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 Partir un jouuuur, sans retouuuuuur~♫
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Enzo P. Hisachi
••• Agent du CP9 •••

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Sam 8 Juin - 19:23

Quand on est au fond du trou on ne peux que remonter, et bien cela ne peut être que vrai dans le cas d'Enzo et d'Izya. En effet, après moult aventures et (surtout mésaventures), la pirate forgeronne et l'Agent du Cipher Pol 9 avaient finis par trouver un peu de calme et de tranquillité sur l'île où ils s'étaient échoués. Cela faisait plusieurs jours qu'ils essayaient de vivre l'un avec l'autre, et force est de constater que malgré les événements passé, l"ange et le démon arrivait à s'entendre plutôt bien. Enzo, bien que toujours sujet à ses crises bipolaires et à ses violentes sautes d'humeur, avait cessé de considérer Izya comme un danger et se méfiait moins d'elle, ce qui le rendait beaucoup plus supportable. En combinant l'expérience du cornu en matière de survie avec le coté débrouillard et les talents de sabreuse d'Izya, le duo avait réussi à rendre leur petite vie sur l'île presque confortable: ils avaient un endroit où loger et dormir, de la nourriture en quantité, et ils n'essayaient plus de s’entre-tuer à la moindre occasion.

Mais même si Enzo avait réussit à vaincre la solitude et une partie de sa démence grâce à la présence de l'ange, il ne pouvait pas s'empêcher de se sentir mal à l'aise sur cette île, ni de chercher un moyen de retrouver Anko. C'est pour cela qu'un matin, Izya le trouva encore assit sur la plage, son escargophone entre les mains, composant et recomposant le même numéro en regardant tristement. Il savait qu'elle le voyait, et quelque part, dans sa tête, il se demandait ce qu'elle devait penser de lui durant ces moments. "Tu devrais accepter l'inévitable, et passer à autre chose", le CP était persuadé que c'est ce que la pirate se retenait de lui dire. Elle le lui avait dit par le passée, et c'est seulement parce qu'elle savait que ça allait provoquer une nouvelle crise qu'elle se taisait. Mais Enzo s'en moquait. Anko était en vie, un point c'est tout, son cerveau ne pouvait pas concevoir les choses autrement. Alors, il continuait d'appeler, encore et encore...

Izya finit par stopper son rituel quotidien en venant lui demander de l'aide pour récupérer quelques fruits. Il s'apprêtait à lâcher le gastéropode quand soudain, une voix s’échappa de ce dernier :



-Allo ?

Le jeune-homme regarda l'animal comme s'il s'en fichait: en effet, depuis son arrivé sur l'île Enzo avait eu beaucoup d'hallucination, et il en était à moitié conscient. La conséquence de la chose, c'est que du coup, il avait désormais du mal à croire en l’authenticité de certaines choses, surtout celles qui annonçaient les nouvelles un peu trop belles. Ainsi, même s’il avait entendu décrocher, il était persuadé que c’était dans sa tête :


-Kéhéhéhé, hé, Izya, j’crois que je re-perds la boule : j’entends une voix.

-Tu n’as jamais retrouvé toute ta tête tu sais ? Et elle dis quoi?

-Allo.

-Allo ?

-Allo ? Aaaaaallooooooooo ?

-Hahahaha, c’est marrant, je l’entends moi aussi.

-…

-…

-Allo ? Non mais allo quoi !

-ALLO !


Izya c’était jetée sur l’escargophone, tout comme Enzo qui avait retrouver ton son intérêt pour l’appareil.

-Allo, vous me recevez ?

-OUI !

-Nous avons trouvé cet escargophone qui sonnait et…

-AIDEZ-NOUS !

-Quoi ?

-On est sur une île déserte ouais déserte coincé avec il y a une grande montagne labyrinthe il y a une sale gueule dessus on a réussi à survivre très sale gueule, elle me rappelle Blamais on cherche un moyen de partir oui partir ça serait bien ça et…

-STOP ! Arrêtez de parler en même temps, on ne comprend rien.

-Ah. Euuuuh…

-Hum, je disais : on est deux naufragés coincé sur une île.

-Sur une île ? Laquelle ? Notre équipage peut peut être vous porter secours.

-Vous êtes sur un bateau ! Super !!!
…… Le problème c’est qu’on connait pas le nom de l’île.


-Mais il y a une grande montagne dessus, avec un visage creusé dedans.

-Une montagne avec un visage ? Oh, ah oui, je vois, vous êtes sur l'île Omega. Hey, Gate, viens-la !



La première personne s’éloigna du combinée et se mit à discuter avec une autre personne. Au bout de quelques minutes, elle reprit l’escargophone.


-Bon, alors, j’en ai discuté avec notre navigateur, et on peut faire un détour pour venir vous chercher.

-VRAIMENT ?!

-Oui, oui. Par contre, ça risque de nous prendre la journée pour arriver jusqu’à vous, alors attendez nous patiemment.

-O…Okay, merci ! Merci beaucoup !

-DEUX SECONDES !

-Oui?

-Avec…. Avec l’escargophone, vous n’avez rien trouvé d’autre ?

-Si si, un serpent. Un petit anaconda, il ressemble à ceux de Jaya.

-Et qu’est ce que vous en avez fait ?!

-Oh, vu son comportement on a compris qu’il appartenait à quelqu’un, donc, on l’a gardé avec nous. Il semble assez malheureux et ne mange pas grand-chose, donc on pensait que son maitre était mort. Il est à vous ?

-O….O….Oui ! Ouiouiouiouioui ! Il va bien donc, vous êtes sur ? Merci ! Merci ! Mille fois merci !!!

-Bien, je vais couper la communication maintenant, mais je garde l’escargophone à porté, donc, si jamais il y a un problème n’hésitez pas à appeler.


*Clic*

-……. ON VA S’EN SORTIIIIIIR !

-OUAAAAAAAIS !

-ET ANKO EST VIVAAAAAAANTE !

-OUAAAAAAAAAAAIS !

-C’EST LES PLUS BEAU JOUR DE MA VIE !

-ENFIN ! ON VA ENFIN SE CASSER !!!

-KEHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !


Enzo et Izya se mirent à sauter de joie, heureux de pouvoir retrouver la civilisation. Mais le démon semblait encore plus euphorique que l’ange, après tout, il allait enfin retrouver son serpent adoré. Il se mit à sautiller dans tout les sens, riant frénétiquement, dansant sur le sable, enchaînant les pirouettes et les salto. Il attrapa les mains d’Izya et se mit à tourner sur lui-même, avant de la ramener jusqu’à lui, de sa serrer dans ses bras et de…. Et de l’embrasser fougueusement. Il lâcha ensuite la pirate et se mit à courir le long de la plage en hurlant :

-ANKO EST VIVANTE ! JE VAIS LA REVOIR ! ET ON VA QUITTER CETTE ÎLE ! KEHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA.......



Il s’éloigna, laissant la pirate encore un peu secouée par cet excès de joie à coté de l’escargophone.
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Izya
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Sam 8 Juin - 19:36

Je le vois courir, lui. Cet homme à qui la chance sourit enfin. Je suis moi-même heureuse de pouvoir quitter cette île que la civilisation a désertée depuis surement plus de temps que je ne le pense. Il est aux anges… Héhé, aux anges hein…
Il va revoit sa chérie de serpent, va pouvoir reprendre sa vie au service du gouvernement, comme s’il ne s’était rien passé. Et moi… Moi.

Moi, je n’ai personne à rejoindre. Les Shinoryuus, même si certains ont survécu, ils se sont peut être séparés. Comme cet équipage qui à tant fais parler de lui : les « Saigneurs » hein. Avec Tahar Tahgel à sa tête. Tahar… Il était marine autrefois, et aussi celui qui, peut être sans le vouloir, m’a encouragée dans ce chemin que j’ai pris. J’y étais prédisposée, à l’époque, c’est vrai. Mais il me manquait les bases et mon père adoptif refusant de me les apprendre, c’est lui qui s’en est chargé. Et maintenant, qui sait ce qu’il est advenu de lui… Enfermé, mort ? On ne sait pas, rien n’était écrit dans le journal.

Pourtant, j’aurai bien aimé le revoir, lui. Lui montrer ce que je suis devenue. Il s’en fiche probablement. Je me demande même s’il se souvient de cette gamine rousse avec des ailes avec qui il a croisé le fer. Probablement pas. Alors pourquoi ce besoin de lui prouver ma valeur ? Parce que je n’ai jamais eu personne pour m’apprendre à me battre, sauf lui. Et que tout élève veut que son maitre soit fier de lui, sans doute.

Mais qu’importe, même lui, je ne le reverrais pas.

Au final, que ce soit cette île où une autre, je n’ai personne qui m’attend. Personne à rejoindre. Je suis seule.

Et pour ça, je suis jalouse Enzo. Vraiment. Toi, tu vas retrouver ta meilleure amie, ta précieuse Anko, l’être qui compte le plus pour toi. Aussi, j’avais tort. Elle n’est pas morte finalement. Tu as de la chance. Mais tu sais, si je t’ai dis ça, c’est pour pas que tu ne te fasses de faux espoirs. Ou peut être parce que je voulais qu’elle soit morte… Je voulais peut être que tu sois comme moi, question d’équité fasse à la vie… Peut être…

Moi j’ai espéré lorsque c’est arrivé. Pendant des semaines, des mois. Mais il était mort, lui. Lui n’a pas survécu à l’attaque d’un de ces géant des mers. Lui est mort, me laissant là, seule, dans ce monde où même mes parents m’ont délaissée.

Alors oui, je suis jalouse Enzo. Je suis jalouse de te voir si heureux. Mais je suis quand même contente au fond, car même si notre amitié a été dure à mettre en place, elle existe, et je ne peux que me réjouir pour toi. Même si je suis jalouse. Car, moi, mon précieux Léo ne reviendra jamais. Et aussi, rien ne m’attend par delà les mers. Ou peut être mes parents ainsi que ceux qui m’ont adoptée. Deux sont sur South Blue, et mis à part eux, il n’y a plus rien pour moi là bas. Et les deux autres sont perdus, quelque part dans les cieux, ou peut être mort, qui sait…

Les seuls personnes que je connais et que je pourrais rejoindre sont Mizukawa et Kan. Mais qu’irais-je foutre à Impel Down ? Croupir toute ma vie dans une cellule en étant même pas sur d’être avec eux ? Ce n’est pas une bonne idée.

