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Voyage d'East à North, Bateau du colonel Marquizz

L'esprit du Hasard
L'esprit du Hasard

♦ Équipage : Les saigneurs des Mers

Feuille de personnage
Dorikis: 735
Popularité: -10
Intégrité: -7

Ven 13 Mai 2011 - 4:21

Voyage d'East à North, Bateau du colonel Marquizz Mini_448754Eyeshield21KongouAgonbyladyarnwyn
sujet d'avant : http://onepiece-requiem.forums-actifs.net/t1270-hasta-la-revolucion-siempre-pv-cp5

Une centaine de mètres carrés dans l’ensemble de la bâtisse réservée au gouvernement mondial, des coins dans les recoins, de la poussière sur les lampadaires et un bordel monstre sur les meubles. Dix-huit minutes et deux secondes, c’est le temps qu’il a fallu à Wash pour rendre un dépotoir aussi clean qu’un manoir. Il sifflotait fièrement sur un banc public jalonnant la façade du grand bâtiment, la soirée coulait lentement et notre homme profitait de ses dernières heures à Loguetown. Replaçant du majeur sa paire de lunettes et emmerdant proprement la populace passante dans le même mouvement, il prit sa serpillière sur l’épaule et se dirigea vers le port. L’ensemble du cp5 avait déjà choisi de repartir de la ville en direction de North Blue afin de mener à bien la mission de matage de révolutionnaires, la réunion avait eu le mérite d’être rapide et ne méritait guère plus de temps. Malheureusement pour l’esprit d’équipe, il fallait que Cleaner fasse le point sur l’ensemble de cette semaine, pour cela quoi de mieux que faire le ménage, le rêve de tous.

Les boutiques faisaient tomber le store et les tavernes ouvraient leurs portes, une musique entrainante s’élevait pour accompagner les douces odeurs de cochons grillés et de bières brassées, une chose était certaine, la nuit allait encore avoir son quota de rampants et de beuglants. Cependant, cette chaude ambiance mondaine, Wash n’allait pas la connaitre, il se contentait de marcher en fixant le ciel chassant les passants sur son passage d’un revers de lunettes. Les mouettes rieuses beuglaient à en irriter les tympans d’un philosophe, les bateaux revenaient mouiller après une journée de pêche, les cadavres de poiscailles faisaient le bonheur des piafs les plus voraces, certains marins vendaient les plus belles prises aux garçons de restaurants et dans tout ce bordel, dressé parmi les odeurs agressives : un galion de Marines. A son bord, la lourde carcasse beuglante du colonel Marquizz, une vieille connaissance de Wash, celui qui l’avait déposé sur Loguetown et qui allait l’emmener sur North Blue, même si ce n’était pas son chemin, même s’il n’était pas là pour Wash. Comment Cleaner savait-il que Marquizz serait là ? Il n’en savait rien entre nous, mais c’était un bon coup de bol.

« COLONEEEEL ! C’est moi que v’la ! hahaha »

BROOOOOOAAAAAAM

La balustrade se vit fracasser d’un poing rageur, les marins de bordés en firent tomber les bouts (=cordages) qu’ils transportaient dans la cale, le gros bonhomme à l’allure d’un pitbull moussait des parpaings de salives à l’approche du dreadeux tout en tentant comme à son habitude de maitriser ses dires.

« Mr cleaner ! N’y pensez même pas ! Mon bâtiment n’est pas une agence de voyages, n’avez-vous dont aucune équipe susceptible de vous prendre en charge ! »

Wash entamait déjà son cheminement sur le ponton tendu entre les bites d’amarrages et le pont principal, le sourire charmeur en guise de salut.

« Vous savez bien que je ne puis passer mon temps en compagnie des brutes du gouvernement ! »

« Je vous préviens Mr Cleaner, si vous poser votre arrière train de gouvernemental sur mon navire, je vous considère comme un mousse de première classe ! »

Les chaussures du member one résonnaient déjà sur le bois vernis que la mise en garde du colonel tombait dans le vide, les matelots lançaient des regards de désespoirs en direction de l’armoire qui leur servait de supérieur. Ca va péter, ils le savaient, si bien qu’en l’espace de deux secondes chaque bonhomme apte à faire semblant d’être occupé l’était. Wash lorgnait du coin de l’œil le talent de certains hommes à hisser une voile déjà haute avec toute la force théâtrale que la peur de se faire beugler dessus leur prodiguait. Ses muscles étaient bandés à rompre le cou d’un ours, le colonel canalisait sa rage en mâchouillant un bout d’amarrage, il lorgnait son équipage du coin de l’œil en quête d’une tête à déboulonner. Puis vint le fatal moment où le gradé posa sa belliqueuse haine vers le seul homme qui lui retournait le bide, ce foutu hippie aux lunettes noires, il suffirait d’un bon coup de poutre dans sa face de gouvernemental pour réduire un volcan de frustration en paisible fleuve de bien-être…

