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 Si tu m'dévores des yeux...
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Kiril Jeliev
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Lun 4 Mar 2013 - 15:26


Ma bouche s’ouvre en grand et mes yeux pleurent, c’est la fin d’soirée. Fatigué, un peu, j’ai usé d’mes poings, comme d’hab. J’suis devenu champion y a peu, pas compris pourquoi. J’crois bien qu’le Scott m’a expliqué mais j’ai oublié puis j’en ai rien à foutre, en fait. Les gens du clan qu’j’ai apparemment rejoint m’ont dit qu’j’avais juste à m’faire des mecs quand ils m’diraient. Bof, ça allait pas changer mon quotidien, c’est c’que j’fais la plupart du temps. Mais j’sais pas pourquoi j’les sentais pas eux, p’t’être parce que l’type qui m’a dit ça a une tête de pigeon… Au sens propre. Connerie d’fruit du diable. C’que vous savez pas, c’est qu’ce même porteur de fruit m’a donné une mission, ouais. Pour demain matin, bon. Il m’a dit un truc du genre :

Bien, monsieur Jeliev ? Oui ? Heum… Heureux de vous avoir parmi nous et heum… désolé de vous donner du travail à faire si tôt mais vous semblez productif.

Accouche, j’dois pisser.

J’ai ouïe dire que quelques gentilshommes, je n’en doute pas, au service du clan Python se battaient très tôt le matin contre des habitués de bars ou d’auberges et leur extirpaient ce qu’ils avaient…

Et ? V’faites pas ça vous ?

Heum. Bien sûr que si, mais si les autres le font à notre place il est évident qu’on ne peut pas le faire.


J’me tâte à rentrer, l’est qu’la vingt et trois heures mais bon vu l’auberge d’gros matons où j’loge, ce serait problème que d’me pointer dans une ou deux heures. Puis j’vais avoir du boulot l’matin apparemment. Donc j’y vais. J’observe un peuple calme et détendu quand l’soleil a disparu. Fin, ici, en tout cas. J’suis dans la grande allée qui mène à tout. Contrairement à c’que j’ai vu sur d’autres îles, y a moins d’dingues à cette heure là, faut attendre la vraie nuit noire pour qu’les loups-garous s’réveillent… J’en suis témoin, ça fait longtemps qu’on m’a envoyé ici quand même. D’ailleurs j’regrette pas d’avoir atterri là. Merci maman, merci papa.

Y a quand même dans l’lot, que’que chose qui sent l’pas bon. Un groupe d’grands mecs que j’ai jamais vu trainé vingt mètres avant l’auberge. C’est p’t’être eux. Cela dit j’suis pas d’humeur pour les ennuies et j’suis sûr de rien mais j’les châsse du coin d’l’œil, les mains dans les poches et la marche lente pour pas attirer les soupçons.

L’cosne est toujours très calme, j’rentre sur la pointe des pieds et fonce m’écrouler dans ma chambre au rez-de-chaussée. M’a fallu apercevoir l’lit pour comprendre qu’j’suis en fait réellement épuisé. J’me dévêtis d’tout c’qui pourrait gêner mon sommeil puis tombe sous la couette chaude. Mes paupières lourdes décident alors de s’fermer en douceur. J’entends plus rien. J’me sens libre.

J’rêve d’une vie paisible avec des gosses débiles et chiants qui pisseraient au lit. Une p’tite fille en jupe rose avec des points blancs avec le caractère d’la mater’ et l’autre un peu garçonne qui frapperait ceux qu’oseraient la faire chier comme son papa. Un garçon avec des grosses joues toujours dans les pâtes de sa mère et beaucoup plus pleurnichards qu’ses sœurs… Sa mère ce serait…


Rah putain c’est quoi ce bordel ? J’sors d’un coup d’mon sommeil à cause de cris et d’bruits. Qu’est-ce qui s’putain d’passait dehors nom d’une gnôle vieille d’cent ans ? Pas la peine d’voir que’que chose d’ma fenêtre, ma chambre est à l’opposé d’où vient l’vacarme. Puis j’faisais un rêve… Un capharnaüm de faux souvenirs où il est bien difficile d’se retrouver… Rah, à force d’rêver d’une autre vie, j’finirais par tellement détester la mienne que j’deviendrais quelqu’un d’méchant. Et j’aimerais bien qu’on m’dise que j’suis un bon gars, parce que c’est vrai.

J’enfile mon veston avec ma topette et Lana d’dans pour voir c’qui s’passe au dehors, on n’est jamais trop prudent.

Effectivement, c’est les mêmes gaillards qu’j’ai aperçu t’à l’heure. En plus ‘sont entrain d’se battre contre d’autres qu’j’connais. C’est eux les « gentilshommesj’n’endoutepas » J’me mêle jamais d’ce qui m’regarde pas mais là faut dire qu’j’essayais d’dormir et l’est la sans heure. Moi j’devais m’les faire au p’tit matin. J’me dis qu’tant pis pour mon sommeil, vraiment pas envie ce soir d’me foutre dans une baston quand que’que chose vient m’titiller les yeux. Une arme qu’un mec a sortit en même temps qu’sa chaîne. Une arme qu’a fait gicler l’sang du cou d’un autre type. Du même genre qu’Lana, j’ai l’impression, la lame scintille et j’ai l’impression d’voir une mini-hache… Mais c’est sûrement mon imagination. J’baisse les yeux.

Eh tu fais quoi là, à nous r’garder le punk ?

J’remonte la tête. J’regarde derrière moi, à côté. Le punk qu’il a dit ? Haha, c’t’amusant comme j’ai jamais aimé qu’on m’appelle comme ça. Quoi ? Elle est pas cool ma coupe de cheveux ? J’m’avance un peu, tend l’oreille et ma main à côté d’celle-ci qui montre qu’j’aimerais bien qu’il répète.

Ouais toi l’punk ? T’veux p’t’être gouter à mes poings ?

