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A l'ongle on connait le lion.

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29/2/2016, 03:35

Mes yeux se rouvrent doucement et, désorienté, je les balade lentement de droite à gauche. Où suis-je ? Toujours à bord d'un bateau, ou d'Armada, tout du moins, vu que je sens bien le roulis et le lacet causé par les vagues. Je bouge la tête, cherchant à mieux comprendre ce qui m'arrive. La douleur m'assaillit, me lancinant depuis la plante des pieds jusqu'au sommet du crâne, et je lâche une plaine étouffée. Bordel, je me souviens. Le combat contre les ninjas, sur le toit, puis contre Alexander dans l'arène du Terminus. Et ma chute dans l'eau. Que s'est-il passé ensuite ? Je suis le grand Lloyd Barrel, alors il se pourrait que je sois au paradis. Qu'est-ce que je raconte ? C'est impossible, voyons ! Comment un être aussi grandiose, fort et sensationnel que moi pourrait mourir ? Après tout, ce monde est déjà le paradis, vu que j'y suis !

Je reprends progressivement mes esprits. Je suis couché et bordé dans un lit qui, bien que risiblement sommaire comparé à celui dans lequel j'ai dormi la nuit dernière, semble tout de même incroyablement confortable. Je commence à défaire lentement les draps, en extirpant mon bras droit de sous la couette, et remarque qu'il est couvert de bandages. Je serre le poing. La douleur se répercute dans tout le membre. Je suis plutôt bien amoché. Bah, un peu de sommeil, suffisamment de bandages pour me momifier deux fois, un repas gargantuesque (et quasi-exclusivement composé de viande rouge) et je suis reparti ! C'est ça l'avantage d'être le héros de cette fabuleuse histoire qu'est la vie !

Je parviens tant bien que mal à sortir du lit et, effectivement, je me rends compte que je suis enguirlandé de la tête aux pieds. Je me trouve dans une sorte de grande cabine et maintenant que je me concentre un peu plus, j'ai la certitude d'être toujours sur Armada : cette désagréable odeur de rafiot pourri qui lui est caractéristique me le confirmant. Sur une table de chevet à côté du lit dans lequel je me trouvais est posé le fameux chapeau de Red à qui j'avais filé une bastonnade si sévère qu'il était redevenu un simple objet inanimé. Je m'en saisis et le remet sur ma tête. Grand Lloyd Barrel que je dois avoir une si peu fière allure, quand bien même tout me va à ravir... Quelle disgrâce, pour quelqu'un de ma prestance ! Je m'approche de la grande porte en bois et m'appuie dessus poussivement. Lorsqu'elle s'ouvre, le soleil m'aveugle un bref instant et la brise marine s'engouffre dans mes poumons.

J'ai la sensation de revivre.

"Réveillé ?", demande alors une voix féminine dans mon dos.
"Oh, quelques heures de sommeil suffisent au grand Lloyd Barrel pour se refaire une santé !"
"Quelques heures ? Vous avez dormi trois jours..."
"Ça ne fait toujours que quelques quatre-vingt-seize heures."
"Soixante-douze."
"C'est pareil. Je suis le grand Lloyd Barrel.", déclamé-je en me retournant vers mon interlocutrice. Il s’agit d’Angelica.

"Voilà vos gains pour votre combat.", reprend-elle alors en me jetant une copieuse liasse de billets, dont la plupart son tâchés de sang, entre les mains. Elle continue : "J’y ai déduit de quoi subvenir aux frais de réparation de l’arène, naturellement. C’est d’un ennui, l’argent... "
"Le combat... ? Le combat ! Que s’est-il passé ?!", demandé-je alors en m’écriant soudainement, réalisant ce que ses paroles signifient.
"Alexander à fait céder le sol de l’arène et vous êtes tombé à l’eau. Avec votre fruit du démon, vous avez vite coulé à pic."
"Oui, ça je m’en souviens, j’y étais... Mais après ?"
"Je vous ai tiré d’affaire."
"Non pas que ça me dérange, mais... Pourquoi ?", me risqué-je à demander. Certes, je suis le grand et fantastique Lloyd Barrel, et que le monde perde sa plus belle merveille serait un crime contre l’humanité, mais... On parle ici d’Angelica, la bonne femme aux yeux de poissons frits la plus forte que j’ai jamais rencontré. Et ça n'a pas l'air d'être son genre de jouer à la bonne samaritaine.
"Vous avez livré un combat divertissant, et l’avez gagné. Je serai une bien piètre hôtesse et combattante si je vous laissais mourir ainsi."
"Fort aimable...", commencé-je en me faisant craquer le dos en long en large et en travers... C'est la qu'un flash me traverse l'esprit. Je reprends, soubresautant : "Mais... Et le résultat du combat ?!"
"Le résultat ? Vous auriez pu gagner, mais ne l'avez pas fait. Alexander, lui, ne s'est pas retenu. Pas besoin d'être un requin de boue à capuche pour deviner que vous avez perdu."

Je serre les dents et le poing, baissant la tête. J'ai l'impression de m'enfoncer une épée dans le ventre en admettant cela, moi, tout fantastaculaire Lloyd Barrel (oui, j'ai décrété que ce terme existait, en tant qu'être aussi splendide) que je suis... Mais je pense qu'elle a raison. J'ai été le plus fort. Et pourtant, je n'ai pas été capable de le finir. Qu'est-ce qui ne va pas avec moi ? Pendant le combat avec Alexander... C'est comme si je m'étais "freiné" en plein élan. Comme si je n'avais pas pu achever ce que j'avais commencé. Pourquoi donc ? J'ai prouvé que j'en étais capable, du Cap à Banaro... Mais là ? Pris dans l'exaltation du duel, je n'ai pas voulu y mettre un terme. Je n'ai pas pu m'y résoudre. Alexander est la première personne que j'affronte et qui me tient tête de cette manière, je voulais le faire durer. J'étais tellement obnubilé par ce caprice que j'en ai oublié sa volonté de me tuer. Et si Angelica ne m'avait pas sauvé de façon inattendue... J'en serais mort à l'heure qu'il est.

"Et lui ?", demandé-je alors en relevant la tête. D'un mouvement de menton, elle me désigne le prolongement du pont du navire sur lequel nous nous trouvons. Sa longue chevelure rouge ondulant au gré du vent, je l'aperçois alors au loin, également entouré de nombreux bandages, accoudé à la balustrade. Je m'approche lentement de lui, dans son dos. Qu'est-ce que je vais pouvoir lui dire ? Et puis, pourquoi est-ce que cela m'importe, de toute manière ? Je ne le connais même pas, et il veut ma tête... Et pourtant... J'en brûle d'envie. Une seule chose sensée à dire me vient à l'esprit tandis que je parcours les derniers mètres qui me séparent de lui. Nul doute. J'entrouvre mes lèvres, et...

"Je suis le grand Lloyd BarGFH !"

Il gratifie ma divine présence d'un coup de poing en pleine tête qui m'envoie voler au sol. Bien que ça aurait pu l'être au vu de son quotient intellectuel limité d'être inférieur, je sais pertinemment qu'il ne s'agit pas là du salut rituel traditionnel de sa tribu primitive pour les déités de passage. Je me relève en passant ma main sur la joue.

"Tu as du culot de te repointer face à moi, enfoiré, yOURGFH."

Je lui rends la pareille en doublant ou triplant l'intensité en transformant mon bras en diamant : nul ne manque de respect au grand Lloyd Barrel. Il dévale le bois du pont sur plusieurs dizaines de mètres, effectuant un roulé-boulé sanguinolent et plutôt brutal. Il est apparemment dans le même état que moi : convalescent, et aux batteries à haki complètement à plat. Bien, cela ne rendra la punition pour le manque de respect à mon égard que plus aisée, avec mon fruit ! Je me rapproche de lui, qui, groggy, fait bien moins fière allure que durant notre combat, et l'attrape par son "col" de bandages.

"Je suis le grand Lloyd Barrel.", reprends-je alors en accentuant bien sur la dernière syllabe de cette tirade si célèbre, si belle, si riche et qui pourtant se suffit à elle même. Je marque une légère pause, puis continue : "Présente donc tes sincères excuses devant ma noble personne pour cet accueil des plus irrespectueux !"
"Pitié, yo... Tue moi. Je préfère mourir que de devoir participer à nouveau à ces simagrées, yo... Au moins je pourrais être réuni avec mon père que tu auras aussi t..."
"Il suffit avec cette histoire de vengeance et de père que j'aurais buté ! J'en ai ni la moindre idée, ni le moindre souvenir !", l’interromps-je alors en lui coupant la parole. Sa mine s'assombrit alors, et son corps auparavant tout tendu se relâche.

"Durant cet hiver de 1623, yo..."


Dernière édition par Lloyd Barrel le 25/3/2016, 12:19, édité 1 fois
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15/3/2016, 18:46

Plusieurs longues minutes passent, tandis qu'il discours sur une version étriquée et déformée des événements qui s'étaient produits lors d'une de mes précédentes extraordinaires aventures. Au bout d'une durée incalculable et qui me semble être littéralement une éternité, il s'arrête enfin, sur la conclusion que j'aurais assassiné son père. Hein ? De quoi ?

