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Liberté, égalité, NTM

Mr Paquebot
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Sam 9 Avr 2016 - 22:33

Regard lugubre, mine patibulaire, le pied à terre est de bonne augure.

Hey vous là-bas, où allez-vous ? Vous devez vous acquitter du droit de port et remplir le formulaire de justification de présence pour accéder à l'île.

Silence morbide, marche lente mais déterminée, sans acquiescer, je fais le vide.

- Hey ho !
- Bonjour, il est avec moi, excusez sa rugosité, il vient de perdre un ami cher, soyez indulgent, voici l'argent pour le droit de port et montrer moi votre formulaire que je remplisse ceci.

Un quai, une poignet de graine, un jet, mon passé me gêne.

Mes mains, mes poings, le destin.

Leurs mains, 30 000 poings, contre le destin.


Dernière édition par Mr Paquebot le Dim 10 Avr 2016 - 19:36, édité 1 fois
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Dim 10 Avr 2016 - 1:12

Quelques heures auparavant...

Sur le pont du navire qui vogue avec nonchalance vers l'île au esclave, tout est silencieux. Seul le vent vient s'enfermer dans les voiles en les gonflants avec parcimonie. D'habitude, c'est là qu'on fait agir l'équipage pour orienter les voiles dans le sens optimal et ainsi, maintenant une pression du vent parfaite. Mais là, tout l'équipage Révolutionnaire du navire est en rond, seul un espace vide au milieu. Il y a des murmures, des mines tristes, des gars curieux. Mais tout est calme, calme comme l'être qui attire tant les regards. Un panda roux, habillé comme un matelot, enroulé en boule. A première vue on pourrait penser qu'il somnole mais la traînée rouge sang qui s'échappe de sa gueule ne laisse rien présager de bon. Un frisson parcourt tous l'équipage, une porte s'ouvre sur le pont. La foule se fend comme l'eau pour Moïse. Après le passage du colosse, la nasse humaine ne referme pas pour autant le passage, comme si le sol qu'il venait de fouler ne serait plus le même qu'avant. Les sourcils froncés, la mine sévère, Mr Paquebot s'approche du centre du cercle. Son regard se pose sur son compagnon, son ami. Il a partagé tant de péripéties avec lui qu'il le considérait comme un frère.

Paquebot lui avait sauvé une fois la vie, en retour, ce Panda s'était lié à lui et lui avait rendu au mois par trois fois la politesse. On pu entendre déglutir Paquebot. Il était raide comme une barre de fer. Ses poings crispés le long du corps, inamovibles. Le regard lourd ne laisse rien filtrer. le chef de la mission semble devoir dire un mot.

Désolé pour toi Paquebot... Il s'est écroulé d'un coup, sans raison, on a pas tout de suite compris...

Monde de merde.

Le demi tour est sans appel, il repart d'où il vient sans un mot de plus, le regard fixé sur sa ligne d'horizon devant les regards silencieux et craintif de l'équipage. Le vent semble redoubler sans raison quand la porte se referme, laissant seul Paquebot avec ses pensées. L'équipage se remet au travail sur ordres de Costa. Dans sa cabine provisoire, Paquebot vient de figer dans la paroi la trace de ses phalanges, enfonçant complètement la cloison épaisse en chêne brut. Pour se calmer il prend son arme. La démonte intégralement, une fois, deux fois, à la troisième il jette les balles vertes écologiques et créatives par le hublot. Il met à la place des munitions plus standards, plus létales... Quelque chose est cassé en lui, il n'est plus l'homme bon et rustre. Toute forme de bonté a disparu, il se regarde dans la glace, cherchant une pensée cohérente tout en remettant d'aplomb son costard à rayure. Sur le pont, on improvise une petite cérémonie pour confier à Poséidon la dépouille de Lapidus, Panda Roux Révolutionnaire.


