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Arrêtons le Bourrichon !

Yamiko
Yamiko
Prince de Lu | CDP de la B.N.A

♦ Localisation : Hungeria
♦ Équipage : Eagle Claws

Feuille de personnage
Dorikis: 4864
Popularité: +320
Intégrité: 240

Ven 5 Juin 2015 - 23:50

ROUND I
En Avant Les Compagnons !

Citation :
"Une alerte aux vols, vandalismes et maltraitances aux habitants des villages isolés par un voyou qui veut se faire une réputation a été donnée. Yamiko décide alors de mettre un terme aux agissements de l'homme et apprenant que celui-ci n'agit pas seul mais est à la tête d'une petite bande, Fozia et Sunny (membres également de la BNA) décident de l'accompagner."


Fozia et Sunny:
 

À leur arrivée, ce furent des regards malheureux des habitants désespérés qui les accueillirent. Après la localisation du vipérin et de ses larbins, grâce au réseau d’informations de leur organisation, la jeune borgne et ses deux compagnons, Sunny et Fozia, s’étaient hâtés pour se rendre sur le lieu mais malgré l’empressement, ils étaient arrivés trop tard. Un premier village avait été déjà ravagé. Après une demande de comptes rendus sur les dégâts, il s’avérait qu’aucune perte n’était à déplorer. Cependant, nombreux étaient les blessés, dont deux cas assez graves, des dégâts matériels incalculables et, sans surprise, des biens de valeur ont été emportés par les fielleux.

Comme le disait le rapport sur le criminel, le résultat de son passage démontrait que celui-ci semblait être un semeur de malheur sans être un tueur. Il se contentait de ravager les habitations et de torturer les habitants, sans chercher à les massacrer. Les quelques décès qui avaient été déclarés, lors de ses ravages précédents dans d'autres villages isolés, étaient des victimes des dommages collatéraux ou bien des courageux qui avaient osé tenir tête à l'assaillant.

Apprenant que les trois arrivants étaient des chasseurs de primes, certains villageois les accusèrent d’être les responsables de leur infortune, car ils ne faisaient pas leur travail leur disaient-ils. Pour ne pas attiser leur colère, aucun des accusés n’avaient protesté contre l’accusation non fondée ; alors que tous pensaient, intérieurement, que celui qu’il fallait blâmer était plutôt le Gouvernement Mondial. Ce dernier ne se préoccupait point de la sécurité des localités isolées comme celle-ci. Toutes les contrées qui avaient été ravagées, par le même groupe de malfrats, étaient dépourvues de poste de Marine, donc sans aucune sécurité. Eux, étaient des chasseurs de primes et non des gardiens de la paix. Leur travail était de capturer des criminels et non de protéger les habitants de ceux-ci; bien que là était une tâche que beaucoup d’entre eux tenaient également à exécuter.

Un vieux couple les implora de venir en aide à l’un des deux autres villages que composaient l’île et où vivaient leur fille et son mari ainsi que leur petit enfant. Les chasseurs de primes les rassurèrent qu’ils étaient là pour ça. Une déclaration qui fit encore plus pester ceux qui les accusaient d’êtres des incompétents mais une fois de plus, les trois compères ignorèrent le reproche irréfléchi. On leur informa que les bandits étaient partis il y a plus de deux heures. Le plus éloigné des villages se trouvant à peine à une heure et demie de marche, ils avaient sans doute déjà atteint leur destination et s’adonnaient surement, en ce moment même, à un nouveau carnage. Il n’y avait donc plus une seconde à perdre.

- Savez-vous vers quel village ils se sont dirigés ? Demanda la jeune borgne.
- Malheureusement non !

Penchés sur la carte de l’île qui était en leur possession, les trois chasseurs de primes étudièrent les accès vers les autres bourgs de l'île. Il n’y avait qu’un chemin principal depuis leur position et qui se séparait en deux, à environ trois kilomètres plus loin. Une situation qui compliquait les choses. Leur équipe déjà très réduite devra se séparer en deux, afin de mieux anticiper les choses.

