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All hail to the king

Rafaelo
Rafaelo
♠ As de la révolution ♠

♦ Localisation : Arcadia

Feuille de personnage
Dorikis: 9814
Popularité: - 1125
Intégrité: - 1080

Lun 11 Nov 2013 - 1:17


Comment passer les gardes, comment s’infiltrer jusqu’au coeur de l’endroit le plus protégé d’East Blue ? Pour les assassins qui vivaient là depuis leurs premiers jours, ce n’était pas une chose ardue. Ceux qui connaissaient les souterrains par coeur n’avait pas à se soucier du fait qu’ils furent inondés. Du moins, pour ceux qui ne possédaient pas de fruits du démon. Passer la première muraille n’était pas un problème, c’était la suite qui les mettait en danger. Mais pour leur leader, c’était une toute autre histoire. Fort heureusement, la tempête qui secouait le royaume de Goa aveuglait autant les gardes du palais que lui. Et, surtout, rendaient l’évolution d’une masse de fumée quasi invisible à l’oeil nu. Ce fut donc un simple trait grisâtre qui s’engouffra à travers les meurtrières du palais, étouffant et écrasant la première résistance qu’il lui fut donné d’affronter. Glissant sur les corps sans vie, l’assassin repris sa forme première en se relevant. Il était rentré et rien ne semblait pouvoir s’opposer à sa progression. Postée ça et là dans le palais, la garde avait était renforcée à outrance. Une dizaine d’hommes là où il n’en aurait fallu qu’un quelques jours plus tôt. Inutile de le nier, Rafaelo était attendu. Malgré cela, l’effet de surprise fut tel qu’il se débarrassa d’une grande partie d’entre eux avant même que l’alarme ne soit donnée. Et à ce moment là, il était déjà parvenu dans les étages inférieurs, marchant implacablement vers la salle du trône où siégeait sa cible. Plus d’une trentaine d’hommes reposaient dans son sillage, impitoyablement abattus par la main de fer du révolutionnaire. Un coup un mort, nul état d’âme. Aucun, pourtant, ne lui avait donné du fil à retordre : à croire que le coeur des forces du royaume s’étaient rassemblées ailleurs ...

Des couloirs sombres aux fenêtres barricadées et aux tableaux inquiétants. Le jour s’était levé depuis quelques minutes mais les nuages couvraient le soleil, pour masquer cette journée au reste du monde. Et des hommes qui, pour la plupart, ne faisaient que leur travail dans ce royaume décadent. Tout ce qui restait comme témoin du passage de Rafael, c’était la maigre fumée qui s’attardait sur le sol, par dessus les cadavres. Ce fut ainsi qu’il arriva enfin au rez-de-chaussée, passant à travers la porte comme un fantôme. Ses mains reprirent forme dans le dos des soldats gardant la porte, pour leur asséner un coup fatal. Retirant ses lames de leurs dos, l’assassin s’avança vers le centre de la pièce, gagnant l’allée centrale d’un pas calme. Sûr de lui. Les chandeliers jetaient sur la scène une lumière diffuse, jetant la plupart des coins dans l’ombre. Grâce aux sens étendus de son mantra, l’assassin devinait pourtant le nombre incohérent d’hommes qui se tenaient là. Il ne flancha pourtant pas, et s’avança vers l’homme qui l’attendait, sur son trône. Un homme au sourire inquiétant, tout autant sûr de lui que l’assassin. Rafael s’arrêta à quelques pas de lui. Le roi retint ses hommes d’un geste de la main. Un silence de mort régnait là. Des esclaves siégeaient à ses pieds, enchaînés et souffreteux, comme une insulte à la cause de celui qui se voulait justicier.


« Auditore ... Je m’attendais à te voir surgir d’un coin d’ombre, plutôt que de venir te suicider face à moi. » ricana le Roi, droit sur son trône.

