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Si on s'est déjà vu ?

Lawrence Gargalen
Lawrence Gargalen

♦ Localisation : North Blue

Feuille de personnage
Dorikis: 1658
Popularité: -8
Intégrité: -8

Jeu 21 Jan 2016 - 15:54

Le soleil est très cuisant en cette après-midi. Ce genre de climat où on a l’impression qu'l nous ferait presque suffoquer. Tu as beau plonger la tête sous l’eau, rester torse nu à l’ombre transpirant et haletant dans l’espoir de capter le moindre petit courant d’air frais pouvant s’étaler sur ta peau. La pièce dans laquelle je me trouve est tout sauf aéré. L’air est si lourd, malsain que chaque faible bouffée inspiré ont l’air de demander des efforts impensable à tes pauvres poumons tiraillés, faisant lourdement et irrégulièrement  tambouriner ton cœur au fond de la poitrine. Ce n’est pas en restant ici que la trouvaille d’un soulagement tant désiré va apparaître comme par magie. Que puis-je donc faire ? Pensif, j’ouvre la petite fenêtre se tenant dans le plafond légèrement mansardé, très pratique pour s'y affaler et attendre que le temps passe. En contrebas, le trafic s’est allégé au fil du temps. Une telle température à forcément fait fuir les habitants hors des rues tel un rat fuyant le chat de gouttière totalement affamé.

C’est qu’on se plait dans cette position, à ne rien faire. Avec quelques degrés de moins, je pourrai rester comme ça pendant des heures à siroter dans la gourde un délicieux jus naturellement sucré à observer la fourmilière en contrebas. Mais en l’état actuel, ce n’était que pures divagations. Inutile d’espérer une quelconque ficelle de fraicheur, je pourrai en mourir debout à force d’attendre. Pour cette situation, il n’y pas trente-six solutions. Ma gourde est totalement asséchée et je n’ai nul envie d’aller me servir en bas, au rez-de-chaussée. Et l’eau croupissant dans le seau rempli il y a peu ne me donne vraiment plus envie d’y plonger la moindre parcelle de mon corps. Il y a une taverne pas loin et les verres ne sont pas chers là-bas. Espérons juste que les boissons sont servies extrêmement fraîches. J’adore ça, lorsque le breuvage glacial descend le long de tes entrailles et tellement froid que l’on peut le sentir couler petit à petit. Je m’y suis rendu il y a deux jours de ça et le temps était quand même plus agréable donc aucune appréhension quant à la qualité des produits servis ce jour-là. Rapidement, la tunique est enfilée et laissée ouverte jusqu’à la taille et les cheveux complètement détachés. Et à part un peu de monnaie, inutile de prendre plus.

Porte fermée, volte-face vers l’escalier. Respectueusement, je salue les quelques locataires et le propriétaire que je croise sans dire un mot. A la seconde où mon corps est hors de la bâtisse, la sensation de me retrouver en plein désert me saisit, aussi vite saisi qu’un œuf sur une poêle brulante. Le sol totalement asséché crépite sous mes pas lourds et presque désordonnés, un peu déboussolé par la chaleur me réduisant à l’état d’un rongeur pris dans le supplice du seau. L’air dans la ruelle emprunté est parfaitement respirable. Sorti de là, le bistrot se trouvera pile en face de moi.

[...]


Le troquet n’est pas très grand et la chaleur non étouffante. A l’intérieur, pas beaucoup de têtes, encore moins des connaissances. Il faut dire que ma vie sociale n’est pas au meilleur de sa forme ces temps-ci. Pas de contact avec quasiment qui que ce soit, et encore moins avec une femme. Pour ça, j’avoue que ça me manque beaucoup. C’est jolie une femme, c’est doux, soyeux… et c’est encore plus stimulant si elle sait tenir la conversation. C’est plaisant parler de tout et de rien, tu te sens vivre.

Assis juste à côté d’une fenêtre pour profiter par la suite d’une éventuelle aération, j’attends patiemment, coudes sur la table et les mains jointes devant ces lèvres sèches qui ne veulent autre chose que d'étancher cette soif formant comme un amas de graisse dans ce vieux gosier. Pas besoin d’attendre longtemps et, comme la dernière fois, c’est le jeune serveur blondin qui vient récupérer commande. Lorsque j’étais ici avant-hier, un petit incident est survenu. Un vieux loustique que j’ai pu croiser il y pas mal de temps de ça, quelle coïncidence, s’est attablé dans le bâtiment pour céder petit à petit à l’ivresse et se mettre à maugréer je ne sais quoi et à cracher sur les serveurs. Cet homme n’est autre qu’un vieux Marine papillonnant sur l’ile cherchant constamment son but ou la personne à aller ennuyer aujourd’hui. Son nom m’est inconnu mais son visage me rappelle vaguement quelqu'un, ou du moins quelque chose. Et si je ne suis pas intervenu la dernière fois, c’est parce que d’autres ont réussi à l’adoucir du mieux qu’ils le pouvaient. Un gros porc, disons-le.

Salut m’sieur ! Que puis-je vous servir aujourd’hui ?
Salut à toi, ce sera un jus de goyave je te prie. Très frais si possible. Prononçai-je d’une voix douce.
Pas d’soucis, ça arrive tout d’suite.



Très rapide le gamin, et avec des glaçons en plus. J’ai l’impression d’avoir un morceau de glace entre les mains.

C’est super, merci. Tiens, voilà l’addition et un pourboire, tu le mérites.

Il prend le tout et commence à serrer l’argent dans ses mains en se penchant et me remerciant. Les autres clients sont-ils si radins que ça ? Bref, ne me prends pas en pitié, mon petit. Tu risquerais presque de me faire lâcher une larme. Le voilà parti, je m’ancre bien dans la chaise et prend mes aises en desserrant l’épaisse tunique pour commencer à apprécier le verre. Histoire de sentir un peu de vent passer entre les cheveux, j’ouvre la fenêtre d’un mouvement sec sans même regarder ce que je fais.

[…]

Les minutes défilent, l’ambiance est toujours aussi morte dehors. C’est alors que la boisson est presque finie qu’une voix bien connue de l’endroit commence à doucement retentir, sur le ton de la chansonnette.