- On va devoir se séparer. Vous deux, vous vous dirigerez vers celui-là et moi je me rendrai vers celui-ci ! La première équipe qui atteindra sa destination préviendra l’autre via le denden et interdiction de tenter quoi que ce soit avant qu’on soit tous réuni … à moins qu’une intervention d’urgence soit nécessaire. On doit jouer sur la surprise donc, l’équipe qui tombera sur le bon village devra rester cacher en attendant qu’on se retrouve. Il va falloir donc localiser la présence des cibles sans se faire remarquer, pas même par les habitants.
- Je peux savoir pourquoi c’est toi qui mènes l’opération ? Pesta Sunny, fidèle à sa personnalité râleuse.
- Dois-je te rappeler, à toi qui a un mémoire de poisson, que c’est elle qui a choisi cette mission ! Répliqua Fozia qui était toujours prête à prendre la partie de celui qui était en discorde avec l'Excentrique de service.
- Ce n'est pas une rai … Attends ! Tu viens de me traiter de poi …
- Ça suffit vous deux ! On n'a pas de temps pour vos disputes puériles ! Pendant que vous adonnez à vos enfantillages, des pauvres innocents sont surement en train d’agoniser ! … Sunny, libre à toi de suivre mon plan ou pas mais si tu fais foirer la mission, je te jure que je ferais ta fête !

Sans attendre la réaction de ses compagnons, la jeune borgne ouvrit le chemin qui menait vers les villages voisins en courant ; tout en espérant que ses compères feraient de même car ils avaient assez perdu de temps. Seulement, Sunny et Fozia se contentèrent de fixer son dos qui s’éloignait avant de se regarder dans les yeux. Le ton autoritaire teinté de colère de la jeune borgne les avait laissés sans voix. Depuis leur rencontre avec elle, c’était la première fois qu’ils l’entendaient parler ainsi et la découverte les laissait dans la perplexité totale ; c’était comme s'ils venaient de découvrir quelque chose d’inimaginable. Un comportement compréhensible quand on connaissait quel genre de personne était habituellement la jeune chasseuse de primes aux cheveux blancs. Un être qui ne haussait jamais la voix et qui avait tendance à s’effacer face aux disputes des autres. Seulement, comme tout être humain, elle avait aussi son côté rebelle. Elle n’était pas la gentille fille parfaite, pour ne pas dire complètement naïve, comme beaucoup le pensaient. Lorsque des vies étaient en jeu, elle devenait une tout autre personne, celle qui ne laissait aucune place au débordement et ses camarades allaient vite le comprendre.

- Je ne crois pas mes oreilles !
- Moi qui pensais que c’était un vrai ange … un parfait … avec zéro défaut !

Sans accorder la moindre attention au geignement de Sunny, Fozia partit à la poursuite de la jeune borgne et l'Excentrique de service l’imita aussitôt, après avoir lâcher un dernier braillement. Lorsqu’ils furent dans le champ de vision de la jeune fille aux cheveux blancs, qui les attendait à la bifurcation des chemins qui menaient vers les deux autres bourgades, celle-ci prit celui de droite et toujours en se hâtant. Comprenant le message, ses deux camarades prirent l’autre direction.

- J’espère que ça va aller pour elle !
- Je ne m’en fais pas en tout cas !
- Qu’est-ce qui te rend si confiante ? C’est la première fois qu’on effectue une mission ensemble.
- Je te rappelle que je suis sa colocataire donc je la connais mieux que toi ! Je peux te rassurer qu'elle pourra te faire ta fête ! Un sourire se peignit sur le visage de Miss gun.
- Ce n'est pas drôle ! Je n'ai pas envie de me fritter avec Yamiko-chan !
- Pourtant avec moi, tu ne te prives pas !
- C'est parce que t'es une vraie peste !
- Venant de toi, je prends cela comme un compliment mon petit Sunny !
- Mon petit Sunny ? Tu veux que je te tue ou quoi !?

Ignorant la nouvelle explosion de Sunny, Fozia accéléra les pas tout en riant. Chose qui eut pour effet d'attiser la colère de L'Excentrique de service ...


Dernière édition par Yamiko le Jeu 11 Juin 2015 - 14:20, édité 1 fois
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Yamiko
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Mer 10 Juin 2015 - 22:01

ROUND II
Un Combat Qui S'annonce Difficile

La jeune borgne était déjà en chemin pour rejoindre ses camarades, après avoir constaté que sa destination n’était pas la bonne, lorsque Fozia la contacta pour lui confirmer qu’ils avaient eu le bon lot. Miss Gun la rassura que personne ne les avait remarqué. La jeune chasseuse de primes aux cheveux blancs mis toute la puissance qu'elle pouvait fournir pour pousser ses jambes à sa vitesse maximum.

Cachés derrière des arbres, en bordure du village, non loin du chemin unique qui menait dans celui-ci, Sunny et Fozia attendirent l'arrivée de Yamiko comme programmé. De leur position, ils pouvaient voir des hommes armés sillonner sans aucune méfiance les rues du bourg assiégé. Depuis leur arrivée, les deux chasseurs de primes n'ont pu constater la présence que de quatre villageois. Sans doute, effrayés, les habitants s'étaient enfermés chez eux. Un réflexe naturel mais qui n'était pourtant pas toujours le plus sécurisant.

