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Dans une révolution, on doit triompher ou mourir.

Rafaelo
Rafaelo
♠ As de la révolution ♠

♦ Localisation : Goa

Feuille de personnage
Dorikis: 9814
Popularité: - 1125
Intégrité: - 1080

Lun 17 Juin 2013 - 18:53

Jour 1 - nuit.
Dans une révolution, on doit triompher ou mourir. Castle_in_Moszna_by_WiciaQ
Becoming a Legend:
 

"Alors, Servo. Quelles sont les nouvelles ?" fit l'assassin, amenant le verre de rouge à ses lèvres.

Les travailleurs libres du domaine Vendetta s'en étaient allés. La plupart portaient la marque de la Confrérie et avaient pour ordre de surveiller Vendetta. Quelle ironie que ce fut Vengeance lui-même - et donc Vendetta - qui ait donné cet ordre. Rafael leur avait demandé de se retirer pour discuter avec le Lord en personne, en vue des évènements qui secouaient Grey Terminal. L'homme chien prenait de l'influence. Céline était assise à côté d'eux, supportant les regards suspicieux du noble. Elle n'en croyait pas ses yeux : rencontrer Vengeance en personne. Et voir qui il était.


"Mauvaise, Rafael. Tu sais que je tiens à ma couverture, pourquoi l'avoir amenée ici ?" le réprimanda Servo.

L'assassin éluda la question d'un geste de la main.


"Je lui dois la vie, et elle a failli mourir pour moi. Je lui fais confiance, elle est venue me prévenir quant aux agissements du traître." s'expliqua-t-il sommairement.

Cela ne semblait pas suffire au noble qui soupira, puis posa son verre sur la table en marbre.


"Je le sais, puisque c'est moi qui ai dépêché mes hommes pour la protéger. J'ai du mal à croire que ce soit toi qui ai érigé le crédo, par moment." trancha l'assassin.

Franchise, honnêteté. Des traits que Rafael appréciait et respectait. Même s'ils étaient malvenus en cet instant. Servo éluda la suite de ce débat stérile d'un geste de la main. C'était fait de toute manière. L'assassin eut la sagesse de ne pas surenchérir.


"Quant aux nouvelles, tu sais déjà pour Uther. Ses hommes me traquent inlassablement, sans succès. Il ne fait pas bon de vivre à Goa en ce moment." poursuivit-il en se redressant, avançant jusqu'à la fenêtre de sa demeure.

Jouant avec son verre, Vengeance en huma le contenu, puis reporta son regard vers sa cour intérieure.


"Un vent de révolte gronde, et j'avoue ne pas y être étranger. Le Roi des ordures ne sait bien entendu rien de nos implications, mais nous frappons de temps à autre pour éviter qu'il n'accaparent toute l'attention des forces militaires. Histoire de leur rappeler que nous sommes toujours là. Enfin, ça c'était avant. Avec ce qu'il est arrivé à Vérité, nous sommes éparpillés et faibles. Je crains que les esprits ne s'échauffent rapidement. Les héritiers de la famille Royale redoublent de manigances pour s'emparer du trône et ... le peuple gronde. La répression gagne d'un cran à chaque fois." expliqua-t-il, affichant une mine grave et désespérée à la fois.

Il se retourna, soupirant de nouveau. On sentait dans son port altier toute la noblesse de son statut. Le militaire qu'il était autrefois. Mais le temps avait creusé ses traits et buriné son visage dans un masque dur et presque glacial. À en voir ses cernes, les soucis qu'il évoquait n'étaient en rien exagérés. Rafael posa son verre, puis croisa les doigts sous son menton. Il n'était pas venu à Goa pour cela, et cela tombait fort mal. Il n'avait pas besoin que tout cela se termine dans le sang. Et ce Roi des Ordures. Ce n'était pas la première fois qu'il en entendait parler.


"Que se passe-t-il avec le Roi des ordures ? N'est-ce pas lui qui jugule les criminels de Grey Terminal ?" demanda Rafael, fronçant les sourcils.

"Jugulait. À présent, il les emploie et les dresse contre la royauté. Il y voit de la main d'oeuvre bon marché, mais a tendance à oublier ce qu'ils pourraient faire à la population en cas de révolution." expliqua Vengeance, se retournant vers la fenêtre.

Servo pensait certainement que les moyens mis en oeuvre par ce type étaient trop extrêmes pour sauver son peuple. Une candeur que Rafael ne partageait plus : toute révolution se faisait par le sang. Et si on ne pouvait traiter avec ces criminels, c'était certainement la meilleure façon de les gérer. De la chair à canon. Purement et simplement. Il savait que son allié ne partagerait pas ce point de vue, mais ce n'était pas une chose que l'on pouvait négocier à souhait. S'il escalade il y avait, sang il y aurait. Cela avait déjà commencé dans un sens, vu comment le peuple était traité. Combien de temps avant la réplique ?


