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Bodyguards : il fallait pas faire appel à eux.

Joseph Patchett
Joseph Patchett
Crack Joe

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♦ Équipage : Saigneurs du Crack

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Lun 28 Jan 2013 - 15:43

Royaume de Goa, 1623.

La nostalgie, une fois de plus, s'invitait dans la tête de l'Agent Patchett. Pour l'irascible représentant du CP5, l'île de Dawn n'était pas une île comme les autres. Elle était particulière à ses yeux, tout comme l'était le Royaume de Goa. C'était là qu'il était né, là qu'il avait grandi et fait ses premières armes. C'était le bon temps, l'époque où il était encore un gamin insouciant qui jouait au Roi sur son trône d'ordures. Il régnait sans partage sur la montagne de déchets, nul n'osait se confronter à lui et il avait droit à tout ce qu'un môme de 17 ans pouvait souhaiter (de gros et beaux jouets surtout). Dommage que son règne fut si court, un an à peine avant que le Gouvernement Mondial n'y mette bon ordre. C'était regrettable mais quitter son île, sous la contrainte, pour rejoindre les rangs du Gouvernement Mondial lui avait permis de voir du pays et d'accomplir bien plus que ce qu'il avait jamais rêvé étant gamin. Somme toute, le résultat n'était pas si désagréable que ça, c'était même plutôt le contraire. Il était plus fort, mieux nourri et surtout carrément mieux habillé qu'avant. Pensez donc, un costard cravate avec le Borsalino et les lunettes en option, ça en jetait non ?

Ca en jetait tellement que ce brave Joseph était devenu une véritable cible ambulante. Vouloir profiter de sa permission pour se balader dans la ville basse en quête de souvenirs de ses aventures de gosse c'était une idée qui se défendait. Cependant il ne fallait pas sous estimer l'attrait qu'un encostumé représentait pour les pickpockets et autres voleurs locaux. Après moins d'une heure de déambulation dans la partie basse de la cité, Crack Joe sentit une présence derrière lui. Une main s'approchait furtivement de lui et semblait bien décidée à lui chatouiller les côtes. Hop ! On laisse parler les réflexes et l'agresseur, un môme de tout juste 8 ou 9 ans, se retrouve tenu en l'air par le poignet, les pieds flottant une dizaine de centimètres au dessus du sol. Le gosse, un vrai diable, se débattait et envoyait des coups de pied dans toutes les directions possibles pour tenter de se libérer, sans succès. Il était petit et maigre mais dans ses yeux de bête, Joseph pouvait lire une volonté farouche.

"Halalala... Qu'est ce que tu tentais de faire là gamin hein ? Tu pensais pouvoir me faire les poches, à moi ? Tsssk. Tu sais pas qui je suis ou quoi ?"

"Toi ? Pfeuh, t'es qu'un de ces connards d'encostumés qui bosse pour le gouvernement. T'es personne mec ! Juste un foutu costume vide."

L'attaque est dure à encaisser, un instant Joseph semble sur le point de relâcher sa prise sur le poignet du morveux mais il se reprend vite.

"Hey ! C'est dur ça ! J'suis d'ici moi... J'ai régné sur ce bled y'a 10 ans..."

"Pfff, menteur. T'es même pas un noble, ça se voit à ta tronche. Pis y'a 10 ans c'était y'a 10 ans. T'es qu'un vieux... Et un vieux qui va me lâcher !"

Et vas y que je me débats d'avantage. Vraiment un sale gamin, déjà qu'il écrasait l'égo du pauvre Joseph, voilà qu'il tentait de lui envoyer des coups de talons dans le torse maintenant. Détestable au possible ce môme, tout juste le genre que Joseph appréciait, ce gamin lui rappelait une version enfant de lui même, en moins crasseux bien sûr. Qu'allait il bien pouvoir faire de lui ? C'était là la question à laquelle ce brave Crack Joe tentait vainement de trouver une réponse. Il était encore en plein réflexion, les petits coups portés par le morveux bâtant son torse en rythme, quand une sonnerie très reconnaissable se fit entendre.

Pulupulupulu. Pulupulupulu. Gotcha.

"Agent Joseph Patchett, présentement en congés à l'appareil. Que puis je éviter de faire pour vous ?"

"Ha ha ha... Très drôle Patchett, très spirituel, t'as mangé un clown ce matin c'est ça ?"

"Agent Mc Yavel ! C'est toujours un plaisir que d'entendre la voix de mon coordinateur préféré !"

"Hey mais lâche moi connard ! D'où tu parles à l'escargophone ? Lâche moi j'te dis !"

"Trêve de plaisanteries Patchett, quelle est cette voix que j'entends ?"

"Rien d'important, un problème qui sera promptement éliminé. Alors, qu'est ce qui est si important pour que tu interrompes mes vacances à Goa hein ? Tu sais que je ne suis arrivé qu'hier moi !"

"Tes... vacances ? Oh mais tu vas arrêter tes conneries deux secondes oui ? T'es un Agent de terrain bon sang, pas un trouffion de base ! Oh puis zut... Ta permission est finie Patchett, retour au boulot. Ta mission est trop sensible pour que je t'en parle via Den Den Mushi. Retourne à ton hôtel, une mouette courrier t'y attend."

"Mac, mon pote, t'es pas sérieux hein ? Tu vas pas me sucrer mes congés comme ça pas vrai ?"

"Je vais me gêner tiens ! Je suis pas ton pote Patchett, l'oublie pas. Et si tu merdes cette mission, j'te prie croire que ça va mal se mettre ! Mais vraiment ! Mc Yavel, over."

Le Den den mushi s'était tu. Face à Crack Joe, un mur nu. Bravo Joseph, le gamin avait réussi à t'échapper pendant que tu causais. Bien joué la discrétion Monsieur l'Agent, impeccable, rien à redire. En plus il lui avait aussi piqué sa bourse pour faire bonne mesure. Le retour à la maison s'annonçait plus difficile que prévu, saleté de nostalgie qui vous rendait mou et faible. Mais pas le temps de s'apitoyer sur son sort, le môme ne représentait rien, il pourrait être éliminé plus tard si nécessaire. En espérant que ce ne soit pas le cas, tuer des enfants n'avait jamais compté au rang des passions de Joseph. Il y avait quelque chose de déplaisant à sentir la vie s'échapper d'un si petit corps.

C'est tout à ses pensées que Crack Joe retourna à son hôtel pour y découvrir, ô joie de l'Administration, sa mouette-courrier attitrée qui l'attendait à la fenêtre de sa chambre. Incroyable comme ses animaux étaient compétents. Mais ce n'était pas le moment adéquat pour dresser l'éloge de ces volatiles, une Mission l'attendait.

Bonjour Agent Patchett.

Votre mission, et vous êtes obligé de l'accepter, est la suivante:
Sir Roland de Grammon, première fortune du Royaume de Goa, a fait appel à l'aide du Gouvernement Mondial. Il a signalé avoir fait l'objet de nombreuses menaces à la fois écrites, verbales et physiques. Il craint que sa vie soit en danger.
Sir Roland de Grammon est un fervent soutient du Gouvernement Mondial. C'est une personne influente sur la scène internationale. A l'occasion de la célébration, Saint Rodrick Albenas et sa fille Sainte Maria Isabella Albenas résideront chez lui. L'enjeu est donc de taille. Sir de Grammon tient à ce que toute cette affaire soit résolue avant leur arrivée.

Vous allez vous rendre à la demeure du Seigneur de Grammon pour vous mettre à sa disposition en tant que représentant officiel du Cipher Pol. Tous les détails nécessaires à l'accomplissement de votre mission vous seront fournis sur place.
Afin de vous assister dans cette tache, vous pourrez compter sur les soldats de la Marine basés à Fushia. Le Lieutenant-Colonel Sauveur se fera un plaisir de se mettre à votre disposition. Coordonnez vos actions, trouvez l'auteur des menaces, capturez le ou éliminez le, et assurez la protection de Sir Roland jusqu'à la fin de la Célébration. Il est évident que l'échec de cette mission ne sera pas toléré.

La seconde enveloppe contient des ordres d'arrestation et de réquisition déjà signés. L'usage est laissé à votre discrétion.

Bonne chance Agent Patchett.

Ce message s'auto détruira dans 10 secondes.


Psssshhhhhhtttt.... POUF !

Dans un bruit de pétard l'ordre de mission part en fumée. Ils en faisaient quand même un peu beaucoup niveau prudence au Cipher Pol. Comme s'il y avait besoin de faire s'auto détruire de vulgaires papelards. Après tout, même si cette mission était une véritable épée de damoclès suspendue au dessus de sa tête, le Cipher Pol avait fait les choses biens. Grâce à ces ordres d'arrestation et de réquisition blanc, il avait virtuellement les pouvoirs d'un Colonel de la Marine. Autant dire que l'abus était possible voir même probable. Point positif, ça calmerait sans doute les ardeurs indépendantistes des représentants de la Marine.


Dernière édition par Joseph Patchett le Mer 30 Jan 2013 - 11:10, édité 1 fois
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Stark Lazar
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Mar 29 Jan 2013 - 2:41


Spoiler:
 


    - Stark Lazar ? Un homme bouleversé depuis son accident ? Psychologiquement instable ? Ne prenez pas cet air si grave ! Transférez-le un temps sur Fushia, au sein de cette garnison il retrouvera tout l'équilibre qu'il a besoin pour nous revenir en forme ! C'est un bon élément ce petit, jeune et incroyablement motivé, il a juste besoin de récupérer du choc émotionnel qu'il a subi ! Un an dans le coma, c'est quelque chose !



Pourriture de chiure de supérieur débile ! Depuis quand un homme qui a du mal à contrôler sa colère, devrait être qualifié de fou ? Hein ? J'ai l'air d'un fou, moi ? Je parle tout seul dans mon bureau et alors ? Auriez-vous quelque chose contre cela ? Hein ? J'ai passé un an dans le coma qu'il a dit l'autre débile ! J'ai besoin de souffler un temps ! Me retrouver ! Et quel meilleur moyen que de me catapulter sur la mer la plus calme, dans le coin le plus paumé qu'il existe ? Fushia, j'te crache dessus ! Tu m'ennuies bordel ! Oh oui ce que j'peux me faire chier ici ! Combien de temps déjà ? Deux à trois mois ? Dix tentatives de suicide. Toute ratées, bah ouai, tentez de vous pendre avec une pelote de laine... Cela ne va pas fort pour moi ces derniers temps, y'a comme qui dirait le doc quelque chose qui cloche avec mon cerveau. L'engrenage qui le fait tourner est défectueux, l'humain l'est tout autant par conséquent. Ce matin au réveil, j'ai réussi à me faire peur tout seul.