« Ah en fait, je dois aller sur North Blue, les toilettes c’est toujours la troisième cabine ? »

« GRMPHNFHP »

« Merci bien ! Messieurs, ce pont est impeccable mais cette tache sous le grand mât, c’est flagrant … Plom Tom Tom ♫ »

Chassant l’air de son outil tel un chef d’orchestre, Cleaner gambadait en direction des cabines, il venait de laisser un vide dans les tripes de tout l’équipage. Cette tache, aussi minime était-elle, allait leur pourrir la fin de soirée.

« BANDE DE MOULES DE SIRÊNES !!! VOUS ALLEZ ME FAIRE LE PLAISIR DE NETTOYER CETTE CHIANLISE DE MERDE AU PIED DE MON GRAND MÂT !!! ON SE SORT LES DOIGTS ET ON PREND LE LARGE DIRECTION NORTH BLUE, bordel de gouvernementaux de brun, plus de souffle moi… »



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

L’embarcation tanguait au rythme des Blues, les hommes de quarts astiquaient les rambardes et le foc demeurait bordé en permanence, les ordres avaient visiblement été donnés : plus vite arrivé, plus vite débarqué. Il ne faudrait pas moins de deux jours pour un galion lancé à plusieurs nœuds pour rejoindre la base marine de North Blue, Marquizz tirait une tronche à faire passer le premier quidam par-dessus bord à moins qu’il ne planche pour un petit carénage, juste un, juste Wash.
Notre balayeur passait le plus clair de ses journées hors-de-portée de son vieil ami, il s’était niché près de la pie, sur l’une des grandes poutres tenant l’énorme voilure du navire. Le vent bordé les toiles faisant grincer l’armature, Cleaner s’était allongé en équilibre incertain, il observait les fourmis en bleu qui s’agitait à mesure que la gestuelle de Marquizz accélérait, cet homme valait un régiment de gueulards à lui seul. Les empannages et virements de bords se succédant, la masse de cheveux du balayeur dansaient dans le vent, la vie d’un Cipher Pol méritait d’être vécu. Tournant légèrement la tête vers l’horizon, il admirait les courbures de libertés qu’adoptaient les couleurs à mesure que le soleil déclinait, certains hommes quittaient femmes et enfants pour la mer et ses variations lumineuses, certains hommes sont des gonzesses.

« Mon… Monsieur Cleaner ? »

La voix fluette venait de l’arrière, dans un mouvement de balancier, Wash fit volte-face pour observer son interlocuteur. Bien cambré derrière son barda, un jeune matelot occupait le poste de vigie, tremblant comme une feuille ballotait par les alizées, il tenait dans sa main une longue-vue en berne.

« Je … Je m’excuse mais je ne pouvais rien voir de l’horizon avec votre genou, vous savez le colonel Marquizz n’est pas du genre à … »

« Mea culpa gamin ! Fais ton boulot brave jeunot ! Hahaha ! Même mieux, files moi ça, j’vais faire un tour d’observation pour me faire pardonner ! »

Sans laisser le temps au petit jeune de blêmir, notre dreadeux était déjà debout sur la poutre en quête d’une « terre en vue », il avait calé sa serpillière dans les cordages de la grande voile et tanguait dangereusement de tribord à bâbord. Collant ses verres fumés contre la lentille, il porta son regard jusque l’horizon dont il admirait les teintes il y a peu. Une larme noire se détacha du fond coloré, comme une tache se mouvant en leur direction, un gros poisson ou autre bête dans le même genre.

« Tu vas te faire gueuler dessus gamin ! C’est une philosophie de vie de se soumettre aussi… »

« Hein ? Mais… Qu’est-ce que … »

« BORDEL DE CUL DE BOIS ! VIGIE ! C’EST QUOI CE BÂTIMENT QUI FAIT ROUTE VERS NOUS BÂBORD ?! »

C’est con la vie, il suffit qu’un antipathique à la serpillière vous bouffe votre boulot pour que votre vie devienne plus amère qu’un poire à la suie.

