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[1625] Il y a des jours où on aurait mieux fait de rester au lit.

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Joseph Patchett
Crack Joe

♦ Localisation : Armada
♦ Équipage : Saigneurs du Crack

Feuille de personnage
Dorikis: 5670
Popularité: -617
Intégrité: -428

Lun 21 Oct 2013 - 19:45

Les rêves agissent pour les êtres humains normaux comme une soupape de sécurité. En rêve, un individu lambda pourra faire tout ce qu'il désire faire éveillé mais sans jamais l'oser. En gros, au sein du monde onirique, on est tous des Capitaines Corsaires, des Amiraux de la Marine ou des Yonkou. Même si le plus souvent un bon rêve consiste surtout à satisfaire le triptyque classique:

- Tabasser son Boss.
- Se faire une fille sublime.
- Etre adulé par une foule en délire.

L'ordre importe peu et les variations sont bien entendu possible autour de ces trois catégories reines. Mais de quoi pouvait donc bien rêver Crack Joe ? De réduire Jack en pâtée pour chat ? De faire crier Michaela de plaisir après l'avoir étendue sur ses fourneaux ? D'être adulé par tout l'équipage du Kultuur ? Que nenni ! Notre irascible héros se voyait triomphant au sein de la plus grande arène du Nouveau Monde, ovationné par toute une foule de pirates plus infâmes les uns que les autres. Les variations sont autorisés, vous vous souvenez ? Il était victorieux et les applaudissements de la foule se muaient peu à peu en un rythme régulier. Un peu comme si un Grand Ordonnateur faisait applaudir toute l'assemblée sur le même rythme. Boum, Boum, Boum.

Un spectateur situé en dehors du songe de l'ex-agent Patchett, réaliserait immédiatement que le tam tam qui résonne dans la tête du boxeur n'est autre que le bruit d'une porte sur laquelle un ou plusieurs individus s’échine(nt) à frapper. La dites porte se situant elle même dans la Villa Rubis où les Saigneurs ont établi leurs quartiers. Et la pièce où le Crack est présentement endormi à même le sol est sa chambre.

Joseph Patchett n'ayant pas encore le don de s'observer depuis l'extérieur, il faut un certain temps avant que son cerveau engourdi par l'alcool ne parvienne à analyser la situation. Sol = froid. Boum = porte. De son demi sommeil, il émet un borborygme incompréhensible qui a néanmoins le mérite de faire cesser les coups sur la porte. Ce problème mis temporairement de côté, le fier combattant qu'était Joseph Patchett allait pouvoir concentrer l'intégralité de sa volonté sur une seule tâche: se relever. La gueule de bois était là avec son cortège de mineurs miniatures qui foraient sous le cuir chevelu du blondinet. Mais il avait déjà vécu pire et savait comment réagir dans pareille circonstance: se mettre la tête sous l'eau glacée pour faire mourir les mineurs d'hypothermie.

De derrière la porte provenaient les bruits d'une conversation animée tenue à voix basse, sans doute de crainte de mécontenter l'occupant des lieux. Ils avaient bien raison d'avoir peur car Crack Joe était de sale humeur, comme toute personne normalement constituée s'éveillant avec assez d'alcool dans le sang pour faire tourner la tête à un vieux bosco. La porte s'ouvrit à la volée, laissant apparaître sous les yeux de Joseph trois de ses sbires en pleine conversation. On avait là Johnny Belle Gueule, qui pour le coup n'en menait pas large avec ses cernes lui descendant jusqu'aux lèvres, Mario Boom-Boom qui caressait ses cheveux en pétard d'un air absent et la Fouine, face de rat comme toujours mais la mine inquiète. La présence de ce trio à sa porte n'augurait rien de bon.

"M.a... ue... fout... à ?"

Trois paires de paupières battirent en rythme. Les trois hommes échangèrent un regard interrogateur, semblant hésiter sur la conduite à adopter. Crack Joe toussota pour s'éclaircir la gorge avant de s'adresser à nouveau à ses hommes. Sur un ton qui se voulait offensif et dominateur, fidèle à lui même quoi.

"Mais qu'est ce que vous foutez là vous trois ?! C'est l'matin bordel, on vous a jamais appris à laisser les honnêtes... erm, les gens dormir ? C'est un putain de minima que d'laisser un type capable de vous casser en deux au p'tit dej avoir une nuit complète !"

Une nouvelles fois les trois compères s'entre regardèrent et, avec un sens du timing impressionnant, Johnny et Mario reculèrent d'un pas, faisant d'office de la Fouine leur porte parole. Le regard furieux qu'il leur adressa était éloquent, s'il s'en sortait indemne ces deux là allaient voir du pays. Mais en attendant il devait assumer d'avoir réveille son Boss.

"Bah M'sieu Patchett c'est que v'voyez ben... L'est déjà salement tard quoi..."

Et pour appuyer ses dires, la Fouine montre du doigt l'horloge qui auparavant était accroché au mur de la chambre de Joseph. La vitre désormais explosée et le cadran à même le sol, les aiguilles continuaient cependant de tourner et indiquaient 16 heures ! Mais plus que l'horloge, ce fut le Chaos total qu'était devenu sa chambre qui interpella Crack Joe. Meubles retournés, fringues répandus à travers toute la pièce, bouteilles d'alcool vide dans tous les coins. Voilà pour ce qu'il voyait depuis l'entrée. Le diagnostic était simple, surtout conjugué au mal de crâne qui menaçait de resurgir: il avait bu plus que de raison. Enfin encore plus que de raison que d'habitude. A vue de nez il n'y avait pas de trous dans les murs, c'était déjà ça. Tiens et il y avait même une jambe qui dépassait de dessous les draps. Ah c'était tout lui ça. Même complètement fait, il parvenait à ramener une fille jusqu'à sa chambre. Héhé, il s'agissait sans doute d'une des Miss ayant participé au concours de la veille.