"Combien de temps, selon toi ?" questionna l'Auditore, de but en blanc.

"Un mois, peut-être deux. Ils ont lynché un paysan en place publique il y a trois jours. Ils ont écrasé la révolte que cela a occasionné par le sang, mais déjà la réplique s'organise. Je te laisse imaginer ce qu'il s'en suivra." répondit l'assassin, buvant une gorgée de vin.

La guerre. Une foule de citoyens et de l'autre côté, les forces armées de Goa. Suffisantes pour se passer de l'aide du Gouvernement. Pas la peine d'imaginer le massacre. Rafael secoua la tête. Il n'était pas venu pour ça, bordel. Il sortait à peine d'une guerre, ce n'était pas pour se replonger dedans. Il croisa le regard de Céline. Il sut ce qu'il avait à faire. Il était devenu une icône, un As de la Révolution. C'était son devoir d'agir, et il le ferait. Il Assassino. Rafaelo Di Auditore. Quelle importance ? Il n'était qu'un instrument au service du peuple. Un instrument fatal, certes. Il allait leur faire comprendre à tous pourquoi on lui avait collé une telle prime sur le dos. Il posa son verre de vin, se redressa.


"Bien. J'en suis." clama-t-il, sur un ton neutre.

Vendetta haussa un sourcil, se retourna pour le regarder. Surpris. Il l'était un peu. Il avait vu que Rafael avait perdu en candeur, et gagné en force. Il le savait du côté de la Révolution à présent et prenait cela pour une sorte de trahison. Bien qu'il n'en laissait rien transparaître. Ses imprudences, son ton condescendant. Tout cela avait réussi à le faire douter. Un léger sourire apparut sur ses lèvres. Soulagé, il l'était. Il le savait fort, assez pour devenir une emblème de la Révolution, prétendre au rang d'atout même. Mais il le savait aussi jeune et prompt à de nombreux égarement. S'il avait rédigé le crédo, c'était avec les assassini qu'il avait maintenu la Confrérie. Rafael était loin d'être un sage, il était simplement voué à une cause. Partagée par Servo, cela allait sans dire. Le sort de Goa venait de se décider dans cette simple pièce. Que ce fut par la défaite ou la victoire, Il Assassino mènerait cet assaut, cette Révolution.


"Tu ne pourras plus jamais retourner dans l'ombre après cela, Assassin." répliqua Vendetta, s'assurant par là même la conviction de Rafael, tout en lui rappelant sa condition.

"Ce n'est pas dans l'ombre que je trouverais ma place." répondit Rafael, sourire en coin.

Vengeance acquiesça. Il était trop enflammé pour y demeurer pour l'éternité. Les hommes avaient suivi sa trace, aveuglés par la volonté de cet homme. Il avait suffit pour lui de disparaître pour que tout cela vole en éclat. C'était dire la force de son enseignement ... Il n'était pas de ceux qui enseignaient, plutôt de ceux que l'on suivait sans se poser de questions. Lorsqu'il parlait, on sentait la force de ses idéaux. Lorsqu'il agissait, on sentait la force qu'il détenait. C'était pour cela qu'il l'avait suivi, pensant qu'il pourrait rapidement oublier ses défauts. En un sens, Vendetta était bien plus sage que lui. C'était Rafael qui aurait du s'appeler Vengeance. Par moment, l'âge et l'expérience avaient aussi leur importance. Il sentait par là que c'était la fin de la Confrérie, mais aussi le début de quelque chose d'autre. Il le suivrait dans jusque sur le champ de bataille. Il le suivrait dans les rangs de la Révolution. Voilà ce que signifiait son acquiescement. Il était un homme de peu de mots. Il était un homme de mots justes. Bien, il était temps de placer les pions sur l'échiquier. Il n'avait pas chômé depuis que la Confrérie avait volé en éclat, et de nombreux partisans étaient partis se balader dans Grey Terminal, estimant l'évolution des choses. Il se rassit face à Rafael et se resservit un verre de vin.


"Beaucoup de bourgeois sont partisans d'une Révolution. Les plus riches pensent que les privilèges de la noblesse sont sacrilège à leur importance. Les autres ... écoutent ceux qui ont les poches pleines." énonça-t-il, d'une logique qui semblait limpide.