« C’est le drapeau des Witch Ladies ! Les sorcières des mers sous le commandement de Josua D. Van, elle a une prime de 25 millions de Berry sur sa tête ! Je ne les ai pas vus arriver à cause de… »

« BORDEL JE M’EN MOQUE COMME DES ESCARGOPHONES DE MA GRANDE TANTE ! TOUT LE MONDE A SON POSTE ! MR CLEANER VOUS ALLEZ VOIR CE QUE SAIT FAIRE L’EQUIPAGE DU COLONEL MARQUIZZ !!»

Le rythme de bord étant déjà proche d’une usine de Tequila Wolf avant le coup de gueule du colonel, on touchait maintenant à l’apocalypse nerveuse. Les hommes s’étaient postés aux canons, les fusils prêts à faire feu et le colonel bouillonnant de violence. Vive la justice.
Au loin, le bateau des Witch avait l’aspect d’une veuve noire se mugissant sur l’eau, les grandes pattes, avec lesquelles l’arachnide maritime semblait se mouver, abritaient une multitude de cordages. Wash renvoya la longue-vue par-dessus son épaule, le gamin à l’arrière élança toute sa fougue dans la folle entreprise de rattraper son outil, il tomba mollement des vingt mètres dans un cri proche du beuglement migratoire des alouettes bridées.

C’est con la vie, il suffit qu’un bougre à la serpillière vous chie votre boulot pour que votre vie devienne plus courte qu’un vol d’oiseau en rut.

Les bras en éventail, Marquizz réceptionna son matelot avec un grognement sinistre.

« Mon… Mon colonel ! Je … Je… »

« VOUS ME FEREZ LE PLAISIR DE FAIRE UN MOIS DE VIGIE SANS PAIN ET EAU, VOUS N’AUREZ QU’A TORCHER LE CUL DES MOUETTES POUR GRAILLER !! A VOTRE POSTE ! »

« Ou…OUI MON COLONEL ! »

Wash déliait les nœuds qui entravaient son arme puis, se redressant pour avoir une jolie vue d’ensemble de la situation, il replaça ses lunettes d’un coup de tête à l’arrière. Les Witch Ladies n’étaient pas des gros motards moustachus mais plutôt une bande de Drag Queens montées sur des balais de bois. Leur monture était fixée de la tête à la queue par un système de bouts lié aux pattes du navire, elles sautaient de balais en balais avec leur combinaison à paillettes et autres talons aiguilles. La barre était occupée par une formidable créature aux formes rocailleuses, une boule de paillettes aux lèvres rouges et à la touffe blonde, Josua. Elle lâcha la barre pour se diriger d’un pas peu assuré, droite comme un i, vers la proue de son bâtiment, bois taillé en mandibules géantes donnant la face de l’araignée, les folles sautaient autour d’elle tel des sorcières d’Halloween en manque de citrouille, puis vint le silence. Elle pointa son doigt manucuré, à dégueuler, vers le bateau Marine et après un sinistre mugissement remettant en cause tant sa condition féminine que sa condition humaine, le bal des balais se stoppa net.

« Des bonbons où des représailles ? »

La question visait tout droit le gros Marquizz bouillonnant qui avait fait tomber le maillot pour l’occasion, il n’avait pas vraiment le physique d’un grand père conciliant prêt à offrir des friandises à une bande de vierges effarouchées. Les deux bâtiments n’étaient plus qu’à une patte de mygale géante l’un de l’autre, les sorcières lorgnaient les hommes sur le bord opposé en se léchant leurs lèvres pulpeuses et ce n’était pas une fiction, pulpeuse fiction. De sa grosse carrure de mâle dominant, le colonel agrippa un bout de balustrade qu’il broya entre ses paluches. Les crosses raisonnèrent et les bottes de cuirs claquèrent dans l’air, certains ordres ne méritaient pas d’être beuglés.

« ENVOYEZ-MOI CES GAMINES DANS LA TOILE DE LA JUSTICE !! »

Les coups de canons enfumèrent l’arachnide maritime, les timoniers avaient beau viser, les pattes étaient trop fines pour se faire cibler. Parallèlement, les morceaux de balustrades du galion volaient dans toutes les directions, Marquizz décomposait son propre bâtiment pour éradiquer celui d’en face, une trentaine de charpentier reconstruisaient aussi net les projectiles de leur colonel.