Réveil tranquille, j'ai le sourire, j'me lève et m'dirige dans la salle de bain et PAF ! Il apparaît ! Mais vraiment PAF quoi ! Subitement ! Avec un large sourire horriblement flippant, flottant dans les airs comme si la gravité n'avait pas d'emprise sur lui ! Et pourtant il est gros ! Et mauve aussi ! Avec des rayures ! Et il se fout de moi un instant avant de disparaître aussi incroyablement qu'il est venu, m'laissant seul dans la pièce avec son foutu sourire qui m'fait flipper ! Le plus fort dans l'histoire, c'est que j'ai jeté un œil à côté de moi et il n'y avait rien ! RIEN ! Plus de chat ! Envolé ! Du coup, pas franchement rassuré sur mon état de santé, j'ai vidé le flacon de calmants. Quatre d'un pet. Que j'ai avalé en buvant une gorgée d'eau de vie. Ce que les gens peuvent être cons parfois ! Mélange cachets plus alcool étant mauvais, j'me retrouve dans cet état, dans cette posture, à trois heures de l'après-midi. Repensant chaos qu'est devenu ma vie. Attaqué par un crabe mesurant sept mètres de long qu'ils ont dit...

    - Un miracle si j'ai survécu... NON MADAME ! Ce n'est pas un miracle, mais ma volonté de vivre qui m'a permis de guérir de mes nombreuses blessures ! Un Stark ne meurt pas ! Lazar encore moins ! Médecins incompétents !



Sur ma chaise, la tête vers le bas et les pieds pointant le plafond, les mains se tenant aux accoudoirs, je fais mumuse ! ZOUUUUUUUUUUH ! Deux tours complets sur ma chaise, qui tourne ! Et ZOUUUUUUUUUUH ! V'là que j'me marre, explosant d'un rire fou ! Adjudant que j'suis dans cette base minuscule, 'doivent se demander où que j'suis parti les autres ! Le départ pour la grande mission c'est dans très peu de temps qu'il disait le bon Floppy ! Pas envie d'y aller ! Ah que je fais mumuse dans mon bureau et que je suis content ! Il est content Lazar ! Cooonteeeent ! Comment qu'elle disait la chanson de Rodriguo Carpachio déjà ? Allongé sur les parasols, avec des den den mushi en farandole ! Dans ma tête, c'est le gros bordel ! Ils dansent et ils volent ! Ils ont activé le Projet X ! Y'aurait même un géant nain qui cogne ! L'a pas aimé finir en taule ! Tout cela me fait oublier que j'ai... Un instinct protecteur sur-développé ! Que j'peux pas m'empêcher de m'inquiéter pour mes bébés...

    - AAADJUUUUUDAAANT STAAAAAARK LAZAAAAAAREUUUH !



Spoiler:
 

La porte qui s'ouvre brusquement, l'officier supérieur qui gueule comme un chameau assoiffé au beau milieu d'une île asséchée ! La puissance de son timbre de voix allié à ma folie m'donne l'impression qu'un ouragan déferle dans la salle, m'faisant trébucher de mon jouet et m'laissant m'écraser au sol, les mains devant les yeux. J'ose pas regarder, bouger ne serait-ce que le petit doigt, la nature elle me fait peur et papa gueulante m'aide pas.

    - JEUUUUUNE MERDEUUUUUUH ! STAAARK ! BOUGEEEEZ VOOS FEEEESSES EEET VITEUUUH ! NOUS PARTOONS POUUR GOAAAA !
    - B... b... b... Bien Lieutenant-Colonel Sauveur !



Affolé, transpirant, décoiffé, déboussolé, je n'ai que le temps de prendre mon pistolet puis de suivre l'ours enragé qui me conduit à l'extérieur, avec le reste des troupes. Un bon paquet de soldats qu'il y a d'vant nous. Quasiment une centaine de gars, quasiment. Tous me sont inférieurs au niveau du grade, ce qui veut dire qu'ils vont être sous mes ordres après ceux de Sauveur. Je rejoins les rangs, le Lieutenant-Colonel aboie des ordres et tout le monde se met en marche, direction le Royaume de Goa...


Dernière édition par Stark Lazar le Mer 8 Oct 2014 - 12:06, édité 2 fois
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Jeu 31 Jan 2013 - 19:56

Dans sa chambre d'hôtel de Goa, l'Agent Patchett réfléchissait. Devant lui, étalés sur son lit, les ordres d'arrestation et de réquisition signés en blanc. Avec ça il avait de quoi mettre en état d'arrestation n'importe qui sur Goa, quel que soit son statut. S'il avait besoin de main d'oeuvre, il pouvait rameuter près de la moitié des marins d'East Blue, il en avait le droit, il en avait... le pouvoir ! C'était assez jouissif comme sentiment de se sentir ainsi au dessus de tous, au dessus des lois et en toute légalité ! Ça effaçait totalement l'humiliation qu'il avait ressentit face au gamin dans la ruelle. Il était peut être devenu un "connard d'encostumé", mais le pouvoir qu'il exerçait désormais n'avait rien à voir avec celui qui était le sien du temps où il était Roi Joe. D'ailleurs il était temps de commencer à exercer ce pouvoir. L'Ordre de Mission avait mentionné le Lieutenant Colonel Sauveur de la base de Fushia. L'Agent Patchett ignorait s'il allait avoir besoin des Marines pour accomplir sa mission mais il avait déjà décidé de faire appel à eux pour trois raisons. Petit un, le "client" était un noble et les nobles tiennent toujours à avoir plein de monde à leur service, ramener une centaine de marines devrait lui faire plaisir. Petit deux, si Sir Grammon avait fait appel au Gouvernement Mondial plutôt qu'aux gardes royaux, c'est qu'il ne devait avoir en eux qu'une confiance toute limitée. Et surtout, petit trois, Joseph voulait tester ses nouveaux "super pouvoirs". A 27 ans il avait encore une mentalité de gamin joueur. Son petit sourire espiègle alors qu'il composait le numéro du standard de la Marine pour East Blue sur son den den mushi était particulièrement explicite.

"Gotcha. Bienvenue sur le standard de la Marine, secteur de East Blue. Le temps d'attente est estimée à... 4 minutes."

Autant pour l'excitation du gosse, le standard escargophonique de la Marine semblait saturé, ce n'était quand même pas de chance. Ce ne fut qu'après quinze bonnes minutes d'attente que finalement, la "douce" voix d'une standardiste se fit entendre. Depuis quand ils embauchaient des poissonnières pour tenir le standard ?!

"Standard d'la Marine d'East Blue. Kékeu j'peux faire pour vous ?"

"Ici l'Agent Joseph Patchett du CP5, matricule AZ1441, actuellement en mission à Goa. Mettez moi en communication avec le Lieutenant Colonel Sauveur de la base de Fushia."

"Mouais... Et ça vous tuerait d'être poli c'est ça ?"

"... S'il vous plait ?"

La communication s'interrompt. Quelle garce ! De quel droit une simple standardiste de la Marine se permettait de lui parler, à lui agent du Cipher Pol, sur ce ton ?! Dans quel monde vivait on pour que même les petites gens osent s'en prendre ainsi aux agents de terrain ? Déjà qu'ils l'avaient fait poireauter longtemps, voilà que maintenant ils exigeaient de lui qu'il soit poli, quelle impudence !

"Ici le Lieutenant Colonel Sauveur, parlez Agent Patchett."

Le denden mushi avait changé d'aspect. Des yeux mi clos, une chevelure soyeuse et un petit sourire aux coins des lèvres du gastéropode. Le Colonel Sauveur devait être un grand fanatique de son apparence physique. Il devait, en outre, être particulièrement inutile pour avoir été affecté à Goa. Mais qu'à cela ne tienne, une centaine d'hommes en uniforme ça aurait de la gueule même si c'étaient des ploucs ou des débutants.

"Lieutenant Colonel Sauveur, j'ai en ma possession des ordres de réquisition me confiant un niveau d'accréditation équivalent au grade de Colonel. Ces documents officiels pourront vous être fournis si vous le désirez. Dans le cadre de ma mission, actuellement en cours à Goa, vous et vos hommes êtes réquisitionnés séance tenante."

"Mmm... S'agit-il d'une importante mission pour le Gouvernement Mondial ? Mes hommes et moi même allons nous pouvoir protéger la Loi et l'Ordre ? Vous savez combien les marins répugnent être aux ordres des hommes du Cipher Pol..."

"Euuuuh oui, sûrement. Toujours est il que, durant cette mission, vous allez surtout protéger un noble de Goa. Le Seigneur De Grammon a fait appel à la protection du Gouvernement Mondial et vous allez la lui apporter. Vos fusils seront ses boucliers ! Erm... Rendez vous au Manoir Grammon, dans la partie Haute de Goa. Prenez une centaine de vos meilleurs hommes et rappliquez fissa. Prévoyez des provisions, vous resterez là jusqu'à la fin de la Célébration. D'avantage d'informations vous seront fournis une fois que vous serez arrivé."

"Mmm... J'ai bien compris l'importance capitale de cette mission ! La base restera sous le commandement de mon second. Je serai à Goa très bientôt ! Vous ne regretterez pas d'avoir fait appel à nous, Agent Patchett ! Sauvuer, terminé."

La conversation désormais terminée, l'Agent du CP5 reposa posément le combiné du denden mushi. Cela s'était passé bien mieux qu'il ne l'avait cru. La rivalité entre Marine et Cipher Pol était une réalité bien déplaisante et il espérait que celle-ci n'empoisonnerait pas trop ses relations avec Sauveur et ses hommes. Après tout s'il devait s'appuyer sur eux, autant essayer de bien s'entendre non ? Il ne doutait pas une seule seconde que cela faciliterait leurs relations s'ils devenaient tous de grands amis. A la réflexion l'idée n'était pas si bonne que ça. Rester pro, il devait rester pro. Accomplir son devoir, se mettre dans les petits papiers du Seigneur Grammon et surtout faire que rien ne gâche la visite des Tenryuubitos.

Prochaine étape, le Manoir Grammon. Les Marines devraient arriver rapidement sur les lieux. Autant les retrouver directement sur place avant d'aller rencontrer le Maître des lieux. Oui, ça c'était une bonne idée. Il pourrait guetter leur approche et s'offrir une entrée charismatique dans le plus pur style du Cipher Pol quand ils arriveraient. Apparaître de nul part, tomber du ciel en tournant sur soit et écarter les bras tel un ange. Héhé, qu'il était malin, ils seraient tous sans voix devant son entrée. Il allait leur montrer la différence entre le Cipher Pol et la Marine.
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Lun 4 Fév 2013 - 18:49

    - Lieutenant-Colonel, pouvez-vous les voir vous aussi ?
    - Voir quoi ?
    - Rien, laissez tomber.


Je me recule de quelques pas, continuant de le suivre en retrait de sa personne, mais au-devant des troupes qui avancent d'un pas décidé. Il apparaît évident qu'il ne voit rien, il n'aurait pas posé cette question dans le cas contraire. Ils sont si... impressionnants. Gros et bruyants, pas moyen qu'on rate un truc de cette envergure. Je semble être le seul à pouvoir profiter du spectacle, tant pis pour eux, moi j'apprécie ! La patrouille des éléphants qu'ils se disent s'appeler, un nom plutôt amusant pour des comiques d'exception. Il faut avouer qu'ils sont assez sensationnelles, à marcher à nos côtés les uns derrière les autres, tels de vrais militaires. Est-ce qu'ils se moquent de nous ? Je ne saurais le dire. Le chef de file attire tout particulièrement mon attention, avec son bout de branche tenu à bout de trompe, qu'il agite en rythme de haut en bas, au fur et à mesure de leur progression. Ah et ils chantent aussi, une belle chanson qui résonne dans ma tête et me pousser à les accompagner.