Un dimanche à Kutsurogi, on part faire chier les mioches…
 
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Lawrence Gargalen
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Mar 26 Jan 2016 - 13:36

Le cliquetis de la porte résonne dans l’esprit des clients comme un avertissement. Discrètement, certains se lancent des regards totalement absents de quelconques sentiments comme pour s’avertir, se mettre en garde mutuellement face à une menace proche. Une menace, je n’irai pas jusque-là mais la venue d’un tel parasite est fortement désagréable. Déjà que la sonorité ambiante est basse, la voilà qui commence à partir en decrescendo. Et c’est que ce n’est pas pour plaire au vieil ourson venu se ressourcer dans l’humble bar. Des reniflements bien écœurants et le bruit des bottes raclant de manière si horripilante, comme pour, étrangement, commencer à ennuyer la galerie. C’est qu’il se croit tout permis à entrer ici comme si c’était chez lui. Je ne suis pas du style à être sujet à ce genre de réflexions mais, quand même, le minimum en termes de politesse est loin d’être présent. Le serveur arrive en salle et se tourne instinctivement vers le balourd pour tirer un air bien triste en allant jusqu’à sa table. Me retourner pour observer sa tête, c’est tentant. Mais je risque de devoir me coltiner un type qui va surement mal le prendre, imbu de sa personne et qui doit surement raffoler du fait de préciser à tous ceux osant répondre à ses crises de quel côté il est.

Lorsqu’il arrivait en sifflotant son ramassis de conneries, j’ai pu l’observer au loin et rire intérieurement du tableau s’offrant à moi. Un type assez grand, avec un teint de peau qui tend vers un mélange entre le marron léger et le rosé. Typique d’un poivrot, et vu l’air qu’il se donne avec ses vêtements bien épais et son long manteau blanc, le bougre doit surtout étouffer la dedans. Lourdement et dans un râle dégoutant, le barbare s’écrase dans un coin de la pièce pour s’adresser au jeunot sur un ton dédaigneux. A entendre sa grosse voix d’asthmatique, la migraine nous prendrait presque.

Garçon ?!
Oui, j’arrive de suite !
Putain c’est pas possible, même pas foutu d’être servi un peu rapidement ici.
Me voilà, que puis-je vous servir ?
Ouais, une bière s’teuplait. Et ouvre une fenêtre nom d’une pipe, on étouffe dans cette bicoque bordel.
Entendu pour une bière.

Le comportement du barman a été exemplaire pour le coup. J’aurai été à sa place, je n’aurai su me retenir de lui foutre un marron un jour ou l’autre vu ses réflexions à deux balles qui commencent à bien m’agacer. Si on vient dans un tel endroit, c’est pour boire et se relaxer merde. Mais lui, il encaisse et se tait sans rien rétorquer. Et même une fois le petit partit, le voilà qui continue à grommeler dans son double menton mal rasé. Des courageux continuent à le regarder tel des prédateurs attendant le moment parfait pour déchiqueter leurs proies mais la situation est un poil différente. Le problème avec les types comme lui qui ne font qu’abuser de leurs pouvoirs est qu’ils se croient intouchable et tout permis. Un citoyen lambda n’oserait jamais lui tenir tête en solitaire. C’est une personne sur d’elle et déterminé qu’il faudrait ajouter dans le lot pour peut-être, à un moment, lui faire comprendre que fermer son caquet serait pour lui une bonne chose.

Le blondinet revient, toujours aussi pimpant pour se diriger vers le capricieux dans une démarche stricte, se dirigeant droit vers le bonhomme. Au moment de poser le hanap rempli à ras-bord, le voilà qu’il trébuche légèrement pour répandre quelques gouttes du liquide bulleux et houblonné sur la table que le vétéran avait investi pour son séjour dans cet humble taverne. Pour ce genre de personnage, pas besoin d’en rajouter plus pour commencer à les faire rager.

Fais un peu gaffe, nan ?!
Excusez-moi, ce n’était vraiment pas mon intention.
Bah j’espère bien, allez laisse-moi, va. Ça te coutera ton pathétique pourboire.
Pas de problèmes, Monsieur. C’est compréhensible.

D’instinct, ma tête se tourne lentement et dans un mouvement presque robotique, comme si mes trapèzes supérieurs étaient si développés et endoloris que je me voyais dans l’incapacité de faire mouvoir ma boite crânienne de manière svelte et uniforme. Je n’ai pas attiré son attention et quelques autres assistent également à la scène, impuissants. Une certaine tension est palpable dans la bâtisse et l’instinct prédateur décrit juste avant ne fait que se renforcer. Une claire opposition est délimitée, à l’heure actuelle. Les gens présents ne veulent pas voir ce gorille trainer plus longtemps ici, mais allez lui dire.

Juste avant que le frêle jeune homme décide de partir après avoir passé un généreux coup de chiffon en signe d’excuse, le voilà saisi discrètement mais visiblement par l’avant-bras. Dans cette position, il est forcé à s’approcher du Marine qui lui, commence à parler à voix basse. Les hostilités vont démarrer à ce rythme mais…avant, écoutons leur messe-basse.

Hm… ?
Dernière chose, j’suis pas obligé de te rappeler que je viens pas ici que pour me saouler la gueule ?
O-oui, parfaitement.
Si tu recroises ce connard de Miky, t’oublies pas de me prévenir, hein ? Même si t’as des soupçons sur n’importe qui.
Comme conv’nu, Monsieur. Mais depuis la dernière f-
Rien à foutre, il l’avait cherché. Les ordres d’en haut commencent à se faire d’plus en plus pressant. Allez, du vent morveux.


Détourne le regard, Lawrence. Trop tard, ça t’auras valu une insulte pour ton indiscrétion. Et c’est qui, ce Miky ? Jamais entendu parler. Mais à en croire les propos qu’il tient, sa venue dans le troquet n’est pas dû au hasard ou uniquement à cause d’une soif à étancher. Bof, ce n’est pas mes oignons. Aucune raison d’aller jouer les curieux dans ce qui ne me regarde pas. Mais d’un autre côté, je n’ai pas très envie que le gosse ait des ennuis à cause de l’autre abruti. Le voilà qui passe à ma hauteur avec un rictus perplexe lui tordant le visage, je l’alpague rapidement d’un petit coup dans le bras.

Oui ?
Juste, si possible, pourrais-tu me remplir un autre verre, je te prie ?
Pas de soucis, je reviens.
Merci, et…
Et ?
Oh, non, oublie. Tiens, de la monnaie supplémentaire.
Encore ?! Mais… vous êtes si généreux, contrairement à certains.
Héhé, parle moins fort jeune ami. Tes propos peuvent être mal interprétés.
Il me fait tellement ch- enfin, vous devez avoir compris depuis un moment déjà.

Si je dis ça, c’est que mon interlocuteur parle un peu trop fort et a attiré l’attention du Monsieur jamais content. Nous avons tous deux droit à un gentil regard plein de tendresse. Si il pense m’intimider comme ça, quel comique celui-là.


