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Chasse gardée

Cul posé dans son trône, le cafard se prélassait à bord. Ledit trône était bien trop large pour une vermine de sa carrure. Cependant, plus qu'un symbole de son autorité, il s'agissait d'un trophée de guerre dont il s'enorgueillissait. Après avoir mis à sac une obscure île sur lequel le Log Pose du navigateur avait attiré les Blattards, ceux-ci s'en étaient allés piller tout ce qui pouvait avoir de la valeur. Depuis le temps, cette démarche tenait plus de l'habitude que du besoin de s'enrichir. Durant la razzia, ils s'étaient emparés du trône local, celui d'un demi géant que tous s'étaient fait un plaisir à broyer après l'avoir forcé à regarder sa femme et ses enfants se faire torturer devant lui. Il n'y avait pas de petit plaisir.

Depuis un certain temps, les affaires allaient toutes seules. Avide de richesses et pingre comme il savait lêtre, Joe aurait pu s'en réjouir. Et pourtant, le cafard s'en lassait. Au fond de lui, il savait que si il avait embrassé la vie de pirate, ce n'avait pas été uniquement pour s'enrichir facilement, mais pour une certaine idée de l'aventure et du défi.
Son équipage se renforçait chaque jour un peu plus, peu de choses résistaient aux Blattards, parfois, certains capitaines de vaisseaux se rendaient sans combattre. Cette sensation de victoire sans péril laissait un arrière goût de pisse dans la bouche de Joe.

- Dites.... Ça fait longtemps qu'on n'a pas croisé un putain de marine non ?...

Blasé, affalé sur la trôle, les jambes posées sur un accoudoir tandis qu'il était adossé à celui d'en face, le siège faisait presque office de banquette pour lui. Interpelé en ces termes, le navigateur qui passait pas là lui répondit la fleur au fusil.

- En effet capitaine ! Grâce aux escargophones noirs installés par Clotho nous interceptons leurs communication. Ainsi, nous avons toujours un coup d'avance et pouvons les éviter.

Immobile, restant silencieux un instant, Joe sembla émerger après être tombé dans un coma profond.

- Je peux savoir qui est le demeuré de première qui a donné cet ordre ?!

Petit à petit, son visage se déformait pour devenir celui du teigneux qu'il avait toujours été. Lèvre supérieure retroussée, un tic au coin de l'oeil gauche, il tremblait tant il tentait de contenir sa rage. Si son envie de défi n'avait pas été rassasiée depuis tout ce temps, cela tenait au fait que l'équipage s'était montré trop prudent. Qui en effet aurait pu suggérer une tactique aussi lâche et indigne de la piraterie ?

- Mais enfin capitaine, c'est vous... Vous avez même été celui qui avait eu l'idé....

Interrompu par une balle logée dans sa gorge, le navigateur s'écroula au sol se tenait le cou de ses deux mains afin de contenir une hémorragie qui de toute manière aurait raison de lui sous peu. Aurait-il eu la présence d'esprit de rejeter la faute sur quelqu'un d'autre plutôt que de dire la vérité qu'il ne serait pas mort aujourd'hui.
La détonation du mousquet à triple canon du cafard eut le don d'attirer l'attention de tout le monde à bord. C'était ce qu'attendait Joe.

- Messieurs messieurs.....

Se levant enfin de son trône à la taille de sa démesure, il rangea son canon fumant, plaça ses mains dans son dos et déambula au milieu de ses hommes sur le pont central.

- Je crains que si nous continuons à enchaîner les victoires faciles, vous risquez de vous relâcher. Aussi, entendez moi bien, car je n'ai pas l'intention de me répéter.

Plaçant sa main droite devant sa bouche alors qu'il toussotait afin d'éclaircir sa voix, il reprit sur un ton bien plus menaçant.

- MAGNEZ VOUS DE ME TROUVER UN GALION DE MARINE À COULER !!!

Cette injonction tomba comme un caprice. Toutefois à bord, les Blattards étaient habitués aux lubies de leur capitaine. La plupart d'entre eux n'étaient d'ailleurs pas hostiles à l'idée de se dégourdir les mousquets à l'encontre des forces armées de la grande mouette. Rien de tel qu'un massacre de militaire après avoir passé un séjour en mer à se baigner dans les berries. Cet exercice ferait le plus grand bien à tous. Tous, sauf la marine.

- Justement capitaine....

Un préposé aux communications escargophoniques se manifesta timidement. Après avoir contemplé la manière impulsive dont le cafard avait fait preuve pour tuer le navigateur, il y avait de quoi être quelque peu réservé avant de s'adresser au capitaine.