"Et pis bon, nous aut' on s'est inquiété parce qu'y s'est passé des tas d'trucs zarb d'puis hier soir et... M'sieu Patchett ? Vous m'écoutez M'sieu ? Oh ?"

En effet, Joseph n'écoutait plus. Son regard restait fixé sur le morceau de jambe. Quelque chose clochait. Une Miss c'était le genre de fille qui n'avait que la peau sur les os pas vrai ? Genre jeune et jolie. Alors pourquoi est ce que cette jambe qui dépassait était grasse et couverte de vergetures ?

Pas le temps de trouver la réponse à cette énigme que déjà le tas de couverture se mis en mouvement. La personne qui était dessous n'allait pas tarder à sortir la tête de sous les draps et... Oh merde.

"Joseph chériiiii ?"
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Joseph Patchett
Crack Joe

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Mer 23 Oct 2013 - 17:39

Sous les yeux médusés de Joseph, une terrible apparition eut lieu. Sortant des draps telle une baleine émergeant péniblement de l'océan, sa conquête de la soirée lui apparaissait dans toute son horrible splendeur.

Ursula:
 

C'est à ce moment là que le cerveau, déjà fort peu utilisé en temps normal, de Joseph décida de se mettre en grève. Il refusait catégoriquement d'admettre qu'il ait pu faire preuve d'aussi peu de jugement. Le cerveau hors jeu, les réflexes du corps eurent enfin leur mot à dire. Derrière Crack Joe, c'étaient trois têtes curieuses qui tâchaient d'apercevoir celle qui ne pouvait être qu'une beauté sans pareille (Joseph avait toujours été un vantard). Les laisser apercevoir l'horreur qui se cachait dans le lit de Joseph n'était pas permis, c'était même impossible !

SHBLAM !

Avec une rapidité déconcertante uniquement permise par la poussée d'adrénaline qu'il subissait, Joseph venait de claquer la porte au nez de la Fouine et de ses deux acolytes. L'expression est à prendre ici au sens premier du terme, le nez proéminent du malheureux la Fouine venait de rencontrer un panneau de bois d'un peu trop près, déclenchant les rires de ses compagnons.

A l'intérieur, c'était la crise. Joseph tâchait vainement de faire fonctionner sa mémoire. Il se souvenait du Tournoi, de la fille à qui il avait brisé la nuque et d'être allé au Spirit Lounge pour assister à l'élection de Miss Vaudou. Le seul fait de penser lui donnait mal au crâne, l'alcool et la réflexion intense n'avaient jamais fait bon ménage. Et pourtant, plus il y pensait et plus il était persuadé que la fille qu'il avait rencontré au bar hier soir ressemblait d'avantage à ça :
Ursula fantasmée:
 

"Mais quel mouche t'as donc piqué mon chéri ? Cela ne se fait pas de claquer la porte ainsi au nez des gens... Père l'a toujours dit !"

Un ange passa tandis que le tas de saindoux réarrangeait les draps afin de cacher son corps nu. Un acte dont Joseph lui était plus que reconnaissant. Sa mémoire avait décidé d'occulter l’innommable et il ne tenait nullement à raviver des souvenirs douloureux.

"Oh je vois, tu ne veux pas que tes amis me voient dans cette tenue. Tu veux me garder pour toi tout seul petit coquin..."

Le peu de couleurs qui habitaient encore le visage de l'ami Joseph disparurent à cet instant. Le cerveau étant toujours aux abonnés absents, ce fut le corps qui réagit et la réponse fut pour le moins violente. Sans laisser à sa conquête le temps de réagir, Crack Joe avait franchi la distance les séparant, sa main serrant la mâchoire de l'horreur pour l'empêcher d'émettre le moindre son. De l'autre côté de la porte, les trois larrons avaient commencé à tambouriner de nouveau.

"Oh patron ! Ca s'fait pas d'nous claquer la porte au nez comme ça. Ouvrez sérieux, c'est important."

"Promis on r'gardera pas vot' dame."

"Héhé parle pour toi, moi j'passe pas à côté d'un spectacle gratuit !"

"Vos gueules putain ! Oh Patron, z'êtes toujours là ?"

Joseph devait se décider et vite. Heureusement, quand le cerveau a mis les bouts, la prise de décision est largement facilitée. Il en revenait à ce qu'il savait faire le mieux: tuer des gens. Merci l'entraînement du Cipher Pol pour parer à toutes les situations pourries. On était dans le cas classique du "j'ai couché avec une agent révolutionnaire et j'ai ses copains sur le pallier". Primo: Gagner du temps.

"Donnez moi deux minutes bande de nazes ! J'sens l'fauve et mon costard est plus que dégueu."

"Pourquoi y nous cause de son costume ? Y le portait même pas..."

Deuzio: se débarrasser des preuves. Un regard circulaire pour évaluer la pièce. Un nouveau regard à sa cible. Trop grosse pour passer par la fenêtre, sans compter que cela manquerait de discrétion. Il allait devoir parer au plus pressé. Dans ce genre de cas de figure, le manuel du parfait Petit Agent recommande de ligoter votre victime avant de l'enfermer dans la penderie. D'ordinaire Joseph aurait sans doute préféré casser une nuque que de lier des poignets mais il était sous pression. Et quelque chose dans le regard... lubrique de la grosse femme le dissuada d'aller plus loin.

"Oh grand fou comme tu y vas... Tu veux encore m'attacher ? Huhuhu. Tout ce que tu voudras mon beau pirate ! Je suis toute à toouuuuh."