    - ♪ La patrouille des éléphants, s'achemine pesamment ♪ La trompe en avant, les oreilles au vent ♪
    - Adjudant Stark ! Un peu de sérieux bordel ! C'est une mission de la plus haute importance !


Et vlan, stoppé en plein élan ! Il vient en un rien de temps de massacrer tout un joyeux bordel, éléphants et musique entraînante s'envole dans un nuage de fumée vert, m'laissant seul au beau milieu d'une centaine de soldats s'inquiétant pour ma santé mentale. Enfin, fort heureusement nous arrivions déjà sur les lieux, le manoir Grammon. Situé dans la partie Haute de Goa. La mission voulait qu'on assure sa sécurité durant la Célébration et le passage d'une famille de Tenryuubito directement venue de Marie-Joie. Sir Roland de Grammon craignait pour sa vie du fait que d'autres nobles pourraient bien magouiller salement pour s'attirer toute l'attention des descendants des fondateurs du Gouvernement. Les menaces se sont accumulées dernièrement et il se sentirait plus à l'aise avec autant de soldats l'entourant, lui et la noble famille. Seul point noir sur le tableau, la présence d'un membre du Cipher Pol.

Entre la Marine et le Cipher Pol, aucun n'ira dire que les relations sont très bonnes, surtout lorsque que les deux organisations travaillent sur la même mission. L'un et l'autre cherchent systématiquement à s'attirer les honneurs de la réussite de la mission et si possible, de ridiculiser l'autre. Du moins, c'est ce que l'on raconte dans les rangs. Personnellement, je n'aime pas la concurrence. Elle gêne mes ambitions et les gêneurs, je les écrase sans hésitation. L'agent envoyé pour diriger les opérations risquerait de subir le même sort, si l'opportunité se présente. Toujours est-il que nous interrompions tout mouvement devant les portes de la demeure de Grammon, déposant les provisions emportées et patientant en attendant que le merdeux du CP se montre. C'est tout eux cela, se croire au-dessus de tout pour pouvoir arriver en retard... Je m'apprêtais à en faire la remarque à Sauveur lorsque je fus coupé dans mon élan...

Il était là, au sommet du manoir, dominant la centaine d'hommes de sa position, bras croisés et immobile, laissant le soin à tous de s’apercevoir de sa présence. Lorsque tous les regards furent posés sur sa personne, il exécuta un saut acrobatique dans les airs, avant de se réceptionner avec classe une dizaine de mètres plus bas. Genou droit frôlant le sol, les mains en appuis sur ce dernier, tête baissée afin qu'aucun ne soit en mesure de le dévisager, son rire brisa le silence qui venait de s'installer. Lentement, très lentement, il se redressa pour nous faire face.

    - Agent Joseph Patchett du CP5 !


Alors que ses mots résonnaient dans les esprits de tous, le dénommé Joseph termina son entrée toute particulière par une pose transpirant la classe. Du moins de mon point de vue, qui avec mes hallucinations persistantes, avait légèrement exagéré la beauté de la scène. Musique collant parfaitement à la scène est une intense lumière envahissant les environs lorsqu'il était descendu de son perchoir, à tel point que je ne distinguais plus que son ombre, c'était tout de même bien meilleur ! Ce qui valait bien la peine que je me lance dans de longs applaudissements, tandis que le Lieutenant-colonel demeurait silencieux... De la jalousie ? Qui ne l'aurait pas été devant une telle entrée en scène !
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Joseph Patchett
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Ven 8 Fév 2013 - 20:40

L'entrée en scène de l'agent Joseph Patchett avait été exemplaire. Elle était si parfaite qu'on aurait pu l'enseigner aux jeunes agents pour leur montrer comment on s'offrait une entrée charismatique. Crack Joe voyait déjà son entrée détaillée à la règle n°13 du Manuel du Parfait Petit Agent. C'était un modèle du genre, acrobatique à souhait et bien impressionnante. Comment faire mieux ? C'était tout simplement inconcevable pour l'agent Patchett. Joseph était convaincu d'avoir, en une poignée de secondes, gagné l'estime et le respect des marins ou à tout le moins leur admiration. La preuve, l'Adjudant qui semblait seconder Sauveur applaudissait à tout rompre sa prestation. Il avait une tête qui revenait bien à Joseph cet adjudant. Pâle, le cheveux noir couleur jais et une lueur de folie un rien familière au fond du regard. Soyons honnête, le but était clairement de les épater et c'était une réussite complète. Il n'y avait guère que ce rabat joie, ce jaloux, de Sauveur pour faire grise mine et garder un silence déconcertant.

"Lieutenant Colonel Sauveur je présume ? Je vous attendais plus tôt mais je suppose que la ponctualité ne fait pas partie des habitudes de la Marine."

L'agent du Cipher Pol soupira d'une façon très exagérée et un brin théâtrale. Il aimait clairement se mettre en scène. D'un geste large il désigna le manoir Grammon aux marines. La demeure était immense vu de l'extérieur. Trois étages, des dizaines de fenêtres et un mur d'enceinte recouvert de pointes qui encerclait le bâtiment. Un endroit qu'il serait sans doute aisé de fortifier si jamais le besoin s'en faisait sentir.

"Le Manoir Grammon, notre lieu de résidence pour les jours à venir. Vous ne l'ignorez pas, la Célébration doit avoir lieu dans à peine trois jours et durera... le temps qu'elle durera. Avec les nobles ça peut prendre un moment Les Tenryuubitos arriveront donc très bientôt à Goa. Sir de Grammon, l'homme que nous devons protéger, est à l'intérieur. Il vous expliquera ce qu'il attend de vous. Oh, Lieutenant Colonel Sauveur, vos hommes devraient commencer à inspecter l'extérieur du périmètre et s'installer."

"Hum... Vous avez raison agent Patchett."

Le Lieutenant Colonel Sauveur se retourna pour observer les hommes venus avec lui. Il les avait bien sélectionnés, l'élite de la base de Fushia. Autrement dit ils se trouvaient un cran au dessus des bouseux complets et ils avaient tous réussis à finir leurs classes. Ça c'était le point de vue d'un individu lambda. Sauveur, lui, voyait en eux de braves défenseurs de l'Ordre qui avaient seulement besoin d'une occasion pour prouver leur valeur. Prenant son ton martial, il s'adressa aux caporaux afin de leur donner ses ordres.

"Biggs, Wedge et Jessy, vous prenez vos gars et vous faites le tour par la gauche. Repérez toutes les faiblesses que vous verrez dans le périmètre de défense et répartissez vous les positions. Reno, Rudd et Helena, vous faites la même chose mais en faisant le tour par la droite. Aoki, Kimura et Nao vous restez ici. Installez un poste de garde à l'entrée et commencez à me fortifier cet endroit, on dirait une vraie passoire ! Je veux que ce manoir soit aussi impénétrable que Navaronne elle même quand je ressortirai d'ici ! Adjudant Stark, vous venez avec moi !"

Tandis que les caporaux rameutaient leurs escouades, les trois glorieux représentants du Gouvernement Mondial : Patchett, Sauveur et Lazar pénétrèrent dans la demeure du Seigneur de Grammon. Si l'extérieur était relativement désert, l'intérieur du manoir fourmillait d'activité. Toute la demeure semblait sur le pied de guerre. Face à eux, un gigantesque escalier se divisait en deux afin de mener au premier étage. Sur les murs se trouvaient de nombreuses peintures, sculptures et autres oeuvres d'art visant à se donner un genre. Un lustre clinquant qui pendait du plafond achevait de donner la touche finale. On était là chez un riche qui entendait que sa fortune soit copieusement étalée sous les yeux des visiteurs dès qu'ils franchissaient le seuil. Dommage que le petit personnel ne se soit pas donné la peine de les accueillir. Partout où il posait le regard, l'agent Patchett voyait des domestiques, majordomes et autres bonnes à tout faire qui s'affairaient avec rapidité. Mais ce qui attira tout particulièrement son attention, ce fut le groupe de lascars qui les observaient depuis le premier étage. La couche de crasse qu'ils avaient sur eux montrait clairement qu'ils n'appartenaient pas à la noblesse ou au personnel de la maisonnée. Leurs armes étaient bien en évidence. Des mercenaires engagés par Grammon ? Possible. Ou alors les rumeurs sur le maître des lieux étaient vrais et alors...

"Ah ! C'est maintenant que vous arrivez enfin ? Ah bah il est beau le Gouvernement Mondial. Dire que je pensais faire appel à des profesionnels et voici ce qu'on m'envoie ? Une troupe de bras cassés ? Pfff dire que j'ai du engager des mercenaires pour me protéger. Vous avez intérêts à protéger ma demeure, moi même et mes hôtes sinon..."

Bodyguards : il fallait pas faire appel à eux. Buisnessmanimagesiacom5

L'homme qui venait d'entrer dans le lobby était de grande taille, il portait des vêtements impeccables et tout son être respirait l'ambition. Il n'y avait qu'à regarder son menton proéminent pour en être persuadé. Un homme avec un menton qui allait autant de l'avant ne pouvait qu'être ambitieux ! Ambitieux et intelligent si on en croyait la lueur maligne qui brillait dans ses yeux. Ambitieux, intelligent et énervé à en juger par sa façon de parler à tort et à travers à un volume de décibels bien trop important.

"Ah mais je m'égare. Et pourquoi vous me regardez comme ça vous ? Vous n'avez pas mieux à faire ? Ce sont forcément ces médisants de Montaigu ou ces jaloux de Capuet qui sont derrière tout ça. Ils m'en veulent tous car c'est chez moi que Saint Albenas et sa fille vont venir. Chez moi oui, chez moi ! Ah ils peuvent me regarder de haut avec leurs vieilles familles et leurs titres de noblesse recouverts de poussière mais après la venue de Saint Albenas, je jouerai à un autre niveau qu'eux ! Plus personne ne pourra critiquer mes origines ou remettre en cause mon statut. Je serai autant noble qu'eux ! Non, je serai encore plus noble qu'eux ! Ils me le paieront, c'est moi qui vous le dit !"

Ce n'est qu'après son petit discours haineux et méprisant, c'est beau l'amour entre familles nobles, que le Seigneur de Grammon sembla se souvenir de la présence de ces trois visiteurs et de son manque total de courtoisie. Il parut hésiter un instant, soupesa du regard les trois hommes qui lui faisaient face puis dans une grimace méprisante renonça à toute forme de politesse.