- Il y a environ vingt minutes de ça, nous avons eu vent d'un convoi de munitions destiné à Navarone sous bonne escorte. Trois galions il me semble. Mais peut-être devrions nous commencer par plus faible non ?

Bras croisés, buvant les paroles de son homme d'équipage, le cafard sourit en coin. Il en avait presque l'air candide et innocent. Cela contrastait tant avec son visage habituel que nombreux à bord en furent déroutés.

- Plus faible hein ?...

Gloussant un petit rictus malsain, à nouveau son visage se déforma au cours d'un énième épisode de rage spontanée. Très vite, le mousquet à canon triple fut à nouveau dégainé.

- Tu nous suggère de nous échauffer sur ta chiasserie de carcasse si je comprends bien ?!

Le saisissant sèchement à l'avant bras de sa poigne puissante, Clotho lui jeta un regard froid. Il savait qu'il lui aurait suffit d'appuyer davantage pour briser le bras de son capitaine. Cependant il ne se permis pas une telle liberté qui aurait vite pu mener à un drame. Les réactions du cafard pouvaient être excessives lorsqu'il était en mauvaise posture.

- Je pense qu'un navigateur mort suffit pour aujourd'hui.

Vexé d'avoir été ainsi recadré, Joe revînt néanmoins à la raison et rangea à nouveau son arme après s'être défait de l'étreinte de sa recrue. Crachant aux pieds de l'ancien révolutionnaire comme pour le provoquer et lui montrer qui était le chef à bord, le capitaine des Blattards face à un homme d'équipage de la trempe de Clotho ressentait le besoin constant d'affirmer sa position de chef.

- Soit. Dès que vous aurez localisé les galions, on met le cap sur le convoi. Et je vous préviens... Le moindre pisse froid qui se montre hésitant à l'idée de les aborder, il apprendra à ses dépends que le cafard sait se montrer plus nocif que la mouette.

Légèrement voûté, mains enfoncées dans les poches de son long anorak, Joe s'en retourna s'allonger sur son trône laissant à ses hommes la tâche ingrate d'obéir à ses ordres insensés. Le capitaine voulait casser du marine, que sa volonté soit faite.


Tarif Joe:


Cafard:
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Coup de feu à bord. Boarf, c'est pas comme si je risquais un truc, alors je ne regarde même pas. Je continue à soulever ma fonte pour m'endurcir un peu. Mon empathie me dit qu'un type est tombé sur le sol et qu'il a arrêté de gigoter. Il doit être mort. Manque de pot pour lui, il aurait du fermer sa gueule. Pourquoi l'ouvrir et remettre en cause le capitaine quand ce dernier a un aussi bon caractère que l'amiral Tetsuda ? Une place de libre pour un matelot à pourvoir. C'est ce que je retiens. Affronter la marine ? Ouais, j'suis pas contre. J'suis un peu rouillé depuis le temps, alors de l'exercice, pas de soucis. Navarone ? J'y ai passé des semaines, je connais un peu la base. Je sais par où approcher. Mais si on le prend assez à l'avance, pas de soucis quant à la base. Les équipages seront morts avant d'avoir appelé. Surtout avec mes den den spéciaux.

Quand le mousse suggère une cible plus faible, l'équipage entier a une réaction unique. On avale notre salive. Pauvre mousse. On sait tous ce qui va lui arriver. Le capitaine sort son arme et la pointe. Mais avant qu'il n’appuie, un soru me propulse droit devant lui. Je retiens son bras sans trop me forcer. Un duel de regard s'échange. Glacial contre froid, haine contre rancune, stupidité contre amertume. Il se défait de moi et range son arme. Je ne baisse pas les yeux. Il fait demi-tour et s'assoit. J'ai un rictus de satisfaction. Je me tourne vers le mousse qui a fait la connerie de suggérer de changer de cible.

" Memememerci.
Me dit pas merci. Les matelots, ça se remplace. Mais pas en mer. Si on était à terre, tu serais mort. J'ai besoin d'exercice. Le capitaine veut de la marine, alors TROUVEZ LUI DE LA PUTAIN DE MOUETTE ! "

Je hurle, et le bateau tremble. Les hommes sont paralysés un instant, puis foncent à leur poste faire le maximum de leur maximum. J'ai envie de me dégourdir les jambes. De combattre, de sentir le fer chaud contre mon corps, de ressentir le frisson, l'excitation, l'ignorance de la fin du combat. Le matelot qui m'a parlé se prend ma terre sur les pieds et vole dans les airs pour atterrir dans la flotte.