[…]


Servi, breuvage quasiment bu d’une traite, ma présence ici touche à sa fin. Resserrant ma tunique et refermant la fenêtre à ma droite, je me lève et commence à me diriger vers la sortie pour passer près du nuisible. Assez calme aujourd’hui d’ailleurs, peut-être y avait-il un sédatif dans ses boissons ? Mais non, foutaises de ma part. Au moment où je pousse la porte, j’intercepte une phrase, elle m’est surement destinée. Je peux comprendre, regarder ce qui se passe et parler d’autrui avec manque de respect ce n’est guère poli.

N’a qui devrait faire gaffe à leur gueule, patelin d’merde.

La porte ouverte, ma tronche dehors, je reste droit et observe l’animal qui est assis, dos à moi. Au bout d’un court instant, il se retourne difficilement sur sa chaise mal entretenue pour me jeter un regard du coin de l’œil. Et oui mon vieux, tu m’as pris pour un sourd ? Inutile de répondre, un sourire a peine tiré suffit largement.  

Tiens, c’est que le temps commence à doucement s'alourdir. C’est peut-être synonyme d’orage ? Je n’espère pas.
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Lun 29 Fév 2016 - 15:30

Il ne manquait plus que ça. Environ une demi-heure après avoir quitté le bistrot et être retourné dans ma chambre, une pluie chaude et torrentielle commençait à s'abattre sur la petite île. Mais ce n'est pas tout, on dirait bien que la nature à sorti le grand jeu. D'épais nuages gris se mettent progressivement à stationner au dessus de nos pauvres têtes, sans parler bien évidemment des coups de tonnerres tout simplement innommables. Enfin, ça dépend pour qui. Ce genre de phénomènes a toujours eu le don de me rendre nerveux. Le sentiment que j'ai de me sentir enfermé, pris au piège dans une boite où les éléments se déchaînent. Bien qu'au fond, je suis parfaitement conscient que mon imagination s'amuse comme bon lui semble.

Assis dans la chambre et l'esprit serein, seul le bruit de l'eau claquant contre les parois de bois tient mon mental en éveil. Dans ces cas là, je m'adonne à une sorte de méditation. Concentré, stoïque, laissant les pensées défiler à leur guise. Le temps passe tellement vite dans cette condition, m'offrant la sensation d'avoir émergé d'un long sommeil et d'en ressortir grandi et en pleine forme.
Cette fois, j'ai besoin de me concentrer sur plusieurs détails qui ne peuvent me laisser indifférent. Plus précisément, ce que j'ai entendu tout à l'heure. De vils paroles, sorties de la bouche d'un vil personnage. Surtout que recevoir gratuitement des menaces est un parfait procédé pour m'échauffer à souhait.

Le jeune serveur à l'air littéralement tenu en joue par le vétéran. Le jeune homme aurait-il des comptes à lui rendre ? Mais surtout, qui est ce Micky ? L'autorité n'a pas l'air très clean, dans ce coin. Mais rien n'est encore sur. Et si l'occasion me vient d'obtenir des réponses, la retenue ne sera qu'option.

Sorti de cette coquille imaginaire, je me redresse et passe la tête à la fenêtre histoire de capter une possible amélioration du climat. Forcément, la scène est toujours aussi triste. Triste sans pour autant transmettre du dégoût ou autre sentiment négatif. Certains aiment rester planté devant la pluie, à s'évader complètement jusqu'à presque transformer la scène en la conception de leurs pensées. Jusqu'au moment où un facteur générant un minimum d’intérêt nous interpelle. En l’occurrence, la vue d'une connaissance se déplaçant dans la rue de plus en plus inondée juste en bas. Il se précipite pour se mettre à l'abri, un épais journal au dessus de la tête en guise de parapluie. Rapidement, j'ouvre la fenêtre pour passer le tronc en dehors de la bâtisse.

Hey, gamin !
Hein ? Vous êt- ah, c'est vous m'sieur ! Que le serveur prononce en cherchant la provenance de ma voix, le journal toujours sur la tête, les yeux écarquillés.
En chair et en os. Tu as déjà fermé la boutique ?
Haha, pendant deux heures. C'est jour de repos aujourd'hui sur l'île mais je reste quand même ouvert. Avec une longue pause, certes.
Bien. C'est toujours bon à savoir. Je ne te retiens pas plus sous cette pluie, va donc.
Ça marche, au plaisir m'sieur !
Pareillement !

Deux heures de pause, hein ? Et bien, j'irai manger un morceau là-bas histoire de tâter le terrain gentiment. Mieux vaut ne pas trop cuisiner le gamin, il pourrait se sentir étouffer entre deux clans se dressant autour de lui. Faut toujours que tu assouvisses cette foutue curiosité, Lawrence.

[…]

Premier arrivé aux abords de la gargote. Personne dans les environs et la pluie a cessé pour laisser place à une chaleur très oppressante, toujours accompagnée de ces énormes nuages grisâtres. La tempête est passée, laissant les rues boueuses et les abords de celles-ci ruisselants d'eau. Les bras croisés et la tête inclinée à attendre sur le côté, quelqu'un arrive dans ma direction.

Déjà de retour ? Héhé. dit le jeunôt lâchant un sourire en coin.
Il faut croire que je ne peux me passer de l'enseigne. Que je réponds en souriant chaleureusement.
C'est noble de votre part, de faire profiter ce commerce.
Je n'ai pas à me plaindre ici. Enfin, que fais-tu de bon à grignoter ? Demandai-je en m'asseyant directement au comptoir.
Aujourd'hui c'est bâtonnets de truite fumée. Ils ne sont pas mauvais. Un pêcheur nous les a amené fraîches de ce matin, ensuite c'est moi qui les prépare. Le patron n'a pas beaucoup de moyen et on s'assure de faire tourner la boutique, en comité restreint disons.
Je vois, et bien ce sera un plaisir de goûter à ta préparation. Ne m'en fais pas beaucoup je te prie, l'appétit n'est pas trop au rendez-vous.
Quelque chose à boire avec ça, je présume ? C'est que le pichon est quand même salé.
Je me doute bien, de l'eau me conviendra amplement.
C'est noté, ça arrive !


Et voilà.

Merci. Prononçai-je avant d'entamer cette maigre portion.

L'assiette rapidement fini, je commence à boire tranquillement. Le serveur s'occupant de ses affaires. Enfin, des affaires. J'oublie de souligner qu'il n'y a personne d'autre que nous pour le moment. Le temps n'a pas du encourager les locaux à venir traîner ici. Le voilà qui retourne derrière le bar, dépose son chiffon, vide son petit seau d'eau et commence à soupirer. Il a l'air de s'ennuyer, le p'tit.

C'était très bon.