Et piapiapia, les belles paroles. J’me remets correctement avec les mains dans les poches d’ma redingue. J’avance, tranquillement. Sont trois contre deux vu que l’gars d’l’autre bande s’est prit un beau coup de « hache » tout à l’heure. C’lui qui s’plastronne aussi s’avance. C’est lui qu’a tué l’autre bougre donc j’reste sur mes gardes en observant c’t’arme qui m’dévore des yeux. Une fois qu’y a deux mètres entre lui et moi, là, surprise :
J’te présente Lana.


J’sors ma belle d’la poche où est ma main gauche et lui fout un coup d’sa lame dans sa pomme d’Adam, j’la laisse loger là et réutilise ma gauche pour lui foutre une beigne dans sa joue bien qu’le jet d’sang devrait suffir à l’tuer. C’est là qu’j’me la suis prit, par un dernier geste d’la part d’mon opposant, comme une légère griffure sur l’ventre. J’ai eu à peine le temps d’esquiver donc elle m’a effleuré. Avant qu’il ne tombe j’le tiens par l’avant bras et récupère l’bijou. Magnifique, vraiment. Une vraie hache, en quelque sorte avec une lame flamboyante et par pur coïncidence la poignée n’est autre qu’un poing américain. Comme si on m’l’a envoyé. J’prends la chaine qui va avec aussi et la met autour d’mon cou. J’me baisse, sans sortir ma main droite d’ma poche, pour prendre ma Lana. Une pomme d’Adam trouée, c’est dégueulasse, avis aux amateurs.

Reste quand même ses potes, j’soupire. Evidemment après m’être fait fracassé par l’Scott, j’me sens un peu plus fort donc j’me donne le droit d’frimer et d’refuser d’faire quelques combats. Donc j’tourne le pas et marche en direction d’l’auberge. J’entends des pas courant cherchant à v’nir à ma rencontre. J’me retourne brusquement vers la gauche pour intensifier mon poing droit qu’j’balance au gus qui s’trouve là. Ça à l’mérite de l’allonger mais j’me prends vite fait un kilo d’bidoche par l’deuxième gars… Et un coup qu’j’reconnais. Un poing métallique… L’mec m’a vraiment frappé avec un poing américain, mais comment s’faisait-il que j’l’ai pas vu. J’écarquille les châsses et distingue très clairement un cout…

J’me fous deux mètres plus loin pour éviter l’coup d’couteau qu’il m’a envoyé. Merde, il a un os d’mouton mais cette fois-ci y a une putain d’lame de couteau d’guerre de 20 centimètres ! Il m’le fallait aussi, quitte à avoir la collection des armes-combinés les plus loufoques d’la planète, il m’le fallait. J’ressors Lana et tourne un peu autour du mec sans m’douter qu’l’autre à qui j’ai foutu une simple beigne s’trouve maintenant derrière moi et m’attrape les deux bras.

Jsuis bloqué, c’est ce qu’il doit penser mais non. Comme j’le dis souvent, si tu peux pas utiliser tes bras, sers toi d’ta tête et j’lui fous l’arrière d’mon crane dans l’nez. Après coup, j’utilise mon coude pour l’foutre dans son estomac puis termine avec un uppercut sur l’menton version pique de Lana. J’m’attarde pas sur son corps et m’concentre sur l’autre rigolo qu’est bien proche de moi. D’puis t’à l’heure il utilise le couteau sans trop quoi faire. Ses coups sont pas précis et j’peux facilement les esquiver. Bien. J’déclare cet adversaire trop faible alors… Bim, coup dans les couilles, suivit évidemment par une lame de Lana dans la tête. End.

Pour finir mes achats crédités, j’lui enlève son couteau des mains et l’fout entre ma chaussette et ma botte.

Rah.

J’ai quand même buté trois types mais y en a quatre qui sont morts en réalité puis j’ai trois armes sur moi qui justifie les blessures qu’ils ont tous. De plus les deux autres qui restaient ont fuit comme des lâches après m’avoir vu. J’pense pas qu’ils iront m’balancer vu qu’ils étaient d’dans aussi. N’empêche j’bouge de là sans courir mais avec le pas pressé.

Le gnon passe partout mais surtout dans ton front…

Matin.

Ben, en fait, comme j'suis pas un mendiant et qu'j'ai des couilles. J'suis allé m'coucher sous la couette d'mon lit chez l'Perroquet Bourré. Par malheur, on m'a entendu et la grognasse m'a incendié mais bon, pas grave. Y a pas eu un bruit pendant la nuit. J'ai espéré reprendre mon rêve mais il n'en est rien. J'suis allé voir l'autre pigeon, histoire qu'on discute fric.

Bon maintenant qu'j'ai fait ça et ci là bas et ici, j'voudrais l'fric tout de suite, ici, sur la table, maintenant.

C'est à dire que heum, monsieur Jeliev : vous n'avez pas encore terminé.

C'est à dire que HEUM vous vous foutez d'ma gueule HEUM ?

Non pas du tout, loin de là sont mes intentions. Heum. Mais sauf votre respect il vous faudra aussi passer quelques rues avant l'Hibou de Nuit, parait-il qu'ils y sont en plus grand nombre. Après ça, vous aurez le droit à une jolie bourse de 200 000berrys.

Heureusement qu'c'est pas un boulot d'merde où j'dois taper des p'tites filles et qu'j'gagne des thunes, sinon ça fait bien longtemps qu'l'aurait reçu ma châtaigne celui là. Il fonctionne au "parait-il" ce mec, mais il s'trompe rarement. J'soupçonne quelques espions, fin bon. L'Hibou de Nuit, hein. C'est pas un rade qui m'plait mais j'y suis allé une fois pendant qu'j'construisais c'bateau... N'empêche, comme ça m'fait chier d'y remettre les pieds et d'me battre parce qu'un oiseau m'la demandé gentiment, j'irais plus tard. Quand j'aurais envie. Ah mais, j'risque d'oublier. Ben, pas grave.

Un soir dans la semaine.

