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La nouvelle recrue et ses nouveaux nakama

Yamiko
Yamiko
Prince de Lu | CDP de la B.N.A

♦ Localisation : Hungeria
♦ Équipage : Eagle Claws

Feuille de personnage
Dorikis: 4864
Popularité: +320
Intégrité: 240

Jeu 14 Mai 2015 - 19:04

La Danseuse du Vent
& Ses Nakama

[D'ICI]

Tout en caressant sa gorge en feu, comme si le geste pouvait soulager la douleur, la jeune borgne emprunta la direction donnée par le Chevalier blanc pour se rendre aux douches. Elle fut quelque peu étonnée par le nombre de couloirs que composait la bâtisse et se demanda où ils pouvaient bien mener. Elle avait été surprise de constater que le quartier général de la B.N.A. était équipé d'une salle de torture et se questionna si celle-ci ne servait qu'à tester la résistance des nouvelles recrues. Elle en doutait fort, vu comment la salle était équipée mais elle était curieuse d'en avoir la confirmation. Elle aura surement celle-ci bien assez tôt, si là n'était pas un secret bien gardé.

Après quelques minutes de marche, sans croisée âme qui vive, la jeune femme atteint enfin les douches qui étaient dépourvues de porte et étaient séparées par des cloisons qui ne montaient pas jusqu'au plafond. Les plus grands pouvaient donc voir aisément au-delà des murs. Des constats qui ne convenaient guère à la chasseuse de primes. On lui avait informé que les douches étaient mixtes mais, bien qu'elle ne connaissait pas la pudeur, elle avait passé l'âge de ne pas savoir ce qui pourrait arriver si une femme s'exhibait devant la mauvaise personne. Oubliant les détails dérangeants, car il lui était plus urgent de se laver, la jeune femme adossa son arme contre un mur avant de se débarrasser de ses vêtements et de son cache œil puis elle se glissa sous la douche du fond, tout en gardant son œil invalide fermé.

Revêtue des mêmes habits humides de sueur, car elle avait laissé ses affaires à l'auberge où elle avait pris le soin de réserver une chambre pour la nuit avant d'assister à son entretien, la jeune borgne venait à peine de remettre sa seconde chaussure que quatre hommes pénétrèrent dans les douches.

- Tient ! Tient ! Qu'avons-nous là !?
- Bonjour, lança la jeune borgne avec assurance, tout en rangeant son sabre dans son dos.
- Serais-tu la Danseuse du vent ?
- Je vois que les nouvelles vont vite !
- En même temps, c'est pas tous les jours qu'on accueille une jolie fille dans l'organisation. Ton intégration a déjà fait le tour de l'ile.
- Il me semble qu'il y a même des personnes qui viennent rarement nous rendre visite qui se sont déplacées exprès dans l'espoir de te voir.
- Tu parles de l'excentrique ?
- Entre autres. Les hommes éclatèrent de rire.
- L'excentrique ?
- Tu comprendras bien assez tôt !

Un des hommes commença à se déshabiller. Comprenant qu'ils étaient là pour prendre leur douche, la chasseuse de primes s'éclipsa pour se dirige vers la salle de répos. Lorsqu'elle franchit le seuil de la porte qui menait vers la pièce, tous les regards se retournèrent vers elle alors qu'un silence pesant fit. Pour la première fois, elle se sentait gênée, elle qui était pourtant habituée à être le sujet de l'attention, après avoir été une star de cirque. Alors que tous semblaient être figés, un homme aux cheveux arc-en-ciel se précipita pour se planter devant la jeune borgne, les mains sur les hanches. Il l'examina attentivement de la tête jusqu'aux pieds.

- Elle est moins mignonne que je le pensais ! L'homme étrange approcha ensuite son visage de la jeune femme pour la renifler. En plus, elle sent mauvais ! … Mais quelle déception !
- Heu … désolée mais j'ai beaucoup transpiré. Je viens de prendre une douche mais j'ai laissé mes affaires à l'auberge !
- À l'auberge ? Lança un autre homme qui vint les rejoindre. Tu peux dormir au dortoir tu sais !
- Il y a qu'un porc comme toi qui peut y dormir !
- Qu'est-ce que tu viens de dire là le taré ?
- Tu m'as très bien entendu !
- Vous n'allez quand même pas vous chamailler devant notre nouvelle recrue les gars !?