Merci ! Qu'il répond en prenant l'assiette et le verre. Sinon... vous faites quoi dans la vie ?
Hum ? A vrai dire, rien pour l'instant. Héhé. Marine par le passé, mais je n'ai pas renouvelé.
Ah. C'est... dommage. Répondit le blondin en prenant les couverts. Vous comptiez y faire carrière ?
Au départ oui, quand même. Mais au fur et à mesure, ça m'a... dégoûté. Plus de motivation, et une dernière mission qui se passe mal, ça m'a laissé de marbre.
D'accord. Et.. non, laissez tomber. Qu'il dit en se grattant l'arrière du crâne, un sourire un peu forcé.
De ? Qu'y a t-il ? Exprime toi, enfin.
Votre œil. Ce serait lié à votre « dernière mission » ?
Je constate que tu es un gamin perspicace. Lui lançai-je avant de jeter un léger froid dans la pièce.
Boah, vous savez, c'est curieux les jeunes. Mais j'arrête de poser ce genre de questions. Désolé.
Il n'y a pas de mal. Je peux paraître sec aux premiers abords dans le genre.
Si vous ne faites rien en ce moment, vous pourriez venir à la fête de l’île ?  
Intéressant, tu pourrais développer ?
C'est une fête locale qui se passe une fois par mois sur l’île. C'est notre coutume, disons. Les producteurs ramènent leurs produits, les brasseurs se chargent de prendre quelques tonneaux. Sans parler des gens qui dansent et d'un ou deux cracheurs de feux. Enfin, vous voyez le genre ?
Oui, oui, Parfaitement. Je serais ravi d'y être si ce n'est pas dans trop longtemps. Quand est-ce qu'elle aura lieu ?
C'est dans... qu'il prononce en regardant sur son calendrier, dans l'arrière boutique. Quatre jours ! Lança t'il en passant sa tête sur le côté du mur.
Ça me va.  
Héhé, ça fait plaisir.
Sur ce, je te dis à bientôt. Lawrence. lui dis-je en tendant la main.
On m'appelle Regie. qu'il conclu en me serrant la main. A bientôt m'sieur.

Quelques personnes arrivaient. Il faut croire que la conversation s'est arrêté au bon moment. Je n'ai pas eu l'ouverture pour discuter un peu plus avec. Foutu caractère, quel intérêt de jeter un froid avec un type de son âge. Cette petite fête serait peut-être l'occasion ? A voir si l'ambiance est bonne, sinon je ne m'attarderai pas plus dans le coin.
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Lawrence Gargalen
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Mar 1 Mar 2016 - 14:01

Quatre jours plus tard

Avant-hier, l'idée de participer à la petite fête ne me tentait plus beaucoup. Directement, je suis parti voir Regie pour discuter un peu avec lui, espérant recevoir un petit coup de motivation pour ne pas regretter mon choix. Après tout, il y aurait tout ce qu'il faut là-bas. Et même plus encore. Pourquoi « plus » ? Car le blondinet s'est enfin résolu à me parler un peu du fauteur de troubles s'amusant dans le patelin. Pas grand chose évidemment, mais suffisamment pour établir un portrait de cette brute, aussi infime soit-il. Au départ, la conversation suivait un cours tout à fait banal quand, forcément, Monsieur... c'est comment déjà ? Ah oui, Erik Gramer. Le voilà pour le moment à la tête de la milice locale de l’île avec en plus une enquête sur le dos. Faute de moyen pour ce qui est de déployer suffisamment d'hommes sur le terrain, il a décidé de se charger de quelques aspects de manière personnel, apparemment. Ses supérieurs doivent à coup sur lui infliger une sacrée pression pour décider de se rendre soi-même sur le terrain. Ou peut-être qu'il fait de tout ça une affaire personnelle ? Je supposerai que vu son âge, il doit penser à prendre sa retraite et gère ses dernières affaires à sa manière ? Je n'ai pas osé demander plus de détails, surtout par rapport à son comportement. Enfin, il ne s'agit la que de détails. Car ce qui aura le plus retenu mon attention, c'est que ce gaillard sera présent à la veillée.

Un peu plus tard, dans un modeste rez-de-chaussée, quelqu'un attend patiemment. Il fait froid dans cette pièce abandonnée. Une bougie presque consumée dans la main vêtue d'une mitaine crasseuse, l'individu attend patiemment, focalisé sur la buée générée par sa respiration bien régulière. Attablé sur une table sommairement montée et pourrie par le temps, l'encapuchonné est recroquevillé sur lui-même. On ne pourrait pas deviner ce qu'il ressent, en cet instant. Es-ce qu'il a froid ? A faim ? A peur, se cache ? Mystère.

C'est qu'il a l'air endormi... ou imperturbable, dans un sens. Presque endormi, voir mort, la cire de la bougie commence à se transformer en de brûlantes et lourdes gouttes, s'abattant inévitablement sur l'écart du pouce et de l'index de l'inconnu. Forcément qu'il se réveille. Mais s'est-il réveillé à cause de cette sensation désagréable, ou bien à cause du bruit instantanément perçu à l'étage, pile au dessus de lui ? D'un geste très vif, une légère pince vient étouffer la seule source de lumière présente dans ce trou pour laisser place à un noir si dense où seul un nyctalope pourrait distinguer quelque chose dans la pénombre.

Désormais partie intégrante de toute cette noirceur, l'homme régule maintenant sa respiration. Si une autre personne serait présente dans cet endroit, il lui serait quasiment impossible de déceler la présence de l'Autre. Des bruits de pas retentissent une seconde fois. Et cette fois, il n'y a plus de doutes possibles : quelqu'un d'autre arrive. D'instinct, un corps se met en alerte. Un corps qui rejette la situation qui est en train de se dérouler. Un corps qui est prêt, d'attaque. Une main s'enroule autour d'une petite lame manchonnée. Plaqué contre le mur opposé aux escaliers menant à ce recoin  minable, IL a une chance. Une chance de prendre la présence s’annonçant comme hostile par surprise. Par surprise...surprise... Ça ouvre, mieux vaut pour lui qu'il soit prêt.


Pssst, c'est moi, Reginald.

Bordel, faut toujours que tu me rendes nerveux.
Je préfère faire quelques allées histoire de m'assurer que personne ne me colle au train.  
Bref, du nouveau ? Le phacochère continue de me chercher partout ?
Oui, et il n'a pas l'air de vouloir lâcher le morceau.