Bouloublouuuuuu. Qu'est-ce que j'me suis foutu comme poivrade héhéhé. AUX ARMES CITOYENS. L'heure est venu de faire la guerre ! La guerre contre les révolutionnaires ! Gloire aux gouvernement. Z'êtes pas d'accord mes loulous ? Fermez vos goulots ou j'vous déforme la bobine ! T'as compris l'rouquin ? T'as compris l'géant ? Et toi la p'tite pleurnicharde là bas ? Montrez moi que vous avez des couilles ! Ne vous soumettez pas à la tentation et délivrez vous de vos maux ! Bon mes amis, ce soir, monsieur Pigeon nous a confié une mission. Nous y allons, en masse, détruire ces saletés de Pythons. Pigeon contre Python ! Nous sommes du côté de l'oiseau. Allons, allons. Marchons. Jusqu'à l'Hibou ! Oh mais mon Dieu, ce sont des cousins éloignés, non ? Il voudrait donc se venger du Hibou-ou-ou. Je vois. Les ordres de l'oiseau divin ne se refusent pas !

Oh mais dis donc, voyez vous ça. Il y a quelques mecs par ci par là avec une gueule qui m'reviennent pas. Je sais ! Ce sont des têtes d'hiboux. C'est donc ça... Le diable d'Hibou ! Chargezzzz Lana et Ken ! FEU. Ken, c'est la mini hache que j'ai volé auparavant. Je m'approche des gars du python, enfin, je sais même pas qui ils sont mais c'qui est sûr c'est qu'ces des gens du Hibou... Z'ont la tête. Alors j'emborgne avec Lana, je swift avec Ken, jusqu'à faire trois victimes en moins de dix secondes. Y en a encore tout plein dont deux qui s'enfuient, surement en direction du rade. Je m'en fous, moi ! J'attaque comme si je daublais avec ma hache, ben à la fin, ça fait pas une forme de poing sur l'visage mais un trait ensanglanté sur la joue. Je dauble sans m'arrêter : tiens celle là, c'est d'là part du rouquin, et cette grosse là, du géant puis ce p'tit jab de la pleurnicharde.

Voilà. Sont tous par terre les hiboux. La guerre des oiseaux n'fait que commencer. Mais les pigeons sont vainqueur pour cette bataille ! Héhé, les souvenirs sont dans la caboche, les souvenirs ou après une baston, j'chante souvent cette scie.

Beigne dans ta gueule et tu baignes dans ton sang...


Dernière édition par Kiril Jeliev le Ven 15 Mar 2013 - 19:45, édité 1 fois
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Joseph Patchett
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Mer 6 Mar 2013 - 23:25

Pauvre Joseph Patchett, la vie de Champion était décidément bien dure. A moins qu'il ne s'agisse de sa vie de patron de bar, ou alors de sa vie d'ex-agent du Cipher Pol. Bref, sa vie était sacrément dure en ce moment et à tous points de vue. Il s'était pris la raclée du siècle face au Sans Honneur, son rade rapportait enfin de l'argent mais il fallait sans cesse gérer les problèmes de clientèle et le taff filé par Montgomery était d'un ennui mortel. Heureusement qu'il avait les magouilles de Jack pour s'amuser un peu. Mais alors qu'il tentait de profiter tranquillement de sa soirée en charmante compagnie, Léna à sa gauche et un verre de rhum local à sa droite, voilà t'y pas qu'on venait l'emmerder. L'impétueux prit la forme de deux sbires du Clan Python particulièrement effrayés. Pourtant ils étaient habitués à en voir des vertes et des pas mûres, alors pourquoi étaient ils soudain pâle comme des culs ? Et surtout pourquoi est ce qu'ils se permettaient de venir gâcher la soirée de ce brave Crack Joe ?

"Crack Joe, Crack Joe ! Il est là, il est revenu !!!"

"C'est un monstre ce mec, faut nous aider M'sieu Patchett ! Y va tous les buter !"

Pas ravi pour deux berrys de voir débarquer deux types vociférants dans SON rade, le dit Crack Joe leva un sourcil et darda un regard froid sur les deux nouveaux arrivants. Lentement il avala une gorgée de bière avant de s'adresser à eux d'un ton las.

"Qu'est ce qui vous arrive encore... Qui est revenu ? Si c'est le type de la guilde des Cafetiers, je vous ai déjà dit de pas vous en faire. Il ressemble p'tet à un monstre mais y vous butera pas."

"Mais pas lui ! C'est un des gars l'Underground ! C'dingue vient de planter Max, Bobby et Marcel !"

Les mots se fraient lentement un chemin dans la cervelle de l'ex-agent Patchett. "Planter", "Underground", "Max, Bobby et Marcel". Un dinguo de l'Underground avait décidé de s'en prendre à SES gars ?! Depuis quelques temps les hommes de main tombaient comme des mouches, la faute en bonne partie aux gars de Jack qui semaient un foutoir pas permis et attisaient la haine entre les clans. Mais là, c'était SON territoire. Pas moyen qu'il laisse passer ça. Pas moyen !

"Ok les gars, allons voir le grand méchant loup. J'vais vous montrer ce qu'un pro sait faire."

Fini le ton blasé, Joseph semblait s'être animé. Il roula un patin à Léna, prit une dernière rasade de bière, enfila ses gants renforcés et récupéra son fusil à canon scié derrière le bar. Il était désormais prêt à affronter l'Extérieur. A peine eut il franchi le seuil que l'ancien agent saisit la situation. Il faut dire qu'elle était particulièrement évidente. Cinq cadavres, salement abîmés, au sol et un punk qui se tenait au dessus d'eux l'air totalement ivre. Aussi sûr que deux et deux font quatre, ce gars là était le responsable du carnage. Il allait avoir grand besoin de leçon de politesse Made In Patchett.

"Beigne dans ta gueule et tu baignes dans ton sang..."

"Joseph t'as cassé tes dents !"

Le boxeur adressa un immense sourire à sa victime du soir. Il trouvait sa blague très drôle. Rebondir sur la phrase de l'inconnu pour balancer une saillie pareille, l'idée était très bonne. Il devrait la ressortir à l'occasion. Par contre ça faisait quand même un poil bizarre l'espèce de momie recouverte de bandages qui souriait. Pas dit que ça gêne le poivrot sanguinaire cependant.

"C'est luiiiii ! Vengez nos potes M'sieu Patchett ! Allez y patron !"
"Pis vous les lui avez pas encore pété ses dents hein..."

