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Moi je suis expert en titres, mais nul en postes



Imaginez une longue ruelle. Imaginez un cheval galopant. Imaginez une bonne centaine de chapeaux. Imaginez autant de tête en dessous. Imaginez quelques vaches dispersées. Imaginez un poing dans la figure à la vitesse d'une locomotive un peu fatiguée. Maintenant arrêtez de rêver et concentrez vous sur Canard Un, dans la réalité, appréciant un repas délicatement préparé. Quand on mesure trois mètres et préfère l'acier bleu au cachemire, les repas ont l'habitude de s'accompagner d'adjectifs. Et si délicat n'est pas le premier que l'on accorderait à Phil, le cuisinier/barman/videur/concurrence de La Pintade Frétillante, force est d'admettre que face au marine, on commence à remettre en question notre utilisation du vocabulaire jusque là. Principalement les expressions "grand moustachu", "vieux con" et "pas commode". Entre les deux armoires à glace cependant, la discussion s'éloignait des meubles vintage. Si l'on peut qualifier de discussion une suite de grognement signifiant à la fois "voilà votre plat", "merci" et "bonne journée". Une interaction comme notre héros les apprécie, le moins sociable possible. On lui a souvent conseillé d'éviter les restaurants le midi, ses capacités pour la cuisine sont cependant limitées.

Tout comme celles de Phil d'ailleurs. Du moins lorsqu'il travail à La Pintade Frétillante. A la base videur professionnel, le jeune homme répondu présent lors d'une crise récente à base de cuisinier fusillé et de "on doit servir tous les clients en moins de dix minutes". Depuis sa brillante performance, le patron décida de le garder. Cependant, Phil est aussi le frère de Rob, propriétaire du Baron Improbable le seul autre restaurant de Bull Town ne faisant pas saloon à plein temps. Ainsi le fieffé personnage s'efforce de saboter la nourriture depuis maintenant plusieurs semaines. Jusque là personne n'a remarqué la différence. Canard n'étant pas exclu, vous n'avez pas à retenir cette information, de toute façon je vois pas comment je pourrais m'en servir plus tard pour quoi que ce soit.

Cela faisait désormais plusieurs semaines que Un patientait sur l'île, prêt à agir au premier message du QG. Le plus clair de son temps était passé à suivre des criminels légèrement couillons à travers la ville -à rue unique- pour identifier les différentes petites-frappes principales de la pègre locale. Une tâche plus difficile que prévue. Tous les hors-la-loi, aussi mineurs qu'ils puissent être, semblaient souffrir d'un complexe de supériorité quasiment digne de celui du Canard lui même. Et de l'autre canard par ailleurs, mais ne commençons pas à nous éloigner à nouveau. Dans tous les cas, notre protagoniste termina son repas et se lança dans le travail immédiatement. Il s'était rendu compte que la furtivité n'était plus vraiment son fort avec une armure gigantesque produisant autant de fumée qu'une locomotive -pas fatiguée cette fois-. Heureusement, se faire suivre par un gigantesque type avec le symbole de la Marine dessiné sur le bide pousse les criminels à se diriger vers un endroit avec un minimum de renforts. Jusqu'au jour où l'un d'entre eux, soit un peu plus malin que les autres, soit beaucoup moins avisé céda.

- Bon tu vas arrêter de me suivre vieux schnock !

Le poing d'acier se soulève. Vous pouvez recommencer à imaginer maintenant.

___________________________

Dans un grand bureau, dans le plus grand bâtiment de la plus grande ville sur Hat Island, Hector Gabril se retourne dramatiquement. Maire de Bull Town, il espère bien jouer le rôle. Il doit faire plus peur que les pires des criminels dans la ville. Il doit être plus mélodramatique que les pires starlettes du village. Ainsi lorsque les trois sous-fifres entrent, le pas pressé et l'air affolé, lui ne réagit pas. Garder son calme, c'est l'une des particularités du méchant. Le moustachu se contente de demander

- Oui ? Un problème ?
- C'est ce Canard dont on vous parle ! Il commence vraiment à nous casser les
- En effet, c'est problématique un marine mégalomaniaque...
- Bah ouais il est vraiment chiant ! Et puis l'autre jour, maman, il a
- OH L'AUTRE HE, IL A APPELE LE BOSS MAMAN !
- BWAAAH LA GAFFE, GROS BÉBÉ !