Pour seule réponse, l’assassin fit jaillir sa lame secrète. Un sourire énigmatique se dessina sur ses lèvres alors que la garde royale dégainait leurs lames, tout en se rapprochant de lui. Le genre de sourire qui en disait long sur la suite des évènements. Il fit un pas vers le Roi, puis un autre. Et la garde se jeta sur lui. Des mercenaires pour la plupart, bien que beaucoup d’entre eux ne furent à même de se distinguer de la masse des autres. Aidé par son mantra, l’assassin semblait toujours posséder un temps d’avance sur ses ennemis. Parant des coups qu’il n’aurait pu voir venir, il dansait au milieu des combattants et sectionnait leurs artères, réduisait à néant leurs tentatives. Jusqu’à ce qu’en quelques dizaines de secondes, il ne resta à ses pieds que leurs corps inanimés. Concentrant de la fumée dans son poing gauche, il frappa violemment le sol, envoyant tous ceux qui étaient encore debout, quelques mètres plus loin, dans le décor. Se relevant au milieu de l’amas de corps, l’assassin toisa le Roi et avança d’un pas dans la fumée.

« Amusant ... » répondit le souverain, au moment même où l’un des esclaves qui siégeait à ses pieds hurla de douleur en s’écroulant, mort sous le contact de la main de son maître.

Un fugace instant de précognition sauva l’assassin d’une blessure certaine et il recula d’un bond au moment où l’un des cadavres se relevait en taillant l’air. Interloqué, Rafael leva un sourcil et considéra les hommes bardés de blessures critiques se relever comme si nulle douleur ne les retenait. Il tourna son regard vers le roi puis revint vers ses gardes se demandant quel maléfice se tramait là. Le premier des gardes s’avança et frappa. Écartant sa lame, l’assassin lui trancha la carotide, ce qui n’eut pour effet que de le faire saigner. Quel était donc ce maléfice ? Reculant sous les assauts de ces super-soldats, Rafael répéta ses tentatives. Un deuxième esclave hurla de douleur en s’effondrant aux pieds du Roi. Était-ce la conséquence de ses coups ? Rengainant sa lame secrète, l’assassin recula pour ne se faire que mieux encercler par la foule d’hommes. La plupart d’entre eux saignait abondamment, mais ne semblaient pas s’en préoccuper. Pourtant, leur agonie aurait dû être rapide, paralysés à terre par la douleur ... Un autre soldat, galvanisé par le recul de son adversaire, se jeta sur Rafael. Attrapant son bras, celui-ci le retourna et, profitant des réflexes du corps de sa cible, le força à lui présenter son dos. De son autre bras, il s’empara de sa tête et lui brisa la nuque d’un seul geste. Le soldat s’écrasa sans demander son reste. Ses yeux tournèrent dans ses orbites, cherchant l’assassin du regard, avant de se couvrir d’un voile annonciateur de sa mort. L’assassin plissa les yeux, le Roi lui rendit un sourire sanguinaire.


« Ils ne ressentent aucune douleur ... » grogna Rafael, se demandant de quel genre de pouvoir ou de drogue il s’agissait là.

Le souverain de Goa lui répondit avec un rire amusé, ordonnant à ses soldats de lui ramener la tête de l’assassin. La masse de guerriers se jeta sur lui sans demander leur reste. Plus difficile que prévu ... L’assassin décrocha d’un geste quatre bombes fumigènes qui pendaient à sa ceinture - il en avait fait une réserve conséquence en prévision - puis les lança en l’air. Dégainant ses mousquets, il tira successivement dessus, puis lança au loin ses quatre armes. Les bombes éclatèrent, couvrant la scène d’un nuage de fumée opaque puis se fondit dans la masse, profitant du couvert conféré. Là où les autres étaient aveugles, il se repérait comme en plein jour. On entendit alors plusieurs corps s’effondrer, précédés d’un craquement écoeurant. Fort de sa première expérience, l’assassin les rendait incapables de se mouvoir. Quant aux esclaves qui hurlaient de douleur, il ne pouvait rien faire pour eux pour l’instant. Il se tailla ainsi un chemin au milieu de la masse, jusqu’à se jeter lame au clair sur le trône, bien décidé à en finir au plus vite avec ce Roi récalcitrant. Camouflé par la fumée, il n’avait aucune chance de le louper.


« Pathétique. » répliqua le Roi, plongeant la main au milieu de la fumée.

L’assassin eut seulement le temps de voir la main gantée, recouverte d’une étrange matière noire, le saisir à la gorge avant de le plaquer à terre sous le sourire malsain de sa cible.



