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 Seule au monde...
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Izya
Reine Céleste

♦ Localisation : Thriller Bark

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Dorikis: 8555
Popularité: -692
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Mer 2 Jan 2013 - 10:57

Haut delà, des montagnes embrumées

J’entends une voix. Une voix grave qui chante. C'est un chant assez triste, qui a l’air lourd de sens.

Non loin des sombres cavernes du passé

Où suis-je exactement ? Je ne sais pas, je n’ai pas encore ouvert les yeux. Mais mon corps est lourd et immobile. Il a mal aussi, et faim. Apparemment, je suis assise contre quelque chose. Lorsque j’essaye de bouger, des liens m’entravent.

Les pins rugissaient vers le ciel haut et fier

J’ouvre un œil, le soleil m’éblouit. Il me faut un petit temps d’adaptation avant d’observer la situation. Et enfin, je vois. Je vois que je suis sur un navire voguant au gré du vent. Les gens que j’aperçois, je ne les connais pas.

Les vents gémissaient dans la nuit d’hiver

Mon regard tombe enfin sur cet homme, le chef de la troupe. Puis, non loin de lui, sur Mamie Sophie. Alors je me souviens. Je me souviens que je me suis faite capturer et que je suis emmenée loin des miens.

Rouge le feu

Je regarde mes liens. La faim, la douleur, tout disparait. Tout. Et ce tout laisse place à la solitude, au regret et à la tristesse.

Sur mille lieux

Je baisse la tête. Des larmes roulent sur mes joues. J’ai tout perdu. Je n’ai plus rien. Mes amis ? Envolés. Ma liberté ? Partie. Mes armes ? Enlevées. Ma joie… Détruite.

Flambait les arbres, torches de lumières.

Le chanteur s’est arrêté, les gens l’applaudissent. Personne n’a encore vu que j’étais éveillée. C’est peut être mieux ainsi. Je n’ai pas envie de parler à mes geôliers de toute manière. Je dirais même que je n’ai pas envie de parler. Alors je reste immobile à les écouter parler, chanter, rire, vivre… Un équipage soudé en somme, où l’amitié règne en maître. Mon équipage est aussi de ce genre… était aussi de ce genre… Je revois encore chacun des visages de mes nakamas dans ma tête…

Mizu… Au final, je n’ai pas pu beaucoup te parler, apprendre à te connaitre. Tu m’as laissée rejoindre ton équipage sur un simple coup de tête et lorsque nous étions en mer, tu as passé la majeure partie de ton temps seul… Mais je sais que tu as un grand cœur au fond de toi. Tu veux veiller sur nous, tes amis, parfois avec des idées loufoques mais c’est aussi ce qui fait ton charme.

Lion. Enfaite, c’est grâce à toi si je suis arrivée jusque là. Toi qui es venu vers moi ce jour là. Toi avec ton sourire… Et aussi ton caractère de merde, presque aussi pourri que le mien… Enfaîte non, le mien est plus pourri. Héhé. Héhé… J’t’en ai fait baver, avec ce caractère. Mais malgré tout, on se marrait bien et ça me manque déjà…

*Gloup*

Mon ventre à faim, mais je crois bien être incapable d’avaler quoi que ce soit. Ah, Cassandre… M’aurais-tu cru si un jour je t’avais dis « Non merci, je n’ai pas envie de manger. » ? Tu m’aurais regardée avec des yeux ronds en me demandant si ça allait… Oui, rien que par ce détail tu aurais su que ça n’allait pas. Et tu aurais été trouver Yuki pour qu’il cuisine quelque chose de tellement bon que je n’aurais pu y résister. Ce pauvre Yuki que nous n’arrêtions pas de désespérer… Mais qui restait tout de même fidèle à lui-même : joyeux et serviable. Un vrai rayon de soleil ce p’tit gars. J’espère qu’il va bien… J’espère que vous allez tous bien. Que Mitsume avec qui j’ai peu parlé, vous chante des chansons. Que Shinji et Mugen continuent de vous faire rire. Que Cassandra a retrouvé le sourire grâce au retour de Takashi. Que Tokigawa n'embête pas trop les filles. Que Azrel se plait toujours parmi nous… parmi vous. Et que le Prince arrête d’être aussi coincé ! Qu’il arrête de nous regarder de loin tout en nous… vous enviant et qu’il se joigne à vous. Et pour de bon.

