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 [RP Équipage] L'Éveil
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Nakajima D. Aoi
La Reine Rouge

♦ Localisation : Armada
♦ Équipage : Les Ombres du Chaos

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Popularité: -750
Intégrité: -585

Lun 2 Sep 2013 - 22:14



INFORMATIONS HORS RPS


Rappel des couleurs des dialogues



    Shiro Wakuri. Crimson
    Kusanagi. Red
    Hathor. Darkred
    Conscience d'Hathor. Darkred italique
    Porco. Brown
    Muchacho. Deeppink
    Natacha. Palevioletred
    Ulcky. Blue
    Léténa. Royalblue

    Lieutenant. Darkblue
    Soldat n°01. Darkcyan

    Saito, Commandant. OrangeRed
    Ryuu. Sienna
    Oroshi. Coral


Dernière édition par Hathor le Lun 7 Oct 2013 - 11:31, édité 7 fois
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Nakajima D. Aoi
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Lun 2 Sep 2013 - 22:15



Précédement

Résumé du RP précédant:
Les Ombres du Chaos se trouvaient en prison d'un croiseur Marine suite à leur défaite contre la Team Rocket au Cap des Jumeaux. Réussissant à se délivrer, ils tentaient de prendre le contrôle du navire, mais un dangereux agent du Cipher Pol était là pour les empêcher. Seulement, les pirates parvenaient à retourner les Marines contre le C.P. Les Marines et pirates luttèrent alors contre le "chien" du Gouvernement Mondial. Entre temps, le combat devenait de plus en plus dur à gérer, car le bateau se laissait aller par les courants et tanguait violemment à cause d'une tempête. Au final, le vaisseau fit naufrage, faisant tomber à l'eau toutes les personnes à bord, sauf un. L'agent du G.M.

Au loin de tous rescapés, Aoi gisait pathétiquement sur une fine couche de sables, fraîchement mouillée et légèrement enduit de son sang. À ses côtés se trouvaient une planche de bois et un vulgaire sabre dérobé d'un Marine lors de sa précédente lutte. La mer plus calme qu'hier faisait des va-et-viens sur le corps de la pirate. En voyant son état grave, on aurait dit qu'elle était morte. Son pouls était extrêmement faible. Elle devait reprendre des forces si elle voulait vivre.

Il était déjà plus de midi quand Hathor commença à remuer. Elle émergeait de son inconscience lentement. Un faible soleil tentait du mieux qu'il pouvait à percer les épais nuages encore chargés d'eau. La pluie de la veille continuait à tomber en petites gouttes. À l'horizon, la tempête qui avait transporté le navire sur l'île était toujours là, mais moins menaçant et imposant. L'air ambiante était celle de la terre. Un climat tropical. Soudain, la pirate sursauta.


    Qui est là?


Personne. J'étais toute seule sur cette plage. J'avais vraiment crue entendre la présence d'une personne. Si ce satané Douglas se trouvait là, il m'aurait tué sans même que je sache qu'il était dans les environs. Mon cœur palpitait. Je m'étais fait peur pour rien. J'avais faim, tellement faim que je mangerai le premier fruit que je trouverai dans cette jungle que je vois là-bas. Même s'il est toxique, tant pis, il faut que je mange! Je me sentais horriblement faible. J'étais faible. Non, impossible! Une Déesse ne pouvait pas être dans un tel état. Non. J'avais dit plage? Où est le navire? Diantre. Pourquoi je me retrouve ici, bordel? J'avais mal à la tête, sans compter que toutes ces questions m'embrouillaient le crâne. Bon sang, j'étais trop mal. Les douleurs se faisaient encore ressentir. Un médecin. Il me fallait un médecin. Il me semblait que cette Léténa était docteur...


    Regardes-toi. Tu es pitoyable. Tu ne me ressemble pas du tout et pourtant, nous sommes pareilles. Je ne lourai pas tes exploits d'hier soir. Tu me dégoutes, je suis tellement désappointée...


Qu'est-ce que? C'était quoi ce délire? J'entends des voix, maintenant?? J'essayais de faire le vide dans ma tête. J'arriverais certainement mieux à me rétablir si moralement et mentalement je n'éprouvais pas de la difficulté... Je me levais avec peine. Une fois debout, je perdis subitement l’équilibre. Un nerf c'était froissé. J'avais trop mal de partout. C'était juste horrible. Vraiment horrible.


    Et tu te dis digne d'être une Déesse? Vraiment? Laisses-moi rire.


Complètement fatiguée, je me retrouvais à quatre pattes. C'était lamentable! Cette voix m'énervait. Je ne savais pas d'où elle venait. Elle était tellement proche... Je regardais longuement la lisère de la jungle pour y trouver une quelconque personne, mais toujours rien. J'étais absolument seule...


    Que nous veux-tu bordel?! Tu ne vois pas que tu es agaçant?
    Tu veux savoir? Soit. Je veux ta résurrection, ni plus, ni moins. Alors, es-tu prête pour ta vengeance suprême, Aoi D. Nakajima?
    HAAAAAAATHOOORR!!!! Nous sommes Hathor!!
    Gardes ton souffle. Tu sais, faut pas s'énerver pour si peu. Pour l'instant, je ne vois qu'une empotée incapable de tenir ses promesses et assurer la survie de ses nakamas, et même de ses propres enfants...
    Bordel, mais qui es-tu à la fin??


Je parlais toute seule. Voilà, j'étais complètement folle. Qu'est-ce qu'il pouvait bien m'arriver? La chaleur? Non, je ne suis pas à Alabasta... Toxines? Peu probable. Je n'avais pas encore avaler un quelconques fruits... Crise d'hypoglycémie? Possible. Avec le peu qu'on avait pour manger sur ce navire... Manger... Mon estomac me criait "famine". C'était insupportable. Combien de temps n'avais-je pas pris un repas luxueux? Ah, de bons plats à s'en faire crever le ventre... Ma bouche salivait. Je me relevais une nouvelle fois, avec plus de volonté cette fois. J'étais vraiment déterminée à voir ce qu'il avait comme nourriture dans cette jungle.


    Qui suis-je? Ahahahah, mais c'est pourtant simple. Je suis "toi".
    Moi??
    Oui, oui. Nous.
    Nous?
    Nous.
    N'importe quoi. Il n'y a personne dans ma tête, c'est claire? Je reste maître de mes propres actions, faits et gestes, compris? Je ne suis pas folle, je sais très bien qui je suis et quel est mon but.
    Détrompes-toi. Tu es complètement perdue. Tu ne sais même plus qui tu es. Tu te perds entre ton "je" et ton "nous. Tu as trop fait de comédies dans le passé et regardes où ce que cela te mène. Tu cours à ta perte!
    ASSEZ!!!


Je refusais ce que cette voix me disait. Je marchais enfin vers le centre de l'île. Je prenais sur moi mes faiblesses et j'y allais. Je ne voulais plus entendre aucun bruit. Cette conne ne savait pas qui je suis. Elle ne savait rien sur moi. Rien, mais rien. Il fallait que je cesse de lui répondre. Si on me voyais ainsi, on me dirait que je suis folle... Je m'approchais des arbres et de la verdure. Enfin.


    Où vas-tu?



