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La Révolution est en marche. [1625]

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PNJ Requiem


Feuille de personnage
Dorikis: XxXxX
Popularité: +/-XxX
Intégrité: +/-XxX

Jeu 11 Avr 2013 - 21:42

Quelque part dans un îlot de paix qu’aucune carte ne recense, le blanc se retire peu à peu et la verdure reprend ses droits. Les lapins sortent des sous-sols de leurs garennes, les bourgeons bravent le gel qui parfois la nuit frappe encore, le ciel se dégage et le soleil se lève de meilleur humeur.

Quelque part dans un îlot de paix qu’aucune carte ne recense, le printemps va bientôt l’emporter sur l’hiver. C’est ce que les oiseaux claironnent depuis leurs buissons, c’est ce que cet homme pas encore si vieux sent dans l’air presque sec de l’aube, qu’il hume en ouvrant les volets de sa cabane.

Alors qu’il ouvre la porte de son refuge, un jappement joyeux mais un peu faible retentit dans l’ombre derrière lui. Puis un chien au long pelage d’hiver s’active et trottine. Son pas est lourd, c’est une vieille dame maintenant. L’homme le sait, la regarde avec tendresse et lui pose à manger sur le perron de bois. De la viande, un baquet d’eau qui n’a pas gelé pendant la nuit.

Puis il se met à observer les collines alentour, faites de points de couleur comme un tableau de maître à l’art particulier, et remercie la création pour cette nouvelle année entamée en sa compagnie.

Révèle-toi donc, ô Monde.

Et le Monde se révèle. Il était adossé au mur de la cabane.
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Salut, ô Gui
Pas de ça entre nous… Rentrons, tu me feras ton rapport à l’intérieur. Du thé ?
Volontiers.

(…)

Quelque instants plus tard, alors que l’astre de feu pointe au zénith à l’extérieur, le conciliabule entre les deux hommes est terminé. D’ailleurs, après une dernière caresse sur le crâne du chien qu’il aime bien, Raven a disparu sans laisser une trace dans la neige. Au loin, des corneilles ricanent.

L’homme resté seul à sa table de bois massif finit sa tasse de thé en pensant à la vie qui va et aux destins qui viennent. Puis il se lève en souplesse malgré l’air frais qui s’invite par la porte encore ouverte, puis va farfouiller sous le plancher après avoir tiré un coffre et retiré une lame de bois.

De l’ouverture sur le néant du sol, il tire une coquille puis une seconde, puis une troisième, qu’il tapote doucement en agitant une feuille de chou près d’elles. Des yeux puis des tentacules puis les corps entiers de deux escargots blancs et d’un troisième plus passe-partout apparaissent peu à peu. Il fait froid, les bêtes prennent leur temps et mangent avant d’être réceptives à quoi que ce soit.

Pendant qu’elles s’étirent sur la table où il les a déposées, l’homme sort un jeu de tarot et dispose quelques cartes devant lui. Celle du Monde qui vient de lui rendre visite, puis quatre autres.
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Puis la communication peut commencer.

D’abord et dans l’ordre : le Bateleur. Puis l’Amoureux, puis la Justice remplacée par son Sénéchal, puis la Tempérance. Et à chaque fois le même discours. Des félicitations, des promesses de demains radieux pour la cause et pour le monde, la glorification du sacrifice des hommes de bien. L’annonce de renforts à venir de Grand Line, pour gonfler les rangs. La chute, non prochaine mais future, du régime du gouvernement mondial. L’abolition des privilèges pour les générations à venir, les difficultés à venir et la nécessité de ne pas se laisser gagner par l’enthousiasme.

Et à chacun, un petit mot personnel. A la Tempérance, par exemple, des indications sur des rumeurs rapportées par le Monde, des rumeurs d’un ange de paix descendu à Las Camp, ville impure par excellence, vitrine de choix pour l’action d’une Révolution réunifiée et de nouveau en marche. Au substitut de la Justice, un mot sur les modalités de la succession de son chef disparu. Aux deux autres, des précisions sur certaines actions à venir.

Et la communication se termine, laissant les destinataires tout béats d’admiration pour avoir ainsi été touchés par la grâce supérieure. Il leur a parlé. Adam Freeman leur a parlé !

(…)

Quelques temps plus tard, quand les escargots ont bien mangé, des conversations d’un tout autre niveau prennent place. Il reste une épine dans le doigt de l’armée révolutionnaire, une épine nommée Union. Et deux nouvelles cartes s’alignent par-dessus les autres.
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Au Diable, indications sont données pour prendre contact avec une certaine Hiroko Lifchitz. D’après le Monde, ils auraient beaucoup à se dire et beaucoup à partager. A la Mort, prière est faite de profiter du contexte de l’île de Drum pour ramener à bon port un certain assassin aux émois menaçants pour l’équilibre d’une révolution à la balance retrouvée.

Et puis les échanges se brisent, et il ne reste plus dans la cabane que le fumet du potage et le bruit des feuilles de chou raclées sur la table par les bêtes aux yeux exorbités. Le chien qui passe par là les regarde d’un air curieux mais, sage, ne les asticote pas de sa patte.

(…)

Et avant de ranger les cartes et de faire retrouver aux escargots le plaisir de leur sieste d’hiver, l’homme qui reste seul avec son chien joue avec une carte ou l’autre.
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