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Pour les frères tombés, wesh... On fait quoi pour eux?

Jackie Un' Becky
Jackie Un' Becky

♦ Localisation : Reverse Mountain
♦ Équipage : Etrangers

Feuille de personnage
Dorikis: 2321
Popularité: 140
Intégrité: -76

Dim 6 Jan 2013 - 14:56

Brrrraaaa... J'ai encore tout l'corps qui m'démange. Ca a l'air d'être un parfait abruti quand même l'autre qui s'met à poil et qui fout d'la zikmu de de-mer sur ma radio. Allez... Sérieusement, c'pas parc'que j'ai dansé qu'ça veut dire que j'ai bien aimé. J'sais pas c'qui m'a prit d'ailleurs. Ca r'ssemblait en rien à d'la danse. J'm'y connais moi, en danse, t'sais. Et c'est pas du tout faire onduler ses bras croisés devant soi ou sautiller un g'nou en l'air... C'te décadence, quoi!

J'ai quand même remercié l'mec déguisé d'lui avoir foutu une beigne. S'il l'avait pas fait, j'aurais fini par le faire. Ou alors j'aurais broyer les couilles du guignol pervers. En plus, il lâchait que des conneries... L'autre, là, il a sacrément la classe. Déjà avec son costard, sa p'tite moustache de pédale, ses cigares... Et puis en plus, il se la joue trop poète, mais genre... Pas l'poète comme j'les connais, tu vois. On dirait un gros bourge-nobliau qui s'la pète, niveau style. Mais c'qu'i'dit, ça a l'air profond.

'fin bon, j'm'attarde pas trop. Y'a un sacré bordel dans l'coin, et i'm'a d'mandé d'faire des prisonniers, d'les attacher et tout. Alors j'm'approche d'un gars qu'a l'air mal, mais pas trop. Il a du r'cevoir un coup d'tentacule de l'aut' déguisé en poulpe. Alors bon, j'suis cool, j'lui dis d'me suivre, que j'l'attache sur l'bateau. Et là, j'vois ce qu'j'aime pas voir. I'm'regarde de haut. Bah, si j'te jure bien, hein. Il me r'garde d'au moins cinquante centimètre plus haut qu'ma gueule. J'aime pas ça. En plus, il veut pas m'suivre. I'radote qu'i'doit mettre à l'infirmerie son pote qui gît à terre. Mais genre... J'lui ai pas posé d'question. Il a pas compris. Crétin d'marine... Après un bon coup d'jambe de bois dans les valseuses, i'm'regarde plus de haut, et i'fait plus genre 'j'me débats' quand j'commence à l'tirer par le col. Tiens allez, puisqu'il veut rester avec son pote, bah j'le prends avec aussi.

Le type qui semble s'appeler Jevta fait un peu pareil d'son côté. J'fais pas trop gaffe. Et Chan, elle m'aide en prenant deux clampins qui rampaient à terre, l'air de s'barrer tranquilou vers le centre ville. En r'montant sur le bateau, j'm'aperçois qu'c'est quand même la pagaille. I'a des gars qu'on l'air d'avoir rien à foutre là. M'occuperait d'eux après. Pour le moment, j'descends dans les soutes. Pas grand chose à signaler en fait. I'a une pièce sur laquelle i'a une clé, alors j'les fourre dedans et j'les attache avec une corde chopée sur le pont et la frangine fait pareil avec ses inconscient. Puis, on s'casse.

En r'montant, j'aperçois le type que j'sais toujours pas comment i's'appelle, avec son déguisement. Il a pas l'air de vouloir l'enlever. I'doit quand même puer la rage avec le soleil qui fait, en restant là-d'sous. Alors j'm'approche pas trop quand même. Mais un p...

SBAF !

- Putain d'jambe de bois!

J'me r'lève, et alors que j'commence à ligoter un clampin et un animal qu'on l'air d'avoir été assommés dans la bataille, j'crie un peu en direction du gars.

- Wesh mec ! C'est quoi tes plans, là, en fait. A part vivre libre, et tout, et tout... Pac'que bon. Tout ça n'nous rendra pas les frères tombés dans la dernière guerre des gangs, hein. Toi-même, tu sais.

Et j'lève un doigt pointé vers le ciel, en mémoire.


Dernière édition par Jackie Un' Becky le Mer 9 Jan 2013 - 22:08, édité 1 fois
Ishii Môsh
Ishii Môsh
Gentlefish


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Mar 8 Jan 2013 - 14:14

Le gros monstre tout suintant observe ses compagnons, un cigare dans un coin des lèvres, un sourire dans l'autre. Sourire qui transforme son visage déjà bien sali en une grimace absurde. Qui monte vers les joues, descend jusqu'au menton et déguise son énorme bouche en un trou noir immonde.

Ishii sourit. Observe la naine unijambiste mettre toute sa motivation à frapper, assommer et attacher les marines. A confondre les tapirs et les mouettes. A palabrer de sa jolie voix langoureuse. Enfin, langoureuse... Autant qu'une rappeuse naine unijambiste borgne peut l'être. C'est à dire, pas beaucoup. Surtout lorsqu'elle chute. Écrase sa tête déjà bien laide contre le sol et finit ce doux ton de poésie par une injure.

- Wesh mec ! C'est quoi tes plans, là, en fait. A part vivre libre, et tout, et tout... Pac'que bon. Tout ça n'nous rendra pas les frères tombés dans la dernière guerre des gangs, hein. Toi-même, tu sais.

Le doux cigare coincé aux lèvre du monstre fume quelques bouffées partant s'évaporer dans l'air. Plus haut dans le ciel, une cigogne part se cacher entre deux cotons blancs. Et l'Ishii prend la parole. Après avoir laissé quelques anges passer. Forcément.

_Hmm... Je protégerai mes amis. Lorsque quelqu'un tentera de les ligoter par exemple, je les libérerai. Je frapperai les agresseurs.