~~ Page 1 ~~

D'après les testaments de la Reine des Masques, dit Hathor.
©odage by Hathor




Dernière édition par Hathor le Mer 4 Sep 2013 - 10:10, édité 1 fois
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Mar 3 Sep 2013 - 21:54


    Nous parvînmes à rejoindre la plage de sable fin de l'île toute proche où nous avions été porté au gré du courant, au bout d'une bonne vingtaine de minutes dans l'eau glaciale et agitée. Tirant le pirate derrière moi quelques mètres plus loin, je m'écroulais face contre terre, à bout de force. Me retournant sur le dos, je contemplais la voute céleste. Impitoyable, cette dernière ne nous épargnait rien de sa colère: la pluie nous fouettait le visage, les éclairs aveuglaient nos yeux et le tonnerre faisait trembler nos membres. La nature se déchainait...

    Au loin, on pouvait apercevoir une lueur entre deux vagues. L'une des deux parties du navire de guerre coupé en deux continuait de se consumer. Nous avions eu de la chance de nous en sortir. Pour ma part, j'avais une nouvelle fois échappée  la mort. La longue liste de mes misères depuis que j'avais quitté Sirup s'allongeait encore en un plus. Il faudrait que quelqu'un paye la note très bientôt.

    Demeurant immobile une bonne heure, je recouvrais quelques forces. Le pirate à côté de moi était encore inconscient. Le malheureux était mal en point. Peut-être était-il mort ? Dans ce cas je me serais encombré d'un poids inutile pendant mon séjour dans l'eau glaciale. Prenant son pouls, je m'assurais que l'homme était bel et bien vivant. Retirant la sacoche de soin que j'avais récupéré sur le pont et me redressant, je débutais l'examen de mon patient. Les pronostics ne jouaient pas en sa faveur : multiples côtes fracturées, plusieurs enfoncées, ecchymoses sur une bonne partie du corps et une possible hémorragie interne vue les rejets régulier de sang du patient. Le fait qu'il soit encore vivant m'indiquait que l'hémorragie n'était pas bien grave. Néanmoins, il fallait agir vite.

    Je laissais là mon patient et m'employais à trouver de quoi arrêter l'hémorragie. Le matériel de soin dont je disposais était tout juste suffisant pour quelques bandages. Je trouvais finalement mon bonheur sur des rochers tout proche de l'eau. Grimpant sur les parois humides, je récupérais de l'arthrospira , algue médicinale aux propriétés thérapeutiques bien connues. Manquant de me vautrer lors de la descente, je m'enfonçais un peu dans l'île afin de récupérer quelques orties communes. Une fois la cueillette terminée, je rejoignais le blessé. Il demeurait toujours inconscient. Me servant de pierres et de galets trouvés par hasard, je m'employais à préparer mes petites mixtures...

    J'obtins finalement au bout de quelques minutes, tout ce dont j'avais besoin. Une bouillie aux algues pour limiter l'hémorragie et diminuer l'anémie, un onguent cicatrisant obtenu avec les orties broyées, diluées dans de l'eau de pluie mélangé avec de la sève d'arbre. Appliquant les bandages par dessus l'onguent et faisant ingurgiter au pirate ma bouillie maison, je m'employais à présent à me soigner moi-même. Un bandage sur chaque épaule et sur mes multiples coupures et un peu de bouillie ferait l'affaire.

    Les soins avaient été prodigués, il était question maintenant d'assurer notre survie jusqu'à demain. Je trainais malgré les risques mon patient jusqu'à un petit amoncellement de rochers. Un rocher plus grand que les autres nous offrait un toit acceptable. Je décidais ensuite de parcourir un peu la plage à la recherche de débris utilisables.

    Au bout d'une heure de recherche, je tombais sur trois bouteilles de rhums échouées. J'en vidais deux d’entre-elles afin de récupérer de l'eau de pluie et en gardais une afin de s'en servir de désinfectant ou de remontant en cas de besoin. J'achevais la soirée par faire un petit feu dans notre abri de fortune afin de sécher nos vêtements, grâce aux pierres et au bois mouillé, qui mit une bonne demi-heure à prendre. Je m'adossais finalement contre le fond de notre abri. Sous ma fourrure se cachait mon petit sac à dos qui ne m'avait jamais quitté. J'en extrayais une petite couverture, une gourde et quelques bâtons de viande. Mon carnet était hors d'usage pour le moment. Je faisais griller quelques bâtons au dessus du feu. Mon acolyte ne pouvant rien avaler pour le moment, je dévorais avec appétit ma petite collation. Me repas terminé, une ombre apparue non loin de là, visiblement attiré par la lueur des flammes et l'odeur de la viande. Me relevant, je dégainais lentement mon Sandaï...

    " Nous aurons de la viande fraiche demain matin..."


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Nakajima D. Aoi
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Mar 3 Sep 2013 - 23:27



Des Marines qui avaient survécu au naufrage entassaient leurs morts, cherchaient désespérément leurs compagnons ou ce qu'il en restait, pleuraient leur défunt Commandant, Von Berg, achevé par le coup final d'Hathor. Les soldats se remettaient auprès de leurs deux lieutenants encore en vie. Le troisième n'avait pas survécu. Continuant à ramener leurs camarades perdus ou mal au point, les militaires s'efforçait à faire ce rassemblement pour être prêt à repartir. L'un des officiers contactait ses supérieurs pour envoyer des secours.

Les autres Ombres du Chaos étaient beaucoup plus éloignés d'Aoi. La capitaine était vraiment seule dans les parages. Seule avec son égo. Contrairement à d'autres rescapés, elle était vraiment mal au point. Sa vie dépendait beaucoup de choses et plus qu'une simple force de volonté. Il fallait rester sur terre. Et là, Hathor en prenait un sacré coup. Elle n'était pas si toute-puissante que ça. Il y avait de quoi la remettre en question. Seulement, elle refusait de l'admettre et se préoccupait d'une seule et unique chose: elle-même. Elle ne voulait pas mourir. Elle faisait tout ce qu'elle pouvait pour survire et survire. Quitte à salir sa réputation de femme cruelle qui se prend pour une Déesse, elle voulait avant tout être remise sur pied.

Avec les cocotiers et les bananiers présents sur la plage, j'avais sûrement de quoi me nourrir. Je m'approchais de la lisère de la jungle. Les fruits étaient trop hauts pour moi. Et je n'avais pas de force pour monter ni de sabre pour découper. Et encore, je me demandais si j'en étais capable si j'en avais un. Diantre. Pourquoi j'étais si faible? La faiblesse n'était pas pour moi, je refusais de l'admettre. Psychologiquement, j'étais torturée. J'avais l'impression d'être envoyée sur cette île absolument déserte pour payer mes crimes et que mentalement, je déraille complètement. Ou bien, était-ce un rêve?? Oui, ça devait être ça. Je rêvais. Je rêvais et je devais certainement être retourné à la case départ, dans la cale de ce croiseur de guerre. Et ce satané Douglas en train de me fixait longuement... Non! Quelle horreur. Plutôt mourir que vivre un moment pareil...

Bordel! Toutes ces questions me tuaient. Je mourrais en fait. La mort me prenait. Voilà pourquoi je sentais plus la force de bouger, de lutter, de rester en vie, de refuser le destin.

Perdant courage à récupérer les fruits hors de portées, ma tête se baissa à cause de son propre poids et de la fatigue. Je vis alors dans quel état je me trouvais. J'étais toute en sang. J'avais toujours le nez éclaté. Les douleurs insupportables me rappelaient constamment que mon corps souffrait. Cela ne pouvait me ressembler...


    Tu as finie de te lamenter? Depuis quand tu te plaints autant? C'est très énervant.