Hector, maintenant debout pour contenter la vue s'offrant par la fenêtre, se tourna doucement vers le second criminel. Avant de le prendre dans ses bras et le serrer délicatement contre son torse. Lui caressant les cheveux d'un geste rassurant, il ajouta doucement, une larme lui coulant de l’œil

- Ne t'inquiète pas mon fils, ne t'inquiète pas... Il termina après quelques secondes avec MAIS ATTENDS JE SUIS PAS TA MERE MOI, POUR QUI TU ME PRENDS DUCON ?! Pour finalement lui tirer une balle dans le bide avec un pistolet de poche.

- ... Canard donc.


Dernière édition par Canard Un le Lun 22 Déc 2014 - 0:41, édité 1 fois
    Ce matin, le juge Douillette, Jean de son prénom, était bien décidé à prouvé à sa femme Germaine, qu'il qualifierait selon ses termes de « mégère frigide à moitié timbré, si ce n'est pas totalement, nondidiou » , qu'elle avait tort. En effet, ce matin, une violente dispute avait éclaté dans ce qui est aujourd'hui le domicile conjugal, oui car auparavant c'était le domicile familial mais il y a peu le jeune Kevan trente deux ans a décidé de partir de son plein gré, plein gré qui fut aidé par des coups de balai procurés par sa chère et tendre moman. Bref, au cours de cette dispute, qui entraîna des victimes collatérales chez les assiettes, Germou, comme l'appelait son mari, accusa ce dernier de n'être qu'un ganache ivrogne n'osant jamais de nouvelle chose, alors, en voulant lui prouver qu'elle avait tort, et ne voyant pas ce qu'un truc chocolaté venait faire dans sa phrase, il attrapa un assiette et lui brisa sur le crâne prouvant ainsi qu'il lui arrivait de faire de nouvelles choses. En effet, auparavant, il lui aurait juste coller une beigne et elle aurait, comme le dit un certain penseur, baigner dans son sang. Une fois, les débris enlevés et mis dans une poubelle ,pour ne pas se faire engueuler quand il rentrera ce soir, le juge pris la route dans sa diligence bien décidé à prouver qu'il pouvait être innovant. Pourquoi est-ce que je vous raconte cela ? Car tout simplement, sans cela, il vous manquerait des données pour comprendre l'histoire et qui dit histoire incompris dit histoire pourrie. Oui, incompris n'est pas accordée, mais c'est pour ne pas tuer la rime.

    Me voilà, maintenant, débarquant sur l'île un sac à la main. Si vous vous demandez comment je sais ce qui est arrivé ce matin à ce juge que j'connais pas, je vais vous donner la réponse : c'est magique. Cette réponse s'appliquera aussi à toutes les autres incohérences sur lesquelles vous pourrez vous interrogez, merci d'avance. Du coup, m'voilà en train de débarquer sur Hat Island, Guide Marcellin à la main droite, sac à la main gauche, lisant ce qui se trouve dans ma main, la droite je tiens à préciser car je n'arrive pas encore à lire un sac et ce malgré un entraînement quotidien. Franchement c'est assez amusant, pour toute les îles, il y a de belles descriptions, des photos, des conseils mais pour ici, y'a rien, juste une page avec écrit en gros, ainsi qu'en majuscules les deux allant TOUJOURS de paire, « FUYEZ ». Je débarque donc du bateau. Devant moi une rue, derrière moi le bateau, ce qui est logique étant donné que j'viens d'en descendre en fait, à gauche un bar et à droite une chapellerie. Non c'est pas l'endroit où on prie, on n'y fait pas non plus brûler des cierges, c'est qu'une putain de boutique de chapeau. Donc j'avance dans la rue, car j'vais pas rester là, planter en plein milieu de LA rue grillant sous ce soleil de plomb. D'ailleurs faudra un jour m'expliquer le rapport entre le plomb et le soleil, car honnêtement là, j'vois pas. Alors j'avance comme on m'a appris à la faire quand j'avais six ans, oui j'ai eu un peu de retard, un pied devant l'autre, et je m'sens observé par tout un tas de mecs glauques. Pourquoi glauques ? Car chapeauté, ce qui pourrait expliquer la présence de toutes ces chapelleries vu qu'en plus de la première au début de la rue, j'en ai déjà vu deux de plus, ce qui fait trois sur moins de cent mètres là où un patelin normal n'en compte qu'un, et encore, tous les patelins, mais aussi et surtout car ils ont tous des têtes de cons, Il n'y pas de mots plus descriptif que celui là de ma situation.

