue qu’ils avaient retrouvé sur Union John.

Yuki arriva dans un saloon déjà presque plein, remplit par les naufragés de la gueule. En y ajoutant les scientifiques de la section, le bar ne disposait plus à présent d’une seule chaise de libre.


Dernière édition par Yukikurai le Mer 29 Mai - 20:10, édité 1 fois
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Ven 4 Jan - 18:23

Pendant ce temps, dans l'bar, il y en avait un qui n'avait pas bougé d'un iota. L'œil distraitement tourné vers une table où les quatre cowboys jouaient aux cartes avec un mineur plus bourru qu'eux, il entamait tranquillement sa deuxième bouteille. Ses pensées restaient dirigées vers Hiroko. Il se demandait où il avait merdé, où il aurait pu mieux faire. Mais l'alcool aidant, il continuait de repasser les scènes de désolation de la Gueule dans sa tête. Ces couloirs dévastés, la salle du cocon en ruine, les navires de guerre envahissant le port intérieur, les balles fusant près de lui... Puis, sur lui. Ce type moustachu qui s'effondrait, la terreur dans les yeux des autres marines... Tout était allé tellement vite à partir du moment où il avait dû abandonner son poste. Il avait pensé à son devoir avant tout en se rendant vers le centre du complexe. Peut-être aurait-il dû comprendre à ce moment que plus rien ne pouvait plus arrêter Toji Arashibourei et ses hommes. Et ces pensées tournaient en rond. Encore et encore...

Le bourbon n'avait déjà plus de goût lorsque Mina, Eki et toute la bande des gens ramenés de la guerre arrivèrent dans le saloon. Par contre, tout devint nettement plus bruyant. Un brouhaha informe qui isolait un peu plus le physicien de ce qui l'entourait. Au moins pour quelques instants, le temps que ses deux comparses s'approchent. Il leva tout juste un sourcil pour les accueillir.

- Kridspzkakmeaazjjklmloipo.
- Mh...
- Ceioziookmzcaklùoldiaopdlimeartiong.

Je pense que c'est le meilleur résumé qu'on puisse donner de la conversation qui suivit. Kyoshi n'écouta que d'une demi-oreille, et cette demi-oreille n'était plus vraiment en état de comprendre. Et lui n'était plus complètement en mesure de répondre de manière cohérente. Il s'aperçut tout juste que Mina passa sous son bras, le tint fermement et le releva, appuyé sur elle. Elle dut probablement aussi bougonner un petit "Pervers" au passage. Autant de contact avec jeune femme... Qui aurait imaginé que cela pu lui faire un jour aussi peu d'effet? Mais elle le ramena donc vers le centre de la pièce où un tas de gens commençaient à s'entasser et où les autres clients commençaient à fuir à la vue des gens étranges qu'ils avaient appris à éviter depuis quelques mois. Le physicien ne s'aperçut pas de grand chose, reprenant une lampée en titubant sur l'épaule de sa bienveillante amie. Elle, elle continuait de radoter... Mais enfin, il perçut quelque chose. Une parcelle de son esprit cachée sous l'ethanol était encore à l'affût de certaines informations.

- Quavrioteproita... Yukikurai... Taitroprogirozauti... reprendre... aemotreipaor... flambeau.... dsiportarapro... Hiroko...

Quelques mots, prononcés innocemment. Elle s'aperçut bien vite pourtant que quelque chose clochait. Il avait tournait sa tête vers elle, et son haleine l'intoxiquait directement. Il se libéra de l'étreinte, maladroitement, et après quelques pas dans des directions aléatoires, il s'étala sur un homme baraqué assis sur un banc. Sa bouteille toujours fermement en main, il se redressa tant bien que mal et regarda autour de lui. Tous les anciens de la section était arrivés. Tous ceux qu'ils avaient laissé sur l'île pendant quelques mois, et à leur tête, Yukikurai. Même avec un grammage important d'alcool dans le sang, il ne pouvait le manquer. Pas dans cette situation. Il paraissait toujours tout gentil, le p'tiot. Tout gentil, tout discret. Kyoshi n'avait jamais été un gars super charismatique, mais voir le forgeron, là, comme ça, ça donna lui encore plus d'énergie. Il s'approcha d'un pas, frappa de son faux poing sur la table la plus proche, ses lames éclatant un verre qui se trouvait malheureusement là. Il prit ensuite sa bouteille presque vide et la fracassa sur la table avant de hurler comme un putois qu'on égorge en brandissant son tesson dans sa main ensanglantée.

- TOI! O... Ouais... TOI! Bakasame, là! T... Tu t'crois où? Hein? Avec tes p'tits airs... Hein? Bordel de s... de su... De sugma! Eh crois pas qu'zé pac'que chuis bourré que j'te guale dchu... Nan, mec! Avec tes p'tits airs, tu t'installes et tout... Puis Hikoro, elle disparait... A pu... Pouf. Et monsieur, il prend sa place?! Nan, mec... T.. T'es où? RESTE ICI QU'J'TE P...

Ici est à introduire une régurgitation subite que nous ne décrirons pas plus qu'en disant qu'elle augmenta de vingt décibels le volume sonore dans la pièce pour quelques instant. Et fit un peu de place autour du manchot...

- C'pas graf... J'dettoierai... MAIS TOI! NAN! Tu prendras pas sa place, hein. ELLE EST TOUJOURS EN VIE! T'as compris?! J'le sais, m... Moi... O... Ouais... ET C'EST LA SEULE CHEF! T'es pe... T'es persode, toi... T'es persode...

Et sous l'air abasourdi des membres de la section Développement qui n'avaient certainement jamais vu le chapeauté dans un tel état, que ce soit d'énervement ou d'ivresse... Et sous l'air encore plus abasourdi des quelques derniers autochtones qui s'étaient attardés pour terminer leur conersation ou leur partie de carte, et qui n'avaient jamais même imaginé qu'un scientifique puisse se retrouver dans un tel état (bien qu'ils aient connus ce genre de scènes des centaines de fois dans le même saloon)... Sous les yeux de tous ces gens, Kyoshi recommença à déverser tout le contenu de ses tripes, exclusivement liquide. Et sous l'œil de Rakham également...


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Lun 14 Jan - 18:29

A peine arriver au saloon une scène des plus étranges se produisit. Yukikurai avait peur de la réaction des gens à l’annonce qu’il allait devoir faire, mais là ce fut bien pire que tout ce qu’il avait craint et imaginé. D’abord, il n’avait même pas encore pris la parole. Puis, ça provenait de Kyoshi, un camarade avec lequel il avait passé la dure épreuve de la gueule de requin. Il ne s’attendait pas à ce que ce soit lui qui fasse un esclandre. En même temps cela aurait pu être prévisible vu son fort attachement à sa supérieure. L’alcool qu’il avait ingurgité avait dû faire ressortir le côté sombre qui le rongeait depuis la perte de la Gueule et d’Hiroko. Espérons que cette colère, l’aidera à se libérer et qu’il se sente mieux après. En attendant, Yukikurai n’en menait pas large devant un Kyoshi saoul et violent qui le menaçait à présent d’un tesson de bouteille.

- TOI! O... Ouais... TOI! Bakasame, là! T... Tu t'crois où? Hein? Avec tes p'tits airs... Hein? Bordel de s... de su... De sugma! Eh crois pas qu'zé pac'que chuis bourré que j'te guale dchu... Nan, mec! Avec tes p'tits airs, tu t'installes et tout... Puis Hikoro, elle disparait... A pu... Pouf. Et monsieur, il prend sa place?! Nan, mec... T.. T'es où? RESTE ICI QU'J'TE P...

Il stoppa son discours, enfin si l’on peut qualifier cela d’un discours. Il avait beaucoup de mal à parler, mais on n’en ressentait que mieux les émotions qui l’habitaient. Après avoir vomit sa haine, sa douleur, il vomissait ses tripes sur le sol du saloon. Cela laissa un peu de temps à Yukikurai pour essayer d’appréhender la situation. Lui qui n’avait jamais eu de charisme, franchement, la stupeur et la peur, lui donnait envie de disparaitre. D’ailleurs, certains raconteront que la présence du jeune homme s’estompa complètement, au point de n’avoir plus qu’un Kyoshi hurlant dans le vide comme seul protagoniste. Mais, l’on mettra cela sur le coup de l’alcool, car tout le monde sait qu’on ne peut pas disparaitre.

- C'pas graf... J'dettoierai... MAIS TOI! NAN! Tu prendras pas sa place, hein. ELLE EST TOUJOURS EN VIE! T'as compris?! J'le sais, m... Moi... O... Ouais... ET C'EST LA SEULE CHEF! T'es pe... T'es persode, toi... T'es persode...


La fin du discours du manchot était plein de tristesse, si au début le forgeron ne savait pas comment réagir face à la situation, maintenant son cœur lui dictait la marche à suivre. Alors que l’empereur recommençait sa vidange, il s’approcha lentement. Yuki avançait lentement dans une démarche fluide. Il se saisit du poignet de son collègue et le tordit légèrement ce qui lui fit lâcher son tesson. Il était de toute façon trop bourré pour le tenir fermement. Yuki s’accroupi alors à ses côtés en prenant garde tout de même d’être hors de portée des éclaboussures. Lui topant le dos, il lui répondit calment, la voix tremblante d’émotion.

« Oui, j’ai compris le message Kyo. Hiroko te manques, à moi aussi elle me manque, tu sais. Je n’ai jamais dit qu’elle était morte, une femme, forte comme elle, a dû réussir à s’en sortir. Nous la retrouverons s’en doute un jour, mais là nous devons penser un peu à nous. Regard dans quel état tu es. »

Sans vraiment s’en rendre compte il se redressa et commença à parler plus fort, pour que toute l’assemblée de la section l’entende.

« Oui ! Ce que vous venez d’attendre de la bouche de ce brave Kyo est vrai. L’opération de la Gueule de Requin fut un véritable. La puissance des Sea Wolf étaient au-delà de tout ce que j’avais pu imaginer. Une fois qu’ils ont eu brisé le bouclier, un véritable raz-de-marée de marine c’est abattu. Tous ces nouveaux visages que vous voyez, on eut la chance d’arriver à s’enfuir à temps. Nous avons attendu aussi longtemps qu’on a pu, mais on n’a pas su joindre Hiroko. Donc oui, elle est portée disparue pour l’heure. »

« Tu as raison quand tu dis que je suis personne. Je ne suis personne, je ne fais pas partie de votre groupe depuis longtemps, donc si quelqu’un veut prendre la place de leader, de représentant laissée vide par dame Lifchitz en attendant son retour, cela m’arrangerait presque aussi. Je ne me sens pas l’étoffe d’un chef. C’est Rakham qui juge que je devrais prendre le flambeau. Si vous trouvez plus légitime que quelqu’un comme Kyoshi joue ce rôle je comprendrais. »


Lorsqu’il se tut, en silence profond tomba quelques instants, avant que les murmures ne montent. Avant que cela ne deviennent un brouhaha incompréhensible, Roger, un des hommes qui avait travaillé avec Yuki à la gueule, prit la parole.

« Tu n’es pas personne, lorsqu’on était là-bas tu t’es montré un chef attentif et compétent. On a fait du bon travail dans les ateliers. Il n’avait jamais si bien tourné. »
« Peut-être, mais ce n’est pas pareil, là j’étais dans mon domaine, c’était comme une immense forge pour moi. C’était du technique, du congrès. »
« Vous n’avez pas été bon que là, c’est vous qui avez imaginé cette échappatoire. Sans vous on serait encore là-bas à l’heure qu’il est. »

Alors que Yukikurai allait de nouveau répliquer et se dévaloriser, Rakham intervint avant que la situation n’échappe à tout contrôle. D’une forte et calme, il obtint le silence.

« Du calme ! Du calme, chers amis ! Gamin, ce que ton ami dit est juste, si le récit que m’a fait n’est pas déformé. Tu peux le faire petit, ne te sous-estime pas tout le temps. Si ta section t’accepte ou pas comme représentant, cela tu ne le sauras que bien assez tôt. »
« Sinon vous tous ici présent, vous devez vous remettre en question, chacun. Quel est votre but ? Pour beaucoup, votre vie va changer du tout au tout. Quels sont les projet que voulez faire. Personne ne peut décider à votre place. Mais après un truc qui vous chamboule, il faut prendre le temps de s’arrêter, de regarder en arrière, de réfléchir pour mieux aller de l’avant. »
« Allez sur ce, je vous mets une bière, sauf au type-là qui a, qui vomit par tout. Huhu»


Rakham brisa le rassemblement et les gens se divisèrent en petits groupes, parlant et réfléchissant. Dans un coin ou l’autre le projet du Bahamut fit ou refit surface.
Spoiler:
 
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Dim 20 Jan - 21:03

Le reste de la journée et de la nuit qui suivit ressemblèrent un peu à une longue traversée d'un tunnel pour l'ami chapeauté. Une traversée entrecoupée de vomissements. Pendant que tout le monde savourait la réunion de la section Développement en tentant d'oublier leurs plaies dans un saloon déserté par les autochtones, lui errait dans un sommeil peu réparateur. Et quand vint le matin, que les rayons du soleil percèrent par les rideaux de la chambre où on l'avait installé, il se réveilla... Avec l'impression très nette que le P'tit Louis et la grosse Bertha s'envoyaient des joyeusetés dans son crâne. Il enfila le litron d'eau qu'une bonne âme avait déposé à côté de son lit. Mais rien à faire, sa bouche n'en devint pas moins pâteuse pour si peu. Il allait falloir quelques longues heures avant qu'il ne se sente à nouveau capable d'un quelconque effort, qu'il fut intellectuel ou physique.