Dernière édition par Mr Paquebot le Mar 21 Mar 2017 - 18:52, édité 4 fois
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Ven 15 Avr 2016 - 21:37

Il fait nuit, j'ai passé la journée à enquiller des demis comme une boulimique massacrerait un village de chouquettes. J'suis pété comme un coin mais très détendu et calme. L'envie m'prends, pour la cinquième fois d'la journée d'aller me soulager. J'en profite pour sortir sur le quai, l'équilibre précaire, mes jambes me font vaciller un peu mais j'y arrive tant bien que mal. J'me cale contre une bite d'amarrage et avant d'ouvrir la boutique, j'crame une tige. J'matte l'océan, l'air pensif. C'presque poétique... si on fait impasse sur le bruit de mon jet venant troubler la mer d'huile à mes pieds. Dans certains ports, j'pourrais me prendre une amende pour atteinte à la pudeur, ici, c'est pas le cas. C'est le port le plus borderline que j'ai jamais vu d'ma vie. J'paris un billet qu'un quart des gus que je croise, sont d'la piraterie ou mouillés dans des affaires louches. Et faut pas être un fin limier pour le voir, même moi, ivre, j'm'en rends compte. Les mecs parlent aussi, sans se cacher, sans chercher à faire genre c'est des mecs biens.

Note à moi même: Péter les dents du mec avec l'anneau dans le nez tout à l'heure.

Oui donc je disais... Ha oui, les gars ici parlent affaires, reventes d'esclaves, optimisation des emplacements dans les cales pour en mettre plus etc. Sur l'île, c'est clair que la vie d'un humain équivaut à rien. J'appréhendais en débarquant ici, j'avais prévenu les gars que si l'opération capotait, se serait de ma faute car j'aurai déboîté un gars qui fallait pas au moment où il fallait pas. Tout à l'heure, quand mon ami le Panda est mort, c'est pareil, j'croyais que j'aurai buter un type avant la fin d'la journée; Même pas... mais je reste sur mes gardes, la soirée n'est pas finie. D'ailleurs, j'retourne m'anesthésier les quelques neurones qui m'permette de faire ce monologue intrinsèque.

Y a pas que l'mono-loque qu'est sec d'ailleurs

Ziiip

* Porte qui grince avec une clochette *

La même taulier et une fraîche si tu as...

La mêmeeeee ???

Haussement d'épaule...

Oui la même ! Et tu vas profiter pour changer l'verre aussi. Celui la il a l'gout du Paic citron. J'aime bien la mousse mais faudrait pas m'prendre pour un fion !


Dernière édition par Mr Paquebot le Mar 21 Mar 2017 - 18:55, édité 2 fois
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Mar 19 Avr 2016 - 23:55

Le patron me fait un signe qu'il est temps de lever les voiles. J'mets un temps certain à enmagasiner l'information, j'fais pas de grabuge, j'demande même pas un dernier pour la route. Je me contente mélancoliquement de finir mon verre de rhum. Je me dresse tant bien que mal sur mes guibolles et je réajuste mon costard. Je me dirige vers la porte de sortie en cherchant mon briquet pour allumer une tige mais en vain, je l'ai perdu, fait suer.

J'pousse la porte quand une main m'agrippe l'épaule, c'est mon pote, le mec avec un anneau dans le nez qui me débite un charabia. Mes yeux légèrement plissé j'reste de marbre, histoire d'lui faire comprendre que justement, je ne comprends rien. Il me tend un verre, c'est tentant, mais un rapide regard au patron du bar me fait comprendre que ce serait le début des emmerdes. D'ailleurs, le pote du gars à l'anneau semble débuter une querelle avec le tenancier qui lui demande, je cite: de virer sa gueule de raie presto !

