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L'Invincibile Gallena

Gallena Scorone
Gallena Scorone
•• Lieutenant d'élite ••

♦ Localisation : En mer

Feuille de personnage
Dorikis: 6720
Popularité: +561
Intégrité: 483

Mar 27 Jan 2015 - 10:52

- Je reprends depuis le début, comme cela on s'assure que tu as bien compris.
- Ne t'inquiètes pas, j'ai saisi.
- Tu es bien sûre ? C'est qu'il est très important que tu comprennes et retiennes. Ça pourrait changer le futur de ce monde, si tu peux le répliquer en condition réelle.
- Mais oui, bien sûr. C'est quand même moi qui ai développé ce raisonnement, tu n'as fait que m'aider à poser les jalons.
L'homme qui me parle se met à rire. Je n'aime pas trop son rire.
- C'est vrai, mais mets-toi donc à ma place une minute.
Je ris également. Mais ... pourquoi ? Y avait rien de drôle. Et ma réponse ..
- Je ne me mets pas à la place des fragments de mon imagination.
Ridicule.

Et ça fait une heure que ça dure. Difficile de dire à quoi ressemble mon interlocuteur, dans ce rêve. Son visage est flou, j'crois même qu'il changeait de tête régulièrement. C'est pas un rêve très bien ordonné, on peut le dire.
De toute façon qu'est-ce que ça veut dire quoi cette histoire de mouvement perpétuel ? A éviter de prendre des coups ? Déjà que je connais pas ce que ça veut dire ce mot, je ne vois pas pourquoi j'en rêve. Ça servirait à quoi ? Très important que je comprenne et retienne, mon œil. J'ai déjà oublié pourquoi.
Mais il est vrai que si je me déplace en permanence, je serais plus dure à toucher, donc à blesser, donc à vaincre. Mais je le savais déjà ça !

J'aime vraiment pas ce genre de songes. Après, je suis fatiguée comme si j'avais fait du sport toute la nuit. Même plus.
Encore heureux qu'une fois réveillée, je ne me souviens jamais de ces bêtises. Ça m'évite de réfléchir encore sur le sujet. Je suis active, j'ai vraiment pas que ça a faire. En plus c'est trop nul comme pensées. On s'ennuie en plein milieu.
Quand j'étais plus petite, que je faisais jamais de rêves comme ça, j'aurais jamais cru qu'on pouvait s'ennuyer dans ses propres pensées. Et en fait si.
Mais ça va encore, j'en rêve pas trop souvent.
J'vais pas passer trois années à parler de ce rêve, d'abord il me met pas en valeur, ensuite quand je cogite la nuit je suis fatiguée après et de toute façon quand je me réveille j'ai oublié à quoi je pensais. Presqu'à chaque fois.


Finalement, je me réveille. Enfin, on me réveille. Fin y a du bruit et ça me réveille un peu alors que j'étais bien à pioncer dans ma couchette. Sur ma couchette. Sais pas. M'fiche.
Y a du bruit et moi je veux dormir. Alors je me tourne sur le côté et enfonce mon cousin sur l'autre oreille, pour tenter d'atténuer les sons.
On n'a pas idée de faire du boucan à une telle heure ... même s'il fait grand soleil si je fais confiance à la lumière qui atteint mes yeux en se faufilant sous mes paupières même quand je les garde bien fermées. De toute façon, je parie que le soleil ment juste. Il le ferait pour m'ennuyer, il en est bien capable. Le vilain.
Et puis c'est pas mon affaire, moi je dors. Na.
...
Le bruit continue, plus fort.
....
Un matelot débarque et crie à ceux qui dorment encore de se lever, branle-bas de combat. Je suis pas concernée, je suis que passagère moi. Certes, je suis aussi caporal d'élite, je suis une marine et j'ai été acceptée sur le navire pour aider en cas de problème de sécurité. Mais ça ne me concerne pas, je parie que c'est une histoire de voiles tombée à l'eau ou ...
Je n'sais pas moi. Quelque chose du genre.

Mince, l'autre se rapproche. Il est juste à côté de moi. Va-t-en, va-t-en. Je ne suis pas là. Fais pas attention à moi.
Il me secoue l'épaule. C'est vraiment pas des manières, espèce de lustre. Moi je voulais dormir. Mais j'ai pas trop le choix, je crois.
Je me laisse tomber sur le dos, lâchant mon cousin. Je n'ouvrirais pas les yeux, je te donnerais pas ce plaisir, na. Sauf si tu le demandes poliment et que tu as une bonne raison.
Pourquoi moi, en plus ? Je parie qu'il y en a plein dans la pièce, qui peuvent encore dormir eux. C'est injuste.