Alors il descendit simplement dans la salle commune du saloon qu'il reconnaissait. Il essaya de se souvenir de ce qui l'avait mis dans cet état le jour précédent, mais sans succès. Dans la salle principale, quelques péquenots quelconques. Des mineurs semblait-il. Il y en eut bien l'un ou l'autre pour lever un sourcil, mais rien de plus. Pas de trace de scientifiques ou de révolutionnaires de la Gueule de Requin. Au bar, Rakham, fidèle au poste. Kyoshi s'assit sur l'un des tabourets face au moustachu qui essuyait un verre, sans surprise.

- J'te proposerais bien une infusion à la verveine, mais j'ai pas d'ça ici, gamin. Un verre d'eau, ça t'ira du coup, j'pense.

Comment il savait que Kyoshi ne pouvait rien avaler d'autre? Boarf. Peut-être que c'est lui qui l'avait monté en haut. Ou alors, peut-être que la gueule d'arraché que tirait le scientifique lui mettait la puce à l'oreille. Peut-être les deux. Dans ces cas-là aussi, lors des lendemains de cuite, on repense en boucle au même choses. Et ça n'avait pas vraiment changé d'un iota pour l'gars-là. Hiroko avait disparu, blabla et blabla. 'fin, vous connaissez bien l'histoire, je pense. Et du coup, il n'avait toujours pas plus envie de parler. Le barman lui...

- Eh, fifi. T'as quand même fait fort hier...

- Mh?

- L'pauvre Yukikurai... Tu l'as un peu traité comme d'la bouse, hein. Tu t'souviens pas, j'suppose?

- Mh...

Traîté Yukikurai comme de la bouse? Vrai qu'il avait un peu abandonné Hiroko, en fuyant la gueule, m'enfin... C'est sans doute vrai qu'il n'y avait pas trop le choix. Et c'est là que Rakham commença son récit (pas très long, certes) des événements de la veille.

- Yuki... Représentant? Grmmlmlgr... Quel toupet. Mrrmlgrmlm... Bien fait d'l'engueuler.

- Hela m'gaillard ! C'est quand même pas toi qui allait prendre ses responsabilités, t'es clairement pas prêt pour un sou. Et faudrait que t'ailles le voir pour t'excuser, pac'que là, t'as pas la meilleure image auprès de tes dégénérés de potes, même s'il a été cool avec toi. Les gars d'ici, i't'auraient jarté hors du saloon, la gueule en terre.

Mouais... N'empêche qu'il avait pris la place d'Hiroko. Et ouais, peut-être qu'il y avait été un peu fort, mais c'était quand même un peu justifié. Bordel de delta. Plutôt que d'écouter le cowboy faire son sermon, Kyoshi préféra rapidement s'esquiver en quête d'un peu d'air frais. Mais rien avait changé sur l'île. Ça puait toujours le souffre, le charbon et la pierre. Et la bouse aussi. Alors le scientifique choisit de parcourir la longue avenue, l'unique rue, au bout de laquelle la mer se trouvait. La mer et son air soi-disant vivifiant. Il pouvait pas trop s'rendre compte, avec le mal de crâne et l'incapacité presque totale à réfléchir. Et jusqu'au dernier moment, il ne fit pas gaffe à ces tentes au milieu de la plage, pas loin de deux sous-marins échoués. Par contre, les gens qui s'agitaient là le repérèrent. Avec les sourcils froncés, pour la plupart.

Trois, au moins, vinrent à sa rencontre. C'est là qu'il s'aperçut qu'il était à la porte du campement installé provisoirement par la section... Et qu'il essaya de faire demi-tour. Trop tard, ils le suivaient, et il n'avait pas la force de les semer ou même d'essayer. Daniel, Mina, et Eki. Ils étaient bien gentils, hein, m'enfin, pour l'heure, le physicien n'avait pas spécialement envie de les voir. Ni de les entendre demander comment il allait, et poser des questions idiotes genre si son mal de crâne n'était pas trop pénible. Puis Daniel intervint.

- Dis... Yukikurai, il a pas l'air très à l'aise avec le scandale que t'as fait hier à la taverne, quand même. On sait bien qu'tu l'pensais pas et tout, mais ce serait pas mal qu...

- Grmblr... J'le pensais tout à fait.

SBAF !

La grosse mandale de Nina toucha sa cible, molle et sans réaction apparente.

- WOH! C'est ton pote depuis, quoi, un an? Un truc comme ça, qu'tu m'as dit. Et tu l'connaissais déjà avant. Alors tu vas m'faire le plaisir d'arrêter de dire de la merde et aller t'excuser auprès de lui. Il a rien fait pour que tu l'dénigres. Au contraire. Tu as la chance d'avoir des amis, des gens bien autour de toi. Moi j'en ai jamais eu à part un vieux qu'on m'a enlevé, qu'on a tué sous mes yeux. Je sais ce que c'est de perdre quelqu'un de proche. Et tu peux bien faire genre que c'est différent pour toi, parc'que ouais, c'est différent : Hiroko n'est peut-être pas morte. Tu n'as qu'à la chercher! Il te reste l'espoir!

Le temps s'était un peu arrêté sur le coup. Et leur marche sur la plage aussi. Mina avait le teint cramoisi par la colère, Eki et Daniel ne savaient pas trop où se mettre, et Kyoshi... Ben il avait encore plus mal à la gueule que quelques secondes plus tôt. Mais certes... Elle n'avait pas complètement tort. Peut-être bien qu'il était temps de se remettre au boulot. Peut-être qu'il était de faire progresser la recherche. Peut-être qu'il était temps de concevoir le fameux Bahamut et de préparer sa construction. Peut-être qu'il était temps de partir à la recherche d'Hiroko.

Il fallut encore bien une heure ou deux au physicien avant qu'il ne se décide à se rapprocher du camp, après que ses amis lui aient fait jurer qu'il s'excuserait. Tout ça le travaillait. Malgré la gueule de bois. Il prenait conscience de la tâche qui leur incombait à tous, après l'importante défaite de la révolution, et plus encore, il prenait conscience que c'était sans doute en continuant à servir ses idéaux qu'il pourrait retrouver sa chef au plus vite.

En revenant dans le campement, Eki vint à nouveau le trouver. Pour l'accompagner jusque la tente de Yukikurai, apparemment. Kyoshi se disait qu'il aurait bien fini par trouver par lui même, m'enfin... Il n'avait visiblement pas le choix.

- C'est quoi tout ce bordel, au fait? Nom d'un epsilon...

- Hein, quoi?

- Bah ces tentes avec plein de tables et de chaises...

- Aaah, ça! Y'a certains des copains qui viennent de la Gueule qui veulent rester avec vous. Dont moi. Parce qu'ils ont plus d'attache avec le reste de la révolution, ou qu'ils se sentent redevable envers Yuki... Et envers toi aussi, même si...

- Ouais, ouais, ça va...

- Et du coup, vu qu'il y en a qui étaient juste des soldats sans trop de qualification, ben, Yuki a proposé qu'on leur donne des cours et tout, selon leurs préférences, pour les instruire. Mina en a plein, là, des pragmatiques qui veulent bidouiller des trucs. Elle explique ses trucs d'ingénieur. Moi j'en ai juste un ou deux. Ils ont l'air cool, ils veulent faire des potions explosives.

Décidément, il prenait bien vite les choses en main le jeunot. Pourtant, quand ils arrivèrent dans une tente où il était supposé être deux minutes plus tôt, ils ne l'y trouvèrent pas. Il y avait juste deux types qui étaient autour d'une table.

- Euh dites, les gars, vous avez pas vu Yuki?

- Bah... Il est là.

Ah tiens, ouais... Il était là, autour de la table, avec les autres. Le voir là, devant lui... Ca mit quand même pas mal les boules au chapeauté. Il s'apercevait quand même bien qu'il n'y avait pas été de main morte, la veille. Ce fut donc à son tour de rougir quelque peu. Pour une fois que ça arrivait face à un mec...

- Salut... Dis, euuh... Pour hier, j'm'excuse. Autant je désapprouve toujours que tu prennes le poste de représentant, et ce, même si t'as l'air de prendre tes responsabilités, autant j'avoue que ce que j'ai dit dépassait ma pensée. Il paraît. M'souviens plus vraiment de c'que j'ai dit, quoi. Mais vu qu'apparemment, je suis le seul pas d'accord, je demande la permission de partir à la recherche d'Hiroko. Je continuerai mes recherches scientifiques pour le compte de la révolution, et je poursuivrai les buts de la section en parallèle. Je ne pourrai juste pas rester ici, à me tourner les pouces, pendant que dame Lifchitz ère sans soutien sur Grand Line, exposée aux dangers.

Le scientifique releva la tête et regarda son interlocuteur droit dans les yeux.
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Dim 3 Fév - 18:41

La fin de soirée se passa plutôt bien, malgré un début des plus désastreux. Yuki fut tout de suite épaulé par Roger et les autres membres des ateliers qui avaient fui avec le sous-marin. Ils discutèrent longuement en buvant régulièrement. Cela leur fit le plus grand bien, malgré la déconfiture qu’ils avaient subie, ils célébraient le fait d’être en vie. Au terme de la discussion, ils s’étaient mis d’accord. Malgré toute l’estime et l’affection qu’ils avaient pour Yukikurai, ce n’étaient pas des aventuriers. Ils étaient tous des artisans attachés à la cause, mais avec un goût très faible pour l’aventure. Ils préféraient se ré-établir à un endroit avec un projet précis plutôt que de voguer à l’inconnu. Yuki pouvait parfaitement les comprendre, tout le monde n’a pas la fibre aventureuse, surtout par les temps qui courent.

Le projet du Bahamut avait vraiment excité leur curiosité, leurs yeux brillaient d’un intérêt neuf quand ils en parlaient. Ils restaient à savoir où ils allaient s’établir et de quelle manière, ils contribueraient à la tâche titanesque que ce projet proposait. Avec l’alcool viennent les idées les plus improbables, mais aussi parfois celle qui tienne du génie. Ainsi, l’un d’eux lança s’en réelle conviction : « Et si on s’installait caché au fin fond de la mine. Dans une vielle galerie, on serait bien tranquille pour travailler. »
Qu’est-ce qu’ils avaient ri de cette idée. Ils en avaient même conclu qu’il était temps d’aller se coucher. Ils remontèrent alors la rue principale et ses bâtiments. Il y avait quelque boutique, mais pas de forge. Ils repérèrent un magasin de vêtement. Yukikurai en se regardant dans la vitre, vit l’état de ce qu’il portait et se dit qu’il faudrait qu’il aille y faire un petit tour, le lendemain. Ils allèrent dormir dans les tentes qu’ils avaient montées pendant l’absence de Yuki et qui avaient transformé la plage en campement de fortune.

Le réveille le lendemain matin, fut quelque peu pénible. Bakasaru avait bu plus qu’il ne le pensait et cela faisait un moment que ce n’était plus arrivé. Il avait un petit mal de tête et la bouche bien sèche, mais rien d’insurmontable. Après un petit déjeuner sommaire, il décida d’aller acheter de nouveau vêtement pour être plus discret, surtout que sa tête était mise à prix maintenant. Il se rendit à la petite boutique qu’il avait repérer la veille. Là, il se laissa conseiller par une charmante vendeuse. Certes quand il ressortit, il était plutôt dans le ton avec la population locale, mais on ne pouvait pas qualifier son apparence de discrète. En effet, il venait de faire l’acquisition d’un nouveau haut de forme, d’un monocle, d’une veste noire, une chemise blanche, un petit nœud papillon et de hautes bottes. Cela donnait bien, heureusement que la transparence habituelle de Bakasaru diminuait le côté extravaguant.
Avant de revenir au campement, il explora toute la ville à la recherche d’une forge ou d’une boutique vendant leurs matériels aux mineurs. Il fut vraiment surpris de n’en trouver nulle part. D’un autre côté, cela était tant mieux pour le projet avec lequel il s’était réveillé. Au final, l’idée d’installer un atelier au cœur de la mine n’était pas une si mauvaise idée que cela, si on y rajoutait une boutique légal à l’extérieur qui puisse servir de couverture à l’arrivée de bateaux. Une forge, ce serait parfait. Il rentra tout content en faire part à Roger et aux autres.

Quand il revint au campement tout le monde était debout, enfin presque tout le monde. Kyoshi par exemple cuvait encore tranquillement dans une chambre du bar. Avant qu’il n’ait pu faire part de son idée, il fut assaillit de partout. Devant tant de gens et de questions sur l’avenir, Yuki dut prendre son rôle de leader dès le matin. Après avoir parlé avec deux trois personnes, il se rendit compte que les questions étaient toujours à peu près le même. Il fit alors une petite réunion de synthèse avec tout le monde. Il monta sur chaise pour que tout le monde le voient et qu’il voit tout le monde.