Une vingtaine de minutes s'écoulèrent lorsqu'un homme, bien plus baraqué que les autres, se manifesta, tenant sans ménagement une femme, d'un certain âge, par les cheveux. Fozia sortit un avis de recherche pour constater que c'était le criminel qu'ils recherchaient. Bourrichon, un être qui n'avait cure de l'honneur et qui prenait un plaisir malsain à bafouer celui des autres.

Bourrichon:
 

Un homme, d'à peu près le même âge que la captive, se mit à genoux devant le malfaiteur, pour le supplier de libérer la malmenée mais l'être méprisable posa un pied sur la poitrine de l'agenouillé avant de le pousser vers l'arrière. La victime s'affala sur le dos et n'osa pas se relever. Le vil personnage posa alors un pied sur sa poitrine et commença à l'écraser. De leur position, les embusqués ne pouvaient entendre ce qui se disait mais l'affalé semblait souffrir alors que Bourrichon semblait se réjouir. Ce dernier lâcha sa prisonnière qui se précipita vers le martyrisé et de ses simples mains, elle tenta misérablement d'ôter la jambe tortionnaire tout en pleurant.

- Il faut qu'on intervienne avant qu'on ne dénombre une victime de plus de ce porc ! Préviens Yamiko de la situation.

C'était pour pouvoir intervenir à temps, en cas de ce genre d'incident, que Yamiko les avait séparés et Fozia semblait l'avoir bien compris. Une arme à feu dégainée, la jeune femme se rapprocha de la grande place, qui servait de scène principale, tout en restant à couvert. Prudemment, la jeune femme se déplaça, usant des obstacles qui se trouvaient entre elle et ses cibles pour rester à l'abri des regards. Cachée par une charrette plein de marchandises et délestée de sa monture, une position stratégique qui n'était pas la plus proche mais suffisamment pour atteindre sa cible, s'aidant de ses deux mains, Miss gun tenta de viser le diable qui continuait de se délecter de l'agonie de sa victime. Elle était consciente que son intervention trahirait leur présence mais si elle réussissait à éliminer le chef, le reste sera du gâteau se disait-elle. Seulement, le destin ne souhaita pas lui accorder cette facilité car la pointe d'une épéé au niveau de son cou l'obligea à interrompre son action.

- Merde ! Râla Miss gun qui venait de se faire avoir comme un bleu.

Tout doucement elle leva les bras, en guise d'abandon, mais à peine s'était elle retournée que celui qui venait de la démasquer se fit étrangler par des cheveux multicolores. Lâchant l'arme qu'il tenait, l'homme tenta de défaire le nœud qui menaçait de lui prendra la vie mais en vain. Son corps se mit à trembler pour finir par cesser complètement de bouger. Le nœud se défit, l'homme s'écroula pour révéler un Sunny tout fier de lui. L'Excentrique de service venait d'user de sa capacité du retour à la vie pour secourir sa comparse.

- Tu m'en dois une ! Lança le sauveur d'une voix quelque peu hautaine, les mains sur les hanches.
- Comme si je n'ai pas assez sauvé tes fesses par le passé et puis je ne t'ai rien demandé !
- Tu n'es qu'une ingrate ! Je …

Sunny, qui n'avait pas pu se retenir de hausser la voix, alerta les ennemis. Bourrichon et ses hommes se retournèrent en direction de leur cachette. D'un signe de tête, le chef de la bande ordonna à ses sbires d'aller inspecter l'endroit suspect. Deux hommes dégainèrent leurs sabres tout en se dirigeant vers la charrette, derrière laquelle étaient postés les deux chasseurs de primes.

- He ben bravo ! Lâcha Fozia, d'un ton plein de reproche.