"Allons bon, ne restez donc pas là à ne rien faire ! Saint Albenas sera bientôt là ! Trouvez qui a envoyé ces lettres de menaces et cette tête de cheval. Oui, une tête de cheval dans mon propre lit ! Comme si les lettres déposées sur mon oreiller ne suffisaient pas ! Ces manants se croient tout permis, ils pensent pouvoir entrer chez moi comme dans un moulin mais ils se trompent. Trouvez les et faites leur payer leurs outrages ou j'aurai vos têtes, foi de Grammon !"

A l'étage les reîtres ricanèrent, le spectacle leur avait visiblement bien plu. Le Seigneur de Grammon était déjà reparti sans se donner la peine d'être aimable avec les hommes venus assurer sa protection. Quelle amabilité ! Un rien décontenancé, Joseph se tourna vers Sauveur et Lazar en quête de soutien ou à tout le moins d'un plan d'action. Protéger la résidence des incursions c'était une chose. Retrouver le fauteur de troubles c'en était une autre. Peut être que le mieux serait de lui tendre un piège et de le laisser venir à eux ? C'était une idée à creuser...

"Bon... Je crois que Sir de Grammon a été on ne peut plus clair. Nous allons donc barricader cette demeure et guetter la prochaine incursion de ce "visiteur mystérieux". J'espère que vos hommes seront à la hauteur Sauveur. Vous l'avez entendu, s'il se passe quoique ce soit, il aura votre tête. Dans l'intervalle, inspecter la chambre pour essayer de récupérer des indices ne serait pas une mauvaise idée. Une tête de cheval c'est osé quand même... Ça vous dit quelque chose ce genre de menaces ?"


Dernière édition par Joseph Patchett le Lun 18 Fév 2013 - 13:14, édité 1 fois
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Ven 15 Fév 2013 - 1:09

Et blablabla ! Qu'est-ce qu'il pouvait être lourd à débiter autant de conneries sans même prendre la peine de me saluer ! Le gros problème des nobles, est qu'ils s'imaginent avoir réussi leur vie et conquit le monde dès qu'ils ont amassé quelques millions de berrys et acheter un grand manoir. Mon paternel est exactement le même, égoïste comme pas deux, condescendent au possible et horriblement bavard. Ils ne cessent de parler, ces gens fortunés, faisant étalage d'un langage qu'ils disent soutenu, conneries oui ! Ils me donnent envie de vomir, puis d'amasser mon dégueulis et de leur étaler sur la tronche pour leur en faire un sublime masque ! Sérieusement, ne sont ils pas lamentables à agir de la sorte ? Sir Grammon fait face à deux soldats de la Marine et un agent du Cipher Pol, et il nous crache au visage comme s'il s'adressait à de vulgaires troufions ramassés dans la rue. À ces mots, mes yeux se lèvent vers le groupe de crasseux censé assurer la sécurité du prospère.

Huit rats n'agissant que pour l'argent, capable de retourner leurs vestes à tout moment tant que le prix était plus alléchant chez le voisin, aucune confiance à avoir en ces tocards. Tandis qu'ils ricanaient de l'humiliation que nous subissions, un fin sourire sadique étira mes lèvres, tandis que j'imaginais mille et une façon de torturer ces types cette nuit. L'un d'eux le remarqua et colla un coup de coude à son voisin afin de calmer le jeu. Sans résultat, évidemment. Notre petit protégé ayant jugé bon de se retirer sans entendre quoique ce soit sortant de nos bouches, les ordres commencèrent à tomber. Notre priorité était de barricader la demeure afin que le criminel passionné de chevaux ne revienne pas embrasser Grammon dans son sommeil. Un bon point pour nous, Le Lieutenant-Colonel avait déjà anticipé cette éventualité en dispersant les troupes tout autour de la résidence, leur ordonnant de fortifier au maximum le périmètre. Ne restait plus qu'à nous répartir les rôles...

Et ce fut Sauveur qui pris les devants, ne souhaitant pas laisser l'initiative à l'agent Patchett de lui refiler le moindre commandement. Impensable.

    - Bien, Adjudant Stark ! Vous allez me garder un œil sur ce qu'il se passe dehors en attendant que la nuit tombe, surveillez que la fortification des lieux avance vite afin que tout soit prêt lorsque l'obscurité viendra. Vous agent Patchett, montez à l'étage et allez inspecter la chambre du Sieur Grammon, à la recherche d'indices qu'aurait laissé l'inconnu en déposant la tête de cheval dans le lit. Je n'ai aucune idée de ce dont il s'agit, alors faites attention vous deux. De mon côté, je vais rejoindre Sir Grammon et tâcher d'en savoir plus sur lui. Ses ennemis, le degré de menace dont il est la cible, tout sera bon à prendre. On se retrouve ici pour 21 heures.


Inutile d'en dire plus, ce grand homme qu'est le Lieutenant-Colonel a tout fait. Cela ne fait pas plaisir à Patchett de subir de la sorte et j'le ressens très clairement, c'est que moi aussi j'ai horreur d'être sous les ordres d'une personne. Ce sentiment s'est développé après mon accident. Pour autant, je garde le silence et m'en vais tranquillement à l'extérieur, histoire de faire mine d'exécuter les ordres. L’alliance de la drogue et de l'alcool est encore bien présent dans mon organisme, du coup tout mon monde est quelque peu chamboulé en ce moment, plus que d'ordinaire j'entends. Je mets le nez dehors, puis le corps en entier, me plantant au sommet des marches, observant d'un air peu intéressé les soldats au travail. Tout semble aller pour le mieux dans les meilleurs des mondes, si ce n'est que j'ai des hallucinations assez exceptionnelles.

    - ♪ Fleurpageons Les rhododendroves Gyrait et vomblait dans les vabes, On frimait vers les pétunias et les momerates embradent ♪
    - Fleurpaquoi ? Les ronds de mangroves ?
    - ♪ Fleurpageons Les rhododendroves ♪
    - Quoi ?! Qui est là ?!
    - ♪ Je suis ici ♪


Derrière-moi. Faisant volte face, persuadé de tomber nez à nez avec le fameux criminel, ma main saisissant déjà mon pistolet à silex dans la poche intérieure de mon costume, je me retrouve nez à nez avec lui ! ENCORE CE FOUTU CHAT FLOTTANT DANS LES AIRS ! Il me fait vraiment flipper avec son sourire totalement déstabilisant ! A tel point que j'en perds mes moyens, pointant le canon de mon arme en direction de sa tête, je tire sans hésitation. Direction la cervelle. Sauf que j'ai tendance à oublier que ce n'est qu'une illusion complètement folle sortie tout droit de mon esprit de dégénéré. La balle traverse le corps de l'animal sans même l'atteindre, ce dernier s'évaporant brusquement, me laissant seul avec ma connerie. Le projectile a traversée sans difficulté la porte d'entrée et s'est logé je ne sais où de l'autre côté. Prenant subitement conscience de la dangerosité de mon acte, je restais là, l'arme à la main pointée en direction du trou dans la porte, complètement immobile, imaginant le pire.

GIAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !

***


    - Bordel Stark ! Mais vous pensiez à quoi en tirant aussi stupidement n'importe où hein ?
    - Il y avait ce chat... il n'arrêtait pas de me sourire... j'ai perdu mes moyens et le coup et partit tout seul ! Je n'ai voulu blesser personne !
    - Ne vous foutez pas de moi ! La femme de ménage a vue la balle lui érafler le front bordel ! Vous auriez pu la tuer ! Vous êtes complètement stupide bordel !
    - Mais puisque j'vous dis que...
    - Je ne veux rien savoir ! J'en ferais un rapport à mes supérieurs lorsque cette opération sera terminée ! En attendant, tâchez de ne plus faire de conneries et cette nuit. Ah et cette nuit, lorsque Sir Grammon dormira, nous monterons la garde devant la porte de sa chambre. Si le criminel se pointe, je m'occuperai personnellement de lui faire passer l'envie de jouer avec les émotions d'un noble de Goa.
    - …


***


Au beau milieu de la nuit, dans les alentours de 2 heures du matin.

'Fait chier ! Pourquoi est-ce que c'est à nous de passer une nuit blanche pour veiller sur la sécurité de ce merdeux qui pète plus haut que son cul ? Môssieur à des berrys plein les poches alors on se doit d'éviter qu'un malfrat ne vienne lui éventrer le ventre ! Ils foutent quoi les crasseux, hein ? Môssieur engage des mercenaires pour veiller sur sa tronche car il n'a pas confiance en nous ! En attendant, j'les vois pas à monter la garde ces chiens galeux ! Cette mission de protection c'est qu'une vaste blague moi je vous dis ! Une énorme farce destinée à m'en faire baver durant une bonne semaine ! Parce qu'il ne faut pas croire qu'ils vont rester un ou deux jours les autres descendants des fondateurs du Gouvernement, c'est qu'ils aiment en profiter de leur petite fête en leur honneur ! Et qu'est-ce qu'on peut s'emmerder ici... C'est tout calme, le Lieutenant-Colonel ne dit pas un mot, l'autre blondinet je ne veux pas l'entendre.

De mon côté, arme à la main, je tente de lutter contre le sommeil qui me tire dans ses bras. Et quand je dis tirer, c'est réel. Trois fois qu'il est venu en douce m’attraper pour m'entraîner dans un coin tranquille où personne ne me verra roupiller. Victime de ma folie, pas facile tous les jours...

Plop. Un bruit étrange amène souvent des évènements improbables.

Spoiler:
 

    - Il sera bientôt là... Ah, non, rectification coupaing... il est là.
    - Quoi ? Qui ? Et puis sérieusement... mais t'es qui ?! Je délire encore hein ?!
    - Exact. Moi c'est Oswald. Tu veux être mon ami ?
    - Ouah... vachement étrange... t'es une souris ?
    - JE SUIS UN LAPIN ! Un lapin qu'il est chanceux.
    - Ah, désolé Os', j'peux t'appeler Os ?
    - Aucun problème, mes amis me surnomment ainsi. Tu veux être mon ami ?
    - Hum... tu n'es que le fruit de mon imagination... je sais pas si ce serait très sain un ami imaginaire... OH MAIS BORDEL QU'EST-CE QUE JE RACONTE ?! LIEUTENANT-COLONEL ! UN INTRUS S’APPRÊTE A PÉNÉTRER DANS LA DEMEURE !
    - T'es vachement lent à la détente dis donc...
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Joseph Patchett
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Lun 18 Fév 2013 - 16:06

La bataille pour le commandement de cette mission s'annonçait rude. Si l'Agent Patchett était théoriquement en charge des opérations, le Lieutenant Colonel Sauveur entendait bien tirer la couverture à lui. Voilà que Môssieu Sauveur se payait le luxe de lui donner des ordres, à lui, Joseph Patchett ! L'Agent du Cipher Pol allait il devoir lui mettre les documents officiels sous le nez pour prouver sa supériorité ? Possible mais pas obligatoire. Sir Grammon avait toutes les caractéristiques du noble acariâtre qui n'hésiterait pas à demander des têtes si quoi que ce soit se passait de travers. Disposer d'un fusible en la personne du Lieutenant Colonel Sauver pourrait se révéler utile voir même vital si jamais les choses devaient mal finir. Règle n°2 du Manuel du Parfait Petit Agent : toujours disposer d'un tiers à blâmer en cas de problème. Il convenait donc de laisser à Sauveur les apparences du pouvoir, si la mission devait échouer, ce serait sa tête qui roulerait et pas celle de l'Agent Patchett. Mais pour l'instant, la seule tête qui intéressait ce brave Joseph, c'était celle d'un cheval. Et pas n'importe quel cheval qu'on aurait débité en lasagnes, steaks hachés ou autres pizza, oh ça non. Il parlait de celui dont la tête avait été déposée sur l'oreiller même de Sir Grammon. Comme menace on faisait difficilement plus explicite. Restait à savoir si l'amoureux des équidés avait laissé des preuves.