« Bon, tout le monde écoutez. En parlant avec certains d’entre vous, je me rends comptent que vous avez les mêmes questions, alors autant répondre à tous en même temps. Ceux qui ont une question sur la marche à suivre pour choisir ce qu’il vaut faire après lève le bras. »
A peu près tous les bras se levèrent. Et Bakasaru continua.
« Allez on va faire comme cela, que ceux qui veulent venir avec nous, sur le divergence se mettent à gauche. Ceux qui veulent rester ici ce mettent à droite. Et ceux qui veulent rejoindre une autre ile avec le dernier sous-marin forme un groupe au milieu. »
Une fois les groupes formés, il continua.
« Maintenant que vous êtes en groupe, discutez un peu entre vous et voyez ce qui vous préoccupe. Et on répondra ainsi à tout. Je vais passer parmi vous. »

Il passa d’abord près du groupe qui voulait intégrer le divergence, leur préoccupation c’était qu’ils n’y connaissaient rien en science pour la plupart et qu’ils avaient peur de faire tache sur le bateau. En effet, pour beaucoup c’était des combattants plus qu’autre chose. Cela ne ferait pas de mal pour le navire. Quant aux scientifiques qui voulaient les rejoindre ou qui faisaient déjà partie de l’équipage, ils se demandaient comment devenir plus fort pour éviter que pareille tragédie ne se reproduisent. Cela était plus une question des ingénieurs que des théoriciens, car ces derniers ne semblaient pas vivre réellement dans le même monde. La solution à ce problème était plutôt simple, ce qui donnait goût à Yuki au travail de leadership. Il proposa de se diviser et de faire des ateliers de transferts de compétence, les scientifiques instruisant les soldats et les soldats formant les scientifiques au combat. Cela parut leur plaire, car ils se divisèrent rapidement en groupes.

Le groupe suivant, ceux qui souhaitaient rejoindre une autre ile, il ne put que leur conseiller de se concerter pour savoir où ils voulaient se rendre et préparer leur voyage. Il finit avec le groupe de ceux qui voulaient rester, pratiquement constituer que des six personnes avec qui il avait discuté la veille.
« Bon, ben reste plus que vous. Et ça tombe bien que ce soit vous. Suivez-moi sous la tente j’ai eu une idée. »
« Nous aussi. Au final l’idée d’hier n’est pas si bête que ça. Ça nous a travaillés toute la nuit. »
« Hihi, moi aussi. Venez, on va en discuter. »

Ils étaient encore en train de débattre, de discuter des informations qu’ils leur manquaient pour que ce soit possible quand Kyoshi fit son apparition. Il ne remarqua pas Yuki dans la tente, malgré son accoutrement, ce qui rassura un peu Yuki. Il était venu s’excuser pour son comportement de la veille et dire ce qu’il avait sur le cœur. Il n’approuvait pas réellement Yuki en tant que représentant, mais cela réconforta le jeune homme malgré tout.

« Ok, Kyoshi, je comprends. Ce n’est pas bien grave. J’espère que je saurai me montrer à la hauteur.
Par contre, partir maintenant tout seul, cela ne rime à rien. Je suis conscient que tu souhaites retrouver Dame Lifschitz, mais tout seul ?!? Ce n’est pas une bonne idée. Le log pose du navire est rechargé depuis un bout de temps maintenant. On peut y aller quand on veut. Laisse-nous juste deux jours. Que les membres de la section se remettent de la nouvelle et que la transition se fasse bien pour tout le monde. Dans deux jours, on devrait avoir réglé les problèmes qui nous gênent pour aller de l’avant. Si tu nous aides, ce serait encore mieux. Tu peux aider Mina à intégrer ceux qui veulent nous rejoindre ou tu peux m’aider à installer une base ici dans la mine. Tes connaissances des pièges pourrait nous aider à nous protéger des intrus.»
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Sam 9 Fév - 18:52

Quel calme… Pas un mot plus haut que l’autre. Yuki semblait avoir passé l’éponge bien plus que Kyoshi n’avait réussi à éponger sa gêne. Il n’était pas revenu sur les événements d’hier, il voulait aller de l’avant. Peut-être que finalement, c’était le meilleur atout de la section pour retrouver Hiroko. Peut-être bien.

Et il n’avait pas sans doute pas tort, même si cela restait difficile à admettre. Une recherche à travers Grand Line, seul, c’était du suicide. Et cela n’aurait abouti à rien. À ce moment, il fallait garder la tête sur les épaules, continuer au moins un temps avec le reste de la section, ceux qui partiraient à la recherche d’éléments fondamentaux pour la construction du Bahamut.

Deux jours… Deux jours pour organiser la séparation entre les sédentaires et les autres. C’était tolérable. L’envie de partir dans une barque dès ce moment était forte, mais il restait quelqu’un de raisonnable, quelqu’un de réfléchi. Et puis, il avait aussi des amis dans la section. Des gens sur qui il pouvait compter pour supporter la douleur, et des gens sur qui il pourrait compter, plus tard, pour trouver leur chef.

Il accepta donc les conditions de l’intérimaire sans plus discuter. Préparer l’aménagement des tréfonds de la mine. Cela rappellerait assurément les souterrains de l’île de Karuga, leur ancienne base sur West Blue…

***

Ils descendaient, toujours plus profondément. Cela faisait bien deux heures qu’ils n’avaient plus vu autre lumière que celle des torches. Ou peut-être bien vingt minutes. Difficile à dire. Ils étaient seulement quelques-uns à suivre un type à la peau noire de suie, luisante de transpiration. Quelques-uns pour aller explorer les ténèbres profondes de la mine, explorer un endroit où plus aucun mineur ne descendait depuis bien longtemps. Le filon ferreux, principale ressource minière de l’île, s’étendait autour du volcan, beaucoup moins sous l’océan ou le ne trouvait que de rares pierres semi-précieuses. La prospection en était longue et peu rentable ce qui avait fini par décourager les mineurs. Il ne restait plus que de longs couloirs, humides, parfois inondés par l’eau percolant depuis le plancher océanique.

Depuis déjà pas mal de temps, on entendait les gémissements de certains des scientifiques. Les pieds dans l’eau, ils ne comprenaient pas ce qu’ils pouvaient bien venir faire ici. Pourquoi Rakham, le maire effectif de la ville, leur avaient-ils dit qu’ils pouvaient s’installer au fond de cette mine ? Pour les exclure de la population normale ? Certainement en partie. Peut-être aussi parce que c’était assurément l’endroit le plus sûr pour dissimuler des scientifiques révolutionnaires œuvrant sur de dangereux projets. Bon, ok… Les dangereux projets n’étaient pas légion. Mais bon… Et puis, indéniablement, leur tranquillité dans un tel lieu était assurée. Et il savait…

- On y est, mé p’tits poyons… ‘tention les mirettes ! Et couvrez vos torches sur le d’sus.

Le mineur avait parlé de sa voix aussi rocailleuse que les parois qu’ils parcouraient. Il semblait qu’ils allaient enfin voir l’intérêt de cette longue marche. Un endroit où régnait apparemment un boucan assez important. Ça ressemblait étrangement à une pluie intense. Et ça faisait d’ailleurs plus qu’y ressembler. Mais quand ils sortirent du couloir, un par un, ce n’est pas la pluie surnaturelle tombant du plafond qui les choqua le plus.

Face à eux s’étendaient une immense caverne dont les murs scintillaient de toutes parts, diffusant la lumière émise par les torches. Un scintillement d’une lumière presque blanche. Et la pluie permanente qui s’abattait depuis le plafond réfractait la lumière réfléchie de telle manière qu’ils pouvaient apercevoir des arcs-en-ciel un peu partout.

- Quand on est tombé sur l’endroit, on a arrêté d’creuser, y’a des années d’ça, bien avant la venue de Minos et d’ses gars. On avait fouillé partout, et y’avait pas d’trésor. Certains ont même pensé qu’c’était ça, le trésor du capitaine John. Mais en fait, c’est juste du sel qui cristallise partout sur les parois. C’t’à cause de l’océan. Le sol perce de partout, et ça fait une pluie d’eau salée. Ça n’nous a jamais avancé. Donc, on est parti ailleurs. Et maintenant, on reste dans l’filon aux abords du volcan. ‘fait plus chaud.

L’endroit était immense. Gargantuesque. Une cinquantaine de mètres de haut, deux ou trois cents de large, et ils ne voyaient pas le fond.

- Plus loin, y’a une rivière qui part d’un lac, ouais. Et ça s’enfonce dans la roche.
- Bien sûr… Une nappe phréatique. Sauf que d’habitude, c’est de l’eau douce, filtrée par les sols. Quelle merveille !

Lui, c’était le géologue de service. Il avait dû flairer l’affaire. Et maintenant, il était peu probable qu’il remonte de sitôt.

- Mmmh… On pourra toujours récupérer de l’énergie de toute la flotte qui tombe de là-haut. Mais faudra que les ingés fassent leur boulot correctement pour pas que le système de récupération tombe sur la gueule de tout l’monde…
- T’as queq’chose contr’ les ingénieurs ?
- Bah, j’en ai connu une qui gérait… Et puis y’a Mina aussi…Mais ce sont des femmes, c’est normal qu’elles te surpassent.

Ça charriait sec chez les têtes. Et Kyoshi n’était toujours pas plus de bonne humeur. Les sobriquets peu gratifiants fusèrent pendant qu’ils explorèrent le reste de la caverne, mais bien vite, leur pote mineur les rappela à l’ordre pour repartir vers la surface. Il n’avait, selon ses dires, pas le temps de foutre des torgnoles à de vieux gamins cinglés. C’est un peu à regret que tout le monde quitta la caverne qui allait bientôt s’appeler la « Convergence de la Libre Illumination ». Sans l’autre gratteur de cailloux, et avec les articulations un peu ankylosées par l’humidité.

***

Le physicien avait laissé les autres membres faire leur rapport à Yukikurai. Au plus il pouvait l’éviter, au mieux il se portait. Et puis, il n’avait pas de temps à perdre, il avait eu une idée avant leur visite de la caverne, et il ne lui restait que deux jours pour refaire des plans de pièges vus à la Gueule de Requin, et pour mettre en place son idée. Non, un jour et demi. La journée était déjà bien avancée quand ils étaient remontés…


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Dim 24 Mar - 18:57

Là, il retrouvait le Kyoshi qu’il connaissait, pas l’homme bourré qui avait fait un scandale la veille à la taverne. Bon, cela semblait encore tracasser le physicien, mais il consentit à aider au bon déroulement de la transition comme Yuki l’avait appelé. C’est donc la conscience, un peu plus légère après cette discussion, que Yuki retourna à son conciliabule avec ses collègues de la gueule. Une fois, les grandes lignes jetées sur la table, chacun se trouva une tâche à remplir et ils se séparèrent.

Pour mener à bien les différents projets que Bakasaru avait en tête, il avait besoin de l’appui de Rakham. C’est donc en direction du saloon qu’il se dirigea. Il avait besoin d’accord, de soutien et d’information pour construire quelque chose de fonctionnelle. En chemin, la réflexion se poursuivant, il arriva à la conclusion qu’il aurait besoin de quelques locaux pour la forge. En effet, un scientifique avec un vrai talent de vendeur, il n’en avait pas sous la main. Il faudrait donc qu’il trouve une personne correspondant à ce profil. Lorsqu’il rentra dans l’établissement alors qu’il n’était que 1h de l’après-midi, Yuki put constater néanmoins la présence de quelque consommateur. Le saloon n’était donc jamais vide. En s’asseyant au bar, il eut droit à un accueil quelque peu railleur de la part de Rakham.

« Hé, ben dites-moi, vous êtes tous tombez amoureux de moi, ou quoi chez les scientifiques ? En plus toi, tu t’es fait joli pour moi. Huhuhuh ! J’arrête pas d’en voir défiler depuis ce matin. Bon pour la plupart, ils veulent savoir si j’ai pas un remède contre leur gueule de bois. Pour eux, comme je vends ce qui la donne, je devrais aussi avoir ce qui la retire. HUhuhu, des comiques ces scientifiques. »

« Allez, trêve de plaisanterie qu’est-ce que je peux faire pour toi ? »

« Ho, ben si t’as rien contre la gueule de bois et que tu as vu ma nouvelle tenue, sobre n’est-ce pas, ben rien…. Non je rigole. Hihi ! »
« T’es de bonne humeur toi, dis-moi. »
« Oui, ça va pas trop mal. J’ai réussi avec l’aide des autres à organiser le campement pour préparer la suite. Et en plus de ça Kyoshi est venu me présenter des excuses. Bon, il ne me pardonne pas vraiment, mais il accepte de collaborer pour le bien de tous. »
« Ce qui m’amène à ma visite. Il y aura une partie des gens qu’on a ramenés de la gueule ou qui proviennent de la section de base qui ont plus leur place dans un laboratoire, un atelier qu’à l’aventure. Il y en a donc une partie qui va rester ici et faudrait … »

« Un endroit tranquille pour qu’ils ne fassent pas tout exploser. Qu’ils ne rasent pas mon saloon et n’importune pas les braves mineurs. »
« Heu, je l’aurais pas dit ainsi, mais oui. Et en parlant avec les copains, on s’est dit qu’un bout de mine à l’abandon ce serait bien. Ils seraient cachés des passants pour faire leur recherche tranquillou. C’est pas trop dur de piégé une galerie et Kyoshi, il s’y connait un peu, donc voilà.»
« Ho purée, je sens que je vais le regretter, de garder des gugusses de scientos ici. Mais que ne ferait-on pas pour la cause. Il y a un filon qui partait sous la mer qu’on a abandonné, vous pouvez le prendre. Je dirai à un mineur de faire la visite guidée à tes hommes. »

« Allez, accouche ! Je suis un vrai barman, moi, je vois bien que tu as encore un truc à me demander. »