- Eh. Faut se lever. C'est important.
- Gneuuh.
- C'est le capitaine qui m'a ordonné d'aller vous chercher..
- Gnarf...
- On a besoin de tout le monde sur le pont, vite.
- Gnsuipalà...
- Mais les pirates qui vont nous aborder, eux, ils sont là.
- Gnaten...

J'agite ma main devant son visage pour qu'il comprenne. Enfin, là où je pense que se trouve son visage. J'ai toujours pas ouvert les yeux. Il n'aura pas cette victoire.
Je peux être un peu mesquine, parfois. Mais là lui il m'empêche de dormir avec ses histoires de capitaine qui veut tout le monde sur le pont et les pirates qui ...
Les pirates qui ...
Et il ...
Quoi zut, il a dit quoi ?
J'ouvre les yeux et grommelle.

- Gnirate ?
- Oui des pirates. Vous comprenez pourquoi on a besoin de vous vite ?
- Pirate !

Je me redresse d'un bond et *Bomk*
Aïe aïe aïe aïe aïe ouille.

Aïe.

Ma tête.

C'était pas prévu ça. Pourquoi il n'a pas retiré sa tête lui ? C'était pas évident que j'allais devoir me redresser pour sortir du lit peut-être ?
Au moins lorsque j'ai suffisamment appuyé pour alléger ma douleur et que je dépêche de m'habiller malgré l'état d'endormie debout dans lequel je suis,  j'ai la brève satisfaction de le voir lui aussi se tenir le crâne, se tortillant au sol.
Il a l'air d'avoir eu plus mal que moi. Voilà, on ne vient pas déranger une jeune fille dans son sommeil, après on en paye les conséquences.

Mais c'est quand même pas bien pour lui. Ce n'est pas comme s'il avait vraiment cherché la bagarre, après tout. Et je ne frappe pas les gens qui ne veulent pas se battre. C'est pas bien.
Et puis ça ne se fait pas, voilà.
C'est pas de sa faute si je suis mal réveillée, si j'ai passé la nuit à réfléchir et si je suis toujours de mauvaise humeur quand j'ai passé la nuit à réfléchir.
En plus, je suis peut-être parano, mais j'ai l'impression que ce genre de rêves idiots arrive toujours quand on va me réveiller brusquement. La preuve, pendant les mois de formation avant de pouvoir rejoindre la marine d'élite, j'ai été réveillée presque tous les jours et presque tous les jours j'avais ces espèces de vilains cauchemars.
Autant te dire que pendant six mois, j'étais d'une humeur ex-é-crable.

Alors, une fois vêtue, je l'aide à se relever et le remercie d'être venu me réveiller. Lui assure que je ne lui en veux pas. C'est vrai, ce qui est fait est fait.
Et même si je lui en avais voulu, après le coup de tête qu'on a reçu tous les deux ... ça n'serait pas très sympa de ma part de lui en vouloir encore.

La pièce est vide, même si j'ai entendu personne la quitter. Y a pourtant un certain nombre de couchettes. J'ai du mal à y croire, tout le monde s'est levé avant moi ? Zut, ils vont coller une mauvaise image à la marine d'élite avec leurs bêtises de marins, non, de bateliers. Puisqu'ils sont sur des bateaux et pas dans la marine, c'est mieux.

Fin, si c'est vraiment des pirates, je ferais mieux de ne pas perdre trop de temps.
Alors je monte sur le pont. Pour voir.

Si ça se trouve, ils n'ont pas vraiment besoin de moi et je pourrais retourner me reposer. Ou peut-être se passe-t-il quelque chose de vraiment intéressant.
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Gallena Scorone
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♦ Localisation : En mer

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Intégrité: 483

Mar 27 Jan 2015 - 10:53


Quand j'émerge de l'intérieur du navire, ce que je vois c'est ... en fait je ne vois pas grand-chose. Tout le monde s'agite dans tous les sens, c'est la grande foire sauf que personne ne vend de lampe à huile ou de poisson frais.
Non, à la place ils essayent d'amener les voiles, relâcher les voiles, changer d'avis au sujet des voiles. Et essayent de se placer correctement face à un vent qui change de direction constamment et qui des fois ne souffle plus.

Moi, je vais voir le capitaine, pour lui en demander plus sur ce qui se passe. Le matelot qui m'a tiré du lit s'est retrouvé happé par d'autres ordres et c'est seule que j'arrive devant le seul maître à bord. Qui quoique maître se doit d'être juste et honnête, sinon sa maman elle serait pas fière de lui.
Mais après tout je ne connais ni cet homme ni sa mère, donc c'est pas trop mes affaires.

