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 Far Undeground, very far
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Walters Scott

♦ Localisation : Pas loin d'un trou
♦ Équipage : Saigneurs des Mers

Feuille de personnage
Dorikis: 5000
Popularité: -440
Intégrité: -376

Mer 16 Jan 2013 - 10:50

Pas mal ce coin. La bière est pas dégueu, le prix colle avec ce que ça vaut autant que le comptoir mais bon... J'suis pas des services d'hygiène non plus. L'ambiance est un peu trop présente pour me laisser penser pèpère mais bon... J'suis pas un rabat joie non plus. Enfin, pas trop.
J'ai déjà envoyé la marmaille jouer ailleurs. Les autres ex-saigneurs aussi d'ailleurs... Faut que j'pense... que j'pense... Penser... C'est pas évident avec ces types qui gueulent derrière...

"C'EST À BÂBORD, QU'ON GUEULE EUH QU'ON GUEULE EUH..."

S'pas évident... j'sais pas comment ils ont atterris là dedans... Si c'est un sport national ou quoi, mais j'dois avouer qu'ils ont du coffre...

"...À TRIBORD, QU'ON GUEULE LE PLUS FORT"

Ils ont ptet' du mérite, mais ils m'gonflent quand même j'dois avouer... C'est pas souvent qu'ça m'arrive, mais j'ai mal au crâne...

"...À BÂBORD..."

Je jette un regard autours... j'vois qu'en fait, c'est un duel entre un seul type contre tout le reste de la taverne... Mais 'sont chiant quoi...

"...GUEULE EUH..."

J'jette un autre regard à mon voisin de comptoir, encore un borgne... Il boit sa bière à la paille... Pas trop l'choix avec ses lèvres cousues...

"...LE PLUS FORT !"

Voilà, c'est bon, j'en ai marre.

"OH PUTAIN MAIS V'S'ALLEZ LA FERMER OUAIS !"


Silence... Enfin...
Bon, ok, les gars me r'gardent avec l'air mauvais des gens qui savent qu'il y en a un qui va en prendre plein la tronche. Ils se mettent à sourire...
J'sens un truc qui se pose sur mon épaule... Une main grisâtre avec plein de tatouages dessus. Elle est rattachée au borgne à la paille. Sa sœur, elle tient un truc long, mince, qui brille et qu'est pointu. Et qui fonce vers mon bide. Il est lent... Désolé mon gars, mais fallait pointer dans le dos. Pas que t'aurais fait très mal, mais au moins t'aurais essayé, là, tu va juste échouer.
Se retourner et éviter la lame, main sur son poignet... Il est pas que lent, il est faible aussi... C'est à peine s'il résiste quand j'lui enfonce son arme dans la gorge. J'vois l'sang qui s'écoule du trou. Une grosse flaque se forme et lui il tombe dedans. J'regarde l'assemblée. I
ls ont l'air mauvais des gens qui savaient qu'il y en avait qui allait en prendre plein sa tronche, mais qui se trompaient sur qui, exactement. J'me met à sourire...

"D'autres amateurs ?"

Et c'est là que la porte s'ouvre sur une bande d'ex-Saigneurs, c'chiant comme nom, faut qu'j'trouve aut' chose... Y'en a un qui m'gueule un truc à propos de la Santa, comme quoi ils l'auraient trouvé.
Mais y'a toujours les types qui ont l'air mauvais...

"On s'occupe d'eux et j'viens voir."

C'est là que le barman à la bonne idée de se boucler dans l'arrière boutique, évitant de justesse la chaise qui lui vole dessus. Héhé, ça m'rappelle des souvenirs tout ça... C'est un peu comme ça qu'on c'est rencontré... Boucler la boucle ? Mouais...
Bon sinon, ça casse et fracasse dans tous les sens. Ils manquent de pratique dans le coin faut dire. Les malins tentent des fourberies, mais c'est difficile de fourber un fourban plus fourbe. Les plus malins se cassent par la fenêtre. À la fin, y'a plus qu'un type qui grogne dans un coin et des potes qui se demandent comment le finir... Non, pote c'est pas top.

"Ramassez les cadavres et montrez moi où."