« Oui, ce serait un truc plus personnel. J’aimerais investir de l’argent dans une boutique ici. Ca servirait de couverture, au cas où pour les recherches menées par ceux sous terre. J’ai fait trois fois le tour de la ville et je n’ai pas vu une seule forge. Hors, ici ça pourrait être vachement utile pour les mineurs et tout. Comment vous faites, d’ailleurs, jusqu’à maintenant ? »
« Heu, jusqu’à maintenant en fait, il y a un type qui vient acheter tout le minerai de fer qu’on extrait. Il y a que lui, alors il a le monopole. Il nous fournit aussi l’équipement pour les mineurs. Tu vois le topo, un peu. Mais je crois que les gens seraient contents d’avoir une forge ici. Je crois que tu peux même voir plus grand qu’une forge. Un truc qui traite le métal de A à Z. »
« Hum, il y a en effet matière à réflexion. Tu as quand même de vachement bon conseil, je comprends pourquoi on te respecte tant par ici…?De A à Z ?... De la transformation du minerai en acier, jusqu’à la fabrication d’outil. Tu crois que si je leur propose un meilleur prix que ce qu’ils ont de ce type, les mineurs seraient prêts à me donner le monopole ? »
« Je crois que si tu les débarrasses de ce sale fils de riche, les mineurs seront de côté. Ils ne l’aiment pas vraiment, il ne leur achète pas à bon prix parce qu’il n’y a que lui qui achète et que c’est donc lui ou personne. On avait déjà songé à couler son navire, mais on aurait plus eu de débouché pour tout ce qui sort de la mine. Faudra que tu discutes avec deux trois gars, mais il n’y aura pas de soucis. »

« En parlant de gars, tu connais pas un type doué avec l’argent qui serait un bon vendeur. Les artisans, j’ai ce qu’il faut, mais en vendeur pas vraiment. »
« Un vendeur non, mais une vendeuse, oui. Julia Cromignone, qu’elle s’appelle, mais c’est pas une fille facile. Elle est très dure en affaire, c’est à un tel point que ça ressemble parfois du vol pur et simple. Elle se fait une marge de folie entre l’achat qu’elle négocie à moitié prix et la vente au double voir au triple de prix. Si tu veux la trouver tu n’as qu’à trainer devant les magasins pendant quelque temps avec l’air de ne pas trouver ce que tu veux et elle va venir à toi. Elle vient toujours voir si elle n’a pas ce que tu cherches, pour te le vendre au prix cher. Par contre, pour les mineurs revient ici quand ils auront fini leur journée, mais ne traine pas trop. Tu préfèreras discuter avec eux quand ils sont encore sobres. Je crois que je t’ai dit tout ce que tu voulais savoir.»
« Euh, oui merci. Je crois que j’ai assez d’info pour m’occuper tout le reste de la journée. »

Sur le seuil de la porte Yukikurai se retourne vers le Barman pour une dernière précision.
« Tu m’envoies le mineur ou je t’envoies le groupe d’exploration ? »
« Envoies les moi, on est plus près de la mine ici que sur la plage de toutes façons. »
« Ok, à ce soir alors. »
« Tu es vraiment amoureux, toi, tu me donnes rendez-vous comme ça. HUHUHUhuuuhu ! »

Bakasaru quitta le bar rouge comme une tomate. Ce genre d’humour le mettait particulièrement mal à l’aise surtout devant des gens qu’il ne connaissait pas. Enfin, cela ne le tracassa pas plus que cela, car il avait plein de choses à faire avant de partir de l’ile. En à peu près 48h, il allait devoir prévoir la construction, d’un labo sous terre, d’une forge, recruter du personnels et passer un marché avec les mineurs. Une chose est sûre ça ne va pas être de tout repos.

****

Lorsqu’il retourne au saloon, il est plus ou mains 19h, ce qui lui semble être une bonne heure pour aller parler aux mineurs. S’ils terminent à 18h comme il le pense, ils n’auront pas encore le temps d’être complètement saoul. Le bilan, de l’après-midi était en demi-teinte, il espérait que ça se passerait bien avec les mineurs. Les nouvelles qui étaient revenues du fond la mine étaient des plus encourageants. D’après eux, c’était juste ce qu’il leur fallait : grand, isolé et la galerie qui conduit dans la caverne est praticable pour acheminer du matérielle. Il n’avait pas revu Kyoshi lors du débriefing, mais Yuki restait confiant. C’était sa nature d’être confiant envers ces amis. Oui cela s’approche de naïveté par moment, mais on ne le changera pas.

Par contre, du côté de sa rencontre avec Julia, ça ne s’était pas passé comme prévu. Elle était, en effet, apparue comme par magie, selon les instructions de Rakahm. Cependant, après, il s’était fait retourner comme une crêpe, un débutant. Yukikurai c’était retrouvé démuni devant tant de bagout et de beauté. Il avait même fini par lui acheter un truc dont il n’avait pas besoin. On va dire que c’était l’effet de surprise, à leur prochain rencontre, il serait prêt. C’était elle qui lui fallait, il en était sûr après cette première rencontre. Mais pour le moment, il rentrait dans le bar, largement plus peuplé qu’à midi.


Dernière édition par Yukikurai le Mer 29 Mai - 20:15, édité 1 fois
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Lun 1 Avr - 21:26

Début de soirée… Au saloon. Sur Union John, pour se poser, il n’y avait pas trente-six possibilités. Pourquoi trente-six d’ailleurs ? Ici, j’veux bien, référence à la route des trente-six tournants, pas bien loin d’chez moi… Quoi, c’est pas d’là que vient l’expression ? Boarf… Pour moi, si. M’enfin, dans ce monde-là, y’a quoi par paquet de trente-six ? Les mineurs d’Union John ? Non. Ils sont plus que ça. Les esclaves de Saint-Urea. Encore pire. Les scientifiques dans la section Développement ? ‘sont pas assez connus pour en faire une expression connue dans l’monde entier. ‘sont même plutôt inconnus d’ailleurs. Bref…

Y’avait pas des masses d’occasions de se poser sur Union John pour réfléchir. Et certes, Kyoshi était au point mort pour la création du ‘Petit Futé’, la boutique qui crée vos envies les plus folles, qui réalise des recherches de haut vol pour vous… Mais il n’avait pas le temps de s’arrêter. Compter des chiffres pour la révo, c’était pas une fête tous les jours. Pas l’temps d’troquer Ampère et l’decibel contre une plume et un micro. Il fallait broder, dessiner, modeler, sculpter… Imaginer ce qui seraient les systèmes de défense des membres de la section qui resteraient en poste sur l’île, au fond des mines.

Des kilomètres de galeries, toutes plus idéales les unes que les autres pour des pièges simples, complètement automatisés, des pièges qui leur assureraient de voir venir une incursion d’agents gouvernementaux. Kyoshi avait acquis cette expertise lors de son passage à la Gueule de Requin. Une multitude de pièges protégeaient la Grosse Bertha et le P’tit Louis, les deux canons supposés protéger le port intérieur. Echec cuisant… Hiroko…

Mais non, il fallait se reconcentrer. Et dans l’atmosphère de plus en plus bruyante, en cette heure où le saloon se voyait envahit par les mineurs à la recherche d’un peu de chaleur, le physicien se replongea dans ses croquis. En traçant avec méthode ses courbes, ses droites, en calculant ses contraintes, ses couples et ses forces avec soin, il se rappela le brin de demoiselle qui lui avait appris à avoir de l’ordre dans ses plans. Il n’avait toujours pas plus la fibre de l’ingénieur, et n’égalerait sans doute jamais le niveau de la rouquine, mais c’était bon de se rappeler en travaillant. Tiens… Qu’était-elle donc devenue ? Depuis cette pizza un peu foireuse à Hinu Town, elle avait dû en faire du chemin. Sans doute était-elle encore plus jolie, et encore plus fortiche. Elle et son canard.

En traçant une ligne à main levée, Kyoshi sourit à l’idée du regard courroucé qu’elle aurait sans doute pris en voyant cela. Sacrée Lilou… Non… Pas sacrée Lilou. Sacrée Hiroko.

Relevant les yeux, le scientifique s’aperçut que le saloon était plein. Cela faisait bien une heure qu’il était revenu de son expédition à la recherche d’une maison à acheter. Une heure pendant laquelle il avait pu dessiner une dizaine de plans. C’était rapide, pas très précis, mais après tout, il resterait des ingénieurs sur place pour utiliser les plans et les mettre en œuvre. Il n’avait pas besoin d’être un monstre de minutie et de précision. Il connaissait suffisamment ces hommes. Ils avaient beau être une belle bande de guignols, pour certains, ils étaient capables de réaliser de grandes choses aussi. Parfois…

Alors qu’il observait l’étrange faune, constituée presque exclusivement de gens à mi-chemin entre le mineur et le cow-boy, il aperçut une autre personne entrer. Quelqu’un qui dénotait sérieusement. Personne d’autre ne l’avait remarqué, à coup sûr. Mais le manchot avait fini par prendre l’habitude de l’étrange don de Yukikurai. L’homme à la tête de… Non. Inutile de ressasser cela.

Le chapeauté se leva, discrètement, les plans sous le bras, et se dirigea vers la sortie, en prenant soin d’éviter le regard de son chef. Se fondre dans ce décor n’était clairement pas chose facile, mais la foule et le désordre qui régnait aidèrent à ce qu’il joue à son tour à l’homme invisible. Jusqu’à ce que… Dans un grand fracas de verre brisé, de nombreuses têtes se tournèrent vers lui. Ses lames venaient de renverser trois verres, peut-être bien une bouteille.

Un homme le héla. Il était saoul. Oh, juste un peu. Mais cette fois, Kyoshi n’était pas saoul, lui. Il jeta un regard haineux au type. C’était à cause de lui s’il s’était fait repérer par le chef. Probablement. Ou pas. Mais la mauvaise foi ne l’étouffa pas. Et à la vue des lames, le mineur leva les mains en signe de soumission. Et lorsque le scientifique prit une des bouteilles à moitié remplies qui trainaient sur la table, le mineur ne fit rien.

Seule une petite partie du saloon s’était retournée pour observer la scène. Les autres n’avaient que faire d’un étranger qui renversait une bouteille.

Un petit regard vers Yuki… Avait-il vu la scène ? Avait-il repéré son homme ? Impossible à dire. Mais il valait mieux faire comme si de rien n’était. Sortir, s’en aller, s’asseoir derrière une maison et profiter des lumières qui filtreraient à travers d’éventuels rideaux pour continuer à travailler sur les pièges. Paisiblement, avec une bouteille… Une bouteille de quoi, d’ailleurs ? Était-ce bien important ?



« Je suis… Maalaaaaade… Complètement malaaaade
Comme quand tu partais le soir
Et que tu m’laissais seul avec… Mon désespoiiir

Je suiis malaaade… Parfaitement malaaaade
Tu r’viendras j’sais pas trop quand
Tu r’partiras on n’sait jamais où
Et ça fait même pas un an
Qu’tout l’monde s’en fout… »

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Sam 13 Avr - 23:19

Yuki était rentré dans le saloon en étant concentré sur ce qu’il lui restait à faire et ce qu’il avait appris dans la journée. Comme d’habitude personne ne s’était retournée à son entrée dans la taverne, soit les clients ne l’avaient pas vu rentrer, soit ils ne se retournaient plus à l’arrivée d’une nouvelle tête, il y en avait tellement depuis l’arrivée des sous-marin que bon, ils s’y étaient peut-être fait. Enfin, soit! Yuki n’était pas là pour tester l’effet de ces entrées sur le peuple, ils étaient là pour tenter d’obtenir un accord commerciale avec les mineurs. Et pour cela, il lui fallait un peu de courage, il commanda donc un grand verre de courage, aussi couramment appelé bière et qui devient de la bêtise si on en abuse. D’ailleurs, il commençait à y avoir de la bêtise dans l’air, car un bruit de verre se fit entendre quelque part dans le saloon. Cela ne tira pas le forgeron de ses pensées. Tout en sirotant son verre, il repassa toutes les informations dont il disposait et les arguments en sa faveur. Il trouva même une phrase d’accroche qu’il lança debout sur son tabouret avant de finir ce qu’il lui restait de bière.

« Est-ce qu’il y a des mineurs dans la salle ? »

Dieu seul sait quelle réaction il espérait obtenir, mais quelques têtes c’étaient tournées vers lui. La plupart lui jetain un regard qui disait : « T’es con où quoi ? Bien sûr, c’est une ile de mineur !». Un type au nez déjà bien rouge brisa le silence et beugla : « Si c’est pas pour payer une tournée générale, rassied toi vite gamin ! ». Cela provoqua l’hilarité de ses comparses et attira l’attention des dernières têtes. Yuki fut désarçonné, mais il se reprit vite se souvenant de son après-midi avec Julia.

« EUH, Non je ne suis pas là pour vous payer une tournée, mais pour vous proposer quelque chose qui vous rapportera plus d’argent. »

Cette phrase suscita l’intérêt de tous, il enchaina tant qu’ils étaient attentifs.

« Je ouïe dire que vous ne touchiez pas grand-chose pour le minerai que vous extrayez. Cependant, vous ne faites rien, car c’est le seul acheteur que vous aillez. Je souhaiterais reprendre ce monopole et transformer ici même le métal. Pour cela, je suis prêt à vous garantir un prix fixe pour selon le type de minerai que vous sortirez de terre. Je construirai une boutique qui transformera le minerai en fer. Elle sera dotée d’une forge pouvant vous fournir tout le matérielle dont vous avez besoin, sans être dépendant d’un escroc au dents longues comme maintenant.

Yuki marqua une pause, car il avait enchainé les arguments les uns après les autres pour ne pas laisser le temps aux mineurs de le couper dans son élan. C’était un bon choix, car aussitôt que le son de sa voix se dissipa, un brouhaha monta.

« Je le croirai quand je le verrai gamin. »… « Moi, je veux voir la couleur de l’argent que tu promet avant tout. »…. « T’es vraiment un comique gamin ! »… « Ta bière est vachement forte aujourd’hui Rakham ! Hahah ! »….