« Représailles mes chéris… YIIIIIIII !!»

Les balais s’entrechoquèrent et les sorcières se mouvaient de pattes en pattes comme de gros poux montés sur châssis, il était impossible d’en garder une seule droite dans sa ligne de mire tellement le manège était rodé. La grosse paillette de capitaine sortit un manche en bois formidable de son arrière-train, d’où la démarche, d’un coup de tête, sa tignasse blonde se fixa au bout de la tige, rendant la pirate aussi chauve qu’une souris. Josua prit les cordages tombants pour y fixer son balai et s’élança dans le ballet aérien, si l’on peut dire.
Parmi tout ce remue-ménage de haute-voltige, second jeu de mot à la suite, Wash observait perplexe. Il avait calé son menton sur le manche de sa serpillière et souriait en regardant les cavalières se mouvoir sur leurs montures, il s’était émerveillé devant le spectacle que lui proposaient ces femmes chevauchant le symbole du foyer, Marquizz balançant ses carcasses de galions, sans oublier la grosse dinde qui se retire un balais du …

« Mais c’est immorale ça ! Ahahaha »

Soudain le pont principal du galion vola en éclat, un trou béant laissait entrapercevoir la cale, les marines restèrent bouche bée, alors qu’aucune pièce d’artillerie ne semblait présente en face, une dizaine de détonation se succéda réduisant le pont à l’état de gruyères. Les sorcières semaient des billes explosives à tous les vents, les petites boules de métal semblaient être bien plus efficaces que les projectiles du colonel. L’homme lança un regard aux failles béantes dans son bâtiment et râla à l’intention de ses charpentiers qui se mirent à réparer le pont principal avec entrain.

« MR CLEANER ! VOUS ALLEZ VOUS Y METTRE ! IMPOSSIBLE DE TOUCHER CETTE BÊTE AVEC NOS PROJECTILES ! »

« Je m’en voudrais d’occulter une telle preuve d’efficacité ! Ahahaha »

Wash donna un coup de pied dans la tête d’éponges de sa serpillière et s’élança sur la poutre soutenant la grande voile, sous lui se déroulait le manège des sorcières et de leurs billes explosives, les cordages libres de balais dansaient dans la fumée des coups de canons, il prit une impulsion et sauta dans le vide. Le paysage défilait dans les carreaux fumés du balayeur, la face médusée des Ladies l’observait choir entre les pattes de leur navire, c’est alors qu’un cordage effleura son visage, d’un geste franc il en saisit l’extrémité et se laissa pendre quelques instants pour examiner la situation.

De tous cotés des femmes aux maquillages gerbant sautées de balais en balais telles des harpies autour d’un cadavre, plus en retrait la grosse chauve au cheval de bois blond crachait des billes explosives, depuis ses lèvres pulpeuses, explosant la coque du bateau marine à chacun de ses crachats. Le cordage auquel Wash s’était fixé était au centre de l’attraction générale, ballotait par la détonation des canons de la marine et sur le trajet des balais des Witch. Il enroula son manche dans le bout qui le soutenait et en attrapa un second du pied pour finir l’attache de SON destrier. Après un dernier effort, il se dressa fièrement sur sa serpillière en replaçant ses lunettes devant ses yeux.

« Vous me parlez balais ? je vous parle serpillière Mesdames ! »

« Sus à l’étranger ! YIIIII»

Une dizaine de sorcières vola en direction de Cleaner en semant leurs billes surprises aux quatre vents, les boules de métal fusaient de toutes parts sur notre héros du ménage. Par un coup de reins, il effectua un large balayement de sa serpillière renvoyant chacune des petites cachotteries détonantes depuis les lamelles d’éponges jusqu’aux faces détergentes. Une multitude de petites explosions claquèrent et les faces calcinées disparurent dans l’eau de Blue. Dans le même élan que son mouvement lui avait apporté, Wash sauta vers l’un des balais laissé vide, une femme de ménage fit le même élan pour se trouver sur un manche lui faisant face. Remake foireux d’un duel de cow-boy, la Drag Queens vola vers notre homme avec une dague à la main.

Clean Right

Cleaner venait de sauter en direction du balai de son opposante, d’un revers de main, il effaça le manche en bois. La Ladies disparut dans l’écume marine, alors que Wash recomposait le morceau de bois de sa main gauche afin de le refixer dans les cordages.