" Celui qui l'aide le rejoins."

Je suis dans un bon jour, mais je reste sadique quand même. S'il n'est pas capable de remonter par lui même, il n'a rien à faire dans l'équipage et peut crever en mer comme un chien. Ici, pas de faibles, pas de lâches. Que des forts et des motivés. Pourquoi gâcher une balle et le faire mourir rapidement quand il peut souffrir pendant trois jours non stop ? De plusieurs geppou je me propulse en haut, bien plus haut que le mât. Avec ma vue de chasseur, je cherche à l'horizon. Après plusieurs dizaines de minutes, on finit par repérer le signal. C'est là qu'on se dit que les inventions sont pas mal du tout. Mon den den me permet de repérer le plus proche. Alors après avoir éteint tout ceux du navire, il pointe dans une direction qu'on a suivit. Et voilà une escadre de navires de la marine.

" MARINE EN VUE ! TROIS CUIRASSES ! Symbole du gouvernement mondial. Un bateau moyen au milieu, un symbole à la con.
Un royaume membre du GM. Il doit revenir d'une réunion à la con dont eux seuls ont le secret.
Qu'est-ce qu'on fait ?
Toute voile dehors, prenez le vent. Faîtes-nous allez droit dessus. Les bateaux diplomatiques ont toujours de l'or à bord. Foncez devant. On est pas des tapettes, pas de pièges à la mord moi le nœud. On fonce dans l'tas !
A vos ordres.
"

Je ne vérifie même pas avec le capitaine s'il est d'accord. Il a donné l'ordre de trouver un navire, en voilà. On avance droit sur eux, pavillon sorti. Visiblement, ils nous ont repéré. Comment je le sais ? Une fois assez prêt, on voit les tourelles se tourner vers nous. L'équipage panique un peu. Je regarde le chef. Il a pas l'air de vouloir en branler une. Dommage. J'avance vers la proue et monte dessus. Chacun sait ce que ça signifie. Les boulets arrivent, et vite. Avant qu'ils ne touchent le navire, je les renvoie avec des poings d'air. Droit dans les tourelles, desquelles de la fumée sort. Ils s'attendaient pas à ça. Avec mes pirato den den géants, je bloque toute communication via les den den. Impossible pour eux d'appeler des renforts. Ils sont coincés. Je regarde le cafard dans les yeux.

" Premier arrivé, premier servis. "

Je saute hors du bateau sur ma Terreur, et je fonce droit vers le convoi. Je ne sais pas ce qu'ils font là, mais ils sont mal tombés. Ils me voient surfer sur l'eau et me visent. J'esquive facilement grâce à mon excellente maniabilité. Une fois assez près, j'attrape mon vaisseau avec des bras de terre et nous propulse dans les airs. On atterrit sur le pont. Les marins hurlent en me reconnaissant. Chacun attrape son arme et me fonce dessus. C'est parti, round 1. Si Joe en veut, va falloir qu'il se magne.


Dernière édition par Clotho le Mer 27 Avr 2016 - 16:55, édité 1 fois
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- Toute voile dehors, prenez le vent. Faîtes-nous allez droit dessus. Les bateaux diplomatiques ont toujours de l'or à bord. Foncez devant.

Tel un gosse vexé, Joe restait sur son trône, il boudait. Pendant ce temps, il laissa l'ancien révolutionnaire se charger des modalités d'abordage. Toujours ça de moins à faire.

- On est pas des tapettes

Suite à ce postulat, le cafard roula des yeux.

- Pourtant j'ai entendu des rumeurs comme quoi....

Satisfait de sa remarque qu'il fut le seul à entendre, il entonna un de ses rictus glaçants dont il avait le secret, faisant trembler plus d'un homme à bord. Quand le capitaine rigolait, cela était un mauvais présage, d'autant plus lorsqu'il se marrait seul comme le dernier des lunatiques. Ayant oublié jusqu'à l'existence même de l'incident qui avait eu lieu entre lui et Clotho il y a moins d'une minute, Joe reprenait déjà du poil de la bête. Quand il y avait de l'abordage dans l'air, le cafard ne pouvait se permettre de rester les bras croisés. L'aubaine était irrésistible compte tenu de ses prédispositions au massacre.

- Quelle bande de fumiers ils nous tirent déjà dessus. Vraiment... Ils ne sont pas très sympathiques hinhin. Clotho... Tu veux bien ?...