La seule femme présente se dirigea vers eux puis sans gêne, elle attrapa la jeune borgne par un bras pour la tirer vers une table. Elle la fit s'assoir de force sur un banc. Aussitôt un homme s'assit à côté d'elle tout en déposant une bouteille d'alcool sur la table, juste devant elle.

- Non merci, je ne bois pas !
- Tu ne vas pas refuser une bouteille offerte si gentiment ?
- Désolée mais je n'ai jamais avalé une seule goutte d'alcool !
- Alors c'est l'occasion d'essayer ! On va fête ton intégration.
- Navrée mais je …

Ses mots furent interrompus par la bouteille qui se retrouva dans sa bouche. L'homme la faisait boire de force. La jeune borgne n'eut d'autres choix que d'avaler le liquide pervers qui faisait gonfler à présent ses joues et qui menaçait de l'étouffer. Elle tenta ensuite de s'échapper mais un autre homme vint l'immobiliser, la tenant fermement au niveau des bras par-derrière, alors que l'autre continuait de la gaver. Du liquide coula le long des commissures des lèvres de la jeune borgne qui gesticulait dans tous les sens comme si elle était sur le point de rendre l'âme.

- Ça suffit les gars, vous allez la tuer !
- Tais-toi Fozia ! Laisse-nous nous amuser un peu ! … Si cela ne te plaît pas, tu n'as qu'à te casser !

Fozia:
 

La jeune femme pointa au niveau de la tempe de l'homme, une des nombreuses armes à feu rengainées dans des supports accrochés au niveau de sa cuisse droite, mais celui-ci ignora la menace. Sachant sas doute qu'elle n'oserait pas appuyer sur la détente. Ils travaillaient pour la même organisation et tuer un de ses collègues, même pour la bonne cause, serait pour la tireuse un aller sans retour en prison. Voyant que son intimidation ne fonctionnait pas, la jeune femme baissa alors son arme vers les pieds de l'homme qui cette fois-ci, comprenant que la menace était sérieuse, retira la bouteille de la bouche de la jeune borgne.

- C'est bon ! J'ai compris ! … Franchement, toujours à jouer la chieuse !

L'autre homme lâcha la nouvelle recrue qui tomba vers l'arrière mais des cheveux de toutes les couleurs vinrent entourer sa taille, stoppant sa course vers le sol. La longue chevelure multicolore appartenait à l'homme qui avait reniflé la jeune borgne. Celui-ci avait utilisé une des techniques du retour à la vie.


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Le lendemain, la jeune borgne se réveilla dans un lit d'une chambre qui lui était inconnue. Alors qu'elle examina la pièce, un mal de crâne l'obligea à interrompre son inspection. Elle ramena une main au niveau de sa tempe pour tenter de soulager l'élancement.

- Réveillée ? C'était Fozia qui fumait au bord de la fenêtre. Elle fixa la poitrine de la jeune borgne qu'elle avait déshabillée la veille, ne lui laissant que le bas de ses sous-vêtements, avant de la jeter sur le lit alors qu'elle était inconsciente. Je me demande comment peux-tu te battre avec des trucs aussi énormes !? Elle éteignit tranquillement sa cigarette avant de se diriger vers l'alitée qui avait remonté le drap jusqu'à son menton et qui la fixait telle une gamine égarée. Sérieusement, comment as-tu pu te laisser faire ainsi ? J'attendais plus de résistance venant de la Danseuse du vent … Qu'est-ce que tu serais devenue si je n'étais pas intervenue hein ? … N'oublie pas que tu as une dette envers moi à présent !

La jeune borgne se souvint de ce qui s'était passé la veille. Du moins jusqu'au moment où la bouteille s'était retrouvée de force dans sa bouche. Elle n'arrivait pas à se rappeler de ce qui s'était passé par la suite. Par les propos de la jeune femme, elle devinait cependant que celle-ci l'avait certainement sortie d'un sale pétrin. Il était vrai que, ne souhaitant pas offusquer ses nouveaux camarades, elle s'était laissé un peu faire.

- Merci !