Je décline poliment le breuvage que m'offre le petit fumier que j'ai sous les yeux. D'ailleurs il ne le prend pas mal car il va prêter mains fortes à son camarade pour gueuler sur le gérant. J'hésite beaucoup à intervenir. Même si j'dois lui casser les dents, c'est pas forcément le meilleur endroit, trop de témoin, même à cette heure tardive. Je sors donc avec les quelques autres clients qui ne tiennent pas plus que ça à assister à ce désagréable spectacle de fin de soirée. Pour ma part, je me dirige vers le centre pour aérer un peu mes neurones avant d'me retourner vers le navire pour m'reposer un peu avant le grand jour.

Je déambule donc, mains dans les poches, gueule à moitié anesthésier par la bibine. Mes yeux, lourds divaguent de boutiques en boutiques. Tout est fermé ou presque, sauf quelques rades mais j'ai bu toute ma tristesse, il faut savoir arrêter. L'air frais pique un peu les oreilles, j'remonte mon pardessus quand j'me fais héler. Je stoppe la marche et j'fais un quart de tour. C'est les deux couillons du bar qui marchent en beuglant des inepties. Ils n'ont pas l'air hostile, juste casse burnes. Ils me rattrapent et m'raconte l'embrouille avec le patron, j'sais même pas pourquoi je prête une oreille. Là il se met à me complimenter et m'dire que j'ai l'air solide, qu'il lui faudrait plus de gars comme moi dans sa bande.

Voilà que ça me revient, ce que j'ai noté dans ma caboche toute la soirée; sa bande, son commerce. Des effluves nauséabondes remontent de mes entrailles, vaut mieux que je me taille avant de l'écorcher. Ils insistent les bougres, le bonze à l'anneau me passe même sa main sur mon épaule, avec un peu de mal car je surplombe sa carcasse chétive mais il me parle avec son haleine de phoque comme si on était pote depuis quinze piges. Il veut me montrer une boîte sympa ou des pauvres filles se vendent à des salopards dans son genre. J'accepte, j'deviens sournois, je m'étonne presque.

On marche, son pote nous précède de quelques pas et se contente de taper dans tout ce qui passe à son pied pour faire du bruit; Le genre de type un peu agaçant. J'fais copain copain avec ces rupins, on se dirige vers le bordel quand arrivé dans une ruelle perpendiculaire à un bar où émane un bruit de fond assez conséquente, je fais une halte. J'sors ma tige et je demande au type agaçant si il a pas du feu, ce à quoi il sort instinctivement son briquet de kéké et me le tend.

La première bouffée est salvatrice, ça fait du bien de s'intoxiquer, surtout avant de décalquer du faciès. J'rends son briquet au gus et comme il est proche de moi, j'en profite pour lui souffler à la tronche ma bouffée. Instant de brouillard pour lui, opportunité pour moi de lui asséner un direct du gauche dans sa tronche de demeuré. Sa tête, percutée de plein fouet, vient se cogner en arrière sur le mur de la ruelle, il chute comme un malpropre sur les pavés, n'arrangeant rien à sa face déjà amochée. Je me retourne pour m'occuper du type à l'anneau dans le nez qui par instinct m'envoie une droite que je bloque en saisissant sa petite mimine avec ma patte d'ours. Je serre à lui en faire péter les jointures. Dans la panique, il arme son second poing et veut me le décocher.

Tu viens de briller, gâche pas tes cartes.

Mais le gus semble pas très réceptif à mon avertissement, il tente encore une fois d'expédier son bras vengeur sur ma trogne. Pas de bol, j'lui tord son autre main, ce qui casse son élan, j'en profite qu'il soit à moitié contorsionné pour lui mettre une pêche dans la gueule et d'ma jambe gauche je vais chercher le creux de son genou pour faire plier ce fils d'idiot. Le voilà genoux à terre, la face ravagé et la main tordu. Je desserre mon étreinte et j'tente un brin de causette, ce qui sert à rien, j'ferais mieux d'finir le boulot et d'me tirer rapidos avant qu'on me crame...