L'inconnu s'avance doucement vers Reginald en laissant un rayon de lumière illuminer une partie de son visage poisseux. Une barbe broussailleuse et mal rasée, de grands et beaux yeux verts. Quelques mèches brunes retombent le long de son visage, la masse capillaire globalement cachée par sa capuche.
Dis-moi, Regie. Tu n'aurais pas eu idée d'en dire un peu à mon sujet ? Prononça le mystérieux avant d'approcher fortement sa face de celle de la personne se tenant devant lui, une petite lanterne à la main.
Je te jure que c'est pas l'cas-
Chut... coupa l'homme ayant séjourné dans la pénombre en déposant son index gauche tâché par la cire sur les lèvres de son interlocuteur. Si je me fais avoir, n'oublie pas que tu finiras au trou avec moi ? Qu'il conclut en retirant son doigt et en faisant les gros yeux, faisant mine d'attendre une réponse.
Oui, c'est imprimé. Mais je te promet que ce porc repart bredouille à chaque fois qu'il vient m'emmerder. Il doit douter à l'heure actuelle, je sais pas si je vais réussir à le berner encore très longtemps.
Ne t'en fais pas pour ça, mon Frère. Bientôt, cet endroit ne sera qu'un vulgaire souvenir. On réunis le reste des gars le plus vite possible mais c'est pas facile avec ces bleus qui tournent partout. Et on a un petit problème sur l’île voisine. Un élément important aurait besoin d'une exfiltration, disons. Je vais briefer un gars pour ça.
Entendu, je repasse très bientôt. Ah et... c'est juste un détail mais je préfère t'en informer vu c'qui se passe en ce moment. Un type est arrivé il y a peu et traîne dans la gargote quasiment tout les jours. Il ne m'a presque rien dit à son sujet. Ne serait-ce que c'est un ancien Marine et m'a posé quelques questions sur Gramer.
Hum ? A quoi il ressemble ?
Un grand mec, cheveux longs un peu blanchâtre sur le dessus avec une cicatrice à l’œil droit. Il ne m'inspire pas grande confiance mais reste plus rassurant que l'autre enfoiré. J'ai aussi pris la peine de l'inviter ce soir, nous irons à la fête ensemble d'ailleurs. Qui sait si il pourrait dévoiler quelque chose, une fois rincé par la gnôle.
C'est une belle initiative, n'hésites pas à m'en reparler si tu as un doute à son sujet. Merci pour ton temps et tes rapports, mon petit Regie. Pour la Cause.
Pour la Cause. Prononça le jeune serveur avant de partir par les escaliers étroits, en prenant quelques bonnes minutes pour reposer la trappe.

De nouveau seul, l'homme doit maintenant faire face à une décision par rapport aux quelques éléments venus s'ajouter à l'histoire.

Si ils pensent pouvoir s'amuser pendant que je me meurs dans ce cachot, c'est qu'ils sont sacrément naïfs.

Sans une once d'hésitation, l'étrange individu patienta quelques instants, le temps que son camarade s'éloigne pour, sans tarder, emprunter l'unique sortie de la cave.
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Lawrence Gargalen
Lawrence Gargalen

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Ven 4 Mar 2016 - 20:37

En ce début de soirée, la population locale est de sortie. En effet, les villageois prennent le temps, en chaque début de fête, de former un bel amas de foule afin que tout le monde se rende sur la place du village au même moment. Un esprit de solidarité comme ça fait vraiment chaud au cœur. Me voilà à présent entre tout le monde, accompagné du jeune Regie. Nous nous sommes vêtus correctement pour l’occasion, et sommes prêts pour profiter d’un peu de bon temps. Certes, il faudra quand même faire abstraction de la blatte locale au cas où elle serait grognonne ou va savoir quoi d’autre.

Le climat se prête parfaitement à l’évènement. Impossible de se plaindre de la température, même légèrement vêtu. Et puis, un grand feu est toujours établi au « centre » de la fête d’après les dires de mon jeune camarade. Même avant d’être arrivés, les gens rient et parlent à pleins poumons. Nul doute que certains ont déjà dû faire la fête avant de prendre la route ! Au fur et à mesure que la foule progresse, la musique retentit de plus en plus fort. Dans les rues, des torches sont placées de manière intelligente de sorte à non seulement illuminer la petite ile, mais intiment aussi une direction à prendre.  


[...]




Nous voilà sur place, l’ambiance est tout simplement superbe. Comme expliqué, il y a tout ce dont un homme a besoin en ce lieu. De longues et larges tables supportant de beaux plateaux de nourriture. La musique est tout simplement envoutante, il suffit de voir les gens déjà sur place se mettre à danser. A mesure que j’avance, à ma gauche défile un homme torse nu et aux muscles extrêmement saillants. Une longue tige de bois à la main et une gourde dans l’autre. Après avoir conservé une grosse goulée dans la bouche, l’homme agita son bâton dans tous les sens, en mouvant son corps tel un danseur pour, une fois arrivé à hauteur du bucher, embraser le bout de son outil pour l’arroser du liquide contenue entre ses lèvres. Un cracheur de feu. Sur l’ile où se trouve le Domaine familial, il y avait un vieil homme ayant ce passe-temps dans sa jeunesse. Bon dieu ce qu’il avait la voix cassé le lendemain d’évènements à force de s’improviser dragon.

Tout à l’air en place, et le jeune Regie est toujours à mes côtés. Il n’est pas discret à regarder les femmes comme ça. Pour la peine, un petit coup de coude dans les côtes pour bien lui faire comprendre.

Hahaha, tu manques d’entrainement.
Pardon ? De quoi vous parlez ? répondit-il sur le ton de la rigolade.
Allez, ne fais pas comme si de rien n’était… Cachotier !
D-de quoi ? Prononça Regie en bafouillant.
C’est une blague. Pardonne mon sens de l’humour très aiguisé. Lui dis-je tout en m’avançant vers le buffet et en regardant les personnes aux alentours.
Vous m’avez fait peur l’espace d’un instant, n’empêche. Répondit le jeune homme au quart de tour, en prenant le temps de s’arrêter pour saluer ses connaissances.

Naturellement et en homme bien élevé, je m’incline légèrement face aux personnes qui me sont présentés, en guise de salut. Une fois devant les tables, un jeune homme bâti comme un galion me propose quelque chose à boire. Pensant à une boisson alcoolisée, je refuse d’instinct. Mais en apprenant la nature du liquide, impossible de ne pas redemander confirmation au bonhomme se tenant près des futs.  