La fin de la phrase fut étouffée par une chaussette roulée en boule qui venait d'être enfoncée manu militari dans la gorge. La grasse femme désormais ficelée comme un saucisson fut envoyée sans ménagement dans la penderie où elle reçut un tas de couverture sur la figure. Moyen de dissimulation garanti 100% efficace par les huiles du CP en charge de la rédaction du manuel. Restait à espérer que cela tiendrait.

Et troizio... Se rendre présentable. Des années d'abus de la boisson avaient doté Joseph de superbes réflexes quand il s'agissait de se préparer en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "Oncle Genji". C'est donc moins de cinq minutes après avoir refermé la porte sur le nez de la Fouine qu'un Crack Joe rasé de travers, puant l'eau de toilette bon marché et avec sa chemise sortant de son pantalon, réapparut. Le cerveau était de retour aux manettes.

"Bon... Qu'est ce qu'il s'est passé comme trucs bizarres ? Et ça a intérêt à être salement important..."

"Dites patron, vot' nana elle est encore là ou pas ? Paraît que vous z'êtes r'parti avec la nouvelle Miss Vaudou et on s'demandait si y'aurait pas moyen..."

Un regard de la Fouine fit instantanément taire Johnny Belle Gueule. Le Don Juan s'enflammait un peu trop pour son propre bien. Heureusement pour lui, le cerveau du trio veillait au grain.

"Y'a tête de citrouille et l'punk qui sont pu là. Z'ont foutu la merde avec leurs sales gosses avant d'disparaître en forêt. Y'avait tout un groupe de bourge qui s'en plaignait."

"Et en quoi c'est important ça heiiiiin ? Walters Scott est un putain d'immortel, il crèvera pas à moins que vous l'balanciez à la flotte et c'est pas l'premier clampin venu qu'en est capable. Quand à Kiril... Ce tocard est plus coriace qu'une teigne. Pas l'genre à s'faire zigouiller par des sauvages ou des bourges en colère. Ces cons ont raté l'dîner tant pis pour eux."

""Pis y'a aussi une rumeur qui court comme quoi y'aurait eu un meurtre hier soir après l'tournoi d'poker qu'avait lieu au Casino. Parait qu'ce serait quelqu'un de l'équipage qu'aurait fait l'coup. La bande de MacManus l'ouvre pas trop sur l'sujet mais y parait même que M'sieu Wrath fera la peau au connard qui a mis son titre en danger. S'faire justice soit même v'voyez l'genre ?"

Un meurtre ? Après le tournoi de Poker ? Joseph ferma les yeux un instant et le visage de la catin de Doc' Holiday s'imprima dans son esprit. Ce n'était tout de même pas d'elle dont ils parlaient ? Il l'avait balancé à la flotte et personne ne l'avait vu ! Il avait acheté le seul témoin en plus !

"Z'allez bien m'sieu Patchett ? Z'êtes tout pâle d'un coup..."

"Hein ? Oh oui... Ça va très bien. J'ai juste... un peu chaud. Fiou... Bon, c'est tout pour les nouvelles ? Y'avait pas b'soin de me réveiller juste pour ça tout de même. Haha. Je ne doute pas que Jack saura se montrer juste... et expéditif."

"Voyons m'sieu P. On vous a d'jà déçu ? Héhé. J'ai gardé l'meilleur pour la fin. Y'a eu du grabuge en forêt hier soir. D'la disparition, des sauvages qui butent des types comme ça. On en a entendu d'tous les genres c'matin. Certains racontent qu'y z'ont vu des sauvages bouffer l'coeur de types encore vivants c'est dire ! Parait même qu'Micha aussi a disparu !"

Et là c'est la lueur d'espoir au fin fond de l'obscurité. C'était tellement évident ! Il allait se sortir de cette panade en mettant tout sur le dos des sauvages. Il ne savait pas encore quoi mais ces enpagnés feraient de parfait bouc émissaire. Oh une idée encore meilleure lui venait. S'il allait en forêt et qu'il tombait sur l'un de autres lieutenants de Jack et que celui-ci viendrait à pas r'venir... Sa disparition passerait pour un coup des sauvages ! Les crados se feraient tous massacrer par Jack et lui même s'en sortirait comme une fleur. Héhé, ce plan était parfait. Le bras droit de Jack ce serait lui et personne d'autre. En même temps y'a qu'un bras droit qui sait vous planter un poignard entre les omoplates comme il faut.

"Ok les gars... R'partez à la pêche aux infos. Logez moi Jack et l'afro girl. R'trouvez moi ce naze d'Ankoü aussi. Pis tâchez de savoir ce qui s'est vraiment passé dans cette forêt. Et si les gars d'MacManus vous posent des questions, z'êtes au courant de rien !"

"Mais on est au courant de rien...

"Parfait les gars ! On jurerait que vous savez vraiment que dal'. Maintenant bougez vous !"

"Mais de quoi y causait ?"

"Faut pas chercher à comprendre. L'a pris trop de coups sur la caboche faut croire."

Une fois la porte de la chambre de nouveau claquée violemment et les trois sbires repartis, il ne restait plus dans la chambre en ruines que Joseph Patchett et sa conquête de la soirée présentemment ficelée dans le placard. Quand il ouvrit la penderie, un nouveau regard lubrique l’accueillit, le faisant frémir de tout son long.