Ça m'a démangé toute la soirée, tu n'as même pas idée. J'dois dire que te voir dans cet état lamentable me procure une joie sans commune mesure. Les ordures dans ton genre, qui font le commerce d'esclaves, ne méritent pas qu'on s'attarde avec eux. Un aller simple, ad patres comme qui dirait. Tu vas crever, ici et maintenant dans le caniveau et demain les esclaves fouleront ta dépouille pour gagner ce que toi et tes comparses leur avaient volé.

Le gars est sonné, il voudrait s'époumoner pour appeler de l'aide mais il ne peut pas, il ne peut plus. Je viens de lui défoncer le crâne avec une brique. Comble de l'horreur, je retourne sa dépouille sur le dos et j'lui fourre ma cigarette dans l’œil, histoire d'affiner le travail. Tout est dans les détails. J'colle aussi une brique sur la nuque de son comparse, par principe puis je réajuste mon costard, j'sors une nouvelle tige et je regagne les quais.

Pas vu, pas pris, enfin...

Je me sens apaisé, j'ai fait ma B.A de la journée. Cela compense un peu la mort de mon ami Lapidus.

 
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Mer 20 Avr 2016 - 19:13

Pas le temps pour la branlette ce matin, levé aux aurores, tout le monde sur le branle-bas. On s'affaire dans la cale, on se remue sur le pont, les caisses déchargées hier on fait de la place et tant mieux car pour s'équiper comme il faut, autant être à l'aise. Aujourd'hui est un grand jour, on tente un truc dingue qui, si il réussit, restera dans les anus de esclavagistes. On est pas lourd, une centaine à tout casser mais ça déborde de volonté. Malheureusement, les révolutions ça c'fait pas qu'avec des fleurs alors on prend aussi des flingues et pas que du petit calibre. Pour ma part, j'reste soft, deux pétards et basta.

Avant qu'on quitte le navire par petits groupes, on a refait un briefing, tout le monde sait ce qu'il doit foutre et on s'est assuré que le plan B était bien imprégné dans les caboches. C'est pas les militaires qui me contrediront, un plan théorique est balayé d'entrée de jeu au contact du terrain. Y a toujours un truc qui chie, alors autant s'y préparer du mieux qu'on peut. Une fois le plan lancé, on ne pourra plus faire marche arrière et sans une bonne organisation, on se fera balayer en deux deux. Impossible non plus de tout annuler, hier soir, pendant que je cuvais ma tristesse, Le Maquisard a reçu l'appel de Ragnar: Ils sont chauds patate de l'autre côté. La tension mijote de l'autre côté depuis plusieurs jours déjà, nos gars ont fait un joli boulot. La Révolution ne demande qu'à éclater et tout ravager sur son passage. A nous, les facilitateurs d'entrée en piste.

Pour ma part je ferais équipe avec Pétru, un chic type, il cause presque jamais et se contente de cramer des tiges, comme moi en gros. On a pas la tâche la plus facile mais faut pas pousser mémé dans les orties, nous au moins on ne joue pas avec des explosifs. Contrairement à Jean Bourrin et Irael qui forme l'autre binôme. Eux ne sont pas revenus au bateau hier soir car leur boulot nécessite du temps et qu'il vaut mieux pas se planter. On doit donner le feu vert au feu d'artifice pas un coup de caronade du navire du Maquisard. Lui pour sa part reste à bord avec l'équipe d'intervention, il scrute mon binôme à distance et déclenchera le top action si tout se passe bien, sinon, plan B.

Alors oui, vous me direz que c'est vague, que vous pigez rien et j'entends bien mais c'est pourtant simple, fermez là et vous verrez bien ce qu'il adviendra.