"C'est vrai que c'était un hiver carrément froid.", lâché-je simplement, ne sachant vraiment pas trop quoi dire d'autre, "Je suis le grand Lloyd Barrel" n'ayant pas l'air de faire mouche avec Alexander, contre toute attente.
"C'EST TOUT CE QUE TU TROUVES A DIRE, YO ?!"
"Je suis le grand Lloyd Baaaaaaaaaaaah... Rel ?", essayé-je alors quand même, en bâillant d'ennui. C'est finalement bien ça qu'il attendait ! C'était évident, après tout... Parfois, je me complique inutilement ma vie parfaite en essayant de m'abaisser à comprendre les pensées de la plèbe...
"JE TE RACONTE LE TRAUMATISME DE MA VIE ET TU BÂILLES, YO, SALE ASSASSIN ?!"
"Assassin ? De qui ?"
"DE MON PÈRE, YO !"
"Ah oui. Je ne retiens jamais ce qui ne m'intéresse pas...", avoué-je en me grattant le menton. Que ce soient les noms ou les faits, rien à faire... Mon brillant cerveau est déjà bien assez occupé à diriger de nerfs de maître ce superbe corps, et à penser en permanence à... Moi, tout simplement, comme toute personne qui se respecte devrait faire, d'ailleurs.
"YO... QUOI ?!"
"Alors, c'est qui ton père ? Et réponds de manière concise, je n'ai pas de mon précieux temps à perdre."
"MAIS JE VIENS D'EN PARLER PENDANT TRENTE MINUTES, YO !"
"Comment ?!"
"OUI, YO !"
"J'ai écouté ces balivernes pendant une demi-heure ?!"
"JE VAIS TE TUER, YO !", hurle t-il en s'acharnant à frapper la partie adamantine de mon corps, sans succès, avant que la puissance des impacts ne faiblisse graduellement, et qu'il abandonne.
"Mais non, mais non... Je suis le grand Lloyd Barrel, voyons.", réponds-je en lui tapotant l'épaule avec la pathétique compassion obligatoire dont doivent faire preuve les grands de ce monde.
"W... Wedry... Wedry Carmine...", s'effondre t-il, en se mettant presque à sangloter de nervosité et en tremblant comme une feuille morte.
"Ah, Wedry... ? Comment oublier ce nom...", réponds-je en murmurant, la bouche à demi-close. Je marque une très courte pause et reprends : "Incontestablement le meilleur boulanger que l'île ait connu... Mis à part lorsque que je m'y étais essayé, et que j'avais réalisé des pains au chocolat d'une perfection totale et absolue, naturellement."
"... Yo ?"
"Ne me dis pas qu'en plus de ces "yo" fades et sans aucun style, tu dis "chocolatine", aussi ? Tout le monde sait, et qui plus est je l'ai décrété, moi, le grand Lloyd Barrel, que l'on dit "pain au chocolat" !

Un silence pesant s'installe, au cours du quel je commence à serrer le poing, me préparant à en découdre. Autant, pour un combat à mort, ça ne vaut pas le coup, mais pour une telle insulte à la linguistique et à la pâtisserie, je suis bel et bien prêt à porter un coup décisif. Nous restons quelques secondes à nous dévisager, entourés de cette tension palpable. Soudain, Alexander inspire une grande bouffée d'air, et...

"WEDRY CARMINE, YO ! IL ÉTAIT CONTREMAÎTRE !", vocifère t-il de toutes ses forces, si bien que tout le Terminus à du l'entendre. Je me frotte vigoureusement l'oreille droite, pour essayer de sentir à nouveau mon tympan.
"Matthew !"
"Quoi, Matthew, yo ?"
"Le nom du boulanger. Les deux se ressemblent tellement..."
"MAIS ON S'EN FOUT DU BOULANGER, YO ! ET LES DEUX NOMS NE SE RESSEMBLENT PAS DU TOUT !"
"Hmpf. "On s'en fout du boulanger ?" Ça se voit que tu n'as jamais goûté ses tartes aux pommes, alors ! Et puis, je suis le grand Lloyd Barrel, je décide de ce qui est important ou non !"
"Comment oses-tu, yo..."
"Et puis, c'est même pas moi qui l'ait tué, Wedry."
"Yo... Quoi ?"

Grand blanc. Je me gratte la joue.

"Hmmm ? Oui. Je l'ai retrouvé à moitié mort et je suis parti. Doit être mon père. Ou alors il s'est buté tout seul."
"Tu penses vraiment que je vais avaler ça, yo ?"
"Je ne mens pas, et c'est d'ailleurs une hérésie de mettre en doute ma parole... Je n'avais jamais tué personne avant de partir de Barrel Island, de toute façon.", avoué-je, me remémorant la scène ou je l'avais trouvé, baignant dans son propre sang, plusieurs morceaux de bois enfoncés dans le ventre.
"Bordel..."

Pas de "yo", cette fois-ci. Il baisse le regard, et le plonge dans le néant, acceptant la réalité, comprenant que les choses se sont effectivement déroulées selon mes dires. Je vois clairement la détresse dans ses yeux, la tristesse d'un homme qui aura voué tant de temps à retrouver celui qu'il croyait être l'assassin de son père, pour au final se rendre compte qu'il s'est fourvoyé, et que l'homme qu'il désire abattre est hors de sa portée. Il serre le poing une fois de plus, et frappe le sol cette fois-ci, mollement, laissant couler quelques larmes sur ses joues. Et moi, qui étais resté planté là sans rien faire... Je ne sais plus quoi penser. Qu'on se le dise, je suis l'incroyable Lloyd Barrel, et je me fous complètement de ce qui pourrait advenir de quelqu'un d'aussi médiocre. Et pourtant...

Et pourtant, je n'ai pas été capable de lui porter le coup fatal, je n'ai pas été capable de mettre fin à un combat que je pensais être entre deux loups. Mes tripes me l'ont interdit, la flamme s'y trouvant brûlant bien trop ardemment. Et pourtant... Elle vient de s'éteindre. Le voir comme cela, brisé, abattu, apeuré comme un animal... Mais pas un loup. Juste une brebis qui s'est écarté du troupeau un bref instant. Je pensais y voir un élan de courage et de témérité dans son action, mais au final, il s'avère qu'elle s'était juste perdue. Il en vient presque à me dégoûter, à me rendre nauséeux de lui avoir accordé une importance qu'il ne méritait pas.

Je tourne lentement la paume de ma main droite vers moi et je me dis que oui, à l'heure actuelle, je pourrais le tuer sans l'ombre d'une hésitation. Tout simplement parce qu'il n'a plus d'intérêt, plus de valeur, parce qu'il n'y a plus de raison de l'épargner pour l'affronter encore et encore. Je tourne les talons et m'éloigne, le laissant à sangloter affalé sur la balustrade du Terminus, sans dire ne serait-ce qu'un mot. Oui, j'aurais pu, je pourrais, et je me devrais de le tuer. Mais je ne peux toujours pas m'y résoudre. C'est à ce moment là que je comprends que moi aussi, malgré le fait que je sois un être frôlant une perfection ineffable, me suis fourvoyé. Je ne suis pas non plus un loup.

"Un jouet cassé."
"Comment ?", demandé-je à Angelica, vers laquelle je m'étais rapproché, et qui avait manifestement assisté à la scène.
"C'est comme ça que vous le voyez. Comme un jouet cassé.", répète t-elle. Je lance un nouveau regard vers l'homme aux cheveux de feu.
"Peut-être.", lâché-je sans trop goûter à ses paroles.
"C'est pour ça que vous n'avez pas pu l'éliminer auparavant. Personne n'a envie d'abîmer un de ses jouets. Seulement, une fois qu'il est cassé..."
"Mais je n'ai pas envie de le tuer. Ni plus ni moins qu'avant. Je me sens plus capable de le faire, certes, mais..."
"Il ne vous intéresse plus. Que vous jetiez le jouet cassé à la poubelle ou non, au final le résultat est le même : il ne sera plus jamais comme avant.", développe t-elle en souriant. Elle marque une courte pause, durant laquelle je ne sais pas trop quoi dire. Aurait-elle raison ? Elle reprend : "Nous sommes des hors-la-loi, des hommes et des femmes libres dans un monde qui l'est encore plus, où la seule chose qui nous anime est notre passion, où nous avons la chance d'avoir le choix de notre vie. Mais quelle est la seule condition pour jouir de cette liberté totale ?"
"D'avoir une destinée.", affirmé-je, sûr de ma réponse. Après tout, comment quelqu'un tel que moi pourrait se tromper ?
"Vous avez raison... En partie. Certains vous diront que c'est la destinée, d'autres la force. Je pense que c'est un mélange entre les deux, personnellement. Quoiqu'il en soit, notre monde est régi par la loi de la jungle, en particulier dans le milieu de la piraterie. On peut faire ce qui nous chante, à condition d'être en mesure d'envoyer six pieds sous terre ceux que cela dérangera."
"Quel est le rapport ?"
"Le rapport, c'est que j'ai entendu parler de vous, Lloyd Barrel... Vous pensez que tout vous est du. L'argent, les valeurs, l'aventure, ceux qui vous entourent... Vous vous foutez de tout ça. La gloire, votre statut... Vous pensez qu'ils sont inhérents à votre personne. Alors, qu'est-ce qu'il vous reste, pour triompher de l'ennui ?"

Je reste étrangement silencieux.

"Oui... Il ne vous reste que le combat. Prouver que vous êtes fort. Prouver que vous avez une destinée aussi fantastique que ce que vous l'avancez."
"Mais je suis l'illustre Lloyd Barrel !", rétorqué-je, en relevant la tête. Comment ose t-elle remettre en doute mon incroyable destin ?!
"Et pourtant, à l'heure qu'il est, si je ne vous avais pas sauvé, vous seriez en train de nourrir les poissons. Sans parler du fait que je pourrais aussi vous effacer de la surface de la terre moi-même, ici et maintenant."

Je ne réponds pas. Pour la simple et bonne raison qu'elle dit vrai.