Derrière le Champion, ses deux séides étaient déjà très affairés. Le premier à se cacher derrière lui du mieux qu'il pouvait tout en pointant le punk d'un index tremblant, le second à faire les poches de ses collègues trépassés. Un cadavre tout frais à Dead End c'était une opportunité en or massif !

"Oui bon d'accord, je t'ai pas encore pété tes dents mais qu'on se comprenne, ça va pas tarder hein. Parce que bon, tu vois ces gars à terre là que tu viens de trucider ? Bah c'étaient mes gars. Et moi j'aime pas qu'on s'en prenne à MES gars. Tu piges le punk ?"

Le Champion pointa son fusil dans la direction de son adversaire, une gageure, ce genre d'arme ne servait strictement à rien quand on était à plus de cinq mètres de sa cible. C'était peut être pour ça que Joseph avançait d'un pas tranquille dans sa direction, l'arme toujours braqué sur la poitrine de l'importun.

"Alors t'vas devoir payer pour ça... Quelques os brisés ça t'irait ? Oh mais attends, c'est que t'as de jolis jouets en plus. Tu veux pas..."

BANG !

Quel fieffé salopard ! Joseph n'avait même pas fini sa phrase qu'il tira sur le malheureux représentant de l'Underground, il était pas loin du tout en plus. Est ce que ça l'avait touché ? Aucune importance. Joseph avait appris grâce à Jack. Ne jamais sous estimer l'adversaire. Le boxeur, le coup à peine tiré, s'était élancé sur son adversaire et déjà une gauche était armée. C'était tout sourire que Joseph s'élança sur le punk. Si celui-ci avait survécu, autant le saluer avec un petit KRAAK des familles pas vrai ? Mais du gauche hein, Joseph savait se montrer cordial.

"...me les donner ?"


Dernière édition par Joseph Patchett le Jeu 7 Mar 2013 - 0:55, édité 1 fois
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Kiril Jeliev
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Jeu 7 Mar 2013 - 0:16


J’me tiens d’bout, chantant et matant les dépouilles. J’ai fait des ravages, commandant, vais pouvoir aller faire mon rapport au pigeon. Et être payé. Et tant mieux. Mais ? Y a que’que chose qui m’chatouille l’oreille, ouep, un mot qu’souvent des tocards, pensée pour eux et qu’ils reposent en paix, m’ont dit. Punk. Ma coupe ? Mon style tout droit sorti des tranchées ? Comment qu’on peut s’baucher d’ça ? Hé ? Mais l’pire c’est qu’avant ça, l’a presque deviné la suite d’ma chanson qu’est : Kiril t’arrache brutalement les dents. Bien. Très bien, même. J’me retourne vers la bougre et j’constate qu’c’est un pito… BOUM

Aucune hésitation. Des couilles, heureusement pour moi la balle a touché la lame d’l’os de mout’hache qu’j’ai volé. En parlant de vol, j’ai volé aussi à cause d’l’impact, reculé de deux trois pas puis, j’me suis repris un coup du Hibou qui m’a littéralement étalé sur l’sol. Avec c’genre de mec, tu peux pas causer et puis bon, j’suis pas venu pour faire la discussion non plus mais bon, j’aimerais qu’on m’prévienne quand on m’attaque, quoi. D’là où j’suis, j’peux enfin terminer mon observation, ‘tendez vous allez rire.

Un p’tit blond aux yeux bleus habillé d’bandages humides et blancs. J’ai explosé de rire bien qu’ce salaud m’a fait mal. J’regarde le presque trou qu’a fait la balle d’son arme. Un si beau machin que j’viens d’emprunter, déjà abimé par la racaille. Puis, si j’ai bien compris il les veut aussi. Rah. J’me relève en réajustant Lana. J’le châsse. L’a toujours son arme à la main. Qu’est-ce que j’peux détester les riffles. Quel genre d’fierté c’est d’blesser ou tuer un mec avec autre chose que toi-même ? J’m’attarde pas là-dessus. Au moins l’coup qu’il m’a donné a eu l’mérite d’me désaoulé, un peu. Fin, pour moi c’toujours un hibou.

J’attaque directement avec Lana. L’coup est propre et bien aligné et a pour terminal ses jolies yeux d’beau gosse mais l’évite, j’perds donc l’équilibre vu qu’mon coup est courbé et l’en profite. J’arrive à m’remettre droit en m’roulant vers sa gauche et par conséquent, j’utilise mon chtare droit dans sa margoulette et là sa manque pas. Puis, comme j’suis un salaud, j’tape les parties pansées. Ah. L’a pas l’air d’avoir totalement reprit, puis j’ai cru comprendre que mes deux jouets visibles l’intéressent. Ah. J’réfléchis trop et pas lui, parce que j’me prends un pain, comme ça, sans avoir rien d’mandé mais l’truc c’est qu’il s’arrête pas là : c’comme si que j’me bats avec moi-même quand j’fais les choses bien. A la vieille école donc. Il s’arrête pas d’me frapper, surtout au visage.

‘Prend son riffle d’départ et essaie d’me terminer avec mais, au radar j’le bloque avec Lana et lui distribue des darioles aux côtes. J’sens bientôt venir un coup d’genou dans ma mâchoire, mon corps s’penche en arrière. Euggggggg. J’me retourne vite, eugggggg. Ça m’a cassé deux dents et j’ai faillit m’étouffer avec. J’les recrache avec un peu de mal en lui tournant l’dos, donc. Et bam, un coup d’targette dans les côtes qu’il m’donne. Et m’projette à deux-trois mètres. J’passe ma main sur ma bouche, en sang et j’me relève. J’ai zappé d’jamais sous estimer ses adversaires, même les blonds à la gueule d’ange et blessé, en plus.

J’mets ma garde.

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Joseph Patchett
Crack Joe

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Mer 13 Mar 2013 - 0:46

Un peu d'écart entre les deux protagonistes, une brève accalmie dans la tempête. L'heure est donc aux rodomontades. Bah oui, il est comme ça Joseph, il se la ramène beaucoup. Et puis il a un public là, il se doit d'assurer. C'est lui le Champion après tout, s'il protégeait pas ses minables de sous fifres qui le ferait hein ?