Quand je lui demande à quoi ressemble notre situation, il s'arrête de crier sur l'un de ses subordonnés un instant, pour me crier dessus tout en pointant du doigt une voile noire, appartenant à un vaisseau sans doute de pirates. En tout cas, c'est ce qu'il pense.
Moi j'hésite.
Il me montre le drapeau avec un crâne et deux tibias, en insistant.
Pourquoi pas hein. Faudrait leur demander.
Il m'affirme que malgré leurs efforts, les pirates dans leur navire plus léger, nous aurons rattrapé à la fin de l'heure. Il me rappelle la condition de mon embarquement, que je devais aider à assurer la sécurité de leur navire de marchand.
Ça me parait évident. En plus, si c'est des pirates, ils risquent de couler le navire. Et s'ils le coulent, j'arriverais jamais au port. Je ne veux pas être mangée par des poissons moi, non mais.

Pas question !


Je les attends avec impatience ces pirates, moi. Accoudée sur le bastingage, je les regarde s'approcher, pendant que les marines s'organisent et ont fini par oublier la fuite.
Ils se sont armés, mais on sait pas trop ce qu'il y a en face, ni s'ils sont nombreux.
Pour l'instant, on n'en a pas vu beaucoup, mais s'ils prennent le risque de s'attaquer à ce beau bâtiment, c'est quand même qu'ils pensent nous vaincre.
Les naïfs.

Je les attends de pied ferme, moi.
Ils ne s'empareront pas de la cargaison du bateau et ils ne le couleront pas.
Foi de moi-même.


Finalement ils nous abordent. Ou on les aborde. Enfin, les navires sont côte à côte et les équipages sur leurs ponts.
Ils sont moins nombreux que nous, mais ils ont l'air costaud.
Surtout le gros tout en noir-là .. c'est ... y a beaucoup trop de peau qui déborde, comme si c'était les mêmes vêtements qu'il portait quand il pesait cinquante kilos de moins. Si ça se trouve, il les a jamais enlevé, c'est toujours les mêmes.
Ça expliquerait pourquoi il s'habille en noir.
J'espère que je n'aurais pas à l'affronter. En plus, je parie qu'il est tout mou.

Leur chef, euh ... honnêtement j'ai beau être perspicace et observatrice, je vois pas lequel ça peut être. Peut-être le gamin brun avec son bicorne, auquel on a épinglé "Capitaine" dessus. Mais l'est bien trop petit pour être un capitaine, clairement. À mon avis, c'est un piège pour me faire croire que je sais qu'ils savent que nous savons que ... attends je m'embrouille-là.
Et quand je m'embrouille je me retrouve à réfléchir et après ça m'embrouille encore plus.
Bref, c'est sans doute pas lui le capitaine et je ne tomberais pas dans le panneau. Non mais.

Même quand il brandit un sabre et crie un défi au capitaine du vaisseau marchand.

- Je suis le capitaine Dan Fiona, terreur de cette mer, conquérant des hommes-canards, vainqueur du tournoi des six Poissons, porteur de l'effroi, the great bringer of the apocalypse. Je suis le capitaine Dan Fiona, le meilleur coupe-jarret que vous ayez jamais croisé, le plus violent bretteur à des kilomètres à la ronde, le plus courageux des forbans de l'océan.
Je suis l'étendard de la liberté et les marines ne peuvent que craindre ma main vengeresse. Je vole aux riches marchands et aux suppôts de l'oppression pour financer ma révolution et mon équipage et vous, comme tous, devez m'abandonner votre cargaison ou souffrir des conséquences irrémédiables !

- Va-te faire foutre petit con !! Rentre chez ta mère avant que je te tire les oreilles !!

La réponse du marchand fut claire, mais pas très polie. D'un autre côté, c'était un pirate à qui il parlait, donc c'était sans doute justifié.
Faudra que je me pose la question, un jour. Mais j'aurais sans doute oublié d'ici-là. Ce n'est pas bien important de toute façon.

- Me faire foutre, moi, ahah, que nenni. Mais je sais être magnanime et honorable. C'est pourquoi moi, le capitaine Dan Fiona, je vais vous laisser une chance de conserver vos vies et vos richesses mal acquises.
J'affronterais en combat singulier votre meilleur homme, et après l'avoir vaincu, votre cargaison deviendra notre par le droit du plus fort et du plus habile, donc du vainqueur.