"Toi et moi faut qu'on cause ma jo... euh... faut qu'on cause sérieusement quoi."
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Joseph Patchett
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Sam 26 Oct 2013 - 15:43

La nuit était tombé depuis une bonne heure sur l'Île Maléfique et tandis que la majorité des touristes faisaient la fête ou descendaient du sauvage en profitant joyeusement du forfait ADI. Joseph, lui, était affalé sur un transat au bord de la même piscine qui avait vu sa mise au point musclée avec Ankoü. Le boxeur repensait à sa journée et tâchait de trouver une solution au problème qui se trouvait encore dans sa penderie. Idéalement, il s'agirait d'une solution qui n'impliquait à aucun moment l'intervention d'un gorille enragé.


Une heure environ après son réveil mouvementé, Joseph Patchett était enfin sorti de la Villa. Il était presque frais et dispo (shooté aux aspirines comme il était), rasé de près et vêtu d'un de ces costumes de marque qu'il appréciait tout particulièrement. En bref, il se pensait prêt à affronter ce qui s'avérerait sans nul doute comme une journée particulièrement difficile (bien que désormais très courte compte tenue de l'heure avancée).

La tête lui tournait encore quand il repensait aux paroles de la grosse femme qui se trouvait désormais ficelée dans sa penderie. Pardon, pas grosse femme, grosse morue. Ou gros poisson. Même maintenant, il continuait à hésiter sur le terme à employer pour désigner cette abomination. En même temps, vu son teint de peau, il aurait du se douter qu'il y avait un truc louche chez cette fille mais de là à imaginer qu'il s'agissait d'une sirène... Et puis franchement, qui était au courant de cette légende comme quoi à 30 ans la queue des sirènes se séparait en deux ? Rien que de penser à ce qui avait pu se passer la nuit précédente entre lui et le paquet de fruits de mers, il avait la nausée. Et c'était ça qui avait gagné le titre de Miss Vaudou ?! Impossible.

Malgré tout, il n'avait pu se résoudre à la tuer, en tout cas pas tout de bon matin avec la gueule de bois qu'il se tapait. Un cadavre ça puait bien plus qu'une femme poisson (femme poulpe à en croire la vieille morue). Et il ressentait une sensation particulièrement désagréable à chaque fois que la vieille lui adressait un regard lubrique. Brrrr, il devrait impérativement l'envoyer par le fond... euuuh... bref, il devrait la tuer et la faire disparaître. Il tenait à sa réputation tout de même ! Ce n'était pas parce qu'il avait trahi le gouvernement mondial qu'il n'avait plus aucun honneur tout de même. Joseph avait une réputation à défendre, il ne levait que des minettes toute mignonne et pas des... brrr... La pensée était atroce.

En bon ex-agent expérimenté, Joseph garda le plus difficile pour la fin. Il avait une foule de choses à faire et une bonne moitié d'entre elles pouvaient lui coûter la vie. Alors s'occuper de la vieille était loin d'être une priorité. Au bord de sa piscine, l'ex-agent Patchett feuilletait son calepin. Il ne s'était jamais vraiment affranchi de la prise de notes, dix ans dans le service ça laissait des traces.

Joseph Patchett a écrit:
- Effectuer un rappel "gentil" auprès du témoin.
- Vérifier que le nettoyage a été bien fait
- Confirmer les histoires de disparition des Saigneurs.

- Liquider la grosse vache morue.
- S'assurer que les disparus le restent.
Crack Joe était clairement enthousiaste à l'idée de passer à la cinquième activité mais cela devrait attendre encore un peu. Il bloquait sur l'étape quatre et pourtant les trois premières s'étaient déroulé sans accroc.

Il était arrivé au Casino sans aucun soucis, avait pu se couler dans l'ombre ni vu ni connu pour laisser courir ses yeux et ses oreilles. Les méthodes de récupération d'informations enseignées par le CP5 marchaient encore mieux quand on était doté de grandes oreilles comme l'ex-agent Patchett. Point positif de son investigation au Casino: ils ne parlaient pas de meurtre mais de vol. Lord Henry avait visiblement pété une durite à la fin du Tournoi, une sombre histoire de ticket à laquelle Joseph n'avait pas tout compris. Sur le coup il s'en moqua mais un recoin de son esprit cherchait à attirer son attention sur un plateau de crevettes et deux valises qu'il avait vu la veille... Sans succès.

Retrouver le témoin de la veille fut d'une simplicité enfantine. Apparaître dans son dos pour lui faire avoir la peur de sa vie le fut tout autant. Le suspendre au dessus du vide en le tenant par les pieds : la routine. Une fois ce petit interrogatoire promptement mené, Crack Joe eut non seulement la certitude que l'homme avait tenu sa langue mais il apprit aussi, grâce à son tout nouveau meilleur ami, qui était la victime dont lui avait parlé La Fouine. Ce n'était pas la catin de la veille, c'était un des hommes de MacManus !

Autant dire que lorsqu'il repartit du Casino, Joseph était de très bonne humeur. Les nuages sombres au dessus de son avenir s'éclaircissaient. Il pouvait avancer dans son programme en toute tranquillité, aussi manqua-t-il quelque peu de prudence et de discrétion lorsqu'il refit le parcours de la veille au soir. Il se souvenait plutôt bien de son trajet du Casino à la côte. Il retrouva sans difficulté l'endroit où il s'était arrêté pour arracher des lianes et même l'emplacement d'où il avait du envoyer le corps lesté de rochers à la flotte. Pas de maccabé oublié sur le sentier: il était heureux ! Du temps où il avait bossé pour le Gouvernement, Joseph avait entendu toute sorte de légende sur des agents ayant abusé de la boisson qui "perdaient" des cadavres ou pire encore, des documents secrets.


