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Rhaspberry Rhum

Orion
Orion

♦ Localisation : Boréa

Feuille de personnage
Dorikis: 825
Popularité: 3
Intégrité: 3

Jeu 3 Déc 2015 - 16:54



Suite aux évènements qui suscitèrent du dégoût sur Boréa, je fus comme prévu, exilé hors de mon île natale. Pas étonnant, puisque j’avais volontairement uriné dans les chutes sacrées, afin d’en tirer une barque. Conformément obtenue. Suite de quoi, je fus repêché à bord d’un bateau. Celui de l’un des plus riches marchands d’esclaves au sein des blues, scindant l’écume vers le royaume de Luvneel. Avant cela néanmoins, ma frise chronologique témoigne d’une sombre étape, à cheval entre les épisodes relatifs à Boréa et Luvneel, un sinistre intermédiaire qui je pense, manque d’y être soustrait. L’île F. F comme fin ; comme finalité ; comme faucheuse ; comme Fatigue ; et F comme feuilles mortes. Surtout celles-ci, les feuilles mortes. Elles sont à F ce que l’eau est au monde, caractéristiques.  Des arbres mourant non seulement, car tout est littéralement mort sur l’île qui d’ailleurs, n’était pas prête à accueillir une entité vivante ce jour là.

Ce jour là, l’endroit aurait pu être une fructueuse mine à paysages, mais l’esprit des cieux avait d’autres projets pour l’îlot. Un monstrueux ouragan tourmentait les mers avoisinantes. Les nuages, ébènes, grondaient à en défaire la flore, néanmoins, c’était tout l’inverse qui donnait spectacle sur F. L’épaisse pluie gorgeait, d’eau, le feuillage d’automne prêt à faire son grand saut. Or les feuilles, ne représentaient pas moins de quatre-vingts pour cent du décor F. Mais alors, en quoi l’eau déjouerait l’envol automnal du revêtement sylvestre ? Et bien sur l’île, ces feuilles pourpres tombaient à l’opposé, c'est à dire de bas en haut, de l'arbre au ciel. C’est farfelu, voir insensé, je vous l'accorde. Mais savez vous le nombre de fois où l’homme, avait pris la science pour Dieu ? Ici sur F, seules les feuilles humides étaient assez lourdes pour tomber sous les branches sinon, elles s'affluaient une à une au-dessus de nos têtes. Par là même, Dame nature rendait aux cumulus ce que les cumulus lui avaient donné, depuis la nuit des temps, leurs corps : la pluie. Autrement dit, et pour parler plus crûment, à l’instar de ses compères feuillus, les goûtes de pluies s’envolaient aussi vers ces indistinguables hauteurs. D’après moi, il paraissait qu’une tranche non explicite de poids fût requis pour qu’un matériau puisse s’envoler, tandis qu’une vérité plus abstraite m’eût été délivré plus tard. Peu importe. La pluie venait de voler la vedette, aux feuilles entre brassées, qui composaient à même le sol cette ignoble salade de boue et de tourbe. La vie semblait absente ici. Aucune bestiole difforme ne semblait sustenter aux caresses des fougères fanées, aucun cris d’oiseau, aucune bauge, pas de vent. Non aucun vent, ni même une bourrasque, pas de vent du tout. De l’eau, des terres, des feuilles ; seuls faisaient corps au pénible écosystème de F, indigéteste et dispensé du concept de variété, de différence. Mais surtout aucun vent. En revanche, c’était grâce à cette dernière distinction que l’île, à ciel dégagé, pouvait vêtir son plus somptueux costume. Cela signifiant que rien, non rien n’osait entraver la fulgurante escale du panache ascendant ocre - ambré, matière aux milliards de feuilles qui valsaient comme le feu jusqu’aux astres. F de surcroît, était sujet à douze mois d’automnes. Les feuilles repoussaient intégralement durant les nuits de pleine lune, fruit d’un phénomène à jamais controversé. Alors au loin, la perpétuelle ascension du feuillé pourpre, donnait aux potentiels visiteurs la redoutable image d’une île intégralement incendiée. C’est pour cela, que l’île semblait aux premiers abords dépourvue de toute civilisation.




La première impression n’était là, pas du tout la bonne. Mon second pied n'épousait même pas ces plages gadouilleuses que déjà, une fine ribambelle de natifs se présentaient à moi. Les étrangers n’avaient aucun compte à rendre à ces gens là, pour peu qu’ils eussent suivi les exigences locales. Celles-ci se rapportaient toujours à la sécurité d’autrui, ne relevait jamais de leur intérêt. Les “Fa” comme ils s'appelaient, d’après les écrits ancestrales, veillaient honnêtement sur l’autre. Ce peuple demeurait intelligent. Les Fa se paradaient constamment badigeonnés de guenilles claires, nus pieds, intégralement peints en blanc, pour reproduire l’apparence des fantômes. Ainsi faisaient les Fa, pour se dérober de l’oeil avertie de F, qui pour eux n’était autre qu’une réelle entité vivante... Sa nature ? Une porte vers le Paradis. C’est sur F que les âmes de défunt iraient, empoignant leurs baluchons de pêchés, visés à comparaître devant le jugement final. F déciderait du sort des nouveaux morts et par conséquent, avait une dent contre les vivants.  


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