Malheureusement, une fois arrivé dans la chambre, une surprise attendait le valeureux agent. De tête de cheval sur le lit, il n'y avait point. D'hémoglobine, aucune trace, de saleté, guère plus. Cette chambre était on ne peut plus propre. Dans ce cas, une question s'imposait.

"Heiiiin ? Bah elle est passée où cette fameuse tête de cheval ?"

L'interrogation était autant valable pour les deux reîtres qui l'avaient suivi que pour le personnel de maison qui semblait l'épier depuis la moindre alvéole. C'était donc ça une maison de noble ? Un endroit où on avait aucune intimité et où tout le monde vous reluquait sans arrêt ? Non... Il faisait erreur. S'il bénéficiait d'un tel traitement c'était uniquement parce qu'il était d'une, très beau et de deux agent au Cipher Pol. Il ne devait pas s'arrêter aux regards tournés vers lui. Il était l'incarnation de l'autorité, il devait se faire obéir.

"Alors, j'écoute ?"
"Pardonnez moi Monsieur l'Agent. Monseigneur a exigé que sa chambre soit nettoyé de fond en comble suite à cette macabre découverte. Tout a été lavé aux grandes eaux et la tête a été jeté parmi les déchets à destination de Grey Terminal."
"Oh le grand méchant agent a perdu la tête ! Pouhahaha."
"Yark que j'ai peur ! Il va voir rouge tu crois ? Héhéhé"
"Vous devriez la fermer de vous même ou sinon c'est moi qui m'en chargerai. C'est dans votre intérêt que je dis ça."

Les deux mercenaires, tas de crasse sur fond de cicatrices, continuèrent à ricaner tout en se tenant les côtes, ils aimaient exagérer on dirait, mais ils n'adressèrent plus la parole à l'Agent Patchett. Pas folle les bêtes ! Celui-ci eut donc tout loisir d'inspecter la pièce. Il n'était pas expert médico légal mais il lui semblait tristement évidemment qu'aucun indice digne de ce nom n'avait pu réchapper du "grand nettoyage" ordonné par le Seigneur de Grammon. Comment voulez vous protéger un homme qui vous coupait l'herbe sous les pieds de la sorte ? Ce qui lui restait de mieux à faire était d'interroger les employés de maison pour essayer d'obtenir un minimum d'informations. Il devait aussi mettre la main sur les lettres de menaces qui avaient été expédiées au noble. Pour ça, autant continuer à tailler le bout de gras avec la jeune soubrette qui lui avait si obligeamment répondu. Attention les yeux, Joseph allait passer en mode charmeur, pour le meilleur et pour le pire. Il faut dire que la petite était mignonne comme tout, pour autant qu'il puisse en juger à travers les épaisses lunettes dont elle était affublée. Mais cela ne l'empêchait nullement de lui servir son sourire Colgate Totale blancheur ultime.

"Dites moi ma mignonne..."
"Mignonne moi ? Oh non... Je ne suis pas ce genre de fille... Oh non, vous faites erreur Monsieur l'Agent."
"Très chère, sachez qu'un Agent du Cipher Pol ne se trompe jamais. Et maintenant, si vous me disiez ce que vous avez vu dans cette chambre avant de tout nettoyer ? Vous seriez un amour."
"Je... oh... Je... La tête était dans le lit, il y avait du sang partout ! C'était horrible !"
"Et le Seigneur de Grammon ? Où était il cette nuit ? Il était bien dans sa chambre quand la tête a été déposée non ?"
"Oui Monsieur, il y était. Même que Monseigneur a hurlé pour qu'on vienne enlever cette chose de là. Il paraissait tout retourné."
"Bien... Bien... Avez vous noté quoi que ce soit d'étrange, hormis cette tête ? Verre brisé, fenêtre ouverte, meubles renversés, ou quelque chose du même genre."
"Rien de tout ça Monsieur. La chambre de Monseigneur était parfaitement en ordre, sauf cette horrible tête sanglante... Mais maintenant que vous le dites, il y avait des tâches de sang qui menaient à la fenêtre et pourtant celle-ci était fermée..."

Toujours observé par les deux mercenaires et le personnel de la maisonnée, l'Agent Patchett se déplaça lentement vers la fenêtre. Il l'ouvrit en grand avant d'inspecter l'extérieur. Le mur était nu et immaculé. Aucune prise n'existait, pour rentrer par cette fenêtre il aurait fallu effectuer un saut de plusieurs mètres, la tête sous le bras et réussir crocheter la fenêtre avec les dents. Hautement improbable donc. Néanmoins mieux valait être prudent.

"Vous deux là. Plutôt que de rester à ricaner bêtement, faites donc barricader cette fenêtre. Elle ne doit plus pouvoir s'ouvrir. Fini les visites surprises nocturnes !"

Les deux épées louées semblèrent hésiter un instant sur la conduite à adopter. Finalement ils se décidèrent pour la solution pacifique et haussèrent les épaules avant d'aller chercher, à grand renforts de beuglement, un majordome pour venir boucler cette fenêtre. Fort heureux de sa petite prestation autoritaire, l'Agent Patchett se mit en quête de l'Intendant du Seigneur de Grammon. Tout personnage de cet envergure avait forcément un Intendant pour s'assurer que le petit personnel fasse bien ce qu'on attendait de lui en temps et en heure. C'était en quelque sorte fourni avec la baraque. Pourquoi chercher l'intendant ? Mais pour les lettres pardi ! Qui était susceptible de conserver les lettres de menaces reçus par son noble de patron ?Mais l'Intendant bien sûr !

Malheureusement le majordome en chef, qui répondait au doux nom de Gaspard, ne s'était pas montré spécialement coopératif. Blablabla, propriété privé, blablabla intimité de son maître, blablabla allez vous faire mettre. Bon il l'avait peut être pas dit comme ça exactement mais le message était clairement passé. Ces lettres de menaces n'étaient pas à mettre entre toutes les mains. Le Seigneur de Grammon avait clairement quelque chose à cacher mais l'agent Patchett n'eut pas le temps de creuser d'avantage.



Vingt et une heure, l'heure pour les trois fiers protecteurs de se rassembler devant la porte de la chambre du Seigneur de Grammon. A l'intérieur, le noble ronflait sur ses deux oreilles, l'immense fenêtre de sa chambre était désormais scellée et le seul moyen de l'atteindre était de passer sur le corps des trois représentants de la Loi. La demeure avait été fortifiée, les neufs escouades s'étaient réparties les zones de la propriété à protéger et les mercenaires couvraient l'intérieur. Pas même une souris ne parviendrait à se faufiler jusqu'au Seigneur de Grammon. Ils avaient fière allure tous les trois, assis sur leurs chaises en bois devant la porte tels les trois amiraux à la bataille de Marineford. Joseph essaya vainement de singer le légendaire Aka Inu tandis que l'Adjudant Lazar prouvait qu'il était un Ao Kiji plus vrai que nature. Ses paupières qui se fermaient régulièrement étaient une preuve on ne peut plus flagrante de son penchant avéré pour la fainéantise.

"OH MAIS BORDEL QU'EST-CE QUE JE RACONTE ?! LIEUTENANT-COLONEL ! UN INTRUS S’APPRÊTE A PÉNÉTRER DANS LA DEMEURE !"

Tel un diable sortant de sa boîte, l'Adjudant Lazar se redressa d'un bond, son arme brandie bien haut. Il la pointait tout droit sur... et bien sur un couloir désert. Personne à gauche, personne à droite mais un beau remue ménage qui s'annonçait car les cris de l'Adjudant rameutaient le personnel de maison vers la chambre de leur maître ce qui laissait présager d'un joli foutoir. Visiblement énervé par le comportement indécent de son subordonné, le Lieutenant Colonel Sauveur le frappa un bon coup sur le sommet du crâne. Manière de lui faire regretter sa bêtise sans doute.

"Bordel Stark ! Je croyais vous avoir dit d'arrêter avec ces conneries ?! Où voyez vous un intrus à part dans vos rêves Adjudant Stark Lazar ?! Il n'y a personne à part nous trois ici !"

Evidemment, le Destin étant très joueur, il se fit un plaisir de démentir les propos du Lieutenant Colonel. Derrière la porte qu'ils gardaient, un bruit d'objet brisé se fit entendre. Les trois protecteurs n'eurent que le temps de se retourner, intrigués, vers la porte avant que la voix du Seigneur de Grammon ne leur parvienne.

"A moi la garde ! A l'assassin !"


Avec un sens du timing irréprochable, les trois hommes enfoncèrent la porte d'un triple coup de pied simultané. Les armes, ou poings, brandis bien haut. Ils balayèrent la lumière de leurs lampes, cherchant la menace qui se dissimulait à leurs regards.

"Là ! Il s'enfuit tas d'idiots, mais arrêtez le !"

Bien au chaud sous ses couvertures, le Seigneur de Grammon désignait d'une main tremblante le mur lui faisant face. Là où une bibliothèque se trouvait précédemment, s'ouvrait désormais un passage rocheux d'où provenait une lumière diffuse, sûrement due à des lampes. Devant l'entrée du-dit passage, un homme tout de noir vêtu, portant une lame en travers du dos. Il ne manifesta aucune surprise à l'arrivée des trois représentants du gouvernement mondial, se contenant d'expédier un kunai se ficher dans le bois du lit du Seigneur de Grammon. Juste au dessus de sa tête. Autant que Joseph puisse en juger, une feuille de papier avait été enroulée autour du Kunai. C'était là un élément important mais il y avait plus important, mettre la main sur l'homme. Qui, en bon ninja qu'il était, avait déjà tourné les talons et s'était engagé dans le tunnel à toute allure.

"Hey mais t'en vas pas ! T'es mon premier ninja ! Mais, mais reviens ! Promis on te fera pas mal..."
"Un peu qu'on va lui faire du mal ! Il va voir ce qu'il en coute de s'en prendre à un noble de Goa !"