La troisième étape du programme s'était elle aussi déroulée sans gros pépin. Crack Joe avait retrouvé ses acolytes au Spirit Lounge ou plutôt devant. Le bar était encore quasiment vide quand Crack Joe y était arrivé mais la tenancière ne l'en avait pas moins refoulé violemment. Elle lui avait carrément interdit de remettre les pieds au sein de l'établissement. A travers les cris hystériques de la femme, il avait néanmoins réussi à comprendre que, l'alcool aidant, lui et Ankoü s'étaient passablement mal conduit la veille. Ils avaient distribué des biffetons, casser des bouteilles et pire que tout, ils n'avaient même pas pris de fille ! C'était sans doute là la meilleure nouvelle de la soirée, Ursula erm, la grosse méduse, n'était pas une des filles du concours ni même une des gagneuses locales. Cet état de fait enlevait une grosse épine du pied de Joseph.

Les trois sbires de Crack Joe lui avaient aussi été utile. De leurs investigations ô combien discrètes et efficaces il ressortait ceci: Jack et Micha étaient bel et bien vivants. On les avait entrevu en train de manger de la pizza au milieu de la nuit. Ankoü était dans la merde jusqu'au coup vu que le type disparu (ou mort selon les versions) était le même homme avec qui il s'était embrouillé à leur arrivée sur l'île. MacManus était sur les dents à cause de cette disparition mais aussi à cause de celles ayant eu lieu la veille. D'après les rumeurs, tout un groupe de chasseurs aurait disparu en forêt. Un coup des sauvages à n'en pas douter et désormais toute la partie "civilisée" de l'île était en ébullition. Il y aurait du règlement de compte violent sous peu si la rumeur disait vrai. Dans son calepin, Crack Joe avait aussi noté qu'il devait interroger Jack à ce propos. En tant que Corsaire, il était supposé être du côté du Gouvernement et donc de la Compagnie. Alors s'il fallait massacrer quelques allumés en pagne pour se faire bien voir, Joseph était prêt à cet effort. L'autre bonne nouvelle c'était que Walters et Kiril avaient vraiment disparu.


Ses hommes dûment payés, il fallait bien entretenir le moral des troupes, Crack Joe s'en était retourné à la villa. Une demi bouteille de vin et un frugal repas plus tard, notre homme était affalé dans son transat où il cherchait un plan pour faire disparaître la grosse discrètement. Le mieux qu'il avait trouvé au terme d'une intense réflexion se résumait à ceci:

- Lui briser la nuque
- La faire sortir de la villa par la grande porte (fenêtre trop étroite)
- Prier très fort pour que personne ne les voit
- Aller abandonner le corps en forêt / l'y enterrer

Pas terrible comme plan, vraiment pas terrible... D'un geste las, Joseph reposa son calepin sur la table basse à son côté. Il ferma les yeux un instant, cherchant à trouver sinon la paix intérieure, tout au moins une bonne idée pour se débarrasser du futur cadavre qui se trouvait encore dans sa penderie.

Click

"Remue rien qu'une oreille, mon gars, et j'te plombe."

Voilà ce qui arrivait quand on abusait de la picole, qu'on coupait sa "super ouïe" et qu'on piquait un somme au bord d'une piscine située dans une villa quasi déserte. On se retrouvait avec la sensation froide et familière du métal contre sa nuque. L'identité de l'homme tenant le flingue n'était pas un mystère, il n'y avait qu'un seul type qui crachait ses poumons à chaque fois qu'il parlait. Cette voix rauque et usée du malade en phase terminale, il la reconnaissait parfaitement.

"Doc' Holliweek..."

Maintenant Crack Joe était dans la merde. Mais juste un tout petit peu. Quel ex-agent du Cipher Pol ferait il si on ne l'avait pas déjà braqué de la sorte ? Quel pirate serait-il s'il ne savait pas s'en sortir ? Pas un Saigneur en tout cas...
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Crack Joe

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Mer 30 Oct 2013 - 0:36

Île Maléfique, troisième voie de Grand Line, villa rubis actuellement occupé par une partie de l'équipage des Saigneurs. Il est 22 heures et la Villa est quasiment déserte, la plupart des membres du nouvel équipage Corsaire préférait profiter des plaisirs de l'île plutôt que de rester à taper le carton ou buller autour de la piscine dans leur villa grand luxe. Ils avaient  eu raison. Car dans la villa quasi abandonnée, au bord d'une piscine sur laquelle se reflétait uniquement la clarté de la lune, un drame était en train de se jouer.

Affalé dans son transat, le Saigneur Crack Joe avait pour compagnon, outre la bouteille de vin à moitié vide posée à sa droite, le froid canon du Myths & Seswon qu'on lui plaquait tout contre la nuque. Un autre que lui aurait sans doute mouiller ses chausses dans pareille situation, pas Crack Joe. Pour quiconque avait grandi au Grey T, la mort était une vieille amie qu'on cotoyait tous les jours. Il ne fallait pas en avoir peur. En plus,  Holliweek l'avait pris par surprise et si le Doc' le voulait mort, il serait déjà en train de rôtir en enfer à cet instant. Le simple fait qu'il respire prouvait que l'agonisant avait des questions à lui poser. A propos de sa compagnon disparue la veille ? Sûrement. Au sujet du vol au Casino ? Probable. Alors autant rester zen. Ce n'était pas parce qu'un type ayant déjà un pied dans la tombe braquait sur lui un flingue ayant des balles sûrement chargées au Haki, qu'il devait flipper.

"Nul besoin de vous montrer aussi hostile. Je ne bougerai pas de ce transat, vous avez ma parole."

Le bruit d'un glaviot qu'on crachait fut la seule réponse qu'obtint Joseph. Il faut dire que la parole d'un pirate doublé d'un traître ne valait pas grand chose. Mais le contact sur sa nuque cessa et la silhouette famélique de Doc' Holiweek apparut devant lui à la faveur d'un reflet de lune. La légende en bout de piste toussa une nouvelle fois avant de s'asseoir dans un siège face à Joseph, il restait à une distance prudente de quelques mètres. Les talents de boxeur de Crack Joe étaient bien connus et le moustachu ne tenait nullement à faire les frais d'une droite en pleine face.