    « Hey toi là !

    Mmh ? On m'interpelle ? Alors que, par instinct, mes jambes ont déjà commencé à courir, mes yeux retournent vers mon Petit Buté voir s'il n'y pas d'autre chose que le simple FUYEZ, car j'ai peut être raté un truc, c'est peut être une coutume chez eux le « Hey toi là », ou peut être que c'était juste un astronome qui voulait dire « étoile à …. » mais ça m'semble quand même peut crédible, vu qu'il fait encore jour.

    BAM !

    Au moment où mes yeux se préparaient à l'idée de regarder devant moi, tu vois pas que je mange un truc dans la gueule et que je tombe. Quand je rouvre les yeux je vois une sorte de truc en bois, probablement de l'acacia, ainsi que plusieurs gusses avec des six coups pointés vers ma fiole. Non, j'rigole, c'est pas de l'acacia, enfin j'en sais rien, j'ai juste dis ça car c'est le seul nom de bois qui m'est venu à l'esprit. Les plusieurs gusses, qui s'avèrent être deux en fait, me font signe de me lever et de me retourner. Ils ont des revolvers donc j'ferme ma gueule et j'obeis. Et là, y'a un petit avec un chapeau disproportionné, tellement énorme que je vois juste ses chaussures, de belles bottes d'ailleurs, ainsi qu'un de ses bras, s'il en a deux et si c'est pas le cas son unique bras tenant une pétoir.

    « À genoux. Sinon j'te vois pas »

    Leurs armes n'ont pas bougé, alors j'fais comme l'nain i'dit. Me voilà maintenant à sa taille et y'a un truc qui m'choque, ce n'est ni le calibre proche des côtes, ni le fait que si on pousse il roule, non c'est cette merde qu'il a autour du coup, ce n'est ni un cravate ni un nœud pap', c'est juste une ficelle avec un truc en fer. J'sais pas comment ça s'appelle, mais putain qu'c'est laid.

     Je me présente, je suis son Honneur le Juge Jean Douillette. Mettez lui des menottes !
    -Juge, on a pas de menottes.
    -Bon bah....

    Là il me met une droite.Après avoir vu le manque d'efficacité de son poing, je le vois qui prend son pistolet à deux mains.

    -Attendez m'sieur, j'veux bien vous suivre sans broncher, j'vous jure, mais m'tirez pas d'ssus soyez chics.
    -Bon, tenez le joug, on va le juger vite fait.

    Vingt minutes plus tard, ils ont déjà monté un tribunal de fortune, trouvé de la corde pour m'attacher et un arbre, j'sais pas pourquoi il est là, mais il leur semblait important qu'il y soit. Le juge Jean est là, en face, debout sur une vieille caisse luttant pour sa survie sous le poids écrasant de la justice, enfin ça c'est comme que je l'vois. Devant lui un mec debout et encore devant rien puis moi. Il s'éclaircit la voix.

    Mes biens chers amis, nous sommes...
    -On s'en tape ! PENDS-LE !!

    Comment ça « pends le » ? Ah, oui j'avais oublié d'vous dire que y'avait une foule en délire derrière, ça m'semblait inutile car la foule est, selon moi, à un tribunal ce qu'elle est à théâtre.

    -Bon vos gueules ou j'vous pends tous ! Bon, maintenant, passons au jugement. Monsieur...
    -Euh.... Jevta Cofresi.
    -Donc monsieur Jevtacofresi, vous êtes aujourd'hui accusé de violation du première et unique loi de Hat Island à savoir « Connard porte un chapeau ou crève ». Que plaidez vous ?
    -Euh, non cou-
    -Ta gueule on s'en fout. Vous n'avez pas de chapeau, coupable.

    Clap-Clap.

    Le marteau du juge s'abat sur le crâne du mec de devant dont c'était apparemment la seule utilité.


    -Vous êtes par conséquent condamné à...
    -LA PENDAISON ! LA PENDAISON !
    -Deux minutes, je réfléchis.

    Là, le juge Douillette s'met à cogiter, il s'était juré d'être innovant ce matin, mais ça fait déjà un demi-heure, doit-il l'être encore ? Le fait d'avoir pris du bacon aux œufs à la place des œufs aux bacons est-il suffisant ? N'ayant pas la réponse à cette question primordiale, il décide d'assurer ses arrières.