Et j’en passe et des meilleurs. Yuki était assaillit de réflexion plus ou moins belliqueuse venant de toute part. Il en venait à se demander s’il n’aurait pas dû commencer par rencontrer le chef des mineurs. Même s’ils étaient tous plus ou moins indépendant, il y a toujours bien un type qui sort du lot et qui est écouté par les autres. Devant tant de véhémence Bakasaru se rassit sur son siège. Ce qu’il lui aurait fallu là tout de suite c’est une grosse liasse de Berry à leur agiter sous le nez pour qu’il la ferme, mais il n’était pas assez bête pour le faire. Il risquait de se faire voler s’il le faisait. Même s’il savait se défendre, le vol c’est insidieux, ce n’est pas aussi facile qu’une bataille rangée. Il cherchait un moyen d’arrangé ses affaires qui étaient bien mal engagée, de tous les côtés, en commandant une deuxième bière dans laquelle il noya son attention pour éviter d’attendre les railleries dont il était le centre. Le temps passait, mais le saloon ne se calmait pas vraiment, l’alcool continuant à alimenter les plus bavards.

Sa bière était plate quand quelque chose attira son attention. Dans un bar bruyant, ce qui attire l’attention ce n’est pas un bruit, mais un silence et qu’est-ce qui peut bien provoquer le silence de soiffard en action. Il se retourna et vit entrez un homme petit à la peau de mineur qui ne laissait pas deviner son âge. De petites lunettes carrées et une clope au bec, rien de bien extraordinaire. Yuki se pencha et chercha si personne d’autre n’était rentré ou se cachait derrière lui. Il dut se rendre à l’évidence qu’il n’y avait personne à part lui là où les regards c’étaient posés. Les conversations reprirent, mais plus aucun nom d’oiseau ne parvint aux oreilles du jeune homme. Le nouvel arrivant alla s’assoir sur le tabouret à côté de Bakasaru et commanda un lait fraise. Quel ne fut pas sa surprise quand l’homme se présenta.

« Bien le bon soir, je suis Gino « le nez creux » et on est venu me dire qu’un petit malin avec des cheveux bleu était venu tenir des propos intéressant. Est-ce que je ne me trompe pas de personne révolutionnaire Yukikurai ? »
Yuki quelque peu surpris par l’entrée en matière et la voix jeune et pleine d’enthousiasme de Gino, répondit néanmoins.
« Oui, c’est moi qui ait parlé de reprendre le monopole de la vente du minerai, mais je n’ai pas été très bien accueillit. Pourtant, j’espérais que leur chef ou leur porte-parole serait là et trouverait l’idée intéressante. Rakham m’avait dit qu’il serait là, pourtant. Pffff. »
« Hé bien, il est là maintenant ! Il ne faut pas se fier à cent pour cent de ce que raconte notre bon barman, il aime autant répandre de fausse rumeur que de parler avec les gens. Qu’est-ce qu’il vous a dit de la situation du monopole, d’ailleurs.»

Ça en faisait des informations à intégrer d’un coup, mais après cette longue journée, Yuki n’était plus dans le coup et suivait la conversation sans en saisir directement tous les aspects.

« Hé bien, il m’a dit que la seul chose qui faisait que vous continuiez à travailler avec votre acheteur c’est qu’il est le seul… »
« Et que son navire est fortement armé, même avec la garnison laissé par Minos, on risque de subir de forte perte civil si on se rebelle. »
« Ha oui, quand même, il me l’avait pas dit ça. Comment se fait-il qu’un marchand possède un telle navire ? Il dit vraiment que ce qui l’arrange, l’autre?!? »
« Ceci dit, je crois qu’il est dans intérêt d’essayer de se débarrasser de ce marchand et de son navire de guerre. Quand on y pense ce n’est pas si étonnant que ça que son navire possède une grosse puissance de feu, il était le seul marchand à venir alors que l’ile était sous la coupe des pirates. S’il voulait ne pas se faire piller quand il venait ici, il n’avait pas le choix. A force de fréquenter des pirates, ils en ont pris les mœurs. »

« Pour ce qui est de votre proposition, je suis de votre avis. Transformer nous-même sur place le minerai, permettrait d’augmenter la marge bénéficiaire que nous faisons. Cependant, pour cela il faut investir un certain capital qu’aucun mineur n’est prêt à engager, pas même moi et sachant que la menace de notre acheteur principale plane toujours. Je vous propose ceci, vous êtes quelqu’un qui commence à être connu dans la révolution et nous faisons maintenant partie d’elle de par la protection de Minos, donc je soutiendrai votre projet si vous me proposez un plan capable de repousser le navire de guerre sans perte excessive. »

« Vous êtes d’accord sans même connaitre les prix que je vous propose à l’achat de votre minerai ? »
« Tout doux, on négociera cela que si vous avez un plan qui tient la route. Sur ce bonne soirée, je retourne au près madame.»

Gino quitta le bar comme, il était venu et laissa Yukikurai sur le cul. Ce n’est qu’après le départ de Gino que Bakasaru compris qu’il venait de se faire moucher pour la deuxième fois de la journée. Il faudrait vraiment qu’il travail ses talents d’orateur, car pour le coup il avait pu exprimer ses idées de base, mais une fois qu’était venu le moment de discuter des modalités, il n’avait pu poser aucune condition. Il avait subi les conditions de Gino et il comprenait mieux pourquoi il faisait office de leader des mineurs, son nez creux c’était une grande intelligence qui lui la donnait. Il allait reprendre une bière pour se remettre de ses émotions, quand il se rendit compte que cette soirée n’avait qu’ajouté à la somme de travail qu’il devait fournir avant de partir. Certes, la transition était en bonne voie. Il était confiant que Kyoshi faisait de son mieux pour la défense du souterrain. Pour ouvrir sa forge par contre, il avait maintenant encore plus de chose à faire que ce matin. Sur cette constatation, il quitta le saloon pour aller regagner le calme des tentes. Il en aurait bien besoin s’il voulait prévoir un truc qui tienne la route rapidement.

Sur le chemin du retour son cerveau commençait déjà à chauffer. Dans un premier temps, il tourna en rond dans ses idées, car la pression du timing venait le perturber constamment. En plus, il n’avait pas l’habitude de concevoir ce type plan. Un plan de défense ? Lui un forgeron, certes il avait réussi sa sortie de la gueule, mais ça c’était dans le feu l’action. Lui, ce qu’il a l’habitude de concevoir ce sont des armes, pas des plans avec 36 variables qui entre en ligne.

« Putain ! Je suis un forgeron pas un meneur d’homme, moi. Pfff ! »

C’est souvent en se parlant à lui-même que Yuki trouve une voie à suivre. Bien sûr qu’il n’était qu’un forgeron, mais il n’était pas con. Il pouvait essayer d’appliquer la méthodologie de conception qu’il appliquait lorsqu’il forgeait à son problème ici. Cette idée lui permis d’arriver calme dans sa tente et de pouvoir se mettre au boulot directement. Il prit une feuille de papier et commença par écrire : Objectif.

D’habitude derrière, il écrivait protéger l’avant-bras des lames, faire un bijou pouvant servir à se défendre ou que sais-je encore. Ici, il écrivit la demande formulée par Gino, il dut la retourner plusieurs fois dans sa tête pour arriver à tirer l’essence du problème : « Arrivez à neutraliser la puissance de feu du navire. », oui c’était ça la clé de voute du problème. Si les hommes du marchand cherchaient la bagarre, la garnison de Minos se ferait un plaisir de les mater. D’après la réputation de ces hommes, il pouvait considérer que ce problème-là était résolu.

Ensuite, dans son processus de création, il posait ses idées sur papier avec de petit croquis, mais là ce ne fut pas aussi facile. Ce ne fut pas le manque d’idée non plutôt leur faisabilité qui faisait défaut. Avec son analogie de forgeron, il pensa à faire une armure, un bouclier. Mais un bouclier pour une ville à part si on s’appelle Chuck Maurice, ce n’est pas trop faisable. Si la défense ne marche, une arme qui pourrait parer l’attaque. Une épée contre épée ! C’était déjà plus réaliste, mais il ne savait pas de combien de canon il disposait. Il pourrait en fabriquer d’autre, mais combien de temps cela prendrait-il. En un jour ce n’était pas possible. Ils pourraient toujours négocier, mais pour négocier il faut des arguments en sa faveur. Donc tout porte à penser qu’il faut des armes, mais lesquelles ? De quoi disposait-il ? Une grosse Bertha aurait été si pratique dans ce cas-ci. Mais, oui il n’était pas tout seul et d’ailleurs pour la sortir de la gueule non plus, il n’avait pas été tout seul. Il sortit de sa tente et parti à la recherche de Bouly et de Roger. Avec eux deux, ça devrait aller mieux. Il les trouva dans leur tente respective, l’un allait se mettre au pieu et l’autre chipotait encore dans de la paperasse qu’il avait sauvé de la Gueule. Ils s’installèrent dans la tente où travaillait Bakasaru avec plus ou moins d’enthousiasme.

« Hoy, ça a intérêt à être important et intéressant ton truc, j’allais aller me coucher pour être en forme demain. »
« Il a pas tort, moi j’étais en train de regarder ce que on avait retrouvé comme plan venant de Gueule après le crash de sous-marin. »
« J’aurais besoin de vous pour un projet. Vous m’avez grandement aidé lors de notre fuite, alors je fais appel à vous. Les mineurs m’ont dit que si j’arrivais à les débarrasser de leur acheteur, ils voulaient bien faire affaire avec moi. Cependant, on m’a dit que leur navire possédait une belle puissance de feu. J’ai essayé de résoudre ce problème moi-même, mais la seul conclusion que j’ai tiré c’est que le plus simple c’est de contrer leur puissance de feu avec une autre arme. »
« Fait-moi voir ça. Hum, hum, oui, mais tes idées ne sont pas réaliste. »
« Tu construis un petit Louis et le tour est joué. Un tir et bye bye le problème. »
« Pfff, c’est pas vrai que tu as la même idée que ce maniaque des canons, Yuki ? »

« Ben, si. Ce serait tellement pratique. Roger, j’ai besoin de toi, car j’ai l’impression que je ne prends pas le problème dans le bon sens. »
« Oui, dans la plus part des cas, quand tu as du temps devant toi, ce que tu ne sembles pas avoir ici, vu que tu es venu nous chercher à cette heure-ci, tu conçois ton projet, puis tu regard ce dont tu as besoin. Ici, il faut plutôt travailler dans l’autre sens. Partir de ce qu’on possède, comme arme, vu que ton idée c’est de tenir en respect le navire, puis tu cherches quoi faire avec. D’après ce que je sais Minos à laisser des canons, mais surement pas assez pour tenir un navire de guerre en respect. Dans le sous-marin, on pas d’arme de gros calibre. Et sur votre navire ? »

« Heu sur le divergence ? On a quelque canon, mais pas grand-chose. Des armes de poing et des projets scientifiques. Dont un d’un chimiste qui extrait de l’eau mer du sodium pour en faire des sortes mines. Ça explose pas trop mal, mais faut que ça rentre en contact avec de l’eau. Puis, le but ce n’est pas de couler directement le navire, mais de les empêcher d’utiliser la force pour continuer à avoir le monopole du minerai.»
« En tant qu’expert en tires avec ses joujoux là. Si on veut éviter qu’ils ne détruisent la ville à coup de boulet, on peut très bien juste les empêcher de viser. Pour faire un bon tir avec un canon, il faut de la visibilité et de la stabilité. Si rend le bateau instable, ils seront incapables de toucher un Roi des mers dans une piscine. »

Grâce à l’expertise de Bouly, d’autres idées commençaient à faire leur bonhomme de chemin. Ils se quittèrent après quelques discutions supplémentaires, chacun pensant à une solution. Le sommeil était souvent de bon conseil, puis il aurait besoin de faire l’inventaire précis de ce dont il disposait et pour cela les lueurs du jour ne seraient pas refus.

A suivre..


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Jeu 2 Mai - 20:10

Vu que le clonage n’existait pas ou pas encore ou pas qu’on sache, le plus simple était de répartir les tâches entre différentes personnes plutôt que d’essayer de se couper en quatre. C’est ainsi qu’au réveil nos trois protagonistes savaient ce qu’ils avaient à faire avant le briefing de midi. Ce n’est pas parce qu’ils savent ce qu’ils doivent faire qu’ils vont pouvoir le faire facilement comme vous allez pouvoir vous en rendre compte.

Matinée de Bouly
Bouly se réveilla dès que les premiers bruits de la nature et du camp se firent entendre. Ce n’était pas qu’il avait mal dormi, mais ses rêves avaient été agités et parsemés de plein d’idées. Il était maintenant plutôt excité de vérifier le matériel dont ils disposaient pour pouvoir effectuer un tri dans ses idées. La vielle on lui avait confié la tâche d’aller fouiller l’épave du sous-marin coupé en deux et de voir tout ce qu’il pouvait en tirer d’utile. Il était plutôt content, car des trois tâches il trouvait celle-là la moins chiante. Il mangea et s’habilla en vitesse, puis sorti du camp dans un magnifique lever de soleil et se dirigea vers l’épave qui ne se trouvait qu’à quelques pas de là.

Dans le lever du soleil, la plage aurait vraiment été belle sans ce gros tas de métal éventré là. Arrivé à un jet de pierre de sa destination, il remarqua une jeune femme qui trainait près du tas ferraille. Intrigué, il la suivit du regard et constata qu’il y avait à proximité d’elle une brouette remplie de morceaux de tôle. La jeune fille bien qu’à l’air fluette avec son mètre cinquante, sortait des ferrailles, grandes comme elle, des décombres et les déposait dans sa brouette. En se rapprochant plus prêt Bouly se rendit compte qu’elle chantonnait un air guilleret impossible à reconnaitre tellement il était faux.

