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Bienvenue chez les fous.

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Oswald Jenkins
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Double Face

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Dim 20 Jan 2013 - 22:04


« Oswaaaaaaaaaaaald! C’est le matiiiiiiiiin! »
-…hhmmmmrrbbrrrrmmmh
« C’est le matin et tout va bien! Le soleil va bon train et t’as tes deux mains! »
-Putain. Ta gueule toi! Tu t’lèves toujours à des heures aussi impossibles toi?!
« Ouais. Un problème avec ça? »
-…

Je grognai une nouvelle fois, puis me retournai sur le matelas immaculé, dur, mais immaculé. J’écartai ma couverture et frottai paresseusement mes yeux, je savais d’hors et déjà que je serais ébloui lorsque j’ouvrerais mes mirets, je devais m’y préparer. Lorsque mes paupières, lentement, laissèrent mes pupilles balayer l’endroit, je fus systématiquement aveuglé par la blancheur de l’endroit.

Le plancher, le plafond mais aussi les quatre murs étaient tous couverts de rembourrages à la blancheur éblouissante. Mon lit, un simple matelas parmi tant d’autres se trouvait au milieu de la pièce de taille moyenne. Dans un coin, une porte affublée d’une fenêtre, recouverte elle aussi de rembourrage me narguait. Chaque seconde, je la sentais me chuchoter de m’échapper, de fuir cette prison maudite, de trouver un moyen de sortir de ce bâtiment pour revoir le ciel et le soleil. Chaque fois, je m’approchais de la porte, puis réalisais avec déception l’absence de poignée. Ce genre de décevantes répétitions, je les vivais une bonne quinzaine de fois par jour.

Je m’habillai, l’uniforme en une pièce noir et blanc rayé me saillant parfaitement depuis ma transformation dernière. Je jetai un œil à ma main droite, plus noire que les tréfonds de l’enfer. Pour tout dire, j’avais analysé que la partie droite de mon corps n’était plus qu’un trou sans fond emplie de ténèbres insondables. Bref, mon corps avait bel et bien prit des teintes d’échiquier, incluant avec ça la présence constante, de…
« De qui? »
-…

J’attrapai un ballon lambda qui traînait dans la salle. Une sorte de projet paumé imaginé par les directeurs visant à trouver des activités à tous les tarés qui peuplaient l’endroit. Ah oui, j’avais oublié, où étais-je? Bien sûr, l’asile de Luvneel. Une institution créée dans le but de pallier aux multiples personnalités atteintes de problèmes mentaux à travers l’océan du Nord.

J’envoyai le ballon rebondir placidement sur le mur rembourré. La fibre de caoutchouc gonflé rebondie, puis vint rouler près de moi, toujours en inspirant une sorte d’ennui devenu presque mortel par sa monotonie invraisemblable. Parlant de suicide, ça devait bien faire deux semaines que je n’en avais pas tenté. La dernière fois, j’avais collé froidement ma tête dans mon oreiller, et avais cessé de respirer jusqu’à m’évanouir. Je comptais sur l’absence croissante d’air entre mon oreiller et ma bouche pour en crever. Mais le putain d’escargophone dans le coin de la pièce avait vite fait de transmettre mon suicide en direct aux surveillants de l’asile qui étaient ensuite descendues en trombe dans ma cellule pour me détourner de l’oreiller. Depuis, on m’avait confisqué l’objet moelleux et confortable, ne me laissant que ma couverture et mon matelas pour dormir, dommage. Ça devait faire un moment que j’avais arrêté mon compte sur mes expériences suicidaires, rien ne fonctionnait de toute façon.

De plus, j’estimais à bientôt cinq mois ma présence dans l’établissement. Comment j’le savais? Sûrement pas des gardes, c’était à peine si on leur permettait d’entretenir un contact ou même une simple discussion avec les détenus, mais fallait bien comprendre le règlement. Il était impératif de s’assurer que jamais aucun psychopathe ne puisse convaincre qui que ce soit de le laisser sortir de l’asile. Bref, revenons au comment du pourquoi j’étais au courant de la durée de mon séjour chez les fous. C’était assez simple, la nuit, les lumières du couloir qui donnait sur ma cellule s’éteignaient, histoire de permettre le repos à tout le monde, mais fallait pas charrier. Les lumières dans ma cellule, elles, ne faiblissaient jamais d’une putain de watt, à chaque instant j’avais braqué sur moi les immenses néons qui rendaient la blancheur immaculée de la pièce plus qu’aveuglante. De quoi brûler les pupilles de plusieurs personnes. Faut croire que je m’écarte pas mal des sujets aujourd’hui, mais passons. C’était justement grâce à la régularité des lumières du couloir que j’avais réussi, de manière plus ou moins efficace, à établir un calendrier depuis mon internement. Le maintenir à jour ne représentait pas une tâche réellement difficile, considérant que je n’avais pratiquement rien à penser d’autre durant des heures qu’à l’écoulement continuel du temps.