Faisant glisser une dague dans sa main, le roi la recouvrit de fluide et frappa la gorge de l’assassin. S’emparant du poignet de son adversaire, Rafael arrêta l’arme à quelques centimètres de sa peau, et s’ensuivit un bras de fer qui sembla durer une éternité. Autour d’eux, les hommes du roi commençaient à tomber, vaincus par la mort tant retardée. La fumée se dissipa quelque peu, pour révéler les deux hommes enchevêtrés dans un corps à corps serré. Le bras du roi commença à gagner du terrain jusqu’à ce que d’un coup de genou, l’assassin ne lui fasse relâcher l’emprise sur sa gorge. Profitant de l’ouverture, Rafael fit rouler son adversaire par dessus lui et se releva d’un mouvement. Il recula de quelques pas, se massant la gorge. Le Roi, quant à lui, ricanait. Les survivants se rassemblèrent autour d’eux. Il n’était pas stupide au point de ne pas mettre toutes les chances de son côté. Peu à peu la fumée leur tomba à mi-mollet. C’était bien plus que suffisant.

« Surpris ? Ah ah ah ... Tu ne peux rien face à moi, Auditore : je ne suis pas une larve comme le reste de ces misérables. » grogna le Roi, desserrant le col de sa chemise à jabot.

Puis il tira de son fourreau son épée longue, faisant face à l’assassin qui répliqua en tirant sa rapière de sa gaine. D’un bond, Edmure tailla dans la masse. Barrant le coup, Rafael le contint avant de le repousser en arrière. Un sourire mesquin se dessina sur les traits du Roi, alors qu’il claquait des doigts. Une violente douleur le pris à la cuisse alors, obligeant l’assassin à reculer et tomber sous la lame de son adversaire. Trois soldats se jetèrent sur lui, bien décidés à l’épingler à terre de leurs armes. Edmure se retira en boitant, tandis que Rafael disparaissait dans la fumée pour apparaître quelques mètres plus loin, se tenant la jambe et grommelant de douleur. Que s’était-il donc passé ? Son cou le brûlait, à l’endroit exact où le Roi l’avait attrapé. Et cette douleur à la jambe ... un fruit du démon ? Fronçant les sourcils, l’assassin se releva péniblement. Haki de l’armement, fruit du démon ? Mais qui était donc ce Roi ? La garde n’était donc pas son principal soucis ... et personne n’avait pu le prévenir ? Bordel ...


« Souffrance, souffrance ... hu hu hu ... » ricana Edmure, en attrapant un de ses hommes par le casque.

Il planta son épée en travers de sa poitrine, tirant un râle de douleur de la part de sa victime et l’assassin fut projeté à terre par la puissance de la douleur. Il ... ressentait cette épée fouiller ses entrailles. Cloué à terre par cette force invisible, il se sentait mourir et perdre conscience. Quel était ce maléfice ? Tournant l’épée dans la plaie de son soldat, le Roi Edmure la retira et jeta le cadavre à ses pieds. Rafael reprit un semblant de conscience et d’un bras tremblant, il para l’attaque de l’un des gardes, avant de l’envoyer à terre et de se jeter en arrière pour en éviter un autre. La douleur avait disparu en un instant, au moment exact de la mort du garde. Un fruit du démon, pour sûr. Il s’était vraiment senti partir, partageant la douleur viscérale du soldat. Ce Roi sacrifiait sans vergogne ses propres hommes. Ignoble. Cela expliquait ce que ses esclaves avaient vécu ... pourquoi donc étaient-ils morts ? Trop faibles pour supporter cette décharge de douleur ? Ou simplement évanouis : il n’avait pu le vérifier par lui-même. Se relevant, l’assassin souffla et fit de nouveau face au Roi qui le toisait de toute sa morgue.


« Perfide ... » gémit l’assassin, alors que le combat s’arrêtait de nouveau autour d’eux.

Les gardes l’encerclèrent une nouvelle fois. Cette douleur n’était, en vérité que fictive. Mais elle l’avait pris de cours d’une façon à laquelle il ne pouvait s’attendre. Comment tirer partie de cela ? Il voyait bien que l’homme avait besoin de toucher sa cible pour transmettre la douleur. Ou de la rediriger. Il avait du toucher les esclaves pour rediriger la douleur des soldats et les sauver de l’immobilité, des réflexes de leur corps. Il avait du toucher le soldat pour rediriger sa douleur vers Rafael. Et il l’avait touché lui aussi, comme en témoignaient les contusions sur sa gorge. Devrait-il le toucher encore une fois pour le faire souffrir ? Ce n’était qu’une impression, qu’une sensation : rien de vrai. Un fruit du démon axé sur la douleur ? Peut-être. Mais le Roi devait certainement avoir d’autres cartes dans sa manche. Lorsqu’il avait infligé sa première douleur à Rafael, il n’avait eu besoin de toucher personne ... mais il s’était retiré en boitant. Trop de variables, pas assez de certitudes. Pas la peine de compter sur le fait que le souverain allait expliquer à sa cible comment il faisait, c’était rêver éveillé. Rafael se redressa et observa d’un oeil ses adversaires. Ceux qu’il avait tués un peu plus tôt étaient restés au sol, preuve qu’il ne les rendait pas immortels. Il fallait reprendre l’aval sur ce combat, ne pas se faire dépasser par le nombre et les pouvoirs mystérieux de ce cruel monarque. Le pousser à faire une erreur, ne pas se faire avoir. Il n’y avait donc qu’une seule manière de gagner ce combat.