"Quant aux nobles. Certains de mes amis me suivront, rares je dois l'avouer. Les autres ... nourrissent d'autre projets sur mon dos. Je te présenterai en temps voulu ceux qui peuvent nous être utiles." continua-t-il, ne jugeant pas utile de livrer leurs noms en présence de Céline.

La jeune femme ne sembla pas réagir. Elle n'en voyait pas l'intérêt. Rafael acquiesça, laissant ce terrain là à un homme qui en connaissait les aboutissants. Il voyait bien ou Vendetta voulait en venir. La réputation, ça allait dans les deux sens, et peut être que la sienne suffirait à trouver suffisamment d'alliés parmi le peuple. D'autant plus que la rumeur de sa présence risquait de mettre le feu aux poudres encore plus rapidement.


"Je me charge de voir ce qu'il en est du côté du peuple. Je vais aller à Grey Terminal, histoire de voir par mes propres yeux. Nous aviserons à mon retour." répondit l'assassin en vidant son verre d'un trait.

Il le posa sur la table, enserra l'avant-bras de Vengeance puis s'en fut par le passage secret aménagé dans la pièce, suivi de près par Céline. Les deux assassins disparurent derrière le mur de pierre coulissant, la suite des évènements n'attendait plus qu'eux.


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Ven 9 Aoû 2013 - 17:57

[hrp :on arrive d'ici]

Jour 2 - nuit.

"Hoy."

"Rafael. Rapide."


L'assassin émergea des ombres, faisant face à l'homme revêtu d'une simple tunique, s'affairant à son bureau. Il posa sa plume, et s'étira longuement pour faire face à l'être fait de fumée qui prenait une forme de plus en plus distincte dans ses appartements. La nuit était trop avancée pour les commodités, d'autant plus que Vendetta avait fort à faire à l'aube des évènements qui se profilaient. Le sommeil était un luxe que tous ne pouvaient pas se permettre. Il se leva, allant chercher dans son coffre personnel une bouteille et quelques verres.

"Ta copine n'est pas là ?" grogna Vengeance, tendant le verre à l'assassin.

"Intermédiaire avec le Roi des ordures. Grey Terminal devrait nous suivre. Tout Grey Terminal." répondit-il, avec un petit sourire amusé.

"Tant mieux. Tu t'es entiché d'elle bien trop vite, Rafael. Sans même prendre le temps de contrôler ce qu'elle venait faire ici ..." grommela-t-il, avalant cul sec le contenu de son verre.

L'assassin soupira, s'avançant vers le bureau. Il jeta un oeil rapide aux missives de son allié, inspectant ses destinataires et ses derniers échanges. Il en avait assez de ces petites piques à tout va. Il sentait que Servo avait quelque chose à lui reprocher, depuis qu'ils s'étaient revus. Il le connaissait suffisamment pour ne pas s'en offusquer. Mais il restait humain ... et avait ses limites.


"Quoi, Servo, qu'est-ce qu'il y a bon sang ?" grogna Rafael, repoussant la paperasse sur la table.

"Tu viens ici, sans même prévenir de ton départ. Tu viens ici mener une révolution alors que ... quoi, je t'ai pas vu depuis plus d'un an, Auditore. On t'a cru mort après South Blue. La Conférie s'est scindée et tu ne t'es même pas montré. Et puis ... et puis il y a eu Drum. Ton nom est brièvement apparu, puis les évènements des Sea Wolfs ont éclipsé tout ça. Je pensais simplement que la Confrérie te concernait plus que ça." répondit-il, s'asseyant dans un fauteuil.

Ce n'était pas un règlement de compte, juste une énonciation des faits. Vengeance était sage et avisé, parfois trop même. Les années de politique à Goa l'avaient forgé. Ils restaient des frères, et les frères se disaient tout, non ? Rafael fronça les sourcils. Ce discours, il l'avait déjà eu une fois. Il n'avait aucune envie de repasser par là. Il soupira, et s'assit en face de son homologue.


"Je vous ai donné une idée, et une cause. D'autres sont bien plus à même que moi pour la gérer. Céline est venu me trouver, elle a arrêté l'assassin envoyé par Uther pour me prouver sa bonne foi. Je lui fais confiance ... quant à Drum, je n'ai pas eu le choix là-bas, j'étais trop près des évènements pour les ignorer. Et ... et bien j'ai été dupé. Ce qui explique mon incarcération temporaire." continua Rafael, sous le regard perplexe de Vengeance.