Encore elle? Bon sang, jamais elle décidera de me quitter celle-là? Elle était encore pire qu'un pot de colle. Je n'osais plus crier de peur de tomber à nouveau dans les vapes. Comment faire pour que cette voix disparaisse? Je n'avais rien sur moi. Rien pour chasser ces misérables qui me dictent ce que je dois faire. Ils ne savent pas à qui ils s'adressent. Je suis Hathor!! Une Déesse!!!! Je vais devenir chèvre si ça continue...


    Insolente, comment oses-tu nous traiter? Va donc chercher ce sabre là-bas pour te faire pardonner si tu veux vire!
    Vivre? Je dépends de toi ma chère. Je te rappelle que nous ne faisons qu'un. Si tu disparais, je disparaîtrais aussi. Et vice-versa. Nous sommes liés. Et pour instant, la seule personne qui désire plus que tout vivre, c'est toi. Alors mange.


Hathor ne pouvait qu'attester les propos de sa conscience. Elle le fit à contre-cœur. Jugeant alors impossible de déguster les fruits des arbres, elle chercha alors ceux qui étaient tombés. Elle trouva une noix de coco. Elle se jeta dessus sans hésiter. Son estomac remuait tellement dans son ventre, que cela lui faisait mal. Manque de bol, c'était un caillou marron un peut trop sphérique. Voyant que le sort lui avait joué un tour, elle balança avec rage la pierre au loin. Elle faillit même s'évanouir. Titubant, elle marcha alors en direction de la jungle. La masse de végétation ne rassurait pas. Elle était imposante et menaçante. Il y faisait sombre et les bruits d'animaux bizarres ne donnaient pas envie. Il suffisait de peu pour mourir bêtement dans un endroit aussi lugubre. Sable mouvant, plantes carnivores, créatures féroces... Aoi préférait encore se donner la mort que perdre son honneur. Pourtant, il le fallait. Elle devait entrer dans cette jungle peu accueillante. Soudain, un cri humain retint l'attention de la capitaine.


    Là-bas mon lieutenant!
    Ce n'est pas une des nôtres. On dirait... Oui, on dirait la capitaine des Ombres du Chaos! Attention à vous soldats, elle nous réserve peut-être encore bien des surprises.


Tant pis, je devais y aller. Je pris sur moi mon courage à deux mains et je fonçais tête baissée dans les feuillages humides. Je manquais pratiquement à chaque pas de glisser dans la boue. La pluie n'arrangeait pas les choses dans cet environnement dangereux. Je courrais comment je pouvais, aussi longtemps que mon corps arrivait à supporter l'effort que je lui demandais. J'allais craquer, je le sentais.


    Elle s'échappe! Elle est en plus désarmée, c'est l'occasion rêvée de lui faire payer ses crimes, les gars!!


Non! Non! Pas les Marines, bordel!! Ne me touchez pas bande de chiens enragés! Il ne fallait pas... Ah!!! Je tournais la tête pour évaluer la distance qui me séparait d'eux. Je voyais trouble. Je n'arrivais pas mesurer efficacement. La pluie n'aidait pas non plus. En redressant ma tête, je vis avec frayeur un serpent, ce qui me fit sursauter. J'avais lâché un cri de panique. Putain, j'allais être localisée! Maudit reptile!! Et comme si la malchance ne suffisait pas, je glissais sur le côté. Je roulais sans plus m'arrêter dans la pente, une pente sans fin. Je me cognais contre le sol et les arbres. Et... Et puis... Et puis plus rien... J'étais morte?


~~ Page 2 ~~

D'après les testaments de la Reine des Masques, dit Hathor.
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Dernière édition par Hathor le Mer 4 Sep 2013 - 12:13, édité 2 fois
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Mer 4 Sep 2013 - 1:23


    Avançant prudemment vers l'ombre, je dressais sandai devant moi. Les ombres des flammes dansaient sur ma peau mise à nu. Seuls mes dessous et ma peau de loup couvraient encore mon corps. Un duel nocturne au milieu de la tempête s'annonçait. Je pouvais percevoir le halètement de la bête à travers les ténèbres. L'odeur m'indiquait la nature de mon adversaire: il devait s'agir d'un fauve...

    " Approche félin... je suis là et je t'attends..."

    Nous restâmes ainsi face à face, immobiles, nous jaugeant, attendant l'un et l'autre le moindre mouvement brusque, synonyme d'attaque imminente. Ce fut le fauve qui bougea le premier. S'élançant vers moi en bondissant, griffes sorties et gueule ouverte dans un rugissement bestial. Mon sang ne fit qu'un tour. Ramenant la garde de mon katana au niveau de mon visage, je m'élançais à mon tour...

    " Crocs du Loup."

    Le fauve acheva son saut en s'écroulant derrière moi, quatre profondes blessures sur le torse. Je me retournais vers mon adversaire. Ce dernier se relevait difficilement sur ses quatre pattes. Ses profondes blessures saignaient abondamment. La chair tendre de l'animal n'avait pas résisté à la lame acérée du meitou. Le fauve s'apprêtait à lancer une nouvelle offensive. Sa dernière, étant donné son état. Je posais un genou à terre en rengainant mon katana. Mon regard croisa celui de la bête. Je pouvais lire la faim, la détresse mais aussi l'envie de tuer à travers ce dernier. Dans un ultime élan, elle s'élança vers moi. Elle s'approcha, encore et encore... Une seconde plus tard, je hurlais et dégainais mon katana dans un mouvement imperceptible à l’œil nu je tranchais net. Me retrouvant du même coup derrière mon adversaire, je rengainais lentement ma lame dans son fourreau.

    " Hurlement du Loup."

    L'animal s'écroula sur le sol, inerte... Le combat était terminé. Me saisissant de la lourde dépouille du fauve, je la ramenais vers notre abri.



    Le jour venait de se lever. La nuit avait été calme après le petit incident. Après avoir renouvelé mes bandages et ceux du pirate, je m'attelais ce matin pluvieux à dépouiller l'animal de sa peau, à la tanner avec des galets de pierre et à la durcir légèrement avec une fine couche de sève. Une fois l'opération terminée, je fis cuire la viande sous l'abri, puis la fit sécher près des flammes après l'avoir mouillée pour qu'elle se conserve mieux. Mon sac à dos était plein de bidoche et je disposais d'une nouvelle peau pour ma collection : celle d'une magnifique panthère.

    Mon ventre m'indiquait que midi venait de sonner. Je décidais de m'accorder une petite collation et de nourrir un peu le pirate toujours inconscient avec du jus de baies trouvées un peu plus loin. Une fois le repas terminée, je me mettais en marche. Je devais explorer un peu l'île. A l'aide d'une corde récupérée sur la plage et savamment passée sous ses épaules, je tirais le pirate derrière moi. L'homme pesait son poids, mais je considérais cette épreuve comme un entrainement comme un autre. Après plusieurs heures de marche, plus rencontres avec des singes curieux insensibles à la pluie et de multiples cueillettes de plantes médicinales, je décidais de faire une pause sur un arbre affaissé. La journée était bien avancée et la pluie continuait de tomber. J'avais atteint une épaisse forêt tropicale et la marche allait se révéler beaucoup plus difficile.

    " Elle s'échappe! Elle est en plus désarmée, c'est l'occasion rêvée de lui faire payer ses crimes, les gars!!"

    Me relevant brusquement, une main sur mon katana, je tentais de repérer d'où venait ces voix qui me parvenaient. Me remettant en marche, je pressais le pas afin d'en retrouver l'origine. Au bout de quelques minutes, je tombais sur un groupe de marins, cherchant visiblement quelqu'un.