    -Je vous condamne donc à par conséquent à la.... la.... la..... Ah, je sais, la LAPIDATION !!!!
    -La quoi ?
    -Bonne question, quelqu'un sait ce que c'est ?
    -Euh, si, moi, c'est quand on tabasse un mec, mais qu'on le fait avec des cailloux
    -Parfait !

    Au même moment, y'a un vieux quasi-rachitique avec un chapeau qu'arrive, tout lentement, à la limite du ralenti. Une fois arrivé au niveau de juge l'ancêtre pose sa main entre sa bouche et l'oreille du petit gros et se met à hurler.

    -ON PEUT AVOIR PLUS DE MORT ! IL M'EN RESTE ENCORE VINGT À ENTERER SI TU M'EN DONNES PLUS J'AURAIS PAS LE TEMPS ET Y'AURA UNE INVASION DE RATS ET DE VAUTOUR COMME Y'A TROIS ANS.

    Le juge sait alors qu'il ne pourra pas appliquer son idée de génie, sa lapidation d'amour. Cependant il sait que me laisser repartir tranquillement ne serait pas innovant et qu'il ne pourrait pas clouer le bec à sa Germou, ne serait ce qu'au sens figuré et ça, il en peut s'y résoudre. Le Jean regarde donc aux alentours et voit sa porte de sortie, un convoi pour la CE.

    -Bon, dans ce cas, tu es condamné mon cher monsieur Jevtacofresi à devenir un esclave de la CE.
    -C'est pas eux qui fabrique la bibine à base de cactus ?
    -Si.
    -Ah cool. ATTENDEZ VOUS AVEZ DIT ESCLAVE ?
    -ESCLAVE ???!???!??
    -Oui.
    -Mais j'suis pas d'accord !
    -Bon tu te tais ou tu veux un trou dans le buffet.

    Il a une arme moi pas. Ma bouche se ferme. Le juge de son coté remonte dans son carrosse tout heureux et sautillant, y'a aussi un gosse qui passe avec des journaux et qui gueule.

    EDITION SPECIALE: LE JUGE DOUILLETTE REND UNE JURISPRUDENCE INEDITE EN CONDAMNANT À L'ESCLAVAGE !
    -J'en prendrais un.
    -Un billet m'sieur.
    -Tiens. Hey, mais y'a rien dedans la dessus, sale gosse !!!

    Là j'vois le gosse qui s'enfuit en courant un homme le poursuit derrière. Le petit va trop vite pour le vieux. Le vieux prend une arme et tire dans la jambe du gosse. Dur, mais amusant, vu que le gosse se pète la gueule après. Pendant ce temps un mec pointe sa pétoir vers moi et me fait signe d'aller vers des mecs enchaînés. Probablement des esclaves ou des gens avec des penchants étranges, j'aimerais tellement que ce soit la seconde solution. Alors j'avance. Lentement, très très lentement même, mais j'avance, comme si j'attendais un truc qui me sauverait, comme dans les dendenvisions. Sauf que plus je me rapproche du camion plus je me rappelle d'un détail que m'rappelait l'oncle Grundig « Jev, la vie c'est pas une dendenvision. » . Il avait raison, je me demande ce qui me fait le plus chier entre ça et le fait que j'vais devenir esclave. Le second truc plus probablement,mais le premier m'latte les couilles aussi.

    SPLOUMB !
    PAF !
    Un coup de feu,. Derrière. je m'retourne. deux mecs aux sols. Parmi les deux gusses celui qui me tenait en joug. Je lui colle un coup de latte. Puis deux autres, quitte à faire. Je me mets à courir dans La rue, les mains dans le dos attachées. C'est assez inconfortable pour tout dire. Là, j'vois un mec. Un vieux moustachu. Avec un chapeau. Et une armure. Attend, que fout un vieux avec un chapeau, une armure et une putain de moustache en plein milieu de la rue ?
    • https://www.onepiece-requiem.net/t5877-this-is-jevta
    • https://www.onepiece-requiem.net/t5700-jevta-cofresi

    Sur Hat Island on prend les jugements au sérieux. Tellement sérieusement à vrai dire que l'on ne peut pas s'empêcher de toujours donner la plus sérieuses des peines, la pendaison. Seulement parfois il se passe quelque chose. On est ému par l'histoire d'un badaud qui a volé quelques pommes. On se souvient avoir passé d'heureux moment avec Roberto et que peut être on ne devrait pas le tuer brutalement. Alors les habitants s'efforcent d'offrir un service rapide, de la même façon qu'ils sont habituellement prêts à pendre quelqu'un en moins de trois minutes après son jugement. C'est donc en un temps record qu'une place dans la diligence fut préparée pour la transportation du détenu. Le mot place en lui même n'est peut-être pas un grand mot, mais il a tout de même une lettre de plus que toit.