"Pourquoi me dire tout ça ? Et pourquoi m'avoir sauvé ? Et j'exige la stricte vérité."
"Je vous l'ai dit : vous m'avez diverti. Et puis... Nous sommes de la même trempe."
"De la même trempe ?"
"Oui. Toute ma vie j'ai combattu l'ennui, j'ai cherché à le fuir, en parcourant les mers, en me battant sans cesse. Et au final, je me suis posée ici, et je fais combattre les gens dans l'espoir qu'ils me distraient. Comme si c'était mes jouets."

Je lâche un grognement étouffé, de la manière dont elle me manque de respect. Mais ce n'est pas comme si je pouvais y faire quelque chose : elle est trop puissante pour moi. Je repense à son histoire de force et de destinée... Je suis trop faible, à l'heure actuelle. Trop faible pour imposer ma majesté et mon orgueil au monde tout entier, c'est clair et net. Ma supériorité est indéniable, elle arrivera un jour à n'en pas douter, car c'est ainsi écrit depuis ma divine naissance... Mais comme pour le One Piece qui m'attend, il faudra que je me batte pour me l'approprier. J'esquisse un léger sourire, suivi par celui d'Angelica.

"Parfait, ça me convient.", lâché-je alors, m'adressant plus à moi-même qu'à elle, m'étant reconfirmé mes objectifs. Seul, contre le reste du monde ? A avoir à prouver à tous et chacun que je suis l'être de légende que je prétends être ? A devenir suffisamment puissant pour l'enfoncer littéralement dans leur crâne si nécessaire ? Il faut bien un défi de cette ampleur pour quelqu'un comme moi. J'enroule le chapeau de Red sous le bras, et saute du pont du navire sur lequel je me trouvais.

Bon, c'est pas tout... Mais il est temps de me mettre en quête de découvrir l'animal qui sommeille en moi (et y'a intérêt que ça soit un truc méga classe, du genre un tyrannosaure)... De me mettre en chasse. C'est ainsi que je pars arpenter les canaux d'Armada, serpentant hors du Terminus en suivant au hasard mon instinct, me répétant à tout va...

"Je suis le grand Lloyd Barrel !"


Dernière édition par Lloyd Barrel le 7/4/2016, 23:29, édité 1 fois
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25/3/2016, 11:52

Sombre ruelle où je me roule tranquillement une clope. J'ai un peu la tremblotte, pas habitué de retrouver l'usage de mes mains. Tellement enivrante comme sensation, agréable de pouvoir tenir quelque chose, d'effectuer ce geste mécanique si fluide. Porter à ses lèvres le bout de papier pour l'humidifier et coller la feuille, poser la cigarette contre ma paume gauche, tapoter quelques fois et faire rouler le zippo pour s'étouffer d'une première bouffée qui vous aspire dans le néant.

Quand je parle de néant, je cause du vide laissé dans ma poitrine à ma sortie de l'église. Le monde peut enfin m'appartenir mais j'ai le lourd sentiment d'être qu'un pantin de chair dans l'immensité et tout en crachant de mes poumons la fumée blanchâtre, je m'assied pour contempler les bâtisses de bois étroitement liées. Que fais-je là ? Écrasant mon mégot entre mes doigts, je viens à me demander pourquoi je suis encore sur Armada. Me rappelant ainsi les mots de l'Amiral Tetsuda pour mon accès au poste de Shichibukai... Armada, le cœur de la question et en même temps la réponse à tout. Aspiré dans le désert des surhommes, je joue de mon armement, laissant paraître un bouclier sur mes mains. Tourmenté dans le chaos des indécis, je cherche encore une raison obscure, mais je ne vois rien mais la clé née pas dans le regard. Alors je m'échappe dans les pensées futiles et me concentre dans les voix que j'entends. Toutes choses me parlent. Elles me disent rien à moi, elles discutent entre elles, paisibles et douces hallucinations dont je dois être le seul à comprendre...

Je me morfonds dans le décor, invisible à tout. A ce moment où je ne fais qu'un avec les éléments, mon empathie fait surface. Une vague soudaine d'aboiements qui martèle mon esprit pendant quelques secondes avant de reprendre le dessus. Je peux entrevoir toutes les failles de ces lieux imprégnés d'obscurantisme. Bien trop plongé dans les ténèbres de Red à mon goût, d'ailleurs je ne le sens pas, ni lui ni Izya, sûrement parti vadrouiller quelque part, mais je distingue une familiarité condescendante. Un ton impérieux qui gueule à tout va !

''Je suis le Grand Lloyd Barrel !''

Oh pitié, non pas lui... Je me lève de mon coin et je pars en direction du petit gars sauvagement tabassé sur Reverse... Je déciderai d'apparaître devant lui, je ne sais pas encore si je vais lui foutre une autre mandale ou le laisser filer.
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25/3/2016, 13:13

"Je suis le grand Lloyd Barrel !", répété-je une énième fois tandis que je zigzague en sautant d'un ponton à un autre, esquivant badauds puis tonneaux, le regard fixé droit devant moi et balayant chaque moindre détail à la recherche d'un des fameux couvre-chefs rouges. Parcourant le dédale de "ruelles" d'Armada à une vitesse folle, j'avance ainsi de cadran en cadran, concentré sur ma seule et unique tâche jusqu'à ce que...

"Hé, c'est pas Liloyd Berral ?"
"LLOYD BARREL !", vociféré-je à l'encontre du plouc, qui, naturellement, m'a reconnu, mais à commis l'atroce sacrilège d'écorcher mon superbe nom. C'est ce petit moment de déconcentration, couplé à l'allure à laquelle je suis élancé, qui fait que ma fabuleuse destinée entrecoupe celle... De connards sans importance, malheureusement. C'est le problème d'être quelqu'un d'aussi exceptionnel que moi : forcément, tout le monde m'admire, me regarde, m'adule, essaie de se hisser à ma portée. Et ça n'exclut pas les loubards en tout genre. Quoi de plus normal, alors, qu'un groupe exclusivement composé de ces péquenots de campagne se mette pile-poil sur ma trajectoire et ose rentrer en collision avec ma divine personne. Je me dois d'appréhender cette médiocrité, la comprendre (bien que cela soit sans doute impossible pour moi, même si l'impossible n'est pas grand Lloyd Barrel), mais sans toutefois la laisser impunie... C'est ça, faire partie des "grands" de ce monde. En attendant...

BAM.
"Eurghf !"
"Ouargh !", lâché-je en percutant l'un des types de plein fouet, et finissant ma course dans un étal. Je me relève presque aussitôt, et, en dépoussiérant mes vêtements, apostrophe la racaille, qui se relève également : "Hé les tocards ! Comment osez-vous vous mettre en travers de mon glorieux chemin, et salir mes vêtements ?!"
"Les "tocards" ? Hé, tu t'es vu ? Et c'pas une vitesse pour courir dans les rues, t'as qu'à faire attention, tié !"
"Ouai, 'xactement ! On devrait même t'faire payer pour nous être rentré dedans !"
"Euh... Vous devriez pas l'faire chier, c'gars là...", lâche le troisième larron en tremblotant et en reculant d'un demi-pas. C'est là que je le reconnais, avec sa jambe de bois, son crochet et son cache-œil... C'est machin (un personnage secondaire sans réelle importance d'une de mes précédentes aventures dont personne ne s'est jamais soucié de son nom insignifiant, et qui devrait déjà se montrer gratifiant que je le reconnaisse).
"Ah, machin !"
"J'ai un prénom..."
"Tu connais c'type, machin ?"
"Hé, z'allez pas vous y mettre aussi !"
"Ouai, ça va ! C'quoi déjà ton blaze ?"
"Je m'appelle...", commence t-il, lentement, en durcissant le regard, avant de marquer une pause qui semble interminable. Enfin, non pas que savoir son prénom m'intéresse, moi, le grand Lloyd Barrel, après tout, ce n'est pas qui j'allais m'embarrasser à retenir le prénom d'un personnage aussi annexe, stéréotypé, et lourdingue que...
"Je m'appelle Mashin."

Grand blanc. Je lui décoche une frappe dans le menton qui l'éjecte à plusieurs dizaines de mètres dans les airs, le tuant sans doute au passage. Ça lui apprendra à me faire perdre de mon précieux temps pour des foutaises. Ses deux comparses réagissent au quart de tour.

"Ah ! Mashin !"
"Tu vas doublement nous l'payer, enculé !"

Je reste silencieux, dans mes pensées, me remémorant les mots d'Angelica concernant cet appel du combat à mon égard. Je n'ai pas hésité à frappe machin sans retenir ma force. Je ne le considère pas comme un de mes jouets, comme Alexander, alors ? Sans doute pas. Après tout, il était tellement faible qu'il ne présentait aucun intérêt pour moi, et je n'avais ni plaisir ni expérience favorable à tirer d'un affrontement avec lui. Alors je l'ai mis à mort. Relevant le regard vers les deux autres débiles qui me foncent désormais dessus, je me dis que c'est pareil pour eux. Rien que de la vermine dont le monde se portera meilleur sans.

"Vous auriez du écouter votre ami, les gars...", commencé-je en me fléchissant sur les jambes et en armant les bras. Je marque un léger temps, et, en un éclair me retrouve derrière eux. Je reprends : "Vous auriez mieux fait de pas emmerder le grand Lloyd Barrel."

Leurs corps sans vie retombent lourdement au sol, avant de glisser dans l'eau et de disparaître sous les flots. Bon débarras. Merci, ô grand Lloyd Barrel, d'offrir un monde plus sain à une population si inconsciente de la chance qu'elle a de t'avoir ! Je lâche un soupir, et, finissant de me débroussailler les manches, me prépare à repartir. C'est alors qu'une voix qui me semble aussi familière que ce qu'elle me donne des frissons, semble s'échapper de... Euh... Nulle part, en fait.