Sans avoir à se faire prier, son homme d'équipage, aidé de son Logia, venait de stopper la salve de boulets qui aurait pu les envoyer par le fond. Si le cafard et Clotho n'étaient pas toujours en excellents termes, Joe ne regrettait jamais d'avoir une pareille recrue à ses côtés.

- Vous autre, vous savez ce qu'il vous reste à faire !

Lames aiguisées, barillets remplis de poudre, les Blattards n'avaient pas besoin qu'on leur fasse un dessin. Enhardi par le rhum frelaté qu'on leur avait distribué avant la bataille, ils étaient tous fins prêts à botter des culs en série. Le procédé s'annonçait pour le moins sanglant.

- Orientez "Le Grouillant" à bâbord, et visez moi ces immondes coprolithes planqués dans leurs tourelles. Que leur abri devienne leur cercueil !

Pas encore prêt à se lancer lui même à l'abordage, il avait laissé de l'avance à Clotho qui entamait un massacre en règle comme à l'accoutumée. Le possesseur du Logia de la terre était à lui seul un prélude à l'Apocalypse selon saint Joe. Tandis qu'il s'en allait dégraisser les effectifs de marine surnuméraires à même leur galion, le capitaine des Blattards était allé dans la cale du "Grouillant" et en était ressorti avec de quoi égaliser les scores avec Clotho.


Chasse gardée  1461227173-bazooka-skizzen


Suffisamment proches des galions menaçants de la marine, leurs embarcations étaient à portée de tir du Burn Bazooka de Joe. Une fois le Breath Dial armé, un long couloir de gaz inflammable rectiligne s'échappa de l'épais canon de l'artillerie. Prenant son temps pour viser, plissant les yeux, enfin le cafard appuya sur la gâchette. Le résultat fut pour le moins décapant.
Sans même se soucier de Clotho qui combattait comme la bête de guerre qu'il était sur la galion, la flamme blanche brûla instantanément tout ce qui se trouvait dans son sillage. Ainsi, le galion visé n'avait plus aucun mât, une trentaine des hommes à bord furent éradiqués en un instant.

Lâchant immédiatement le canon brûlant de l'arme monstrueuse, le capitaine des Blattards activa les Ventio Dials sous sa parka puis se jeta à l'eau flottant quelques centimètres au dessus des flots, fusant enfin vers le bâtiment sinistré où se trouvait Clotho. Bien décidé à lui en mettre plein la vue, il sortit son mousquet à triple canon et y inséra des balles rougeoyantes. Les Muggy Balls étaient de sortie.

Se hissant à l'un des grappins d'abordage jeté par ses hommes, le cafard avait investi les lieux échappant de justesse à un projectile qui venait d'être jeté sur lui. On venait de lui balancer un marine sur la gueule. Aidé de ses Ventio Dials, il glissa sur le côté l'évitant sans mal.
Tournant la tête, il vit Clotho qui le défiait du regard.

- Désolé capitaine, une mauvaise manoeuvre.

Grinçant des dents, Joe savait qu'il ne s'agissait pas d'un accident. Clotho avait de quoi être rancunier. Sans son haki de l'empathie, lui aussi aurait été carbonisé par la flamme blanche du Burn Bazooka tout à l'heure.

- Y'a pas de mal Clotho....

D'un geste vif, le capitaine des Blattards brandit son bras gauche en direction de la proue du galion et tira une Muggy Ball. L'explosion démentielle calma les ardeurs de bien des marines à bord qui passèrent l'arme à gauche sur le champ. Suite à cette démonstration de force visant davantage à impressionner l'ancien révolutionnaire qu'à faire du dégât, Joe poursuivit un sinistre rictus aux lèvres.

- .... Pas pour nous en tout cas yahinhin !

Et la valse frénétique du cafard débuta tandis que le reste des Blattards avaient commencé à aborder le navire déjà presque entièrement détruit. Il n'avait fallu qu'un quart d'heure pour réduire à néant l'un des plus fiers bâtiment que la marine avait à offrir.