Et les voilà partis. Le Lieutenant Colonel fut le premier à s'engager dans le tunnel, l'Agent Patchett sur ses talons. Les deux hommes semblaient pressés de mettre la main sur leur criminel. L'arrêter dès la première nuit ? Quelle aubaine ce serait ! La chambre se trouvait au premier étage, comment diable un tel passage secret avait il put être conçu ? Et surtout quels secrets recelait il ? En espérant qu'il ne soit pas truffé de pièges bien sûr...
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Mar 26 Fév 2013 - 12:20

Une main massant le sommet de mon crâne, une larme à l’œil, grimaçant sous l'effet de la douleur, je suivais les deux hommes dans la chambre du noble, il y avait réellement quelqu'un... Un lapin voulant devenir mon ami n'aurait eu aucune raison de me mentir, évidemment qu'il disait vrai. La porte claqua sous la puissance des trois coups, le Seigneur Grammon semblait en proie à une panique totale, beuglant des ordres à tout va. Désignant une direction du doigt qu'il fallait suivre pour tomber sur notre criminel, ce dernier tentait de suivre par un mystérieux passage secret creusé dans la roche. Cette tenues vestimentaire... cette aisance dans ses déplacements, cette discrétion hors norme, puis ce kunai lui servant d'armes. Un ninja ! Aucune foutue idée de ce que cela pouvait bien être, il intéressait cependant Patchett. Si un homme transpirant la classe comme lui trouve que ce type vaut la peine d'être capturé, alors il le sera ! Ni une, ni deux, me voilà qui m'engage à mon tour dans le passage secret, sans réfléchir à ce qu'il arriverait si on laissait Grammon sans surveillance...

Il possède des mercenaires pour assurer sa protection, non ? Qu'il s'en serve le temps qu'on finisse le travail ici ! Et si jamais ce n'était pas suffisant d'avoir ces incapables à ses côtés, nos hommes s'assureront qu'il ne lui arrive rien. De mon côté, lampe torche dans la main gauche et pistolet dans la droite, je m'élance à la suite de mon supérieur et du blondinet, poussant un rire démentiel, transcendé par la situation. Une traque ! J'ai toujours rêvé de participer à une traque ! Lâchez-les chiens, ce rat ne s'en sortira pas indemne de ce foutu labyrinthe ! Car c'est bien de cela qu'il s'agit, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, je me suis déjà perdu, prenant des directions au hasard, sans vraiment réfléchir. Du coup, il ne me fallut pas plus d'une dizaine de minutes pour me décourager, arpentant les couloirs creusés par je ne sais qui, espérant trouver une sortie quelconque. Le sort du fameux ninja m'importe plus, il pourrait crever ou s'en sortir vivant que cela ne m'atteindrait pas.

    - JE VEUX SORTIR DE CETTE MERDEUUUUUUUUUH !
    - Psssshhht !Ne crie pas si fort imbécile ! Il pourrait t'entendre !
    - Et ça recommence... l'on ne m'y reprendra pas à mélanger alcool et médocs, très mauvais mélange quand on est déjà fou.
    - Quoi ?! Tu ne veux pas de nous ?! On se barre si tu veux hein ! Tu trouveras ton chemin comme un grand je suppose...
    - WHOOOP ! Attends un peu toi ! Reste ici ! Eh merde...


Misérable castor nain à poils longs, je t'en mettrais de la susceptibilité moi ! Il ne m'a même pas dit de qui il fallait que je me méfie ! Pourquoi je devrais parler doucement ? A cause du ninja ? Il devrait déjà subir l'interrogatoire musclé de mon supérieur à l'heure actuelle. Alors qui ? Roh, mais qu'est-ce que je raconte moi ?! Ce castor n'existe que dans mon imagination, il faut vraiment que j'me calme ! Forcément que tout ce que je vois ne peut-pas être réel, il y aurait du souci à se faire dans le cas contraire. Cette idée solidement encrée en tête, c'est tout naturellement que je passe à côté d'une grosse tortue aux allures mystérieuses, se tenant sur un vieux bâton supportant par miracle son poids. Le corridor étant étroit sans vraiment l'être, il me suffit de passer en pas chassé pour ne pas gêner l'animal qui de toute façon, n'existe pas. Je vais bien, tout va bien. Je n'ai de cesse de me répéter cette phrase tandis que je m'éloigne lentement de la tortue qui n'a pas bougé d'un pouce. La preuve qu'elle faisait partie de mon imagination.

Spoiler:
 

Tournant à gauche puis à droite, avant de continuer sur une centaine de mètre tout droit, pour reprendre à gauche, je ne sais où je vais, ce que j'suis certain en revanche, c'est d'avancer. Tout me semble familier, comme si j'avais déjà emprunté ce chemin. Du nombre de bougies disposées en hauteur des murs pour éclairer le couloir, à la grosse tortue aussi immobile qu'un mort, qui n'a de cesse de me fixer des yeux. La première fois j'ai cru à une hallucination, la seconde fois m’interpelle. M'avançant jusqu'à elle, je commence à la dévisager, agitant la main armée devant son visage, attendant une réaction qui confirmerait l'existence de cette chose. Son poing massif venant s'incruster dans mon visage pour m'envoyer valdinguer dans le mur fut suffisant. Nom d'un léopard des mers dyslexique ! Celle-là je ne l'avais pas vu venir ! Ma silhouette incrustée dans la roche, quelques morceaux retombant à terre, le nez ensanglanté, je tentais de comprendre ce qu'il se passait. Ce gros lard est aussi vivant que je le suis.

    - Qui êtes-vous ? Et que faites-vous ici ?
    - On m’appelle Gros J. Naruko a encore échoué dans sa mission, alors c'est moi que le Haut Kagé a envoyé pour éliminer les gêneurs que vous êtes.
    - Le Haut quoi ? C'est qui celui-là ? Votre commanditaire ?
    - Je ne réponds pas à tes questions, je dois seulement t'éliminer.
    - Tss... franchement... pourquoi être si sérieux ? On pourrait simplement discuter et...
    - Technique ninja, arcane de la graisse, le boulet humain !


Mais non... Gros J qui bondit avec toute l'agilité d'un vrai ninja, rabattant ses genoux vers le haut de son corps, les bras entourant les genoux, et son corps formant un boulet de graisse vint s'écraser sur moi avec violence. L'impact m'incruste sur une bonne dizaine de centimètres en plus dans la paroi rocheuse, tandis que le tas de graisse verte se retire immédiatement, adoptant une posture défensive. Groggy, le corps endolori, je m'extirpe tant bien que mal de ce merdier, du sang coulant le long de mon front. Quelque chose me dit que je ne suis pas prêt de ressortir de ce foutu tunnel... Forçant sur mes bras pour me relever, je lève un œil meurtrier sur mon vis-à-vis. Si jusqu'à présent je n'étais pas très concerné par ce combat, maintenant qu'il avait fait couler mon sang, j'imaginais déjà les nombreuses façons de le crever. Une tortue humaine, un homme-poisson donc. Cette race surpasse les humains en force et en rapidité, mais je doute qu'il soit de taille face à ma capacité spéciale.

Bras tendu sur les côtés, paumes des mains levées vers le haut, j'esquissais un sourire sadique avant d'annoncer le nom de cette fameuse capacité à laquelle il aurait le droit de goûter.

    - Chemical Juggling...


Sous le regard intrigué du ninja, des orbes vertes entourées d'un halo violet firent leur apparition au-dessus de ma tête, formant un arc de cercle d'une main à l'autre. Le bras gauche en retrait, le droit plus en avant, la main pointant mon adversaire, le déluge s’abattait sur la tortue. Une quinzaine d'orbes qui explosèrent à la chaîne en percutant ce que je supposais être le corps de Gros J, déversant un écran de fumée reprenant une teinte verdâtre fluorescente.
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Joseph Patchett
Joseph Patchett
Crack Joe

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Lun 4 Mar 2013 - 0:08

A vingt sept ans, Joseph était resté un grand enfant par bien des côtés. Son goût pour les entrées charismatique tout d'abord, sa fascination toute gamine pour les ninjas. D'après lui, il n'y avait rien de plus classe qu'un ninja. Ils étaient mystérieux, silencieux, discrets et sacrément efficace. En un mot ils étaient tout ce qu'un agent du Cipher Pol pouvait souhaiter être soit tout le contraire de Joseph. Il devait à tout prix obtenir un autographe de ce type, ainsi que quelques conseils en matière de discrétion. Oh et il devait aussi lui tirer les vers du nez, l'agent du CP5 avait des tas de questions à lui poser. Mais tout d'abord, il faudrait qu'il arrive à lui mettre la main dessus et la chose ne s'annonçait pas aisée. C'est qu'il était rapide le masqué !

"Au nom du Gouvernement Mondial, arrêtez vous !"

Il en avait de bonnes Sauveur, comme si invoquer le nom du Gouvernement Mondial allait convaincre un assassin ninja, oui car c'en était un, pas de doute là dessus. L'épée dans son dos n'était pas là pour la décoration et ça faisait de lui un assassin. Il ne lui manquait que les lunettes de soleil pour avoir totalement une tête d'assassin, quoique non, un ninja avec des lunettes de soleil ça serait une grande première. En même temps Joseph n'avait vu qu'un seul et unique ninja alors comment pouvait il juger ce qui était normal ou non dans la tenue vestimentaire des ninjas hein ?

Ses pensées étant quasiment totalement consacrée à l'ésotérique question de la tenue vestimentaire des ninjas, nul n'aurait été surpris que Joseph se perde à son tour dans les galeries secrètes. Et en bon agent qu'il était, Joseph se mit en devoir de perdre de vue Sauveur puis de se perdre lui même. Pour sa défense, il fallait signaler que les tunnels traversaient la propriété du Seigneur de Grammon dans tous les sens. Alors quand en plus d'être moins rapide qu'un Lieutenant Colonel d'une base de province on avait pas de sens de l'orientation. Et bien on se perdait ! Voilà, bien fait pour lui. Heureusement qu'il avait eu la présence d'esprit de prendre une torche à l'entrée du passage secret. Au moins il y voyait. Que Sauveur attrape le ninja ou pas n'avait que peu d'importance. Après tout celui-ci n'était venu que pour délivrer son message, message qui était d'ailleurs resté fiché dans le cadre du lit du Seigneur de Grammon. L'agent Patchett avait commis là une erreur, il aurait du récupérer le message sur le champ. Il était évident que leur commanditaire cachait des informations. Il devait trouver la sortie... et vite. Heureusement Crack Joe s'y connaissait en labyrinthe, il avait d'ailleurs mis au point une astuce imparable pour toujours réussir à en sortir.

*Allez Joseph. C'est pas la première fois que tu te paumes et t'es un grand garçon, t'as pas peur du noir. On pose sa main sur le mur de gauche et on suit le mur jusqu'à la sortie. Héhé, que je suis malin quand même. C'est pas Séparou qui penserait à un truc pareil.*

...

*Ça fait combien de temps que je le suis ce mur à la con moi ? Oh je sens que j'vais craquer... Non... Il ne faut pas. Résistes Joseph, sois fort ! Tu ne te frayeras pas un chemin à coup de poings, tu vas suivre ce mur gentiment. Ouais... Sans s'énerver. Pas besoin de faire exploser quoi que...*

Fou comme les pouvoirs mentaux de Joseph pouvaient être développés. Il pensait "exploser" et paaf, une série d'explosions retentissait droit devant lui. Si ça s'était pas classe quand même ? Conscient que la sortie, ou à tout le moins la baston, était proche, l'agent Patchett accéléra le pas. Le spectacle qu'il découvrit valait indéniablement la dépense d'énergie. L'Adjudant Stark Lazar, c'était le nom du clown autant qu'il s'en souvienne, se tenait debout face à une tortue fumante. Comment décrire autrement l'homme-poisson tortue qui était aux pieds de l'adjudant ? Recouvert de suie et de brûlures, celui-ci semblait avoir passé un sale quart d'heure. Bizarre que le tunnel n'ait pas été endommagé...