Ce faisant, l'assassin sortit une carte de l'intérieur de sa veste. Celle qu'il avait lancé à la tête des bandits pour les faire se calmer. Un as de pique ouvragé. N'importe qui pouvait le brandir, certes, mais il n'y avait aucune raison de douter de la véracité des propos de l'assassin. Peu de personnes étaient au courant de sa récente 'promotion', et conformément à ses plans, la rumeur de la présence d'un As sur Goa devait commencer à se répandre dans Grey Terminal. Servo se pencha, s'empara de la carte. Il fronça les sourcils.


"Voilà pourquoi j'ai aidé le Seigneur Ombre sur Drum. Voilà pourquoi la Confrérie sera dissoute. J'ai décidé de rentrer dans les rangs de la Révolution, nos voies se croisent et s'entrecroisent depuis trop longtemps." fit l'assassin, croisant les doigts.

"Dissoudre la Confrérie ? Et que feras-tu de ceux qui voudront te suivre ? Car si Uther a emporté un bon nombre de personnes avec lui, nombreux sont ceux qui n'ont fait que suivre par peur de représailles. Nombreux sont ceux qui te pensent réellement mort. Le traître possède les informations, et l'information c'est le pouvoir. Rien qu'à Goa, certains des nôtres sont tombés dans de mystérieux guet-apens ou on tout simplement fuit. Je ne dois ma vie qu'au fait que mon identité est secrète." répliqua Servo.

"Si vous voulez me suivre dans le mouvement Révolutionnaire, alors vous me suivrez : votre choix. Je ne vous imposerais pas mes décisions, nous sommes tous libres de nos actes. Seules les conséquences nous incombent. Disons que nous serons révolutionnaires pour de bon cette fois, plus une organisation avec son libre-arbitre. Il y aura une hiérarchie, des ordres. Bons ou mauvais. Et il faudra les suivre. Je ne veux pas vous imposer ça." poursuivit Rafael, devant l'air sceptique de Vengeance.

"Pourquoi nous demandes-tu pas simplement de faire le choix par nous-mêmes ? Comme je te l'ai dit, il y a des moutons. Mais si le crédo nous a appris quelque chose, c'est bien que nous sommes maîtres de notre destin. La Révolution devra composer avec ça quoi qu'il arrive. Mais je te connais assez pour savoir que tu ne t'arrêteras pas là ... quel est ton véritable objectif ?" demanda-t-il, de but en blanc.

"Le DRAGON. Je veux en faire partie et rejoindre la tête du mouvement. Je veux rencontrer Freeman et guider le mouvement pour que les choses changent enfin. Pourquoi penses-tu que j'ai si facilement accepté l'offre du Seigneur Ombre ? Cette idée murissait depuis longtemps dans ma tête, depuis que j'ai rencontré Mandrake." répondit l'assassin.

Vengeance acquiesça d'un signe de tête. Concrètement, cela ne changeait rien. Seulement que le drapeau de la Confrérie serait remplacé par celui de la Révolution, et que les assassins rendraient de comptes à plus de monde à présent. De toute façon, avec ce qu'il se profilait pour Goa, sa couverture finirait certainement par être éventée, alors il suivrait, comme il l'avait toujours fait. Rafael était fort, plus que lui. Plus jeune ... mais c'était cette impétuosité qui l'avait mené jusque là. Faire selon ses idées ne le dérangeait donc pas trop. Servo se redressa, regarda autour de lui comme pour s'assurer qu'ils étaient seuls. L'assassin lui répondit d'un signe de tête qu'ils l'étaient. Un léger sourire en coin se dessina sur les lèvres de Vengeance. Le Mantra, hein ? Il trouvait Auditore bien plus assuré qu'auparavant, il ne lui avait pas fallu longtemps pour deviner qu'il avait trouvé quelque chose d'autre sur Drum. Ce n'était que la suite logique de sa croissance, il était encore jeune et pourrait devenir bien plus ... à condition qu'il ne s'abîme pas en chemin.


"Pour en revenir à Goa. Je dois rencontrer quelqu'un qui devrait te plaire demain. Nous avons quelques sympathisants dans la noblesse. Disons, des alliés de profit. Quant à la bourgeoisie, beaucoup en ont assez de ces privilèges et sont en faveur d'un remaniement. Les taxes les tiennent à la gorge, et la peur constante de High Town les tient en laisse. Ceux qui sont impliqués dans les trafics risquent de ne pas nous suivre facilement, mais les autres ... il suffirait d'aller les voir discrètement, si tu vois ce que je veux dire. Bref. Tout ça pour dire que demain, tu ferais bien de rester dans les parages, que je te présente à mon nouvel ami. Inutile de revêtir l'habit d'assassin, je pense qu'il préfèrerait voir Rafaelo Di Auditore. Il serait plus prompt à discuter ..." fit Servo sur le ton de la confidence.