Ils ramassent sans rien dire. Moi, j'les suis. J'jette juste un coup d’œil avant de partir... Y'a pas le gueulard...
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Walters Scott

♦ Localisation : Pas loin d'un trou
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Mer 16 Jan 2013 - 17:48

Ils montrent le chemin en portant les inanimés. Les autres, ceux qui déboulent dans la rue qu'on traverse, nous regardent un peu d'travers. Un peu pas assez quand j'y r'pense... 'Doivent avoir l'habitude de c'genre de cortège... Cool, enfin des gens normaux.
Une plage, beaucoup de sable, quelques rochers un peu pointu, le tout surplombé d'une petite corniche en terre. Une belle crique quoi. On descend, et au fond, y'a bien la Santa Roja qui flotille au milieu de quelques clampins décidés à la piller. Y'en a un qui beugle un truc... Encore du bruit... J'ai mal au crâne, c'est pas l'moment mon gars... Tiens, un somnifère, ma droite fera l'affaire.
Les autres se regroupent... Les miens jettent les cadavres et se mettent à les dessouder. Haar et sa hache, grand borgne taciturne... J'aime pas trop ce style m'enfin... Nolan et sa hache, le bon bûcheron bon pied bon œil qui kick un gus dans l'eau. Bien, t'as bien appris. Et Geese et sa.. non ses haches. Lui aussi il sait fendre du crâne. Il sait même les lancer comme il faut, moi à chaque fois que j'essaie elles se plantent pas... Bref, une fois les brigand saignés, on va pouvoir s'mettre aux choses sérieuses.

"Geese, Nolan, tirez moi la Santa là où elle coulera pas. Haar, mission spéciale, i m'faudra du bois et des clous. Si tu m'trouve ça, tu t'mets à faire des croix direct. Go."

La fine équipe me connait. Elle sait quand j'suis dans des mauvais jours. Moi, j'prend ma pelle, et j'fais ce qui m'calme le plus: creuser. Plein de trous, des beau trous partout. S'pas d'la première classe, ni d'la seconde d'ailleurs. Ils l'méritent pas. Mais pour que ce soit chez moi, va falloir mettre des croix...

***

Fini, et v'là le Haar qui r'vient. Top le délire, il a plein de croix sur les bras. Les deux autres clampins rappliquent, ils ont réussi à tirer l'épave sur un ptit bout et à l'amarrer. Bien les copains, bien. Ils regardent les petits tas de terre retournés. Is m'connaissent comme il faut. Il prennent les croix et s'mettent à les enfoncer. J'les laisse. C'est le pierre à la déco du foyer, z'ont l'droit.
J'descend voir la Santa. Elle a pris un sacré coup, mais ça f'ra l'affaire pour un logit. Pour le moment en tout cas. Le mât est cassé et le tout penche sur le flanc. J'entre. C'est un vrai bordel là dedans. J'passe la première chambre et vais voir la cabine. J'vais direct voir la ptite armoire dans le coin qui est en équilibre entre le plancher et le mur, renversée donc. J'ouvre...
Pute couille chatte merde le carnage de mes boules quoi !
Pas une bouteille encore entière, chier.
...
Tiens, y'a du bruit dehors. J'pensais pas qu'les voisins viendraient si vite. R'fermer le micro-cellier et voir qui c'est pointé.
Bonne chose, ils ont pas l'air d'être d'humeur béligé...truc... Y'a pas encore de morts quoi. Les trois hacheux, bof hacheux, ont l'air tendu par contre. C'qui peut s'comprendre, y'a la mauvaise chose en face: ils ont l'air d'être beaucoup, avec un type à la tronche zarbe à leur tête.

"Ils veulent te causer..."

Sans blague...

"Mister Scott je présume ? Heum laissez moi me présenter, O.W.Lannec. Je crois que vous avez rencontré un de mes amis..."

"OUAIS C'EST LUI ! C'EST LUI QUI A PLANTÉ OULOUG COMME UN SALAUD ! C'EST LUI ! POURRIS-LE OWL VAS-Y POURRIS-LE"

Putain... le retour du gueulard...

"Goreg, s'il te plait, reste tranquille et baisse un peu le ton."

Putain, il se la ferme quoi ! Il se la coince devant la tête de piaf !

"Mister Scott, nous n'avons pas retrouvé le corps de notre ami. Heum. Peut-on savoir ce qu'il en est advenu ?"

Advenu ? Un autre mot pour enterré peut-être ? J'fais un signe de tête vers la tombe où le borgne que j'ai saigné se trouve.

"Heum... Je vois... Mister Scott, j'aimerais vous inviter à prendre la place de notre amis parmi notre heum... Clan."

"QUOI ?!"

Putain mais ils font chier. J'ai pas le temps d'arriver chez moi qu'ils me cassent déjà les couilles, les oreilles et les nerfs.

"Arrêtes tes conneries tête de piaf. J'suis pas d'humeur. Reviens demain, et sans ce gueulard."

"Vous ne comprenez pas, Mister Scott. C'est une offre que... heum... vous ne devriez pas refuser..."