Les repas? Deux par jour. Naturellement, fallait pas garder les prisonniers en forme…ah non. Pardonnez moi, pas les prisonniers, mais les pensionnaires, comme le disait les gardes et les directeurs. Nan, offrir un troisième repas aux autres pensionnaires reviendrait à leur donner des forces, et ça, ça pouvait donner des résultats plus ou moins appréciables. Un surveillant plutôt loquace m’avait apprit qu’autrefois, lorsqu’on servait trois repas, un mec avait presque réussi à s’enfuir après un an de bons repas, comme quoi il avait développé une tactique pour régurgiter sa nourriture sous forme acide dans la figure des surveillants. Impressionnant, depuis c’était deux repas, pas plus. Mais ça me semblait mieux que rien, je gardais la forme malgré tout.

-Oy Double Face! C’l’heure de ta promenade!

L’escargophone avait été clair. Un instant il avait prit la tronche sévère et impénétrable du surveillant Billy, puis était réapparu comme le bon vieil invertébré qu’il était, toujours collé dans un coin de la pièce, à me fixer comme une carpe.

Le surveillant Billy, le mec assigné à ma cellule, car à mon niveau, fallait bien qu’une personne soit constamment aux p’tits soins pour moi. Ouais, ici, c’était le niveau des pires. C’était un peu comme à Impel, mais en moins meurtrier, à l’asile de Luvneel. D’un côté, t’avais les atteints, les maniaco-dépressifs et les traumatismes, eux ils occupaient le rez-de-chaussée, les chanceux. Ensuite t’avais le sous-sol, là où tu retrouvais les schizos, les tueurs dépressifs, les psychopathes et les vengeurs. Les vengeurs? Ah ouais, vous savez les connards qui venaient faire des attentats au château de LuvneelGraad parce que leurs petites copines les trompaient? Bah c’était eux, les vengeurs. Et finalement t’avais le deuxième sous-sol, là y’avait moi, et les autres rebuts planétaires qui nuisaient au monde par leur seule présence. Les troublants et les troublés, les monstres et les terroristes en tout genre. Ouaip, c’est là qu’on avait décidé d’m’envoyer après avoir réalisé qu’j’avais une putain d’tronche bicolore. À croire qu’encore aujourd’hui on venait frapper à coup d’violence sur le mur de la tolérance pour s’assurer que jamais il ne serait complètement debout.
-Hey Double Face! Grouille ! Y’a pas toute la journée!

Je me levai paresseusement, faisant onduler mon uniforme bicolore sur le paysage immaculé de ma cellule, pour rejoindre un Billy qui se tenait droitement sur le cadre de la porte ouverte de ma cellule. Il y avait longtemps que l’ouverture de cette porte ne signifiait plus rien pour moi. La première fois que j’avais expérimenté la promenade, j’avais tenté de m’échapper trente-deux fois, considérant que ladite promenade ne durait encore et toujours que dix minutes, je devais tenir du record de l’asile. Cette porte, La porte. Celle qui chaque jour me narguait, et jamais je n’la détestais plus que lorsqu’elle s’ouvrait. Dans ces cas là, j’avais à chaque fois l’impression de pouvoir m’enfuir. L’impression qu’enfin mon heure était venue et que je pouvais alors revoir le soleil. Désormais, je n’faisais que souffrir silencieusement à toutes les fois où l’ouverture me laissait entrer ou sortir de mon cachot douillet.

Une nouvelle journée commençait sur l’asile de Luvneel. Normalement, dans certains cas, le narrateur serait porté à dire « mais une journée pas comme les autres ». C’pendant, ici, c’était réellement une journée comme les autres qui s’enclenchait, une nouvelle journée chez les fous…


Dernière édition par Oswald Jenkins le Dim 20 Jan 2013 - 22:06, édité 1 fois
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Dim 20 Jan 2013 - 22:05

Des couloirs à l’éclairage morne se suivaient sans cesse dans les dédales du second sous-sol. Au moins, l’air qui y circulait était plus frais que dans la cellule où on se croyait sur un tableau d’observation dans un laboratoire. Des murs cimentés, non-recouverts, histoire de prouver à quel point on se préoccupait de l’endroit composait les parois qui séparait le couloir de la terre elle-même. À un certain point, c’en était là aussi rageant de constater à quel point la seule chose séparant chaque pensionnaire de l’extérieur ne se résultait qu’à n’être qu’un pathétique moule de ciment.

La plupart des autres cellules devant lesquelles moi et Billy processions étaient habitées, certains des prisonniers portaient des camisoles de force, d’autre des muselières. Toutes les mesures étaient prises pour s’assurer qu’aucun des pensionnaires ne puissent tenter quoi que ce soit, et la présence de ces objets sur eux indiquaient parfois leurs habitudes à vouloir s’échapper relativement fréquemment. Pour ma part, on m’avait joliment menotté les avant-bras et les chevilles, j’avais déjà tenté l’escapade, Billy tentait de prévenir une deuxième fois.