Et l'Ishii s’exécute. Non pas d'un gros et énorme coup d'épée qui aurait tranché la pauvre naine en deux. Juste un doigt dans l'estomac. Du genre qui coupe la respiration. Bloque les synapses et entraîne un gros mal un infime instant avant de disparaître.

_Hmm... L'animal et le dormeur sont mes amis. On n'y touche pas. On les laisse dormir.

Pour joindre les paroles aux actes, l'Ishii sort sa lame de son fourreau et d'un geste ample et rapide de celui qui manie son arme depuis des années coupe les liens qui laceraient les deux énergumènes encore endormis.

_Maintenant... Hmm... Ce que l'on va faire ? Trouver un moyen de vivre libre. Hmm... Mais pour ça, il faudra être puissant. Imposant. Faire comprendre au monde... Qu'on ne nous cherche pas. Ça non. Alors on frappera ceux qui voudront nous emprisonner. On volera les voleurs. On emprisonnera les emprisonneurs et sur notre route semée d’embûche... Hmm... L'herbe recommencera à pousser. Plus verte.
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Adrienne Ramba
Adrienne Ramba
Soeur Marie-Thérèse

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Mar 8 Jan 2013 - 20:47

C'est un peu bizarre, mais j'ai décidé de faire une pause. Pas le genre de pause comme tout à l'heure dans la montgolfière. Nan. Le genre spirituel. Une prière. Pas juste penser dans mon coin, mais méditer comme je le faisais quand j'étais au couvent. Ça avait l'air d'être chiant au début, mais à force, quand on comprend le truc, ça aide. Avec tout le bordel sur l'ile, les marines, les civils et ces pirates ; les Étrangers. J'ai pensé à des trucs. Des trucs importants. Mais j'ai besoin de davantage de calme pour y penser. Du coup, alors que le capitaine des pirates, l'homme poisson au cigare, a décrété que l'ile était sous son autorité, je me suis éclipsée. Dans le tumulte, j'ai vu Jackie qui s'est prise au jeu et qui a donné un coup de main. Pareil pour Chan. Mais quand Jackie fait, Chan fait aussi. Inséparable. J'ai un peu vagabondé en suivant la côte. J'ai monté une petite butte et entre deux bouts de moi, j'ai zieuté un endroit qui m'a touchée au cœur. J'ai ouvert la porte de la baraque. Personne. J'ai traversé sans vraiment regarder et j'suis sortie dans le jardin. C'lui-ci donne sur la baie. En hauteur et la vue dégagée, c'est sublime. Le soleil blafard balance ces rayons de soleil. C'est chaud. À côté, j'entends le son d'une source qui doit dévaler la butte vers la mer. Ou une fontaine. J'vérifie pas. Je sens que j'vais être bien. J'lâche tout et j'm'agenouille dans l'herbe. Le soleil et si bon. Il y a aussi la caresse d'une petite brise marine sur ma peau. Agréable. On est si bien. Je me laisse aller. Pas trop. Pas la peine de faire une réflexion sans mettre les cadres. Alors je sors les trucs traditionnels. Les mots maintes fois répétés par des nonnes et des religieux. Les rites existants depuis si longtemps qu'on sait même plus quand ils ont été faits. Des choses intemporelles qui me paraissent toujours si imposantes que je me sens toute petite à côté. Il y a des choses comme ça, qui traversent le temps. Et moi, je redeviendrais poussière à la fin. Je murmure, les yeux à moitié fermés. C'est comme si le silence se fait autour de moi. Et puis, un moment, je sais qu'il est là.

Enfin.

J'sais qu'il est jamais bien loin. Mais y a des moments où je l'imagine à côté de moi, limite avec la main sur mon épaule, à m'écouter. Ou plutôt, à m'entendre penser. Bizarre comme truc. Mais croire qu'il est là, ça pourrait être encore plus étrange. Je lui fais partager mes peurs et mes doutes, mes déceptions et mes peines, mes désirs et mes espoirs. J'ai envie de repartir. De relancer une aventure. Ne plus regarder le passé qui s'est mal terminé. Il est encore temps de repartir dans une aventure. Mais est-ce une erreur ? La précédente aventure a été source de grands maux. J'pourrais tout recommencer. Livrer les Étrangers à la marine. Redevenir aussi pur que je le suis. Je pourrais. J'hésite. Je prie. J'hume le vent. Je me réchauffe de ses chaleurs. Et puis, je finis par ouvrir les yeux. Et c'est une détermination chaleureuse, presque enivrante, qui s'anime dans mon cœur. Je sais que je saurais faire le bon choix. Car dans mes choix se trouvera la main du Seigneur. Il m'aidera quand le moment sera venu. C'est certain. Je termine ce moment de répit par les prières usuelles pour conclure ce genre de moment avant de me relever. En me retournant, je tombe nez à nez avec une famille au grand complet. Le père armé d'un tabouret, apeuré, sa femme se cachant derrière lui, les enfants accrochés au jupon de la mer, inquiet. Il aurait pu me frapper plus tôt. La surprise sans doute. Je leur souris. Un sourire franc. Un sourire aussi chaleureux que ce qui a embrasé mon cœur. Je sens leur peur s'enfuir. Je passe à côté d'eux et je passe une main dans les cheveux du garçon qui ne fuit pas ; peut-être pour montrer à ses sœurs qu'il est l'homme et qu'un homme n'a pas peur. Nouveau sourire.

Brave garçon.
Désolé du dérangement.


Il me regarde partir. Je sens comme une question dans leurs yeux auquel je m'empresse de répondre.

Je pense qu'ils ne mentent pas. Tout cela va rapidement s'arranger. J'y veillerais.