"Permettez ? Je ne sais pas vous, mais moi j'ai une de ces soifs."

Et Joseph de s'emparer de la bouteille de vin le plus naturellement du monde dans un mouvement si rapide et si fluide qu'il avait presque échappé aux yeux du vieil homme. Presque... Crack Joe était un brin contrarié lorsqu'il s'offrit une rasade de vin. Il pensait pouvoir le faire tressaillir de surprise mais les yeux du vieux avaient suivi son mouvement sans faillir.

"T'as fini ton numéro de comique mon gars ? Tu devrais savoir qu'à mon âge, on a les doigts qui tremblent. Je m'en voudrais de te trouer la peau involontairement..."

Le petite sourire narquois que le Doc' adressa à Joseph alors qu'il tirait sur son cigare démentait clairement tout ce qu'il venait de dire. Le vieux était loin d'être sénile et se contentait de rendre la pareille. Tu me mets la pression, je te menace. Normal comme introduction quoi. Maintenant il fallait passer aux choses sérieuses. Joseph, pour une fois, restait silencieux. La bouche légèrement entrouverte, il semblait attendre que le Doc' fasse la conversation. Un lapin qui passait par là fila sans demander son reste, il avait dû sentir la tension. Le Doc' paraissait bizarrement moins à son aise que quelques instants plus tôt et pourtant il était toujours du bon côté du colt. Il tira une nouvelle bouffée sur son cigare avant de se décider à continuer.

"T'as pas remporté le tournoi hier mon gars. J'ai bien cru que t'en avais assez dans la caboche pour pas te mettre en travers de ma route. Faut croire que j'ai eu tort..."

On atteignait l'instant fatidique. Joseph retint son souffle, il était tout prêt à expédier un Sound Blast à la figure du vioque si cela s'avérait nécessaire. Pourquoi ne l'avait-il pas fait ? Car il ne tenait pas à tenter le diable en pariant sur les réflexes du vieux sénile. Son doigt tremblait bien trop près de la gâchette à son goût. Alors Joseph gardait ses lèvres entrouvertes et désormais autour de la piscine, plus aucun animal n'était visible.

"Les deux valises que ton endimanché de collègue a récupéré au Casino hier, ça te cause ? Qu'est ce que vous en avez fait ? Et arrête avec cette tronche d'ahuri, tu sais de quoi j'cause. Lord Henry pétait une durite après son pognon perdu et moi le blé, j'le trouve bien mieux à sa place dans mes poches que dans celles d'un autre... Alors mon gars... Où est le fric ?"

Crack Joe haussa les épaules de l'air du type qui ne voyait pas le moins du monde de quoi on lui parlait. La mimique était grossière mais il se dégageait de l'ensemble une impression d’honnêteté incompréhensible pour un tel personnage. Il en serrait bien resté là mais l'arme pointait toujours dans sa direction et il sentait que le Doc' attendait d'avantage de sa part qu'un vague mouvement d'épaules.

"Franchement ? J'en ai pas la moindre idée. Dans les caisses du Spirit Lounge je dirais. Ou avec Ankoü, au quel cas il ne restera sans doute plus grand chose. J'sais pas si vous l'avez remarqué, mais le collègue a l'argent qui lui brûle les doigts. C'est qu'il est habitué au luxe le scribouillard. C'la dit, si vous êtes là c'est que vous n’avez pas dû réussir à l'loger, j'me trompe ?"

Le vioque sourit une nouvelle fois mais bien plus largement, révélant une dentition parsemée de dents en or et autres couronnes de plomb. Très lentement, il secoua son cigare de gauche à droite, geste universel signifiant "non".

"T'es totalement à côté de tes pompes. L'Ankoü je sais déjà où l'retrouver et comment le plomber si j'veux. La question pour le fric c'était... pour la forme on va dire. J'aurais aimé que ça soit une question de business. Tu sais un truc que j'veux savoir et tu veux pas causer alors je te mets une balle entre tes deux mirettes. Mais là le pire c'est que je te crois sincère... Alors bon, j'suppose que ça va définitivement être personnel comme histoire..."

Le vieil homme pointait son colt droit entre les deux yeux du boxeur qui ne manifestait toujours aucune envie de quitter son siège. Sa bouche entrouverte semblait moduler des sons inaudibles à l'oreille humaine. Mais cela ne semblait pas affecter le Doc' le moins du monde. Des couinements d'animaux apeurés se faisaient entendre depuis les fourrés voisins et Joseph manifesta enfin une réaction. Pas de peur, non, il s'agissait d'avantage d'un mécontentement. Il tiqua et cracha par terre.

"Fais chier, ça prend trop longtemps..."

"Ça prend trop longtemps ? Ah bah ça mon gars, on me l'avait jamais faite celle là ! T'es pressé de crever c'est ça ? Attends un peu, j'vais t'envoyer rejoindre mon Elza chérie. Fallait pas t'en prendre à la compagne du Docteur mon gars. Ton Corsaire de Boss est pas là pour t'aider et moi j'aurais mis les voiles bien avant qu'on retrouve ton cadavre."

Le Doc' tire une nouvelle fois sur son cigare puis, constatant que celui-ci était désormais fini, l'envoya à la flotte d'une pichenette. Son arme toujours braquée sur le Crack, il lui adressa son sourire cannibale. Celui qu'il réservait à ceux qui allaient mourir. Il n'était guère surpris que le blondinet se soit mis à sourire. Certains fous accueillaient la mort ainsi, il avait déjà vu ça. Pourquoi s'en faire ?