    On aura beau forcer comme on peut, il y a un moment où il faut se rendre à l'évidence. A moins d'investir dans des esclaves contorsionnistes, à partir d'un certain nombre, ça ne rentre plus. Cependant il est difficile de savoir si le coût d'individus avec ce genre de talent serait rentable par rapport à celui d'un bras cassé ou deux. Ainsi les transporteurs se contentent souvent de tasser comme ils peuvent en espérant qu'il n'y aura pas trop de dégât. Jusqu'à l'instant où le juge subit une crise de la quarantaine et ordonne le déplacement immédiat d'une raclure de plus.

    N'allez pas vous tromper, les vendeurs d'esclaves sont toujours heureux d'avoir une prise de plus. C'est le genre de business dans lequel les proverbes tel que "plus on est de fous, plus on rit", "deux têtes sous un même bonnet" ou "laissez votre passion vous mener à votre profession" -pour des raisons différentes dans ce cas- trouvent particulièrement leur place.

    C'est souvent à ce moment qu'intervient un personnage principal. Aider son prochain, l'empêcher de finir sa vie enfermé à s'occuper de champs, c'est bien une problématique de héros. Le notre cependant était bien trop occupé à donner des coups de pied aux culs. Multiple les culs sinon c'est moins drôle. Et les criminels commencent à se plaindre d’acharnement et harcèlement, et autres mots finissant en "ment" qui laissent prévoir du temps perdu dans un tribunal plutôt que d'autres culs frappés. Multiple encore une fois, sous peine de tomber dans une boucle. Pour éviter une telle entache à l'espace temps, le marine cherchait désormais un nouveau fessier sur lequel apposer sa trace de botte. Botte robotique qui plus est. Ses yeux se posèrent finalement sur le pirate. Ce dernier malheureusement n'était pas accompagné d'un écriteau "FORBAN" et le vieillard le confondit pour un honnête citoyen. Ainsi c'est plein de noblesse que Canard s'approcha des oppresseurs pour coller cette fois des poings dans les faces. Notre protagoniste, depuis son arrivée sur l'île, avait observé les coutumes locales. A savoir pendre le moindre voyageur, la plupart du temps pour des raisons pas du tout approuvée par le Gouvernement Mondial.

    Seulement, une fois débarrassé des sous-fifres aux tronches de méchants, c'est la foule qui fonça sur notre héros. La population de Hat Island n'apprécie beaucoup qu'on la prive d'un jugement. Qui plus est quand il est aussi inattendu et romanesque qu'une condamnation à l'esclavage. Dans sa jeunesse, Canard Un pensait que la meilleure façon d'éduquer un peuple se comportant mal était à coup de claques dans la face. Seulement, lorsque porte une armure mécanisée en acier, les claques se transforment facilement en ravalement de façade. Pour le visage et le mur le plus proche qu'on va percuter. Ainsi, plutôt que tabasser du badaud, le lieutenant se laisser enchaîner à son tour.

    - PENDAISON, PENDAISON, PENDAISON !
    - MAIS NON ABRUTI C'EST ESCLAVAGE !
    - Ah c'est remplacé définitivement ?
    - Oh bah j'sais pas trop.
    - C'est juste parce que tu sais pas ce que ça veut dire.
    - Ahah ouaip.
    - DÉFINITIVEMENT, DÉFINITIVEMENT, DÉFINITIVEMENT !
    - MAIS NON ABRUTI C'EST...


    Alors que les habitants continuaient de s'engueuler -dans ce qui se terminerait sans doute par une pendaison, ou mise en esclavage selon qui sortirait vainqueur de la dispute-, Canard subissait une baisse de son. Il était tiré en arrière, par quelques hommes armure oblige, pour être finalement déposé -balancé- sur le toit de la diligence. En compagnie du Jevta fraîchement sauvé, et aussitôt re-capturé.

    - Et bah crotte de biquettes, nous v'là en partance vers je sais pas où. Conclu le vieillard.