« ... Tu ne m’auras pas une seconde fois. » grommela-t-il en avançant d’un pas.

Prenant de l’élan, l’assassin gagna soudainement en vitesse et s’avança entre les gardes sans qu’ils ne puissent le toucher. Deux lames se fermèrent juste après son passage. Trop tard. Sautant pour éviter un autre assaut, il roula sur le sol pour se rapprocher du Roi. Limité par l’espace restreint occupé par les gardes, il ne put que faire tourner le pommeau de sa rapière pour frapper sa cible en plein estomac, le projetant dans les bras de ses sbires. Le souffle coupé, Edmure roula en arrière sous la force du coup, ce qui tira un sourire satisfait à Rafael. Juste avant qu’une violente douleur ne lui coupe à son tour le souffle. Il posa un genou à terre et trois épées lui transpercèrent le dos, ripant sur le dallage impeccable de la salle du trône. L’assassin se dégagea sans mal, protégé par l’intangibilité de son fruit du démon. Il enroula son coude autour de la tête d’un des gardes et lui brisa la nuque d’un geste sec de l’épaule. Une mort sans douleur qui tira un rictus courroucé au Roi. Se désincarnant, il passa à travers un autre garde et réitéra son geste, se protégeant des effets du pouvoir d’Edmure. Il avait visé juste. Si la mort était rapide et indolore, son adversaire ne pouvait le blesser ainsi.


« Bien vu, Auditore. Mais si tu crois pouvoir m’avoir ainsi ... il te faudra arriver à bout d’une légion ... » ricana le Roi, alors qu’une nouvelle foule de gardes s’engouffrait dans la salle du trône.

Combien étaient-ils ? Un combat démesuré. Un travail digne des titans. Goa n’était pas une ville sans ressources, et il y avait là assez d’hommes pour venir à bout d’une armée entière. Seulement il était un as de la révolution : l’élite. Il le savait, il le ressentait. Il ne pouvait flancher là, son courage était autant une arme que sa main. L’assassin inspira profondément et se mit en garde. Qu’ils y viennent. Il y avait une autre manière de lutter contre le Roi. S’il ne tuait personne, s’il ne blessait personne ... Sur le commandement de leur souverain, les soldats se ruèrent sur l’assassin qui leur passa à travers comme s’il n’avait jamais existé. Les lames se refermèrent sur le vide alors qu’il s’avança sans forcer contre son adversaire. Maculant son poing de fluide, le Roi frappa dans la fumée mais déjà Rafael s’était élevé dans les airs et avait repris son intégrité physique. Ne pouvant reformer son épée, il frappa Edmure sur la tempe, le forçant à mettre genou à terre. Juste avant de se retrouver lui même sonné par un coup de poing invisible d’une violence extrême. Rafael tituba en se relevant, devant s’aider d’une colonne pour rester debout.


« Alors, ça fait quoi de goûter à sa propre médecine, assassin ? » se moqua le Roi, en se massant la joue.

Ainsi donc, il pouvait faire partager sa douleur ? Intéressant. Donc lui aussi, il fallait le terminer en un coup ? Il maîtrisait le fluide, et frappait fort. Ce ne serait pas aisé. Le jeu se terminerait avec celui qui flancherait en premier. Soit. Rafael inspira. Il lui faudrait déployer tout son talent. Dire qu’il gardait cela pour Uther ... mieux valait rester en vie pour donner une leçon à ce cancrelat après tout. Le temps sembla se ralentir quelques secondes. La fumée autour de lui ondula légèrement, puis sembla tourner tout en s’arquant autour de lui. Quelque chose agitait la masse brumeuse, initié par l’assassin. Il fit jouer ses doigts et étendit ses bras. La fumée remonta doucement à lui, ce qui fit reculer d’un pas les soldats les plus proches. La peur de l’inconnu, la surprise ? Il n’en avait cure. L’assassin ferma les yeux, sa capuche jetant une ombre maussade sur son sourire amusé.