Mais rester seule, en est-ce une ? Je ne crois pas.

Enzo revient finalement vers moi. Il est toujours tout excité même si son sprint l’a un peu calmé.

Je vais revoir Anko !
Oui. Héhé. Tu en as de la chance.

Je suis pensive, et il le remarque malgré l’excitation. Un léger silence s’installe. Après une petite minute, je me décide enfin à le rompre.

Dis, Enzo, que va-t-il se passer lorsque ces gens arriveront ? Tu sais, toi, tu es mari.. Euh, agent du gouvernement, pardon. Et moi je suis recherchée… Ils risquent de me reconnaître aussi, et de vouloir m’enfermer… Que va-t-il se passer alors ? Que feras-tu toi ? Devrai-je encore te considérer comme un ami ou bien… Essayeras-tu une fois de plus de me capturer ?

Oui, je te considère comme un ami Enzo. Ça fait peut être que quelques jours qu’on est là, et encore moins de temps qu’on à fait la paix, mais ça me suffit. Et toi, que penses-tu de tout ça ?
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Enzo P. Hisachi
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Dim 9 Juin - 20:55

Un ami hein ? Après tout ça, elle s’était mit à me considéré comme un ami hein ? Et moi dans tout ça, comment je la voyais ? Je…. Je ne savais pas ? Certes, à la base je voulais juste m’en servir comme substitut d’affection, comme quelque chose me permettant de ne pas devenir entièrement fou, mais après tout ce temps…. Après ce qu’on a vécu…. Après ce dont on a parlé…... Peut être que j’étais devenu trop dépendant à ce substitut…… Je….. je ne sais pas…

J’ai toujours eu du mal à sincèrement m’attacher aux gens…. C’est surement du au fait que je ne vie que pour moi, et pour Anko bien sur, et que j’ai subis tellement de coup bas, tellement d’hypocrisie venant de personne prétendant m’aimer que je bloque très facilement sur le sujet…. Sympathiser avec quelqu’un est simple, lui faire confiance est beaucoup plus difficile, et lui ressentir pour cette personne une affection pure et sincère est presque inimaginable pour moi….

Le nombre de personne encore vivante pour qui je ressens ça se compte sur une main, et la dernière en date, ça serait Lilou….. Mais si je me suis me suis mis à réellement l’apprécier, c’est peut être parce que c’est l’une des rares personnes avec qui j’ai été honnête, et que c’est l’une des rares à m’avoir en grande partie acceptée malgré ça, malgré mes défauts, malgré mes erreurs…

Et Izya dans tout ça, où se situe-t-elle ? Parce qu’avec elle aussi j’ai été très honnête, trop honnête même…. C’est l’une des trois personnes de Grand Line à avoir vu ce que j’étais réellement, a en avoir vu trop sur moi, à avoir découvert cette part de ma personne que je fais tout pour cacher, tout pour étouffer…. Cette part qui me reflète tel que je suis réellement sans vraiment être cette personne…..

Et qui me disais que je pouvais lui faire confiance ? Après tout, elle s’inquiète de son avenir, de son devenir, et c’est peut être pour cela qu’elle prétend que je suis son ami. Peut être qu’elle cherche juste à m’utiliser, parce qu’elle sait ce que je peux réellement être, et qu’elle ne veut pas être amie avec « ça ». Après tout, qui voudrait devenir ami avec « ça » ?

Oh….. C’est vrai….. Les trois personnes dont j’ai parlé…..

Au final, je ne savais pas quoi penser d’elle…. Une part de moi me disait de la croire, me disait qu’elle était sincère, et à ma grande surprise, aucune autre part de moi ne me hurlait le contraire…..

Pouvais-je donc la considérer comme une amie ?


….



…..


Pour le moment, disons…… Oui. Disons oui. Le temps de trouver un meilleur terme, un terme expliquant clairement mon point de vue à propos d’Izya, utilisons le terme « ami ». Ouais, ami……..




-Tu devrais l’avoir compris depuis le temps Izy, je ne juge pas les gens sur leur métier, ou sur ce qu’ils font de leur vie….. Après tout ce qu’on a vécu je….. Non, je suis peut être un bel enfoiré, mais je ne suis pas salaud au point de vouloir te coller en taule. J’ai pas beaucoup d’ami, alors les quelque uns que j’ai réussi à me faire, je les chéri plus que tout…

Néanmoins, t’as soulevé un sacré problème : si jamais on apprend que j’ai fait copain copain avec une vile pirate, ça va chauffer pour mon matricule, alors que faire…. ?




Oui, que faire ? Puisque je ne voulais pas qu’on lui fasse du mal, mais je ne voulais pas non plus douiller pour elle….. Et puis, en regardant vers le sol, mes yeux se posèrent sur ma redingote blanche, portant le signe de la marine, et toujours nouée autour de ma taille tel un pagne. La solution se trouvait peut être juste sous mon nez en fait…. Après tout, pourquoi s’embêter avec un plan compliqué, je pouvais toujours faire ce que je faisais le mieux : baratiner !


-Je…. J’ai peut être une idée pour nous en sortir….

-Ah bon ? Explique toi ….

-On pourrait se servir de ça !


Et à ces mots, je sortis une paire de menotte de l’une des poches de ma redingote, la seule que j’avais réussi à conserver après tous ces événements. Izya m’afficha un regard surpris, limite dégoutté.



-…….. Je vois pas en quoi tes fantasmes chelous pourraient m’être utiles….


-Fantasmes chel… ? Mais non idiote, j’te propose de jouer la comédie !

-Explique toi….

-C’est très simple : vois tu, lorsque je me trouvais encore sur Drum, j’étais sensé jouer le rôle de membre de la marine, pour le bien de ma mission. Et du coup, j’avais tout un déguisement de marin dont je possède encore certains, comme par exemple ma redingote ! Hé bien, le bateau qui va venir nous chercher est surement un navire marchant, ou de tourisme, du coup, je peux parfaitement me faire passer pour un marine t’ayant capturé puis ayant fait naufrage. Du coup, on embarque, je te surveille durant le voyage, et dès qu’on accoste quelque part, et bien, un… petit « accident » pourrait me tomber dessus, et, horreur, la terrible pirate que je transportais pourrait en profiter pour s’échapper ! Tu vois où je veux en venir ?

-Mais…. Mais….. Mais c’est pas con du tout Enzo !

-En effet, en effet ! Du coup les menottes seront la pour faire plus crédible, et…. Oh, tant que j’y suis, tu devrais me donner tes sabres si tu tiens à les revoir après : ça serait bizarre de laisser à un prisonnier ses armes, vaut mieux que je fasse croire que ce sont les miens, et je te les filerais juste après t’avoir libéré !




L’idée plaisait à la demoiselle, et c’était tant mieux. Elle semblait malgré tout préoccupé par quelque chose. Et c’est la qu’une question me vint à l’esprit : son équipage ayant été démantelé, qu’allait elle faire après tout ça ? Hum…..


Oh, cette fille était débrouillarde de toute façon, elle me l’avait prouvé plus d’une fois, je ne devrais pas m’inquiéter pour elle à ce sujet.


Et puis, nous nous mirent à préparer notre petit sketch. Je remis correctement ma redingote, je récupérai les armes d’Izya et enfin, une fois qu’elle eu finis de se préparer, je lui passai les menottes aux poignets avant de les refermer. Il ne restait plus qu’à attendre, attendre le billet de sortie de cette île infernale….. Non… Non, au final, cette île n’avait jamais été réellement infernale. Juste… désagréable.

Le temps passait, et Izya, comme à son habitude, avait perdu sa patience depuis longtemps et râlait à cause des menottes, mais au bout d’un long moment, nous finîmes par apercevoir au loin un navire approchant de l’île. Je me mis à sautiller, faisant de grand signe en hurlant « HEEEEEY, DU BATEAAAAAAU », contenant difficilement ma joie, mais en apercevant le drapeau du bâtiment, mon sourire s’effaça.




-Hey…. Izya…. Je crois que les choses vont se révéler un peu plus compliqué que prévu….. Ce bateau…. C’est un navire de la Marine…..


Dernière édition par Enzo P. Hisachi le Ven 14 Juin - 22:54, édité 1 fois
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Izya
Reine Céleste

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Lun 10 Juin - 0:04

Quo…

Je regarde dans la direction du navire qui approche rapidement et repère à mon tour la magnifique voile blanche… Mais elle est loin… la forme bleu qui la surplombe, c’est peut être une illusion d’optique… non ?

C’est pas vrai…. Enzo… Dis-moi que c’est pas vrai !

Mais il ne dit rien. C’est vrai… Ce n’est pas une blague… Ce… C’est tellement injuste…

Je commence à regarder partout autour de moi, cherchant une idée. Mais rien, et mon regard fini toujours par se poser sur le drapeau. Je commence à paniquer, il est hors de question que je me fasse enfermer ! Je préfère encore crever ici !

Bon, écoute, on va trouver une solution, hein ! Ça sert à rien de t’exciter comme ça. O a encore un peu de temps pour mettre au point quelque chose avant qu’il arrive !

Je suis complètement stressée. Mon cerveau fuse pour trouver des idées avec un seul but : être libre. Et les menottes n’arrangent rien à mon sentiment de malaise.
Finalement, je tends les bras vers Enzo.

Libère moi.
Quoi ? Non ! C’est le plan. Tu te…
Je m’en fous ! Libère moi et rends moi mes armes !

Il ne bouge pas, ne comprenant pas pourquoi je veux absolument réduire à néant notre super plan qui ne l’est plus vu la nature de nos sauveurs.