Et je sors sans savoir si mes mots ont rassuré. Sur le coup, j'ai peut-être bien trop peur d'apprendre que je fais moi-même trop peur pour être convaincante. Ou non. J'ai envie de savoir. Une brève fraction de seconde. Juste l'espace d'un moment où j'aperçois un sourire d'enfant qui vaut tous les merci du monde. C'est le cœur leger que je redescends. Retour dans le monde réel. Retour vers ces Étrangers si étranges. J'ai besoin de rencontrer leur chef. L'homme poisson. Celui qui se nomme Ishii si les rumeurs à son compte sont vraies. Je ne sais rien de lui. Et je veux beaucoup savoir. Où le trouver ? À un endroit d'où il pourrait voir le travail de son équipage dans sa globalité. Je trouve l'endroit et je m'y dirige. Endroit évident en réalité. C'est presque sans surprise que je le trouve. J'aperçois Jackie. Elle aussi, elle veut parler. Ça tombe bien. Discrètement, dans l'ombre d'un mat, je m'approche. J'entends la question, j'entends la réponse. Une réponse prometteuse. Mais les promesses ne sont pas les actes. Les mensonges sont si faciles. Alors je m'approche pour être vue. Et je parle.

Qui es-tu, Ishii Mosh ?

Tu veux être libre. Tu veux que l'on te fuie. Que l'on t'évite. Mais pourquoi es-tu recherché ? En voyant ces marines, je me doute bien que tu as une prime pour ta tête. Quel est ton crime ? Tes crimes ? Et si c'est le cas, pourquoi les avoir commis ?

Qu'as tu fais, Ishii Mosh ?

Es-tu un être qui tuera sans hésiter pour sa liberté ? Es-tu de ceux qui feront tout pour accéder à leur rêve en piétinant ceux des autres ? Comment te sens-tu de savoir que des enfants et des innocents ont peur de toi, de nous, et craignent pour leur vie. Leur rêve. Leur liberté même.

Qui penses-tu être, Ishii Mosh ?
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Jackie Un' Becky
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Mer 9 Jan 2013 - 22:07

- Wohla cousine !

Elle m'écoute pas... Elle préfère parler à l'autre. Apparemment, i's'appelle Ishii Môsh. Haha! C'te nom, quoi... C'est vraiment moche. Le pauvre. Si ça s'trouve, l'est aussi moche en d'sous son costume de poisson et c'pour ça qu'i'le porte... Maint'nant que j'suis pas loin, j'me dis qu'ça pue l'poisson en fait. Il pousse la truc jusqu'au bout, quoi. Il est bizarre. M'enfin, tous les artistes sont un peu bizarres. R'garde moi... J'suis la Reine... J'vais dominer l'monde, un jour. Dans l'genre pas habituel, j'me pose. Puis j'ai la classe comme personne. Ça aussi, ça doit leur paraître bizarre, aux gens.

Miss'costo, elle a l'air de péter une durite ceci dit. J'sais pas pourquoi, elle répète plein d'fois l'nom du gars. 'fin c'est vrai, quoi. Allez.

- Eh, cousine, j'pense qu'i'sait qu'tu t'adresses à lui. Et puis, tu l'bassines trop avec tes questions. Il a dit qu'i'voulait voler les voleurs. C'est la classe, nan! Et puis, mettre des beignes à ceux qui font chier, c'ton rayon, nan?

- Ouais... C'ton rayon, nan?

Sacrée Chan... Elle est gentille.

- Eh, toi, fais pas gaffe. Elle est un peu sainte-nitouche sur les bords, mais elle est quand même cool. Par contre, j'veux pas dire, mais tu sens l'poisson, mec...

Bah quoi, faut bien lui dire au gars. C'pas comme ça qu'i'va s'faire des meufs. J'le sais bien quand même.
Ishii Môsh
Ishii Môsh
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Jeu 10 Jan 2013 - 19:42

La bodybuldé est arrivée avec ses gros muscles, sa grosse bouche et ses gros mots. Elle a commencé la volée d'insulte et alors même que le monstre se faisait descendre de tout part, il n'a pas réagit. Il est resté stoïque, le regard droit.

Là, alors que les vilains mots ont fini de sortir, que la vilaine attend la réponse et que la naine sort une sorte d'excuse, le monstre continue son mutisme. Les muscles de l'Adri se crispent. Le cigare fume. La jambe de bois se raidit, et, enfin, la réponse vient.

_Hmm... Suivez moi.

La face d'énervement d'Adrienne laisse place à une moue surprise, presque dubitative, mais l'Ishii, il en a cure. Parce qu'il est comme ça, notre Ishii. Il saute le bastingage, rejoint le port et continue droit vers les docks. Il traverse quelques rues sous le regard apêuré des badauds ne comprenant plus rien. Son cigare continue à fumer et alors même qu'il arrive enfin aux Docks et que les deux bouts de femme continuent à le suivre, la bandé des rageux dockers réapparaît. Moitié apeurés ; moitié énervés.

_Qu'est c'que tu viens foutre là, saleté d'pirate ! T'viens nous narguer, c'est ça ?

Le bras tout bandé, la gueule encore à moitié ensanglanté, celui qui a parlé s'avance vers le monstre, d'une démarche cahotante. Il ne sourit pas, ce dockers, ça non. Alors Ishii répond. Avec tout son calme.

_Hmm... Je viens chercher du bois. Le plus de planches que vous aurez à me donner.
_Quoi ? Tu t'fous de nous ou quoi ? Tu crois pas que tu nous a déjà assez emmerdé ?
_...
_Tu m'fais pas peur...

L'Ishii se racle la gorge, sort sa lame et avant même que les deux femmes n'aient pu comprendr ece qui se passait, le docker commence déjà à repartir en arrière. Il a perdu. Il continue quand même à jouer au dur, à celui qu'en veut, celui qu'est prêt à mettre des claques mais déjà, l'Ishii se sert. Remplit les bras d'Adrienne et Jackie, remplit les siennes et repart. Comme si de rien.

_Non mais il s'rait résté une seconde de plus... J'lui faisais la peau, à c'monstre...