    " Oh. C'est qui encore celle-là ? Lieutenant, encore une pirate !"

    Laissant tomber la corde qui me reliait à mon colis, je dégainais mon meitou d'un mouvement ample. Mon regard virait au noir le plus noir et mon visage s'assombrissait. Je relevais la tête en direction des marins.

    "Attention, elle à l'air plus en forme que l'autre ! Restez en arrière ! "

    Je pointais la lame de sandai vers le bas. La pluie diluait le sang sécher présent sur l'arme et le laissait tomber par goutte sur le sol. Prenant mon air le plus menaçant, je m'adressais aux marins :

    " Qui se porte volontaire pour nourrir mon sandai kitetsu ? L'un de tes hommes officier ? Ou bien même toi..."

    Le lieutenant fixa un instant mon meitou et recula d'un pas. Il devait probablement connaitre la plupart des sabres les plus prestigieux du monde. Cette dernière lame maudite en faisait parti.

    " Beaucoup de sang a déjà été versé... il ne tient qu'à toi d'éviter que celui de tes hommes coule..."

    L'officier hésitait. Ces hommes derrière lui attendait un ordre et posait un regard craintif sur moi.

    " Alors mon lieutenant ?"

    Pour faire réagir mon opposant, je tranchais net un petit arbre qui se trouvait à ma portée. La réaction que j'attendais arriva finalement.

    " On bouge. On a assez de problèmes comme ça. Elle n'est sans doute pas primée, ça ne vaut pas le coup."

    Les marins s'exécutèrent avec soulagement. C'était la première fois que des marins pliaient devant moi. Rengainant mon meitou une fois qu'ils fussent hors de vue, je me remis en marche. Les marins poursuivaient quelqu'un avant mon arrivée. Sans aucun doute un pirate. Je devais la retrouver.

    Les traces me menèrent au pied d'une pente abrupte. Quelqu'un avait glissé dans la boue et était sans aucun doute dégringoler jusqu'en bas. Je décidais de faire de même avec prudence, m'accrochant au pirate pour plus de stabilité. J'arrivais en bas et un sacré spectacle s'offrait à moi. La capitaine des pirates gisait là, sur le sol, inconsciente et très mal en point. Je me demandais d'ailleurs comment elle avait pu trouver la force d'aller jusque-là, mais ce n'était pas vraiment la bonne question. Je tenais enfin la responsable de toutes mes misères. C'était à cause d'elle que je me trouvais perdue sur cette île après avoir échappé plusieurs fois à la mort. Dégainant mon katana, j'hésitais. La colère m'envahissait. Je n'étais pas habituée à de tels élans de haine.

    " Je devrais te tuer sur le champ pour ce que tu m'as fait, maudite pirate."

    M'acharner sur une mourante n'était pas mon genre. Néanmoins, ma dernière rencontre avec les marins et surtout ma mésaventure de la nuit avait réveillé en moi mes instincts les plus élémentaires. Je devais survivre à tout prix et évacuer la haine qui me rongeait, afin de ne pas sombrer dans la folie. De plus, tuer quelqu'un dans l'ignorance de sa mort ne m'apporterait aucun réconfort. Il fallait qu'elle se réveille pour que je puisse décider de son sort. Je récupérais la corde et liais les membres supérieurs de la pirate au-dessus de sa tête, contre l'arbre où elle s'était cognée. Ceci fait, je m'employais à la réveiller à grand renfort de gifles. Les baffes ne donnant rien, j'optais pour une autre méthode : le rhum pour désinfecter les plaies. A peine quelques gouttes versées et la capitaine émergeait de son sommeil. Surprise de l'efficacité de ma méthode, je reculais et brandissais la pointe de mon meitou juste devant la demoiselle.

    " A nous deux maintenant, misérable. Donne-moi une seule bonne raison pour ne pas te transpercer de ma lame."

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Mer 4 Sep 2013 - 12:43




    À nous deux maintenant, misérable. Donne-moi une seule bonne raison pour ne pas te transpercer de ma lame.
    Qu'est-ce... Qu'est-ce que nous faisons là?! Shiro??


Sortant d'un sommeil aussi brutal, Hathor ne savait plus où elle en était. Limite si elle ne se souvenait plus de sa glissade récente. Ses yeux étaient en larme. Son regard était presque vide. Elle reconnaissait la voix de Léténa, mais elle ne faisait pas attention à la menace, ô combien elle était complètement hors d'état. C'était le corps du compagnon de Kusanagi qui lui permettait de reprendre ses esprits.

Derrière cette façade de sauvagerie et de brutalité, la femme au cœur noir avait un instinct maternel qui se cachait en elle. Elle voulait le pouvoir et la reconnaissance des autres, mais si ses nakamas étaient en danger, alors elle ferait tout pour punir ceux qui maltraitait ses fidèles. Du moins, elle s'était jurée de ne plus commettre d'erreur et de protéger ses adeptes, ses enfants. Depuis Reverse Mountain, rien ne se passait comme elle le souhaitait. Elle ne parvenait pas à réaliser sa promesse de protection. Et elle en avait marre.

Voyant que Shiro ne répondait pas, je m'adressai à cette pucelle qui nous suivait depuis notre entrée sur Grande Line. Elle était plus en forme et elle allait pouvoir m'aider à retrouver mes forces. Enfin, j'allais pouvoir manger...


    Tu... Tu es celle qui traîne... dans notre équipage sans en faire partie, c'est... C'est ça? Nous t'en supplions, apporte-nous à manger. Nous avons terriblement faim...
    Regarde-toi. Tu me fais honte. Comment peux-tu te mettre en position d'infériorité?


Cette gamine avait le droit de vie ou de mort sur moi. Cette fillette m'avait lié les bras. Comment pouvait-elle se permettre un tel outrage? Cela ne pouvait pas me ressembler. Non, non, non. Je réalisais alors que ma demande n'était pas appropriée à la situation. C'était une douleur encore plus insupportable d'être soumise à une enfant. Je préférais encore être aux mains de la Marine, cela faisait plus sérieux. Je suais. J'avais à nouveau peur. Pendant une fraction de seconde, j'avais crue voir la tête de l'agent Douglas à la place de cette pucelle. Mes yeux voyaient encore faiblement.

La capitaine des Ombres du Chaos semblait souffrir d'hallucinations. Elle avait des troubles de la conscience. La fièvre commençait à se ressentir. Elle tremblait des membres. Cela était dû à une accumulation de beaucoup trop de choses et surtout, sans l'entretien du corps par un médecin compétent. Aoi n'avait pas mangé correctement depuis un bail, elle avait perdu toutes ses forces durant sa dernière lutte. C'était beaucoup trop d'effort pour son organisme. Le climat de la jungle risquait de lui être fatal. Et surtout si des bestioles comme des moustiques la piquaient en lui transmettant une maladie grave. Hathor était malade et ça, Léténa le voyait parfaitement.


    Tu ne pourras pas survire davantage sur cette île si nous ne sommes pas rétablie. Nos nakamas ont besoin de nous. Ils ont confiance en nos pouvoir. Et nos enfants aussi doivent sûrement être inquiets de ne plus nous retrouver. Nous avons besoin de forces pour revoir et protéger les gens que nous aimons et qui nous aiment.