Oh que oui, vous me manquez les gars…


Dernière édition par Izya le Jeu 3 Jan 2013 - 10:18, édité 2 fois
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Izya
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Mer 2 Jan 2013 - 16:20

Le temps passe et je reste dans mon mutisme. Ce qui finit pas inquiéter certaine personne du navire, dont Mamie Sophie, qui, courageusement, s’avance vers moi pour voir si je suis réveillée. Car oui, cela fait plusieurs heures que nous sommes partis d’Hungeria et donc plusieurs heures que je feins l’inconscience. Mais la voir comme ça, s’approcher de moi, réveille ma haine en son égard. C’est entièrement sa faute si je suis ici, entièrement sa faute si je ne suis plus libre.

Les yeux à demi clos, je l’observe… Je la vois arriver, se rapprocher. Encore un peu, un tout petit peu. Et d’un coup, je les ouvre, grands, et remplis de haine, de rage et de soif de sang. D’un mouvement rapide de la jambe, j’envois mon pied en direction de la joue de la grand-mère.

DÉGAGEEE ! DÉGAGE DE LA SALOPE ! PUTE ! […] CONNASSE !

Mon pied n’a jamais atteint sa cible, car Mark, le chef de la bande, l’a retint juste avant qu’il ne touche Mamie Sophie. Et pendant que je jure, je me débats, tire sur mes liens. Si fort que ça me fait mal, mais je m’en moque, je veux juste qu’elle sorte de ma vue ou, à défaut, lui faire ravaler son dentier. Finalement, devant mon agitation, de nombreux des gars rappliquent et escorte leur Mamie plus loin sur le navire. Une fois hors de vue, j’arrête de hurler et de bouger, mais la colère est toujours là. Mark me regarde, songeur, mais préfère me laisser pour le moment en disant à ses hommes de faire de même.

Je suis une nouvelle fois seule avec mes pensées. Mes souvenirs. Mes regrets. J’ai du temps pour me remettre en question, et trouver quoi faire dans cette situation. Quoi faire… Rien. Juste attendre. C’est tout ce qui me vient à l’esprit. Attendre et subir. Ce n’est qu’un mauvais moment à passer, que je me dis. Ça ira mieux plus tard… Ça ira forcement mieux un jour. Peut être… Ou peut être pas. Ça se profile assez mal en tout cas. Dans tous les cas, je ne peux absolument rien faire en étant attachée à ce mât. Sauf peut être parler. Mais ma fierté s’y refuse pour le moment… Pourquoi ? Car je n’ai pas envie de sympathiser avec mes gardiens, et je ne veux pas leur demander de l’aide. Tant que la colère est là, je préfère souffrir que de leur faire savoir que j’ai besoin d’eux à cet instant pour rester en vie.

Le temps passe et le soir arrive. Je commence à avoir vraiment la dalle mais me refuse toujours à parler. L’heure du dîner approche sur le navire, et de bonnes odeurs s’échappent de la cuisine. C’est une torture. Mais je tiens. Le pont se vide, ils me laissent là. Cette fois, je suis vraiment seule. Le soleil disparaît petit à petit derrière les vagues de l’horizon. La chaleur apportée par ses rayons avec. Je commence à avoir froid et je n’ai rien pour me réchauffer. Je relève mes jambes sur mon ventre afin de me mettre en boule et de conserver au maximum la chaleur de mon corps. Et je me répète toujours la même phrase depuis tout à l’heure.

Ça va passer… ça va passer…

Je tremble un bon moment avant que des bruits de pas attirent mon attention. C’est Mark. Il tient une assiette. Je le vois d’abord comme mon sauveur, puis je me souviens que sans lui, je serais libre et bien au chaud. Je conserve donc mon silence tout en regardant ailleurs. Ça fait près de douze heures que je n’ai rien avalé, alors devant l’odeur qui se dégage de l’assiette, mon ventre gronde.

L’homme s’accroupit à mes côtés et me regarde, hésitant. Je ne peux m’empêcher de le regarder moi-même du coin de l’œil. Puis, je crois comprendre ce qui le fait hésiter… Il va quand même pas faire ça… Non… Il va pas oser ?!

Aller, ouvre la bouche…
Tu es… Sérieux là ?
Cela me réjouit autant que toi alors finissons en et vite !
Nan mais… NAN ! Tu me libères un bras ou splurt

Le voila qui me fout la fourchette dans le bec sans autre forme de procès… C’est bon, ça fait du bien mais merde. Non ! Je veux pas être humiliée de la sorte !