Dernière édition par Mr Paquebot le Jeu 21 Avr 2016 - 21:34, édité 1 fois
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Mer 20 Avr 2016 - 20:14

Une journée banale dans la caserne de la Marine sur l'île aux esclaves. Les pelotons aux gardes à vous pour l'envoie des couleurs et la revue matinale, clairon et tout le toutim. Personnellement j'en suis à ma quatrième clopes et le café qu'on s'enfile sur le bar juste en face de la caserne fait du bien à mes entrailles encore imbibées de la nuit. Je repense aux deux zigotos que j'ai fumé, ça m'arrache un sourire narquois. Pétru, clope au bec, jambes croisées s'occupe de lire avec le journal. On est pas pressé, faut attendre que le colonel remonte dans son burlingue, si il y remonte. Fin du protocole, les pelotons quittent la caserne en saluant l'officier afin de rejoindre leur poste de jour ou de s’atteler aux tâchent qui les attendent. La fameuse relève tant attendue qui permet au troufion s'étant geler les meules toute une nuit à rien faire de pouvoir enfin s'endormir sans risquer un remontage de bretelle par sa hiérarchie.

J'vais pour cramer la cinquième clopes quand j'entraperçois dans la tour de la caserne notre colonel qui grimpe sa tour. Chouette alors, on va pouvoir y aller. La caserne est somme toute banale mise à part sa grande tour qui offre une vue dégagée à la fois sur les champs fertiles où s’échinent les esclaves et l'entrée du port. Point d'observation stratégique, qu'il nous faut neutraliser, cela va de soit. Le Maquisard a prévu de le pilonner depuis son navire si on émet pas un signal d'ici une petite heure. Mettons nous donc au travail...

Je devance Pétru qui termine de lire un article sur Clotho le Révolutionnaire. J'avais commencé à lire en diagonal mais j'ai arrêté quand j'ai vu que ça parlait de sa sexualité qu'on qualifiait de maladie mentale. Les histoires de kiki, très peu pour moi. Bref, on s'dirige vers l'entrée de la caserne où le comité d'accueil est présent, quelques plantons avec un sous-officier en guise de chien de garde. Je fais un effort sur moi même pour pas avoir la tronche d'un mec qui a des sales ambitions. J'pense que je me démerde pas trop mal car le troufion me salue et nous interroge sur l'objet de notre visite.

Distribution de pruneaux

Il a pas le temps d’écarquiller les yeux que je lui loge une balle de 45 entre les orbites. Après forcément, ça part un peu en sucette, distribution de plomb pour qui passe à portée. Pétru y met du sien. Tous les bleus bites présents dans la cours à faire diverses corvées se sauvent sans demander leur reste, j'peux pas leur en vouloir, c'toujours désagréable de prendre des balles sans pouvoir répliquer. On arrose donc l'espace et profitant du désordre et on fonce dans le bâtiment pour prendre d'assaut la tour...

Mais ça c'était mon plan, Costa jugea, lors de notre préparation mon approche trop "brutale" et imposa donc une méthode plus fourbe qui consistait à passer au pas de charge le poste de contrôle de la caserne en collant nos cartes du CP3 (Fausses, obviously) sous le nez du sous-officier de quart. Ce que nous faisons avec nos visages pédant, tentant d'imaginer l'ascendant psychologique que peuvent avoir les fouille-merde du CP3 sur les pauvres soldats de la grande Marine. Et effectivement, la tête du comité d’accueil se métamorphose, passant du gros kaïd à celui du mec qui se demande si il a bien planqué son magazine cochon sous ses draps avant de partir ce matin. Il bégaie un instant puis se reprend et nous demande néanmoins l'objet de notre visite. Perturbé mais consciencieux tout de même.  

Inspection surprise de votre unité

L'homme nous salue, les autres en font de même puis il se dirige vers le den den du poste de garde et nous explique qu'il informe le colonel. J'suis pas trop comédien mais j'ai pas eu trop à me forcer pour la suite. Je stoppe mon train forcé, j'reste raide avant de pivoter vers lui. Pétru a également cessé de marcher et plaque son regard morne sur le sous-officier également. Je me pince l'arrête du nez et je fronce des sourcils.

Quel mot n'avez-vous pas compris dans Inspection S.U.R.P.R.I.S.E ?