Ça ne marchait pas. Cette gamine n'était pas dupe. Je devais la prendre par les sentiments. Et comme toutes gamines dans son genre, parler de mes enfants m'aidera sûrement à faire en sorte qu'elle se plie à ma volonté. Je m'empressais d'ajouter à la vue de la lame qu'elle pointait toujours vers moi, beaucoup plus près maintenant.


    Nous sommes la plus indiquée pour sauver mes enfants et les aider à grandir. Tu ne vas pas supprimer leur mère, non? Tu feras quoi quand ils pleureront abondamment notre mort. Ils seront perdus.
    Et tu crois que ça va suffire? Où est l'Hathor que j'ai connue? Il n'y a rien dans ce qu'Iwao t'a enseigné. Tu me fais pitié.


Bordel, elle avait raison. J'étais forcée d'obéir. Il n'y avait rien de plus rageant que cette situation. Je désespérais. La lame se rapprochait toujours de plus en plus. Je devais faire plus subtile.


    Tu n'as pas de maison? Tu ne vas pas habiter sur cette île sauvage, loin de toute civilisation, non? Nous avons un navire, de quoi loger et vivre tous les jours. Es-tu sûre de ne pas être au chaud et avoir un lit douillé? Avec un temps pareil on peut chopper la crève...


Chaque personne aspire à un rêve intime. Si avec ça elle ne rangeait pas son arme... Cette-fois, cette dernière carte devrait me sauver, bordel!!


    Attends! Écoute ce que nous avons à dire! Tu as forcement un rêve que tu veux absolument accomplir, dis-le-nous. En tant que Déesse, nous saurons te l'exaucer. Tu as toute notre bénédiction. Parles.


Pendant ce temps, les Marines étaient sur le chemin du retour. Ces derniers semblaient être légèrement perdus.


    Plus la peine de s’éterniser ici, les gars. Je doute fort que nos camardes auraient l'audace de venir risquer leur vie ici. On les trouvera sûrement plus sur la plage.
    Lieutenant? On dirait la gamine avec son meitou. Elle est de mèche avec la capitaine qui est complètement affaiblie. Vous êtes sûr de ne pas pouvoir mettre un terme à ces deux garces?
    Non, c'est inutile de se salir les mains. Cette jungle hostile se chargera d'elle-même. Je ne veux plus voir un soldat mourir bêtement, compris?



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Sam 7 Sep 2013 - 3:17


    La pirate se réveilla brusquement, probablement sous l'effet de la douleur provoquée par mes petites désinfections. Elle ne sembla néanmoins pas en avoir conscience. Elle remarqua dans un sursaut son compagnon placé juste derrière moi. Elle devait se demander ce qu'elle faisait-là et surtout ce que faisait cette lame qui se rapprochait imperceptiblement de son visage. Il lui fallait quelques secondes pour reprendre ses esprits. Pour ma part, je jaugeais la jeune femme : de multiples contusions étaient visibles sur son corps, son front suintait de sueur indiquant une forte fièvre et toute force semblait s'être échappée de son être. C'était une loque vivante que j'avais devant moi à cet instant. La capitaine forte, hargneuse et impitoyable avait cédé sa place à une mort-vivante. Elle s'intéressait enfin à moi en pointant un regard pour le moins étrange dans ma direction, semblant mêler supériorité et soulagement :

    "Tu... Tu es celle qui traîne... dans notre équipage sans en faire partie, c'est... C'est ça? Nous t'en supplions, apporte-nous à manger. Nous avons terriblement faim..."

    La supplique n'eut absolument aucun effet sur moi. Est-ce que la pirate réalisait la situation qui était la sienne ? Je m’apprêtais à la transpercer de ma lame afin d'étancher ma soif de vengeance et effacer toute ma rancune et elle m'ordonnait presque d'aller lui quérir de la nourriture. D'ailleurs, de qui d'autre parlait-elle en utilisant le "nous" ? Peu importe, la capitaine avait déjà réalisée que sa demande n'allait pas être satisfaite. Peut-être avait-elle enfin remarqué mon sandai kitetsu qui frémissait littéralement de plaisir en s'approchant de sa carotide.

    "Tu ne pourras pas survire davantage sur cette île si nous ne sommes pas rétablie. Nos nakamas ont besoin de nous. Ils ont confiance en nos pouvoir. Et nos enfants aussi doivent sûrement être inquiète de ne plus nous retrouver. Nous avons besoin de forces pour revoir et protéger les gens que nous aimons et qui nous aiment."

    Nos nakamas ? De quoi parlait-elle ? Je ne faisais pas partie de son équipage comme elle venait de le dire. Le pouvoir des "Ombres' avait été complètement balayé par la puissance d'un seul homme et de quelques malheureux marins. Nous étions faibles, désespérément faible. Je doutais que pirates et marins parviennent à s'échapper en vie de cette île. Les îles tropicales étaient les pires îles sur lesquelles on pouvait tomber. On y trouvait un taux d'humidité proche de 100% propice au développement des bactéries et des virus, des plantes inertes et des plantes mangeuses d'hommes, des champignons mortels et des spores empoisonnées, des baies funestes et de redoutables créatures aux griffes acérées qui vous déchiquetait en un instant. Seule une personne éclairée, qui avait déjà étudié ce genre d'îles dans des encyclopédies, qui disposait de notions en survie et de connaissances en médecine pouvait espérer survivre ici. Ce n'était le cas que d'une seule jeune fille à la peau blanche, portant sur ses épaules une peau de loup et tenant dans ses mains une des lames légendaires qui menaçait une pirate mal en point. Perdant patience, j'approchais encore la pointe de mon meitou du visage de la jeune femme.

    "Nous sommes la plus indiquée pour sauver mes enfants et les aider à grandir. Tu ne vas pas supprimer leur mère, non? Tu feras quoi quand ils pleureront abondamment notre mort. Ils seront perdus."

    Je m'en souvenais. La capitaine possédait plusieurs enfants. A moins que cela ne soit ceux de sa seconde. Quoi qu'il en soit, elle marquait un point. Cela ne me ressemblait pas de m'en prendre à des enfants en exterminant leur mère, malgré les misères et les ennuis que cette dernière avait pu m'apporter...

    "Tu n'as pas de maison? Tu ne vas pas habiter sur cette île sauvage, loin de toute civilisation, non? Nous avons un navire, de quoi loger et vivre tous les jours. Es-tu sûre de ne pas vouloir être au chaud et avoir un lit douillé? Avec un temps pareil on peut chopper la crève...""

    Un navire ? De quoi vivre ? Toute personne qui avait survécu au naufrage n'avait absolument plus rien. La fièvre lui donnait des hallucinations, ou bien tentait-elle maladroitement de sauver sa vie ? Je n'étais pas dupe. La capitaine ne pouvait rien m'apporter, hormis le soulagement de sa disparition prématurée par le fil de mon katana. Ce dernier touchait maintenant presque son visage.

    "Attends! Écoute ce que nous avons à dire! Tu as forcement un rêve que tu veux absolument accomplir, dis-le-nous. En tant que Déesse, nous saurons te l'exaucer. Tu as toute notre bénédiction. Parles."

    J'hésitais. Quelle était encore cette diversion ? Mon rêve ?

    "Je..."

    Un peu surprise par le discours de la jeune femme, je perdais mon regard noir, laissant place au regard naïf de l'habituelle Louve. Rares étaient les personnes qui m'avaient posé cette simple question...