- Tu te fiches de moi ?!

Le capitaine de mon bateau marque une hésitation. Mais il ajoute, plus doucement :
- Donnez-nous une minute, qu'on décide qui t'affrontera.

Le marchand improvise un conseil de guerre avec ses lieutenants, mais c'est bête. Ils perdent du temps, et franchement on n'a pas que ça à faire. De toute façon on sait déjà qui ils vont envoyer.
Je traverse l'espace entre les deux navires et pointe du doigt le pirate d'une façon drôlement héroïque.

- Bon du coup Jyprass tu vas aller t'en charger, c'est toi le plus costaud parmi nous. Y a bien la marinette, mais on sait pas ce qu'elle vaut, alors je veux que tu ...
- Pirate Dan Fiona, je relève ton défi ! ...
-  ... Chierie. Bon, changement de plan les gars, quand elle aura perdu on vend chèrement notre peau, et si on doit l'abandonner parmi les pirates tant pis pour elle.
- ... Je suis Gallena Scorone, caporal de la marine d'élite ! Je vais te vaincre, toi et tes ambitions mauvaises, pour la justice et l'ordre ! Car le mal ne peut triompher à la fin et je ferais mon devoir pour que votre fin se produise dès maintenant. Rends-toi maintenant pour pas te prendre trop la honte !
- Marine vraiment ? Vous n'en avez pas les insignes pourtant.

Hein ? Une rapide inspection me fait remarquer que j'ai oublié mon manteau à l'intérieur. Zut alors.

- J'ai oublié mon manteau ! De toute façon il m'aurait dérangé pour t'infliger la leçon que je vais te faire voir !
- Pas de problème. Votre choix est fait marchands. Je vaincrais cette fille et vos trésors deviendront les miens ! En garde caporal Gallena !


Les discours d'introductions étant achevés, j'agis rapidement. Pas question de perdre du temps. Je cours pour le rejoindre tandis qu'il brandit son épée hors de son fourreau. Enfin son sabre.
Faut que j'fasse attention, c'est dangereux ces machins-là. Ça coupe et tout.

Et même s'il n'a pas l'air de bien savoir s'en servir, faut se méfier. On sait jamais ce qui risque de se passer quand un fou sans entraînement agite une arme tranchante dans tous les sens. Alors je me méfie.

Quand je suis assez proche, je lui saute dessus, poing gauche en avant pour lui écraser son nez, le droit prêt à bloquer sa lame. Mais lui, il me contrarie. Il préfère se baisser pour éviter mon attaque dévastatrice.
Et je manque de peu de perdre l'équilibre.

Il me bouscule d'un coup d'épaule avant de se remettre debout. Pour le coup, je tombe bien. Lui se place devant moi, ricanant. Tu vas voir mon bonhomme. Gardant mon dos contre le sol et m'appuyant sur les bras, je projette mes pieds dans son menton en une magnifique chandelle.
Tu t'attendais pas à celle-là hein ?

Pendant qu'il recule, déstabilisé, j'en profite pour me relever.
Sur l'autre navire, les marchands m'encouragent. Sur celui-ci, les pirates crient des horreurs et soutiennent de leurs braillements leur capitaine.
Idiots, je suis la seule ici qu'il faut supporter. Ça se voit qu'ils ne me connaissent pas. De toute façon s'ils m'avaient connu, ils ne se seraient pas fait pirates. Ils auraient eu bien trop peur de tomber sur moi et ils seraient restés dans le droit chemin et la justice et ...

J'esquive un coup de sabre, puis une série qui tente de me découper en rondelles de carottes.
Ce méchant pirate ose me déranger dans mes pensées et veut m'attaquer alors que je ne fais plus attention à lui. C'est vraiment pas fairplay.
Mais c'est vrai que c'est un peu de ma faute, je dois rester concentrée sur le combat. Sinon, ça va finir comme à Shell Town et j'aurais mal à la tête.

Encore une attaque de sa part, que j'évite avec ...
Tiens non, je l'évite pas. Ça ... ça saigne ... et ça fait vachement mal.
- Mais ça fait vachement mal !!
- Excusez-moi princesse. J'oubliais que nous étions ici pour une tea-party.
- Une quoi ? demandais-je en tenant mon bras droit qu'il avait osé, tiens-toi bien, couper sur au moins trois bons centimètres de peau qui maintenant saignait atrocement.
Il me nargue, cet ennemi de l'ordre. Il s'arrête de sabrer et répond à ma question comme si n'on était pas en train de se battre.
D'accord c'est moi qui ait commencé à arrêter, mais c'est pas une raison de se moquer quoi.