Lorsque les autres pauvres dockers acquiescent d'un air grave, l'Ishii n'entend plus, déjà loin. Il continue sa marche, zig zag entre les ruelles, fait fi des portes qui claquent et des pas qui fuient puis, enfin, arrive devant ce qu'il voulait. Ses lours bras déchargent le tas de planches qui lui déchirait le dos. Il se retourne, admire les deux femmes, la plus grosse qui porte depuis longtemps tout le paquetage de l'autre. La plus petite qui elle, se bat avec un pavé ayant bloqué sa jambe de bois.

L'Ishii les admire. Fume une lampée de cigare puis se retourne, enfin, vers son but. Une maison comme une autre, ou presque, où le toit est remplacé par une sorte de parachute, où des décombres envahissent le salon, où des habitants furibonds et qui n'ont pas encore vu l'Ishii jurent en ramassant ce qui peut être sauvé. C'est ce moment là qu'Ishii se décide à parler. Enfin.

_Hmm... Une faute, ça se rattrape. Et c'est tout. Hmm... Les mots ? Pour ceux qui n'agissent pas. Le passé ? Pour ceux qui n'ont plus d'avenir. Le futur ? Pour ceux ayant encore de l’espoir.

Et l'Ishii met en acte ses paroles, sort le marteau, les clous et commence sous le regard désabusé des habitants à les aider. Les pauvre gusses ne comprennent pas. Manquent de peu de prendre les armes et c'est seulement la peur qui les en empêche. Puis peu à peu, les heures passent. Ils s'habituent à ce drôle de bonhomme immonde qui ne parle pas. Qui plante ses planches comme un enfant, qui suinte et se rougit de fatigue mais continue à travailler. Après un long moment, le père de famille va même s'oser à poser un grand verre d'eau à côté de la bête. Il manque même de peu de rire à l'une des bourdes du monstre et à la fin de la journée, lorsque le soleil se couche et que l'Ishii rentre avec les deux femmes sur le bateau, la famille aurait presque oublié, que c'est à cause d'eux, tous ces tracas.
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Adrienne Ramba
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Sam 12 Jan 2013 - 20:38

Je me pose près d'un mur et je regarde. Il fait son petit effet, le Ishii, à bosser comme ça. J'ai cru un moment que les gars du coin allaient lui sauter dessus. Ça aurait été une solution. Prendre en otage le capitaine pour faire un échange de prisonniers. Et forcer les étrangers à se casser de l'ile. Ça aurait réglé pas mal de problèmes. M'enfin, il semble que la tranquillité de l'homme poisson ait séduit. Une demi-heure qu'il bosse et toujours pas d'agression. C'est louable. J'suis quand même circonspecte de voir aussi peu de réactions par rapport à un pirate avec une prime équivalente à la mienne et qui est responsable de la prise de contrôle de toute l'ile. La peur ? Probable. La peur du pirate, mais la peur de l'homme poisson. C'est tellement rare que c'est les légendes et les rumeurs qui font office d'informations pour ces humanoïdes. Et elles ne sont pas franchement sympathiques. Je zieute rapidement les alentours pour voir si personne ne compte l'agresser. Rien de prévu. Je préfère éviter de m'approcher, les gars du coin risquent de pas trop me kiffer. Dans le même genre d'idée, j'ai pas vu où s'est planquée Jackie. Et Chan aussi. Mais j'ai déjà dit, Jackie sans Chan, c'est pas Jackie. J'fais pas grand-chose du coup ? Faux. J'réfléchis. J'étais censée méditer sur ces réponses, et même si j'ai pas grand-chose à me mettre sous la dent, j'peux dire que j'ai de quoi cogiter. Le Ishii ? J'le sens pas du tout. Il a rien voulu dire. Et quand on veut rien dire sur son passé, c'est qu'il est pas très joli à entendre. Du sang sur les mains ? Des morts sur la conscience ? Des innocents ? Il y a moyen. Et c'est le genre de truc que j'aime pas. J'ai dû en faire, moi. Je les regrette amèrement et ça a jamais été voulu. Mais lui ? Il a honte de ce qu'il a fait ? Les morts méritent-ils d'être ignorés ? Méritent-ils d'être passés sous silence ? C'pas ce que je crois. En l'état, l'idée de le rejoindre, c'est mort. Il est pas franc. Il veut pas tout dire. J'me souviens de quand Sarah m'a recrutée. Elle a joué cartes sur table. C'est clair, c'est net. Évidemment, je voulais pas forcément aller dans son sens. Mais son projet avec du bon au fond. C'est sur la forme que j'ai voulu agir. Là, pour Ishii, j'ai juste des mots. Rien sur son passé. Un passé pas si anodin que ça.

Il a bien joué son coup pour nous mettre dans une mauvaise passe. Du coup, j'vais faire la même avec lui. Il pourra pas se défiler cette fois. J'm'éclipse un moment. Rares sont ceux à m'avoir vue là. Ishii est trop occupé par son affaire. J'mets une heure à faire mon affaire. J'prends rendez-vous pour le soir. Ça n’a pas été facile, mais j'ai réussi à convaincre. J'espère que tout se passera bien. Dans le pire des cas, je m'occuperais de Ishii, personnellement. Si je peux l'accompagner décemment, j'me chargerais de le mettre sous les barreaux. J'attends. Je donne même un coup de main. Discrètement. Et puis le Ishii a terminé. Et puis on s'en va avec Jackie. Qu'est ce qu'elle a fait ? Aucune idée et j'veux pas savoir. Pas la priorité du moment. Et puis, il y a tellement de choses à faire que ça doit pas être la seule à faire des conneries, si elle en a fait. Avant d'aller sur le bateau. Je retiens Ishii. Gentiment. Un bras tendu.

Moi aussi, j'dois te conduire quelque part. Et c'est un rendez-vous qu'on ne peut pas décommander.