Le sous-off se sent con et raccroche son Den Den, il s'excuse, on ne s'attarde pas plus, faudrait pas non plus abuser de la situation. On traverse la cours pour pénétrer dans la caserne. J’émettais des doutes sur ce plan que je qualifiais, peut être à la hâte de " Plan de merde pour les fiottes " car pour le coup, Costa avait bien géré notre entrée en scène. Désormais, nous restaient à prendre un rendez-vous sur le champ avec le Colonel Späre.
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Jeu 21 Avr 2016 - 22:00

Bien sur on ne passe guère aperçu dans nos frusques de civils mais aucun soldats ne nous alpague donc on poursuit notre chemin, l'air déterminé et sérieux. Intérieurement je ressens de la ferveur, l'excitation d'une telle entreprise surement. Dans les marches je vérifie que j'ai toujours la lettre dans mon veston et je demande à Pétru de quoi il veut s'occuper, de la porte ou du Colonel ?

J'aime bien dialoguer avec les portes.

Je lâche un petit rire en guise d’acquiescement. J'aime bien ce type, il est concis et discret. Je l'ai jamais vu combattre mais vu le pétard qu'il trimbale, je ne me fait pas trop de souci. On enfile le long escalier circulaire qui nous mène vers le bureau de l'officier de la garnison, le colonel Sphare. Costa nous a balancé deux trois informations qu'il avait sur lui mais rien de bien palpitant, il faudra donc improviser. A l'approche de son bureau, pas de planton en faction, tant mieux. On pénètre dans le bureau sans se donner la peine de frapper. La pièce est un petit rectangle en guise de bureau et salle d'attente. L'endroit est décoré par un gars qui a bourlingué et qui a du gout, j'pensais pas trouver ça dans un burlingue de gratte-papiers. Y a pleins de cadres aux mûrs mais pour l'instant, j'suis plus focalisé sur l'ordonnance du colonel qui se lève et nous dévisage. On s'approche du jeunot qui nous interroge sur la raison de notre venue et surtout sur notre identité.

Bonjour jeune homme, nous avions rendez-vous avec le colonel, nous sommes des vieux amis.

Sauf erreur de ma part je ne vois pas de...

Il a baissé les yeux sur l'agenda de son supérieur pour vérifier ce qu'il savait déjà, que nous n'avions pas de rendez-vous. Il a remonté sa tête tout en faisant une moue pour nous dire non, à peine avait-il ouvert la bouche que le canon du fusil de chasse de Pétru lui la remplissait. Mon collègue le rassura rapidement que si il obtempérait calmement il ne reprendrait pas la tapisserie avec sa cervelle. Pour ma part je délaissais mon binôme pour m'approcher de la porte donnait sur le bureau du colonel. On pouvait lire son blaze et son grade sur une petite plaque dorée; tellement kitch. J'entre, il est au Den Den avec quelqu'un de proche d'après le ton employé. En me voyant approcher il ajourna sa conversation en évoquant un futur rappel. J'allais balancer les formules de politesse quand le vieux dégaina avant moi.

Qui êtes-vous et qui vous a permis d'entrer ici sans ma permission, j'espère que c'est important.

On peut dire ça colonel...
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Sam 23 Avr 2016 - 0:38

Fait chier, j'ai pas bien fait mon lit au carré, j'vais encore me faire sucrer une permission.
Haha, andouille, tu peux être sûr que les gus ils en ont rien à foutre de ton plumard, ils visent les galons.
De quoi vous parlez messieurs ?
Hoï ! Bonjour Lieutenant, on parlait des agents du CP3 qui viennent en inspection.
Heu... C'est pas prévu...
Oui, ils ont dit que c'était une inspection surprise.
Surprise comme celle d'il y a une semaine ?
Gnéé ?
C'est quoi cette tambouille encore... décrivez moi vos gusses et toi, va chercher le commandant, presto !
Aye Sir !


[...]