Ce à quoi il fallait s’attendre lorsqu’on faisait équipe avec Sunny se produisit. L’Exentrique de service n’était pas un agent dont il fallait envoyer en mission qui se reposait sur de la discrétion. Comprenant qu’il était inutile de continuer de se cacher, une arme à feu dans chaque main, Fozia sortit de leur cachette découverte pour aller accueillir les deux hommes qui se rapprochaient par une balle dans le ventre. D’autres sbires de Bourrichon se précipitèrent vers eux, les lames dégainées, mais Miss gun ne leur laissait pas le temps de venir jusqu’à elle. D’une dextérité qui démontrait sa longue expérience en maniement d’arme à feu, elle mit en hors d’état de nuire les assaillants un à un avec grâce et aisance. Par la parfaite maîtrise de son art, aucune balle n’avait été gaspillée. Toutes avaient atteint leurs cibles. De son côté, usant de ses cheveux, Sunny avait réussi à faire tomber autant d’ennemis que sa coéquipière. Ne souhaitant pas souiller son arme avec le sang des êtres qu’il trouvait fort ignobles, l’Excentrique se contentait d’étrangler ou d’assommer ses adversaires, en formant des boules de cheveux bien condensées qu’ils utilisaient ensuite comme des coups de poing à long porté. L’abondance de sa chevelure, lui permettait de les diviser et ainsi avoir la possibilité d’attaquer plusieurs cibles à la fois. Les deux protagonistes avaient donc des techniques adéquates pour un combat contre plusieurs adversaires.

Face à autant de pertes en si peu de temps, Bourrichon, qui ne semblait pas être un con, ordonna à ses hommes de cesser les assauts futiles. Saisissant sans ménagement ses deux victimes du moment par l’arrière du cou, tout doucement il s’avança vers les deux chasseurs de primes qui, par sécurité, étaient restés en retrait. Fidèle à son image d’un être sans fierté, il était prêt à utiliser les malheureux villageois comme boucliers. Les deux armes de Miss gun pointées sur lui et Sunny prêt à l’attaquer à tout moment, ne semblaient éveiller aucune peur chez Bourrichon.

- Ben alors ? Qu’est-ce que vous attendez pour attaquer ? … Ne me dites pas que vous tenez à la vie de ces vermines ?

À ces mots, il resserra ses gros doigts autour du cou des pauvres villageois qui lâchèrent des cris d’agonie tout en gesticulant dans tous les sens. Leurs petites mains tentaient vainement de défaire celle qui était en train de les supplicier alors que Bourrichon éclatait de rire ; tout fière de son acte bien vil. Deux cordes qui vinrent s’enrouler, sans crier gare, autour de son cou obligea l’ignoble personnage à se taire. Il lâcha ses victimes pour tenter d’empêcher le nœud de se resserrer. Les deux malheureux villageois s’affalèrent, inconscients, sur le sol alors que Bourrichon tentait de se défaire de son supplice. Depuis le toit du bâtiment qui se trouvait non loin derrière le mécréant, les deux mains tendues vers l'ennemi, la chasseuse de primes aux cheveux blancs avait usé de sa capacité du rope action pour saisir celui-ci, par la partie la plus vulnérable de son corps dans sa position actuelle.

Lorsqu'elle avait atteint le village assiégé, la jeune borgne avait constaté que ses deux camarades étaient déjà en action. Après avoir analysé rapidement, la situation, le terrain et les positions des personnages principaux, elle avait contourné la grande place qui servait de champ de bataille, avant de se hisser, discrètement, sur le toit de la maison qui se trouvait derrière Bourrichon. Une position loin d'être discrète mais au moins elle avait réussi son coup. Elle espérait juste qu'elle n'était pas intervenue trop tard. Silencieusement, tout en tenant fermement les cordes qui étaient sorties de ses manches, elle priait que les deux villageois inertes étaient toujours en vie.

Alors que Sunny s'occupait des sbires qui ne voulaient pas les laisser en paix. Profitant de l'ouverture vers la cible principale, en chasseuse de primes expérimentée, depuis sa position, Fozia tira sur le chef de la bande en difficulté avec ses deux armes à feu mais au même moment, de ses deux mains, Bourrichon saisi les cordes, qui tentaient de l'étrangler, par-derrière puis, de toutes ses forces, il tira brusquement sur celles-ci. Face à la différence de force brute et l'action fortuite, la jeune borgne s'envola vers l'avant, par-dessus Bourrichon. Tout en étant en l'air, elle relâcha les cordes, avant que l'ennemi ne les utilise contre elle puis, usant de son agilité d'ancienne acrobate aérienne, qui lui avait valu le surnom de la Danseuse du vent, elle effectua un salto pour amortir sa chute entre Bourrichon et Fozia. À Peine ses pieds touchèrent le sol, par anticipation, la jeune borgne effectua une succession de roues pour sortir de la zone de tir de Miss gun mais celle-ci n'avait tiré qu'une fois, simultanément avec ses deux armes. La trop longue distance qui séparait la tireuse de sa cible, permit à cette dernière d'éviter les projectiles, en se déplaçant tout simplement sur le côté.

- Merde ! Pesta toute seule Fozia.
- Je ne sais pas qui vous êtes et je ne veux pas le savoir mais je vous conseille de retourner d'où vous venez bande de bouffons !