Message transmis du genre que je te trainerais même si tu veux pas. Et ça suit. Ça vaut mieux pour tout le monde. Destination ? Le même endroit que plus tôt dans la journée. Mon lieu de prière. Comme quoi, ça allait servir. Un bon endroit qui m'aura été utile pour faire le point et un endroit qui va me servir à dévoiler Ishii. On arrive sur place. Il commence à faire noir. Je frappe à la porte. Le père de famille ouvre. Coup d'oeil par dessus mon épaule. J'le sens tendu. Il voit Ishii. Il se mord la lèvre. D'un regard, je le rassure. Il nous laisse entrer. Direction le salon. Dans le canapé, la petite famille se serrant l'un contre l'autre. J'montre à Ishii le fauteuil devant eux. Entre eux, une table basse. Un verre pour Ishii. Quelques gâteaux. Ce que fait habituellement cette famille quand ils ont de la visite. Les grands yeux innocents des enfants fixent le corps massif de l'homme poisson. J'me place entre Ishii et la famille, en retrait, prêt à intervenir. Je sais pas ce que va faire Ishii. Peut-être va t-il attaquer et révéler sa nature de sanguinaire. J'me sens un peu tendue. J'zieute Jackie. Du regard, je lui intime de pas faire de connerie. Poing serré. J'déconne pas. Ça sera une grosse torgnole si elle fait la conne. Le père a rejoint sa famille. Ça se contemple. Aucun ne semble vouloir parler. Trop peur. J'le sens mal. Finalement, c'est ce brave garçon qui prend son courage à deux mains et qui interpelle Ishii de sa petite voix. Il veut faire le dur, mais ça tremble un peu.

Monsieur ?
Pourquoi vous avez attaqué notre ile ?
Pourquoi vous êtes méchant ?
Ma petite sœur, elle a peur... Vous pouvez pas vous en aller ?


La concernée se cache encore plus dans les bras de sa maman. Je ne bouge pas. Je me prépare à agir. Au pire. J'espère que j'ai pas fait de conneries.
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Ishii Môsh
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Dim 13 Jan 2013 - 0:45

L'Ishii na pas compris le pourquoi du départ. L'Ishii, il voulait juste dormir, il pensait que l'Adri avait compris. Mais non, c'est une humaine après tout et le pauvre monstre, avec son immonde corps, sa gueule blafarde et son sourire grimaçant, il fera toujours fuir, n'importe comment. Alors il a suivi la bodybuldé, sans poser de question, il a traversé le village avec elle et ses deux acolytes. Et il est arrivé devant cette jolie maison, cette magnifique famille qui a fait remonter chez lui quelques souvenirs tout aussi beaux. D'une mère qui l'a aimé à sa façon, qui l'a éduqué à sa manière et de cette vie qui en était une, presque normale. Aussi normale que peut l'être celle d'un poisson jouant en dehors de son bocal.

Alors lorsque le petit ose ouvrir sa minuscule bouche et son cœur avec, le monstre sert le sien, de cœur. Vole un biscuit qui part se cacher au fond du gosier parce qu'il n'a plus le choix maintenant, il doit parler. Vider son sac, faire une chose dont il a horreur. S'ouvrir à ceux qui le rejettent. Un ange passe et le cœur se vide.

_Hmm... Comment t'appelles tu petit ?

Le gosse blémit, se cache, étouffe un raclement de gorge, puis répond d'une voix fluette, tremblante, presque inaudible.

_Hmm ? Jack ? Je vais te raconter une histoire alors, Jack. Celle d'un montre qui a voulu vivre au pays des hommes. Un monstre horrible qui faisait fuir chaque personne osant le regarder. Il a tenté, et il a échoué. Alors il a voulu rentrer chez lui, au seul endroit où il était accepté tel qu'il était, un endroit laid sans fortune, avec tant de pauvreté qu'on ne peut s'imaginer comment les hommes faisaient pour y survivre. Mais cet endroit, c'était le seul où il y avait trouvé ce que chaque homme doit avoir s'il veut vivre. L'amour. L'amour d'une famille, d'amis. Où le sourire des proches rechauffe bien plus que le bois d'une cheminée. Mais alors même qu'il ne voulait rien d’autre qu'un peu de paix, qu'un chez lui, il découvrit un carnage. Sa maison s'était transformé en usine, ses forêts en champs industrielle et sa maman en robot. Tout ça à cause d'un monstre. Non... Pas un monstre comme moi. Celui ci avait le beau costume des gens distingués. Le visage propre des hommes de la ville et le sourire d'un ange. Alors le monstre au grand cœur a réagit, a voulu libérer sa maman, ses amis, a fait cogner ses immondes poings sur les mécréants ayant osé toucher à son chez soit. Ce jour là, toute l'île a crié d'horreur. Elle a crié haut et fort son envie de liberté et le sang a coulé. Mes épées ont cogné comme elles ont cogné hier, dans ton village à toi. Et le monstre, celui au visage horrible a couvert ses mains de sang. Il a perdu sa maman. Il a perdu sa liberté et la seule chose qu'il a gagné. C'est une prime.

Un cigare vient s'allumer dans la bouche du cachalot. Sa main tremblante se perd dans les poches pour trouver un briquet et lorsqu'enfin il se trouve, les mots recommencent à sortir. Roques, gras et forts.

Hmm... Aujourd'hui je suis triste car j'ai du faire la même chose que celui qui m'a volé ma maman. Mais lorsque je repartirai, dès que mon bateau sera réparé, je ne ferai pas couler le sang. Je suis désolé Jack, mais je n'ai pas le choix... Les gens me haïssent, me craignent... Tout ça à cause de mon horrible corps. Alors je tente de faire le moins de mal possible mais parfois, je n'ai pas le choix, car j'ai autant le droit de vivre libre que toi ou ta famille. Pourquoi est-ce que je n'aurais pas le droit ?
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Jackie Un' Becky
Jackie Un' Becky

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Dim 13 Jan 2013 - 11:52

J'me tiens encore les deux joues. M'ont fait mal en m'foutant des poings dans la gueule, ces cons. D'abord le père des gosses dans l'autre baraque. Pendant qu'Ishii f'sait son bricoleur, moi, j'faisais c'que j'pouvais pour accroître la culture des fistons dans l'salon des gars. J'avais posé la radio pénard au milieu du salon, et j'me laissais aller à montrer des moves. Des trucs faciles en plus, tu vois. La zik était lente, facile à suivre, et tout... 'fin tout était nikel. Les gosses tiraient une gueule bizarre, mais bon... J'imagine la baffe si c'était la première fois qu'ils entendaient du bon son! Ha!