C’est de l’hydromel que vous servez ?
Absolument m’sieur, cent pour cent naturel ! Raisin poussé sur Kutsurogi et le miel vient de chez l’apiculteur qui travaille sur l’ile voisine. Franchement, goutez. Z’allez passer à côté de chouettes saveurs.
Un verre al- « alors je vous prie » que je voulu prononcer avant de me retrouver coupé en plein élan par mon jeune ami.
Mais nan, m’sieur ! On est là pour s’amuser. Sert lui une choppe va, Voulzy.
N-

Même pas le temps d’en placer une que je me retrouve avec un gobelet plus gros que large que mon poing dans la main. En tout cas, me voilà bien content de pouvoir siroter de l’hydromel. C’est un alcool qui ne consume pas de l’intérieur, et le gout du miel y est tout simplement divin. Autour de nous, on dirait bien que tout le monde est arrivé vu comment la fête bat son plein. Les musiciens ont l’air totalement absorbés par leurs productions. Des gouttes de sueurs ruisselantes s’abattent telles des avalanches le long de leurs visages bouffies par les bonnes vieilles habitudes.

Une lampée digne d’un loup de bar enfilée, je me décale du bucher et du buffet pour discuter dans de meilleurs conditions avec la personne ayant eu l’amabilité de me faire venir ici. Il discute avec un peu tout le monde, pas étonnant quand on est officieusement un patron de troquet. Après s’être esclaffé avec le groupe dans lequel il se trouvait, Regie – surement un diminutif maintenant que j’y pense – s’avance pour se mettre à mon niveau.

Alors, c’est bien ce à quoi vous vous attendiez ?
Cette réjouissance publique est très agréable. Merci encore pour ton invitation. Santé. Lui dis-je en reprenant une grosse gorgée de ce divin breuvage.
Santé ! Boah, il n’y a pas d’quoi. On n’est pas hostile envers les nouveaux, dans le coin. Bien au contraire.
C’est bon à savoir. Qui sait, je pourrais me plaire à rester ici, héhé. Lui répondis-je avant de terminer le verre.
Tant qu’on ne cherche pas des noises à Gramer, les nouveaux sont libres de leurs mouvements ! Et c’est que vous avez une sacrée descente !
Mon père faisait quelques tonneaux, à l’époque. C’est le premier alcool que j’ai gouté et ça m’a rappelé de bons souvenirs.
Je vois, je vois. Vous en reprendrez bien un deuxième dans ce cas ? Hahahaha. Ça doit être le troisième ou quatrième pour ma pomme, presque addictif.
Et bien… si les circonstances seraient différentes, j’aurai refusé. Mais l’ambiance est à la rigolade ce soir. Voulzy ?! Une autre choppe pour moi et mon ami je te prie !
C’est comme si c'était fait.


[...]


Un peu plus loin, cinq hommes semblent se diriger vers les festivités. Sur les cinq, un seul visage revient. Un visage rougie et gras, bien évidemment celui d’un dénommé Erik, Erik Gramer. Tout le monde est normalement vêtu, pas un seul signe d’appartenance à une quelconque faction. Les hommes le suivant se situent – à peu près – dans la même tranche d’âge. Deux plutôt costaud, portant d’épaisses vestes de laine et le reste, un peu plus chétif. Les visages sont hagards et à moitié dans l’ombre pour trois d’entre eux par de piètres casquettes, aussi fines que du papier à cigarette. Leur leader, une dernière fois, jugea bon de s’exprimer sur la raison de cette venue.

Messieurs, si vous êtes avec moi, c’est bel et bien parce que vous devez être les seuls à avoir décidé d’agir sans être en service. Donc on se pointe tranquillement à leur petite fête de maternelles, on boit un coup, ce que vous voulez et si ce bâtard de Micky de mes couilles ose ramener sa face de rat, on lui tombe dessus. Ça serait drôle d’imaginer la gueule de tous ses petits copains terrés comme des cadavres, voyant leur "frère" de pacotille la corde au cou. Vous ne trouvez pas ?
Oui chef ! Prononça le groupe bien en chœur, sauf un.
J’vois que quelqu’un n’a pas l’air d’accord.

En effet, Morgia – étant le nom d’un de ceux ayant le crâne couvé par une casquette – se sentait de plus en plus hésitant quant à l’implication bien trop débordante de son supérieur direct dans cette affaire. En effet, pourquoi ne pas attendre de rassembler assez d’hommes et passer au crible toute l’ile ? Avec une belle armée, ne pourraient-ils pas rendre la tâche plus simple et expéditive que de mener ce qui a l’air d’être une sorte de vendetta personnelle ?

Alors Luzio, on se dégonfle ?

Parle, porte tes bourses bon sang de bonsoir. Marre des taiseux dans ton genre. Lui lança son supérieur, son visage proche de celui de son sous-fifre.
Après avoir ravalé sa salive, Luzio brisa le silence, maintenant adossé contre un mur et quasiment « encerclée » par l’équipe le fusillant du regard, leurs yeux cachés par l’obscurité. Ça va trop loin…chef. J’ai plus l’courage. Qu’est c’qu-
Trop loin ? Comment ça « ca va trop loin ? » Ce qu’on est en train de faire est nécessaire à la sécurité des habitants de c’trou. T’es parfaitement conscient que ça fait un p’tit moment que l’enquête est au point mort. Et, mine de rien, c’est moi qui m’en prend plein la gueule de ceux créchant en haut d’cette hiérarchie merdique. J’ai jamais demandé à m’embourber de cette mission à la con. Et puis… Tu vas quand même pas laisser une tripotée de cinglé anarchistes courir les rues et menacer ta femme et tes gosses ?
Je refuse qu’il y ait quelconque référence à ma famille.
Putain Morgia… prononça Erik de manière totalement lassée en se retournant légèrement, avant d’asséner un terrible coup de poing dans le ventre de son interlocuteur.
Gyouh !
T’ES PAS EN POSITION POUR SORTIR CE GENRE DE CHOSES, TU COMPRENDS OU C’EST COMMENT ?! Continua le vétéran tout en continuant à le matraquer de coups divers, aussi douloureux les uns que les autres jusqu’à ce que, totalement vidé, son interlocuteur glissa le long du mur, au bord de l'inconscience.

Les mains ensanglantées, l’homme avait visiblement agit sous le coup de la rage et de la pression hiérarchique. Haletant et pas du tout hésitant, il se retourna pour lancer un regard des plus furieux à chacun de ses hommes.

Quelqu’un a quelque chose à y redire ?

Et Gramer dut se contenter du silence en guise de réponse…

Tu vois, Luzio, si ces soldats ont acceptés de me suivre, c’est qu’il en ont plus que marre eux aussi. En passant par le légal, ça traine encore et encore et laisse de dangereux criminels en liberté. Pourtant t’es conscient de l’affront que m’a fait Micky dans cette putain de taverne l’autre jour ? Se pointer alors qu’il est recherché et que j’suis même pas en service pour venir me provoquer en se pointant à ma table ?! C’est normal que j’lui ai pété la gueule, NORMAL. Et ce chien m'a filé entre les doigts. Non, non, Morgia. Si t’en sais trop et que tu te défiles maintenant, je n’ai qu’un seul traitement à t’accorder. Une objection derrière ?
Fif de pfute... c’fa la justfice four vous ?  Lâcha difficilement Luzio avant de tousser à lui en causer d’horribles douleurs dans la poitrine.