L'homme âgé que j'ai en face de moi a surement envie d'enguirlander son ordonnance mais il se contient, par pudeur j'imagine. Néanmoins je peux distinguer quelques traits d’agacement sur son visage buriné par le temps. C'est aussi clair qu'un parpaing dans la gueule. Il s'est levé de son siège luxueux et pose ses deux poings sur la table, ce qui en dit long sur l'accueil. Tout en avalant les quelques mètres qui me séparent de lui j'en profite pour jeter des regards non dissimulés sur la décoration, les fenêtres qui donnent à la voie une vue sublime sur le port et une bonne vue dégagée sur les champs et les auteurs de l'île, un parfait poste de commandement, y a pas à tortiller du boule. Le vieux jacte des trucs pas très utiles, il réclame des informations, ce qui là encore peut se comprendre. Il ne décolère pas quand je colle mon fessier dans le fauteuil en face de son bureau sans même sa permission. J'sens bien qu'il se contrôle, qu'il tempère sa gueulante. J'sais pas si c'est parce qu’il a les miquettes de moi ou si c'est juste son expérience à traîner avec des gros cons d'esclavagistes. Une fois bien calé dans cette merveille de fauteuil je crame une tige et je vais droit au but.

Je suis le messager d'une noble cause mon colonel. J'ai un pli qui vous est destiné, prenez le temps de lire, je ne suis guère pressé. Après tout, la journée sera longue... Ou très courte en fonction de votre réponse.

Sa fureur contrôlée se transforme en curiosité méfiante quand je lui lance avec désinvolture la lettre que lui a rédigé Costa. Il est clair que cette lettre est un os à ronger et que sans cette occupation, il m'aurait déjà arraché la tête et fait mettre aux fers. Pour ma part, j'matte ma montre à gousset, histoire de m'assurer que j'vais pas être pulvérisé d'une minute à l'autre. Rien ne presse, on a le temps, alors je fume, le regard dans le vide, sans bouger ou presque pour ne pas trop emmerder le colonel. Il a eu un sourire en voyant le nom en bas de la lettre, c'est le premier truc qu'il a regardé, j'aurai fait pareil. Mais peu à peu son visage s'est fendu d'une impassibilité indéchiffrable pour moi. J'crois bien qu'il l'a lu deux fois cette foutu lettre. Il la pose sur son bureau et se cale dans son luxueux fauteuil en me regardant puis il éclate de rire.

J'espère pour vous que c'est une plaisanterie car si il y a une once de vérité dans cette missive, je veux bien être pendu.

Ne prenez pas ceci à la légère colonel et faites attention à vos expressions, parfois elles se réalisent vraiment.
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Ven 29 Avr 2016 - 22:32

Les années passent pourtant tout est toujours à sa place...
La guerre des mondes vous l'avez voulue, la voilà...



Je me demande pourquoi Costa m'a envoyé dans ce bureau, j'ai déjà envie de rentrer dans le lard du colonel, j'ai jamais été patient et c'est pas aujourd'hui que ça va commencer. Après avoir fini de rire, le gars à croisé les jambes et les mains, vous voyez un peu le truc ? Comme ces gus qui pensent que tout est verrouillé, que la situation est favorable et qu'ils peuvent se mettre bien. J'en conviens, on est dans son bureau mais quand même, un peu de bon sens...

Il ergote, jacte et fait de longues tirades imbuvables, tellement assommant ce type. Il me demande ce qui le retient de me foutre dehors à coup de pompes, il espère quoi ? Une réaction de ma part ? Certes, c'est le genre de truc qui me démangent mais pas tout de suite, d'abord, j'lui demande pourquoi il ne croit pas en la véracité de ce qu'il y a écrit, pourtant c'est simple...


Vous seriez une armée, j'aurai un flingue sur la tête, je pense que là, oui, j'étudierai avec plus d'attention votre missive. Mais là, je vais juste me lever, vous coller une raclée pour avoir fait irruption dans mon bureau sans ma permission, ensuite j'irai enguirlander mon secrétaire et les hommes en poste à l'entrée de la caserne, ensuite je reprendrai le cours de ma journée.