Puis j'crois que l'daron a entendu l'truc. Et apparemment, les paroles l'ont choqué. I'm'a gueulé des insanités du genre "Petite dévergondée insolente prépubère au niveau intellectuel digne d'une drosophile". Pas tout compris. Vocabulaire de campagnard. I'savait pas s'exprimer. Par contre, i'm'a donc foutu une grosse beigne. Et Ishii a suivi pas loin en m'foutant une autre beigne et en m'disant, avec son style à lui que j'comprends pas toujours tout à fait non plus, qu'il fallait pas "empiéter sur l'éducation parentale" et que si les mioches devaient s'initier à la musique ou à la danse, ils le feraient d'eux-même ou via leurs parents, et que s'ils devaient découvrir ma musique, ils le feraient d'eux-même. Puis j'crois qu'il a marmonné qu'ce s'rait dommage. J'ai pas compris ça. J'ai pas compris l'reste non plus d'ailleurs. C'est l'contact avec la té-ci qui t'forme musicalement, wesh! Et ici, j'crois qu'la té-ci, c'est moi. 'fin bon, j'ai laissé allé. Le vieux avait l'air de vouloir défoncer ma radio, alors bon, j'préfère pas prendre de risque. Tant pis pour les gosses. I'resteront cons.

'fin bon, après, i'a encore Adrienne qu'est v'nue radoter des brols. J'crois qu'elle aime pas l'gros mec déguisé. Elle est bizarre c'te fille, parfois. 'fin bon, là, on est chez d'autres gens. J'hésite à leur passer un peu de hip-hop. Histoire de détendre l'atmosphère. Chan aussi, ça la démange. J'la vois, les doigts sur les boutons d'la radio. Eh! Qu'elle vienne pas les casser à les triturer comme une conne, hein! 'fin, du coup, j'm'installe avec les pieds sur la table basse du salon, et j'bouffe un p'tit gateau, étendue dans l'divan, en écoutant Ishii... Et là...

Son horrible corps? C'donc ça! Il a du s'faire brûler ou quoi, quand il était gosse. 'tin, le pauv' quoi. J'vois bien l'affaire. Brûlé et défiguré, il a décidé d'porter un déguisement bizarre. Pour pas montrer. C'pas facile à porter, une brûlure. 'fin, j'sais pas bien, j'ai pas été brûlée, mais... Brrr... Ça m'rappelle quand j'étais gosse. Au quartier. La nuit où la daronne est pas revenue. La nuit où tout a commencé à brûler autour de moi. La nuit où j'ai pas osé bougé. Quelle fiotte j'étais... 'fin, faut dire, c'était la guerre des gang la plus violente que j'aie connu. C'tait horrible. 'fin, j'ai plus jamais peur, hein. Mais quand t'es gosse, que t'as vu l'monde par la f'nêtre de squats à travers le quartier, t'sais qu'c'est dangereux d'sortir la nuit, et encore plus quand tu vois des flammes partout et que i'a des coups d'feu tout l'temps. T'sais que la guerre peut t'emmener comme ça, pour rien. Puis quand la maison où tu crèches prends elle-même feu, que tout commence à s'écrouler... J'l'ai jamais dit à personne. I'a jamais que Abdel qui m'a vu pleurer. Que lui. Mais ouais, j'ai pleuré, cette nuit-là. Quand la poutre m'est tombé sur la jambe. Quand i'avait personne pour m'aider. Quand j'ai vu Abdel pour la première fois, et qu'i'tenait un flingue et une machette, alors que moi j'étais coincée et que j'pouvais pas bouger. Et quand il a coupé ma jambe pour pouvoir me libérer, j'ai plus pleuré. J'me suis évanouïe. Ouais, gros. La vie, parfois, c'est dur. Et tu peux être aussi fort que tu veux, mon frère, i'aura toujours des moments où la vie essaiera d'être plus forte que toi. En devenant plus fort, tu vas juste repousser ces moments-là, en diminuer l'nombre. C'pour ça que j'travaille si dur.

L'Ishii, s'il a été brûlé sur tout l'corps, j'suppose qu'il est pareil. Il affiche un masque. Et puis, j'suppose qu'i'parle bizarrement pour faire genre qu'il est toujours classe, qu'il est toujours assez fort pour garder la concentration. Ouais, il doit en falloir de la concentration pour parler comme ça h24. Son approche est pas la même qu'la mienne, mais ouais, l'a l'air un peu pareil, au final. Un jour, quand j'le connaîtrais mieux, j'ferai un rap sur lui. Un rap qui rac...

- Wesh frangine? Eh Jackie... T'rêves ou quoi?

Wohla. 'sont tous sur le pas d'la porte. J'ai pas fait gaffe à c'qui s'est dit. Mais apparemment, on sort. Et j'ai toujours pas fini mon p'tit gateau. I'm'regardent tous d'un air bizarre.

- Z'avez quoi à m'reluquer comme ça? J'arrive, hein.