"Hahaha ! Je t'avais bien que je te les casserai tes dents le punk ! Et c'est qu'le début tu peux me croire."

Joseph roulait des mécaniques mais en attendant il profitait surtout de la pause entre les deux rounds pour faire un petit point sur les dégâts subis. Savoir évaluer ses blessures était essentiel pour un boxeur. Et là le résultat était pas tip top. Il faut dire que le combat avec Jack l'avait salement amoché et le punk était un enfoiré de première. Vas y que j'tape là où ça fait mal, là où y'a du gros bandage et que c'est pas encore bien réparé. C'était un petit salopard mais Joseph en avait tout autant à son service. L'avait combattu le Sans Honneur, les coups de pute il connaissait, pas de soucis là dessus. Coup de genou dans l'menton, coup d'riffle dans ta gueule. Rien à redire mais point de vue satisfaction c'était pas top. Niveau efficacité non plus. Il était un boxeur, il ne devait en aucun cas l'oublier. Les bases il n'y avait que ça de vrai.

"T'sais quoi l'punk, plus j'te cogne et plus j'me dis que tu m'plais bien. T'as d'bonnes beignes et d'beaux jouets. C'est con qu'tu doives payer, j'connais un gars à qui t'aurais plu. Mais j'vais quand même être cool avec toi. J'vais t'donner mon nom qu'tu meurs pas comme un con d'ignorant que t'es. J'suis sympa pas vrai ?"

Crack Joe sourit de toutes ses dents et lança son fusil à l'un de ses gars qui observait le spectacle à une distance prudente, un coup était si vite arrivé. Son regard n'avait pas quitté le punk un seul instant, ne pas le sous estimer, pas une seule seconde ou il le regretterait. Il n'était pas au mieux et l'autre était loin d'être un manche. Certes il était totalement pété mais ce n'était pas une raison pour le prendre de haut, ses os de moutons pouvaient ouvrir le malheureux Joseph en deux s'il ne faisait pas assez attention.

"Moi c'est Crack Joe, Champion du Clan Python et l'type qui va t'casser tes os."

Oui, Joseph aimait entendre le son de sa voix, il n'y avait pas à douter là dessus. D'ailleurs ses gars devaient y être habitués, la preuve les deux loustics qui avaient été rejoints par trois autres types, tous armés de fusils, se mirent à beugler au Champion d'lui casser ses dents plutôt que de seulement causer. Ils étaient comiques eux, c'était pas si facile. Joseph aurait voulu en finir en moins d'une minute, il n'aurait jamais la force de tenir jusque dans les derniers rounds. Il allait falloir passer à la vitesse supérieure.

DAASH !

Joseph partit tel un missile lancé à pleine vitesse droit sur cet alcoolo qui refusait de se coucher. La droite était déjà levée et armée, une vraie bombe, un coup monstrueux tant en puissance qu'en amplitude. Impossible que le type se prenne ça, pire encore, il pouvait le contrer. Ce coup était fait pour être contré, mais s'il se ratait, il mourrait. Crack Joe avait il totalement craqué ? Bwhéhéhé, bien sûr que non. La droite était un leurre, le faire se concentrer sur la droite, s'arrêter au dernier instant, effectuer un transfert de poids sur sa jambe gauche et enchaîner par une gauche surpuissante au corps, une autre de ses spécialité, le Liver Blow ! Tiens souffre un peu bonhomme et donne quelques bonnes sensations à Joseph ! Fais un peu voir le son que font tes os quand ils se brisent le Punk. Pis comme Joseph est pas chiche, il en rajoute une couche, après tout il a l'avantage technique alors autant se faire plaisir. Le punk encaisse la gauche, pas de soucis mais pour le coup sa garde pas belle du tout tient pas bien et s'ouvre. Il avait pas pratiqué les bases depuis trop longtemps, il allait devoir en payer le prix. V'là la deuxième, un bon uppercut des familles porté à pleine puissance et puis comme faut appeler un chat, un chat, autant le dire.

Upper Kraaak !


Dernière édition par Joseph Patchett le Mer 13 Mar 2013 - 10:24, édité 1 fois
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Mer 13 Mar 2013 - 1:24


Un, deux p’tits trous. Ça fait chelou mais j’connais. C’est la place qu’laisse les deux molaires qu’ce tocard vient d’me casser. J’touche l’air, ouais, pour r’prendre un peu d’moi dans c’monde de pigeons. Mais y arrive pas. Y a pas à dire, la gnôle, ça peut briser un homme. J’l’observe qui m’châsse puis qu’s’plastronne un peu, et moi j’aime pas ça. En plus l’arrêtait pas d’m’appeler le putain de punk. Moi ? Me faire insulter par un oiseau aux poils blonds ? Tu les caresses, ils te sucent ces bêtes là. Et j’suis sûr qu’c’est pareil pour notre homme. Son fusil, il l’jette puis m’montre ses dents blanches. Bon. J’retiens.

J’retiens aussi qu’c’est un champion. Ah ? Intéressant comme info, ce connard de tête de piaf m’a jeté dans la gueule du loup sans m’en parler. J’retiens. Crack Joe, c’t’un bon nom puis j’aime bien. C’est la suite qui va pas. Python qu’il dit ? Ça j’aime pas. J’dis pas qu’l’Underground c’est meilleur hein, avec l’Scott on va les détruire. Mais c’que j’dis c’est qu’piaf m’en a parlé et qu’le chef de c’trou à merde à l’air d’être un sacré taré alors j’me méfie des gens qui signe l’contrat. L’truc que j’aimais pas aussi, c’tait son arrogance puis l’fait qu’il parle beaucoup. Surtout si c’est pour m’balancer un « punk » puis m’voler les paroles d’ma chanson, ça fait pas plaiz’ mais j’encaisse.

Aussi pendant son discours, j’sors ma topette et en met à l’ombre. J’me gratte tranquillement la tête quand j’le vois qu’l’est déjà sur moi, sa droite en préparation, j’vais pour contrer et puis normal, j’me prends son gnon gauche dans l’ventre. Un coup qui m’fout les boules tellement l’est fort. J’brise ma défense et m’prend un autre coup, dans la mâchoire cette fois. Ça m’fait voler haut, tiens et sans vouloir résister, j’m’allonge par terre, le dos bien à plat.