    "Et bien... Mon rêve est de trouver un moyen pour devenir une véritable Louve. Si tu es Déesse, alors tu pourras m'exaucer. Je souhaite également réunir toutes les sciences et connaissances du monde dans une seule et unique encyclopédie universelle. Afin que chacun puisse connaitre le monde dans lequel nous vivons..."

    Abaissant la lame de meitou, je me perdais un instant sur une île où ne vivaient que des loups, où je gambadais gaiement avec mes semblables, hurlant mélodieusement tout ensemble en la plus belle des chansons. Retrouvant mes esprit, je fixais la pirate. Toute colère m'avait abandonné. Qu'allais-je bien pouvoir faire d'elle ? La laisser là, livrée à elle-même dans cette jungle et dans cet état signifiait la condamner à une mort certaine. Sa vie reposait entre mes mains... Relevant mon meitou d'un geste brusque, je l'abattais sur la pirate, tranchant les liens qui la retenait prisonnière. Pointant une dernière kitetsu dans sa direction, je lui lançais :

    "Je te prend au mot... Déesse.... puisque tu te prétend telle. Je te soignerais et t'aiderais à retrouver tes enfants. Pour le moment ta vie et celle de ton compagnon sont en mon pouvoir. Dans votre état, vous ne pourrez pas survivre une heure sur cette île. Vous avez besoin d'un guide, d'une personne qui a déjà étudié ce genre d’environnement et qui en connait la plupart des dangers."

    Je rengainais mon meitou et posait un genou à terre, une main sur la poignée de mon fourreau afin de me présenter.

    "Je me nomme Léténas D. Vilkas, héritière du nom de la famille Vilkas. Bretteuse et naturaliste, je parcours le monde afin de réaliser mes rêves. Enchantée de faire votre connaissance."

    Mon discours pouvait surprendre après les derniers évènements, mais c'était ainsi qu'une épéiste honorable devait se présenter en temps normal. Me relevant, je m'approchais de la jeune femme et débutais mes soins. Bandant délicatement les membres contusionnés, j'appliquais mon onguent et lui donnait ma fameuse bouillie d'ortie, ainsi que quelques remèdes que je préparais grâce aux produits de ma récente cueillette. Je lui donnais enfin une bouteille de rhum, afin de lui redonner la pêche. Une fois les soins dispensés et mes affaires rangées, je relevais le pirate inconscient, qui se nommait apparemment shiro et invitais la jeune femme à me prêter main forte.

    "Relève-toi et vient m'aider. Nous devons trouver un abri avant la nuit. Si nous restons trop longtemps ici, nous risquons de nous faire pister par un prédateur quelconque."

    Avançant lentement avec shiro et ma nouvelle débitrice, je m'enfonçais dans la jungle hostile...

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Sam 7 Sep 2013 - 15:32



Non loin de là, un petit groupe de pirates connus répondant au nom des Titans des Mers s'aventuraient dans la jungle épaisse avec assurance et détermination. Ils étaient en quête de trouver le fruit du démon du magma. L'un des plus jeunes membres de l'équipage s'adressa à leur meneur.



    Vous êtes sûr que c'est vraiment utile de se pointer avec tout l'équipage? Et si on vole notre navire?
    Ryuu, tu crois vraiment que des vulgaires indigènes iraient prendre la mer en nous choppant notre vaisseau? Réfléchis deux minutes, tu veux?


Le dénommé Ryuu s'adressa à sa sœur, l'air grognon.


    Moi j'ai vraiment le sentiment qu'on n'est pas les seuls sur cette île. J'aurai juré d'avoir vu une lueur rougeâtre éclaté dans la nuit malgré la tempête. Tu me crois, Oroshi?
    Je n'en sais que trop rien, Ryuu. Vois cela avec Zieg.


Zieg était le sabreur de l'équipage. Et lui aussi avait vu la lame d'air d'Aoi qui avait découpé le navire Marine en deux. Seulement, les Titans ne savaient pas ce que c'était. Et visiblement, leur le commandant ignorait la présence de soldats Marines et de rescapés pirates. Se croyant seuls, ils ne se faisaient pas discret. Ils traçaient la route en découpant les arbres comme de vulgaires brindilles. Et ceci allait bientôt réveiller la curiosité d'Hathor...

***

Comment pouvais me laisser faire ainsi? Voilà que je devais obéir à une pucelle pour survivre... Honte à moi! Fort heureusement que Shiro n'était pas conscient, qu'on était juste les deux seuls à savoir ça. Jamais les autres devaient être au courant de ma faiblesse aussi misérable. Non, jamais! C'était horrible de se laisser guider par une fillette. Je me demandais si j'avais encore plus mal à mon égo ou à mon pauvre corps...


    Tu vas te laisser faire?? Tu me fais vraiment honte. Où est la Déesse que je connais? Où est celle qui veut ébranler les fondations du Monde? Tu es loin de toutes tes ambitions ma pauvre Aoi...


Putain, cette voix était insupportable. Elle ne savait rien de ma situation, mais rien. Je ne pouvais pas faire autrement que de m'agenouiller devant cette jeune fille. Sinon, il y aurait longtemps que je serais à nouveau en forme. Là, je comptais vraiment sur cette petite pour me sortir d'affaire. C'était vraiment le plus urgent. Une fois sur pied, je chercherais mes nakamas et mes enfants... C'était vraiment important pour moi.


    Relève-toi et vient m'aider. Nous devons trouver un abri avant la nuit. Si nous restons trop longtemps ici, nous risquons de nous faire pister par un prédateur quelconque.
    D'accord, mais par pitié, donne-nous quelque chose de mieux que cette bouillie... Il nous sera plus facile d'exaucer ton souhait quand nous serons en pleine forme...


Il était tard dans l'après-midi, maintenant. Léténa avait raison sur un point, il fallait trouver une grotte si Aoi voulait encore vivre jusque là. Par chance, ils étaient à côté d'une rivière. En suivant l'écoulement de l'eau depuis l'amont, ils arriveraient sûrement plus facilement dans une zone en hauteur. Donc une grotte. Sinon, monter dans les arbres serait une solution également... Les montagnes sur cette île étaient de toute façon proche. On pouvait même distinguer leurs pics tellement ils étaient bas.

On se mit en route. J'avais moins de peine que tout à l'heure sur la plage, mais ce n'était pas encore ça. Il me fallait encore beaucoup de soins pour me rétablir. On s'enfonçait profondément dans la jungle. À force de marcher au loin et pendant longtemps, je demandais une pause. J'en pouvais plus. J'avais besoin de repos et vu que le soir se rapprochait, j'avais encore faim. On était loin de trouver une grotte. Pendant notre pose, j'entendis un son. Une voix plus précisément. Je croyais que c'était un de mes compagnons. Je fis alors signe à Léténa de ne plus faire de bruit. Elle était d'accord, elle devait penser que c'était une créature, car elle avait la main sur son meitou. Finalement, après analyse, le son ne m'était pas familier, mais il venait de tout proche. En ce concentrant un peu plus, on arrivait à écouter le dialogue.


    Bon les gars, on doit être proche des ruines. C'est là que le fruit du magma se trouve. Une fois qu'on le récupère, on installe le camps. Pas avant ok? Je ne veux pas de flemmards, alors on s'active tous si on veut dormir cette nuit.