« C’est un utilisateur de fruit ! Mettez-le à l’eau les filles ! YIIIIIIIIIII »

Une seconde salve fusait en direction du dreadeux qui venait tout juste de se rehausser sur le balai, les dagues aux pattes, elles voulaient trancher dans le vif du sujet, le cordage en l’occurrence. En un éclair, les pots de chambres ambulants se prirent chacune une balustrade en guise de brillant à lèvres en pleine tarte.

« NE PERDEZ PAS VOTRE TEMPS AVEC CES MAUVAISE FILLES MR CLEANER ! ALLEZ-VOUS OCCUPER DE LA GROSSE ! »

« Ahaha ! Vous aimez les voyages en ma compagnie mon colonel ? »

Une nouvelle salve de balustrades traça en direction de Wash, il prit soin de les esquiver en esquissant un large sourire, la réponse semblait positive. Ou pas. Il cherchait du regard sa serpillière qui devait avoir valsé à l’autre bout de l’araignée, une détonation fit voler l’une des pattes du bateau laissant apparaitre les lamelles d’éponges de son arme. Elle était à une dizaine de mètres de lui, il prit impulsion pour saisir la tignasse d’une femme qui passait par-là, elle le transporta sur la moitié du chemin avant de se manger un coup de boule digne de l’élite des cipher pol, la machine cérébrale d’un gouvernemental en plein action. Wash était agrippait à l’une des pattes en bois du navire, il lui manquait une petite distance pour choper son outil. Alors qu’il entreprenait un petit saut pour la forme, une explosion lui arracha son marcel blanc, laissait sur son dos les marques rougeâtres de son sang.

« Eh bien chéri ? Tu me croyais partie ? YIII »

La grosse paillette aux lèvres pulpeuses, Josua, et over-glossées, toujours elle, crachait ses mitrailles de billes explosives en direction du nettoyeur, il allait devoir faire sans son arme pour une fois, mauvaise tactique de sa part de l’avoir quitter.

« J’arrive ma belle ! J’vais te remettre ton balai là où il n’aurait jamais dû sortir… »

Ce genre de répliques, il aurait dû l’éviter pour sa prestance. Wash effectua un volteface autour de la patte et observa la bombasse perchait sur son balai blond, elle s’engouffrait dans la bouille des billes, qu’elle allait chercher dans la touffe de sa monture, pour les recracher aussitôt en direction de Cleaner. La tactique était bien rodée, elle était protégée par ses comparses des attaques au corps-à-corps et elle arrosait à distance avec une puissance de feu hors-du-commun. Le dreadeux esquivait temps bien que mal les billes explosives en tournant autour du membre de la mygale, après une minute de chat-souris, il lança un regard à Marquizz.

« Mon colonel, il me faut un chemin vers notre amie… Une idée ? »

Le colonel était recouvert de fines coupures dû aux multiples détonations qui lui bouffaient ses futurs projectiles, l’équipage de charpentiers commençait à manquer de colmatages. Il grommela dans sa barbe et marcha vers la proue de son navire, elle représentait le buste d’une femme aux seins bien-portants que l’équipage surnommé Angéla. Les gros doigts du colonel s’enfoncèrent dans la poitrine d’Angéla, le craquement sinistre d’une figure de proue qui quitte son emplacement est une dure épreuve pour un équipage, surtout pour son capitaine. Marquizz envoya la femme avec une puissance phénoménale en direction de Wash, le balayeur effectua un saut en arrière et se retrouva calé sur les seins de la dulcinée. La figure de proue traçait entre les cordages en direction de la suprême dinde, Wash se tenait debout, les dreads au vent et le marcel en sang, il lâcha un léger sourire en rehaussant ses verres fumés en haut de son nez. La Divine Drag Queens plongea sa main dans la touffe de son balai pour en ressortir une nouvelle salve de billes explosives, parallèlement Wash effectua le même geste en plongeant sa main droite dans la proue. Il fit disparaitre un large morceau de bois (clean right) avant de se redresser pour faire face aux billes qui fusaient déjà dans sa direction.

La figure de proue explosa en éclats au contact des billes détonantes, l’explosion propulsa Cleaner vers la capitaine à bout de souffle. C’est le moment que choisirent deux sorcière pour se balancer vers notre apprenti planeur, il effectua dans le même temps une vrille en tendant la main gauche d’où un halo blanchâtre sortit.