Enzo ! Libère moi ! Ils vont m’enfermer si je monte sur ce navire ! Je ne veux pas passé le reste de ma vie dans un trou ! Et tu le sais ! Alors part si tu veux, moi je reste ici !
Arrêtes tes conneries, tu vas mourir si tu restes ici toute seule ! Tu as bien vu comment tu t’es débrouillée la dernière fois !
Ouais bah rien à faire ! Plutôt crever que de vivre enfermée ! Allez, Enzo ! Libère moi maintenant !
Plutôt crever ? Mais tu ne t’entends plus parler ma chère ! Non, on est arrivé tous les deux sur cette île, on en repartira tous les deux !
Ouais bah non ! Pas dans ce bateau !
Si, dans ce bateau ! Et maintenant, tu vas te calmer ! Puisque je te dis qu’on va trouver une solution.
Une solution ? Tu parles ! Tu vas surtout t’en mettre plein les poches et moi je vais moisir comme un rat dans un trou humide !!! Alors, maintenant, si tu as un tant soit peu d’affection pour moi, TU ME LIBERES !
Mais Izy ! Même si je te libère, ils savent que tu es là ! Vu qu’ils t’ont entendu parler ! Si tu n’es pas là, ils me poseront des questions et te chercherons sans doute parce que quoi que je dise, ce ne sera pas crédible vu qu’ils t’ont entendu y’a à peine quelques heures !

Hm… Malheureusement, il n’a pas tort… Alors c’est comme ça ? Malgré toutes mes tentatives de fuite, je vais quand même me retrouver à Impel ? A croire que le destin s’acharne sur moi. Ce n’est pas juste, vraiment pas. Résignée, je m’effondre par terre, juste devant Enzo. L’avenir me fait peur… Que vais-je devenir, moi ? Que va-t-il se passer ?...

Je lève les yeux pour regarder Enzo, mais mon chapeau me cache la vue. Je l’avais presque oublier celui-là. Je réfléchis un instant puis le tends à mon compagnon de galère.

Tiens, prends ça aussi…
Alors qu’il l’attrape, je ne le lache pas, reprenant la parole.
Jure-moi que tu me rendras tout ça !

Le « ça » comprend bien évidemment mes trois lames et le chapeau.

Théoriquement… Le chapeau n’est pas à toi…
Jure le !

Mes yeux sont brillants de larmes. Je sais très bien que je vais aller en Enfer si tu ne fais rien… Mais si tu me fais cette promesse, alors tu me promets aussi qu’un jour, je serai libre à nouveau, et c’est ça qui m’importe ! Et puis, merde, c’est mon chapeau.

C’est bon, c’est bon… Je te le jure. Bon, le bateau n’est plus très loin, prête ?

Prête à dire adieu à ma liberté ? A dire adieu au soleil et au sable chaud ? A la bonne viande et l’eau à volonté ? Non, mais je n’ai pas le choix… Mon seul espoir maintenant, c’est toi, Enzo. J’espère que tu ne me décevras pas.
Je secoue la tête affirmativement.

Au loin, le bateau c’est arrêté, et une barque avance vers nous…
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Enzo P. Hisachi
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Lun 10 Juin - 6:59

« Promet moi que tu me libéreras un jour », elle est marrante elle…. Elle sait ce que ça coûte de trahir le gouvernement ? Elle sait ce que ça coûte de faire s’évader un pirate ? Non, mais le problème, c’est qu’elle sait aussi que je suis un magouilleur fini qui n’hésitera pas à tricher avec le système pour obtenir ce qu’il veut…. Et puis, la voir dans cet état me fendait le cœur….. Merde, voila pourquoi j’aime pas m’attacher aux gens, ça me fait faire plein de conneries après !

Erf, dans quelle galère je m’étais encore fourré ? Et comment l’aider à s’échapper ? Evidemment, ce bateau était de la marine l’équipage n’allait surement pas me laisser partir dans mon coin avec la prisonnière….. L’option de la laisser sur l’île était pas envisageable, d’autant plus que…. que j’avais pas les clés des menottes sur moi. C’était Anko qui les avait. Mais franchement, j’avais pas le courage d’avouer ça a Izya, elle m’arracherait la tête vu son état.

Fallait que je réfléchisse…. Déjà, il valait mieux pour moi que je leur révèle mon identité de CP : de cette façon j’aurais déjà plus d’influence et de pouvoir, de plus, je pourrais toujours essayer de faire passer Izya pour une criminelle très importante pour le bon déroulement de ma mission, et donc trouver un moyen de m’isoler avec elle pour lui lui permettre de foutre le camp….. Erf, c’était risqué, très risqué, mais pour le moment, je n’avais pas mieux.


Bordel…. J’étais à la fois impatient que ce navire accoste pour pouvoir revoir Anko, mais je souhaitais aussi de tout mon cœur qu’il n’arrive jamais à destination, afin de laisser Izya en paix….. Bordel, avec tout ça, mes maux de tête reprenaient, ça faisait longtemps tiens…. Et sans que je m’en rende vraiment compte, ma bouche s’étendit vers le haut du coté droit de mon visage, et vers le bas du coté gauche, tandis que des larmes commencèrent à couler le long de ma joue….. A la fois triste, à la fois heureux…… Kéhéhéhéhé, île de merde.



____________________



Le capitaine Bob Short Gold, surnommé « Le crochet de Titane » à cause de sa main droite ayant autrefois été perdue lors d’une bataille contre un pirate (même si la vérité est tout autre, mais après tout, perdre un bras après avoir essayer de faire du pop corn avec des Dials, c’est quand même moins classe comme anecdote que l’affrontement avec des pirates), mais aussi pour sa ténacité lorsqu’il se lançait à la poursuite d’un criminel (ce qui lui valait l’autre surnom d’ »Homme Hameçon »), était debout sur le pont de son navire, le « Flint », les yeux fixés sur la plage qui se trouvait à quelques centaines de mètres de lui.

Son air pensifs et ses paupières plissées donnaient l’impression qu’il était plongé dans de grande réflexions, mais en réalité, il avait surtout des problèmes de vue et n’aimait pas mettre ses lunettes en présence du reste de son équipage (parce qu’un « Officier gradé de la marine avec des culs de bouteilles à la place des yeux ça fait pas sérieux bordel ! »), et il cherchait désespérément à repérer du regard les deux naufragés qu’il était sensé ramassé.

Il faut dire qu’il avait plutôt hâte de voir qui étaient les gaillards en question, et le fait qu’ils soient liés à cet étrange serpent que ses subordonnés avaient repêché y était pour beaucoup. Parce que si au court de sa longue carrière il avait eu l’occasion d’attraper pas mal de chose dans ses filets, c’était bien la première fois qu’il attrapait un serpent. Et pas un bête serpent en plus : une bestiole sachant jouer aux cartes, planquant un sac remplis d’escargophone dans son bide, et faisant visiblement une dépression.

Ouais, l’animal était intelligent, limite humain dans son comportement par moment, et notre bon capitaine avait vite saisie que le reptile n’était pas devenu comme ça tout seul. Il veut la certitude que l’anaconda avait été dressé par quelqu’un le jour où ce dernier s’enroula autour de son bras droit et se mit à lui servir de main de remplacement, l’air vague, comme s’il agissait par réflexe, ou par nostalgie. Le proprio de ce bestiau était foutrement doué, et Gold était heureux de savoir qu’il était aussi toujours en vie.

Et au bout de plusieurs minutes, il finit par distinguer deux formes floues, qui devinrent de plus en plus net au fur et à mesure que le Flint se rapprochait de la plage : un grand type filiforme avec des cornes et tirant une drôle de tronche (on aurait plus dit un épouvantail qu’un humain), portant un habit rappelant pas mal les uniformes de la marine, et une jeune femme bien plus petite avec des ailes (dont l’une bandée) et des cheveux rou……. Et puis, le capitaine écarquilla les yeux, et sa bouche se fendit en un petit sourire : il reconnaissait cette fille, il l’avait vu sur un avis de recherche ! C’était Izya Sélindé, sans aucun doute ! Bob connaissait tous avis de recherches par cœur, il ne pouvait pas se tromper : l’un des deux naufragés était un pirate à 30 millions…. Décidément, cette histoire devenait de plus en plus originale.

Lorsque le Flint fini par jeter l’ancre, Bob Short Gold ordonna à ce qu’une dizaine de marines viennent avec lui à la rencontre de leurs futurs invités. Une fois descendu du bateau, il se retrouva face à l’étrange duo, jetant un rapide coup d’œil à la jeune femme pour bien être sur qu’il s’agissait d’Izya Sélindé, puis, il se mit à observer l’homme. Son regard s’attarda sur l’étrange expression affiché sur le visage de l’épouvantail, ainsi que sur sa tenue qui arborait le symbole de la marine à plusieurs endroits. Et puis, enfin, il prit la parole.



-Soldats, garde à vous ! Bonjour à vous deux, je suis le Contre-Amiral Bob Short Gold, capitaine du Flint, le navire ayant intercepté votre appel ! Pardonnez moi de vous brusquer mais rentrons dans le vif du sujet : déclinez votre identité s’il vous plait monsieur ! Ce n’est pas tous les jours qu’on croise des naufragés accompagnés de pirate primés !

-Je suppose que ça dépend du coin de Grand Line où vous bosser… M’enfin, la jeune femme pas souriante qui se trouve à coté de moi, c’est, comme vous l’avez laissez sous entendre, Izya Sélindé. Quand à moi, je suis Enzo P. Hisachi, agent du CP9.



Un léger frisson et un sursaut parcoururent le groupe de marine. Seul Gold semblait rester impassible, même si son regard trahissait sa surprise.


-Un agent du CP9. ? Réellement ?

-Bien sur « réellement ». Qui s’amuserait à se faire passer pour un membre du CP9 ? Déjà que ce n’est pas n’importe qui qui est au courant de l’existence de cette faction…. Mais si vous voulez vérifier mon identité, passer un coup de fil à Marie-Joie, ils vous confirmeront mes dires. Où encore laissez-moi revoir mon serpent, il transporte sur lui quelques preuves de ce que je suis.

-Soit, soit, nous vérifierons tout cela en temps voulu. Mais que faite vous dans cet accoutrement ? Et surtout, comment avez-vous atterrit ici ? Avec cette pirate ?

-La tenue ? Ca concerne tout simplement ma mission, tout comme la présence de cette prisonnière. Je devais être officiellement un simple membre de la marine. Mais je n’ai aucun intérêt à vous cacher ce que je suis vraiment, vous n’avez rien à voir avec cette histoire. Par contre, pour cette même raison je ne vais pas rentrer dans les détails en ce qui concerne la fameuse mission. Quand à ce que nous faisons la, et bien, c’est une longue, très longue histoire…. Pourrait-on….. Pourrait-on en parler à bord ? J’ai vraiment hâte de poser les pieds hors de cette île, je ne me sens pas à l’aise ici. Et j’ai aussi très envie de revoir mon serpent…

-…. Bien sur, bien sur, monté à bord. Soldats, emmenez la prisonnière dans la cale et enfermez la dans une cellule ! Monsieur Hisachi, si vous voulez bien me suivre.