Tout en mettant à terre des bras cassés qui tentaient de les atteindre, les trois agents de la B.N.A. écoutèrent les paroles vaniteuses de Bourrichon tout en essayant de se regrouper.

- Je vais m'occuper de lui. Je vous confie les autres et la sécurité des villageois. Lança la jeune borgne, lorsqu'ils firent assez proches les uns des autres et ce, tout en continuant de mettre à terre des affidés qui ne valaient même pas un clou de l'ennemi.
- Tu ne crois pas que ça serait plus raisonnable qu'on finisse d'abord avec ses sous-fifres puis l'attaquer ensemble ?
- Tu crois vraiment qu'il va nous laisser massacrer ses hommes sans intervenir ? Il n'a certes aucun honneur mais il est loin d'être un idiot.
- Mais il est bien trop dangereux Yamiko-chan !
- Je sais mais on n'a pas le choix !

La jeune borgne était bien consciente que le combat qu'elle allait mener ne serait pas aisé mais elle ne fuirait pas face à l'adversité. Bourrichon n'était pas armé, sans doute ne savait-il pas manier aucune arme, mais il semblait être doté d'une puissance brute à ne pas sous-estimer. Le muscle de son cou était tellement dur, tout comme semblait l'être sur toutes les autres parties de son corps, que les cordes n'y avaient laissé aucune séquelle. Le combat opposera donc la force d'un éléphant et l'agilité d'une lionne ...
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Dim 14 Juin 2015 - 1:16

ROUND III
Bataille Décisive

Laissant les sbires à ses compères, la jeune borgne rengaina son arme dans son dos, tout en se détachant de ces derniers. Tout doucement mais assurément et avec prudence, elle s’avança vers Bourrichon pour s’arrêter à une bonne distance de plus de quatre mètres de celui-ci. Dans une face à face, elle n’était pas du genre à attaquer en premier mais plutôt du style à laisser l’adversaire venir vers elle ; tout en étudiant le déplacement de l’ennemi afin de tenter d'y déceler une ouverture. Son point fort résidait dans son sens d’analyse et son réflexe qu’elle avait pu aiguiser depuis son plus jeune âge, lorsqu’elle avait commencé à s’entraîner en tant qu’acrobate aérienne et qui aujourd’hui étaient devenus des atouts pour son métier de chasseur de têtes. Sa souplesse et son agilité lui conféraient également des avantages mais ceux-ci ne lui mèneraient pas bien loin sans les deux premières aptitudes. Un bon sens d’analyse permettait de réduire les erreurs, qui menaient souvent à l'échec si ce n'était pas vers la mort, et le réflexe était un moteur naturel qui faisait mouvoir le corps au moindre danger. Maintes fois, ces facultés lui avaient sauvé la vie.

- Alors c’est toi que je vais envoyer vers l’autre monde en premier ?

L’homme ramassa les cordes, délaissées plus tôt par l’utilisatrice du rope action, puis il se mit à en enrouler une partie d'une extrémité de chaque autour de ses mains avant d'en saisir fermement un bout. Il fit ensuite claquer les cordes tels des fouets. L'initiative de Bourrichon laissa la jeune borgne dans une légère perplexité, tout en n’étant pas très fière d’elle. Sans le vouloir, elle venait d’armer son ennemi contre elle. Elle étudia les mouvements qu’effectuait l'homme avec ses armes improvisées et trouva ceux-ci assez brouillons malgré les claquements bien menaçants. Il avait sans doute déjà utilisé un fouet de sa vie mais surement pour en faire son arme de prédilection. Chose qui la rassura un tantinet mais pas complètement car l’homme semblait posséder une capacité d’adaptation à ne pas négliger, en plus de sa force brute intimidante. Bourrichon ne paraissait pas un de ces tas muscles sans cervelle mais un baraqué bien réfléchi. La jeune chasseuse de primes allait devoir doubler de prudence si elle souhaitait sortir victorieuse de leur combat.