"Haha... Mashin..."
"Euh... Il y a quelqu'un ?", demandé-je à tout hasard, en regardant tout autour de moi, pour m'assurer que je ne suis pas ivre et qu'il n'y a bien littéralement "personne" qui me parle.
"Un coup à la tempe et un à la glotte réalisés en une fraction de seconde. Tu es devenu bien plus fort, depuis le temps !", dit à nouveau la voix. Elle sait ce qui vient de se passer. Serait-ce... Dieu ? Il prendrait contact avec moi pour me féliciter d'être quelqu'un d'aussi incroyablement exceptionnel ? Ce ne serait pas étonnant. Mais... Non, c'est pas ça. Je commence à paniquer, à tourner la tête dans tous les sens. Haha... Paniquer, moi, le grand Lloyd Barrel... ? Impossible... Et pourtant, je ne sais pas, je le sens pas. J'aime pas ça du tout. Je n'arrive pas vraiment à associer à qui appartient ce timbre bien particulier de voix, mais une chose est sûre... Je me sens en danger. De mort. C'est alors qu'il apparaît.

"Yo ! Ça date !"

Il est grand, blond, tatoué, et affublé d'un grand manteau à la collerette en fourrure. Impossible d'oublier une tête pareille, quand bien même son ancien air suffisant semble avoir laissé place à celui d'un homme déterminé. Le fantôme de la purée, le possesseur du fruit de l'invisibilité, le manchot, celui qui m'avait refait le portrait et détruit les piliers de mon monde au pied de Reverse Mountain... La première défaite cuisante de ma vie, et d'une longue lignée qui m'aura fait me sentir plus bas que terre pendant bien des temps. Oui... Comment pourrais-je l'oublier ? Comment pourrais-je ne pas avoir envie de me venger ?

"... Kawa...", balbutié-je, cherchant mes mots. Quelque chose m'empêche de lui bondir à la gorge. L'instinct. La peur. Car je me rends compte à l'aura qu'il dégage que la différence de niveau n'a pas bougé depuis la fois où il était monté à bord du Galahad et m'avait démoli de manière humiliante… Quoiqu'il en soit, je ne sais toujours pas quoi faire. Je suis devenu plus fort, certes, durant tout ce temps, mais je sens toujours un gouffre entre nous. Et lui est devenu encore plus monstrueux. Ai-je ne serait-ce que le niveau qu'il avait lui, à ce moment là ? Je ne sais pas. Je ne crois pas. Et pourquoi est-il là ? Il veut à nouveau me fracasser la tronche ? Qu'est-ce que je pourrais y faire, à part rester immobile, et attendre ? Aucune idée. Alors dans le doute... J'entrouvre la bouche, et crie son prénom :

"Kawasaki !"
Invité
Invité


25/3/2016, 14:17

- Kawasaki, ça sonne bien je trouve. Un peu trop ésotérique à mon goût. J'suis quelqu'un de très terre à terre malgré tout ce qu'on peut dire, mais enfin ça doit être parce qu'on est des Barrel's qu'on se trompe sur notre nom.

Dis-je tranquillement en serrant les poings, je pourrais lui abîmer le portrait mais il est déjà dans un sale état à me demander qui aurait pu l'amocher à ce point. Quelqu'un de puissant mais au cours de mon analyse empathique, je n'ai pas senti de force supérieur à Lloyd. Peut-être bien cet chose bizarroïde en forme de pingouin. Non, ça doit-être autre chose... Les nombreux bandages sur son corps témoignent qu'ils ont été posé là après une dispute avec une femme. Oui, les bandages me parlent, vous trouvez ça terre à terre ?

Vlà qu'une chose m'interpelle encore plus ! Un chapeau rouge à sa main, silencieux comme une tombe. Serait-ce le vrai chapeau de Red ?

- Heureusement, Angelica était là. Lâché-je dans le vent comme une bombe largué en plein centre d'Armada.

- Comment tu sais cela, Suzuki ?!
- C'est ce que tu portes qui me le dit. Tu peux appeler ça de l'empathie, mais c'est autre chose.

C'est tout ce que ça lui fait d'apprendre que je suis son frère, peut-être ne l'ai-je pas assez souligner.

- Tu te souviens de nos voyages parallèles ?
- Quand tu as pris d'assaut la cuisine de mon navire, volé mon repas, mon drapeau et mon rhum, hurf !
- Oui ! Et que j'ai royalement cassé la gueule, mais après on a eu ce speech sur Grand Line et te voilà dedans.
- Et qu'est ce que le Grand Lloyd Barrel en à foutre ?!
- Il en a foutre que je suis allé sur mon île natale, j'ai parlé à ma mère et je lui ai sommé de me révéler qui était mon père. Avec tout le foutoir que tu nous as fait à la prison, en pleurs, je l'ai vu. Ouais en pleurs et pour ça tu mérites la peine capitale, mais j'ai perçu que c'était de l'hypocrisie totale et enfin elle m'a tout dit.
- C'est quoi le rapport, Yamaha ?
- Mon vrai nom est Mizukawa Barrel Sutero ! Tonné-je en esquissant un pas sur la voûte pour redescendre en trombe, un kick armé sur l'épaule droite sans qu'il ne puisse faire grand chose, mais je ne suis pas allé au bout des choses qu'une sorte de carapace étincelante a jaillit de cet endroit... C'était encore plus solide que du roc, bien plus... Du diamant !



- Mais tu es devenu sacrément fort !
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25/3/2016, 16:06

C'est à peine si j'ai le temps de voir le coup venir et d'activer mon fruit au niveau de l'épaule, purement d'instinct, alors activer mon haki, ça passe un peu à la trappe... Le coup de pied qu'il m'envoie est fort, mais pas complètement appuyé : il retient son coup. Enfin, l'impact n'en est pas moins rude à m'en faire chanceler...

"Mais tu es devenu sacrément fort !"

Je lâche un léger ricanement. Conneries, tout ça. Je lui arrive toujours pas à la cheville, en terme de force brute. Décidément, c'est la journée de la rigolade... Je croyais carrément jusqu'à ce jour que "Qu'est-ce qui est petit et marron ? Un marron." était la meilleur blague que cette terre ait pu porter, étant donné que c'est moi qui l'avait inventé pour la faire figurer dans des papiers de Carembarrels, délicieux bonbons qui étaient vendus sur mon île natale. Mais aujourd'hui... J'ai entendu bien plus hilarant. "Mon vrai nom est Mizukawa Barrel Sutero.". Hahaha ! Sérieusement... Hahaha ! Je n'arrive même pas à garder mon calme et mon sérieux, alors que ce clown vient quand même de m'attaquer. Mizukawa... Barrel Sutero... Hahaha ! Non mais sans déconner, c'est la meilleure ! Comme si mon père avait eu des relations extraconjugales ! Lui qui a su trouver l'épouse parfaite pour engendrer l'être de légende que je suis aujourd'hui ! Pourquoi aurait-il eu besoin d'aller voir ailleurs ? Ça n'a aucun sens ! Seule possibilité, son envieuse de mère a du inventer ça dans l'espoir d'essayer d'avoir accès à la fortune familiale ! Oui, ça ne peut être que ça ! Hahaha, n'importe quoi... Mon père, avoir des... Aventures... Et là, comme un flash, notre conversation dendenmushique au pied de Reverse Mountain, juste après le fameux combat avec Mizukawa, me revient tout à coup. Cette conversation qui m'avait justement déshérité, au profit de... Deux... Demi-frères... Et l'un d'eux étant Edward... Et l'autre alors... ? Je deviens blanc comme un linge. La fortune qui m'était légitimement destinée ira... Aux mains d'un singe estropié de son espèce ?!

Hors de question ! Si je suis devenu sacrément fort... ? Ouais et tu vas voir ! Étendant ma transformation adamantine à la totalité de mon bras que je recouvre de haki, je lui envoie une frappe en plein ventre, de toutes mes forces. Mon poing s'écrase contre ses muscles abdominaux eux aussi baignant de fluide, et il encaisse le coup quasiment sans tressaillir, à peine en lâchant une grognement étouffé. Tremblant d'effroi, je fais un pas en arrière. Quoi ? Comme ça ? Il vient de recevoir ma frappe la plus puissante comme si ce n'était qu'un simple courant d'air ?

"Et bien voila ! Rien à voir avec notre première rencontre, ça ça a déjà plus une gueule de haki, ce que tu nous sors là ! Et tu as gobé un fruit du démon aussi ! Magnifique !", s'extasie t-il alors en levant les deux bras au ciel... Avant de m'en rabattre un dans la gueule, beaucoup plus fort que son coup de pied précédent. J'active mon fruit in extremis, ce qui me sauve sans doute la vie, et décolle à pleine vitesse à la seconde où son corps entre en contact avec le mien. La sensation est irréelle : je n'ai presque rien vu venir, et pourtant chaque instant passé dans les airs semble être une éternité. Bien que ça y ressemble, rien à voir avec mon très récent combat contre Alexander, et mes blessures n'y sont pour rien.

Il y a juste un abîme de puissance entre nous.