Et sur ces mots, le capitaine accompagné de ses marins et des deux naufragés commencèrent à grimper dans le bateau. Alors le propriétaire de cet étrange serpent était un CP9 ? Cela expliquait beaucoup de chose… Mais que pouvait bien être la mission de cet homme pour avoir atterrit au beau milieu de Grand Line avec une pirate ? Autant ne pas s’embêter avec ce genre de question avant d’avoir eu la confirmation que cet homme travaillait réellement pour le gouvernement, même si Gold ne voyait pas pourquoi quelqu’un essayerai de se faire passer pour un CP auprès d’un Contre-Amiral. Mais que voulez vous: le protocole c'est le protocole, et il fallait l'appliquer.

Tout en grimpant dans le bateau, le capitaine essayait d’engager la conversation avec cet Enzo. Parce qu’il était curieux le capitaine, et qu’il aimait bien parler aussi. Mais le CP lui répondait à peine, que ça soit aux questions sur son « séjour » sur l’île, ou encore à celle sur ses sabres ou encore sur son chapeau (de toute évidence pas adapté à sa tête cornue, mais le bonhomme devait surement avoir un sens de l’esthétique particulier). L’homme était visiblement préoccupé par quelque chose. C’est pour cela que Bob, tel le brave homme qu’il était, chercha à annoncer à son hôte une nouvelle qui pourrait le réconforter.



-Enfin, si ça peut vous rassurer : votre prisonnière ne risque pas de s’échapper. En effet, nous transportons actuellement une cargaison des plus spéciale : un beau lot de criminels endurcis et aux primes diverses et variées, le tout à déposer à Impel Down ! Je suppose que c’est la bas que vous comptiez la déposer, cette pirate non ? Et bien vous pourrez lui offrir un allez simple direct vers sa nouvelle maison, hahahahaha !


Mais Bob n’eu pas la réaction qu’il espérait, bien au contraire. Le visage d’Hisachi fut déchiré par une étrange et effrayante grimace à l’annonce de cette nouvelle. Nouvelle qui, histoire de ne rien arranger, arriva jusqu’aux oreilles de la pirate Izya, passant à coté avec ses futurs geôliers, ce qui lui fit réagir de façon très violente.

Malgré ses menottes et son aile visiblement blessée, elle réussi à se défaire des marines se trouvant à coté d’elle, et elle courue à toute vitesse vers l’un des bords du bateau, ayant apparemment l’intention de sauter à la mer. Bob s’apprêtait à l’arrêter, mais il n’eu même pas le temps de réagir : en effet, l’agent Hisachi avait cessé de grimacer, et c’était jeter en direction de la pirate pour l’attraper au dessus de l’eau.

Ce type avait de bons réflexes. Des bras assez longs aussi, mais ils devaient être proportionnels à sa taille. Dans tous les cas, il avait réussi en quelques secondes à empêcher la fuite de la criminelle. Mais Bob ne put s’empêcher de remarquer que tout en maintenant la criminelle au dessus de l’eau, il lui adressait un regard insistant, tout en marmonnant quelque chose. Oh, surement une phrase du genre « Tu ne t’échapperas pas cette fois canaille ! ». Cette phrase avait la classe quand on la plaçait correctement, et dieu que le Contre-Amiral Gold savait bien la placer.

Après ça, le Cipher Pol ramena la pirate sur le pont, et sans prêter attention aux larmes et à l’air furieux et désespéré de cette dernière (il avait vu ce genre de réaction des centaines de fois au cours de sa carrière, mais pas toujours à un niveau aussi violent), il décida de l’emmener lui-même jusqu’à sa cellule, afin d’être sur qu’elle n’essaie pas de s’échapper à nouveau.




-Accordez-moi quelques minutes monsieur Hisachi. J’emmène cette raclure des mers dans un endroit qui lui convient un peu mieux, et je reviens. Nous pourrons effectuer ces vérifications, et vous ramener votre serpent aussi !



Et le capitaine Bob Short Gold se dirigea vers les cellules du Flint, sa seule main restante posée fermement sur l’épaule de l’ange, sifflotant car il aimait quand le travail était bien fait. Car il aimait quand un criminel finissait derrière les barreaux. Car il aimait l’aventure et le mystère, et qu’il avait hâte d’entendre l’histoire de l’agent Hisachi, qui semblait être un homme original et plein de surprise. Car il avait de très bons souvenirs de sa dernière collaboration avec le CP, et que quelque part il espérait en faire une nouvelle avec cet agent, et se relancer dans de nouvelles aventures.

Car le capitaine Bob Short Gold n’avait aucune idée de ce qui passait par la tête des deux naufragés qu’il avait ramassé. Pas plus qu’il n’avait idée de ce qu’ils ressentaient, ou ce qu’ils désiraient. Et si le capitaine Bob Short Gold l’avait su, il aurait été beaucoup moins joyeux.

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Izya
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Lun 10 Juin - 21:22

Allez la vermine ! Au trou ! Et tiens-toi donc tranquille.

Je ne réponds pas et me laisse faire… Si Enzo ne m’avait pas dit de garder mon calme, je l’aurai dézingué, ce type… Oui, j’lui aurais foutu un bon coup de boule dans les dents et je me serai barrée sur le pont. A la rigueur, j’aurai peut-être pu prendre le bateau ? Hm… Un peu dure toute seule quand même… Mais y’a l’air d’avoir quelques personnes qui ne seraient pas contre une rébellion, dans ces geôles…

Nan, Izya, arrête ! Enzo t’as promis, et si tu fais ça, tu risques de lui attirer des ennuis ! Alors oui, je me tiens tranquille… Oui…
On arrive finalement devant une cellule.

Tu m’excuseras hein, mais on n’a plus de chambre à part… Héhéhé.

Quoi ?! Il veut m’enfermer avec ce type crasseux ?! Il est sérieux là ?! Putain… Je vais lui…
Non ! Reste calme. TOUT VA BIEN. Oui, tout va bien. Au pire ce mec, je le bouffe et il me fera pas chier. Alors je rentre, sans répondre. T’as pas intérêt de me laisser tomber Enzo… Je compte sur toi ! N’oublie pas !

Le marine referme la porte et ricane. Moi, je ne dis rien. Non, je ne cèderai pas à mon envie de hurler et de rager contre ces barreaux. Dans ma tête, je me répète les derniers mots d’Enzo, en boucle. « Reste calme et fais-moi confiance ! ». Calme hein, tu me connais pourtant Enzo… Je ne suis pas du genre à rester calme. Tu le sais. Et comme tu me le demandes malgré tout, je vais essayer. Je vais te faire confiance… Tu sais que si tu me trahis et qu’un jour je te retrouve, ça va chauffer pour toi… On s’est déjà affronté et tu as déjà perdu, deux fois. Alors je te fais confiance.

Le marine, légèrement déçu de mon manque de réaction, finit par partir. Et bien entendu, mon partenaire de cellule n’attendait que ça pour se faire connaitre.

Mais que vois-je là ? Quel mignon petit poisson vient-on de m’apporter ?

Calme, Izya, calme… Tu l’ignores, tu restes dans ton coin, de toute façon, il est attaché, il ne peut pas m’emmerder là où je suis… Alors calme et ignorance ! Oui. Calme et ignorance…

Bah alors poupée, tu parles pas ? C’est pas grave tu sais… On a pas besoin de parler pour pouvoir s’entendre.

Poupée ?! Poupée ! Vraiment ?! T’es sûr de toi mec ? Okay, si tu le prends comme ça… L’officier est bien parti, hein ? Il est parti.

Rester calme hein, genre moi je reste calme.

Je te conseille fortement de fermer ta grande gueule. Et je te préviens, je ne le redirais pas !
Mais c’est qu’elle est nerveuse la d’moiselle. Respire ma belle, là où on va, c’est l’enfer alors profitons de la vie pendant qu’on en a encore…
BAM
Coup de boule dans son nez.
BIM
Coup de pied dans son bide. Ah non, trop bas.

Il se met à genou, le souffle totalement coupé. Je passe derrière lui pour lui mettre un dernier coup entre les omoplates, le faisant tomber en avant. Mon pied nu vient ensuite se poser sur son crâne chauve. Je me penche vers lui, appuyant viens sur sa tête avec mon pied.

De un, je ne suis ni un poisson, ni une poupée et encore moins ta belle. Je suis Izya Sélindé, forgeronne et ancienne pirate des shinoryuus. De deux, ne t’avise jamais plus de me dire ce que je dois faire. En fait, je te conseille de te la fermer le reste du voyage si tu veux arriver en vie à Impel. Et de trois, ose encore faire des insinuations glauques, je te jure que je t’arrache les yeux. Capiche ? De toute façon t’as pas le choix.

J’ote mon pied de son crâne et retourne dans mon coin, essayant de me calmer. Je ne sais pas combien de temps me sépare encore d’Impel Down, mais je ne suis pas du tout pressée d’y aller. Je dois donc attendre Enzo. C’est la seule option que j’ai…

Un bruit derrière moi me fais comprendre que le mec à retrouver ses esprits. Il commence à gueuler des choses, ça ne m’intéresse absolument pas et ne m’aide pas à retrouver la sérénité. Et ça m’énerve, vite, trop vite. Je me rus sur lui, m’appuis sur son épaule, passe dans son dos et, une fois au sol, lui flanque un gros coup dans la nuque. Il s’effondre, assommé.
J’ai enfin la paix.

Les minutes passent, mais impossible de me calmer. Enzo n’est toujours pas là… Il a dû retrouver son serpent et maintenant m’a oublié ! Surement. J’ai plus qu’à lui rappeler que j’existe alors…
« Reste calme et fais-moi confiance ! ». C’te blague. Qui me dit que tu vas revenir ?! Hein ?! Personne ! Alors j’observe la cage où je suis, la porte n’est pas déverrouillable avec un levier et de la force. Injustice. Du coup, il ne me reste que la manière forte : je frappe, provocant par la même occasion un bouquant d’enfer.