J’réfléchis deux minutes, chose que j’fais jamais, aux points faibles d’un boxeur. Car ouais, j’l’ai reconnu, hein, c’mec pratique la boxe à n’en point douter. J’pense qu’il a un sérieux désavantage au niveau du bas du corps, la technique de jambes étant assez pauvre. J’me relève et j’décide qu’moi aussi j’allais parler, parce que c’est foutrement chiant d’l’entendre faire son monologue en m’traitant d’punk et s’bauchant d’ma coiffure.

J’l’aurai mérité c’coup là, j’avoue. Et puis moi c’est Kiril Jeliev, charpentier au chantier et j’vais t’charpenter la gueule sur l’champ, tiens.

Carrément voulu l’effet chantier/champ tiens, j’me trouve trop cool et c’t’a moi d’jouer. J’feinte un coup dans les côtes mais qu’en fait c’est pas vrai et qu’c’est mon pied qui touche son mollet, un peu déséquilibré, il résiste quand même et veut pas tomber. Moi, j’me retourne comme ça là, j’m’élève et lui transfère mes sincères amitiés avec un highkick sauté.
Woah, c’que c’est chiant les coups d’pieds. Bon. J’change de tactique parce que ça m’fait chier, en fait. J’sors mes poings parce que chasser l’naturel et il revient au galop. Pas d’feintes, pas d’pieds, pas d’garde : juste on s’dauble et on voit qui reste debout l’plus longtemps.

Eh mec en fait, moi j’suis champion d’l’Underground.

J’tente un truc, ma naturelle, ma droite, c’est mon coup l’plus puissant j’pense. Et quand j’suis pivé, elle l’est encore plus tiens. Imaginez donc foutre des droites à c’type sans m’arrêter. Ça ferait un peu comme à la vieille école version only right. Ben c’est ce qu’j’fais. Giboulée d’salsifis dans sa joue gauche, rien à foutre quand ça l’atteint ou quand ça l’atteint pas. C’est juste parce qu’j’deviens fou, j’suis enragé puis j’m’organise plus. Pour moi, l’alcool = mandales.




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Joseph Patchett
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Mer 13 Mar 2013 - 12:42

Ah bah voilà, il avait fallu lui flanquer l'uppercut du siècle et l'envoyer au sol pour que le punk se décide à donner son nom. Kiril Jeliev, charpentier. Décidément il engageait des monstres au Chantier. Joseph était peut être pas au mieux de sa forme mais un Kraak envoyé en mode uppercut, c'était un coup à vous exploser le menton et la mâchoire sans autre forme de procès mais pas lui, pas le Kiril. Il avait accompagné le coup, pas de doute là dessus. Rah que c'était dommage de devoir l'exploser, Joseph aurait voulu pouvoir présenter le charpentier à Jack. Déjà que ses poings et ses jouets parlaient en sa faveur, le coup du "charpentier au chantier qui va te charpenter sur le champ" c'était mortel. En plein dans l'humour qu'appréciait Joseph.

La suite par contre, il avait moins apprécié. Coup de pied par en dessous, highkick dans sa face; il se prenait pour un Clown ce type ou quoi ? C'était sérieux un combat entre hommes bon sang ! On faisait pas le mariole avec ses pieds, on frappait avec ses poings, comme un homme, un vrai ! Heureusement le Kiril semblait avoir vite pigé la marche à suivre. Il vint se planter face à Joseph, droit sur ses panards, à bonne distance de frappe et sans garde. Et biim, il ouvrit les hostilités. Une grosse mandale en direction de la joue de Joseph. Ca faisait mal mais Joe pouvait encaisser. Si le champion de l'Underground voulait un combat de force pure, il allait pas être déçu.

Joseph était un bon dans sa partie, une endurance à toute épreuve tant que le gong n'avait pas encore sonné et un Kraaak à vous exploser les ratiches. Le gars Jeliev voulait échanger des beignes ? Joseph ne pouvait se défiler. Il aurait pu gagner ce combat s'il avait gardé ses distances et user de son avantage technique. L'autre était moins pro que lui, ça se voyait, mais refuser un duel de patates avec un Champion de l'Underground ? No fucking way !

***

"Pouah ça fait combien de beignes qu'ils se balancent comme ça ?"
"J'sais pas... J'ai perdu le compte passé la dixième..."
"Vous avez déjà vu quelqu'un tenir aussi longtemps face à Crack Joe ?"
"Hormis Jack qui l'a rétamé tu veux dire ? J'crois pas..."
"P'tain ils ont de ces monstres à l'Underground...."
"On d'vrait p'tet l'aider t'crois pas ?"
"T'es fou toi ! Si on intervient maintenant, on va se faire buter !"
"Vos gueules les nazes, l'équilibre est en train de se rompre. Matez un peu !"
"M'sieu Patchett va gagner c'est ça ?"
"J'crains bien que non..."

Les gars du Clan Python s'étaient rassemblés à la porte et observaient le spectacle. Les beignes volaient à pleine puissance et à belle vitesse. Ca faisait à peine une minute et pourtant les gnons résonnaient avec un bruit assourdissant. Kiril frappait de façon désordonnée et rapide, Joseph répondait avec force mais à chaque nouvel échange, le Champion des Pythons répondait un peu plus lentement, un peu moins fort. Echanger des beignes non stop sans s'arrêter c'était comme combattre au fond de l'océan, la pression était monstrueuse et il ne pouvait pas respirer. Il ne pouvait pas s'arrêter pour reprendre son souffle ou sinon il allait se faire étendre. Encore un Kraaak, il allait le faire, il allait étendre cet enfoiré une bonne fois pour toute. Il ne perdrait pas, pas encore !