Tout en fouettant rapidement les cordes l’une après l’autre, de l’extérieur vers l’intérieur, Bourrichon s’avança vers la chasseuse de primes qui ne semblait pas vouloir venir d’elle-même vers lui. Cependant, adoptant une stratégie qui lui paraissait plus adéquate au vu du changement de la situation, la jeune femme se précipita vers l’homme tout en dégainant, de son dos, son sabre à double lames. Lorsqu’elle fut à la portée des fouets de circonstance de l'ennemi, de ses deux mains, elle planta la pointe de son arme dans le sol, tout en décollant ses pieds pour les maintenir à la verticale, dans l’alignement du sabre. Une position qui révéla à ceux qui traînaient dans le parage le dessous de ses sous-vêtements mais l'instant fut bien bref car au même moment, les cordes de Bourrichon, qui n’avait pas anticipé l’action de la chasseuse de primes, s'enroulèrent, tour à tour, autour des lames de l’arme blanche de la perchée. Le poids de cette dernière, permit à son outil de combat de s’enfoncer assez profondément dans la terre que lorsque son adversaire tira sur les cordes, celles-ci finirent par se couper au lieu d’entraîner le sabre. Alors que les liens se rompirent, Bourrichon tituba vers l'arrière. Profitant de l'ouverture, la Danseuse du vent termina sa roue, en ramenant ses pieds sur le sol, du côté de l'ennemi, après avoir balancé ses jambes du côté opposé pour prendre de l'essor afin d'atterrir le plus loin possible. Dans l'élan, de ses deux mains, la jeune femme extirpa son arme du sol pour l'abattre, dans une ligne parfaitement verticale, sur son adversaire mais celui-ci se pencha vers l'arrière tout en bloquant entre ses mains les lames qui menaçaient de le fendre. Face à la tentative qui venait d'échouer de son ennemi, Bourrichon afficha un sourire satisfait.

- Je te félicite gamine ! Tu as failli m'avoir !

Tout en exerçant une pression vers le bas sur le sabre, dans l'espoir que ce dernier réussirait à traverser le bouclier de force de l'ennemi, la jeune borgne se contenta de fixer le dédaigneux d'un regard dans lequel se lisaient une concentration et une détermination inébranlables. Comme à son habitude, elle ne se permettait aucune déconcentration, surtout pas face à la provocation de l'ennemi.

Concluant que sa tentative actuelle ne mènerait à rien, de toutes ses forces, la jeune borgne poussa brusquement le sabre vers l'avant, s'aidant de la puissance de ses jambes en plus de celle de ses bras. Les lames glissèrent entre les mains de Bourrichon mais, avant que les pointes du sabre ne l'atteignirent, dans un relâchement de force brute, l'homme tendit soudainement ses bras, tout en coinçant toujours les lames entre ses mains qu'il libéra ensuite au dernier moment dans l'expulsion. Face à la puissance du rejet, la jeune borgne chancela vers l'arrière et elle n'eut même pas le temps de retrouver l'équilibre qu'un coup de pied dans le ventre l'envoya s'écraser sur un étalage de fruits et légumes qui s'effondra sous le choc. Une douleur, mais loin d'être lancinante, se fit ressentir au niveau de son ventre. Le coup lui aurait pu être fatale si Bourrichon en avait eu la maîtrise mais le vilain ne semblait pas être un expert en art martial mais juste un combattant qui ne comptait que sur sa force brute. Une puissance qui aurait pu tout de même la mettre à mal si son ventre n'avait pas été bétonné durant ses entraînements.

Sachant qu'il n'était pas bon de rester dans sa posture vulnérable, la chasseuse de primes releva le buste. Juste à temps pour constater que Bourrichon prenait, à deux mains, un fût qui semblait bien rempli, surement de l'alcool qui était destiné à la vente. Depuis sa position, l'homme jeta le récipient vers la jeune borgne puis en prit un autre aussitôt. Après avoir étudié la trajectoire de l'objet, la Danseuse du vent roula sur le côté puis d'un balayage aérien rapide des jambes, elle se mit debout, de justesse pour pouvoir fendre en deux, avec son sabre qu'elle n'avait pas lâché prise un seul instant, un nouveau tonneau qui avait menacé de l'écraser. Un autre vint l'assaillir mais elle esquiva celui-ci avec aisance, maintenant qu'elle était de nouveau sur ses jambes, qui, mariées à son réflexe aiguisé, étaient sans aucun doute ses meilleurs outils dans un combat. Sans avoir eu le temps de constater ses vêtements tachés des jus de fruits, elle fonça en direction du lanceur des projectiles peu banals, tout en rengainant son sabre dans le dos. Avec grâce et agilité, elle esquiva les quelques fûts qui menaçaient de l'atteindre dans son déplacement.