"Une dernière parole mon gars ?"

"Ouaip... C'est pas toi qu'est trop lent, c'est moi alors bon... J'vais devoir mettre la gomme."

Les sourcils du vieux chasseur se froncèrent. Le Crack allait tenter quelque chose. Il devait le flinguer, presser la détente, abattre. Là, maintenant, tout de suite. Tirer, il fallait qu'il tire. Il devait tirer ! Mais pourquoi n'y arrivait il pas ? Pourquoi est ce que tout son corps était comme paralysé. Qu'est ce que c'était que ce sentiment ? La peur ? De la peur c'est bien ce que c'était ? Mais pourquoi avait il peur ? Tout ce qu'il avait face à lui c'était un blond avec la bouche grande ouverte genre "je gobe des mouches" et qui grondait à voix basse comme un gros chat. Il n'y avait pas de quoi avoir peur, il allait le tuer ! Son doigt allait se déplacer et la balle partirait !

Le cri qui tue.
Spoiler:
 

Sans fermer sa bouche pour autant, Joseph se leva tranquillement de son transat au moment où le Doc' parvenait enfin à presser la détente, la balle allant se perdre dans le vide. Avec une lenteur toute calculée, Crack Joe fit le tour de la chaise où était assise Holliweek. Une fois derrière lui, le boxeur retira délicatement l'arme des doigts du vieil homme puis il posa ses larges mains autour du cou de l'homme, lui broyant presque les cervicales par sa simple pression. Le vieil homme tremblait de rage face à son impuissance momentanée.

"Tu vois Doc', j'ai mangé le Oto Oto no mi. Je suis devenu un homme sonique capable d'émettre toute sorte d'ondes sonores. En temps normal c'est maintenant que je t'aurais fait tout un discours pour t'expliquer ce que j'ai tenté de faire et comment je suis trop balèze mais là c'est pas un moment normal... Je veux dire... T'as pas vu dans quel état tu m'as mis hein ? Je tremble d'excitation à cause de toi !"

"Ah putain ce que c'est bon. C'est que t'as vraiment pensé que t'allais me buter hein ? T'as cru que tu pourrais me tuer, moi ?! T'es pas croyable Doc' ! T'es vraiment pas croyable ! Hahaha ! Allez mon vieux, supplie moi de te laisser vivre. Hahaha !"


"Tu te pensais en sécurité derrière ton colt hein ? J'suis trop balèze et tout le monde me connaît sur cette île. Y peut rien m'arriver tant que j'ai mon pétard heiiiin ?! T'as eu tort ! T'as jamais eu aussi tort de toute ta putain de vie !"

"Tu croyais que j'étais qu'un minable à la solde de Jack tout juste bon à me planquer dans son ombre et ben là aussi t'as eu tort ducon ! J'ai pas besoin de lui pour te buter. Et si y'a bien un type de personne que j'aime particulièrement tuer c'est bien les connards dans ton genre. Le genre de vieux péteux qui se croient plus fort que moi, qui se pensent en sécurité et qui se voient pas du tout mourir. Tu pensais que t'avais vu le pire avec ta maladie heiiin ? Si la maladie m'a pas eu, j'survivrai à tout. Que dal' ! C'est que tu me connaissais pas ! J'vais te montrer l'enfer l'ancêtre !"


Colère, rage, sentiments noirs et obscurs. Joseph commençait à piger le truc pour faire appel à ce pouvoir des élus qu'était le Haki. Plus il était enragé et plus cela lui venait facilement. Vu la situation actuelle et compte tenu du refus obstiné du vieil homme de supplier pour sa vie... Il n'allait pas tenir longtemps avant de se laisser aller à ses pulsions. Alors quand il "craquait" comme maintenant, faire appel au Haki était presque aussi simple que de claquer des doigts. Plus il parlait et plus il se sentait partir loin. Il n'avait qu'à se concentrer sur sa fureur pour la transformer en arme. S'il fermait les yeux, il pouvait déjà entendre les os du Doc' craquer. Penser au corps démembré du vieil homme le fit sourire encore plus largement. Il sentait le pouvoir affluer en lui. Il sentait ses mains se recouvrir de cette noirceur désormais presque familière. Il se sentait... puissant. Désormais fin prêt à profiter de la mise à mort du Doc', il rouvrit les yeux et contempla ses mains noires qui serraient fermement un cou tordu selon un angle plus qu'improbable. Déception et désappointement pour Crack Joe. Autant pour la mort lente et douloureuse qu'il désirait infliger. Joseph ne connaissait pas sa force... ou plutôt, il sous estimait encore la puissance que le Haki lui procurait.

"Et merde... C'était trop court ! Putain de vieux sénile !"
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Joseph Patchett
Crack Joe

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Lun 4 Nov 2013 - 12:34

Ah bah bravo Joseph. Là il avait fait fort. Comme si ce n'était déjà pas suffisant d'avoir balancé la catin de la veille à la flotte et d'avoir la vache marine ficelée à l'étage, voilà qu'il se rajoutait un autre cadavre sur les bras. Bon... Il fallait rester calme et méthodique. Le plan s'appliquait toujours, il allait larguer le cadavre du vieux en forêt et il mettrait ça sur le dos des sauvages si jamais quiconque s'avisait de l'interroger à ce propos. Tout allait bien se passer. Il n'y avait aucune raison que Jack apprenne ce qui s'était passé ici.