Voyons qui de moi ou de la grille tiendra le plus longtemps…
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Enzo P. Hisachi
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Jeu 20 Juin - 14:18

-Mais, monsieur voyons, attendez !

 
Le médecin du Flint, Miguel, accompagné de deux de ses collègues, suivait (ou plutôt poursuivait vu la situation) comme il le pouvait l’étrange naufragé que le capitaine avait ramené à bord un peu plus tôt dans la journée. Le docteur avait entendu parler, comme tout le reste de l’équipage en fait, du mystérieux miraculé de par le service de communication du navire.
 
De ce que l’on avait dit à Miguel, le naufragé était apparemment un agent du Cipher Pole 9, qui serait resté coincé plusieurs semaines sur une île aujourd’hui abandonnée avec une pirate primée. Alors oui, le doc voulait bien admettre que les chiens agents spéciaux du gouvernement  subissaient un énorme entrainement et étaient capable de se débrouiller même dans les conditions les plus extrêmes, mais fallait quand même pas exagérer ! Ce type avait tout simplement envoyé bouler le docteur lorsque ce dernier avait voulu le diagnostiquer après son arrivée.
 
Nan mais il se prenait pour qui cet épouvantail ambulant ?! Miguel détestait les gens qui crachait sur ceux qui leur tendaient la main, or là c’est en plein visage que le docteur avait l’impression de s’être prit un bon gros glaviot. Mais Miguel c’était toujours juré de venir en aide aux nécessiteux, même si ces derniers essayaient de le repousser. Et ça semblait évident que ce type avait besoin d’un peu d’aide. On pouvait facilement voir la peau du bonhomme à corne à travers les trous de sa redingote sale et déchirée, et l’homme était couvert de cicatrices, de petites blessures, et le médecin du Flint avait carrément repéré ce qui semblait être une morsure de serpent sur son épaule.
 
En plus, le CP n’avait probablement pas eu un régime alimentaire saint et bon pour la santé durant ce petit séjour sur l’île Oméga. Il avait probablement du manger des choses écœurantes, pleines de microbes et de parasites, voir même des fruits empoisonnés. C’était un miracle s’il arrivait à marcher encore droit…. Et pourtant, rien à faire. Miguel avait beau pourchasser le CP, il avait beau essayer de lui parler et de le raisonner, mais l’homme en redingote l’ignorait tout simplement. Il lui avait juste accordé un « je vais bien, laissez moi, j’ai plus important à faire » froid et sec, avant de sortir de l’infirmerie et d’aller à la rencontre du second du navire : le commodore Hawkins.
 
Les deux s’étaient mit à parler d’un serpent, et c’est là que Miguel se souvint du serpent que le cuisinier avait repêché avec un tonneau il y a quelques temps de cela. Le médecin avait insisté pour qu’on s’en débarrasse (il n’aimait pas les serpents, ces sales bestioles perfides et provocant des milliers de morts chaque année) mais malheureusement pour lui, le Capitaine Gold s’était prit d’affection pour l’animal.
 
Il faut dire qu’elle était plutôt originale la sale bête, en particulier avec sa batterie d’escargophone dans le ventre. Le médecin se demanda alors : et si ce serpent appartenait en fait à notre CP-j’ai-un-caractère-de-merde ? Cela signifiera que ce type est encore plus dérangé que ce qu’il parait. Parce qu’il faut avoir une case en moins pour posséder un serpent en guise d’animal de compagnie, mais aussi parce que si c’était ça la raison pour laquelle il avait envoyé bouler le docteur depuis son arrivé, alors c’était une raison bien stupide.
 
 
Mais le docteur cessa de penser quand il vit le cornu se retourner vers lui, un regard non pas meurtrier, mais carrément dément scotché sur le visage, une sorte de rictus inversé hurlant « Si tu continue à m’emmerder je vais te décapiter…… avec les dents….. avec TES dents ! », le genre de chose qui te ferait passer un pirate mangeur d’enfant pour un petit chaton. Le bon médecin ralentit le pas, tout comme ses subordonnés, et les trois restèrent figés sur place quelques instants, tétanisés, perturbés, incapables de savoir quoi penser, à part une chose : ce type…. Cette « chose » était effrayante. Horriblement effrayante.
 
 
 
Oui, Enzo P. Hisachi pouvait paraître effrayant quand il le voulait, et paraître encore plus flippant quand il ne le voulait pas, surtout dans une situation où trois glandus passent leur temps à l’emmerder à propos de « pseudo contrôle médical », et autre connerie du genre. Enzo était médecin (pas diplômé), et il se diagnostiquait comme malade, avec comme seul et unique traitement le fait de revoir Anko l’anaconda !
 
Si ces trois là avaient vraiment été de bons médecins, ils auraient remarqué, remarqué quelque chose de bien plus important que les plaies sommairement soignées, les traces de morsures et de brûlures, ou encore les innombrables cicatrices parcourant le corps d’Enzo. Ils auraient remarqué le corps d’Enzo en lui-même, ce corps qui tremblait, frétillait au fur et à mesure que le cornu avançait dans les couloirs.
 
C’est qu’on lui avait annoncé une bonne nouvelle : après quelques coups de fil passés à Enies Lobby pour confirmer son identité, Enzo avait demandé à voir son serpent, ce à quoi la moitié des personnes présentes avaient répondues « Non », et qu’il devait d’abord se reposer et vérifier s’il était en bonne santé, tandis que l’autre moitié avait répondu que le serpent était gardé par le capitaine et qu’il fallait attendre son retour afin de pouvoir le voir.
 
Et cette double réaction provoqua aussi une double réaction chez Enzo : le fait de vouloir frapper tous les idiots insistants pour qu’il se repose sans comprendre qu’il ne pourrait pas trouver le repos tant que son bien aimé reptile ne serait pas à ses cotés, et l’envie de foncer à travers le bateau à la recherche du capitaine, parce que si Enzo avait toujours été quelqu’un de patient, le temps passé sur l’île Oméga et le fait de côtoyer Izya lui avait fait oublier les bienfaits de l’attente.
 
Il voulait voir Anko, c’était tout. Son cerveau c’était bloqué sur cette pensé, et avait tout mit de coté, même Izya Sélindé, même sa terrible paranoïa, même les possibilités qu’on lui ait mentit ou autres scénarios résultants par le fait que non il ne reverrait pas An.
 
Là, tout ce qu’Enzo était capable de concevoir, c’est que quelque part sur cette embarcation se trouvait l’être le plus important de sa vie, et qu’il avait été séparé de lui bien trop longtemps.
 
 
C’est pour cela que lorsque l’on amena le CP à l’infirmerie en prétextant que le capitaine s’y trouvait, il envoya royalement chier le personnel médical présent avant de tourner les talons et de se barrer. Être coincé sur une minable petite île qui n’était pas Inferno n’allait pas le tuer ou le blesser, mais ne pas revoir Anko risquait fortement de provoquer des blessures et des morts dans un large périmètre autour du cornu.
 
Coup de bol pour le cornu et pour les personnes présentes dans ce large périmètre, il tomba en fuyant l’infirmerie sur le second du bateau, qui ne vit aucun problème à le conduire d’abord vers son reptile de compagnie et d’ensuite le laisser faire une visite médicale. Peut être était-ce parce que le second craignait Enzo à cause de son statut d’assassin du GM, peut être était-ce parce qu’il était lui aussi très intrigué par le comportement et l’inventaire stomacal de l’animal et donc qu’il voulait en savoir plus sur son maître, ou alors peut être était-ce parce que vendredi j’ai mangé du coucous, et ça, Enzo n’en savait rien, et il s’en foutait éperdument : on lui proposait de revoir An, il acceptait, c’est tout, peu importe les raisons.
 
Et après ce qui semblait être les minutes les plus interminables de son existence, Enzo finit par arriver devant une grande porte, d’un bois très cher et superbement sculpté, que le commodore ouvrit tout en demandant au cornu d’attendre là. Et après de nouvelles minutes interminables, au cours desquelles plusieurs matelots hurlèrent de surprise à la vue d’un épouvantail ayant une tête de psychopathe et tremblant plus qu’un épileptique, traînant dans les couloirs, Hawkins revint avec Anko dans les bras. Avec une Anko toute ramollie, flagada, et ayant à peine la force, ou plutôt la volonté, de lever la tête. Le vice-capitaine posa alors l’animal sur le sol, un petit sourire sur le visage, ayant l’agréable sensation d’avoir fait du bien là où il était passé.

 
 
-An…..An…ko ?
 
-…….
 
-……
 
-…..Sss ?


 
 
Enzo s’avançait fébrilement vers l’anaconda, sa voix tremblant sous le coup de l’émotion, des larmes commençant à perler sur son visage. Anko, elle, commençait à réaliser ce qui se passait. Elle redressa la tête, se demandant s’il s’agissait encore d’une hallucination ou si cette fois c’était le vrai Enzo. Et puis, des larmes se mirent aussi à couler le long de ses écailles. Et à la grande surprise du commodore Hawkins, du docteur Miguel qui avait réussi à vaincre sa peur pour tenter de rattraper à nouveau le naufragé à ausculter, et de tous ceux assistant à la scène, Enzo se jeta sur le reptile en hurlant à plein poumon, un immense sourire arrivant à percer à travers les larmes qui noyaient désormais son visage.
 
 
-ANKOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO!!!
 
-KSHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!


 
 
Le CP attrapa son ange à écaille et le serra de toutes ses forces contre ses bras, essayant de bien se convaincre que cette fois-ci c’était vrai, son bébé et lui était bel et bien réuni. Anko fut traversée par la même pensée, et pour les mêmes raisons elle enroula ses anneaux atour du corps de son maître, serrant comme elle le pouvait, sans se soucier de le blesser ou de l’étouffer : elle savait que son « papa » était fort et résistait à ça. C’était bien la preuve qu’il était de retour. Et l’animal et son maître…. Non…. Et les deux amis posèrent leur front sur celui de l’autre, chacun pleurant à chaud de larme, Enzo ne pouvant s’empêcher de ricaner comme un malade, Anko sifflant à tut tête comme elle ne l’avait jamais fait, heureux de se revoir, heureux de savoir que l’autre allait bien.
 