Une fois à quelques mètres du chef des malfrats, elle attendit que celui-ci lançât un nouveau tonneau pour plonger vers lui, pieds joints en avant. Alors que le récipient se fracassa sur le sol, Bourrichon se mangea le coup en plein ventre. Cependant, malgré la force de l'assaut, l'homme ne tomba pas mais recula tout simplement, faisant des grands pas en arrière, pour ne pas perdre l'équilibre. Ne lui laissant pas le temps de se stabiliser, la Danseuse du vent se précipita de nouveau vers lui pour lui infliger la même attaque mais Bourrichon, qui avait fini par s'immobiliser, lui attrapa les pieds, alors qu'elle était sur le point de le toucher. La jeune femme savait pourtant qu'il n'était pas conseillé de recourir à une même technique deux fois de suite mais elle avait osé espérer pouvoir atteindre sa cible, avant que celle-ci ne se stabiliserait. Il n'était point dans ses habitudes de sous-estimer ses adversaires mais Bourrichon avait le don de la surprendre. Mais, curieusement, elle qui détestait pourtant les complications, se surprenait à apprécier la situation. Un état qui ne perturba pas pourtant l'expression de son visage qui continuait d'afficher un air sérieux que rien ne semblait pouvoir perturber.

À peine le vipérin lui avait saisi les pieds que celui-ci se mit à tourner sur lui-même, telle une toupie, tout en la tenant toujours fermement par les pieds. Après deux tours, malgré sa mauvaise posture, un bien curieux sourire se dessina sur les lèvres de la captive. Au lieu de la peur, ce fut un sentiment de quiétude qui l'envahit. Elle tendit les mains par-dessus sa tête, tout en fermant les yeux, pour mieux savourer l'instant. Le vide était son terrain de jeu, le vent était sa source de félicité et présentement ces deux éléments étaient réunis pour l'envelopper dans une sensation qu'elle ne cessait de rechercher. Il lui arrivait de sauter dans le vide, juste pour le plaisir de ressentir celui-ci et en ce moment on l'offrait sur un plateau. Intérieurement et ridiculement, elle remerciait l'être qui croyait la malmener mais qui en réalité, ne faisait que la ressourcer. Elle souhaita que jamais celui-ci ne cesserait ce mouvement qui la transportait dans son monde de voltigeuse suicidaire, là où elle se sentait complète et entièrement libre.

Malheureusement, elle fut ramenée dans la réalité lorsqu'elle sentit les mains se défaire de ses pieds. Son corps vola en direction de l'autre extrémité de la grande place. Bourrichon s'était contenté de l'expulser vers l'avant, direction de lancer sans doute la plus pratique pour lui mais surement pas la plus fatale pour la jeune borgne car c'était vers où le premier obstacle, qui était le mur de la maison d'en face, était le plus éloigné. Un choix qui, en réalité, ne changeait pas grand-chose car peu importait vers où elle aurait été projetée, la Danseuse du vent ne comptait pas s'écraser comme une merde. L'homme pensait sans doute l'avoir envoyé en enfer mais en réalité il la faisait vivre le paradis. Le paradis de l'amoureuse du vent et de sensation forte qu'elle était. Il suffisait de voir son visage rayonnant de satisfaction pour comprendre la situation.

La Danseuse du vent écarta les bras et les jambes à cent quatre vingt degrés puis referma brusquement ceux-ci, passant les mains par-dessus sa tête, tout en forçant son buste à se redresser, s'aidant de ses jambes comme balancier. Lorsque ses pieds touchèrent le sol, elle écarte de nouveau les membres supérieurs puis pivota le haut de son corps dans le sens inverse de la rotation de son corps pour tenter de freiner celle-ci. Un nuage de poussière se leva et n'eut pas le temps de se dissiper que, à peine s'était-elle stabilisée, la jeune borgne tendit les deux bras en direction de Bourrichon dont l'expression altière s'était effacée pour un visage éberlué. Ce n'était pas l'échec de son assaut qui le laissait sa voix mais plutôt la façon dont la Danseuse du vent s' en était échappé. Tout comme ceux qui avaient assisté à la scène, il avait trouvé le spectacle ahurissant.

- Ça c'est digne de notre Danseuse du vent ! S'exclama Sunny avec fierté alors que lui et Fozia assistaient au combat que menait leur camarade, après avoir terminé avec les subordonnés de l'antagoniste principal. Des villageois s'étaient joints à eux pour assister à la bataille finale.
- Ouais mais elle devrait porter un pantalon au lieu de cette satanée jupe franchement … Enfin bref, finalement, je crois qu'elle n'aura pas besoin de nous ! Lança Fozia, tout en croisant les bras.