Et si ça c'est pas un gus qui tient une de mes marmaille, alors les gosses se sont fait des potes très très vite et viennent tester mon sens de l'humour.

"Si tu le lâches maintenant, j'te crève que les yeux et pas les couilles."

"Allons, Mister Scott. Ne soyez pas... heum... impulsif. Nous tenons tous vos protégés, des menaces n'arrangeraient pas leur... heum... leur santé."

J'mire ce type. Impossible de savoir ce qui s'passe sous ses plumes ni s'qui pense. Mais j'suis sûr qu'i doit kiffer grave. Putain d'chanteur.

"V's'aimez risquer vos... HEUM... fesses sur du gravier vous..."

J'mire les autres derrière. Ils ont pas l'air aussi fadasse que les type de la taverne.

"PUTAIN MAIS C'EST PAS VRAI ! TU VEUX VRAIMENT L'PREND'CHEZ NOUS ?!"

C'est p'tet' pas l'moment, mais bon, j'vais quand même le dire:

"Tu m'laisse pas l'choix tête de piaf. J'remplace ton borgne. À une condition."

J'suis pas dans un bon jour, et y'a un type qui m'a trop fait chier dans ce jour qui n'est pas bon. J'lève le bras, la main suit, le doigt...

"J'le veux, lui, avec toutes les armes qu'i veut."

Première réaction de tête de piaf, un truc qui ressemble à un haussement de sourcil.

"Pourquoi ?"

"J'veux faire passer ses dents dans une autre dimension."
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Walters Scott

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Mar 22 Jan 2013 - 18:26

Et voilà comme on s'embarque pour une virée dans les tréfonds des profondeurs d'une île peuplée de sombres crétins au tendances sectaire. Ou bien clanique, j'ai pas tout capté, et j'ai pas envie. Là, j'ai envie de réarranger les différents éléments du visage de l'autre gueulard là. J'ai presque envie de dire qu'une fois qu'j'en aurai fini avec ce bouseux, j'pourrai m'lancer dans une carrière de cubiste. Eh ouais, mon œuvre aura dépassé le stade de tête au carré.
Bref, sinon, la mouise dans laquelle j'me trouve... Ils mon guidé vers un vieux troquet, déplacé des planches et m'ont amené dans un monde souterrain qu't'en voix pas tous les jours. Y'a un truc bizarre quand même, les murs qui vibrent un peu et ce bruit quasi constant, comme un chat qui ronfle... Y'a des torches, plein de torches accrochées aux murs pour pas qu'on s'rentre dedans. Bien pensé le truc.
Et ils me guident vers une grande salle où il doit faire plus noir qu'dans l'cul d'Oz. J'ai pas vérifié et j'vais pas l'faire. La tête de piaf m'indique une direction du doigt. J'vois qu'y'a un cercle de lumière par là. J'pense qu'c'est là qu'j'dois aller. Bref, j'vais.

"Voici donc celui qui ose impunément mettre fin aux jours d'un de mes valeureux champions ?"

Voilà, quand j'parlais d'un trip sectaire. On est en plein n'dans. Là, c'est l'moment où le type dans une grande cape avec capuche en option largue un grand discours sur la vie et la mort, la liberté et l'asservissement, éventuellement donne deux-trois truc utile mais passe surtout son temps à comparer les tulipes et les marguerites. J'me sens observé... J'en ai marre... J'me cure le nez tiens... J'veux casser cette bouche.

"Alors ? Qu'en dites-vous ?"

Oh tiens... C'vrai qu'il c'est tu sans que j'le r'marque...

"J'ai dit à vot' tête de piaf pourquoi j'l'ai suivi. J'veux deux choses: casser les dents à l'autre connard de gueulard et qu'vous touchiez pas à mes crevures de gosses."

"Mmmh... Bien..."

Et paf, plein de lumière. Putain ils aiment la mise en scène ici. C'est un peu kitch mais bon. Y'a le connard qui se tient devant moi avec un fendoir presque plus grand que sa gueule. Il s'était préparé... Dès que ça s'allume il me fonce dessus. Surprise ! C'est ça ? J'ai à peine le temps d'aviser qu'il y a cinq personnes autours de nous, assises à une table en arc de cercle surélevée. J'vois pas qui, j'évite la lame et fait quelques pas en arrière et prend ma masse en main.

"ALORS ! T'AS PEUR C'EST CA ?! TSE !"

C'est bon, ça y est, j'suis chaud. Il me manquait juste ça pour vouloir lui faire bien mal. Ma masse, j'la plante dans l'sol. Mes phalanges craquent, ma langue claque:

"S'cuse moi, j'étais juste surpris. J'pensais pas qu'ta gueule puait autant qu'la merde qui en sort."