Tiens, Billy, parlons en de Billy. Le gardien à qui l’on m’avait assigné se trouvait à être un vieux rouquin dans la cinquantaine. Son visage fatigué mais stricte et toujours sévère accumulant les rides comme l’on accumule les timbres. Bedonnant mais faisant toujours preuve d’une belle droiture, Billy était un ancien de la marine à qui on avait refusé une retraite dorée malgré ses efforts. On lui avait refusé sa retraite pour le réassigner dans une « base de réhabilitation des probables menaces gouvernementales », un asile quoi. Un peu plus petit que moi, Billy restait un exemple parmi les gardiens, certains n’hésitant jamais une seconde à taper comme des fous sur les pensionnaires dès que ces derniers n’obtempéraient pas sur-le-champ ou dès que ces mêmes faisaient le moindre faux mouvement.

-J’t’amène au gymnase aujourd’hui Double Face. On m’a dit qu’y’aurait p’têt’ Barry l’Boucher.


Légère hésitation, la chaîne qui relie mes menottes au gardien se tendit un peu, un court instant durant lequel j’arrêtai d’avancer. Barry le Boucher. Une des raisons pour lesquelles je détestais mon séjour ici. Cet homme là, il découpait ses victimes et remplaçaient les pièces de viande qu’il vendait par les mêmes cadavres découpés un peu plus tôt. À l’époque il avait tué bon nombres de populations de villages en répandant des maladies chez les uns qui mangeaient leur confrère alors que les autres périssaient sous son hachoir. Cet homme méritait réellement d’être ici, alors que moi… Je n’avais à proprement dire rien fait pour me retrouver ici, je n’avais rien fait à part exister. La seule faute que je pouvais m’attribuer revenait à s’être fait posséder…ou un truc du genre, s’être fait posséder par…lui.

La typique porte à double battants se profila au fond du couloir. Nous traversâmes la distance nous séparant du gymnase, laissant derrière nous les cellules, les bureaux et les salles de caméras dont nous étions chaque jour, moi et les pensionnaires, les uniques attentions. Le gymnase s’ouvrit à moi et mon geôlier. Une grande salle, vide, mais grande. Le principe du gymnase, c’était de réduire le sentiment de confinement chez les pensionnaires, de leur permettre de vivre un peu de grands espaces malgré les longues années que l’on leur faisait subir sous terre. Les murs et les planchers ici aussi n’étaient que ciment brut et air froid. À croire qu’indigner les prisonniers de l’asile semblait être un sport national chez les bâtisseurs du bâtiment. Quand on jetait un œil au gymnase, on croyait plutôt voir un entrepôt désaffecté où l’on entreposait des probables armes ou encore des réserves de vivres en vue d’une guerre plutôt qu’un lieu de promenade pour psychopathe damné.

C’est en entrant que je ne pu me retenir de stopper ma marche. Car dans l’immense pièce se répercutait un simple son. Un léger grincement régulier qui semblait venir de partout à la fois dans le gymnase et dont l’écho ricochait sur les choquants murs de ciment. Un léger grincement qui ne pouvait provenir que d’une chose. En effet, au fond de la salle, deux hommes marchaient. En fait, pour tout dire, l’un d’eux était effectivement en chaise roulante. L’homme qui marchait s’appelait Pierre, et portait quant à lui l’uniforme orangé des gardiens de l’asile. Il tenait fermement tout en marchant une lourde chaîne entre ses mains. La chaîne en question faisait six fois le tour de l’homme assis dans la chaise roulante, le ligotant littéralement. Je le savais bien, j’avais pu le compter tant de fois. Une camisole de force, une muselière ainsi que des œillères couvraient le personnage et son uniforme bicolore en entier. Seules quelques touffes d’un cheveu de jais se glissaient ça-et-là hors des sangles qui emprisonnaient le captif. Barry le Boucher déambulait sinistrement dans la salle, accompagné de Pierre comme à l’habitude.

-Allez bouges Double Face! Pas toute la journée…putain de groghthmrnmotbdm… rumina le vieux Billy tout en tirant avec véhémence sur ma chaîne.

J’avançai à contre cœur dans le gymnase. Aussitôt avais-je posé le pied sur le sol froid et dur que la tête du Boucher virait à cent quatre-vingt degrés pour poser deux yeux fous, injectés de sang, sur moi. Un frisson me parcouru automatiquement. Mon corps qui réagissait à un danger? Pourtant, malgré ce que je pouvais penser, je devais bien être en sécurité, un équipement complet ainsi que deux gardes séparaient le monstre de ma frêle personne. J’eu une nouvelle hésitation lorsque ce fut au tour de la chaise de Barry de tourner sous le commandement de Pierre pour se diriger vers moi ainsi que Billy.