Et si cette scène pouvait sembler touchante pour tous ceux qui connaissaient la relation entre Enzo et Anko, aux yeux des autres en revanche, il s’agissait juste d’un moment bizarre, dérangeant, de quelque chose se voulant mignon mais n’arrivant à être que glauque. Tous les membres de l’équipage assistant à la scène affichaient un air plus ou moins dégoûté, ce demandant comment un barjo zoophile avait put se faire engager comme agent du gouvernement.
 
Mais Enzo n’en avait rien à faire. Et Anko s’en moquait encore plus. Ils étaient de nouveaux ensembles. Ils allaient tous les deux biens. Et c’était tout ce qui comptait.
 
 
Mais l’euphorie commença à s’estomper quand le capitaine Bob arriva à son tour dans le couloir, lâchant un petit cri de surprise et affichant un air amusé en voyant la scène. Lorsqu’Enzo réalisa que la présence du contre-amiral signifiait qu’Izya se trouvait derrière les barreaux, un flot de pensées peu agréables lui vint en tête. Ces pensées, ces idées lui rappelait que même s’il avait retrouvé An, il ne pourrait pas recommencer à être « normal » sans passer par une certaine case.
 
Le CP commença par se redresser, sans lâcher son serpent des mains, ou sans arrêter de frotter sa tête contre la sienne, avant de demander à ce qu’on l’excuse car il avait besoin de se rafraîchir. Une fois qu’on l’eu conduit dans l’une des salles de bain du navire, il claqua la porte et la verrouilla, ayant perdu le peu de calme qui lui restait, et sa fidèle amie savait très bien pourquoi.


 
-Anko, donne ! Tout de suite !

 
Le reptile s’empressa de cracher un petit sac de toile, qu’Enzo déchira, n’ayant aucunement la patience d’en défaire le nœud, et de ce sac il tira deux petites boites remplies de pilules de diverse couleur. Le cornu attrapa une bouteille traînant par là et se mit à avaler plusieurs comprimés, renversant de l’eau un peu partout, sous l’œil inquiet d’Anko qui savait très bien que sans ces médicaments, son « papa » se retrouvait dans un état assez pitoyable.
 
Une fois qu’Enzo eu fini de tout avaler, il s’écroula sur le sol, le visage plongé dans ses mains, tandis que sa meilleur amie rampa jusqu’à lui pour s’enrouler autour de son coup, cherchant à le réconforter. Et les deux restèrent dans cette position un certain temps, isolés du reste du monde, immobiles, ignorant les appels venant de l’extérieur…
 
 
Et au bout d’une bonne demi heure, Enzo fit voler la porte de la salle de bain d’un bon coup de pied, l’arrachant ainsi de ses gongs, et, son bon vieux rictus de retour sur son visage, tout comme sur le visage d’Anko qui avait retrouvé sa place sous les vêtements du CP, il hurla :

 
 
-J’AI RIEN MANGER DE CORRECT DEPUIS DES JOURS ALORS AUTANT VOUS DIRE QUE J’AI LA DALLE ! C’EST PAR OÙ LES CUISINES ?!
 
-KSASSASSAAAAAAAAA !!!

 
 
Ouais, après tout ce temps le Enzo « normal » était de retour, pour le meilleur et surtout pour le pire.
 
 
 
Après l’énorme vacarme qu’il avait fait en explosant la porte et en se faisant engueuler par les charpentiers du navire, l’homme à tout faire du gouvernement finit par être conduit à la cantine du navire, accompagné par le capitaine et son second, ainsi que par le docteur Miguel qui se faisait de plus en plus envoyer bouler (le pauvre homme n’arrivait décidément pas à comprendre les priorités ou la logique de ce type bizarre), et une fois encore, Enzo réussi à se faire remarquer et à surprendre toutes les personnes présentes qui se demandèrent durant tout le repas (qui dura assez longtemps) « comment un homme dont la morphologie est plus proche de la baguette de pain que de l’humain arrivait il à avaler autant de nourriture. Et OU est ce qu’il la mettait ?! ».
 
Le seul qui ne semblait vraiment pas déranger par l’estomac trou-noir du cornu était le capitaine Gold, qui en avait déjà vu des belles après autant d’années de carrière. Il passa la totalité du repas à discuter de nombreux sujet avec Enzo, étant heureux de voir un membre du CP9 si sympathique, car si le bon capitaine conservait de bon souvenir de sa dernière coopération avec des Cipher Pole, il avait tout de même constaté que c’était souvent des gens un peu fermé d’esprit, et préférant rester dans leur coin.
 
Or la, il avait droit à un bon vivant, s’empiffrant, plaisantant et rigolant de bon cœur, comme s’il était au bar avec de vieux potes. Et si certains qualifiaient ce comportement de « sans gène », Bob, lui, comprenait qu’après avoir passé autant de temps sans véritable contacts « humains », l’agent du CP9 avait très envie de se détendre.
 
De plus, cela faisait aussi plaisir au capitaine de voir que ce serpent très intelligent avait arrêté de déprimé. Et Bob se mit à expliquer à Enzo que lorsqu’il l’avait repêchée, la pauvre Anko essayait désespérément d’ouvrir le sac plein d’escargophone sonnant sans cesse, mais qu’elle était incapable de défaire le nœud beaucoup trop serré juste avec sa queue, provocant une autre scène touchante/dégoûtante où un Enzo en larme noyait le pauvre reptile sous les excuses.
 
Les discussions allaient de bon train, à tel point que même si le cornu donnait une mauvaise impression à la plupart des membres de l’équipages l’ayant rencontré, plusieurs d’entre eux décidèrent tout de même de rejoindre la conversation, abordant des sujets divers et variés, comme les nouvelles à travers le monde depuis le naufrage d’Enzo, ou encore la destination du navire, ou des aventures épiques que l’équipage avait vécu.
 
Et après deux bonnes heures de restauration, de bonne rigolade et d’histoires toutes plus croustillantes les unes que les autres, Enzo finit par se lever de table, et expliqua qu’il comptait passer rapidement par les cellules pour vérifier quelque chose de « très important mais secret défense » avec la prisonnière. Il emporta avec lui deux assiettes remplies à raz bord de nourriture pour qu’il puisse « grignoter en chemin », ainsi qu’une chaise, et il quitta la pièce, laissant le brouhaha et les rires derrière lui.
 
Et dès qu’il eu refermé la porte, le sourire radieux qu’affichait l’agent Hisachi disparu, laissant un air intrigué à Anko. Elle n’était pas du tout surprise de ce changement de comportement chez son maître, après tout, elle le connaissait depuis déjà très longtemps, elle savait comment il fonctionnait, et elle savait comment il agissait quand il voulait cacher quelque chose. Elle avait compris que son comportement durant le repas n’était pas sincère, que c’était juste un masque qu’il avait revêtit, mais la question qu’elle se posait, c’était « pour quoi ? ». Qu’elle était la chose qui tracassait autant son Enzo adoré ?
 
Ce dernier, lui, avançait lentement vers les couloirs, le cerveau fonctionnant à plein régime, les pensées tournant et se retournant dans sa tête. Plus il avançait dans les couloirs, et plus son pas ralentissait, comme s’il cherchait à éviter l’inévitable. Comme s’il cherchait à retarder un événement auquel il ne pourrait pas échapper. Mais sans qu’il s’en rende compte, il était déjà arrivé à l’entré de la zone pénitentiaire du navire. Le cornu expliqua alors la situation au marine chargé de garder l’entrée, et ce dernier laissa passer le grand homme, sans pour autant comprendre pourquoi est ce qu’il se promenait avec des assiettes, de la bouffe et une chaise. Il ne comprit pas non plus pourquoi est ce que l’agent secret insista sur le fait qu’il ne devait pas être déranger durant son interrogatoire, mais le soldat se dit que des informations classées top secrètes allaient surement être abordées, et donc que ça n’était pas ses oignons. Et ainsi, le cornu descendit l’escalier lui faisant fasse, guidé par le marine, avant d’arriver à l’étage de la cellule l’intéressant. Très vite il remercia son guide, lui expliquant qu’il pouvait continuer tout seul, et il se mit à avança lentement, prenant à chaque pas une grande inspiration, suivant le bruit sourd et métallique qui résonnait faiblement à travers l’étage.
 
Et enfin, l’ex naufragé arriva face à la cellule qu’il cherchait, face à la cage qui retenait un oiseau blessé à l’extérieur et détruit à l’intérieur. Face à Izya Sélindé. Une Izya Sélindé tenant à peine sur ses jambes, sentant à peine son épaule, et utilisant les dernières forces de son corps pour se jeter à corps perdu sur les barreaux la séparant de la liberté. Une Izya Sélindé qui se mit à rayonner, à afficher un regard plein d’espoir en apercevant son ami, son échappatoire, celui qui avait juré de la libéré. Une Izya Sélindé qui, tout au fond d’elle, déchanta lorsqu’elle remarqua le visage de son sauveur, qui, pour la première fois depuis longtemps, affichait l’une pokerface particulièrement mauvaise.

 

 
-Arrête de te frapper, veux-tu ? Tu vas foutre en l’air tout mon travail, j’ai suffisamment galéré pour soigner ton aile et tes autres blessures, alors j’ai pas besoin que tu t’en fasses d’autre !
 
-ENZO ! ENZO, C’EST TOI ?! ENFIN ! TU VAS ME SORTIR DE LA ? TU VAS ME SORTIR DE LA HEIN ?!
 
-Parle moins fort abrutie….. Mange d’abord un morceau tu veux ?

 

 
Enzo P. Hisachi déposa sa chaise sur le sol, pile en face de la cellule, et il s’assit dessus. Puis, il se pencha vers l’avant et souleva avec l’un de ses longs doigts la petite trappe au pied de la porte de la cellule permettant de faire passer leur repas du jour aux prisonniers. Il y glissa l’une des deux assiettes qu’il transportait, tout en continuant de pester sur le fait que l’ange était trop bruyante et en remerciant Dame Fortune que les cellules à proximité soient complètement vide. Il allait refermer la trappe quand une voix d’homme provenant du fond de la cage de la pirate se fit entendre.

 
-Gmrmgngng, kessissepasse ? Arg, poupée, c’est toi qui m’as fait ça ? T’es farouche ma belle, mais…
 
-Anko ? Va faire dormir le monsieur s’il te plait.