Désormais, il sait. Pas d’échappatoire possible mais, en soldat digne de ce nom, assume sa décision jusqu’au bout et ne céda pas à tomber du mauvais côté. Le voilà qui pense à sa femme et à sa petite fille qu’il ne verra probablement jamais grandir. Il savait pertinemment qu’accepter une telle demande relevait du quitte ou double. Accéder rapidement au dénouement de l’histoire ou créer une nouvelle occasion de s’enfoncer dans les méandres de la corruption ?  Silencieux, ceux qu’il avait considéré un jour comme ses camarades partirent sans bruit, en direction de la fête qui maintenant battait son plein.

Une poigne ferme lui saisit une jambe et le voilà désormais trainé, trainé comme une vulgaire loque et incapable de se débattre au vu des coups bien placés l’ayant presque paralysé. Une sale odeur est de plus en plus perceptible à mesure que son dos racle le sol humide et légèrement boueux. Les deux individus se retrouvent en tête à tête dans cette ruelle puante et jonchée de poubelles putrides. Fermement, Morgia est relevé en se faisant saisir par la gorge et la jambe pour être étalé dans la poubelle. Une ultime lutte s’engage alors, faisant place à une rage de vivre presque implacable. Presque…car le tabassé manque cruellement de force pour ensuite, sans une once d’hésitation de la part de son assaillant, se retrouver le visage écrasé sous un petit sac poubelle bien tassé.

Avec toute la musique en fond sonore, j’ai même pas besoin de faire ça. Mais on n’est jamais trop prudent, hinhinhin.

Pistolet dégainé et plaqué contre le conteneur, un projectile part dans un son étouffé.  

Et l’obscurité vint.
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Lawrence Gargalen
Lawrence Gargalen

♦ Localisation : North Blue

Feuille de personnage
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Intégrité: -8

Mer 16 Mar 2016 - 10:22

Une ombre se faufile un peu partout dans les rues de l’île en cette soirée sur Kutsurogi. Le corps et le visage parfaitement masqués, nous savons désormais qu’il se cache de quelqu’un. Se déplaçant à pas de course sans le moindre bruit, voilà que le volume de la musique au loin s’accroit à chaque enjambée. A peine la silhouette entend-elle du bruit qu’elle se met automatiquement à l’abri pour attendre patiemment que la voie se libère, la plupart du temps la lame bien serrée dans la paluche.

Une fois arrivé aux abords des festivités, la lumière vive pourrait révéler sa position et éveiller des soupçons chez quelques-uns. Forcément, les habitants de cette ile n’ont pas l’habitude d’apercevoir un homme en pleine nuit aux allures de moine satanique. Il va donc lui falloir adopter une autre tactique d’approche, plus discrète. Quel est son but ? Pourquoi risquer d’être dévoilé en sortant de sa cachette pour assister à quelques pas de danse ? Contournant le cercle délimitant le lieu de fête, l’individu se glisse jusqu’à une position où lui a une vue d’ensemble… et que personne ne peut pister.

«  Un grand mec, cheveux longs un peu blanchâtre sur le dessus avec une cicatrice à l’œil droit. »  

Bon dieu… mais qu’est-ce que tu fais là ?


[...]


La fête bat son plein, tout comme l’hydromel faisant palpiter les petites veines du crâne. Ca y est Lawrence, tu es plein là. On me propose encore un verre que je refuse poliment afin de pouvoir me tenir jusqu’à la fin de l’évènement. Aucune envie de me donner en spectacle, surtout que la réputation de Regie pourrait être elle aussi ternie. Fréquenter des petites caisses n’a rien de bon pour la renommée. Surtout que je me force à refuser et ça pour une bonne raison : j’ai l’alcool encore plus méchant que mon cher frère. Et ça, dans la famille, tout le monde le sait. Enfin bon, le brouhaha m’empêche de capter l’intégralité des paroles de mon camarade, en plus du fait que mon alcoolémie a atteint un point presque critique.  

Beaucoup n’ont pas arrêtés de danser pendant cinq minutes et commencent à pas mal fatiguer, à en voir leurs airs débraillés, tous attablés en train de discuter d’anecdotes diverses, l’orateur faisant rire son petit public à chaque histoire et ainsi de suite.

Mais si je te dis que je ne suis qu’un humble voyageur. Je suis arrivé ici sans prétentions, pour visiter et me reposer.
C’est bon Lawrence, je te charrie, hein ! En plus l’alcool te fait parler un peu fort…
Tu m’excuseras.

A peine que la conversation était entamée qu’une détonation retentit tout près, dans la foule même. A la source du son se trouvait le personnage le plus redouté de l’île : Erik Gramer. Tout de suite après, quelques-uns laissent s’envoler un cri de terreur, mêlé à la surprise. Pour ce qui est des artistes, eux aussi ont arrêté d’exercer leur loisir à la seconde près pour fixer l’exécutant de la loi.

Mesdames, Messieurs, la fête est finie !
Lança le Marine de sa voix grasse avant de ranger son pistolet à la ceinture.
Révolté, un des hommes qui il y a une minute riait de bon cœur avec ses amis se dresse automatiquement pour faire face au nuisible. Pouvons-nous savoir ce qui se passe, Monsieur ? Le bruit, peut-être ?  
Pire encore, mon cher citoyen. Nous sommes ici pour arrêter un suspect.
Pardon ? Suspect de, si je puis me permettre ?
Meurtre. Rétorqua sèchement l’homme au gros ventre en cherchant sa cible du regard pour laisser son interlocuteur à la mine médusée derrière lui. Il ne lui fallût pas longtemps pour la trouver en se déplaçant un peu partout. Bah tiens, pas dur à trouver le grand dadet. Qu’il continua en se dirigeant vers moi pour taper de plein fouet dans une chaise sur son passage pour se placer à environ un mètre de moi. Dans la foule, quatre hommes commencent à s’approcher de lui, il n’est pas venu seul.





Vous avez manqué de peu un enfant, à titre informatif.
Ah ? dit-il en tournant la tête l’air de rien pour regarder le marmot. Tu m’excuseras, mon p’tit. Pour ensuite se retourner vers moi. Content, sale meurtrier ?
C’est quoi cette histoire Lawrence ?
Figures toi que je suis tout aussi dubitatif. Puis-je savoir ce qui se dit à mon sujet ?
A peine tu arrives qu’on déplore un mort dans les rues, faut vraiment être con pour penser à la simple coïncidence.
Monsieur, des gens étaient avec moi durant presque tout mon séjour.
J’m’en fou, tu vas gentiment nous suivre qu’on vérifie bien tout ton alibi.