Hey ! Mais ça va splurt

Putin ! Il recommence ce con ! J’avale rapidement ma bouchée avant de parler une nouvelle fois, mais en esquivant l’attaque de fourchette cette fois ci.

Arrête sérieux ! T’as peur que je te tue avec une fourchette ?! Allez quoi ! Libère moi juste un bras bordel !
Je suis certain que tu serai tout à fait capable de tuer avec cette simple fourchette…
Et je ferais quoi ensuite, hein ? On est au beau milieu de Grand Line ! Qu’est ce que tu veux que je fasse ! Je sais pas naviguer et je ne sais pas par où je dois aller pour rejoindre la terre ferme ! Alors oui, tu veux que je fasse quoi ?

Il me regarde, essayant surement de lire en moi l’honnêteté de mes propos. Mais, lorsque j’ai dis ces mots, je me suis moi-même rendue compte de mon impuissance. Alors oui, ils sont vrais. Oh, je savais bien que j’étais dans la merde ! Mais une part de moi refusait de l’admettre. Et une fois que les choses sont dites, elles sont plus faciles à accepter, ou du moins, à réaliser.

Devant mes yeux brillants d’un léger surplus d’eau salée et du reflet des derniers rayons de soleil, le chasseur de prime décide de me faire confiance, me libérant un bras et posant l’assiette non loin de moi. Je ne dis rien et regarde la nourriture. Oui. Le surplus d’eau salée ne vient pas de la mer, mais bien d’une surproduction de liquide lacrymal. Et même si mon ventre attend désespérément le contenu de cette assiette, ma bouche ne veut plus l’avaler. Mon interlocuteur voit ce qui se passe et décide de revenir plus tard.

Finalement, je finis par me nourrir. Mais mon cœur n’y est pas. Il se meure. Et le froid commence à se faire vraiment ressentir. Grâce à mon bras libre, j’arrive à m’enrouler un peu mieux dans ma cape pour enfin trouver le chemin du sommeil…


Dernière édition par Izya le Jeu 3 Jan 2013 - 10:27, édité 1 fois
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Mer 2 Jan 2013 - 23:19

Une goutte. Voila ce qui me réveille. Une simple goutte tombant pile sur mon nez. Suivie de près par ses jumelles. Bientôt, mon corps est totalement trempé. J’ai froid et le vent ne fait rien pour arranger les choses. Finalement, c’est une tempête qui éclate en pleine nuit. Tempête qui finit de me glacer le sang. A partir de cet instant, la fièvre arrive, je tombe malade.

La maladie, chez moi, c’est régulier. Un simple courant d’air un peu trop insistant et paf, j’en ai pour deux jours de maux de tête, fièvre, nez qui coule et tout le tsointsoin. Alors là, je ne vous raconte pas. J’suis dehors, en plein milieu d’une tempête, accrochée à un mat. Nan sérieux, ma vie est géniale…

Ma tête se fait enclume, mon corps tente désespérément de se réchauffer. Je tremble. Je perds mes pauvres forces. Vais-je mourir ici ? En tout cas, c’est bien partie. Et finalement, c’est peut être mieux ainsi… Mon corps lutte mais mon esprit flanche. Je n’ai pas la motivation de continuer, je ne veux plus souffrir. Ainsi fini Izya, fille d’on ne sait qui, ange qui ne connait rien de sa propre race et pirate déchue au cœur brisée. Non.

Alors que je suis roulée en boule sur moi-même, les gouttes cessent de me tomber dessus. Un homme à la carrure imposante est là. Il me détache et me prend dans ses bras. Telle une enfant, je me laisse faire. En même temps, la fièvre est trop forte pour me laisser effectuer quoi que ce soit. On me met au sec, puis après séchage, m’attache dans un lit où je finis par me rendormir.

A mon réveil, je ne sais pas vraiment où je me trouve. Ma tête est toujours douloureuse mais je suis tout de même bien au fond de ce lit. Je regarde un peu autour de moi et je le vois, Mark, dans un fauteuil, entrain de faire tourner une de mes épées sur elle-même, la pointe dans le sol. J’essaye de m’asseoir mais plusieurs choses m’en empêchent. D’abord, ma tête qui trouve que la position allongée est beaucoup mieux. Puis mon bras, qui lui est retenu par des menottes. Résignée, j’abandonne l’idée en laissant retomber ma tête sur l’oreiller… Amplifiant ainsi le mal et déclenchant une quinte de toux.