"Mais si j'te dis que j'ai entendu tirer."
"T'as trop picolé Maurice, tu serais pas foutu de reconnaitre la voix de ta propre mère."
"Fous toi de ma gueule si tu veux, j'aurais pas survécu dix ans sur Dead End si j'étais pas foutu de reconnaître le bruit d'un coup de feu."
"Même si t'as raison, c'est sûrement rien qu'un allumé qui a décidé d'tirer quelques coups en l'air pour faire la fête. Ca vaut pas qu'on lâche la partie comme ça..."
"Parle pour toi, moi j'trouve ça louche. J'te force pas à venir."
"Bla bla bla... Magne toi quand même, je suis sûr que cet enfoiré de Crapaud profite qu'on soit pas là pour truquer le jeu et nous plumer..."

Et voilà, il suffisait qu'il se pense en sécurité un seul instant pour que tout parte en cacahuète aussi sec. Deux des marins de l'équipage arrivaient. Crack Joe ne pouvait décemment pas s'en prendre à eux pour couvrir ses traces et pourtant il avait un cadavre particulièrement encombrant sur les bras. L'homme aux abois jeta un coup d'oeil inquiet à la fenêtre de sa chambre, la grosse n'avait pas intérêt à bouger pendant qu'il était occupé ailleurs. Au Cipher Pol on lui avait appris à hiérarchiser ses priorités. Il devait être capable de parer au plus pressé et, dans son cas, il s'agissait de planquer le cadavre à la vue des autres membres d'équipage.

Et hop, un corps sans vie qu'on balance dans les fourrés, un ! Le corps fut vite suivi par un Joseph désireux d'échapper au regard inquisiteur de ses camarades. Tant pis pour le beau costume qui, du fait de son plongeon dans les buissons, venait de se retrouver maculé de boue.

"Tu vois, je t'avais bien dit qu'y avait personne ici. On peut r'partir jouer maintenant ? "
"Mouais... C'est bizarre tout ça... T'en connais beaucoup qui laisseraient une bouteille de vin à moitié pleine comme ça toi ?"
"Une bouteille de vin ? Quelle bouteille de vin ? Héhé."
"Pirate ! Hahaha, allé c'est bon on y retourne."

De derrière son buisson Joseph remerciait sa bonne étoile. Ils n'avaient rien remarqué et il s'en tirait pour une demi bouteille. Bon... Le vioque était à peu près camouflé, il lui fallait désormais récupérer son autre colis.

Dans la Villa quasi déserte, les rares membres d'équipage encore présents faisaient la fête dans la pièce principale. Pour Crack Joe s'était une chance unique de réussir à sortir son encombrante amie de sa chambre. Pour se faire, il avait utilisé la méthode qualifiée "d'extraction en douceur". Cette méthode développée par les agents les plus rusés du Cipher Pol était très simple à mettre en oeuvre. Il suffisait de porter un bon coup sur le crâne de la cible à extraire, de doubler le coup pour s'assurer qu'elle soit bien dans les vapes, de l'enrouler dans des draps à la façon d'une tortilla, de ficeler le tout et de balancer le paquet au linge sale où une autre équipe se charge de terminer l'extraction. Une méthode imparable à laquelle Joseph était pourtant forcé de déroger, il n'avait pas de Team Beta pour l'aider là dessus. Alors bon... En avant pour se balancer le paquet sur l'épaule et sortir par la grande porte.

Une fois dehors, on récupère le cadavre qu'on installe sur son autre épaule et hop, en avant pour la jungle, sans guide, en costume trois pièces et avec un cadavre et une obèse assommée sur soi. Crack Joe n'a décidément que des bonnes idées.

Cette idée de se débarrasser des corps en forêt était d'autant plus saugrenue car Crack Joe restait un citadin avant tout. Elevé parmi les ordures du Grey Terminal, il avait vécu l'essentiel de sa vie à l'intérieure de ville bien délimitées. S'orienter en milieu urbain, il savait faire. Par contre une fois au milieu de la nature, comment était-il supposé se repérer ? Tous les arbres se ressemblaient et il avait n'avait jamais été scout lui. S'orienter grâce à la mousse qui poussait le long des arbres c'était bon pour les minables. Lui était un homme, un vrai ! Il n'avait besoin d'aucun truc pour avancer au milieu de la jungle et puis il était forcément ce qu'il y avait de plus dangereux dans cette forêt. Il ne craignait rien ni personne ! Bêtes féroces, chasseurs, sauvages, il les attendait de pied ferme ! Qu'ils y viennent tiens, qu'ils essayent un peu de le prendre par surprise pendant qu'il enterrait les deux corps (il avait toujours rêvé d'enterrer quelqu'un vivant, un rêve de gosse).

Minute papillon... Il était au milieu de la jungle, en pleine nuit, vêtu de son costume trois pièces maculé de boue. A ses pieds se trouvaient le cadavre du vieux avec sa tête qui regardait dans son dos et le gros tas de linge qui contenait le vieux poisson. Pourquoi avait il donc l'impression d'avoir oublié quelque chose... Pourtant il avait tout fait selon les règles de l'art et personne ne l'avait vu alors qu'est ce que... Oh merde... Il avait oublié la pelle... Bon... Il ne restait plus qu'à espérer que l'île abrite des charognards aimant la chair fraiche... Par contre cela signifiait aussi autre chose.

Un paquet qu'on défait, un drap qu'on retire, une paire de baffe donnée et revoici Ursula parmi le monde des vivants. Désorientée, la pauvre femme regarde autour d'elle sans comprendre où elle se trouve. Elle se raccroche donc à la seule présence familière, le blond.

"Joseph chéri, tu tenais à ce point à faire une balade romantique en forêt ? Il suffisait de le dire, tu n'avais pas à m'attacher... Joseph ? Mon chéri ? Pourquoi est ce que tu me regardes avec ces yeux ? Non ! Que fais... Ah ! Lâche moi ! Lâa..."

Crack
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