"QUOI MA GUEULE ? QU'EST-CE QU'ELLE A MA GUEULE"

Elle est pleine de merde, j'te l'ai déjà dit, et comme j'aime pas m'répéter:

"J'VAIS T'LA FERMER POUR DE BON TA GUEULE, T'VA VOIR !"

Et j'fonce. Il veux m'couper un truc, le cou ou un bras... j'sais pas trop, c'est pas très clair. J'évite pas: je pare. Ma main attrape la sienne et plante l'acier dans l'sol. Et bim, une gauche dans les cotes. Et bim, une autre dans l'bide. Ch'tain, il est déjà dans les vapes. J'ai même pas tapé fort. J'laisse son bras, il est déjà cuit de toute façon. Faut juste que j'le termine en ordre.
D'la gauche, j'prends son crâne et l'soulève. D'la droit, j'lui tapote gentiment la joue histoire qui laisse la pute Morphée peinarde. Ok, j'l'avoue, j'emprunte du vocab' à Rimbau. Dingue comme il en connait des mots compliqués lui. S'il était là, il dirait surement qu'ce con n'va pas prendre de plongeon pour les rêves mais pour l'Achéron, ou un truc du genre...
Voilà, ses yeux s'ouvrent. Bonjour ? C'était bien ? Il gigote un coup mais pas pour long. Tout en le tenant, j'lui met mon poing au menton. Deux, trois, quatre et même cinq fois. J'admire un coup... J'pourrais d'viendre sculpteur j'crois bien. Pile ce que j'voulais: sa mâchoire du bas est remontée et maintenant on dirait qu'il a bouffé son nez. Héhé, t'es mieux comme ça, j't'assure.
J'le jette. Deux clampins viennent voir son corps. Ils le palpent...

"Son... Son cœur bât toujours..."

"C'est vrai ? Oh pardon..."

Voilà, un bon coup d'godasse dans la trogne qui va faire un peu plus que son quart de tour critique...

"Mieux non ?"

Les clampins prennent le cadavre et se cassent avec. Moi, j'commence de m'racler la gorge et j'matte les gus qui m'observent. Dans l'ordre en alternant gauche droite direction centre: deux chaise vides, une noireaude, une bonnasse, encore une chaise vide, crâne d'hiboux, un gus qu'il m'énerve déjà et le gourou, avec l'option capuche, comme je l'disais. Cette fois c'est bon, tu peux causer garçon, on se voit, j'suis calmé, un peu. Fais quand même gaffe, des fois qu'ça r'viendrait. J'me racle toujours la gorge.

"Voici donc qui conclu votre entrée parmi mes champions Monsieur Scott. Au vu des siège qui viennent de se libérer, vous serez le sixième. Vous faites maintenant partie du clan Underground, rendez moi fier de vous"

Tss, encore des conneries ? J'marque qu'il aime bien les voici donc... J'arrête le raclement. J'vois la bonnasse qui fait la tête de celle qui remarque le bruit chiant quand il s'arrête. Et paf, cadeau d'arrivée: un beau gros glaire devant ta tronche mon gros gourou.

"T'as pris mes gamins. C'est pour ça que j'suis ici, qu'j'ai suivit crâne de piaf avant de bousiller ce lourdingue et que j'te traine pas la face dans ma bave juste là, maintenant. J'ferai c'que tu veux. Casser un crâne ? Ok, sans problème. Foutre le feu à une baraque ? File moi l'adresse. Bouffer la merde d'une chèvre et lui lécher l'cul ? Jamais d'la vie. Tu passeras direct à la case crachat."

J'me r'tourne, j'me casse. J'me directionne vers les boyaux de l'île et me stop quand le gourou parle à nouveau.

"Très bien monsieur Scott. Je vois que vous n'oublierez pas vos petits et serez bien élevé. À votre sortie vous trouverez Gontran qui vous escortera à partir de maintenant. Il vous guidera et s'assurera que rien ne vous arrive. Je me réjouis déjà de vous revoir."

J'hésite. J'veux m'casser, mais j'veux mettre un truc au clair avant.

"J'te file un conseil gratos vieux con. T'as mes gamins, tu f'ras c'que tu veux d'moi tant qu'ce s'ra l'cas. Mais va pas croire qu'c'est moi qui suit sur la corde raide: j'suis l'seul à leur foutre la fessée compris ? Si j’apprends qu'il leur est arrivé un moindre petit truc, j'te fais bouffer ta merde jusqu'à c'que t'aime ça, et après j'te perce le bide avec ta putaine de chaise avant de t'pendre dans ton capuchon. Pigé ?"

"Bonne journée, Monsieur Scott."
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