 
L’anaconda était complètement perdu. En arrivant face à la cellule et en reconnaissant son occupante, la garce ayant essayé de tuer Enzo et de la manger, Anko avait tout d’abord montré les crochets, prête à empoisonner la saleté de pigeon humain à cheveux rouges à la première occasion. Mais son « papa » était extrêmement calme en présence de la jeune femme, et cela perturbait An qui savait à quel point le cornu était rancunier. Et maintenant, le même cornu lui demandait de rentrer dans la cage non pas pour faire sa fête au poulet, mais au type à moitié éveillé qui se trouvait au fond de la pièce. Mais qu’est ce qui avait bien pu se passer durant tout ce temps où An et son adoré s’étaient retrouvés séparés ?!
 
Mais ce n’était pas le moment de se poser des questions : Enzo lui avait demandé de lui rendre un service, alors elle devait s’exécuter. Et ainsi, le reptile se glissa à travers la trappe de la cellule, évitant de passer à coté d’Izya mais lui adressant tout de même un regard noir, et elle alla se jeter sur le type du fond qui, le temps qu’il comprenne ce qui se passait, s’était retrouvé étranglé jusqu’à l’évanouissement par les anneaux du reptile. Une fois sa mission accomplie, Anko retourna auprès d’Enzo, remarquant que ce dernier était étrangement silencieux, tandis que le pigeon-humanoïde n’arrêtait pas de brailler tout en s’empiffrant avec la nourriture qu’on lui avait amené.


 
-Alors ? T’as trouvé comment me faire partir d’ici hein ? On fait comment ? On y va quand ?  T’as mes sabres au moins ? Ah, si, je les aperçois ! Enfin, bref, alors, tu me fais sortir quand ? Hein ? Hein ? Hein ? Et Enzo si tu ne dis pas quelque chose dans les trois secondes qui suivent je vais te faire manger cette assiette….
 
-…. Et bien…. Depuis que je suis arrivé sur le bateau, j’ai pu retrouver les « clés » de la sérénité pour mon cerveau. En tout cas, ces clés me permettent de garder suffisamment mon calme pour réfléchir correctement un peu plus longtemps. J’ai du me dépêcher de les retrouver parce que sans ça j’aurais été incapable de me pencher efficacement sur notre problème. Enfin, bref, du coup j’ai trouvé ces clés et j’ai pu réfléchir un peu plus à la chose…
 
-Oui, okay, c’est cool, on s’en fout des clés, dit moi plutôt comment on doit procéder pour que je puise me barrer !
 
-….
 
-….Enzo... T’as trouvé une solution, hein ?
 
-Si tu me demande si j’ai trouvé un moyen de te faire sortir d’ici, et bien oui, j’en ai même trouvé plusieurs !
 
-Ah bah quand même, tu ne….
 
-Par….. Par contre…… Par contre, si tu me demandes si j’ai trouvé un moyen de te rendre ta liberté…. Je…… Je n’ai rien trouvé.



Izya ne recracha même pas ce qu’elle était en train de manger lorsqu’elle entendit ça. Non, elle était tellement choquée qu’elle se contenta d’ouvrir grand la bouche, laissant tomber la nourriture qui s’y trouvait, incapable de trouver les mots pour exprimer ce qu’elle ressentait. Au début, elle se mit à ricaner nerveusement, pensant que c’était l’humour pourrie d’Enzo qui frappait encore une fois. Et puis, elle commença à articuler correctement, ses yeux laissant s’échapper quelques larmes. Très vite, son ton devint dur, paniqué, et puis, enfin, on finit par y ressentir de la colère.

 
-Tu….. Tu te fous de moi hein ? Enzo je t’en supplie dit moi que tu es en train de te foutre de ma gueule !
 
-…..Tu n’imagine pas à quel point j’aimerais que ça soit le cas, sincèrement…
 
-TU TE FOUS DE MOI HEIN ?! TU VAS ME DIRE QUE T’AS PAS TROUVER UN SEUL MOYEN DE ME PERMETTRE DE ME CASSER D’ICI ?!
 
-Moins fort…. Par pitié, parle moins fort….
 
-JE PARLERAIS MOINS FORT SI JE VEUX TRAÎTRE !
 
-D’accord, d’accord, j’vais pas essayer de te raisonner dans ton état…. Et comme je te l’ai dis, oui, j’ai trouvé plusieurs moyens de te faire sortir de cette cellule, mais pas de te rendre ta liberté…
 
-ARRÊTE DE JOUER SUR LES MOTS ET SOIT CLAIR !
 
-Je ne vois pas comment je pourrais être plus clair…. Tu ne…. Tu ne pourras tout simplement pas t’échapper d’ici même en quittant ta cellule… J’ai discuté avec l’équipage, et, tu l’as entendu comme moi : on va à Impel Down. Si on s’était rendu dans une petite ville, voir une grande, ou même à la limite dans un fort de la Marine, là, j’aurais pu tenter quelque chose, mais…. Mais c’est dans le putain d’Impel Down qu’on va, c’est clairement un autre niveau…
 
-ET ALORS ?! ET ALORS TU VEUX ME DIRE QU’IL N’Y A PAS D’AUTRE MOYEN ?! T’ES JUSTE TROP INCOMPÉTENT POUR ARRIVER A ME FAIRE ME BARRER DISCRETOS ?!
 
-Ce n’est pas une question de compétence là, Izya. Les mecs là bas j’en ai énormément entendu parlé, j’ai même pu assister à leurs entraînements, c’est pas des rigolos habituels de chez la mouette hein ? On n’entre pas et on sort pas comme dans un moulin de là bas ! Ils savent que tu es dans le bateau, on les a prévenus par escargophone. S’ils ne te trouvent pas, ils seront prêts à empêcher la moindre petite barque de se barrer afin de ne pas risquer que tu sois dedans. Et s’ils considèrent qu’ils ne pourront pas t’avoir vivante, alors ils préféreront t’éliminer à distance et pas s’emmerder à essayer de te rattraper.
 
-Je…… JE ME CASSE D’ICI ! OUVRE ! Ouvre moi la porte, fait moi sortir de cette cellule, je me démerderais sans toi !
 
-…. Et tu compte faire quoi une fois dehors ?
 
-Je…. Je ne sais pas. Je trouverais. J’me démerderais. Je…Je piquerais une barque et je foutrais le camp avec !
 
-C’est sur que ça a bien marché à Drum….
 
-Oh chut hein, aide moi plutôt à sortir de la !
 
-….Calm Belt.
 
-Ouvre bordel je t’ai d…Attend t’as dis quoi la ?
 
-Calm Belt. On est sur Calm Belt…..


 
Enzo prit une très grande inspiration avant de continuer, réussissant, malgré sa mauvaise pokerface, à rester un peu calme.

 
-Pour se rendre rapidement à Impel Down, ce navire passe par Calm Belt, la zone de l’océan la plus dangereuse qui soit. Et si ce navire est équipé pour traverser cet enfer aquatique, les barques, elle, le sont beaucoup moins..
 
-Je…. Je….. Je…….. GRAAAAAAAH ! Je m’en fous. Je m’en fous je m’en fous je m’en fous. Laisse moi juste sortir d’ici ! Je me débrouillerais ! Ouais, c’est ça, je…
 
-Tu vas crever comme une merde surtout. Rappelle toi ce qui s’est passé quand on était sur la barque ! Tu veux que ça recommence ?! Tu veux finir bouffer par une saloperie des mers ?! Tu veux finir comme Léo, c’est ça ?!

 
 
Izya se tut en entendant ce nom. Elle continuait de trembler, les mains accrocher aux barreaux, ses yeux toujours remplis de larmes. Mais désormais son regard était vide, comme si elle ne voyait pas ce qui se trouvait devant elle. Ce qu’elle voyait en ce moment, c’était ses souvenirs, le souvenir d’un serpent de mer jaillissant de l’eau et emportant un bateau, ainsi qu’à son bord l’homme qu’elle avait jadis aimé. Non, elle ne voulait pas finir comme Léo, mais elle ne voulait pas non plus atterrir en enfer. Elle ne voulait pas renoncer à sa liberté.
 
 
-…. La voie des airs !.... Tu…. Tu pourrais me transporter jusqu’à la prochaine île avec ton Gay Poux là, au moins on éviterait les…
 
-J’y ai pensé, mais c’est impossible. Je n’aurais jamais la force de te transporter jusqu’à une île. L’utilisation de cette technique est très fatigante quand on en abuse, et on finira par chuter au bout d’une demi-heure.
 
-Alors…. Alors….. Alors…. ;

 
 
La jeune femme s’écroula, les mains collées sur les oreilles, essayant de trouver un moyen de se sortir de ce cauchemar, essayant de réussir là où cet inutile d’Enzo c’était foiré. Et puis, soudain, une lueur se mit à briller dans son regard. Une lueur de détermination, une lueur presque…. Sinistre.

 
-Une mutinerie…..
 
-Quoi ?
 
-Une mutinerie….
 
-Une muti…. Attends t’es quand même pas ser…
 
-Une mutinerie ! Aide moi à organiser une mutinerie ! On ouvre toute les portes des cellules, et avec l’aide des prisonniers on prend le contrôle de ce foutu rafiot et on fout le camp vers un endroit bien meilleur ! C’est bon comme plan, hein ? Ça va marcher, hein ?!
 
-….Je refuse.
 
-Qu….Quoi ?!
 
-T’as très bien entendu : je re-fu-se. Ecoute Izya, je sais très bien comment fonctionne les gens qui on le même regard que toi, parce que je suis une de ces personnes. Je sais que c’est tout sauf une bonne idée… Une mutinerie…. T’as perdu l’esprit ou quoi ?! Ce bateau est rempli de criminels ayant des primes allant de 30 Berrys à 250 Millions de Berrys, et c’est pas des enfants de cœurs. C’est pas des pirates avec une morale comme toi. C’est juste des pourritures. Alors oui, ils aideront à prendre le contrôle du bateau, mais tu sais ce qu’ils compteront faire après ? Piller, tuer, violer, détruire, ils ne se gêneront pas pour aller foutre le chaos dans la première ville qu’ils trouveront. D’ailleur, qui te dit qu’une fois dehors, ils ne vont pas te faire passer à la casserole ma chère, hein ? Les pirates sont pas très solidaires de ce que je sais. Quand à moi dans tout ça, tu y a pensé ? Tu crois qu’ils vont laisser le zentil gnagent du gouvernement qui les a libérés tranquille ? Non, dans le meilleur des cas, ils iront me pendre avec le cadavre d’Anko, voila ce qui va se passer.
 