Le son étrange de sa voix fit éclater de rire Fozia. Le contrecoup de sa torture étrange par le Chevalier blanc d'hier. À force d'avoir trop ri, elle avait perdu sa voix et l'alcool dont on lui avait ingurgité n'avait pas dû arranger les choses. Prononcer ce seul mot lui avait fait atrocement mal à la gorge. Décidément, le sort semblait s'acharner sur elle depuis qu'elle avait posé les pieds sur cette île. Elle qui n'était pourtant pas superstitieuse, commença à se demander si son intégration au sein de la B.N.A. n'allait pas lui porter la poisse. Ne souhaitant pas parler, la jeune borgne se rallongea puis tira le drap jusqu'au sommet de sa tête. Comprenant la situation, Fozia la laissa en paix.

Plus de deux heures plus tard, les deux femmes allèrent chercher les affaires de la nouvelle recrue à l'auberge, où elle avait réservé une chambre le jour précédent mais que finalement elle n'avait pas occupée. Après avoir pris de quoi tenter de calmer sa gueule de bois, la jeune borgne avait pris une douche avant de revêtir des vêtements propres prêtés par sa nouvelle camarade. Les accoutrements se résumaient à un t-shirt, qu'un de ses amants avait oublié chez elle, et un jean dont il fallait retrousser le bas pour que celui-ci ne fasse pas serpillère alors qu'elle était légèrement compressée au niveau des hanches.

Fozia lui avait proposé de rester chez elle en attendant qu'elle trouve un logement. La jeune femme possédait un petit appartenant dans la petite ville côtière car contrairement aux autres membres de la guilde des chasseurs de primes, c'était ici chez elle. La jeune borgne ne comptait pas se fixer ni sur cette ile, ni ailleurs mais elle ne refusa pas la proposition de sa nouvelle camarade. Choix qu'elle ne regretta point lorsque quelques jours plus tard, elle avait vu à quoi ressemblait le dortoir de la guilde. Endroit, où elle avait compté se poser le temps de sa halte au QG. Celui-ci était composé d'une dizaine de lits à une place, alignés en deux rangées séparées par un couloir assez large; les têtes des lits contre le mur. On disait que la pièce était nettoyée régulièrement mais la jeune borgne avait eu un sérieux doute là-dessus, voyant le bordel qui y régnait et sentant l'odeur de sueur et des pieds qui flottait dans l'air. Elle avait compris pourquoi on disait que seuls les fauchés et les radins fréquentaient le lieu. C'était un vrai nid des hommes désordonnés et peu soucieux de l'hygiène.

Lorsque les deux femmes firent de retour devant le domicile de Fozia, trois hommes de la guilde les attendaient dont celui avec les cheveux arc-en-ciel dont elle avait appris le nom par Fozia. Il se nommait Sunny, surnommé l’Excentrique de service par ses camarades.

Sunny:
 

- Qu'est-ce que vous foutez là ?
- Ne t'inquiète pas, ce n'est pas toi qu'on est venu voir mais la Danseuse du vent.
- Certes mais vous êtes devant chez moi alors dégagez !

Les hommes qui, décidément, étaient habitués à la personnalité explosive de Fozia ne l'écoutèrent point et quelques minutes plus tard, ils se retrouvèrent tous à se serrer dans son petit appartement.

- Franchement, tu ne pourrais pas prendre un logement plus grand ! On étouffe ici !
- Tu n'as qu'à sortir ! Il y a plein d'espace qui n'attend que toi dehors !

Face à la scène que montraient Fozia et Sunny, la jeune borgne ne put s'empêcher de lâcher un petit rire qui attira l'attention des deux protagonistes. Elle prit alors le calepin et le stylo dont elle s'était minus, le temps de retrouver sa voix. Elle griffonna quelque chose qu'elle montra ensuite aux autres. Il y était marqué "vous formez un joli couple !". Alors que les deux autres hommes éclatèrent de rire, Sunny explosa de colère mais personne ne fit attention à lui ; à part la jeune borgne qui avait l'air totalement égarée face à la nouvelle scène qui s'offrait à elle. Fozia s'était éclipsée sans un mot, pour aller cramer une cigarette, alors que les deux autres hommes discutèrent entre eux, sans accorder la moindre attention au râleur. Pour tenter de calmer le jeune homme à la personnalité bien extrême, la chasseuse de primes griffonna quelques mots à son intention mais son initiative eut l'effet inverse. Plus elle tentait de le raisonner, plus il s'énervait. Elle apprendra plus tard que la seule façon d'apaiser Sunny lorsqu'il était dans cet état, c'était de lui montrer ou de lui offrir quelque chose à son gout, autrement dis quelque chose de beau ou de kawaii à souhait.