"Demain ? Parfait ... je dois revoir Bo et l'homme-chien après-demain soir. Pourrais-tu envoyer quelques hommes vérifier tes histoires sur la bourgeoisie, et les recruter ? Je dois aller faire un tour dans les souterrains, j'ai un itinéraire à vérifier ... et à nettoyer."


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Ven 9 Aoû 2013 - 18:05

[hrp: on arrive d'ici]


Jour 3 - matinée.

Une belle journée s'il en était. Le Soleil brillait haut. Le Prince s'étirait dans son lit, repoussant délicatement les frêles jeunes femmes qui lui servaient de couverture. Fort de sa plastique parfaite, il pouvait profiter de ce genre de buffet quasi quotidiennement. Les esclaves ne manquaient pas. Et les femmes insatisfaites non plus. Seule ombre à son tableau, sa famille. Ah, qu'est ce qu'il ne donnerait pas pour voir Anthony dans une geôle, se repaissant des restes qu'il daignerait bien lui laisser. Mais cette journée était une journée faste et il ne laisserait ce nuage empiéter sur sa bonne humeur. Sifflotant une hymne barbare, il s'admira dans le miroir quelques instants, avant d'aller s'habiller. Il passa en revue les quelques expressions à aborder durant son déjeuner puis s'en fut en ricanant. Aujourd'hui, il allait rencontrer Servo. Servo son fidèle ami. Servo qui lui prêterait main forte pour s'emparer du trône, croyant docilement qu'Eirikr respecterait un tant soit peu ses promesses. Ah, que les hommes étaient faibles, aisément manipulables ... Les domestiques s'engouffrèrent dans la chambre à la demande du prince. Ils s'affairèrent à le parer, à le contenter. Et ce fut après deux heures d'intense préparation que le Prince s'en alla du château, pas longtemps après la deuxième tentative de meurtre orchestrée par Anthony. Deuxième, de la journée. Mais chaque membre de la famille savait s'entourer de puissants mercenaires. Cependant, ils mourraient plus vite qu'on ne les remplaçait ces derniers temps, chose à améliorer sous peu. On sortait le lot d'esclave quotidien de papa, il en tuait trois ou quatre dans ses bons jours. Aujourd'hui en était assurément un d'exécrable. Hm. Raison de plus pour quitter le palais et aller voir la rencontre spéciale organisée par ce bon Servo.

"SA MAJESTE LE PRINCE."


"Plaît-il ?"

Rah, fallait tout faire ici ? Eirikr poussa le chambellan, écarta ses sbires et s'avança sur le parvis de la demeure de Lord Vendetta.

"Sa Majesté, Moi. Avec une Majuscule à Moi." fit-il, alors que l'intendant de maison des Vendetta blêmit avant de s'écarter d'un pas claudiquant.

Bon, il était à moitié sourd, mais ce n'était pas une excuse : il aurait fallu le faire fouetter pour l'insolence de n'avoir pu entendre. Mais Servo était bien trop gentil, ah. Cela le perdrait. Mais passons, le voilà qui descendait. Grand sourire, bras écartés. Bon Dieu, ce qu'il ne fallait pas faire pour passer pour un ami proche ! Eirikr congédia ses hommes d'un geste négligent de la main puis il attrapa son ami dans les bras. Une accolade feinte, que ne fallait-il pas faire pour le trône.

"Prince Eirikr, un plaisir de te voir, mon ami." lui donna Vendetta.

"Hé hé, plaisir partagé mon bon Servo. Alors, dis-moi, à quoi jouerons-nous aujourd'hui ?" répondit le Prince, entrant dans le jeu des codes qu'ils avaient instauré.

"Une partie d'échec pour nous mettre en appétit. J'ai de la visite aujourd'hui, peut-être pourront nous nous présenter mutuellement autour d'une bouteille de Château-Vieux du Cardinal ?" proposa le noble, faisant signe à l'un de ses domestique, non pas esclave, de lui apporter ce qu'il demandait.

Changement d'ambiance.