Depuis mes débuts à l’asile que ce monstre de Barry accompagné de sa réputation terrible me terrifiait à chacune de nos rencontres. Jamais je n’avais réussi à faire face à un tel tueur, un vrai dans son cas.
Lorsque le duo arriva à notre hauteur, le Boucher n’avait toujours pas arrêté de poser ses yeux de cerbères sur moi. Comme s’ils étaient attirés par un aimant se trouvant au milieu de ma tronche. J’en ai vu certains venir avec une blague comprenant les charges électriques positives et négatives par rapport aux couleurs de mon visage, mais concentrons-nous sur la situation précaire de l’instant.
Un nouveau frisson vint me parcourir lorsque, Pierre engageant la conversation avec Billy, Barry me sourit de toutes ses dents à travers le grillage de sa muselière. Un sourire mortel, un sourire empli de menaces.

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Dim 20 Jan 2013 - 22:08

Le meurtre.

Vision indistincte d’un homme fou de terreur, le regard baigné par l’incompréhension, les larmes et la sueur. Un poing noir comme l’ombre apparaît alors dans le cadre, percute le visage du bougre qui en hurle de douleur. La même main le saisit alors par le cou, le lève dans les airs et le jette sauvagement contre un mur. Les bureaux de la salle de classe sont emportés dans le vol plané du pauvre violenté qui ne doit pas avoir plus que vingt ans.

Le meurtre. Le jour où mon existence a basculé. Le jour où j’ai compris que non seulement quelque chose clochait chez moi, mais aussi que cette chose pouvait s’avérer particulièrement dangereuse.

La classe sans-dessus-dessous s’éclaircit, les contours tout à l’heure flous se précisent. L’élève au visage irrigué de sang est à genoux et implore la pitié, le regard apeuré braqué vers ce qui semble être moi. La seule réponse est un rire malsain, sadique et menaçant qui empli la salle avec fureur. À nouveau le bras couleur de jais entre dans le décor, suivit d’un autre. Les deux jumeaux se mettent alors à marteler avec véhémence l’homme brisé qui ne peut qu’hurler et appeler à l’aide.

Le jour où un réel écart s’était creusé entre moi et le reste du monde. Le jour où Double Face avait cessé d’être humain.

Les sons tout à l’heure lointains et étouffés deviennent à leur tour plus clairs et perceptibles. Les cris de douleur et d’horreur me vrillent alors les tympans. Le jeune homme défiguré tend un bras couvert d’ecchymoses vers l’avant, vers moi, comme pour intimer aux deux bras ténébreux de cesser leur terrible entreprise. Mais ceux-ci n’en ont que faire. La victime est à nouveau saisit par le cou et plaquée contre le mur, le second appendice noir, lui, cherche instinctivement quelque chose au sol. Le trouve. Un ciseau bien pointu se joint à la scène, brandit par la main droite. Main droite qui plonge vers le ventre du bougre au regard fou.

Commettre un meurtre ne m’était jamais passé par l’esprit de mon existence. Jamais avant de L’avoir rencontré. Ou contracté plutôt.

Un gargouillis indescriptible s’échappe de la bouche ensanglantée du jeune homme qui regarde avec des yeux hagards et vides la multitude de plaies et de trous qui aèrent son abdomen et son torse. Sa peau devient de plus en plus livide, comme si la couleur fuit son corps avec les litres de sang qui s’écoulent par les béantes blessures formées par un ciseau devenu rouge qui retrouve sa place au sol. Le cadavre mutilé s’écroule au sol, la main gauche en a marre de lui broyer le cou, l’absence de réaction la décourage.

J’avais beau avoir vécu une triste enfance, mon seul et unique objectif avait toujours été de faire le bien et de suivre de brillantes études pour vivre une paisible existence. Fallait bien croire que le monde avait voulu le contraire.

La scène change, se brouille, alors que le paysage de la classe bordélique défile par la rotation d’un corps. Les bras ont disparu. Mais quelque chose de beaucoup plus puissant reste. Un sentiment. Non, plus qu’un sentiment. Un besoin. Un besoin inassouvi qui fait mal juste à le sentir au creux de l’estomac. Un besoin qui amène une salive salée, chaude et abondante dans la bouche. Un besoin qui acère les sens et fournit le corps avec des doses phénoménales d’adrénaline. Le besoin de tuer. Un sadisme violent qui emporte la volonté au profit de la force brute. Tous sens en action, les yeux cherchent partout dans la salle de classe, se déplacent avec vivacité dans leurs orbites, analysent chaque détail perçu. Tout ça pour une simple chose. Une nouvelle victime.