Pour une raison inconnue, le maniaque du boulet choisit de la suivre plutôt que d’aller lui parler. Sans doute était-il intrigué par la scène que cela formait : une jeune fille qui ne paie pas de mine et qui prend du fer dans une carcasse. Il la suivit pour savoir ce qu’elle allait en faire. Il ne la suivit pas vraiment discrètement, mais il n’en avait pas besoin. Déjà, il aurait pu la suivre rien qu’en se repérant à la direction de ses fausses notes et en plus de cela, il semblait que la jeune fille soit totalement dans son monde.

Quelle ne fut pas sa surprise quand elle arriva à sa destination. C’était près d’une vieille entrée de la mine ou l’on était venu jeter de la terre sans intérêt. Il y avait pourtant de petit tas qui semblait trier par type de métaux. Certains étaient sous forme de minerai et d’autres étaient coulés en lingot de piètre qualité. Bouly n’en croyait pas ses yeux, les tas qu’il voyait aurait pu facilement produire une dizaine de boulet de bonne qualité et même peut-être un petit canon. Parce que oui, l’unité de mesure pour Engelo c’était le boulet et le canon. Si c’était cette fille qui avait amassé tout ça, elle ne chaumait pas ou s’y connaissait vachement bien. En effet, lorsqu’il se décida à aller parler à la jeune fille, il constata que les tas étaient faits en fonction de la couleur du métal et il supposa donc qu’il était trié en fonction de la nature du minerai.

Lorsqu’il rattrapa enfin la jeune femme, elle venait d’entrer dans un vieux tunnel. Et quel tunnel, elle l’avait aménagé en fonderie de fortune. Bouly ne puts’ empêcher de lâcher un juron qui fit sursauter la demoiselle.

« Excusez-moi mademoiselle, je ne voulais pas vous faire peur, mais qu’elle est cette installation ? »
« Heu, quiki qui êtes-vous et que venez-vous faire ici ? »
« Je m’appelle Engelo Trascinare et je vous ai suivi jusqu’ici parce que j’étais intrigué par le fait qu’une jeune fille récupère du métal qui appartient à l’épave du sous-marin révolutionnaire. »
« Alors, mon bon monsieur, ce qui traine par terre n’appartient qu’à celui qui le ramasse. C’est comme ça que ça marche sur cette ile. Donc je crains que vous ne repartiez bredouille à moins que vous vouliez m’acheter du métal recouler par mes soins ? »
« Coulez par soin, mais bien sûr ? Votre patron, ne va pas tarder à arriver j’en suis sûr. D’ailleurs comment vous appelez-vous ? Je ne suis pas là pour acheter, mais je veux bien parler à votre fondeur. »
« Ho ! Quel toupet ! Je m’appelle Jenna Entropy et personne ne travail avec moi. C’est mon grand-père qui est mort qui m’a appris les bases. C’est moi qui fais tout alors que me voulez-vous ? »
Alors ça, je le croirai quand je l’aurai vu !
« Très bien, j’allais de toute façon refondre ce que j’ai ramené. Vous n’avez qu’à rester et regarder ! »

Bouly passa donc le reste de la matinée là-bas à regarder Jenna s’afférer dans sa grotte. Il n’y avait aucun doute, elle n’avait pas menti. Elle activa le four avec savoir-faire et coula l’acier une fois fondu avec maitrise. Une fois convaincu de son talent, il lui parla du projet de son ami Yukikurai qui voulait ouvrir une véritable forge. Celle-ci n’eut pas l’air de l’intéresser plus que cela jusqu’à ce qu’il mentionne qu’elle aurait du matériel neuf. Il repartit donc ravi, avec plein de trucs à dire pour le briefing, mais bien peu à propos du problème de base.

Matinée de Roger
Roger était réglé comme du papier à musique. Il se réveilla donc à 6h30, comme tous les jours, car tous les jours sont importants pour ce scientifique. Une fois sa dose de café ingurgité, il attrapa son calepin et son crayon et se dirigea… Se dirigea où ? Il était habitué à devoir aller faire des recherches, des fouilles pour trouver des informations dans la base de la Gueule de Requin. Mais, maintenant, il était sur une nouvelle ile et ne savait donc pas vraiment bien où il devait chercher. Qu’à cela ne tienne, ça ne l’arrêterait pas longtemps. Sa mission à lui ? Faire l’inventaire de ce dont dispose la garde laissée par Minos sur l’ile, c’était de toute façon une tâche qu’il s’était qu’il devrait faire une fois installer sur l’ile. Parce que Roger plus il en sait mieux, il se porte et pour le moment il se trouve fort peu informé sur cette nouvelle ile.

Il s’était rendu devant le bar de Rakham, car il avait déjà compris que c’était une bonne source d’information. Cependant, il avait oublié une chose, il était à peine 7h du matin, donc la porte de l’établissement était fermé et Rakham devait dormir à cette heure du matin. Il retourna donc au camp en bougonnant sur le fait que gens devraient se lever plus tôt, car ils perdent du temps en dormant si longtemps. Le temps de faire sa petite promenade improvisée, il devait être 7h20 et le camp s’activait. Les gens reformaient des ateliers comme la vieille et se mettait tout doucement en action.

« Pourquoi j’ai été faire un tour jusque chez Rakham, alors que des gens de la Légion allaient venir jusqu’à moi si je ne bougeais pas ? Nomdidjeu ! Faut que j’oublie, mais vieille habitude, moi. »

Roger alla donc parler avec un groupe de gens qui d’après leurs carrures faisaient partie des soldats de la révolution qui s’occupe de la sécurité ici. Ils le renseignèrent approximativement sur le contenu de leur arsenal. Mais Roger étant un homme de chiffre, il lui fallait de la précision. Les soldats l’envoyèrent chez un certain John qui s’occupait de l’arsenal. Roger suivit donc les instructions qu’il avait reçues et passa la matinée à compter les boulets, les canons et les fusils avec John.

Matinée de Yukikurai
Yukikurai se réveilla plus tard que ces deux compagnons, car il avait eu du mal à calmer son esprit et à trouver le sommeil. Il y avait déjà de l’activité entre les tentes quand il partit en direction du Divergence pour faire le point de ce qu’ils avaient comme arme et prototype. Yuki était nettement moins stressé que la vieille, car la nuit lui avait porté conseils et il avait maintenant les idées plus claires. Il ne restait plus qu’à savoir ce dont ils disposaient et il était pratiquement sûr que cela donnerait un plan qui a de la gueule. C’est donc confiant qu’il se rendit au port, tout en profitant des premiers rayons du soleil.

En arrivant sur le pont du bateau et en constatant qu’il n’y avait pas encore de bruit, il choisit de se prélasser au soleil, car il savait qu’il n’aurait pas besoin d’une matinée complète pour faire le tour de tous les scientifiques pour voir ce dont ils disposent. Il commença donc une demi-heure plus tard quand un cerveau passa le bout de son nez sur le pont avec son café à la main. Il n’y avait pas cent scientifiques à bord et encore heureux parce que Bakasaru avait fait une erreur de calcul dans son timing. Un scientifique à qui on demande de parler de ses recherches, il peut en parler pendant des heures et c’est ce qu’il faillit arriver. Content que leur nouveau « leader » s’intéresse à ce qu’ils font, ils lui expliquaient avec plein de détails et de mot compliqué qui ne lui disait rien du tout. Après avoir écouté le premier chimiste jusqu’au bout pendant une heure, il se montra plus ferme et ne laissa qu’une vingtaine de minute aux autres pour lui expliquer. Et tout ça pour quoi ? Pour pas grand-chose d’utile en fait. A part le sodium qui explose dans l’eau, il n’y avait rien de fonctionnelle qui puisse servir.

Quand il eut fini avec le denier, il lui restait juste dix minutes pour se rendre au point de rendez-vous pour le débriefing. C’est arrivé sur le pont qu’il se rendit compte qu’il n’avait pas encore fait l’inventaire de la cale pour savoir la quantité de sodium dont ils disposaient. Il descendit en courant, fit rapidement le tour du stock, il y avait de quoi faire. Il repartit tout aussi vite et traversa la ville en courant. Il arriva en âge devant sa tente où l’attendait déjà Roger et Bouly.

« Heu, ça ne vous dérange pas si on fait le débriefing dans l’épave parce que j’ai pas eu le temps de bien regarder ce matin. J’ai fait une rencontre intéressante en arrivant. Je vous explique. »

Tout en se dirigeant vers l’amas de métal, Bouly raconta sa rencontre avec Jenna qui ferait un bon employé pour la forge. Cela mit de bonne humeur Yukikurai. Du coup, en arrivant ils jetèrent rapidement un coup d’œil pour se rendre contre qu’il n’y avait pas grand-chose d’utile là-dedans. Ils s’assirent dans les décombres à l’ombre et commencèrent leur palabre que nous allons passer pour arriver directement au plan qu’il présentera dans l’après-midi à Gino.

Citation :
La Fausse Bertha !
Projet de défense, la fausse Bertha, s’articule en trois points : dissuasion, bluff et destruction. Ce rapport est un compte rendu de la solution proposée pour le problème de la puissance de feu de l’acheteur.

Premier point : La Dissuasion
Pour faire face à quelqu’un qui possède une grosse puissance de feu, le plus simple c’est de lui opposer une puissance de feu encore plus grande. Nous construirions donc, avec le métal du sous-marin, la fausse Bertha, un canon aux dimensions impressionnantes. Une réplique de celle qui se trouve sur la Gueule de Requin à la différence qu’il serait complètement creux et incapable de tirer un boulet.
Deuxième point : Le Bluff
La peur devrait suffire pour permettre d’avoir un dialogue et d’avoir un argument de notre côté. Il faudra bluffer pour obtenir ce que vous voulez. Si ça ne marche pas, on passe à la suite.
Troisième et dernier point : La Destruction
Les scientifique du Divergence ont un stock de sodium et vous diront comment en extraire la mer. Cette substance explose fortement au contact de l’eau. Des hommes jetteront des caisses étanches remplie de sodium à côté de leur navire. Un tireur d’élite tirera sur la caisse pour la casser et l’explosion devrai créer une grosse brèche dans leur navire ce qui les empêchera de se servirent de leur canon. Pour plus de réalisme, vous pouvez faire sortir de la fumée de la fausse Berha comme si c’était elle la responsable de l’explosion.
Dernier point pour être plus sécuritaire : se servir d’un écran de fumée pour les empêcher de viser le temps qu’ils coulent. Pour le reste les hommes de Minos devraient gagner au corps à corps sans problème.


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Dim 5 Mai - 14:41

Quand la matinée fut derrière lui, le Kyoshi l'avait mauvaise. Voire très mauvaise. C'était difficile de concevoir qu'on puisse se faire emmerder plus qu'il ne l'avait été durant la matinée. Entre les chamailleries de scientifiques égocentriques, le petit vieux chiant, les types louches, et le grand rabat-joie. On pouvait difficilement faire pire matinée.

Et là, le début d'après-midi annonçait la dernière ligne droite de boulot. La nuit allait sans doute y passer avec. Superviser et aider au placement de dizaines de pièges dans les galeries. Pas une mince affaire, surtout pour quelqu'un de mauvais poil qui allait encore se retrouver confronté à des gens bizarres.

Il venait d'arriver à la mine et cherchait ses propres gars qui devait déjà se trouver dans le fond, à aménager la magnifique grotte. Pour les y rejoindre, il avait encore besoin de l'aide d'un mineur pour s'y retrouver dans le dédale des couloirs. Quand on lui présenta un binoclard de deux mètres de haut, Kyoshi eut bien quelques appréhensions, mais il ne pouvait se douter de ce qui l'attendait. Mais dix minutes plus tard, lorsque leurs torches s'éteignirent sans crier gare.


- M'sieur l'mineur ? Où êtes-vous ?

- Moi ? J'suis en hauteur, là.

- Ouais, merci, mais ça m'dit pas grand-chose. J'suis dans une espèce de toute petite salle. Elle m'a l'air carrée.

- Ah… Ok, j'essaie de vous rejoindre.


Deux minutes passèrent, puis encore deux autres, et finalement, quinze minutes plus tard…


- Bon eh quoi ? Vous trouvez ? C'est pas vous qui êtes censés connaître bien la mine ?

- Commeeeeent? Parlez plus fooort, j'vous entends mal.

- Oh bordel… Et ça continue.

- Aaaah, atteeeendez. J'ai réussi à rallumer ma toooorche. Appaaaremment, y'aurait use grooootte pas loin. C'est un panneaauuuu qui indiiique ça. Vous m'entendez toujouuuurs ?

- Aaaah ben on est sauvé là si vous savez qu'il y a une grotte dans l'coin ! Et sinon, vous avez pas un peu plus précis ?

- Oh been chaos pas moiiii. Aaaah si ! Il est mis grooootte de Lescot !

- Bordel… BOUGEZ PAAAAS ! J'ARRIVE !

Et le pauvre scientifique se mit à marcher à tâtons, tentant tant bien que mal de distinguer d'où venait la voix du mineur. On pourrait se dire que, tiens, il était pas con, peut-être qu'il avait de super-méthodes pour repérer d'où venait l'onde acoustique, en essayant de modéliser vite fait les réflexions sur des murs, les atténuations, ce genre de choses… Mais non. Il était juste complètement paumé. Tellement paumé qu'il ne retrouva jamais le grand binoclard. Par contre, instinct ou coup d'bol, il finit par tomber sur l'une des scientifiques. Et jamais l'autre gugus n'arriva. Il devait s'être perdu dans un marais souterrain, ou un truc du genre.