Un des types s’avance vers moi avec une matraque à la main. D’instinct, je recule d’un bon pas pour garder une distance de sécurité, me voilà accusé à tort pour un meurtre ? En d’autres termes je me serai sagement laissé faire pour prouver mon innocence. En l’occurrence, venir se donner en spectacle à une fête de village pour me discréditer est vraiment l’une des dernières choses à faire. Surtout que l’alcool ne m’aide pas à garder ma capacité de discernement intacte, c’est clairement un piège.

Ne rend pas les choses plus difficiles qu’elles ne le sont.  
Stoïque, j’attends que le soldat en civil s’approche. Fermement, il me saisit le bras de sa belle poigne pour continuer à me tirer vers lui. Grosse erreur. Monsieur ? Je pense que nous rencontrons tous deux un problème.  
C’est une menace ?
Vous pourrez considérer ma phrase comme telle si vous ne dites pas à votre homme d’être plus respectueux.
Et tu te permets d’ouvrir ta gueule. Mikhail, aide ton collègue va.
T’as pas entendu mon chef ? Que ce faquin me dit en me frappant de sa matraque contre la cuisse pour continuer à me tracter, chose inutile. A partir de ce moment, mon visage est devenu vide d’expression. La tronche rougeoyante, je me tourne tel un cyborg vers le grand fautif de cette soirée. Et sans un mot de plus, les hostilités démarrent.

Je tire sèchement mon bras gauche pour déstabiliser le type pour taper du tranchant de la main droite puissamment, contre son poignet. Rictus de douleur sur la tronche, il me lâche. Sans m’arrêter je plaque ma main droite contre sa gorge pour passer derrière lui – dans cette position mon bras est dans une position de désavantage, je dois donc faire vite – et de mon bras gauche le soulever pour le faire valser au-dessus des épaules. Dans la foule, des cris d’étonnement se dispersent. Me voilà dans la panade, et les trois autres collègues s’approchent dangereusement. A en voir leurs gueules, je vais passer un sale quart d’heure si je n’me défends pas un minimum.

Si je vous dis que c’est une grossière erreur ! Lançai-je tout en me reculant, les genoux fléchis et les mains en avant, tel un lutteur.  

Ho ho, ils chargent. Je me recule de plus en plus vite en parant du mieux que je peux les coups de bâton mais mes réflexes s’enlisent dans l’alcool. Sur notre passage, les gens s’écartent et quelques-uns hurlent en implorant de nous arrêter. Me voilà matraqué de partout quand j’arrive à capter l’ouverture la plus infime. Hop, je chope le poignet d’un des gars pour l’attirer vers moi, le déstabiliser et le faire tournoyer pour le jeter contre un autre. Cette parade va me permettre d’allumer le plus costaud. Dans leurs chutes, ils atterrissent sur une des tables si durement présentée. Oups, je pense qu’ils ont mis « Voulzy » en colère. Malheur à eux, les pauvres. Le costaud me prend au dépourvu dans un mouvement d’inattention pour me plaquer au sol. Outch, je paye la douleur. En position de défense, j’amoindri les dégâts au maximum pour réussir à envoyer une fusée en plein dans le menton de ce morceau de steak. Une fois neutralisé au sol, me voilà debout et toujours prêt, quand le colosse attitré serveur fait tâter de sa voix monstrueuse.

CA VA ALLER OUAIS ?! Largua Voulzy en tenant les deux hommes, chacun par le col pour les jeter devant leur chef. En regardant d’un peu plus près, on pourrait jurer que ceux-ci avaient les pieds ne touchant même pas terre. Ce type est une force de la nature. On fait ça tous les mois pour se détendre et vous arrivez pour foutre la merde, vous avez qu’ça à faire !
Oh Voulzy. T’as intérêt à t’calmer, tu veux que j’t’embarque aussi ? Rétorqua Gramer en approchant dangereusement du bison.
Tu veux tenter ? Tu sais bien qu’c’est pas cinq hommes qui vont me faire frissonner.
Arrêtez, je me rends. Je n’ai rien à voir dans cette histoire d’homicide et resterait avec Monsieur le temps de la procédure. Mesdames et Messieurs, navré pour le désagrément ! Interrompais-je les deux hommes en tendant les poignets vers le représentant de la loi.
Toi, je m’occuperai de ton cas plus tard. Lâcha Erik’ en pointant son index boudiné vers Mister Hydromel. Messieurs, en route.



[...]


Une fois éloigné des lieux qui il y a quelques minutes était source de jovialité, j’étais quelque peu nerveux de me balader dans les rues en pleine entouré d’une bande de Marines clairement véreux. Il se passe quelque chose ici, et ce qui vient de se passer me force maintenant à, une fois de plus, fourrer mon nez dans ce qui ne me regarde pas.

Trois jours en cellule le temps d’éplucher tes antécédents vont te faire du bien. Quoique non, cinq c’est mieux. Pour avoir humilié mes hommes.


[...]
Cinq jours plus tard


Bon dieu, j’ai eu l’impression de devenir fou à rester cloitrer là-bas. Sans parler de la bouillie qu’on me servait, où l’un des types castagné la semaine dernière s’empressait d’y ajouter sa touche personnel tel qu’un mollard bien immonde, agrémenté de quelques morceaux non identifiés. On m'a gardé en cellule pour vérifier la nature de ma venue sur l'ile. Si je comprend bien, ce n'est pas le moment pour venir en touriste ici. Je n’ai presque rien eu à me mettre sous la dent et c’est avec un sentiment de hargne bien profond que je retourne dans la chambre louée par mes soins. Fort heureusement, personne ne l’occupait.

Cependant, quelqu’un y été entré. Comment je le sais ? Ceci est simplement dû à la petite enveloppe bloqué contre la fenêtre, côté extérieur. La personne ayant réalisé la prouesse de grimper jusqu’ici est talentueuse, surtout que personne n’est venu me voir pour m’avertir que quelqu’un rodait aux alentours pour y caler le papier. Sans attendre, je vérifie qu’aucun curieux ne m’épie pour tirer les rideaux et l’ouvrir.

« J’ai apprécié ce que j’ai vu à la soirée. Si tu souhaites en savoir plus sur ce qui se passe ici, passe à la taverne de Regie après-demain et reste jusqu’à la fermeture. Tu y commanderas un jus de tomate épicé, ça signera ton accord pour que je vienne à ta rencontre. »

   
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