J’ouvris les yeux avec effroi. Ma respiration saccadée brisait le silence de ma cellule vide. L’immaculée blancheur renvoyée de plus belle par la forte lumière des néons m’éblouit un court instant. Complètement en sueur, je regardai autour de moi, comme à l’affût d’un quelconque danger. Personne. Toujours sous le choc, je me recroquevillai sur moi-même. Frappé par mon cauchemar, frappé par la réalité de l’action que j’avais commise, frappé par le fait que j’étais responsable de mon propre emprisonnement. Frappé par le fait que les mains bigarrées qui tremblaient devant moi avaient donné la mort. Alors je fermai les yeux. Je les fermai pour oublier encore quelques heures ma triste existence. Je les fermai pour pleurer en silence et ne pas voir les larmes qui coulaient à flot de mes paupières fermées.
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Dim 20 Jan 2013 - 22:09

Je n’avais voulu sortir de ma cellule depuis ma dernière rencontre avec le Boucher. J’n’avais presque pas touché à mes repas non-plus. J’n’étais plus qu’une bête égarée dans un espace cauchemardesque pour n’importe quel claustrophobe. Égaré dans ma cellule, toujours caché dans un coin pour éviter les regards et les problèmes. Pourtant, le problème, ça semblait plutôt être moi qui le contractais. Mon organisme réagissait d’une manière particulière à l’idée d’avoir à croiser à nouveau le tueur. Ainsi refusais-je catégoriquement toute sortie et ruminais-je à longueur de journée des idées noires et moroses. J’avais tué quelqu’un. La vérité ne pouvait plus être oubliée désormais. Je vivais avec la mort d’un homme sur la conscience. Voilà la vrai raison pour laquelle on m’avait cloîtré dans cet asile de taré. Seulement, une question me revenait chaque jour, une question aussi chiante, dérangeante et harcelante que le regard idiot et hagard que me jetais l’escargophone de surveillance qui me fixait à longueur de journée. Comment?
Comment un jeune adulte frêle, sensible et studieux comme moi avait-il pu commettre une telle atrocité? Comment avais-je pu donner la mort à une pauvre âme innocente, et n’en avoir aucun souvenir concret? Toujours dans un coin de la cellule, je me callai dans le rembourrage blanc des murs, fermant les yeux pour continuer mon enquête psychologique. Enquête qui chaque jour semblait régresser. Plus rien n’allait. La chose dans mon esprit qui était à l’habitude si loquace s’était tut depuis Barry le Boucher. Ainsi mes élans de schizophrénie étaient-ils minimalement calmés. Un claquement sourd m’avertit que les lumières du couloir adjacent à ma cellule s’éteignaient. L’obscurité tombait sur Luvneel, pour presque tout le monde. Les néons de ma prison de douceurs, eux, ne dormaient jamais et continuaient de m’harceler. De m’harceler de concert avec cette foutue porte qui devait habituellement représenter ma liberté. Me harceler en groupe avec cette foutue porte et son copain le ballon. Ce sacré ballon qui n’hésitait jamais à devenir l’objet de loisir le plus répugnant et repoussant jamais imaginé. Tous ensembles, les objets cohabitant avec moi se liguaient tous peu à peu contre ma personne pour faire de ma vie un enfer. Même la couverture de mon matelas avait rejoint leur groupe félon.

Ayant momentanément oublié la question existentielle qui rongeait mon esprit, j’ouvris les yeux pour braquer un regard légèrement malsain sur tous ces objets éparses dans la cellule. Mes yeux glauques brillèrent de folie, alors que tranquillement, je quittais le coin de la cellule pour m’avancer vers le ballon. Immobile, le placide objet restait calmement couché sur une des ses infinies facettes. Je m’approchai à quatre pattes avec le silence du prédateur vers le pauvre objet qui devrait inévitablement souffrir de mon courroux. J’étais le chef ici, et personne ne m’empêcherait de régner en maître sur ma cellule. Pas même ce ballon qui heureusement, me tournait le dos, s’exposant à une attaque surprise. En un éclair, je sautai sur ce dernier et mordis à pleine dent dans le caoutchouc gonflé qui creva instantanément. La couverture, elle, fut déchiquetée. Les deux cadavres furent envoyés dans un autre coin de la pièce, loin de mon regard. Ce fut lorsque je tentai de m’en prendre aux néons que les gardes intervinrent. Après ce fameux incident, on me força à sortir un peu. Histoire de se faire croire à eux-mêmes que je me porterais mieux par la suite. Foutaises.

Ce fut le lendemain que le morne cortège composé de moi-même et du surveillant Billy parada dans le couloir bétonné et sobres jusqu’aux deux habituelles portes battantes qui m’accueillaient vers le Gymnase. À la vue des deux portes, je tentai de fuir, je criai, brailla, suppliai pour ne pas avoir à les traverser. Deux surveillants supplémentaires furent nécessaires à Billy pour me faire entrer. Pourquoi une telle crise de ma part? Très bonne question. Mais lorsque je pénétrai l’imposante salle, les sons se bloquèrent au fond de ma gorge. Car, vous l’aurez deviné, un grincement typique laissait entendre son écho dans toute la sombre étendue couverte de béton.