Dans une révolution, on doit triompher ou mourir. Loki___a_study_in_perfection_i_by_admiraldemoy-d66la9m

Derrière la cloison, un homme attendait. Les doigts croisés, il était revêtu d'une tunique noir, surmontée d'un veston en velours dans les mêmes tons. Une écharpe blanche poinçonnée du symbole de sa famille donnait un peu de contraste au tout. La première fois depuis longtemps que Rafael revêtait une tenue qui était supposée le mettre en valeur. Son père avait été noble, il y avait longtemps. Il ne lui avait laissé qu'un nom et une propriété dévastée par le Gouvernement, mais le sang de l'assassin se voulait bleu. Servo avait insisté sur ce détail pour le mettre en valeur face au Prince qui s'amenait là. Il appréciait les personnes distinguées, à ce qu'il paraissait. Et avait des penchants pour les deux sexes. L'assassin avait, étrangement, moins bien pris cette seconde information. Alors il ruminait dans son fauteuil, attendant que le bon prince ne daigne se montrer. Sa main mutilée était recouverte d'un simple gant noir, histoire de ne pas affoler directement le pauvre petit riche. Rasé de frais, les cheveux coupés. Rafael ne ressemblait qu'à peine au gamin qu'il était quelques années auparavant. Marqué par les épreuves, on lisait dans ses yeux océans une force et une détermination bien plus fortes qu'autrefois. Toute trace de candeur avait déserté son âme, il n'était plus qu'une arme à présent. Forgée dans la vengeance et le sang. On frappa à la porte. Il ferma les yeux. Ils arrivaient. Un sourire se dessina sur ses traits, le temps était venu.

"Buon giurno." lâcha-t-il, en guise de salut.

Un homme blond, de forte stature pénétra dans la salle spécialement aménagée pour leur rencontre. Il marqua un léger temps d'arrêt, observant l'Auditore des pieds à la tête, puis un léger sourire se dessina sur ses traits. Il s'avança et tendit la main vers Rafael. Derrière, Servo avançait avec un sourire non dissimulé. Eirikr prenait la peine de saluer directement l'assassin, il avait misé juste : il lui plaisait. Les hommes s'installèrent, se présentèrent rapidement. Le temps était compté, les négociations devraient aller vite.


"Prince Eirikr Von Avazel, c'est un honneur de vous rencontrer." lâcha le révolutionnaire, feignant parfaitement l'honneur susnommé.

"Le plaisir est mien ..." répondit le Prince, laissant assez de blanc pour que ...

"... Rafaelo Di Auditore." fit l'assassin, avec un sourire qui frisait l'hypocrisie.

"Servo m'a parlé de vous, oui ! Vous êtes ce fameux Révolutionnaire impliqué à Drum ? Aux dernières nouvelles, cela ne s'était pas bien passé. J'en suis désolé." fit Eirikr, usant de tous ses charmes.

"Oh, rien de bien glorieux, j'en ai peur. Ne vous en faites pas : je suis là pour vous, aujourd'hui. Notre ami commun m'a parlé de vos petits tracas." le gourmanda Rafael, insistant bien sur le côté personnel de son intervention.

"Je suis mandaté par un As de la Révolution, histoire de préparer le terrain, voyez-vous." continua l'assassin, sous le regard interrogateur de Servo.

Une idée qui le taraudait depuis quelques jours à présent. La rumeur de la présence d'un As sur Goa existait déjà, bien que certains sachent qu'il s'agissait de Rafael. Mais depuis qu'il avait rencontré Judas, et s'était assuré qu'il paierait sa dette, il s'était mis en tête de faire comme s'il était le larbin dudit As. Imaginez donc, Rafaelo Di Auditore servant d'intermédiaire pour un As ? Alors cet homme, cet As ... il devait être encore bien plus terrible que lui. Cet homme, qui revêtirait bientôt l'habit de la Confrérie, aux côtés de Rafael serait donc la tête de cette Révolution la tête à couper. Un subterfuge qui ne pourrait prendre graine que dans la confusion de toute cette histoire. Un subterfuge qui permettrait à l'assassin d'agir sans avoir les mains liés ... Judas serait l'As un temps, son identité restant cachée jusqu'au moment le plus crucial du plan. Et pendant que l'on regarderait cet As factice, l'assassin irait parmi les ombres mener sa Révolution. Un plan B, en somme, au cas où le Gouvernement ne cherche à lui mettre des bâtons dans les roues.


"Ah, vous êtes donc un intermédiaire ... je pensais directement parler avec votre chef ... mais votre réputation vous précède. Je serais ravi de traiter avec vous, en ce cas. Servo a du vous parler de mes petits tracas ?" fit le Prince, s'asseyant juste à côté de Rafael, posant sa main sur son avant-bras.