"Fiouuuu, hey ben joli travail. On dirait que tu l'as cuit à la broche héhé. Mais attends... C'est qui celui là ? C'est pas le même que celui qu'on a vu dans la chambre. L'est encore vivant au moins ?"

Un coup de pied fut rapidement décoché dans les côtes de la tortue pour s'en assurer. Le grognement qui émana de la bête à terre équivalait à un oui. Joseph eut un sourire un brin sadique, il allait pouvoir jouer à l'interrogateur, ça faisait longtemps et ça lui avait manqué. Il aimait torturer questionner des nuisibles. Pas d'bol pour la tortue, elle était face à un duo de sadiques avec un badge, la pire espèce qui soit. Joseph s'accroupit et souleva la tête de la tortue pour la mettre à son niveau. Elle sentait vraiment le brûlée. Mince, maintenant il avait envie de soupe de tortue.

"Toujours vivant, c'est bien ça. Bon mon gars, j'vais te la faire bref. Soit tu réponds à mes questions, soit j'laisse mon collègue refaire joujou avec toi. Ok ? Bon... On commence par une question facile, qui es tu ?"
"Gros J."
"Ok Gros J. Et qu'est ce que tu fous dans ce tunnel ?"
"J’exécute les ordres du Haut Kagé."

Mauvaise réponse, Gros J gagna une droite made in Patchett. Histoire de parfaire son portrait sans doute.
"Tu vas arrêter de répondre des trucs à la con ? Allé, craches le morceau tu veux ?! Tu foutais quoi ici ?! Qui est le ninja de tout à l'heure et qu'est ce que vous voulez à ce vieux salopard de Grammon ?"
"Je ne parlerais pas. Un ninja de Konogras préfère mourir que de parler ! Si seulement cet idiot de Naruko avait réussi sa mission..."
"Mais tu l'as foiré ta mission mon gars, allez fais pas ta mijaurée et crache le morceau. Qui est le Haut Kagé ? C'est lui qui a envoyé les lettres de menaces et la tête de cheval à Grammon ? Balance j'te dis ou sinon l'Adjudant Stark va t'faire rôtir à petit feu et après on te bouffera pour le dessert ! Et j'te jure qu'on le fera ! Si tu causes, j'te promets qu'on te bouffera pas."

Bon là, Gros J eut visiblement la peur de sa vie. Son teint olive vira au bleu sombre en un clin d'oeil. Il regarda alternativement les deux hommes qui lui faisaient face, histoire sans doute d'évaluer le sérieux de la menace, et au vu des sourires sadiques qu'ils lui adressaient, leur sérieux ne faisait aucun doute. Gros J déglutit péniblement avant d'enfin cracher le morceau.

"Vous allez pas me bouffer hein ? Hein ? J'suis même pas commestible... Gloups."

"Le Haut Kagé est le chef du village caché de Konogras. C'est un village de ninjas super loin. Il a envoyé quatre ninjas ici, à Goa. Naruko, moi et deux autres que j'connais pas. On était sensé rappeler Grammon à ses engagements, lui faire savoir qu'il avait des dettes à honorer. Que les contrats passés avec le village devaient être payés sinon il perdrait sa tête comme le cheval avait perdu la sienne. Les deux autres sont là pour passer à l'acte s'il veut pas se montrer compréhensif. Ils ont ordre de foutre en l'air la cérémonie et d'mettre ça sur le dos de Grammon. Y vont s'attaquer aux Tenryuubitos !!!"

Voilà, j'ai tout dit. Tout ce que j'savais. Vous allez m'laisser partir maintenant hein ?"


Un sourire cruel apparut sur les lèvres de Joseph tandis qu'il secouait lentement en signe de négation. Pas de carte sortie de prison pour Gros J.

"Je crois pas non..."
"Mais vous aviez promis !"
"De pas te manger oui... J'ai rien promis pour le reste. Adjudant Stark, il est à vous. Faites en ce que bon vous semble."
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Dim 17 Mar 2013 - 1:23

    - Bwahahahaah ! Elle est morte la tortue !
    - GIAAAAAAAAAAAAH ! ASSASSIN !
    - Gné ? Non, pas encore...
    - Eh si, jusqu'à ce que les hallucinations cessent mon p'tit gars.
    - Non mais pas maintenant quoi...
    - ASSASSIN !


Je lance un regard meurtrier au gnome qui lui me fixe d'un air accusateur, cherchant à me faire culpabiliser pour mon acte. S'il pense y parvenir du haut de ses trente centimètres et sa barbe verte, il se met les doigts dans l’œil jusqu’au coude. Cette tortue obèse s'est attaquée à moi sans aucune raison valable, autre qu'elle soit un criminel ne souhaitant pas terminer en prison. Je n'ai fait que me défendre, ripostant avec mes propres capacités qui se sont avérés être trop puissantes pour elle, point. Seulement voilà, tenter d'expliquer cela à un être plus petit qu'un chien et aussi stupide qu'un agent du Cipher Pol, c'est chose impossible. Et puisqu'il ne veut pas y mettre du sien, je n'ai d'autre choix que de l'écarter des lieux d'un magistral coup de pied dans la mâchoire. Le malheureux gnome voltige jusqu'à un mur et disparaît dans un écran de fumée. Stupide illusion ! Moment choisi par la tortue ninja pour gémir sous la douleur dont elle est la victime, prouvant qu'elle n'a pas rejoint l'au-delà...

Pestant un coup, me voilà de nouveau interrompu dans mon combat par la présence cette fois du fameux Agent Patchett. Nouvelle grimace, une insulte dans ma barbe à l'encontre du blondinet, s'il n'était pas là, la mort de cette fameuse tortue n'aurait fait aucun doute. Le sang coule de mon front et l'on peut aisément apercevoir mon costume froissé par endroits, voir légèrement déchiré. La faute aux deux assauts de ce gros lard.

    - S'il est vivant ? Évidemment qu'il est vivant ! Et ce n'est pas en le frappant davantage qu'il le restera ! Un peu de délicatesse Agent Patchett, franchement...


Une touche d'humour ne gênerait pas l'homme du Gouvernement, avant de passer aux choses sérieuses en faisant parler le criminel. Tandis que mon collègue posait les questions, je m'occupais de noter les informations dans un coin de la tête. Établir le profil de l'agresseur. Gros J, ninja de Konogras, au service du Haut Kagé, patron de Konogras. Un village ninja situé à des kilomètres de Goa. Visiblement, Grammon avait fait appel à leurs services pour une tâche quelconque et ne daignait pas payer ses dettes en retour. Raison pour laquelle le Haut Kagé avait envoyé quatre hommes pour obliger Grammon à ses engagements. Le coup de la tête de cheval se révélait être un vulgaire moyen de pression sur le noble, qui avait bien caché son jeu en niant ne pas savoir qui pouvait bien lui vouloir du mal. Quel idiot, ses mensonges avaient bien failli lui coûter la vie, ainsi que la mienne. Et certainement celle de mon supérieur, pourchassant le fameux Naruko.

Si tel était le cas, notre cher Seigneur de Grammon le regretterait. Autant qu'il pleurerait la mort de ses hôtes Tenryuubitos, les cibles de deux autres ninjas sur la mission et que nous n'avions toujours pas identifié. La cérémonie promettait d'être un foutu joyeux bordel... Je n'ose même pas imaginer ce qu'il arriverait à Goa si la famille de Dragons Céleste en visite pour la Cérémonie, venait à mourir des mains de vulgaires truands. Eux qui sont considérés comme les maîtres de ce monde, rayé de la carte ce Royaume ne leur serait pas bien difficile. L'affaire d'un caprice, tout au plus.

    - Je crois pas non...
    - Mais vous aviez promis !
    - De pas te manger oui... J'ai rien promis pour le reste. Adjudant Stark, il est à vous. Faites en ce que bon vous semble.
    - Sérieusement ? Bwéhéhéhé...


NAAAAAAAAAAAAAAAAOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNN !


***

Quelques heures plus tard, dans la chambre du Sieur Grammon.

Nous voilà de retour dans les appartements de notre cher petit noble aux ambitions douteuses, en compagnie de plusieurs invités de luxe. Sir Roland, encore tout chamboulé par les récents évènements et le fait qu'il soit passé à deux doigts de la mort. L'agent Patchett, avec lequel je suis parvenu à retrouver mon chemin dans ce labyrinthe infernal aux pris de redoutables prises de têtes. Le Lieutenant-Colonel Sauveur, qui était lui aussi revenu de sa folle poursuite du fugitif Naruko, lui-même présent dans cette pièce. Ligoté comme un saucisson, le visage couvert d'hématomes, inutile de lui demander s'il avait apprécié l'échange avec Sauveur. Enfin, pour conclure en beauté, les plus inutiles actuellement et ceux dont on se passerait volontiers de leur service, nos fameux mercenaires engagé par Grammon. Ces types n'avaient pas empêché l'intrusion des deux ninjas et n'avaient pas non plus participé à la poursuite, à quoi servaient-ils exactement ? Non car niveau décoration, ils faisaient honte aux somptueuses toiles exposés sur les cloisons de la demeure.

Sauveur, Patchett et moi-même avions rassemblés tout ce beau monde pour mettre les points sur les i. Clarifier la situation et reprendre le contrôle de ce joyeux bordel. D'autant que certains nous devaient des explications, comme d'autres devraient coopérer pour ne pas finir comme une certaine tortue croupissant dans les couloirs du passage secret. Sauveur décida de prendre les choses en mains, affichant un air furieux et ne cessant d'aller et venir dans la pièce. L'on sentait qu'il pouvait exploser à tout moment.

    - Bien, messieurs, je crois que tous autant que vous êtes, vous nous devez des explications. Inutile de vouloir me couper, je n'aime pas ça. Commençons par vous, Monsieur Grammon. Assurez votre protection jusqu'à la Cérémonie c'est bien. Assurez celles de vos invités Dagrons Céleste c'est encore mieux. Cependant, devoir risquer nos vies et voir la mission être un échec lamentable parce que VOUS nous cachez des choses, c'est mal. Très mal.
    - Très très mal !
    - Silence Stark !


Les premiers rayons du soleil pointaient à l'horizon, éclairant la pièce en traversant les rideaux de chambre. Un lourd silence pesait suite aux propos de Sauveur. Grammon ne faisait pas le fier comme auparavant, transpirant dans ses vêtements de nuit. Il fixait le Lieutenant-Colonel avec anxiété, incertain de la conduite à adopter dans une situation pareille. Il préféra garder le silence pour le moment, faire profil bas et se contenter de répondre aux questions posées. Questions qui ne tardèrent pas à fuser.