Et puis tu crois que c’est aussi des enfants de cœurs l’équipage de ce navire ?! Ils m’ont raconté leurs aventures, j’avais déjà lu le dossier de certain d’entre eux, et c’est des militaires, des vrais, des mecs qui sont prêt à sacrifier leur vie, et surtout celle des criminels pour protéger la « justice ». Si jamais une mutinerie essaie de prendre place ici ça va être un putain de carnage, un bain de sang comme on en a rarement l’occasion d’en voir. Et non pas que j’en ai quelque chose à foutre que des marines et des pirates entre-tuent, mais quand je sais que je pourrais y passer dans l’histoire et qu’en plus je libérerais le chaos sur GL sans avoir gagné grand-chose en retour, et bah je préfère m’abstenir.
 
Parce qu’en plus j’ai pas encore parlé de mes boss, hein ! Nan parce que si le gouvernement découvre que je n’ai eu ne serait ce que l’idée d’une mutinerie du genre, je vais devenir une cible à éliminer pour eux. Et je ne veux pas être la cible du gouvernement, je sais ce qu’ils font subir aux gens dont ils veulent se débarrasser… Je veux dire, c’est MON BOULOT de faire subir aux dit gens les fameuses choses.
 
Non, Izya, non, avec tout le respect que j’ai pour toi, c’est une idée de merde, et non seulement je ne t’aiderais pas à la réaliser, mais en plus je ferais tout pour t’en empêcher !

 
-Mais…..Mais…. ;


 
Izya était assez perdue après cette engueulade, mais elle ne baissait pas les bras pour autant.

 
-Tu….Et si…. Et si….. Ah, je sais ! Tu viens de le dire, tu bosses pour le gouvernement, alors tu pourrais trouver un moyen de me faire sortir de la comme ça, en passant par la bureaucratie, ou en buttant mon juge dans son sommeil, ou….. ou….
 
-Là encore je refuse Izya.
 
-Mais….Mais….
 
-Izya, écoute, si l’idée n’est pas mauvaise, il faut que tu comprennes un truc : je suis quoi au gouvernement mondial ? Un agent du CP9. Un SIMPLE agent du CP9. Je ne suis qu’un pion pour le GM. Un misérable pion qui n’a presque aucun pouvoir chez eux et qui peut être remplacé quand ils le veulent. De plus, si j’essaie de me soulever contre le gouvernement, on se retrouve avec le même problème que ce dont je t’ai parlé tout à l’heure. Je suis paranoïaque, tu le sais très bien, et je fais déjà un effort surhumain le matin pour arriver à me convaincre qu’un sniper n’attends pas que je sorte de ma chambre pour me descendre, alors si jamais je dois me foutre le GM à dos, je ne pourrais plus survivre…

-Mais tu….
 
-NON, je ne pourrais pas. Pas pour l’instant en tout cas. Je réfléchis à un moyen d’utiliser les accès que j’ai là bas, mais pour le moment je ne peux rien faire. Et si j’y arrive ça va prendre des jours, voire des mois ! Je ne peux pas me permettre de foncer sans réfléchir, je dois m’assurer que tout peut marcher correctement sans que de possibles effets secondaires ne viennent me pourrir. Je ne suis pas comme les héros de légendes moi ! Je ne suis pas Monkey D Luffy moi, je ne peux pas me soulever contre l’ordre établit sur un coup de tête moi !
 
-…………… Monkey D Luffy, lui au moins il n’abandonnait pas ses amis…..
 
-Oui, mais Monkey D Luffy était réputé pour être quelqu’un de très stupide!


 
La dernière phrase était celle de trop pour la forgeronne. Elle se sentait abandonnée… Elle se sentait trahit….. Et le peu d’espoir qui lui restait se mit à laisser la place à la haine, à l’amertume.

 
-Au moins ce n’était pas une ordure comme toi…..
 
-….. T’es foutrement culottée de dire ça cocotte !
 
-Nan mais te fatigue pas hein ! T’as eu ton serpent, t’es plus sur une île déserte comme celle de ton enfance, alors t’as eu c’que tu voulais, t’es content, tu peux laisser la crétine de pirate qui t’as gentiment tenue compagnie crever dans son coin, comme la grosse merde qu’elle est à tes yeux !
 
-Ne me fait pas dire ce que je n’ai pas dis…. Je m’inquiète réellement pour toi !
 
-Ah ça c’est sur, c’est d’ailleurs pour ça que depuis le début de cette conversation tu parle d’une façon horriblement calme, hein ?! On sent le mec concerné, hein ?!
 
-C’est normal que j’arrive à garder plus ou moins mon calme, je me suis drogué !
 
-Ouais, en plus tu te….Hein ?
 
-Quoi, ça te surprend tant que ça ? Oui, je me suis drogué, j’ai avalé des quantités particulièrement élevées d’antidépresseur, et ça ne suffit même pas à me garder complètement au calme tant je suis stressé.

 
Tout en parlant, Enzo sortit de sa poche la fameuse boite d’Antidépresseurs et il la tendit à Izya.
 
-T’en veux un peu ? Je suis sur que vu ton état actuel ça te fera du bien.
 
-…Éloigne ta foutue drogue de moi, ordure. Si jamais je prends ce truc je vais me réveiller à Impel Down, et j’aurais raté toutes les occasions de m’enfuir !
 
-Les occasions ? Quelles occasions ? Il n’y aura pas d’occasion Izya. C’est fini ! Terminé. Pour le moment tu ne peux plus rien faire pour t’en sortir, et moi non plus. Il n’y a plus que l’attente comme option.
 
-Il doit y avoir des solutions ! J’en trouverais une, je me démerderais sans toi ! Je me casserais d’ici, sans ta putain de personne. Non, je n’irais pas en enfer, plutôt crever !
 
-…. Justement…..


 
L’air d’Enzo devint soudainement beaucoup plus grave. Il sorti d’une autre de ses poches un petit paquet en papier, qu’il avait visiblement fait lui-même. Puis, il le tendit à Izya, et commença à expliquer avec un ton qui était tout simplement maussade.

 
-Je….. Je peux t’offrir l’ultime échappatoire. La solution finale à laquelle on a tous accès : la mort. Au début j’avais pensé à te briser la nuque, mais ça serait trop douloureux pour toi et tu serais capable d’essayer de te défendre. Alors, j’ai rapidement fabriqué avec mes médicaments ce mélange : en gros, tu vas faire une overdose et t’endormir tranquillement pour ne plus jamais te réveiller. Comme ça, tu partiras sans souffrir et tu échapperas à l’enfer….. Alors…. Qu’en dis-tu ?

 
L’ange regarda longuement le paquet, sans savoir trop quoi penser de la proposition que le démon venait de lui faire. Et puis, après quelques minutes de réflexions, elle tendit faiblement la main vers son ticket de sortie ultime, avant de l’attraper et de le jeter de toute ses forces à travers les barreaux de la cellule.

 
-Non merci. Les solutions de merde et de lâche comme ça, je n’en veux pas, tu peux te les garder !

 
Cette réaction réussi à arracher un sourire à Enzo. Ce dernier ne pouvait pas s’empêcher, quelque part, d’être content. D’être content de voir qu’Izya recherchait le même genre de liberté que lui. De voir qu’elle était autant attachée à la vie que lui. Et de voir que quel que soit les événements elle ne se laisserait jamais aller à ce genre de pratique tout simplement horrible. Oui, au milieu de tous ces remords, de toute cette culpabilité, de toute cette tristesse, il était…. Content.
 
Mais Izya ne ressentait pas du tout la même chose. Elle avait toujours la sensation d’avoir été abandonnée par le CP. D’avoir été trahie par celui qu’elle considérait comme son ami. Oui, un ami, la bonne blague, ce type était juste une ordure ne voulant pas lever le petit doigt pour elle. Plus elle le regardait, et plus sa haine et son dégoût envers Enzo grandissait. Et dire qu’elle lui avait filé ses armes… Qu’elle idiote. Qu’est ce que l’ange se trouvait bête pour le coup. Et qu’est ce que ça l’énervait, ce sentiment d’impuissance, ce sentiment de trahison, cette impression d’être restée seule au monde, malgré tout ce qui c’était passé, malgré tout ce qu’ils avaient vécu.
 
Et plus Izya regardait le cornu, assis face à elle, avec son visage triste mais impassible, et plus ça l’agaçait. A tel point qu’elle finit par ramasser l’assiette qu’il lui avait amené et qu’elle la lui lança au visage, le touchant de plein fouet. Mais Enzo ne bougea pas d’un poil. Malgré le fait que la pirate en face de lui venait clairement de montrer des signes d’agressivité, ce qui en temps normal aurait provoqué chez lui une réaction dite du « Tu en veux à ma vie donc pour survivre je dois te tuer ». Mais pas cette fois. Malgré son front en sang, malgré l’air outré, confus et enragé d’Anko, Enzo P. Hisachi continuait de fixer la jeune femme devant lui, d’un air triste, remerciant et regrettant la prise des médicaments, qui l’empêchaient de réagir comme il l’aurait voulu.
 
Il se retrouvait face à un sentiment qu’il n’avait plus ressentit depuis pas assez longtemps pour lui : celui de l’impuissance, celui de ne rien pouvoir faire pour aider ceux qui lui son cher. Celui de la déception dans la réaction d’Izya. Car lui aussi, il se sentait quelque part trahi. Mais il ne voulait pas partir.
 
Il ne pouvait pas partir.
 
Il s’était habitué à la présence de l’ange, il s’était mit à l’apprécier, et, au fond de lui, il ne voulait pas être séparé de cette présence. Il aurait voulu que les choses aient tourné autrement. Il aurait voulu avoir connu Izya dans d’autre circonstance. Il ne voulait vraiment pas qu’elle atterrisse dans sa propre version de l’enfer. Mais il n’y pouvait rien.
 
Alors, il se permettait de faire la dernière chose qu’il pouvait faire, il s’accordait un dernier petit plaisir égoïste : juste rester là, à profiter une dernière fois de la présence d’Izya.
 
Juste une dernière fois…..
 
 
 
 
 
 
 
 


FAIM FIN
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