Ouais, j'ferai bien un rap sur lui. Et pour les frères tombés aussi.
Adrienne Ramba
Adrienne Ramba
Soeur Marie-Thérèse

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Dim 13 Jan 2013 - 15:14

J'l'écoute sérieusement. Au moindre geste, je le suis du regard. Pas de violence manifeste. C'est déjà ça. La situation est toujours tendue. Lui aussi, j'le sens tendu. Indisposé. Il n’aime pas la situation. Bah mon coco, si t'avais vidé ton sac tout de suite, tu en serais pas là. Par moment, faut se faire violence et dire ce qu'on a sur la conscience. Je tressaille légèrement quand il s'adresse au gosse. Les parents se regardent dans le genre de dire que leur progéniture a fait une énorme connerie. Mais il a le courage de répondre. Légère flexion des jambes. Prêt à bondir. S'il joue au con, c'est à ce moment qu'il devrait agir. Mais c'est pas le cas. Il commence à parler. Un monstre ? Tout est dit. Pas le genre de monstre humain qui massacre sans arrêt. Nan, le monstre. L'homme poisson. J'suis au courant qu'il y a du racisme contre les hommes poissons. J'avouerais qu'un machin comme Ishii, il me fait pas tout à fait en confiance au premier abord. Comment savoir ce qu'il pourrait faire ? Quelles sont ces réactions ? J'sais pas. Alors, on se méfie. Tout à l'heure, l'animosité des marins, c'est pas juste par rapport à ce qu'il a fait sur l'ile. Nan, c'est un délit de sale gueule aussi. Et pas que la gueule. M'étonne pas qu'il est parti dans la vie avec un sacré handicap, le Ishii. Après, dans ce genre de situation faut faire gaffe. Soit c'est la vérité, c'est un mensonge. Cinquante-cinquante. Ou plus. Plus de chance que ça soit vrai. Il y a pas que de l'instinct là-dedans. C'est criant de crédibilité. Un homme poisson parmi les humains ? Mouai. Pas facile. Et les crapules, ça peut mettre les plus beaux vêtements et avoir les plus belles des réputations, ça reste des crapules. Faut voir au-delà des apparences. T'en as qui sont bien et qui sont mauvais à l'intérieur. Et puis, il y'en a qui sont moches et qui font peur, mais qui ont un bon fond. Il me semble que j'en ai un devant moi. Et puis, il y a un truc qui me frappe, c'est qu'il raconte bien pour un gosse. C'est pas juste cru, brut de décoffrage. Nan. C'est une vraie histoire. Pas une belle histoire, mais une histoire qui finit mal. Une histoire triste. Mais une histoire vraie.

J'm'attendris ? Ouais. Il pourrait mentir. Mais Crow, elle a pu aussi me mentir. Ça m'a pas empêchée de la rejoindre. D'la surveiller quand même. Pourquoi pas faire de même ? J'ai le sentiment que j'vais pas me tromper. Qu'est ce que t'en penses ? Pas d'éclair apocalyptique pour me dire que c'est un mauvais choix. Autre indice dans le lot ; c'est la bande qui le suit. Si Ishii était vraiment un psychopathe sanguinaire cachant bien son jeu, il aurait quand même un équipage pas sortable. Bon, dans l'autre pervers, mais c'est un déchet de la société, une erreur humaine, pas un criminel meurtrier. Il y a le dormeur. L'espèce d'animal. Pas le genre de gus non plus. L'espèce de robot ? Bof. L'autre homme poisson ? Il doit avoir la même histoire qu'Ishii. Et puis, j'ai vu l'autre homme poisson, celui de la ville, qui semble vouloir l'aider. Le rejoindre. Il doit trouver un écho dans son parcours. Pareil pour l'autre jeunot, mais qu'est pas homme poisson. Autant de gens plutôt pas sanguinaires au premier abord qui lui font confiance, ça me met la puce à l'oreille. Impossible qu'ils l'accompagnent en sachant que c'est un vrai monstre ; pas monstre égal homme poisson, hé. Ou alors, ils cachent tous bien leur jeu. Peu probable, mais possible. Bah, si c'est le cas, pas moyen de les laisser sans surveillance. Ouais, la meilleure solution reste de venir avec eux. S'il est comme il prétend l'être, ça sera bien. Si c'est pas le cas, il sera toujours temps de lui mettre les fers aux mains. S'il veut de moi, en fait. Le hic.

J'pense toujours et j'suis le mouvement pour sortir. Jackie a du mal à s'extraire de son fauteuil. J'gamberge, mais ça doit être la même chose de son côté. Il y a des choix à faire. J'la sens un peu perturbée. Enfin, j'lui laisse le temps de mettre un terme à sa discussion. Sans se presser, on revient vers le bateau. Le soleil a disparu et la pénombre devient légèrement oppressante. Derrière les volées fermées, on doit avoir des innocents qui nous regarde passer et nous maudissant pour ce qu'on a fait, mais rien ne semble perturber le Ishii. Rien parce qu'il a déjà fait pire quelques instants plus tôt ? Possible. Assez discrètement, on traverse la ville jusqu'au bateau. Plus grand monde aux alentours. L'homme poisson s'apprête à monter à bord. Moi, j'm'arrête juste sur le quai. J'regarde Jackie. J'lui fais comprendre que j'ai fait un choix. J'regarde Ishii.

Ishii.

Bref silence. J'structure ma pensée.

Ce que je cherche, c'est qu'il y ait moins de mal en ce monde. Que les vrais criminels payent pour leur crime. Qu'ils aient de beaux habits ou pas. Il y a des choses qui ne doivent pas être faites. Et si elles le sont, elle doit être faite en faisant souffrir le moins de personnes.

Je te promets pas de te suivre aveuglément. Je te promets juste que je veillerais à ce que tu ne deviennes pas comme ceux qui ont volé ton bonheur.


J'me tourne vers Jackie et Chan.

J'ai fait un choix. Vous le savez, vous êtes libre.

Retour vers Ishii.

Si tu le souhaites, je t'aiderais à trouver une terre ou tu seras libre.


Et je tends ma main. Bref regard vers Jackie et Chan. Ne pas les quitter des yeux, ça serait bien aussi. Il n'y a pas que Ishii qui peut faire des bêtises.
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Jackie Un' Becky
Jackie Un' Becky

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Dim 13 Jan 2013 - 17:35

On est libre, on est libre.... Bah bien sur qu'on est libre ! J'vois pas d'menotte à mes poignets, pas d'barreaux autour de moi, j'suis aussi libre que j'l'ai toujours été.