Pierre poussait paisiblement Barry, scotché à sa chaise roulante par les sangles et la camisole de force qui le contraignaient à ne pouvoir qu’utiliser ses yeux pour communiquer, la muselière qu’il portait l’empêchant de parler. J’évitai soigneusement de croiser les yeux injectés de sang du tueur. Je pouvais sentir son lourd regard braqué sur moi. Braqué comme un revolver près à tirer, comme si depuis longtemps le Boucher ne rêvait que de pouvoir me tuer. Comme s’il pouvait voir à l’intérieur de moi et s’amusait à regarder les troubles qu’il créait en moi par ses simples pupilles marron qui me fixaient inlassablement.

De quoi vous rendre fou, et c’était bien ce qu’y s’passait chez moi.
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Dim 20 Jan 2013 - 22:10

Putain de porte… Putain de néons…

Me fixaient depuis deux semaines sans arrêts. Barry Le Boucher aussi…

Je m’dégradais. La solitude et le trouble que créait le Boucher en moi à chacune de nos rencontres ne faisait qu’augmenter ridiculement l’état de folie qui me gagnait de plus en plus. Seul bon point, l’autre dans ma tête s’était fermé la gueule depuis deux bons mois. Deux mois de silence, deux mois d’amertume.
Je vivais toujours la même morne existence, reclus au fond de ma cellule immaculée qui chaque jour m’était de plus en plus étrangère. En fait, pour tout dire, la réalité du monde m’échappait de jours en jours pour laisser place à une imagination légèrement effrayante qui gangrénait mon cerveau. Mais ça, je ne pouvais clairement me l’expliquer, si bien que je me mis à chercher conseil chez des alliés peu communs. Peu communs, certes, mais à qui je pouvais accorder ma confiance face à mes ennemis qui cherchaient à mettre en danger mon règne incontestable sur ma cellule. D’abord il y avait mur numéro un et son collègue numéro deux. Les deux m’étaient fidèles et veillaient à la bonne délimitation territoriale de mon royaume. Certes je préférais Numéro Deux par la confiance irréprochable qu’il m’accordait. Mais Numéro Un aussi savait y faire niveau conversation. Son verve et son humour ne m’étaient pas inconnus et j’aimais à discuter en compagnie de ces deux compères. Voilà pourquoi je passais le plus clair dans le coin de ma cellule où je pouvais les y retrouver tous les deux. À eux s’ajoutait aussi le matelas sur lequel je dormais, lui aussi un fervent partisan de ma cause.

Mais hors de ma cellule, lors des promenades, toute la sécurité et le confort durement acquis durant mes longues périodes d’isolement s’envolaient sous le regard harcelant du Boucher que je croisais inévitablement à chaque fois.

Si bien qu’un jour, je ne pu me retenir.

Il se tenait toujours dans la même position devenue agressante par sa platitude, toujours assis sur le même fauteuil roulant. Toujours enlacé par la même camisole de force, toujours muselé par la même muselière. Toujours le regard braqué sur moi, ce même regard qui faisait inévitablement monter une tension électrique entre lui et moi. Je n’avais plus peur du Boucher. Non. En fait je voulais seulement le voir disparaître. Ou peut-être en avais-je marre d’avoir peur du tueur et voulais-je m’en débarrasser. Peu importait. Je savais que ce fou devait cesser de m’emporter dans son torrent de folie silencieuse qui m’aspirait vicieusement et insidieusement chaque fois que je me retrouvais seul avec moi-même. Une manière horrible de chercher la mort de quelqu’un. Et Barry devait probablement y prendre un plaisir insatiable que de me voir sombrer dans la folie un peu plus chaque jour.

Ce jour là, le surveillant Billy ne portait pas une grande attention sur ce qu’il se passait autour de lui et la chaîne qui m’entravait les poignets s’était faite légèrement trop détendue. Le pauvre Billy devait manquer de sommeil ces derniers temps. Mais cela ne m’importait guère. Non. Car je saisis la chance du moment pour hurler de haine et me jeter sur le Boucher qui me lançait alors un regard débordant d’euphorie. Ça lui apprendra, le con. Mon poing percuta la muselière du bougre. Ma force de frappe était faible, certes, mais le débalancement fut assez puissant pour que le surveillant Pierre perde le contrôle du fauteuil de Barry qui vint s’écraser lourdement au sol.

Grave erreur.