Fruit? Magma? Fruit du Démon? Fruit du Magma? Ce fruit était le fruit de mon salut!! D'un coup, mes instincts s'étaient réveillés. Je me sentais subitement plus en forme. Ou alors, je ne ressentais pas la douleur, mais en tous cas je n'avais plus mal. Très peu. Je ne savais pas, mais j'étais sûre que ma volonté était revenue. Et ce qui faisait la force, c'était bien ça. Si seulement je pouvais manger un tel fruit, j'étais sûre que mon nom grandira. Je devinerai alors une véritable Déesse. Plus personne pourra m'arrêter, mais pas ce satané Douglas!! En devenant le Magma brut, rien ne me subsistera à mon terrible courroux. Aucun humain n'arriva à me défier, mouahahahahha!!! Ahahahahahah!! J'étais tellement dans l'euphorie que j'allais presque éclater de rire. On pouvait voir un sourire se dessiner sur mes lèvres. Si je voulais vraiment arriver à mes fins, je devais à tout prix devancer ces types. Il était temps de partir.

Depuis toujours Hathor rêvait de manger un Fruit du Démon, mais jamais elle n'en trouva. Dans son passé, elle avait déjà affronté des gens ayant des pouvoirs et cela la rendait jalouse. Elle cherchait à mettre la main sur ça pour sortir des pirates peu connus. Elle voulait se faire un nom et elle n'y arrivait. Bien sûr, ce n'était pas avec un FDD qu'on pouvait se faire connaitre. Il suffisait de prendre pour exemple le terrible capitaine pirate Devon McSmith. Ce dernier n'avait pas de fruit et arrivait à faire peur au Gouvernement Mondial. Hathor savait qu'il existait plusieurs types de fruits. Et ce qui l'intéressait plus que tout était évidemment les logias. Devenir un élément dévastateur tel que le magma était parfait pour elle...

Toutefois, Aoi ne savait pas une chose. Elle ignorait profondément que le haki de l'armement pouvait toucher des logias. Pourtant, ce n'était pas faute d'avoir goûté au fluide de Douglas. Elle ne croyait pour l'instant qu'à la force destructive que peut faire la lave. Rien d'autre. Et encore une fois, son manque de connaissance la ferait redescendre sur terre... N'attendant pas le feu vert de Léténa pour repartir, elle se releva et semblait déterminé à chercher ces fameux ruines avant le groupe inconnu...


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Mar 24 Sep 2013 - 21:27


    La capitaine pirate fut sustentée par quelques morceaux de viandes séchés le matin même. Je dus détourner le regard et serrer les poings lorsqu'elle avala ma précieuse pitance, une bonne quantité de chaire rouge venant de me passer littéralement sous le nez. Je me surpris à approcher ma main de mon meitou, mais ces vilaines pensées s'estompèrent bien vite. Nous avions du chemin à parcourir et je m'étais engagée à garder cette compagnie envie. La capitaine et son compagnon avaient encore grand besoin de mes soins.

    La pirate pris la tête avec assurance. Assurance qui s'estompa bien vite au bout de quelques heures. La végétation s'épaississant, l'avancée était plus que laborieuse. Finalement, sous la énième invective de la capitaine qui réclamait une pause depuis près d'une heure, nous nous arrêtions à l'ombre de la canopée. Profitant de ce petit temps de repos, je m'employais à administrer mon remède au pirate toujours inconscient. Son état était stable et ses jours n'étaient plus en danger. Il faudrait néanmoins beaucoup de temps pour qu'il s'en remette.

    Posant mon regard vers la jeune femme, celle-ci me fit signe de ne plus faire le moindre bruit. Quelques secondes plus tard, j'entendis un léger son traversant la jungle. Prudente, je mis la main sur mon meitou, prête à défendre notre compagnie contre une ou plusieurs menaces. Une voix se distingua tout près. La pirate sembla très attentive à cette dernière.

    Le son s'évanouit finalement. Mais lorsque je me relevai, je pu constater que quelque-chose avait changé. Le regard de la déesse était différent, comme empli d'une volonté nouvelle. Son visage affichait un parfait sourire, mêlant envie et avidité. Se relevant, la jeune femme s'élança dans la jungle comme muée par une force invisible. Demeurant quelques secondes sur place et m'interrogeant d'où pouvait bien provenir cette nouvelle force, je récupérais mon colis et m'élançais à sa poursuite, très désappointée. Si je n'avais pas été consciente de la nécessité de rester silencieuse à cet instant, la jungle aurait probablement vibrée jusqu'à la moindre de ses branches. Je m'étais donc contentée de brandir un poing haineux.

    Je retrouvais finalement la pirate une bonne dizaine de mètres plus loin, inspectant le sol. La jeune femme s'était visiblement trouvée des compétences de pisteuse. Juste devant-elle, des arbres avaient été coupé comme des brindilles. Les arbres tombés à terre dessinaient une véritable ligne droite. La coupure était net. Il s'agissait donc évidemment de faits humains. En plus de la voix que nous avions perçus quelques secondes plus tôt, il apparaissait comme évident qu'en plus des marins présent sur cette île, nous n'étions certainement pas seuls ici. Me remémorant ce que j'avais pu entendre de cette mystérieuse voix, je rassemblais les éléments et aboutissais à une conclusion, oubliant la rancune que j'avais contracté auprès de la pirate après qu'elle m'ait laissé en plan.

    " Hey toi. C'est ce fameux fruit qui t'intéresse ? Si quelqu'un d'autre le cherche, il part dans la mauvaise direction. La pente est beaucoup trop abrupte de ce côté-ci. Aucun être humain n'aurait construit quelque-chose à flanc de montagne et loin d'un ruisseau. Il faut passer par le chemin le plus facile. Remontons la rivière et prenons la direction d'un ruisseau qui viendra la rejoindre. Je pense sans me tromper que nous parviendrons jusqu'aux ruines que tu recherches. Les constructeurs auront forcément laissé des traces de leur passage, avec divers matériaux qui auront pu chuter et s'abimer. Pour la suite, peut-être connais-tu le conte du petit poucet."

    Confiant son compagnon à la pirate, malgré ses protestations, je pris la tête après l'avoir convaincu avec le restant de rhum. Une heure plus tard, après avoir suivi un petit ruisseau, nous parvînmes en vue des ruines... Le soleil déclinait à l'horizon et la jungle commençait à s'éveiller. Nul doute que la nuit n'allait pas tarder à tomber. Parvenant à nous hisser jusqu'aux dernières traces de ce qui avait dû être une ville il y a des années, nous nous arrêtâmes à l'abri de ce qui fusse un jour un temple. Je mis à profit ce nouvel arrêt pour repérer un peu les lieux avant de revenir vers la compagnie.

    "Nous sommes seuls. Établissons un campement à l'abri à l'intérieur des ruines de ce temple. Je te charge de préparer le repas, pendant que j'irais cueillir quelques herbes."

    Décrochant à regret mon meitou, je le jetais aux pieds de la pirate.

    " Je te laisse mon héritage au cas où. Ne le touche qu'en cas d'extrême urgence."

    Me préparant à partir, je jetais un dernier regard derrière moi pour voir la capitaine tenter de s'en saisir. Mon regard se fit noir et ma voix pris un ton menaçant.

    " Je ne plaisante pas. Tu ignores tout de ce qu'il renferme..."

    Cela suffit à calmer la curiosité de la jeune femme. Laissant là les deux pirates, je sortis du temple, à la recherche de plantes médicinales. Mon bonheur se trouverait sûrement à proximité du ruisseau...