Pour le flingue sur la trogne, je peux arranger les choses et 15 000 esclaves, j'trouve que ça commence à causer comme armée, non ?

Le gars est plié de rire, il s'en tamponne le coquillard de ce que je dis, c'est frustrant. Il me déballe des salades, en vrai, on dirait un concours de bites. Il rétorque qu'on a pas de quoi armer tous les esclaves (c'est pas faux) et que bien qu'il y ait des heurts depuis quelques temps, on est bien loin d'une Révolution et que les vétérans de St Urea suffiront à étouffer notre entreprise. Et il surenchérit en se moquant de Costa; Qu'il n'a rien à craindre d'un moucheron de la révolution qui a déjà échoué. Moi personnellement, j'suis gonflé, j'sors de ma poche le DenDen qui est ouvert depuis que je suis entré dans le burlingue.

Costa, je vous laisse lui causer car ça va finir mal sinon.

Mes respects mon Colonel. Je suis en train de faire des mots croisés; En dix lettres, qui s'obstine - verbe. Moi j'aurai mis persévérer... et vous ?

Le colonel a décroisé ses membres, car il a failli s'étouffer en entendant la voie de mon supérieur. Je crois qu'il commence déjà à étudier avec plus d'attention la lettre. Bien entendu, ça déblatère des trucs de chefs qui se font mousser. Arguments contre arguments. Moi j'suis posé, à regarder la décoration qui me botte pas mal. Le colonel est un peu moins joviale, il est redevenu tout sec, comme quand j'suis entré tout à l'heure. Il croit pas Costa, enfin, il est un peu dans le déni, du coup mon chef lui offre une preuve sur un plateau d'argent. Costa invite le colonel à regarder par sa fenêtre les champs pour y admirer l'épaisse fumée noire qui se dégage au loin. Le colonel chope une longue vue et crache un juron quand il se rend compte que c'est un entrepôt de stockage de blé qui est en feu. Naturellement le ton hausse et on argumente moins, on menace plus. Moi j'attends qu'un ordre pour faire bouffer du plomb à ce gradé mais Costa semble bien décider à le convaincre qu'une solution sans trop de casse est viable. C'est pas mon avis mais encore une fois, c'est pas moi le patron.

Vous vous trompez de cible, je n'ai que faire de cet entrepôt, ce qui m'agace c'est qu'il va y avoir encore une fois de la violence gratuite. Vous croyez que vous êtes le premier olibrius à vouloir soustraire son gagne pain à St Urea ? Vous rêvez, dans cinq minutes une cohorte de cavaliers va sortir du QG des contremaîtres et se ruer sur votre position. Ils vont vous traquer et il y aura des représailles sur les esclaves. Et vous vous qualifiez de libérateurs d'opprimés ? Quel genre d'homme êtes vous Costa pour faire subir à de pauvres gens des représailles ?

Il est carrément chaud le grand-père, il joue son rôle mais une explosion ébranle l'île, j'crois bien que Jean Bourrin a encore frappé. C'est le QG des contremaîtres qui vient de voler en éclat. Je le savais et pourtant, j'ai ressenti comme un frisson dans mon caleçon. Le colonel a changé de fenêtre et constate les dégâts, il est furieux de ce carnage. Cette fois c'est la guerre semblerait-il. Costa tente le tout pour le tout.

Et maintenant Colonel, dois-je armer les esclaves avec le stock d'armes que j'ai fait entrer en catimini à votre insu ? Dois-je déclencher l'apocalypse sur votre île ou allez-vous enfin vous décidez à obtempérer à mes directives écrites sur la lettre ? La violence peut s'arrêter ici et maintenant si vous me dites oui, sinon vous comprendrez pourquoi j'ai envoyé l'homme le plus hargneux dans votre bureau.

Vous êtes fou Costa, complètement fou.
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