Bourrichon tenta de se ressaisir de ses émotions mais trop tard, une huée de cordes vint le saisir, au niveau du haut de corps, immobilisant ses deux bras en même temps. Par la force de ses muscles, il tenta de casser les liens mais les jambes de la jeune borgne virent renforcer ceux-ci. Après l'avoir capturé, la manipulatrice du rope action, avait rétracté les cordes qui se trouvaient de son côté et s'était laissé emporter par l'essor. Après un grand écart au moment d'atterrir sur la cible, elle avait refermé ses membres sur celle-ci. Dans la continuité de l'assaut, l'assaillante saisit le prisonnier par l'arrière du crâne pour lui offrir un coup de boule au niveau du nez. À demi-sonné, l'homme chancela mais ne tomba pas alors que du sang coulait de ses narines.

- Merci pour la danse ! Lança la chasseuse de primes avec un demi-sourire, tout en libérant les cordes qui étaient liées à sa main droite pour attraper le sabre tanto qui était rengainé dans son fourreau, fixé en horizontale au bas de son dos. Alors que les spectateurs s'attendaient à une scène plutôt gore, la jeune femme retourna le mini-katana pour frapper violemment le méprisable au niveau de la tempe avec l'extrémité du manche de l'arme blanche. L'homme perdit connaissance sous le coup. S'il avait pu armer une grande partie de son corps des muscles presque invulnérables, malheureusement pour lui, il ne pouvait pas faire de même avec son crâne.

Alors que le corps de Bourrichon menaçait de s'écrouler, la jeune borne se délesta des cordes qui étaient liées à son autre main puis abandonna sa monture mise au tapis. À peine avait-elle fini de remettre son sabre tanto dans son fourreau que des applaudissements se levèrent dans les airs. C'étaient des villageois qui sortaient enfin de leur cachette pour se rapprocher de celle qui venait de leur débarrasser du grand méchant loup. En quelques secondes, la jeune borgne se retrouva encerclée par des êtres qui la fixaient des yeux pleins de reconnaissance. On la remercia et certains tenaient à lui serrer la main qu'elle leur offrit timidement. Elle qui avait été pourtant habituée à être au-devant de la scène, lors de sa glorieuse époque en tant qu'une étoile de cirque, se sentait fort gênée. Elle ne savait plus où se mettre. Elle chercha Sunny et Fozia du regard et constata que ceux-ci étaient également cernés de leur côté mais ils paraissaient bien plus à l'aise qu'elle. Surtout Sunny, qui affichait un sourire d'un idiot bien heureux. L'Excentrique de service sortit des cartes de sous son haut pour les distribuer à des petits qui l'avait abordé. Elle apprendra plus tard que c'étaient des copies de sa carte d'agent de la B.N.A. qu'il avait personnalisée à son gout. Un acte résultant de la fierté déplacée de l'Excentrique de service mais qui, à son insu, avait servi de la publicité à l'organisation. Par ce geste, tous les villageois apprirent rapidement qu'ils venaient d'être secourus pas par n'importent quels chasseurs de primes mais ceux appartenant à la plus grande guilde de chasseur de primes.

Plus d'une heure plus tard, les trois agents de la B.N.A. se dirigèrent vers la bourgade côtière, celle qui avait été détruite avant leur arrivée, avec les criminels attachés à la queue leu leu. Par précaution la jeune borgne avait utilisé ses propres cordes pour enchaîner Bourrichon, tout en gardant celles-ci liées à elle qui fermait la procession. Quelques villageois, triés parmi les plus costauds, avaient tenus à les accompagner par sécurité. Avant le départ, Miss gun avait fait comprendre aux prisonniers que celui qui tenterait de s'échapper se mangerait une de ses balles dans le crâne. La Marine était en chemin pour récupérer les fouteurs de troubles mis en hors état de nuire. Si on pouvait accuser le Gouvernement Mondial de négliger la sécurité de certaines contrées, il répondait cependant, presque, toujours présent pour mettre les criminels sous le verrou, une fois que le travail le plus difficile a été accompli. Sans doute parce qu'une flotte Marine n'était jamais très loin, sillonnant les mers, pour attraper des poissons à leur portée et qui détachait deux ou trois navires en cas de réclamation, comme présentement.

Lorsque les chasseurs de primes et leurs captifs atteignirent le village, le couple, qui les avaient supplié d'aller au secours du village voisin, vinrent les remercier personnellement alors que certains habitants se contentèrent d'exprimer leur gratitude par une légère inclination. Quant aux prisonniers, ils eurent droit à un lynchage des pierres et des fruits pourris à leur passage. Les chasseurs de primes ne repartirent de l'île que lorsque les criminels furent entre les mains de la Marine et ce, sous des signes de mains, en guise d'adieu ou peut-être d'un au revoir, de certains villageois qui s'étaient regroupés au bord de la mer pour assister à leur départ …
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