Je finis ma course dans un étal le long du quai où nous nous trouvons, et je mets bien quelques secondes à reprendre mes esprits et à m'extirper des décombres, encore sous le choc ou plutôt... Préoccupé ? Obnubilé serait le terme le plus exact, oui. Obnubilé par cette force monstrueuse dont fait preuve Mizukawa. Je me relève péniblement, tout ankylosé, pas encore vraiment remis après tous les événements qui s’enchaînent depuis que je suis arrivé à Armada... Et je me redresse, le dos droit, face à lui, plongeant un regard noir dans le sien. Je viens de m'en faire la promesse. Je dois devenir fort, bien plus fort. Je dois m'approprier ce genre de force. Cela me saute encore plus aux yeux qu'avant, vu que je suis face à la réalité. Et je ressens la même sensation que contre Alexander quand je vois celui, qui, apparemment, serait mon demi-frère, devant moi.

C'est comme si mon sang était en ébullition. Mes pupilles se dilatent dans mes yeux révulsés tandis que j'affiche un sourire quasi malsain, laissant révéler mes crocs. Angelica a raison sur toute la ligne. C'est l'exaltation et l'adrénaline d'un combat à mort qui me font me sentir vivant. Qui me font me sentir supérieur. Écraser la piétaille, ça allait un temps, sur les Blues. Maintenant... Je veux affronter des gens puissants. Et les massacrer. On ne prouve pas qu'on est le roi en dominant les serfs... On le prouve en dominant les autres prétendants.

Tel un lion et sa troupe.

"Hé Mizukawa ! Amène toi ! Et frappe de toutes tes forces, cette fois ! Je vais te montrer la puissance de ma résolution, alors montre moi le gouffre qui nous sépare !", m'écrié-je en le pointant du doigt avant de complètement me transformer grâce à mon Armored Lloyd et à me renforcer le ventre de haki, me mettant en position cavalière. Et il avance tranquillement vers moi, arborant un sourire amusé, tandis que je le dévisage en le mettant au défi de m'envoyer sa plus grosse attaque dans les abdominaux. C'est marrant, quand même. Je risque la mort ou de sérieuses injures... Et pourtant je me tiens là, j'attends le coup venir, souriant à pleines dents. Serais-je devenu fou ? Non, bien sûr que non... C'est simplement mon instinct qui me brûle... Et la chaleur qui s'en dégage qui me fait exister. Et tandis que cette énergie traverse mon corps, je vois Mizukawa armer son bras... Allez, vas-y ! Cogne ! Je peux l'encaisser ! Je peux tenir le choc ! Car...

"JE SUIS LE GRAND LLOYD BAR..."
"FEINTE !", hurle t-il en me coupant la parole.
"ROURGFH !"

Et il me la met en plein dans la gueule, pas du tout à l'endroit escompté, en rigolant de toute son âme. Une frappe normale, pas même enrobée de haki, et qui me touche en plein diamant. Et pourtant, j'ai l'impression d'être écrasé sous le pied d'un géant tant l'impact est fort. C'est un monstre. Sa technique est laide, grossière et n'a rien à voir avec le noble style que je pratique. Par contre, en terme de force pure et brute... Il me surclasse largement. Il a même frappé si fort que les papillons commencent à m'apparaître devant les yeux, et qu'Armada tout entier se met à tourner autour de moi. Bordel... Il m'a touché au menton ? J'ai l'impression d'avoir un Gura qui me rebondit dans le crâne en se cognant à d'énormes gongs. Comme si... Woh. Je perds l'équilibre, et je m'affale par terre, sonné. Je vomis un coup, en réflexe purgatoire, et l'acidité qui me remonte dans la trachée me réveille d'un coup, en trombe.

Il m'a mis un coup. Un seul. Bon en fait, techniquement, deux. Mais c'est du détail. Enfin bref, deux coups seulement, et me voilà dans cet état là. Et dire que je veux tuer cet homme...


Dernière édition par Lloyd Barrel le 31/3/2016, 01:50, édité 5 fois
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28/3/2016, 01:45

Finalement j'ai pas pu résister à l'idée de lui foutre une autre mandale. Cette fois, dans la gueule du blondinet à l'air impérieux. Un vrai coup de poing sans haki, brute et amer dans le chaos qui libère une force incommensurable, voir gargantuesque. Facile de lui montrer le gouffre qui nous sépare, car en vrai, ce n'est pas la force qui fait tout, sinon jamais, j'aurais pu m'échapper de Tamaka, Sloth, Tetsuda, tant de personnalités bien plus puissantes que moi. Et pourtant je suis là, grâce à la ruse des immortels et c'est cela que je vais t'enseigner, Lloyd. Toi le déchet, toi mon demi-frère.

'Et dire que je veux tuer cet homme!''

Une pensée qui se distingue en écho de voix dans mon esprit. Ça jaillit fortement et clairement en mon âme, comme une cloche qu'on vient sonner un jour de non-fête, comme pour m'alerter d'un danger éminent, sensation amère qui se chemine à mes papilles. Crachat par terre et je regarde l'imbécile cloué après deux coups, il en tremble les guibolles presque et je viens juste de m'échauffer. Je sors alors mon katana classique qui émet un léger son, celui de la mort. Ce sifflement distinct qui ferait peur à n'importe quel chasseur expérimenté.

Je redeviens peu à peu invisible pour ne laisser qu'une légère brume autour de moi. C'est mon Aura grandissante qui resplendit sur l’éther. Après avoir entendu distinctement sa pensée flasque, j'esquisse d'un pas sur la voûte, d'un deuxième et bondit sur le ciel pour retomber en furie, lame pointée sur lui...

- Si tu désires me tuer, c'est maintenant !

L'avertissement est lancé et s'en suivra plus tard, une menace encore plus grande. Les mots ne s'expriment plus, laisse parole aux gestes fluides. Organise ta défense Lloyd Barrel, car j'attaque à mon maximum. On verra si je suis capable de trancher le diamant, j'ai jamais testé auparavant...

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31/3/2016, 23:43

Ce que je lui ai dit n'a pas l'air de lui avoir plu. Mais alors pas du tout. Il est même tellement en colère qu'il fait léviter son sabre, en le guidant de ses moignons, par la seule force de sa pensée, et le dégaine. Et ça, je n'en crois pas mes yeux. C'est impossible, scientifiquement impossible. Serait-ce son fruit du démon qui fait ça ? Non, après tout, il a mangé le fruit de l'invisibilité, mais alors... Comment ? Comment expliquer qu'un individu aussi non grand Lloyd Barrelien puisse être pourvu d'une pensée si aiguisée qu'elle lui permet la télékinésie ? Il y a forcément une autre explication. Quoiqu'il en soit, il commence pour le coup vraiment à disparaître progressivement grâce à son pouvoir, dans le seul bruit du chuintement de sa lame.

Le pire est à craindre.

Il a du capter mes intentions hostiles à son égard. Et merde. En même temps, comment pourrais-je vouloirs du bien à quelqu'un qui m'a étalé de manière si humiliante ? Pas le temps de penser à ça. Je ne le vois plus. Je ne le sens. Pourtant, il est prêt à frapper. Et avec une lame, ce ne sera pas la même histoire qu'avec un simple coup de poing... Je me jette alors vers sa position, malheureusement trop tard pour l'attraper alors qu'il n'est déjà plus là. Merde... La peur m'a tétanisé et à ralenti mes réflexes, ce qui m'a fait perdre de précieuses secondes. Je ferais mieux de me ressaisir, parce que la prochaine fois, ce ne sera sans doute pas qu'un peu de temps que je vais perdre...

Bordel, reprends toi, tu es le grand Lloyd Ba...

"Si tu désires me tuer, c'est maintenant !"

EN HAUT !

Esquiver ?

Bloquer ?

Est-ce que mon diamant peut vraiment encaisser une frappe pareille ? Est-ce qu'il peut le trancher ? Mieux vaut ne pas courir le risque. De toute manière, s'il tente une attaque en piqué, le choix le plus logique est de faire une feinte de corps et d'esq...

Explosion suraiguë. La lame invisible percute mes deux bras positionnés en croix et chargés de haki. Qu... Quoi ? Putain, il est rapide. Je suis sûr et certain de l'avoir localisé grâce à sa voix, et il était à bien quelques mètres au-dessus de moi. Comment à-t'il parcouru la distance aussi vite ? Une chance que, pour moi aussi, mon corps à devancé ma pensée et permis de parer l'attaque, mieux encore, d'absorber le choc en coinçant le fil de l'épée entre mes avant-bras. Et maintenant ?

Maintenant, le contrecoup.

Tout le poids de sa frappe se répercute dans mon corps d'un coup d'un seul, alors que son sabre est déjà entre mes bras depuis quelques instants, comme si la puissance transmise par son attaque avait, elle aussi, été surpassée au niveau de sa vitesse. Elle me traverse, me transperce, de part en part. C'est une sensation horrible, une douleur indicible, une pression qui me cloue les deux pieds dans le pont du quai où je me trouve. La seule autre fois de ma fabuleuse vie où j'ai connu pareille douleur... Je crois que... Je crois que c'était quand je prenais une bouchée de la purée de Kanbei. C'est dire l'enfer.

Il parait que la souffrance est la preuve que l'on est vivant, qu'elle ne grandit que les grands. Et pourtant, putain, je pense que préférerais autant être mort plutôt que de subir ça. La seule chose qui me fait résister... C'est la composition particulière de mon corps transformé, le diamant étant un des seuls matériaux de ce monde capable d'endurer une telle pression physique sans se rompre. On ne peut pas en dire autant du bois à mes pieds, vers qui toute l'énergie qui traverse mon corps se déverse à son tour. Mais au moins, je vis. Et maintenant ?

Maintenant, l'onde de choc.