Le problème c'est que on peut difficilement lutter contre son besoin de respirer et contre la douleur qui vous tiraille le corps. Jack avait fait de gros dégâts et Kiril était pas en reste. A un moment, Joseph ne parvint plus à rendre un coup pour chaque coup que lui filait son adversaire. A ce moment là, ça sentit le roussi bien comme il faut. La preuve, il dut reculer son visage devenu bleu à cause du manque d'oxygène et des coups reçus. Respirer, respirer. AAAAAAH !

BAAAM

La frappe de Kiril le fauche en plein et cette fois c'est le Python qui est projeté en arrière et qui va au tapis. L'assistance est médusée, les clics des fusils qu'on armaient se firent vite entendre mais pas un n'osa bouger. Tous scrutaient leur Champion à terre. Crack Joe allait il se relever ? Bien sûr qu'il allait se relever ! Il avait encaissé bien pire face à Jack et il s'était relevé, il se relevait toujours.

Et en effet Joseph se releva mais avec une difficulté visible. Il cracha un glaviot sanglant tout en dardant sur son adversaire un regard mi admiratif mi haineux. Il avait trouvé un égal et ça l'excitait au plus haut point. Il avait perdu son duel de force, l'autre était meilleur de ce point de vue là mais Crack Joe n'abandonnait pas pour autant. Il se remit en garde, attendant la charge du Jeliev. Derrière sa garde le boxeur souriait. Il exultait même ce masochiste. Echanger des coups c'était ce qu'il aimait plus que tout surtout quand le type en face avait du répondant.

"Kiril Jeliev de l'Underground... J'oublierai pas ce nom."


Dernière édition par Joseph Patchett le Mer 13 Mar 2013 - 16:19, édité 1 fois
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Intégrité: -430

Mer 13 Mar 2013 - 13:55


Mélodie des coups, tu parles. C’t’une mélodie brisée, je ne peux plus m’arrêter. Il doit écouter l’bruit que mes coups font. Il doit ouvrir ses putains d’oreilles et écouter parce que je répète, je m’arrêterais pas. J’vois son visage partir dans tous les sens en fonction d’la nature du poing qu’j’lui mets. Comme s’il danse, et ça m’fait marrer, j’pourrais m’taper en chantant. Hé. Si j’le frappais en chantant ? Bien.

La droite craque tes os Crack Joe, la droite fait son show, devant les sbires de Crack Joe, la droite fait son show. Et puis j’utilise la gauche pour tester tes réflexes et soudain j’aperçois dans ton regard mon reflet. On dirait la haine, on dirait la mort mais surtout le plaisir de projeter des corps rien qu’avec tes darioles faire péter ton score de mecs que t’as foutu à l’ombre. Kiril lui s’marre et fait balancer ses épaules pour mieux que Crack sente son châbler. Quand il est de chérance, pivé à faire trembler les océans il n’y a que... l’alcool qui peut l’calmer ? Héhéhéhé !

Bien marrante la chanson, j’devrais m’y mettre un d’ces jours. Crack faiblit presque pas parce qu’il m’renvoie tout mes gnons c’tocard mais faut dire qu’j’en ai relativement rien à foutre d’me prendre ou d’en foutre. J’veux juste sentir mes phalanges contre d’la chair voir d’la chair collée à des os. Mon visage est taché d’son sang et du mien, plus du mien quand même. On s’dauble bien ça fait plaisir et puis, en répétant les coups j’prend conscience qu’c’est pas du jeu. Quoi ? Vrai qu’le type est blessé alors p’t’être que vrai aussi qu’il m’aurait distribué une frottée si l’avait pas été ? Même pas l’temps prendre rendez vous avec moi-même qu’ce tocard m’refout un uppercut. J’le prends d’plein fouet mais j’sens la différence. Moins vif, moins puissant donc. L’premier m’a quand même envoyé baiser avec le sol et c’lui là, que dalle. J’me remets droit et m’prépare à lui foutre une torgnole et là j’le vois qu’a du mal à respirer. Oh, pauvre petit. J’aurai presque de la peine.

Beigne dans ta gueule et tu baignes dans ton sang.

Rien à foutre, j’lui fous mon taquet dans la margoulette. Cette fois-ci, il répond pas à la comptine, le Jo. J’sais qu’l’était pas dans son état, qu’l’est essouflé mais hé, j’suis pas un enfant d’cœur et j’baise la veuve et fous une fessée à l’orphelin. Et aux deux j’montre mon majeur, même. J’ai dû attendre quelques minutes pour qu’mon adversaire s’relève. Sa garde est carrément moins muraille, son regard est chelou.

Là j’ai une seconde d’léthargie en mode réveil et j’reprends la réflexion d’avant son uppercut. Est-ce que l’issue d’ce combat aurait été la même si l’p’tit du hibou avait pas été blessé ? Bien qu’j’sois un connard, j’sais reconnaitre un véritable adversaire. Pour l’coup, lui c’en est un. Bon. J’pense qu’y a belle lurette qu’j’ai répondu à la mission d’machin oiseau, alors, j’fais d’cette histoire une affaire personnel. J’m’avance pour, j’espère, la dernière fois et pour finir, j’balance ma gauche. Il la contre, n’empêche, pas mal pour un blessé et m’fout une dernière beigne, un crochet bien mérité. Ma tête voltige et j’me sers d’la hauteur pour renvoyé un jab allant vers l’bas en plein dans son front.

Fin.

J’me mets à côté d’lui, juste devant son visage en m’accroupissant.

Hey Jo l’crack, j’vais t’apprendre une chanson, parce que j’suis d’bonne humeur et qu’t’es un boxeur, j’dis vrai, hein?

C’est l’heure, ta fin est proche,
Le gong l’a sonné
Je heurte, dans ma caboche,
L’âme d’un prisonnier…
De-ses-poings.
La violence de ses poings, t’envoie dans les gradins en te brisant les côtes
Des-pains.
Des coups bas et des pains, des targettes dans les reins, qui s’ront bientôt les votres.


Haha, elle est cool celle là, r’tiens là.


La victoire m’revient pas, j’suis prêt à l’avouer mais c’pas parce qu’ce fils de pivé s’est fait chatouillé par un autre type qu’c’est forcément moi qu’aurait du perdre. Bon. J’veux quand même m’laver d’ce sentiment d’défaite qui m’passe au travers de la gorge, alors, j’lui propose un truc.