    - L'Adjudant Stark et l'Agent Patchett m'ont fait un rapport sur ce qu'ils ont vécu en poursuivant ce fameux...
    - Ninja monsieur. C'était un...
    - LA FERME STARK ! Je disais donc, ce ninja assassin qui en voulait à votre vie, semble avoir été envoyé ici car VOUS, avez contrarié une certaine personne avec laquelle vous auriez passé un accord il y a de cela quelques temps. Je me trompe ?
    - O... oui, vous avez raison.
    - Et pourquoi vouloir votre mort ?
    - Je... Je dois une certaine somme d'argent à ces messieurs... Je pensais attendre la fin de la Cérémonie pour régler cette histoire et payer ces hommes mais je...
    - Vous ne comptiez pas débourser un berrys pour ces truands, nous le savons. Sans doute imaginiez-vous qu'avec le soutien de personnes aussi importantes que les Tenryuubitos, le problème que cette... organisation posait ? Je me trompe ?
    - Non... non, vous avez raison...
    - Seulement voilà, vous n'imaginiez pas qu'ils passeraient à l'action si rapidement et avec autant d'efficacité. Que laisser la Marine dans le flou suffirait à stopper la menace qu'ils représentaient. Je me trompe ?
    - Non, vous avez raison...
    - ET BIEN VOUS AVIEZ TORT ! CHAQUE PETIT DETAIL VOUS CONCERNANT AVEZ SON IMPORTANCE POUR LE BON DEROULEMENT DE CETTE MISSION DE PROTECTION ! A QUOI PENSIEZ-VOUS BON SANG EN AGISSANT DE LA SORTE ?!
    - Je...
    - NE ME REPONDEZ PAS ! Stark, occupe-toi d'eux, je prends le Seigneur de Grammon et l'amène en lieu sûr. Désormais, j'assurerai sa protection rapprochée jusqu'à la Cérémonie. Je vous laisse la suite des opérations jusque-là. Prévenez-moi s'il y a du nouveau sur l'ennemi.
    - Bien monsieur !


Et sur ces mots, Sauveur et Grammon quittèrent la pièce, dans un dernier claquement de porte. Désormais, Patchett et moi étions seuls avec ces mercenaires et Naruko, le ninja raté. Un simple échange de regard avec le blondinet suffit à nous mettre d'accord sur qui interroger en premier. Les mercenaires n'intéressaient personne, aussi nous les faisions immédiatement sortir de la chambre, afin d'être plus tranquille avec Naruko. A l'abri de regards et oreilles indiscrets, nos méthodes particulières d'interrogations pourraient pleinement être utilisées. Tout d'abord, lui retirer ce foulard scellant ses lèvres. Difficile d'aligner les mots lorsqu'on ne peut pas ouvrir la bouche. Ensuite, Joseph le plaqua sèchement contre le mur, le maintenant dans cette position appuyant sur la gorge du criminel avec son avant-bras. De mon côté, reculant de plusieurs pas, me positionnant ainsi à une dizaine de mètres du malheureux, je faisais apparaître une orbe chimique dans ma main droite.

Et sans dire un mot, posait la moindre question, l'orbe fusa en direction du ninja, explosant à quelques millimètres de son visage, laissant un trou dans la cloison contre lequel il était maintenu. Simple démonstration de ce qui serait utilisé pour le faire parler. Cela avait-il fait son effet ? Nous allions le découvrir.

    - Ton ami Gros J nous a renseigné autant qu'il le pouvait sur toi et les rats ninjas que vous êtes. Il nous a appris l'existence d'un village, nommé Konogras. D'un Haut Kagé, le chef de ce fameux village. Nous a renseigné sur sa position exact, ce qui signifie que si tu ne te montres pas coopératif, ce dernier brûlera sous la puissance destructrice d'un Buster Call.
    - SALE TYPE ! NE TOUCHE PAS A KONOGRAS !
    - Allons allons, qui se soucie d'un village de planqués qui reçoivent de l'argent pour supprimer des vies ? Certainement pas moi. Ni même l'ami Patchett ici présent. Et encore moins le Gouvernement Mondial. Entend bien ce nom, Gouvernement Mondial, tu saisis la puissance de l'ennemi auquel tu te frottes ?
    - SI TU TOUCHES A MON VILLAGE ! A MES AMIS ! JE TE BOTTERAI LES FESSES !
    - Mais j'adorerai ! Joseph, relâche-le veux-tu ! Que je lui cale une orbe dans le gosier, que son sang et ses tripes se répandent dans toute la pièce tel un joyeux feu d'artifice !


Joignant le geste à la parole, je laissais s'échapper un Boom, entre mes lèvres, un murmure. Lequel était accompagné d'un geste des bras décrivant une explosion gigantesque. Le regard fou et la petite démonstration d'auparavant furent convaincant aux yeux de Naruko qui semble récupérer son calme. Il n'était pas en position de la ramener et le comprenait finalement. Un peu de lucidité dans cette organisation de crétins.

    - Où peut-on trouver les deux autres ninjas sur le coup ? Réponds à cette simple question et tu pourras garder la vie sauve.
    - Je ne sais pas qui ils sont.
    - Allons... ne me dis pas que vous n’étiez pas en contact tout ce temps...
    - Seulement par le biais de ce den den mushi et rien d'autre. Nous n'avons jamais vu leurs visages comme eux ne nous ont jamais vus. Mais ils nous connaissent.
    - Tiens donc ?
    - Ils font partie de l'Anbouh.
    - Avec ton fameux den den nous pourrons les contacter ?
    - Du moins essayer.
    - Joseph, si tu veux bien fouiller notre homme...


Si Sauveur n'avait pas mis la main sur cet escargophone lors de la fouille, c'est qu'il était vachement bien planqué le bougre. Joseph devra donc tâter et retâter chaque partie du corps de Naruko afin de le trouver. J'ai volontairement omis de demander à notre prisonnier où il avait planqué l'objet de communication, niéhéhéhé.
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Joseph Patchett
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Mar 21 Oct 2014 - 12:41

Un nouveau ninja et un nouvel interrogatoire pour le pire duo de sadiques du Gouvernement Mondial. Les pièces du puzzle commençaient à se mettre lentement en place et désormais la tâche de l'Agent Patchett était simple: empêcher les deux ninjas restant de nuire au bon déroulement de la Cérémonie. Les Tenryuubitos ne devraient jamais ne serait ce que deviner qu'un attentat était prévu contre eux. Là était la mission du Cipher Pol, protéger et servir les puissants de ce monde depuis les ombres. Si au passage l'Agent Patchett pouvait casser quelques os, il n'en serait que plus heureux.

Mine de rien, Crack Joe commençait à apprécier ce dingue d'Adjudant Stark. Le Chemical Juggling était vraiment une capacité fascinante. Si on ajoutait à ça le fait que l'Adjudant soit visiblement un cinglé fini, ce qui en faisait un interrogateur hors pair, on obtenait trois bonnes raisons de l'apprécier.

"Le fouiller ? Pourquoi devrais je m'embêter à faire ça alors que notre ami va me dire où il a caché son fameux Denden de son plein gré. N'est ce pas Naruko ?"

Le ninja s’apprêtait visiblement à servir à l'Agent du Cipher Pol une insulte de son cru, son regard méprisant ne laissait aucun doute. Ses lèvres bougèrent en ce sens mais aucun son n'en sortit. Une main gantée s'était refermée sur sa gorge, l'empêchant d'émettre le moindre bruit.

"Tutut. Pas d'insultes tu veux bien ? L'Adjudant Stark t'as pourtant expliqué ce qui arriverait si tu ne coopérais pas. Ça tient en deux mots: Buster Call. Deux très jolis mots tu ne trouves pas ? Tellement chargés de puissance. Ah... Tu sais ce qu'on va faire Naruko ? Je vais libérer ta gorge mais si j'entends autre chose que l'endroit où tu as caché le Denden... Disons que c'est moi qui vais devoir passer un coup de fil."

Comme si l'Agent Patchett avait le pouvoir de déclencher un Buster Call. Dans le meilleur des cas il pouvait faire remonter l'équivalent d'une "mauvaise note" sur le dossier du fameux village. Heureusement que le ninja était trop apeuré pour réfléchir correctement. Le Crack relâcha donc sa pression sur la gorge de sa victime. Le ninja aspira une grande goulée d'air.

"Le Denden est dans ma poche secrète. Elle est cousue dans la doublure de ma tenue, un peu sous l'aisselle gauche."


Le plus dur fut de réussir à extraire le mini Denden de la dites poche sans défaire les liens du prisonnier. Mais ô joie, l'objet se trouvait bien là où le ninja l'avait dit. Un bon point pour lui ça. Hum... Les denden de poche n'avaient qu'une portée de quelques centaines de mètres. Les deux autres ninjas ne devaient pas se trouver bien loin.

"Bien, très bien... Voilà ce qu'on va faire maintenant. Tu vas me donner le numéro de tes collègues et on va les appeler ensemble. Tu vas leur dire que l'intimidation de Grammon a fonctionné et qu'il s'est décidé à payer. Ce qui veut dire que leur mission n'est plus nécessaire. Ensuite, tu leur fixeras un rendez vous pour votre retour à Konogras. C'est compris ? Bien. A la moindre incartade... Bah, tu sais déjà ce qui t'arrivera."

Le ninja hocha la tête. Satisfait, l'Agent Patchett commença donc à composer le numéro que l'homme lui dictait. Le mini denden resta silencieux un instant puis soudain afficha des traits sévères, ses yeux de gastéropodes devenant soudain aussi menaçant que possible. D'un signe de tête, le Crack fit signe à Naruko de parler.

"Naruko ? Alors, quel est le résultat de ta mission ?"

"La mission a... La mission a échoué !"

De rage l'Agent Patchett mit fin à la conversation, envoyant le denden voler à l'autre bout de la pièce. Ainsi le rat avait de l’ego ? Il avait placé sa mission au dessus de sa vie ou de la survie de son village ? Pathétique. Il s'était fait avoir comme un bleu. Comment allaient ils bien pouvoir faire pour mettre la main sur les deux hommes avant qu'ils passent à l'action ? Ils ne savaient même pas quel était leur plan ! Le visage du Crack était déformé par la colère mais cela ne semblait nullement impressionner Naruko qui souriait comme un gosse fier de sa blague.

"Tes menaces ne me font pas peur chien du Gouvernement ! Tu croyais vraiment que j'allais trahir des ninjas de Konogras ?! Plutôt mourir !"

"Et bien soit ! Mais crois moi, ce ne sera pas une mort douce. Oh que non !"

Le Crack se saisit de la bouche du ninja qu'il força à ouvrir bien grand, lui déboîtant la mâchoire au passage. Ivre de fureur, Joseph se tourna vers l'Adjudant fou toujours présent dans la pièce.

"Tu ne voulais pas lui caler une orbe dans le gosier Stark ? C'est l'occasion ! J'ai hâte de voir à quoi ressemble un homme qui implose."
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