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Mer 25 Sep 2013 - 14:38



Une clairière se présentait devant nous. C'était des ruines d'une ville d'indigène. Les plantes avaient investi les lieux. Niveau architecture, c'était assez similaire aux édifices présents sur l'île flottante de North Blue. Une grande partie des maisons n'avaient plus de toit, voir de murs. Des briques s'entassaient sur le sol molle. Je n'étais pas experte en archéologie, mais j'imaginais bien l'agglomération détruite par une coulée de lave ou une nuée ardente... Rien qu'en pensant à ces mots, je bavais comme une môme. Si les voix dans la jungle tout à l'heure disaient vrai, qu'il y avait bien un Fruit du Démon dans ces délabrements, alors je devais me dépêcher avant qu'il ne soit trop tard. De plus, la nuit approchait. Si jamais ces gus arrivaient ici pendant qu'on était encore vulnérable, on pouvait dire adieu à tout le monde. Je ne supporterai pas que les Ombres du Chaos meurt en début de Grande Line.

On se reposa dans le premier bâtiment qui semblait tenir encore. Niveau protection j'avais vu mieux, mais c'était toujours ça. Maintenant que j'étais un peu plus en forme, je pouvais certainement visiter l'endroit pour vite trouver mon trésor. Je ne comptais pas moisir ici tant qu'il n'était pas dans mon ventre.


    Nous sommes seuls. Établissons un campement à l'abri à l'intérieur des ruines de ce temple. Je te charge de préparer le repas, pendant que j'irais cueillir quelques herbes.


Moi faire la bouffe? Mais pour qui elle se prenait celle-là? Je n'étais pas Muchacho, moi. Jamais je me préoccupais de ça. Même à l'époque où je vivais à Logue Town. J'avais des servantes et des personnes à ma disposition pour cela. En pensant à cela, je me surpris soudainement de verser une larme. C'était trop dur de savoir que la mère de Muchacho n'était plus des nôtres, sans compter que je ne savais toujours pas où étaient les autres, surtout les enfants...


    Tu as vu comme elle te cause? C'est comme ça qu'une Déesse se laisse faire? TUE-LA!! MAIS TUE-LA, BON SANG!


Aoi était très perturbée. Limite, elle ne savait plus qui elle était. Elle s'énervait intérieurement. Ses chocs émotionnels étaient violents. Elle passait de la colère à la joie, de la tristesse au dégoût aussi rapidement qu'un éclair. Elle ne savait plus où elle en était. Pour son équipage ou ses enfants, elle ne savait plus si elle devait continuer ou pas. Maintenant, elle était guidée par une force nouvelle. Gardant son instinct de survie intacte, ses pulsions pour ce FDD lui donnait la possibilité de s'accrocher encore. Ayant repris des forces grâce à Léténa, elle ne demandait plus qu'à sortir de ce temple pour aller manger ce qu'elle prétendait lui être due. Aoi était extrêmement jalouse des utilisateurs de fruit du démon ou même de ceux qui savaient utiliser des pouvoirs tels que les hakis. Elle cherchait à entrer dans la court des géants, sortir de l'ombre des autres et se faire un nom. Sinon, à quoi la vie de pirate rimait si elle ne parvenait pas à atteindre ses objectifs de domination. Sa prime ridicule ne lui donnait pas le morale. La Déesse déprimait?

La gamine me jeta son meitou. Une lame maudite. Léténa m'ordonna de ne m'en servir seulement en cas de besoin. C'était vraiment le monde à l'envers. Je me penchais à peine pour le prendre que la fillette me gueulait dessus. Je ne pouvais pas supporter d'être en position d'infériorité. Vivement qu'elle parte chercher de quoi être utile pour la soirée! Pfff, je n'avais pas besoin de savoir ce que refermait son arme. Je voulais juste le prendre... pour la tuer à son retour.

Aussitôt hors de ma vue, je pris le meitou. Je laissais Shiro se reposer et je partais dans la ville fantôme. Je cherchais désespérément le moindre objet ressemblant à un fruit. À quoi pouvait bien ressembler une telle chose? C'était forcément différent des autres organes végétales... Je pensais que si je le voyais, j'arriverais à le reconnaitre. Ça ne devait pas être dur, non? Je me dirigeais vers une sorte de pyramide incas. Généralement, il y avait toujours quelque chose d'intéressant dans une tombe. Un puit de lumière éclairait le centre de la pièce. Un autel rectangulaire se trouvait au milieu avec un couteaux... Voyant cela, j'entendis un appel au sang de la part de la lame de la petite peste. J'avais l'impression de voir des victimes du sabre noire.

Là où Hathor se tenait, il s'agissait d'un endroit particulier. En effet, à l'époque où la ville était encore en activité, la croyance du peuple racontait que selon la légende, le Fondateur de la civilisation, après avoir mangé un fruit aux formes bizarres, se voyait acquérir des aptitudes hors du commun qui lui permettrait de régner sur tous les êtres vivants et faire en sorte que son peuple prospère. Il était dit que le dieu réapparaitrait plus tard sous forme de fruit. Ainsi, le fameux être divin serait réincarné à travers celui qui mangerait le FDD pour mener ensuite son peuple vers la gloire. Il se trouvait qu'un organe végétal identique à celui de la légende avait été trouvé à l'époque où l'agglomération était là. Le chef indigène de l'époque devait alors le manger pour ne faire qu'un avec et accomplir la prophétie. Seulement, si le FDD était encore là, c'était à cause du volcan à proximité qui ravagea la ville.

Je m'approchais du centre de la pièce. J'avais l'impression d'être dans un sanctuaire, car je voyais des tas d'instruments pour faire des sacrifices. Baignant dans la lumière, je distinguais une chose bizarre posé sur le socle. C'était sûrement ce que je recherchais. Du moins, cela y ressemblait fortement. Je me jetais alors littéralement dessus. En plus, j'avais encore faim.

La chose qu'Aoi voulait, était le dernier fruit que les indigènes aurait dû faire avaler à leur chef, mais suite à un cataclysme volcanique, le village fut détruit. Les maisons et tous les objets furent délaissés sur place...

Alors que je m'apprêtais à déguster, un singe fourbe me tenta de me chopper ce que je tenais dans les mains. Je gardais fermement ma prise, il était hors de question de le perdre alors que j'étais sur le point de le manger. C'était primordial si je voulais vivre! J'étais en lutte contre un primate, ça ne rimait à rien. Soudain, une autre créature arriva, sûrement attiré par l'odeur du fruit lui aussi. C'était une sorte de sanglier géant. Il fonça sur nous. Le singe s'accrochait alors sur la bête en pensant pouvoir me fuir avec le FDD, mais je le tenais aussi. J'étais alors traînée au loin comme une vulgaire larve. C'était humiliant!! J'essayais à plusieurs reprises de croquer juste un petit bout, mais la bestiole bougeait dans tous les sens afin de se débarrasser de nous.

Hathor était alors en train de quitter la ville en ruine malgré elle. Elle s'éloignait peu à peu des édifices et des deux compagnons. Elle désirait vraiment manger son fruit. Finalement, elle parvenait au bout de quelque temps à croquer l'organe végétale. Ayant enfin digérée le bout du FDD, elle abandonna les créatures.

Du côté des Titans des mers, ils se disputaient un peu. Zieg, le sabreur ayant le Mantra expliquait qu'il entendait des voix. Ce qui confirmait le doute de Ryuu. La pente de leur côté était très abrupte, ils étaient forcés de trouver un détour...


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Mar 8 Oct 2013 - 13:19

HRP: Je ne trouve pas l'inspi pour clôturer le sujet. Je ne vois pas vraiment quoi rajouter à la suite de la réponse d'Hathor.
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