- Une tea-party. On discute civilement et on boit du thé.
- Oui mais moi je bois pas de thé.
- Oui mais ... ce n'est pas vraiment la question.
- Non mais j'en bois vraiment pas. J'aime pas trop le goût de tisane que ça a.
- Eh bien, il est heureux que nous ne soyons pas à une tea-party alors ! Prenez-ça !

Notre affrontement reprend alors qu'il tente de m'embrocher comme un brochet. Pas question. Je lui décoche un coup de poing qu'il se mange en pleine bouffe.
Après ça, c'est assez confus. Aucun n'arrive à toucher l'autre pendant un moment, je crois que ça a bien duré une heure, peut-être même plus.
Et puis, je m'y attendais pas du tout à l'instant, il me frappe au bras, le même qu'avant. Mais il est fou, il va finir par me le trancher s'il continue à le couper. Sous la surprise, je m'arrête et regarde la blessure. Déjà que la première saigne encore un peu, là c'est pire. Il faut que je finisse vite.
C'est ce que je me dis.
Puis je me baisse, évitant vraiment d'un poil de cheveux un nouveau coup de sabre.

Là, je me rends compte que j'avais un peu fait une bêtise, à m'arrêter quand il m'a touché. Une grosse bêtise. Je n'aurais pas dû m'arrêter de bouger. Je recule un peu pour m'éloigner de son sabre. Ça fait un bout de temps que ça dure et on est tous les deux crevés.
Mais comme c'est surtout moi qui cours et lui qui a l'épée, c'est surtout moi qui suis crevée.
J'aime vraiment, vraiment pas faire ça, en plus j'ai déjà passé ma nuit à réfléchir, mais là j'ai pas trop le choix. Je garde mes distances tout en essayant de penser à un plan.

Tout en restant en mouvement, je réfléchis. Enfin j'essaye, mais à la place je repense au rêve de ce matin. Fin, à ce que je me souviens de ce rêve. Y a que le mouvement perpétutruc qui me revient à l'esprit.
Et là je me dis : Eh, c'était pas ce truc qui devait me faire éviter les coups si je bougeais tout le temps ?
Mais oui, c'est ça, je me suis arrêtée trop tout le temps, à avoir peur de m'approcher et lui tourner autour avec son sabre. Sauf que j'ai pas peur, mais j'étais méfiante. Et maintenant que je vois qu'il sait s'en servir, je me méfie encore plus.

Mais j'ai trouvé la solution, maintenant. Alors je peux arrêter de réfléchir et repasser à la bagarre. C'est mieux, ça me convient mieux, et c'est moins ennuyeux. La bagarre ça sert à quelque chose et on se fatigue pas pour rien. Alors que réfléchir, bah, ça vaut pas le fait de taper les gens. S'il avait pas eu d'épée, je l'aurais juste tapé plus fort et ça aurait été fini.
Alors que là, j'ai été obligée de réfléchir, quand même.

J'vais lui faire payer.


Je tourne autour de lui, tellement trop méga vite qu'il a pas moyen de me suivre en tournant sur lui-même.
Il tente de donner un coup de sabre dans le vide, en pensant qu'au pire je vais courir dedans, mais c'est pas ce qu'il se passe. Je réagis tout de suite et profite qu'il ait éloigné son arme et le bras tendu pour lui foutre un double coup de poing de la mort dans le coude.
Il lâche pas son arme, mais il fait une grimace salement moche. Ça lui va bien, vu que c'est un ennemi.

Je me glisse dans son dos et le frappe de l'autre côté. Puis je lui donne un coup de pied dans le tibia, juste pour me venger.
Je repasse de l'autre côté.
Il essaye de réagir, mais je frappe son épaule, gauche droite gauche droite. Je crois que ça fait "crac" à un moment, je suis pas sûre. En tout cas, il lâche son épée. Son sabre, je veux dire.

Je me place face à lui, un bref instant, le suspense est insoutenible. Insoutenable. Sauf moi, je sais que j'ai vaincu ce pirate. Je me mets à sourire.
Mais je m'arrête pas de bouger et de courir. Pas question de me faire blesser encore.

Lui, il sort un couteau, qu'il brandit de la main gauche. Mais en voyant comme il tremble, soit il a maintenant compris qu'il devait avoir peur de moi, soit il a vraiment mal à l'épaule, soit il ne sait vraiment pas se servir d'un couteau et il a encore plus peur de moi.

Peu importe, de toute façon au coup de poing qui suit je le projette par terre.

- J'ai gagné !
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