Pourquoi es-tu pirate ?...

Mark… Il a parlé sans même me regarder au préalable. Cet homme, hier encore je le détestais, mais maintenant, je ne sais plus trop quoi penser de lui. Je me frotte la tête avant de lui répondre en toute sincérité.

Pourquoi pirate ? Bah j’dirais par un concours de circonstance… J’ai rencontré l’un des membres des Shinoryuus sur Suna et puis les autres… Je voulais aller sur Grand Line car je suis sûre que c’est sur cette mer que je pourrais découvrir d’où je viens, et ils m’ont accueilli à bras ouvert.

Repenser à mes nakamas me fait un pincement au cœur… Mais je ne veux pas retomber dans le chagrin, alors je me force à continuer de parler.

En y repensant, c’est vrai que j’aurai pu tenter de gagner ma vie pour pouvoir me payer le voyage. Mais peut-être parce que je suis trop jeune, je n’avais pas envie d’attendre. Et puis, être libre, pouvoir vivre au jour le jour avec des amis qui s’entraident… Je ne voulais pas continuer ma route seule. Et sans eux, je ne serais pas allée bien loin.
Ne regrettes-tu donc pas tous les meurtres que tu as commis ?

Je marque une pause le temps de réfléchir à ma réponse, et surtout d’analyser moi-même ce que je ressens vis-à-vis de ça.

Je ne sais pas vraiment si on peut appeler cela du regret… Bien sûr, j’aurai préférer ne pas les faire, mais au vu des situations dans lesquelles cela s’est produit, agir différemment aurait entravé ma liberté.

Mes mots sont suivit d’un silence. Cela n’est pas plus mal car avec le virus qui a pénétrer mon organisme, je sens mes forces diminuer très rapidement même sans réel effort. Puis Mark se lève et pose ma lame près de sa jumelle dans un coin de la pièce. Au moins, mes épées ne sont pas bien loin, c’est bien les seules choses qui me reste. Puis, le chasseur s’en va en me prévenant qu’un de ces hommes viendrait bientôt s’occuper de moi.


Dernière édition par Izya le Jeu 3 Jan 2013 - 10:34, édité 1 fois
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Jeu 3 Jan 2013 - 1:05

Les jours passent et se ressemblent. La chambre où l’on m’a installée est en faite celle du chef, alors il est celui que je vois le plus. Malgré cela, on ne discute que très peu. Il a l’air, hm… Je sais pas… attendrit ? C’est à peu près ça. J’ai l’impression qu’il serait presque d’accord pour me libérer. Mais il ne le fera pas, car il a tout de même son honneur à préserver et puis sa grand-mère tient absolument à ce que je moisisse au fond d’un trou. D’ailleurs, je les ai entendus s’engueuler à mon sujet. Du moins, elle gueulait et lui parlait, toujours d’une manière calme et sûre de lui. Elle affirmait que ma place était à la cave et non dans un lit, lui disait qu’il n’en voyait pas l’intérêt, car j’étais démunie et affaiblie par la maladie.

Fin bref, les jours passent avec une certaine routine. Les premières personnes qui viennent me voir le matin sont le médecin et Mark, puis, on m’emmène faire ma toilette et on me réinstalle dans mon lit. Ma fièvre finit par tomber au fur et à mesure des jours. J'ai décidé de coopérer avec ces gens. Et tant que ça se passe ainsi, ma vie est tout à fait supportable.

La seule personne que je refuse catégoriquement de voir est Mamie Sophie. Oh, elle a bien essayé de venir à la place d’une autre personne, mais à chaque fois que je la vois, je rentre dans une colère noire et lui hurle de dégager tout en essayant de me libérer de mes chaînes pour l’envoyer moi-même voir ailleurs si j’y suis. Du coup, pour plus de tranquillité, elle a finit par être interdit de séjour dans cette chambre, rendant mon séjour bien calme.

Mais avec tout ce temps qu’on me laisse pour penser, je réfléchis. Car oui, pour le moment je ne suis pas trop mal lotie, mais j’ai bien conscience qu’une fois arrivée sur l’île de Drum, qui est notre destination, ce sera différent. Et puis, en parlant avec certains hommes, j’ai appris qu’ils avaient fait en sorte que les Shinoryuus me croient morte. Tout ça pour ne pas avoir d’emmerde. En même temps, ils ont bien fait, car Mizu les auraient surement poursuivit jusqu’en enfer.