Durant le choc, une sangle de la camisole de force du Bouche se brisa, probablement trop tendue par le surveillant Pierre durant son dernier entretient du détenu. Et là je réalisai l’étendue de mon erreur. Billy me tira rapidement vers l’arrière et me plaqua au sol. Mais le mal était déjà fait. Dans un grognement de Barry, un bras surgit de la camisole de force, un bras chétif, mais qui inspirait la mort et la colère. Le Boucher avait passé de longues années à l’asile de Luvneel, si bien que ses bras en manque d’exercice étaient minces et frêles. Mais porté par la force de la colère, ces chétifs appendices devaient se révéler mortels. Billy, ayant soudain comprit l’ampleur du problème, lâcha de peur ma chaîne et se rua vers la porte du gymnase pour prévenir la sécurité. Mais il était déjà trop tard. Une ombre passa à une vitesse phénoménale à ma gauche et se rua sur Billy. Un râle et un bruit de craquement accompagnèrent ce déplacement inopiné. En tremblant, je tournai la tête vers là d’où était provenu le son. Barry Le Boucher, complètement libre, mutilait avec force le corps brisé de Billy qui perdait rapidement conscience au sol. Pierre tenta d’intervenir, dans un mouvement à la fois fluide et violent, Barry fit volte-face pour saisir le bras droit du surveillant et l’arracher violemment. Puis d’un puissant coup de genoux, Le Boucher brisa la hanche de Pierre qui s’écroula au sol en hurlant de douleur.

Barry Le Boucher renaissait.
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Intégrité: -400

Dim 20 Jan 2013 - 22:15

« Eh bien. T’es dans la merde au final. »
-D’où tu sors toi?
« Héhé, mais de ta tête mon cher Oswald. »
-Je croyais que tu m’avais fiché la paix.
« Mais non, j’me reposais un peu en attendant que quelque chose d’intéressant arrive. »
-Et tu trouvais ça drôle d’me voir devenir fou durant les derniers mois?!
« Bah. Je savais bien que tu finirais par foutre la merde à l’asile. C’est digne de Double Face ça. »
-Digne de Double Face?
« Héhé, c’est ça ton nouveau nom. J’l’ai décidé. »
-Mais j’aime bien m’appeler Oswald moi.
« Ouais, mais le concept de Double Face va faire de toi un héros mon gars! »
-Le concept de Double Face?
« Mais oui, un concept. »
-Dans quel genre?
« Genre le concept d’un guerrier ultime avec un objectif génial! Et pour atteindre cet objectif, il faut savoir exploiter son habileté, sa différence. Ça serait ça être Double Face. »
-Exploiter sa différence…
« Ouaip, j’ai pensé à ça. C’est pas si mal non? »
-J’ai toujours été rejeté des gens pour différentes raisons, exploiter ma faiblesse pour devenir plus fort… Mais comment devenir plus fort?
« Héhé, ça c’est ma partie. Tout ce que j’ai besoin c’est de ton accord et ton soutient. »
-Mon accord et mon soutient… Mais pour Barry. On fait quoi?
« Justement, j’ai seulement besoin que tu me laisses m’en occuper…et tous tes problèmes s’envoleront. »
-…
« Un problème? Je te sens un peu réticent mon p’tit Oswald. »
-Le meurtre… Ce n’est pas moi qui l’aie commis. C’était toi.
« … »
-Je savais bien qu’il y avait quelque chose qui clochait dans ton histoire! Tu essaies de me faire pactiser avec le diable!
« Mais il faut me comprendre! J’avais besoin de m’amuser un peu moi! »
-Tu m’as foutu dans cet asile espèce de fou!!
« Et tu risques de ne jamais en sortir si tu n’me laisses pas t’aider!! »
-…Salaud…
« Alors? »
-Alors…
« Laisses toi faire. Tout va bien se passer. Barry va disparaître de ta vie en un rien de temps. »
-Mais à quel prix…
« C’que t’es rabat-joie. Tu es Double Face, Oswald! Nous sommes Double Face! C’est en travaillant en équipe qu’on relèvera les défis! »
-…J’imagine que l’on n’est jamais mieux servit que par soit même. Et puis, Barry risque de me faire la peau si tu ne m’aides pas.
« Héhé, tu comprends vite quand tu veux! »
-Mais après on s’arrête là. J’veux pas avoir d’autres meurtres sur la conscience.
« Reçu cinq sur cinq capitaine! »
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Oswald Jenkins
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Double Face

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Dorikis: 7115
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Dim 20 Jan 2013 - 22:17

Une colère sans nom m’envahit. Écrasa la peur qui inondait mon esprit et prit possession dans une violente vague de rage de l’entièreté de mon corps. Mon regard se voilait rapidement de rouge et la silhouette floue du Boucher devenait subitement le centre de mon attention. Jamais je n’avais voulu tuer quelqu’un à un tel point. Jamais je n’avais ressentis le besoin de faire couler le sang de quelqu’un avec une telle force. Cette colère si véhémente vint à bout de toute volonté présente en moi, nimbant mon esprit de ténèbres et d’une haine irrépressible. Haine irrépressible qui transforma physiquement mon corps. La blancheur livide du côté gauche de mon corps céda complètement son territoire à la noirceur insondable de mon côté droit qui me couvrait complètement désormais. Seul résidu d’humanité en moi était la glauque lueur qui émanait de mes deux yeux qui jugeait sans pitié visible Barry. Barry qui lui, regardait dans un rictus d’incompréhension la métamorphose qui s’opérait sur ma peau. Barry qui comprenait peu à peu que me tuer relèverait d’un tout autre défi que de se débarrasser des gardes. Car les deux surveillants qui gisaient au sol à l’agonie, il les avait bien sûr vaincu d’abord pour s’assurer de profiter plus longtemps de ma mort.