Tout se broie dans une rayon d'une bonne dizaines de mètres autour de moi. Dans la vingtaine de pas qui suivent, les choses volent simplement en éclats. Et ainsi de suite en cercles concentriques, les dégâts diminuant en s'éloignant de l'épicentre de l'onde : moi. Au final, c'est sans doute tout le cadran dans lequel nous nous trouvons qui est affecté et ressent la décharge, la secousse, que dis-je, l'explosion qui retentit. Une explosion d'air comprimé, de poussières, de morceaux de décor et d'un grand Lloyd Barrel projeté en arrière accompagnée d'un vacarme assourdissant. Désormais, il y a un grand trou rond en plein milieu d'Armada, à l'intérieur duquel même l'eau s'est creusée. Quant à moi, j'ai creusé deux larges sillons dans le bois en reculant, mais je tiens encore debout. Et maintenant ?

Maintenant, Mizukawa a disparu. Enfin, ni plus ni moins qu'avant. En attendant, il n'est plus au-dessus de moi. Je crois. Depuis longtemps. J'en suis sûr.

"Allez, allez, on s'échauffe, là ! Je te sens fébrile ! Tu doutes ?"

PAR LA GAUCHE !

Je réagis bien plus vite que lors de son premier coup d'estoc. Seulement, mon corps est complètement ankylosé, engourdi, tétanisé... Et cette fois, c'est mon réflexe qui peine à suivre. Je ne pourrais pas non plus encaisser celui-là. Juste le prendre de plein fouet. Je contracte tous mes muscles adamantins et emplis de haki, serre le poing, et me prends sa frappe en plein dans un biceps que je vois se déformer sous l'impact à vue d’œil... Mais tenir bon. Malheureusement, contrairement à son coup précédent, l'angle d'attaque est tel que mes jambes ne peuvent que me trahir. Je décolle à la vitesse de l'éclair, et traverse une bonne lignée de maisons jusqu'à ce qu'un tronc d'arbre géant n'arrête ma course. Bordel... J'ai du parcourir le tiers de la ville, perforant mur après mur sans m'arrêter. Et j'ai l'impression d'avoir le bras en charpie. Et maintenant ?

Maintenant, je tourne la tête. Et Mizukawa est en train de tranquillement manger un tajine, assis sur une grosse racine. Comment est-il arrivé là si vite ? J'ai l'impression que depuis sa première attaque, il ne s'est même pas écoulé dix secondes.

"Neuf, pour être exact.", précise t-il en mangeant son poulet, comme s'il avait lu dans mes pensées. C'est pire que ce que j'imaginais. C'est un monstre. De la même trempe que Red et Izya. Alors, c'est ça que ça donne quand ces types se déchaînent ? Quand ils s'y mettent à fond ? Je fais clairement pas le poids. Adossé à ce tronc d'arbre à bulles gargantuesque, je me rends compte de l'immensité du gouffre qui nous sépare, oui. Et la douleur commence à se propager dans mon corps, comme le venin d'un serpent, véhiculée par par la terreur que je ressens à l'idée de tenter d'encaisser une troisième attaque de ce type.

Il parait que la souffrance a ses limites. Foi de grand Lloyd Barrel, je peux assurer que c'est vrai. Mais clairement pas la peur.

"Bon, on reprend ?", continue t-il en rotant de manière bruyante. A ce moment là, le stress et la tension dans mon corps atteignent leur apogée. Alors, en désespoir de cause, je m'en remets à ma bonne étoile. A mon...

"HAKI !"


Dernière édition par Lloyd Barrel le 1/4/2016, 22:59, édité 2 fois
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1/4/2016, 03:54

J'identifie chaque parcelle de pensée pure qui provient de Lloyd Barrel. Je peux sentir le virtuose d'un esprit malmené qui courbe l'échine et tousse malgré la forte puissance de son fruit du démon. Car il pense que le diamant peut empêcher tous les chocs et il a raison de le croire. Mais dans ce combat à uni-sens où entre une série de salves et de coups tranchants, je suis vu en train de bouffer du poulet, je redore le blason en faisant cracher chaque goutte de sang, de sueur sur le visage saint du pirate.

La sollicitude éternelle. Voilà ce que je peux en tirer de notre brève rencontre. Ces moments où la poésie s'évapore. Je brise enfin le miroir que je me suis forgé au Royaume de Luvneel, là où j'ai décidé de me couvrir d'un voile me permettant de cacher mes sentiments à travers des mots incompris, sûrement pour dissimuler mes maux. La compassion m'anime et quand je pense cela, ce n'est pas pour une raison occulte gommée à l'encre invisible pour paraître énigmatique, non. Une sorte de fureur interne rugit à ce tiraillement constant, comme des picotements, voir des aiguilles plantées dans votre crâne, avec la douleur qui va avec, car non seulement je peux entendre ses discours intérieurs, mais je suis capable de discerner ses sentiments et j'en éprouve une profonde pitié.

A son mot, ''HAKI !'' Je m'attends à voir une vague se propager pour me montrer qu'il est réellement devenu roi, puisse un jour essuyer ma lame dans mon fourreau et reposer mon arme à jamais. Mais non ! Rien ne se passe, même pas un fichu mal de crâne extérieur à la douleur que je perçois depuis le début du match. J'ai évité nombreuses de ces ''attaques'' au cours de la bataille grâce à ce qu'on accoutume d'appeler de l'empathie.

Je lève alors polacre et me montre encore plus menaçant. J'apparais entièrement à un moment où la lumière du soleil disparaît entre deux nuages. De l'ombre sur tout Armada et une fraîcheur soudaine dans un vent nouveau qui souffle et refait apparaître l'astre jaune, mais pas que... Un étrange Pingouin en furie fait son apparition, alerté par les bruits des bâtisses en destruction. Quand le Lloyd a traversé, enfin je veux dire : Quand la carcasse de Lloyd a traversé. Parce qu'il n'est plus qu'un sombre corps inerte.

A l'ongle on connait le lion. 1450359824-imaged11s

Il a dépensé ces dernières forces à sortir son Haki et voilà qu'un monstre furax se manifeste d'une aura inexistante, comme s'il n'était pas vraiment animal et c'est alors que j'entends distinctement des voix ridicules provenant de son armature.

Elles ne veulent rien dire d'aimable. Je juge bon de prendre par le col, mon ''frère ennemi'' et le rend invisible à toute menace potentielle. L'armure parlante en forme de guillemot se calme, enfin du moins à l'air de se diriger frénétiquement vers un endroit plus reculé d'Armada. Plus précisément un cadran où je voulais aller... Celui de la Reine Izya...

Prenant Lloyd et le mettant sur une de mes épaules, j'entreprends une ascension vers le grand arbre. Là-bas nous aurons une vue imprenable. Là-bas, nous laisserons tomber les armes, un moment. Car juste avant son ''Haki !'' et le coup foireux du Pingouista. Je me suis aperçu de la vraie teneur du jugement porté à lui-même, je parle toujours de mon demi-frère. Et j'ai appris par une intuition prépondérante que les actions que j'ai mené contre lui sont trop durs alors je me suis mis à sa place. Là j'ai pensé à mon combat avec Sloth, un souvenir douloureux que je n'arrive pas à comprendre, même aujourd'hui et je me dis que je ne veux pas être le genre de personne à laisser une trace indélébile dans l'esprit d'un faible homme. Oui, je parle encore du Grand Lloyd Barrel. Au fond, il me fait marrer... Il me rappelle moi avec les Shinoryuus, mais sans équipage.

Bref, vous avez compris. Le réel sens de l'empathie en vrai, c'est pas d'en faire des caisses ou d'écrire des trucs brumeux. Non, en vrai c'est sûrement l'amour qu'on peut ressentir après la haine ou l'inverse probablement.

C’est seulement dans l’effacement de soi, que l’on peut, par empathie, percevoir la réalité de l’autre.
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3/4/2016, 13:24

"Putain, c'est drôlement pompeux comme phrase."

Je ne suis pas sûr d'avoir bien suivi les derniers minutes qui viennent de défiler, tant je suis exténué et à bout de souffle. Apparemment, mon fabuleux haki, pouvoir capable de faire se courber réalité, espace et temps, véritable appel du destin pour venir en aide au grand Lloyd Barrel, se serait manifesté en faisant apparaître une sorte de truc mi-robot, mi-pingouin ninja. Ou peut-être bien mi-pingouin, mi-robot ninja. Ou peut-être bien encore mi-ninja, mi-robot pingouin. Je n'en ai aucune idée. En tout cas, quand Mizukawa l'a aperçu, il m'a attrapé et nous a apparemment rendus invisibles avant de détaler en me portant sur l'épaule comme si je n'étais qu'un vulgaire fagot de bois... Et de commencer à délirer sérieusement, balançant des phrases toutes plus capillotractées les unes que les autres tandis qu'il escalade l'arbre immense à bout de bras. Qu'y avait t-il dans ce tajine ? De la drogue ? De la mort aux rats ? Les mêmes ingrédients que dans la purée de Kanbei ? Ou l'inverse. Cela expliquerait pourquoi sa purée ressemblait plus à un tajine avec la consistance d'une brique qu'à de la purée... Rah, ce traumatisme ne s'en ira t-il donc jamais ?

Toujours est-il que Mizukawa me lâche brutalement sur une des immenses branches de l'arbre, et que je dois redoubler d'efforts pour ne pas me casser la gueule. Et puis, il se pose à côté. Cachés par les feuillages après avoir disparu et nous être enfuis subrepticement, il semblerait peu probable qu'on vienne nous chercher ici. Ce pingouin est-il si fort que ça, pour l'avoir fait prendre ses jambes à son cou à toute allure ? Sans doute. La seule question qui subsiste est : pourquoi m'a t-il emmené avec lui ? De toute évidence, c'est mon haki qui a fait se ramener le robot, ce qui a arrêté ce qui ressemblait plus à ma mise à mort qu'un combat, mais... Mais il aurait très bien pu me laisser là, à sa merci. Et il ne l'a pas fait. Et ça commence doucement à me prendre la tête que des types bien plus forts que moi me sauvent à longueur de journée.