Au coucher du soleil, la jeune borgne fut initiée à une des habitudes des membres de la guilde présents sur l'ile ; qui était celui de faire acte de présence au rassemblement du soir dans la salle de repos qui leur était attribuée au sein du QG. Un moment riche en jeux de paris, de bagarre et de commérage mais qui s'avérait parfois aussi propice aux informations précieuses aux chasseurs de primes qu'ils étaient. Des débats sérieux avaient également de temps en temps lieu, surtout lorsque le Chevalier blanc les honorait de sa présence. Un des rares moments où l'endroit était paisible.

Lorsque la jeune borgne franchit le seuil de la porte de la pièce, le mauvais souvenir d'hier dans ce même lieu stoppa son élan. Fozia lui demanda alors ce qui n'allait pas mais elle n'eut pas le temps de répondre que son bourreau de la veille s'approcha d'elles. Par réflexe, la jeune borgne se mit en position de combat. Ne souhaitant pas le laisser faire cette fois-ci, elle s'apprêtait à en découdre avec lui, sans même savoir le niveau de puissance de l'adversaire.

- Oula ! Tout doux ma belle ! … Je tiens juste à m'excuse pour hier. J'étais déjà un peu éméché alors je n'avais plus toute ma lucidité.

La jeune borgne accepta l'excuse, car elle n'était pas du genre rancunier, mais elle se méfia de l'homme ainsi que de certains d'autres de ses collèges, en qui elle n'avait pas du tout confiance. Comme partout, au sein de l'organisation on trouvait des bons, des brutes et … des idiots mais ils étaient tous ses nouveaux collègues.

Installée dans un coin où elle pouvait tout dominer de vue, la jeune borgne examina plus attentivement la pièce. Un mur était recouvert des avis de recherche sur les plus gros primés non arrêtés. Que des gros poissons qui n'étaient point à sa portée. Étrangement, la salle était dépourvue de bar. L'alcool, c'était les occupants qui l'amenait de l'extérieur. D'ailleurs pour les amateurs du liquide pervers, la soirée se terminait souvent dans un bar de l'unique ville de l'île, lorsqu'il n'y avait plus de quoi étancher leur soif sur place.

Ce soir-là, la jeune borgne avait appris pas mal d'informations utiles à la nouvelle qu'elle était. Elle eut même la confirmation sur l'utilisation de la salle de torture du QG. Effectivement, celle-ci ne servait pas qu'à faire passer des épreuves aux nouveaux arrivants. Elle appris aussi que la bâtisse possédait une prison où on enfermait les membres trop turbulents de la guilde. Les cellules étaient même dotées de granit marin pour calmer les utilisateurs des fruits de démon. On y trouvait également des diverses salles d'entrainement adaptées pour tous les styles de combat, car malgré l'apparence, le QG n'était pas une cour de récré lui avait-on affirmé, ainsi que d'une infirmerie mais aucune équipe médicale sur place. Les occupants du lieu se soignaient entre eux comme des grands.

Lors du rassemblement du soir, on avait parfois la bonne surprise de retrouver un camarade jamais vu depuis longtemps. Et par chance, ce soir-là la jeune borgne avait eu droit à un visiteur d'honneur. L'un des rares membres de la guilde dont elle connaissait déjà le nom et la réputation avant même que l'idée d'intégrer l'organisation ne s'était germé en elle. Un être qu'elle avait toujours souhaité rencontrer. Face à la présence divine, la jeune femme se leva brusquement, faisant tomber le verre de jus de fruits qu'elle était en train de déguster. Comme le soleil qui se lève après la tempête, la présence avait effacé de son esprit toutes les misères qu'elle avait essuyées depuis son arrivée en ce lieu. L'émotion lui donnait presque envie de pleurer. Elle n'arrivait pas à croire qu'il était bien là ; lui, l'Ange de la mort de la B.N.A., le rasoir des Blues …

L'Ange de la mort:
 
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