Le tueur avait les épaules larges, un cou musculeux et une tête légèrement carrée avec une mâchoire proéminente. Deux yeux exorbités, encastrés profondément dans leurs orbites étaient encadrés par de longs cheveux broussailleux de jais. Les bras chétifs du Boucher détonnaient avec absurdité sur le puissant torse et abdomen du tueur. Ses jambes aussi semblaient frêles, ses cuisses et ses tibias étant particulièrement maigres. Ainsi se campait-il devant moi, ses larges mains calleuses étant largement ouvertes, comme prêtes à me saisir par le cou et me réduire au silence. Un escargophone de surveillance bien accroché dans un coin de la salle, au niveau du plafond, se mit alors à hurler. L’alarme était sonnée, des gardes visant à maîtriser les deux belligérants ne tarderaient pas à surgir dans le gymnase. Mais moi et Barry ne voulions pas nous en tenir à ça. Une de mes mains sombres balança la camisole de force et les sangles de cuir qui reposaient près du fauteuil au Boucher. Celui-ci s’empressa d’aller joindre les deux poignées des portes battantes qui menaient au gymnase avec les matériaux que je lui avais tendu, l’accès à l’immense salle était maintenant bloqué.

Ma respiration se faisait forte, le besoin de combattre ne pouvait désormais plus être stoppé. Du moins, parlions-nous vraiment de moi dans cette situation? Ou simplement de mon enveloppe charnelle?
« Dark. »

Oui, Dark. Voilà ce qu’était cette chose. Voilà ce qui sommeillait au fond de Double Face. Voilà le fardeau que je devais porter.

Alors Barry Le Boucher s’élança en hurlant vers moi, alors Dark fit de même dans un élan puissant. Les deux corps se rencontrèrent, se percutèrent en un éclair. Un poing sombre rencontra l’épaule du tueur, sa main se plaqua directement sur le visage de Dark. Un instant, les deux hommes, ou plutôt les deux rebus humains, cessèrent de bouger. Les deux êtres poussant l’un contre l’autre dans une lutte acharnée pour déterminer qui sortirait vainqueur de la première altercation. Chacun usant de sa propre force pour faire fléchir l’autre. Volonté écrasante contre folie meurtrière. Puissance ténébreuse contre désir de meurtre acharné. Double Face contre Le Boucher.

Le fou éructa un grognement et ses faibles muscles se bandèrent pour remporter l’échange. Dark fut violemment envoyé sur le sol bétonné, sonné par le choc entre sa tête et le sol. Barry lui ne perdit pas de temps et enfonça son poing dans l’abdomen de son adversaire. Un rire sadique s’échappa alors du visage ténébreux. Un éclair de plaisir traversa les yeux brillants du monstre. Alors, malgré la pression de la main du Boucher sur la tête de Dark, celui-ci se mit à se relever. Se relever et se libérer juste assez de la poigne de Barry pour lui asséner un violent coup de poing qui s’aplatit avec force sur le visage fou de l’antagoniste qui fut projeté quelques mètres plus loin, le visage ensanglanté. Dark ne perdit pas de temps et se jeta sur son adversaire pour lui marteler le corps avec véhémence et surtout, sans retenue ni pitié. Ça ce fut jusqu’au moment où le tueur planta violemment ses dents aux proportions canines dans le bras droit de Dark. Dark qui répliqua en envoyant son genou percuter la mâchoire du fou.

Piqué au vif et relativement gravement défait, Barry mordit à nouveau Dark, mais cette fois-ci au niveau du genou qui venait de le frapper. Comprenant le ridicule de ses manœuvres et n’ignorant pas la douleur provoquée par les morsures, Dark battit en retraite. Permettant à son ennemi de se redresser et de revenir à l’attaque, ses dents couvertes de sang bien en vue des yeux glauques du monstre noir. Les échanges se poursuivirent, les morsures s’accumulèrent comme les coups qui trouvaient toujours client chez le Boucher comme chez Dark.

La porte elle, ne cédait pas sous les assauts des gardes qui tentaient tant bien que mal de l’enfoncer. Si la camisole de force avait la capacité d’entraver un violent tueur fou, elle avait certainement le pouvoir de bloquer complètement l’ouverture de deux portes battantes.

Dix minutes de combat acharné se suivirent. Dix minutes de sueur, de sang, de douleur et haine. Dix minutes qui eurent pour résultat l’effondrement de fatigue des deux monstres.

Mais malgré la fatigue persiste toujours la haine et le besoin de combat.

Besoin de combat qui ne s’éteindrait jamais. Mais qui malgré tout fut stoppée par dix gardes bien armés qui déboulèrent dans le gymnase pour séparer les deux fous. Car fous était le termes approprié.

« Définitivement Oswald. Bienvenue chez les fous. »
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