« Essaie de goûter celle-là, vermine. » le railla Rafael, ouvrant alors ses yeux brumeux.

Ses yeux avaient été substitués par une matière grise opalescente, lui donnant une apparence encore plus dérangeante. De sa bouche s’exhalait une étrange matière fumeuse. Toute sa force concentrée dans un seul coup. Soit.



La porte de la salle du trône craqua en son milieu puis s’ouvrit à la volée. Les battants claquèrent contre le mur avant de laisser pendre les imposantes portes sur leurs épais gonds. Le corps qui les avait fracassé en passant à travers rebondit sur les marches, avant de rouler jusqu’en bas de l’escalier de marbre qui menait au palais. Une fumée opaque masquait l’entrée du château, cachant la scène aux indiscrets. Succédant l’épouvantable vacarme qui s’en était produit, le silence avait suivi pour ne laisser entendre que le pas régulier d’un homme qui émergeait peu à peu de la fumée. La silhouette de l’assassin se dessina dans l’ombre jusqu’à être visible à la lumière des éclairs. La tempête faisait rage, mais la faible clarté en laissait suffisamment voir pourtant. D’un geste dédaigneux, il poussa la couronne qui trainait à ses pieds. Le cercle d’or roula péniblement jusqu’aux marches et dévala l’escalier pour dépasser la silhouette allongée du Roi. Le tintement de l’or sur la pierre sembla cependant le faire réagir. Tirant sur ses dernières forces, le Roi s’appuya sur ses bras et se releva un peu. L’assassin descendit tranquillement les marches, jusqu’à se mettre à la hauteur de sa cible. Il le retourna d’une main puis le saisit par le col, tout en le maintenant à terre. Edmure s’accrocha à son bras, tentant de pédaler des pieds pour se sortir de cette situation. La peur se lisait dans ses yeux, enfin.

« Qui ... es-tu ? Je ... Uther ne ... » commença-t-il.

« ... t’avait pas dit à quel point j’étais fort ? » termina à sa place Rafael.

« Je vais te faire une confidence ... moi non plus je ne l’aurais pas su, si tu ne m’avais pas poussé dans mes derniers retranchements ... » lui fit l’assassin, se rapprochant de l’oreille du Roi.

« Tu vas payer pour ton insolence Auditore, tout ... tout le monde connu sera à ta recherche, te pourchassera inlassablement pour ton crime et tes méfaits ... Tu ne vivras plus que dans la crainte de ta mort, pourriture révolutionnaire ... » lui cracha-t-il au visage, se débattant de plus belle.

Serrant les dents, Rafael raffermit sa prise et le força à rester tranquille. D’un geste, il dégaina sa lame secrète. S’aidant de son coude, il força le Roi à rester collé à terre. Déjà les voix inquiètes des soldats résonnaient dans le palais. Leur petit spectacle ne passait pas inaperçu. Et c’était tant mieux.


« Peut-être, mais les citoyens de cette ville ne vivront plus avec elle. Resquiescat in pace. » grogna l’assassin avant d’enfoncer sa lame dans le coeur de sa proie.

Une violente douleur lui perfora le thorax, jumelle de celle qu’il infligeait à Edmure Von Avazel, feu Roi du Royaume de Goa. Puis la faiblesse qui avait envahi son corps s’estompa peu à peu, chassant même cette chape de plomb qui avait failli le faire chanceler lorsqu’il avait commencé à descendre les marches de l’escalier. Le Roi avait tout tenté pour l’entraver. Sans succès. L’assassin relâcha sa proie, puis il se redressa, levant son visage vers la pluie qui crevait le ciel. À ses pieds, le sang de sa victime commençait à former une flaque qui glissait sur les pierres, avant d’être délavée par l’eau qui tombait. Il soupira, goûtant cet instant de répit, puis dirigea son regard vers la porte de la muraille d’enceinte. Le travail n’était pas terminé. On entendait de là la révolution gronder dans les rues et la bataille faire rage hors de la ville. Ceci n’était que le commencement. Le Royaume tomberait avant la nuit, il en avait fait le serment.


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