Dans le fond de la mine, il tomba sur une gonzesse qu'il repéra plus par la lumière de sa torche que par la carrure de la fille. Kyoshi et elle n'avaient jamais eu des tonnes de contacts dans la section. Anne-Sophie, qu'elle s'appelait. Ouaip. Elle était occupée à installer un piège. Un trompe l'oeil qui représentait un marchand de crêpes. Et un mécanisme qui tirait des fléchettes empoisonnées quand on essayait de prendre la crêpe tendue par un faux vendeur faussement bavard grâce à un haut-parleur. C'était du beau boulot, basé sur les premiers plans que Kyoshi avait rendu aux ingénieurs la veille, tard dans la nuit.

- Eh ben, enfin quelqu'un de compétent dans l'coin. J'désespérais de trouver quelqu'un comme toi avant qu'on n'reparte.

- Merciii !

- Et toi, tu t'y retrouves, sinon, dans ces galeries ? Parce que j'avais un guide, mais…

- Ouiii, j'commence à connaître les grands tunnels de la mine. Tu cherches les autres ?

Le physicien acquiesça et ils partirent bien vite à l'assaut des tunnels supposés mener à la grande grotte. Supposés. Ouaip. Parce qu'après une demi-heure à tourner en rond, elle admit qu'il ne fallait pas trop lui faire confiance. Finalement, c'est le pouvoir de la random walk (aussi appelée marche de l'ivrogne) qui leur permit de retrouver leur base. Mais forcément, random walk, ça donne des comportements diffusifs, très inefficaces, avec une progression moyenne en racine du temps. Et pendant tout ce temps, Kyoshi observait les changements brusques de directions de sa pote… Et se demandait…

- Dis… T'es saoule en fait ?

- Euuuh… J'suis peut-être un peu pompette, j'ai bu un verre de Saint-Emile de South Blue, avec de la crème de cassis. Hier. Après-midi.

- Ah ouais quand même. Ah bah forcément alors…

- Nan mais t'inquiètes, dans la tête, tout va bien. C'est juste les mouvements qui…

- Ouiouioui, t'inquiètes, j'comprends bien. Concentre-toi plutôt sur ce mur et essaie de l'éviter, hein.

- Mfhmfhnp… Fndmp… Fundp… Fundepe… Hinhinhiiinhiiin.

- Mon dieu, mon dieu…

Et c'est ainsi qu'ils arrivèrent, tant bien que mal à rejoindre les autres qui regardèrent la petite Anne-So d'un oeil perplexe. Et qu'enfin, Kyoshi put se mettre au boulot avec des gens relativement plus compétents qui avait au moins fini par faire une carte des tunnels et qui semblaient nettement plus à même d'être sérieux. Des gens qui aidèrent réellement à poser des pièges dont une bonne partie fut déclenchée malencontreusement par des déviations impromptues de gens moins sérieux.


Dernière édition par Kyoshi Okabe le Sam 8 Juin - 10:41, édité 1 fois
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Mar 21 Mai - 23:03

Yuki était content, ils avaient un plan et il lui restait une heure avant son entrevue avec Gino. Il savait néanmoins qu’il faudrait plus que de belle parole pour se mettre le beau parleur de la mine de son côté.

Bouly décida qu’un bon plan de fabrication avec les dimensions et tout ce qu’il faut pour construire la fausse Bertha était indispensable, il se mit donc au boulot. Il traça un plan d’ensemble très ressemblant, des vues explosée avec des dimensions. Il indiqua même l’endroit qui lui semblait le plus propice pour installer le jouet.

Yuki et Roger eux allèrent sur le divergence. Bakasaru voulait faire une petite démonstration du pouvoir explosif du sodium, car une petite démonstration ça mets toujours tout le monde d’accord. Il descendit à la cale et prit un petit bout de la substance jaune entre ses doigts. Il avait oublié que ses doigts étaient humides et le sodium se mit à dégager de la fumée. Yuki lâcha aussitôt ce qu’il tenait et la réaction s’arrêta d’elle-même ayant consommé toute l’humidité. Il sortit son mouchoir et emballa délicatement son petit caillou jaune de la taille d’un gravier. Le chimiste lui avait dit que ce serait bien assez pour que ça leur fasse de l’effet. Une fois qu’il eut ce qu’il était venu chercher, il repartit non sans avoir vérifié que Roger s’en sortait avec le chimiste. En effet, ce dernier recueillait la procédure de purification du sodium à usage explosif. Roger avec de l’expérience avec la mise par écrit, il saurait tirer le meilleur du chimiste.

Sur le chemin du saloon, il aperçut du coin de l’œil une silhouette féminine qui attira son attention. Les courbes de Julia Cromignonne s’étaient gravées dans esprit sans qu’il ne s’en rende compte lors de leur première entrevue. Il venait surement de trouver une des raisons qui avait fait qu’il s’était fait retourner comme crêpe. Il s’était juré qu’il lui reparlerait et qu’il ne se referait plus avoir ce coup-ci. Il avait du temps à tuer avant son entretien du début de soirée. Ce serait quand même une nuit de folie, alors autant commencer tout de suite les hostilités et se mettre en jambes. Il avait réfléchit en peu et savait comment l’appâter.

« Julia ! Julia ! Excusez-moi, vous auriez un peu de temps à m’accorder? »
Elle se retourna et dévisagea l’homme qui venait de l’appeler par son nom alors qu’elle ne se souvenait pas de lui. Yuki ne laissait de souvenir intarissable à presque personne et ça n’allait pas changer de sitôt.
« Est-ce qu’on se connait ? Monsieur ? »
« Yukikurai, mademoiselle. Vous m’avez vendu un truc hier et… »
« C’est ni échanger, ni reprit. Je suis désolé, je ne me souviens pas de toutes mes ventes. »
« Ce n’est pas pour ça que je viens vous voir. Je voudrais me payer vos talents pour la boutique que je vais ouvrir. Il me faut quelqu’un qui sache vendre et qui soit dure en affaire. Et il n’y a pas plus dure que vous en affaires, comme j’ai pu le constater moi-même hier. Mais je suis moi-même assez têtu. Je vous propose ceci, vous seriez vendeuse et trésorière. Je vous paierai 300 000B par mois pour votre travail. Vous pourrez continuez à vendre vos babioles en plus si vous voulez. Payez pour faire ce que vous faites le mieux, il y a pire comme proposition. Je vous laisse réfléchir. »

Yuki avait réussi à faire toute sa litanie sans qu’elle arrive à lui couper la parole pour essayer de le retourner. Il avait dû faire preuve de charisme, un comble, de volonté pour s’imposer de telle sorte à la jeune femme. Le fait de ne pas regarder réellement ses grands yeux bleus, lui avait évité de se perdre dedans. Avant qu’elle ne commence à répondre, il fit le mec désintéressé et lui tourna les talons. Cela eut l’effet escompté et elle le rappela.

« 500 000B par mois. »

La somme annoncée avait réussi à attire sa curiosité. Elle ne perdait pas de temps pour exprimer ses exigences.

« 300 000B. »
« 450 000B. »
« 350 000B. »
« 400 000B par mois et 100 000B avant votre départ. »

Yuki qui commençait à se perdre en regardant la jeune fille dans les yeux et qui s’estimait satisfait de sa négociation pour une première fois, accepta et lui donna rendez –vous à dix heures pour qu’elle rencontre ses collaborateurs. Il conclure la discussion par une poignée de main et Yuki reprit la route du bar. Il arriva au saloon avant les autres, malgré sa petite rencontre avec Julia, dont il voyait encore les yeux bleu quand Bouly arriva avec ses premiers croquis.

« Voilà ce que j’ai pu faire en si peu de temps. Je fignolerai avant notre départ, mais là ça devrait suffire. C’est quoi ce sourire niais sur ton visage là ? »
« Heu, quoi, ne je souris pas. Je suis juste content parce que Julia la fille dont je vous ai parler à accepter de devenir ma vendeuse. »
« Oui, t’as vendeuse. Hum, bien sûr. »

Bouly aurait encore pu continuer à le charrier longtemps, mais il fut sauvé par l’arrivée de Gino. Roger lui ayant dit qu’il n’aurait pas fini avant un bon bout de temps, il commença l’exposé du plan imaginé, sans lui. Il expliquait avec ferveur et détails l’idée et la façon de la mettre en œuvre, quand vint la question du sodium.

« Je vais vous faire une démonstration, j’avais prévu votre scepticisme. Rackham ! Je pourrais avoir un verre d’eau ? »
« Je ne sers pas de ça ici. L’eau c’est pour les poissons. »
« Oui, mais c’est pas pour boire, c’est pour expérience. »
« Raison de plus, si tu veux faire une expérience va la faire dans l’abreuvoir des chevaux juste devant. »

Yuki accepta et sorti suivit de Gino, Bouly et quelque curieux. Ils attachèrent les chevaux qui buvaient plus loin pour avoir de la place et Yuki commença sa démonstration. Il sortit de sa poche le mouchoir dans lequel il avait mis le sodium. Il le montra à tout le monde puis le jeta dans l’eau. Le petit caillou jaune se mis directement à fumer et les gens se penchèrent au-dessus de l’abreuvoir sous le regard amusez de Bakasaru. La substance finit par exploser en projetant une jolie gerbe d’eau sur tous ceux qui s’étaient avancé trop près. Yuki ajouta avec un sourire dans la voix.

« Imaginez ce que ça donne avec une plus grande quantité. »
« J’imagine en effet que votre plan a de quoi tenir la route avec ça. Rentrons et discutons buisines, maintenant. »

Ils passèrent donc la soirée à négocier le prix du minerai, chacun voulant que ça soit un maximum avantageux pour lui. Ils partirent de situation simple pour fixer le prix de base, mais ensuite Gino vint avec la question des minerais spéciaux sur lesquelles, ils tombaient de temps à autres. Puis une fois ce problème pratiquement régler, Yukikurai lança celui de la quantité qu’il achèterait tous les mois. Ce débat-là ne dura pas plus d’une bière, car la réponse était on ne sait pas acheter ce qu’il n’y a pas. Gino finit par laisser le jeune révolutionnaire à sa bière en lui serrant la main et en lui disant à demain 10H.

Bakasaru savoura le fond de sa bière et surtout le fait d’avoir eu une journée bien remplie. En un jour, ils avaient établis en plan de défense pour Union John, ce qui leur permettaient d’avoir les mineur de leur côté. Bouly avait trouvé une fille qui saurait couler le métal de la boutique. Yuki avait réussi à monnayer les services de Julia pour la partie commerciale. Et de ce qu’on avait pu lui dire Kyoshi travaillait d’arrachepied pour la défense des tunnels. A un moment, il avait bien cru qu’ils n’auraient pas fini tout ce qu’ils devaient faire avant demain, pour enfin reprendre la route. Il rentra dormir satisfait du travail qu’ils avaient fait.

Spoiler:
 
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Mer 29 Mai - 22:01

Alors qu’il passait une bonne nuit réparatrice qui lui permettait d’évacuer son stress dû à la surcharge de travail, il se réveilla en sursaut à l’aube.

« Merde ! J’ai oublié quelque chose ! J’en suis sûr ! »

Il avait parlé aux mineurs et à Julia, mais il avait complètement oublié d’aller parler à Jenna, la fille rencontré par Bouly la veille. Il fallait qu’il aille la voire pour qu’elle vienne à la réunion de 10H. N’arrivant plus à se rendormir, il sortit de sa tente avant que le soleil ne se soit lui-même levé. Il grignota quelques biscuits en se rendant devant la tente de Bouly.

« Bouly ! Hé, Bouly, réveil-toi. J’ai besoin de toi. »
« Hum, hum. Quoi ? »
« Debout fainéant, j’ai besoin de ton aide pour aller parler à la forgeronne. »
« Non, mais t’es pas bien dans ta tête ou quoi ? Le soleil est pas encore levé. Reviens quand il fera clair. »
« Allez lève-toi, moi j’arrive plus à dormir. Et il va faire clair dans pas dix minutes. »
« Oui, lève-toi qu’on puisse se rendormir. Parce que là vous faite chier tout le monde. »
« Oui !»
« Pas faux ! »
« Ok j’arrive, mais Jenna va pas s’envoler tu sais. »
« Oui, je sais mais j’ai besoin de la rencontrer avant le rendez-vous de dix heures. On ne sait jamais qu’elle soit difficile à convaincre. »
« Mais t’es lourd toi, je t’ai dit hier qu’elle était d’accord du moment que tu lui fournis du matos de qualité. Fin maintenant que je suis debout… »

Engelo finit par sortir de sa tente. Il n’avait pas l’air des plus contents, mais il était debout maintenant. Il réussit à convaincre Yukikurai de venir s’assoir à l’intérieur le temps qu’il mange un bout. Une fois qu’il eut fini de déjeuner, ils quittèrent la tente, alors qu’un bout de l’astre orange pointait son nez au-dessus de la mer.

« Tu vois qu’il fait clair maintenant. Hihi.
« Putain, t’es chiant quand tu veux toi. »
« Vos gueule ! »
« Hoho ! » « Hihi ! »

Les deux homes partirent en rigolant en direction du sous-marin, quelque fois que Jenna revienne chercher de la ferraille. Il n’y avait personne aujourd’hui à proximité de l’épave, ils se mirent donc en route vers l’atelier de la jeune femme. Bouly l’avait suivi la veille et heureusement pour eux, il avait plus le sens de l’orientation qu’un certains Zoro qui fut bien connu à une époque, mais non pas le pote de Bernardo, l’autre. Le chemin n’était pas trop compliqué non plus et ils arrivèrent rapidement à destination. Par la plus grande chance, la jeune fille arriva en même temps qu’eux.