L'assassin lui sourit, réprimant cette fulgurante envie de lui enfoncer son poing dans son joli minois. Il n'aimait pas se faire toucher, et encore moins par des hommes. Il soupira, jouant encore son rôle de parfait petit bourge. Bien qu'il ait un comportement tendancieux, le charisme d'Eirikr n'était en rien entaché. Il se dégageait de lui une certaine force de conviction, ainsi qu'un sentiment sous-jacent de mièvrerie insupportable. S'il voulait jouer sur ce terrain, l'assassin ne se priverait pas de l'y embarquer. Tant qu'il n'irait pas trop loin. Il ne fallait pas offenser le Prince, lui avait maintes fois dit Vengeance. Mais il y avait des limites.


"Oui, je suis au courant. Vous auriez besoin de notre aide pour que le trône soit à vous. Et éliminer dans la course votre père et votre frère. Ainsi que ceux qui pourraient s'opposer à vous." annonça Rafael, tout de go.

Le Prince sembla hésiter devant une telle franchise, mais il finit par sourire, semblant apprécier le comportement sans détour de l'assassin.


"On peut dire ça ..." répondit-il, ôtant cependant sa main.

"Je vais aller droit au but, Majesté. Que souhaitez-vous de notre part, et que pourrez-vous nous apporter ?" répliqua Rafael, sous l'oeil observateur de Servo.

Vengeance se taisait et observait, entrant à merveille dans le rôle de l'entremetteur légèrement dépassé par les évènements.


"Et bien ... disons que j'ai quelques partisans de mon côté. Cela ferait déjà une partie de la noblesse prête à fermer les yeux sur vos actes. Et puis ... disons que j'ai aussi quelques informations croustillantes qui pourraient pousser nombre d'entre eux à nous suivre." lâcha le Prince, parlant à voix basse.

"Disons que j'ai surpris quelques exactions de ma très chère soeur ... et que certains hommes seraient assez déçus d'apprendre ce qu'elle a fait. Voyez-vous, l'amour a ses raisons que la raison ignore." minauda Eirikr, l'air de ne rien dire.

"Vous proposez de créer le désordre pour favoriser un coup d'Etat ? Intéressant. Mais je ne vois pas en quoi cela aiderait notre mouvement." fit Rafael, fronçant les sourcils.

"Disons que je saurais me montrer clément avec mes alliés, quels qu'ils puissent être. Une alliance avec le Royaume le plus puissant d'East blue, n'est-ce pas suffisant ? Servo me parlait d'esclavage, c'est une notion que nous pourrions aussi négocier." proposa le Prince.

"Je vois. Une contrepartie acceptable. Du coup, à nous de faire en sorte que la noblesse soit malencontreusement mise au courant des aventures de votre soeur ? Et ensuite ?" demanda l'assassin, se construisant déjà un plan d'action.

"Ensuite, je pense que cela suffira. Faites-moi confiance." lui assura Eirikr, reposant la main sur son avant-bras.

La rencontre ne dura pas plus d'une trentaine de minutes. Où furent évoquées les clauses de l'entraide. La Révolution s'assurait de déstabiliser suffisamment le trône, pour que Eirkir puisse pousser la noblesse à s'entretuer pour s'emparer du trône. Et quand son père et son frère seraient affaibli, il les achèverait. Le plan était à peu près de cet acabit. Quant à la Révolution, elle gagnerait un asile et une aide financière en dédommagement pour son aide. Mais il ne fallait pas pousser plus loin. Malheureusement, le Prince était loin de se douter que cette 'Révolution' dépassait de loin ce qu'il espérait faire. Les hommes du Grey Terminal était à présent unis sous la férule de l'assassin, dans le plus grand secret. Et le désordre provoqué dans la ville s'épandrait rapidement. Eirikr comptait emportait les bourgeois dans son sillon, leur promettant d'alléger les taxes, et plus de libertés sur le commerce d'esclaves. Ainsi que quelques prérogatives à développer par la suite. Ce n'était pas réellement le travail de l'assassin en soit, plus de l'As.  Une rencontre fut cependant décidée pour le surlendemain, histoire de réunir tous les conspirateurs autour d'une même table, dans le plus grand secret encore une fois. Les contrats se tisseraient là, et la révolution débuterait au moment où ils le décideraient. Rafael voulait lancer le mouvement le plus rapidement possible pour éviter que ses plans ne soient éventés, tout en n'éveillant pas les soupçons chez les nobles. Il était évident que le peuple se mêlerait à la cohue et que les pogroms seraient nombreux. Mais il ne fallait pas que les nobles se doutent que leur cité serait aussi mise à feu et à sang.  Ne restait plus que le problème de la garde royale aux yeux de Rafael, à présent. Trouver quelqu'un pour l'infiltrer et se rapprocher suffisamment des évènements pour déclencher les hostilités de l'intérieur. Et il n'y aurait pas mieux qu'un mercenaire pour cela ... sans compter le meurtrier qu'il avait plié à son combat. Le leurre, comme il s'amusait à l'appeler.