Bon, j'crois qu'Ishii veut savoir si on l'suit sur son navire. Et franchement, cette île pue un peu la cambrousse. C'pas ici que j'ferai du biiz. Alors bon, parc'que j'ai la classe, et que ce type, même s'il est cool, i'doit l'savoir et i'faut que ça rentre dans sa grosse tête... Du coup, j'fais un signe à Chan. Elle sait bien c'que j'lui demande. On s'comprend bien. J'veux un gros son, du lourd, du gras. Un instru qui déboite pour pouvoir m'imposer comme la référence. Ha! Toi-même, tu sais!

Alors elle change la cassette, la radio sur son épaule, et c'est parti. Et ça balance... BAM! Oooh ouais!


- Ouaiiis gros... Tu l'sens v'nir? C'ui-là c'est pour toi !

Yeah petit, j'ai des fans jusque Ina-ri (na-ri!)
J'crois qu'tu l'sais maint'nant, mon nom c'est Jackie
Zoner ici, t'vois c'est pas d'mon standing
Ma vie, comme la tienne, ça mérite plus de BLING!
(bling!)
Alors, mec, toi et moi, on va leur montrer à tous, ouais...
Leur montrer qu'c'est eux qu'font l'COUS-COUS!
(le cous... Hein?)
Et ensemble, on va rester dans l'ton,
Et peu importe qu'on rencontre qu'des thons, (des thoooons)
Et qu'les thons veulent nous priver,
On restera entiers, mec, on gardera not' blé!
(not' blé!)

- Ouais groooos, elle c'est Jackie, et moi tu l'sais p't-être pas encore, mais c'est Chan. On y va!

Quelle que soit l'étoile qui brille en toi,
N'la laisse pas s'éteindre et bats-toi!
(ouuuais, bats-toi)
Et si les autres t'empêchent d'atteindre ton étoile,
N'hésite pas, ouais, tu pourras lever le voile!
(Le voile, c'est ça)
Et derrière le rideau, i'aura qui ?
C'est Jackiiie et Chaaaaan!
(BAAAAAAAH!)

Toujours sur la brèche, toujours dans la bonne direction,
On assurera, on catchera l'atten-tion!
(l'atten-tion!)

Et tu sais tout, mec, elle est où la cuisine?
Pac'qu'l'air de rien, on prendrait bien un petite bibine. Ha!
Ouais, sur c'bateau qui verra not' richesse croître,
On va s'laisser aller, gros, on va s'la mettre bien.
Et quand on s'ra arrivé au sommet, qu'on voudra plus rien,
On en voudra encore, et on verra not' amitié encore s'accroître!


- Wesh! Susuuuu! Représente le quartier, en direct live du bled! Ha! Big up pour les Etrangers!

Ooooh ouais, comme on a géré sa mère! 'fin, j'parle pas d'sa mère, à Ishii. Pas en particulier. Ha! Tu devrais voir leur gueule, à Ishii et Adrienne. 'sont tous deux la gueule à moitié ouverte, les yeux grands ouvert. Ils en reviennent pas. Alors sur la fin du son, on s'fait un check avec Chan, et on monte sur le bateau avant les autres. Toujours passé en premières quand on l'peut, ça marque not' autorité. Et quand on vient de tout péter, faut pas s'dégonfler juste derrière. Et on va s'dégonfler, là, nan. Alors, c'est où qu'on fait la te-fê, ici?
Ishii Môsh
Ishii Môsh
Gentlefish


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Sam 19 Jan 2013 - 10:14

Ce que je cherche, c'est qu'il y ait moins de mal en ce monde. Que les vrais criminels payent pour leur crime. Qu'ils aient de beaux habits ou pas. Il y a des choses qui ne doivent pas être faites. Et si elles le sont, elle doit être faite en faisant souffrir le moins de personnes.

Je te promets pas de te suivre aveuglément. Je te promets juste que je veillerais à ce que tu ne deviennes pas comme ceux qui ont volé ton bonheur.


A ce moment là, Ishii voudrait sourire, étirer ses lèvres vers le haut, grandement. Montrer sa joie de voir de nouveaux amis monter avec lui, voir ces gens qui l'acceptent. Mais il n'ose pas, non. Peur de faire peur avec son horrible bouche alors il reste là, stoïque et droit, le cigare fumant coincé entre ses deux énormes lèvres. Et il répond. Encore.

_Hmm... Ici je suis le capitaine, car il en faut un. Mais tu seras libre de faire ce que tu veux. De dire ce que tu veux mais attention. Je te promets la même chose que toi. Je veillerai à ce que tes pas ne t'amènent pas à faire des choses regrettables.

Et alors que les choses sont dites, que les quatre énergumènes se regardent en chien de faïence, l'unijambiste se met en jambe. Crache le son et se met à danser. A chanter. Une chanson pleine de phrases toutes faites, de rimes pauvres et de fausses notes. Alors l'Ishii pleure un peu au départ, ouvre grand sa gueule de cachalot tout surpris. Il en laisserait presque tomber son cigare mais il finit vite par ne plus entendre qu'une chose, il entend juste les paroles emplies d’espoir, de joie et de rêves qui s'accompliront.

Et il se laisse perdre à imaginer ce futur que Jackie et Chan chantent. Celui d'une gloire et d'une liberté qui arriveront bientôt. Puis, rapidement, le retour à la réalité se fait. Les bruits de travaux, de prisonniers qui se chamaillent.

_Hmm... Il est temps de dormir, demain nous avons du travail. Les bières attendront.

Sur ces mots, l'Ishii monte sur la coque, descend aux cales et avant même que le deuxième son de poing s'écrasant contre la coque ne se fasse entendre, les prisonniers ont déjà repris leur calme.
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