« Tiens, bien le bonjour Monsieur Engelo et Monsieur ? »
« Bakasaru Yukikurai, Mademoiselle Jenna, je suppose. »
« En effet, elle-même. Vous devenez plutôt connu par ici Mr Bakasaru, avec tout ça. »
« C’est lui, le type qui veut ouvrir une fonderie et qui aimerait s’offrir vos services. »
« Oui, j’avais bien compris hier. Je vous avais déjà dit que moi ça m’allait du moment que j’avais du bon matériel et un petit salaire. »
« Ha ! Tu vois, je te l’avais dit que tu m’avais fait lever tôt pour rien. »
« Appelez-moi Yukikurai s’il vous plait. Je vous promets du matériel neuf et 400 000B par mois, comme Julia. J’ai donné rendez-vous à toutes les personnes que je recruté aujourd’hui à dix heures, chez Rakham. En serez-vous ? »
« Oui, ben comme ça je sûr et je lui donne rendez-vous. »

« Ok, pas de problème pour moi, j’y serai. Tant que vous êtes là, vous voulez peut-être que je vous face visiter et que je vous montre ce que je fais. »
« Oh, oui ce n’est pas de refus. »

Elle fit donc le tour du propriétaire en commençant par ce qu’elle avait déjà coulé, les différents types de métaux dont elle disposait. Puis elle montra ses installations, plus que rudimentaire, mais qui rallumèrent la flamme chez Yukikurai. Ses yeux brillaient devant la vielle enclume qui lui rappelait celle de son enfance.

« Dites-moi Jenna, je peux vous appeler Jenna ? Est-ce que je peux jouer avec votre forge ? Il y a longtemps que je n’ai pas taquiné le marteau. »
« C’est pour ça que tu voulais venir si tôt, espèce de trou de pète ! »
« Il n’y a pas de problème pour moi. J’allume le foyer pendant ce temps choisissez ce qui vous fait plaisir comme nuance. »
« Merci bien Jenna. »
« Ne me réponds pas surtout. »
« J’avoue que j’ai envie de faire un truc depuis quelque temps maintenant. Tu peux rentrer maintenant si tu veux. »
« Et comment ! Je vais finir les plans de la fausse Bertha, moi, pendant que tu joues. »

Bouly repartit sans demander son reste, plus par principe que vraiment fâché. Quant à lui, Yukikurai sortit pendant que Jenna allumait le foyer. S’il voulait que ça ne prenne pas trop de temps pour forger, il ne fallait pas qu’il choisisse de l’acier qu’il faut chauffer très fort pour pouvoir le façonner. Il fallait qu’il prenne un autre type de métal à plus bas point de fusion, du cuivre par exemple, même si ce dernier n’est pas top pour forger. S’il trouvait une nuance un peu noble parmi les tas de métaux trié par Jenna, cela ferait l’affaire pour ce qu’il avait en tête. Il voulait faire, un poignard d’apparat. Il s’approchait d’un cinquième tas où, il trouva son bonheur. Ce petit tas était constitué de lingot et barre de bronze. Voilà qu’il lui allait à merveille, du bronze, l’ancêtre de l’acier qui compose aujourd’hui les lames des armes. Une matière plus noble à travailler, mais qui possède bonne caractéristique mécanique malgré tout.

Yukikurai rentra tout content dans la grotte qui était remplie de fumée qui n’était pas évacué de manière efficace. Heureusement que le four se trouvait à l’entrée que la cheminée, si on peut l’appeler ainsi donnait vers l’extérieur. Une fois que le feu fut bien lancer la fumée était nettement moins présente ou peut-être si ‘était-il habitué. Il mit chauffé la barre d’environ trois centimètres de diamètre dans le foyer. Il fit chauffer, la tige à environ une trentaine de centimètre de l’extrémité. Lorsque le métal commença à rougeoyer, Yukikurai attrapa la tige de bronze et sentit nettement la morsure de la chaleur à travers le gant que lui avait prêté Jenna qui regardait derrière son épaule. Le bronze étant constitué en grande partie de cuivre, il avait hérité des mauvaises propriétés de ce dernier, bon conducteur de chaleur, il répandait la chaleur sur toute la longueur de la barre.

Yuki détacha la partie qui avait été au feu du reste de quelques habilles coup de marteau. Tant que le métal était encore malléable, il commença à esquisser la forme de la lame en aplatissant le cylindre. Il remit son bronze au feu, puis le ressortit de nouveau, cette fois en s’aidant d’une pince, il n’allait pas se faire avoir deux fois. La lame prenait magique forme à chaque impact. Lors de la session de travail suivante, il forma le manche en repoussant le surplus de matière vers la lame. Pendant que le futur poignard prenait le chaud, Yuki partit à la recherche de quelque chose pour effectuer un trou au milieu de la lame. Il trouva ce qu’il semblait être un petit burin. Il s’en servit pour effectuer une ouverture au milieu de la lame où il comptait incérer une pierre bleue phosphorescente qu’il avait emportée d’Inu Town. Ce fut un vrai travail de patiences pour arriver à effectuer une ouverture dans laquelle venait s’enchâsser plutôt mal la petite pierre. Cela faisait deux heures qu’il était à l’ouvrage et il finissait le gros œuvre. Il lui restait encore un peu moins de deux heures avant l’heure de la réunion. Il aurait peut-être fini dans les temps.

Yukikurai remit son poignard dans les flammes de la forge et lorsqu’il le ressortit, il s’attaqua à former la partie tranchante de la lame. Pour le moment, elle ne serait pas coupante, car ce n’est pas au marteau que l’on façonne le fil de la lame. On se sert de pierre à aiguiser, mais c’est quand même nettement mieux quand il n’y a plus trop de matière à retirer en ponçant le couteau. Après, deux passages entre l’enclume et le feu pour former la lame, il se dit que c’était suffisant, car ce qu’il confectionnait n’était destiné à couper des choses. C’était une lame bijou.

Entre deux passages de la lame sur l’enclume, Yuki avait joué avec l’autre morceau de la barre, donnant d’habille coups de marteau, il amincit le cylindre jusqu’à obtenir au final un fil d’un peu moins de cinq millimètres. Avec des outils aussi rudimentaires, il était déjà assez satisfait de son œuvre. Il mit chauffé la lame façonnée et le fil. Puis quand le fil fut bien chaud, il souda à coup de marteaux et grâce à un tison en fer nettement plus chaud, quatre petite griffe de chaque côté qui viendrait sérer la pierre. Voilà qui finissait le travail de forge.

Il glissa la pierre bleue dans son emplacement, mais quelque chose n’allait pas au goût du jeune homme. L’alliage de bronze, qu’il avait utilisé, était fort clair, plutôt jaune que brun comme le bronze oxydé. Il aurait voulu que sa lame soit plus foncée. Il essaya de se souvenir de comment faisait Jack lorsqu’il n’était pas satisfait de la teinte du Bijoux qu’il fabriquait.

* Je crois qu’on avait à la bijouterie, différents liquides capables de changer la couleur du métal. Oui, je le revois faire. *
*Ho, un de nos chimistes aura bien ce qu’il me faut.*


Arrivé à cette conclusion, il remercia Jenna de lui avoir permis de jouer dans sa forge et lui rappela qu’il l’attendait à dix heures, chez Rakham. C’était la cinquième fois qu’il lui disait, mais il avait bien fait sans le savoir, car le jeune était très tête en l’air. Elle lui confirma sa venue, alors que ce dernier filait déjà vers le Divergence.

Arrivé sur le Divergence, il mit plus de temps à se faire comprendre des chimistes, qu’à patiner son bronze. En effet, le premier ne comprenant pas ce que Yuki lui disait, il alla chercher un collègue qui fit de même. Enfin à trois cerveau et à force d’explication ils comprirent enfin ce que le forgeron voulait. Cela avait quand même prit un quart d’heure, alors que la lame, elle ne fut trempé dans le liquide que pendant cinq minutes. Il lui avait bien dit ce que c’était, comme si c’était évident, mais tout ce que le jeune forgeron avait retenu c’est que c’était un liquide incolore. Une fois qu’ils eurent sortit la lame de son bain, la lame avait maintenant une belle couleur brune. Ce qui ravi Yuki. Il se retira sur le pont pour fixer le cristal que lui avait taillé Jack à Inu Town. Il plia contentieusement les huit petites griffes et l’arme était finie.

Il sortit sur le pont et commença à effiler la lame avec sa pierre à aiguiser pendant le temps qu’il lui restait. Il n'y avait rien à faire, ce mouvement répétitif lui vidait complètement l’esprit de tout soucis. Le fait d’avoir pu jouer avec le métal lui avait fait autant de bien qu’une bonne nuit de sommeil. Il se retrouvait en accord avec lui-même. Il se sentait plus léger, plus fort et plus déterminé. Il s’arrêta à temps pour ne pas être en retard ça aurait été un comble quand même.

Il arriva bien avance, mais pas le premier puisque Rakham était déjà dans son bar, ainsi que quelque client du matin. Il attendit les autres en continuant de jouer avec le poignard. C’étant rendu compte en aiguisant larme que la patine n’était qu’une couche superficielle, il laissa jouer ses doigts et dessina des motifs à l’aide d’un espèce de clou. Le protagoniste suivant fut Gino qui arriva cinq minutes avant l’heure avec de bonne nouvelle puisque les mineurs c’était rangé à son avis. Il fut suivit de Roger qui était l’homme de confiance qu’il laissait pour gérer le brol. La suivant fut Julia qui entra dans le saloon pile à l’heure. La dernière, fut Jenna qui arriva bien sur un peu en retard. Les artistes, je vous jure.

La réunion dura une bonne petite heure, ce qui leur permit de finir juste pour l’heure de l’apéro. Yuki les avait d’ abord laissé faire connaissance. Puis, il les remercia d’être venus et leur réexpliqua ce qu’il attendait d’eux. Ensuite, vint le choix de l’emplacement et d’après les demandes de Bakasaru, Rakham leur indiqua une zone déserte un peu à l’écart de la ville où passait un petit cours d’eau, l’eau étant très utilisée dans le processus de fabrication de l’acier.

Une fois tout ça fait, il alla trouver Julia et lui donna son avance, comme promis. Puis il donna la même somme à Jenna qui elle n’avait rien demandé. Il lui dit que c’était pour qu’elle puisse s’acheter du matérielle de bonne qualité. Lorsqu’il quitta le bar, il donna son poignard tout neuf à Rakham.
Spoiler:
 
« En compensation pour les désagréments posé par nos scientifique et pour que tu continues à veiller sur cette ile avec sagesse. Merci du coup de main. »

Il retourna au camp finir son paquetage avec tout le monde. Quand ils eurent fini la plage ressemblait de nouveau à une plage, plus à un camping. La petite troupe fit route ensemble jusqu’au Divergence. Là, Yukikurai eut la surprise de trouver Jenna avec une brouette avec deux, trois barres de métaux et alliage différent.
Tenez, c’est pour vous qui aimez tant travailler ces matériaux. En signe d’amitié et de loyauté pour votre boutique. »
« Merci beaucoup Jenna, nous resterons en contact autant que faire se peut pour voir comment va la boutique. Merci et à un de ses jours. »

[hrp] J'ai fini comme tu peux le voir. A toi la main.[/hrp]
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Kyoshi Okabe
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Sam 8 Juin - 10:40

Une autre nuit de travail acharné.

Toute la section commençait à être sur les genoux. Mais l'île commençait à être prête. Le P'tit Futé. Métal'Union. La défense de la mine. Tout était au point. Plus ou moins. Nombre de pièges devaient encore être mis-en-place dans la mine, mais les plans étaient réalisés, les emplacements étaient déterminés, un mineur compétent avait certifié que tous les accès étaient protégés. Un système d'alarme avait même été implémenté. La réception Den-Den étant inexistante dans la mine, il avait fallu tendre un très long fil à travers les galeries. Une cloche pour toute alarme. Simple, mais efficace lorsque l'action se fait depuis l'entrée de la mine, et que le fil reste presque imperceptible dans la pénombre des torches dans la mine.

Ils embarquaient pour l'heure tout ce qu'il restait du matos sur le Divergence. Kyoshi avait terminé depuis bien une heure d'embarquer ses propres affaires. Il restait appuyé sur la rambarde, seul. Mais il ne regardait pas les derniers préparatifs, ni même l'île qu'ils quittaient après y avoir passé deux jours de folie. Non. Il regardait l'horizon.

Là-bas se trouvait Hiroko.

Et à nouveau, les mêmes pensées inquiètes retraversaient l'esprit du physicien. Il jeta un instant un regard sur ses lames de poignet. Cette fausse main qu'il avait si longtemps haï. Il se prit à penser subrepticement qu'un jour coulerait dessus le sang de ceux qui avaient été à l'origine de la disparition de la chef de la section. Ceux qui étaient ses bourreaux. Les bourreaux de dame Lifchitz, les bourreaux de Kyoshi.

Il décrocha son poing et le rangea dans sa grande poche intérieure, chassant ces pensées de son esprit. Il regarda le soleil qui se levait sur un jour nouveau. Pour lui, pour Yuki, pour la section. Pour la révolution, peut-être même.

Une main se posa sur son épaule. Une main fine et légère. Celle de Mina. Il ne lui accorda pas un regard. Elle respecta son silence et s'appuya contre la rambarde, à son tour, alors que le navire démarrait, sous les ordres de son capitaine.

La Recherche pouvait reprendre. Hiroko.

La chasse pouvait commencer. Toji Arashibourei...
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