La prochaine qu’fois qu’j’te vois, t’as intérêt à être en bon état pour qu’j’te froisse.

J’reprends ma topette et m’délecte du nectar. Toujours accroupit, j’en propose au gaillard. L’alcool, ça fait du bien après un combat puis ça guérit les blessures, y parait. Enfin l’gars qu’a dit ça est mort.


Dernière édition par Kiril Jeliev le Jeu 19 Sep 2013 - 23:27, édité 2 fois
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Joseph Patchett
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Ven 15 Mar 2013 - 19:18

Allongé sur les pavés, Joseph contemplait le ciel de Dead End. Dans sa tête, son esprit tentait de comprendre comment il en était (encore) arrivé là. Bien sûr il n'était pas au mieux de sa forme, bien sûr l'autre avait des poings en acier trempé mais ce n'était pas une raison. Il aurait voulu se relever et lui arracher ses dents une par une mais sa rage l'avait quitté pour l'instant. Après un tel déferlement de violence et autant de beignes échangées, Joseph était repu. Il aurait presque pu mourir heureux, presque hein, tant qu'il n'aurait pas envoyé Jack au tapis il serait insatisfait. Mais après l'effort, le réconfort ou plutôt l'amitié virile entre hommes. Kiril se rapproche de Joseph et vient caler sa tronche en plein dans le champ de vision de celui-ci. Derrière les deux champions, les sbires réagirent. Quatre des cinq hommes mirent en joue le père Jeliev. Joseph allait il être sauvé par ses gars ?

"Touche pas à M'sieu Patchett toi ou on t'explose la tronche !"
"T'approches pas du Boss !"
"Mais lâchez vos armes bande de glands ! Vous pigez décidément rien à rien. Vous croyez vraiment que vous avez une chance contre lui ?! On se demande comment vous avez fait pour survivre jusqu'à présent. Aucun instinct de survie..."

Visiblement tous les hommes de main du Clan Python n'étaient pas dotés d'une cervelle atrophiée. L'un deux, un costaud aux cheveux poivres et sel, convainquit ses collègues d'essayer de faire preuve d'un peu de bon sens. Les paroles du sbire firent leur chemin dans la tête de ses collègues qui, s'ils ne baissaient pas leurs armes, ne tiraient pas pour autant. Pas si fous que ça les gars et c'était tant mieux.

De son côté Crack Joe s'était redressé sur ses coudes et descendait goulument la topette si gentiment proposé par l'ami Kiril. Une vraie amitié virile qu'on vous disait. Le boxeur eut un mince sourire après la dernière phrase de son adversaire. Il voulait le voir à son meilleur niveau ? Héhé, brave gars. Ce serait un plaisir de se mettre sur la tronche de nouveau tiens.

"Pas de soucis Kiril l'charpentier. La prochaine fois qu'on se croise, c'est toi qui contemplera le ciel et moi qui t'offrirai l'alcool."

Le boxeur descendit une nouvelle gorgée avant de se décider à se relever. Mine de rien, ce n'était pas facile de se remettre debout après avoir pris autant de coups. Crack Joe épousseta son costume, plus pour la forme que pour vraiment le nettoyer et jeta un oeil par dessus son épaule. Tout le petit personnel du Clan Python semblait s'être donné rendez vous ici. La nouvelle de sa défaite serait connue du Boss dans l'heure et de Jack en guère plus de temps. Ca n'allait pas jouer en sa faveur ça. En plus les séides du Clan se montraient particulièrement hostile à l'égard de ce brave Kiril. A croire que le fait qu'il ait étripé trois de leurs potes leur restait sur l'estomac. Joseph n'avait guère que quelques instants avant qu'un excité de la gâchette tente de faire un carton sur le Champion de l'Underground, privant par là Joseph de toute possibilité de revanche.

"T'sais quoi, pour te remercier de ta générosité, j'vais te donner deux conseils Kiril. Primo, c'est la fin de l'époque des Clans sur cette île. L'Underground, les Soeurs, les Pythons, tous à la même enseigne. Lâche Patine tant que tu peux si t'es pas con. Et deuzio, tu devrais te casser fissa. Les gars veulent ta peau et ça me ferait chier qu'ils te la trouent. Un mort ça se bat carrément moins bien."

Kiril était peut être rond comme un coin mais il était encore capable d'additionner deux et deux. Et le résultat c'était une douzaine de types à l'air patibulaires qui le regardaient comme des chasseurs contemplent un canard sauvage. Autant dire que c'était pas amical comme façon de reluquer. Le charpentier leur adressa une salutation virile, aussi connue sous le nom de bras d'honneur, avant de tourner les talons et de partir en courant, laissant les chasseurs en puissance sur place.

"Tous après lui ! On va pas le laisser se casser après ce qu'il a fait !"

"Courez lui après si vous tenez à mourir. Vous tiendrez pas une minute face à ce type. Alors plutôt que de dire des conneries et de nous faire encore plus passer pour des glands, aller m'jeter ces corps et faites venir le Doc'. J'ai encore du taff' pour lui..."

Les malfrats s'entre regardèrent, semblant hésiter sur la conduite à adopter. Finalement, le costaux aux cheveux poivre et sel prit la décision pour eux en s'emparant des poignets de l'un des types morts. Le voyage vers le cimetière marin de Dead End allait pouvoir commencer. Tandis que ses gars nettoyaient les dommages causés par le passage de l'ouragan Kiril, Joseph retourna au Hibou de Nuit. Il n'était pas en colère, oh que non. Il était... heureux. Il avait trouvé un égal et la perspective de pouvoir à nouveau échanger des coups avec lui le remplissait de joie. La preuve, le voilà qui fredonnait une chanson qui deviendrait, à n'en pas douter, sa marque de fabrique.

C’est l’heure, ta fin est proche,
Le gong l’a sonné
Je heurte, dans ma caboche,
L’âme d’un prisonnier…
De-ses-poings.
La violence de ses poings, t’envoie dans les gradins en te brisant les côtes
Des-pains.
Des coups bas et des pains, des targettes dans les reins, qui s’ront bientôt les votres.
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