Smear Left


Le bois précédemment effacé forma une structure en spirale, elle allait bientôt choir lamentablement grâce à Newton, mais elle fut suffisante pour aplatir les deux assaillantes contre sa base. Cleaner rentra en pleine face de la grosse chauve, ils perdirent l’équilibre et finirent dans un brouhaha formidable sur le ponton du navire des Ladies. Wash se tenait la poitrine, il venait de se manger le quintal de l’autre boulette après une chute d’une dizaine de mètres. Ce fut le temps qui permit à notre amie pour s’en remettre plein la bouche et prendre une large inspiration, elle allait rejouer de la musique détonante. Soudain le navire des Ladies tangua violemment sur bâbord, les canons de Marquizz avaient eu raison des pattes de l’arachnide, les cordages suivirent le mouvement et Wash vit débarouler sa serpillière depuis tribord. Il s’élança vers elle sous le feu nourri de Josua, postillonnant ses grosses fientes explosives, d’un revers de sa main droite, il effaça le cordage entravant son balai pour saisir le manche et fit face à la salve meurtrière. D’un revers blanchâtre, il les effaça aussi net et marcha en direction de la grosse Josua. Elle prit une nouvelle inspiration, c’est le moment dont Cleaner profita pour effectuer un sprint dans sa direction en laissant trainer sa serpillière au sol, effaçant au passage les lattes de bois du ponton, il sauta à la face de Josua et cala sa main gauche contre sa bouche sans omettre de placer un coup de boule gouvernemental.

Smear Left

Un halo blanc rayonna et la grosse postillonneuse était clouée au silence par une latte de bois en forme de main. Cleaner lâcha un large sourire de contentement, elle allait être beaucoup moins chiante pour le coup.

Peut être avait-il parlait trop vite, elle lui plaça un uppercut peu féminin qui l’envoya deux mètres plus loin. Elle avait l’arcade qui saignait à tout rompre, Wash lui avait offert un tête à tête qui avait eu le mérite de lui fermer la gueule et de lui ouvrir les yeux. De l’autre coté, Marquizz et ses hommes en avait fini avec l’équipage volant, ils commençaient à soigner leurs blessés et aborder les restes de la mygale. Seul demeuraient le gouvernemental et la pirate à bout de nerfs.

« YIII !! T* veux ** *ouer au *alai c’est *a ? » (Tu veux la jouer au balai c’est ça ?)

Dans un geste bien trop ample pour sa grasse naturelle, elle prit son manche et le porta au-dessus de son crâne de chauve-qui-peut. Wash lança un regard vers les marines qui avançaient vers eux et réussit à saisir celui de Marquizz dans le reflet de ses verres. Le colonel avait compris le message.

« BORDEL DE DIEU ! DECAREZ DE LA BANDES DE MOULES ! »

« YIIIIIIIIIIIIIIII »

La touffe blonde fendit l’air en direction du sol, à la seconde même où elle toucha le sol, un craquement sinistre fit vibrer le sol sur lequel Cleaner était étendu, l’explosion souffla les dernières pattes du bateau et un nuage de fumées s’éleva au centre de la bataille.
Plus un bruit, plus un mot n’osait sortir de la bouche des hommes de bord, ils cherchaient à distinguer les ombres des protagonistes là où ils étaient il y a peu. Le voile de poussière s’estompait au feur et à mesure et l’on pouvait distinguer une forme imposante, seule et debout, Josua.
Elle était en sang et victime de la censure vestimentaire japonaise, merci à elle au passage, elle s’animait de petits spasmes musculaires et un rictus de folie craquait les restes de planches sur sa face.

« REPRESAILLES ! YIIIII »

« Comme tu dis ma grosse ! »

Josua lança un regard vers les hauteurs des cordages et vit le technicien de surface fondre sur elle, la serpillière en avant et le sourire dément.

SMEAR LEFT MACHINE


Wash se lança avec sa main gauche dans une succession de revers de serpillière, les morceaux d’éponges et le halo blanchâtre recouvrait chaque partie du corps de son opposante si bien qu’en moins d’une seconde, elle n’était plus qu’une statue de parquet vernie et immobile. Replaçant les restes de son marcel, il tourna le dos pour faire face à la masse de Marquizz.

« Vous êtes un sacré personnage Mr Cleaner »

« Je suis juste technicien de surface … Ahaha»

Wash cala sa serpillière sur l’épaule et marcha en direction du galion, réajusta ses verres fumées et sifflota en accompagnant la brise marine.
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