Ne restait plus qu'à remplir la mission attribuée par Eirikr ... qui, d'ailleurs, n'hésita pas à le convier à un bal qu'il organisait le soir même, et à sa propre table. Cela eu le mérite d'amuser Rafael. Il aurait fort à faire cette nuit là. Une fois que le Prince lui assura que le bal serait masqué, ils se séparèrent. Il était temps d'organiser la révolution, dans le plus grand soin. Les deux assassins se retrouvèrent une heure plus tard, hors de la ville, dans un lieu sécurisé par les soins de Rafael. Qui donc aurait pu les suivre, de toute manière ? Il était temps d'échafauder leur plan final, de déterminer ce qui devrait être dit et fait. Vengeance n'appréciait pas la précipitation dont faisait preuve Rafael, mais vu la fragilité des alliances qu'ils avaient concocté, il en comprenait l'utilité. Les fuites étaient toujours possibles et venaient des endroits les plus improbables ...


"Donc l'As se fera passer pour la tête. Astucieux. Cela peut faire un gros bide comme être le subterfuge du siècle. Au moins, cela nous fera gagner du temps. Et je pourrais moi aussi me mêler aux nobles pour allumer les flammes de la révolution. Tout se passera comme prévu pour les nobles,  c'est ça ?"

"Ils ne se douteront de rien jusqu'à ce que j'ouvre les portes d'High Town. J'ai presque réussi à convaincre Eirikr de l'utilité des pogroms pour son coup d'Etat, reste à espérer que les autres nobles soient du même avis. Une fois que la garde royale sera occupée à contenir la révolte, nous n'aurons plus qu'à ouvrir les portes, emprunter les galeries avec une troupe suffisamment forte pour cela. Et nous les prendrons à revers. D'autant plus qu'une partie de la garde royale sera déjà en train de s'occuper de ce qu'il se passera au niveau de la noblesse."

"Les histoires de coucherie d'une femme suffiraient à elles seules pour déclencher cela, tu penses ?"

"Elles suffiraient à forger les alliances et à en défaire d'autres. Non, il faudra la tuer et déguiser le meurtre. Personne ne laissera le meurtre de la princesse impuni. Je m'en occuperais. Si les uns croient que les autres ont tué cette femme, cela devrait suffire pour leur secouer les puces. Assez pour qu'Eirikr puisse les pousser au coup d'Etat. Ce soir sera l'occasion rêvée. Je pense qu'il avait déjà cette idée derrière la tête lorsqu'il m'en a parlé."

"D'ici combien de temps penses-tu que nous pourrons passer à l'offensive."

"Si dans une semaine, nous sommes prêts, cela ira. J'aimerais le faire au plus tôt : le seul secret absolu doit rester sur cette troupe d'élite qui passera les barrières. Les hommes de Grey Terminal doivent seulement savoir qu'ils suivront les ordres sur le champ de bataille. Tu feras partie de cette troupe, Vengeance. Je te laisse choisir parmi les assassins qu'il nous reste. Je les mettrais à l'épreuve, sache-le. La moindre fuite est synonyme d'échec."

"Bien. Une fois le coup d'Etat engagé, la garde royale sera scindée. Je ne pense pas qu'Eirkir pourra arriver jusqu'à son père, ni même jusqu'à son frère."

"Peut-être, mais cela suffira à les occuper. Je serais dans le palais à ce moment là, je pense, et je m'occuperais des têtes couronnées. Nous aurons la force du peuple avec nous : nombre de personnes se battront à nos côtés. Beaucoup mourront, c'est certain. Le danger reste la milice et la garde royale. Mais si les problèmes d'High Town éclatent juste avant, cela nous donnera pile la bonne marge de manoeuvre."

"Donc on est tributaires du coup d'Etat lancé par Eirikr."

"C'est ça."

"C'est miser gros sur lui. D'autant plus qu'il a certainement prévu quelque chose pour nous donner un bon retour de bâton."

"Je pense qu'il ne fera rien avant d'être assuré d'avoir le trône. Il ne doit pas plus nous faire confiance que nous lui faisons confiance, mais l'important est de le laisser en tête de proue, que tous sachent qu'il mène ce coup d'Etat."

"Le Gouvernement pourrait profiter de cela, oui.  Donc tout commencera par un meurtre ... un meurtre royal."

"Non, mon frère. Tout commencera par la Justice. Car elle n'épargne personne, pas même les rois."

"Hasta la victoria."

"Siempre."


[hrp :on part là]
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