Enfin, quitte à être capturée, il fallait tout de même que j’arrive à faire en sorte qu’on parle de moi afin de faire savoir à mes compagnons que je suis encore en vie. Et cette île, Drum, j’ai bien demandé à ce qu’on m’en parle un peu, mais mis à part qu’elle était prise par la révolution et que des pirates étaient en chemin pour aller s’y aventurer, j’n’ai rien appris qui m’ait inspirée. En même temps, moi, toutes ces histoires de révolution et tout le tralala, ça ne m’a jamais intéressée. Pas pour rien que je ne lis pas le journal. Mais bon, pour pouvoir faire parler de moi, je ne voyais pas trop quoi faire… P’t’être brûler des maisons ? En faisant bien sur évacuer les résidents avant… Sinon… Aller voir d’autre pirate et voir s’que je peux faire… Nan vraiment, j’n’ai pas d’idée. Cependant, ce qui est certain, c’est que je dois être libre pour pouvoir espérer faire quelque chose.

Et ce soir, alors que je regarde par la fenêtre près de mon lit, je vois une île se dessiner à l’horizon. Il me faut donc agir vite maintenant. Déjà, je dois me libérer. Alors, j’attends que tout le monde soit endormi puis je commence à tirer sur la paire de menotte qui me retient au lit. Le bois ne cède pas. Bon, la méthode discrète ne marchant pas, tout va donc se jouer sur la rapidité. Je respire un grand coup, vérifie l’emplacement de mes armes, soit à l’autre bout de la pièce. Puis, je me concentre et tire une nouvelle fois sur la chaîne, pour ensuite donner des grands coups de pied dans le bois, jusqu’à se qu’il cède. Forcement, le raffut que je fais à vite raison du sommeil des chasseurs. Et comme plusieurs coups sont nécessaires pour rompre le bois… Je dois vraiment faire vite.

Libre malgré les menottes toujours attachées à mon poignet, je me rus sur mes épées et réussis à les avoir en main juste pour l’entrée fracassante de Mark qui brandit déjà son énorme espadon. Je pare le coup et regarde la porte. Dans un mouvement circulaire de lame, je dévie son épée et me créer une ouverture pour prendre la fuite, mais, plus rapide que moi Mark me bloque la sortie en refermant brutalement la porte. Ses hommes, eux, commencent à s’amasser derrière. Ils veulent surement voir ce qui se passe entre ces quatre cloisons mais l’ordre que leur chef donne est de maintenir cette porte, la seule issue, fermée.

Je pourrais bien baisser les bras à cet instant. Mais non, je compte vraiment partir de ce rafiot et annoncer au monde que je suis en vie. Alors je reste face à cet homme. Et même s’il est en parti la cause de mon malheur, je ne peux m’empêcher d’être gênée de devoir l’affronter. J’ai l’impression de le trahir… Lui qui me faisait « confiance ». Et il a l’air d’avoir autant envie que moi de se battre…

Le silence s’installe, aucun de nous ne baisse sa garde, c’est frustrant. Puis, n’y tenant plus, je lui demande sans trop d’espoir…

Laisse-moi partir…
Non.
J’veux pas te faire de mal !
Alors ne m’en fait pas.
T’es drôle toi ! C’pas toi qui es menacé de finir tes jours dans un trou !
Et ce n’est pas moi qui ai massacré des marines pour défendre des criminels !
Tss..
T’façon, réfléchis, mais même si je te laisse passer, les autres derrières la porte te coinceront.
T’es leur chef ! Ordonnes leur de me laisser vivre en paix !
Et je passerais pour quoi devant mes hommes ?! Nan, et puis, entre mes ordres et ceux de Mamie Sophie, on sait tous qui a le plus d’impact.

Et le problème est le même si j’arrive à lui passer sur le corps… Décidément, je suis piégée. Et ça, ça me fout en rogne. Tout ça à cause de cette pute de Mamie ! Je jure que si je la recroisse, je l’enverrai en pâture aux rois des mers ! Énervée, je regarde autours de moi, et mes yeux se posent sur la fenêtre. C’est une assez grande fenêtre, surtout pour un bateau… Une personne pourrait facilement passer au travers.

Mark a à peine le temps de comprendre mon intention que j’amorce ma course, puis le saut. Le verre se brise, ma peau se tranche en plusieurs endroits et le vent s’engouffre dans la pièce. Bref, j’ai sautée.

Et maintenant, je nage dans cette eau des plus froides. Je nage pour ma liberté.

Suite ici.
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