"Ce n'est que lorsqu'un moustique se pose sur tes couilles que tu comprends que la violence ne résout rien."
"Pardon ?"
"Rien, je songeais aux multiples facettes de l'Ether."
"Ah, oui, oui...", acquiescé-je, un brin décontenancé. Ah, il a fumé de l'éther ? Voila qui explique ceci qui explique cela. Mais ça ne me dis toujours pas ce que je fais, maintenant, moi. Je suis coincé en haut d'un arbre à bulles géants planté en plein coeur d'une cité pirate flottante appartenant à Red avec un toxicomane surpuissant en prise à des hallucinations et qui en plus se trouve être mon demi-frère et en plus on est apparemment poursuivis par un robot-pingouin-ninja invoqué par la fabuleuse puissance de ma destinée et... Haaaaaaaaaaaaaah. Je respire un grand coup, et me mets une gifle pour me ressaisir. Ça ne me ressemble pas de réagir comme ça, de perdre pied, à moi, le grand Lloyd Barrel !

"Tu ne crois que tu n'es pas déjà assez amoché ? Tu en remets une couche ?", demande t-il alors en fixant l'horizon, l'air mélancolique, assit sur la branche et adossé au troc, une jambe ballante dans le vide.
"Pourquoi tu m'as sauvé ? Après m'avoir attaqué, pourquoi avoir fait ça ?", commencé-je, feignant d'ignorer sa question pour aller droit au but. Je marque une légère pause pendant laquelle il ne dit mot, puis reprends : "Lorsqu'on s'est quittés sur North, je me suis juré de te tuer. Alors en sachant en plus que tu es mon demi-frère... Je sais que tu l'as senti. Alors, pourquoi ?"
"Hmpf, j'ai mes raisons. Et puis... Faut encore te muscler un peu si veux vraiment pouvoir t'occuper de moi en un contre un, alors j'ai de la marge."

Et il me répond ça de but en blanc en affichant ce grand sourire narquois qui semble être sa marque de fabrique. Pour ma part, je ne trouve rien à dire, alors je me relâche. Parce qu'il a un peu raison. Quel intérêt de se fatiguer à se débarrasser de moi alors que je ne lui arrive même pas à la cheville ? Putain, j'ai mal de partout, n'étant pas complètement remis du combat contre Alexander et me faisant étaler à nouveau par vingt fois plus fort. Alors quoi ? Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ?

"Le machin que tu nous as fait fuir... Il est si fort que ça ? Je n'ai pas senti d'aura émanant de lui."
"Normal, c'est une machine, pas un machin, justement. Mais oui, il est dangereux."
"... C'est... Mashin...", susurre alors une voix provenant d'un feuillage voisin. C'est machin. En piteux état. C'est donc là qu'il a atterri ? Et il a survécu ?
"Haha ! Mashin !"
"Machin ! Tiens, toi qui connais tout ce qu'il y a à savoir sur ce bled, c'est quoi ce robot-pingouin-ninja ?"
"... C'est... Le PIN... GOUISTA... 1.0... C'est lui qui garde l'île... En l'absence du Capi... Taine Red."
"Ah, ouais, en effet. Si Red lui fait confiance c'est qu'il doit être sacrément balèze.", commencé-je. Restant pensif quelques secondes, je reprends ensuite : "Je ne te remercie pas, machin, car le grand Lloyd Barrel n'est redevable à personne, mais sois rassuré en sachant qu'aujourd'hui, enfin, ta misérable vie a eu un sens : m'être utile."

Et puis je le dégage de la branche, et il tombe en contrebas, en criant plusieurs trucs auxquels je ne fais absolument pas attention. Hors de question de respirer un air vicié par la présence d'un péquenot pareil. Je repense néanmoins à ses paroles. Si le chien de garde de Red nous cherche pour avoir cassé quelques trucs sur son île, ça sent mauvais pour moi, alors que je pensais essayer de me faire bien voir par lui avec cette histoire de chapeaux... Et je n'en ai récupéré qu'un jusqu'à maintenant... Tiens, où est-il d'ailleurs ? MON CHAPEAU ! MERDE ! J'AI DU LE PERDRE LORS DE MON COMBAT AVEC MIZUKAWA ! NON !

Là, c'est vraiment mal engagé pour moi. J'ai perdu mon sauf-conduit, et ce sera dur d'en récupérer un autre si cette monstruosité mécanique patrouille sur l'île à ma recherche. Je suis en train de me mettre Red et Izya carrément sur le dos, avec aucune échappatoire possible, alors qu'ils ne me portent déjà pas dans leur coeur. Je vais mourir. Grand Lloyd Barrel, je vais mourir. A moins que...

"Eeeeeeh... Mizukawa... A-alors, quelle est la raison de ta venue à A-Armada... ?"
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3/4/2016, 23:17

J'ai pour habitude de suinter la classe, mais là y'a plus rien. Démotivé par toute action susceptible de me mener au sommet. Je viens à résumer le fil de la conversation passée et il me semble que blablabla, finalement, je suis vraiment au bas de ma motivation personnelle. Je n'arrive même plus à penser comme il faut, tout s'accélère, j'entrevois des blablablabla par ci et des blablabla par là. Les méninges qui chauffent et court-circuit des neurones en place. Je crois que je fais une indigestion de Tajine à la cannelle et romarin. Ça passe pas, même avec une clope que je viens de m'allumer au bec. La nuit va bientôt tomber et j'ai les guibolles comme paralysé, j'entends les choses à moitié et je ne ressens plus que du vide dans mon cœur. Tout est trouble ! Mon esprit se calme et le Petit Prince prend de la place pour réconforter mon ego-/-meurtri.

- Va donc jouer au Légos ! Machin !

J'envoie une onde parasismique du tonnerre de Dieu qui n'est en autre que le fameux Royal pour faire sombrer Machin et ainsi discuter tranquillement et sans gêne avec Lloyd un peu troublé.

- Ma venue sur Armada révèle d'un Hasard. Mais je n'y crois pas trop, je pense que ça été ma destinée que de venir ici et c'est aussi le cas pour notre rencontre. Rien n'est hasard, simple destinée.

Jette le mégot quelques mètres dans le lointain, d'un geste qui défie les géants. Et je me concentre sur une tâche lourde à mon sens. Celle de dormir. Réglé comme une horloge d'un cadran, je viens à me demander ce que voudra faire Lloyd le lendemain. Misérable, je n'ai point de chapeau pour le tirer vers le bas du crâne et ainsi cacher mes yeux, mais que dis-je ? Je suis invisible ! Pourquoi avoir besoin d'un cache... J'en perds le fil de ma pensée et m'évanouis dans la brume et le coucher de soleil pointe à l'horizon, reflets orangés qui vient narguer le paysage d'un semblant de beauté en ces lieux où la paix ne règne point. Finalement, je rétorque à la question du demi-frère avec un brin de sérieux.

- Je veux détruire Armada !
Invité
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6/4/2016, 21:47

Dé... Détruire Armada ? Carrément ? Pourquoi ? Non pas que le grand Lloyd Barrel en ait quelque chose à faire, mais... Serait-ce une querelle contre Red, contre Izya, qui se file depuis longtemps ? Possible. Mizukawa a du barouder un paquet de temps sur les mers, et se faire aussi un paquet d'ennemis. Quoiqu'il en soit, au moins, dans le pire des cas, il fera paratonnerre en s'attirant leurs foudres, me laissant le champ libre pour me tirer, ce qui me rassure. En même temps, j'ai moi même une terrible vengeance à réaliser à l'encontre de la dragonne et du... Euh... Truc noir. Serait-ce l'opportunité tant attendue pour les suriner depuis notre David Beckham Flight au Cap des Jumeaux, où ils s'étaient allègrement foutu de ma gueule, jouant avec moi comme un petit chat avec une pelote de laine ? Mizukawa pense que rien n'est du au hasard, et qu'il s'agit du ressort de la destinée. C'est également ce que je pense. Après tout, j'ai confiance en mon avenir, à ma bonne étoile, alors... Je ne perds rien à rester, à voir comment les choses vont évoluer, à peut-être tirer mon épingle du jeu et annoncer au monde que nul ne peut se jouer impunément du grand Lloyd Barrel. Et puis, franchement, je suis pas contre une bonne nuit de sommeil réparatrice... Je ne tarde pas à m'endormir, exténué par une journée terriblement éprouvante.

Le truc chiant, c'est que je ne tarde pas non plus à me faire réveiller.

"Hey ! Tu dors ?"
"Oui."
"D'toute façon, je te demande pas vraiment. J'arrive pas à dormir."
"Super, tant pis. Moi si. Bonne nuit."

Je parviens à le faire me lâcher et à me rendormir. J'ai vraiment besoin de cette nuit pour récupérer. Malheureusement, une heure ne s'est pas déjà encore écoulée que...

"Hey, tu dors encore ?"
"OUI."
"Lève-toi ! Y'a le Pingouista !"
"Super, bonne nuit."

...

"J'ai envie de me fumer une clope. Y'a pas mes cigarettes à côté de toi ?"
"Super, bonne nuit."

...

"Mh."

...

"Putain, elles sont où mes clopes ?"

...

"Eh, monsieur Bonne Nuit. Tu crois que les pingouins ont des genoux ?"
"Je ne suis pas monsieur Bonne Nuit, je suis le grand Lloyd Baaaaaaaah... Rel.", commencé-je en baillant. Bordel. IL EST PUTAIN DE CHIANT. C'est possible d'être pénible à ce point ? Et puis qu'est-ce qu'on s'en fout, de savoir si les pingouins ont des genoux ? C'est quand même pas ça qui l'empêche de dormir ? Je reprends, le ton un peu plus agressif : "Bien sûr qu'ils ont des genoux... Tu viens vraiment de North Blue... ? Parce qu'on dirait pas. Oh et puis, il est tard, pourquoi est-ce que je gaspille de mon précieux temps à parler de l'anatomie des pingouins ? Je peux finir ma nuit tranquillement ?"
"Mh."

Et je finis enfin par me rendormir. Et ça fait un bien fou. Je sens chaque muscle, chaque os, chaque tendon se relâcher dans mon corps quand bien même dormir sur une immense branche d'arbre à plusieurs dizaines de mètres du sol n'est ni confortable ni rassurant... Surtout si on en compare le standing à celui de l'hôtel d'Izya, car quand bien même le personnel n'y est pas des plus agréables, au moins, on n'y réveille pas ses visiteurs à grandes mandales dans la tronche.

Hein ?

La claque est surpuissante, et je me retrouve éjecté de l'arbre. Entamant ma chute, ne comprenant que trop tard que c'est l'autre idiot qui m'a encore baffé, je transforme mes doigts en griffes grâce à mon Razor Edge et m'en sers pour me raccrocher au tronc de l'arbre, l'entaillant sur plusieurs mètres avant de me stabiliser. Je lâche un soupir. Et puis je me hisse à nouveau sur la branche ou se trouve un Mizukawa apparemment satisfait.

"C'était pour quoi, ça ?"
"Mes clopes. C'est bien toi qui les avait. Mais bon, finalement j'ai changé d'avis et j'ai sommeil !", répond-il simplement en s'allongeant correctement et en se retournant. Je peste, et puis finalement je l'imite.

...

Sauf qu'avec la décharge d'adrénaline que j'ai reçu de la baffe, j'ai plus sommeil. Quelques minutes s'écoulent avant que je ne prenne la parole.

"Hé, tu dors ?"
"Oui."
"J'arrive pas à dormir. J'ai mal à la tête."
"Super. Bonne nuit."

...

"Bon, passe moi mes clopes."

Je lui jette son paquet, qu'il attrape avec des mains qu'il a apparemment récupéré, ou plutôt rendu visibles. Nul doute qu'elles étaient jusqu'alors camouflées par son pouvoir, et qu'il devait s'en servir pour berner ceux qui le pensaient toujours pingouin... Euh, manchot. Dont moi. Alors pourquoi ne les a t-il pas gardé invisibles ? Baisserait-il sa garde face à moi après nos échangés ? Après avoir évalué que je ne pourrais le blesser ? Une fois sa cigarette roulée, il la porte à sa bouche et commence à fumer, dans une nuit noire plongée dans un silence à couper le souffle. D'en haut de l'arbre, c'est à peine si on entend la piétaille pinailler dans les ruelles en contrebas. Simplement le grésillement régulier du tabac et des feuilles qui se consument à chaque bouffée qu'il prend. C'est terriblement oppressant, cette absence de bruit. C'est alors que je décide de la briser.

"Pourquoi tu veux détruire Armada ?"
"Parce que je veux devenir Shichibukai."

Ah. Mais tout devient limpide.

Ou pas. De quoi parle t-il ?

"Un chichi buccal ? Qu'est-ce donc ? Une spécialité locale ? Pourquoi vouloir devenir un beignet ?", demandé-je en essayant d'avoir de plus amples explications. Parle t-il la même langue que moi ? Il me semblait, pourtant. Remarque, ça expliquerait certaines phrases un peu étranges... A moins que... Oh, l'imbécile. Il a sans doute du comprendre de me "montrer la gaufre qui nous sépare", en lieu du "gouffre", d'où cette phrase insensée en lieu avec de la pâte frite. Mais pourquoi répond t-il maintenant à un truc qui date de la fin d'après-midi, de toute manière ?

"Un capitaine corsaire. Un pirate au service du gouvernement."

Je déglutis. Les capitaines corsaires... Si les hommes étaient ramenés aux animaux comme j'aime si bien le faire, ce seraient des chiens de garde. Mais pas les bons chiens fidèles et loyaux. Non, des chiens d'attaque, qui ne se posent pas la question d'à qui appartient la main qui les nourrit. Des chiens de garde qui ont perdu toute distinction entre le bien et le mal, entre ce qui est avec eux et ce qui est contre eux... Il ne se focalisent plus que sur une chose : leur ego. Pas étonnant que personne ne les aime et les considère comme des traîtres. Alors, il serait envoyé par le gouvernement pour détruire Armada pour accéder au siège de corsaire ? Et il profiterait de l'absence de Red et d'Izya pour le faire ? Oui, c'est sans doute ce qu'il a prévu. Une multitude de questions auxquelles je n'ai pas de réponse malgré ma science infuse se bousculent dans ma tête.

"Pourquoi ?"
"Je savais que tu allais me poser cette question."
"Ah. Et ?"
"Et...", commence t-il avant de se lever et de s'approcher vers moi. Il arme le poing, et, me décalquant la joue : "... C'est pas tes affaires !"

Cette fois, j'ai vu la mauvaise habitude de m'en coller régulièrement une et le coup venir, et me suis transformé en diamant à temps pour m'éviter de faire un vol plané ou de vomir une gerbe de sang. Toutefois, l'impact reste très désagréable, malgré même le fait que Mizukawa y soit allé mollo.

"Tu peux au moins me dire comment tu comptes t'y prendre pour détruire Armada, ou ça va me valoir un coup aussi ?"
"C'est simple, on dérègle, et j'entends par là que je jouerai avec en mode visible/invisible, le Pingouista qui détruira l'île à lui tout seul.", rétorque t-il alors, tout simplement. Je suis un peu déçu, à vrai dire. Je m'attendais à quelque chose d'une facture supérieure. Et puis... Et, mais...
"On ?"
"Oui, on ! Parce que tu vas bien jouer ton rôle dans la destruction d'Armada ! Dans le pire des cas, si tu veux pas..."
"Si je ne veux pas... ?", me risqué-je à demander alors que l'ambiance vire de la fraîche nuit d'hiver sympa à l'angoisse d'un plongeon dans les ténèbres. Je le sens tellement pas...
"On te jettera en prison."
"On... ?"
"Et quand je dis "on", je ne parle ni de toi ni de mon éventuelle double personnalité schizophrène mais des renforts que j'aurai probablement."

Mon sang se glace a ses paroles. Me jeter en prison ? Evidemment... Le type brigue la place de corsaire, alors s'il sert des pirates sur un plateau au gouvernement, il va marquer des points... Et puis, pas n'importe quel pirate : le seul, l'unique, l'exceptionnel grand Lloyd Barrel ! Ma tête seule doit bien valoir le siège en question, voire même bien plus, et non pas ces ridicules quarante-trois millions dont m'a affublé la marine ! Quoiqu'il en soit... Je suis pris au piège. Je pensais pouvoir me servir de lui comme d'un sauf conduit... Mais c'est plutôt l'inverse. C'est exactement ce que disait Angelica : seuls les forts ont le droit de décider. Seuls les lions peuvent régner sur les autres animaux, qu'ils choisissent de se raser la crinière pour devenir des chiens ou non. Je n'ai pas vraiment d'autre choix que de composer avec lui. Il ne va sans doute pas me lâcher d'une semelle, d'ailleurs, alors autant en profiter pour percer les secrets de sa force... Et essayer de m'en sortir en vie de tout ce merdier. J'acquiesce donc simplement, sans rien dire, ce qui semble amplement le satisfaire, puisque écrasant un énième mégot sur la branche, il retourne se coucher.

Je reste quant à moi quelques minutes assis, à contempler un horizon aussi noir que l'encre et un contrebas parsemé d'autant de lumières que d'étoiles dans le ciel. Et je me remets en question alors que je me vautre complètement pour me retrouver allongé sur la branche, la tête reposée sur des feuillages. Et je ferme les yeux.

Je suis prêt à tout.

Mon équipage ? Mes hommes ? Bah, une année nous a séparés, et, pour être franc, je n'en ai plus rien à faire... Surtout étant donné le fait que mes larbins se sont quasiment toujours révélé être des nuisances plus qu'autre chose. Non, vraiment, même si me faire servir et aduler est mon droit le plus strict en tant que grand Lloyd Barrel, je dois me consacrer au plus important : devenir plus fort. Même si je dois ravaler ma fierté un temps et suiv... Disons plutôt tolérer la présence de Mizukawa à mes côtés. De toute manière, je n'ai pas de projets d'avenir. En ai-je déjà vraiment eu, de toute façon ? Non, je me suis contenté de toujours suivre aveuglément mon instinct, ma destinée... Car après tout, c'est ce qui me définit : je suis le grand Lloyd Barrel, un être incroyable à l'avenir fabuleux, donc comment pourrais-je faire erreur (déjà, de manière générale, c'est impossible) en me laissant guider par ma bonne étoile ? J'ai alors la certitude que cette rencontre avec Mizukawa n'est pas fortuite, comme lors de notre précédent échange, ou lorsque j'avais rencontré Red et qu'il m'avait donné la vivre card qui m'avait sauvé de mon exil et ramené à Armada. Aucune de mes rencontres avec des personnages secondaires n'est fortuite (tant que ceux-ci sont nommés dans le récit).

Après tout... Comment pourrait-il y avoir des épisodes fillers dans l'histoire de l'épopée du formidable Lloyd Barrel ?
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