Tarif Joe:


Cafard:
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On dit merci l'empathie et le logia. Les flammes de Joe me touchent juste au moment où je rentre dans ma terre sur le sol. Je n'ai que quelques cheveux de roussis. Pas bien grave en somme. Je manque de l'envoyer à la flotte en lui balançant, accidentellement bien sûr, un marin dessus alors qu'il finit de grimper. Oups. Le capitaine balance une petite boule rouge qui explose, causant pas mal de dégâts. Ah ouais, on la joue comme ça ? Celui qui à la plus grosse ? Pas de soucis. Niveau effet spéciaux, je gère mon pt'i cafard. Il reste des marins assez courageux pour oser avancer vers nous. Mais assez stupides pour avancer vers leur mort certaine. A peine ont-ils fait un pas que ma terre prive leurs pieds de mouvement et écrase leurs chevilles. Puis des pics sortent du sol, empalant les malheureux marins avant de grimper dans le ciel. Sauf que je n'y suis pas allé avec le dos de la cuillère. J'ai forcé mes pics, ce qui a tranché le corps des marins en deux. Les jambes restants sur place, emprisonnées dans ma terre, et le reste dans le ciel sur mes pics, avec le sang qui coule partout.

Deux trois geppous plus tard, je concentre ma force pour créer une lame d'air, et l'envoie droit sur le cuirassé. Renforcé ou pas, armé ou pas, ça ne change rien pour moi. Ma lame tranche le navire verticalement en deux. Pas sur toute la profondeur bien sûr. Mais les ponts supérieurs sont bels et bien séparés de chaque côté par plusieurs centimètres désormais. Je me laisse tomber comme une pierre sur le navire de la marine. Au contact, poing en avant, je libère ma force. Hasshoken + Hasoukenougi. Le ponton éclate sous l'impact, étant réduit en poussière. La détonation m'envoie voler plus loin dans les airs. Les ondes du Hasshoken ont fragilisé la blessure que j'ai infligé au navire, et l'explosion du Hasoukenougi achève le navire. Il se sépare en deux, tout sauf proprement. Niveau effet spéciaux, ça doit en jeter quand même le combo. La fierté du gouvernement commence à couler, et les rares hommes encore en vie jettent les canots à la mer. Salop comme je suis, je transperce ses derniers avec mes poings de terre à distance. Ainsi troués, aucune chance qu'ils puissent flotter. Les soldats sont donc condamnés. Les Blattards fuyaient le navire aussi vite que possible. Comme j'ai dit, seuls survivent les forts, les faibles sont abandonner en cours de route.

Quoi ? Le sort des gens ? Qu'est-ce que j'en ai à foutre sérieux ? Seul mon sort m'importe. Il reste encore deux cuirassés qui sont en position et nous canarde, et le bateau de taille moyenne de la déléguation de je-ne-sais-trop-quoi-qui-va-vite-devenir-un-cadavreambulant. Je regarde le capitaine fuir le navire qui coule.

" Deux cuirassés. Un chacun. Le premier qui coule le sien garde les trésors du bateau. "

J'attends pas ni accord, ni son ordre, je fonce dans le tas. A peine atterrit sur le pont supérieur qu'un comité m'accueille. Les matelots me foncent dessus, mais sont arrêtés par un supérieur qui leur ordonne de reculer. Il sort de l'ombre. Grand, manteau blanc plein de médailles, je le reconnais aussitôt. Un vice amiral. Chouette, on va ptet pouvoir s'amuser un peu. Je disparais dans un soru, démarrant le combat sans attendre. Il m'accueille avec un tekkaï que je ne connais que trop bien. Et pour contrer sa défense, j'utilise le Hasshoken. Les ondes se déversent dans son corps, brisant l'effet de sa défense. Face à moi, aucune défense n'est efficace. Le gradé recule de quelques centimètres. S'en suit une passe d'arme où j'esquive ses mouvements bien fluides, rapides, imprévisibles. Et pourtant ... Sabre en fer contre sabre en terre, la détermination semble la même de chaque côté. Moi je veux m'amuser, me dégourdir les jambes, pouvoir me lâcher un peu, arrêter de me brider dans des combats gagnés d'avance. Là, il se peut que je sois mis en difficulté. Connaissant ma réputation, il se décide enfin à utiliser le haki de l'armement. Il en recouvre son sabre qui devient noir et brise le mien sans soucis.

A cette chose qui va me trancher j'oppose mon poing. Un poing, simple, ordinaire, sans haki pour le renforcer, sans tekkaï. Mais dès l'impact, son sabre recule si violemment qu'il est projeté hors de sa main. Le marin est surpris, j'en profite pour faire la même chose avec ma main gauche. Il riposte malgré tout avec son haki. Le choc nous fait prendre compte que notre puissance est identique. On se repousse mutuellement. Son haki contre mon Hasshoken, aucune ne parvient à prendre l'avantage. Alors, comme l'enfoiré que je suis, je triche. Après tout, les règles sont faîtes pour être transgressées. Et comme je dit, si une règle ne te plait pas, détruit la. Mes pieds se transforment en terre et se répandent, touchant le vice-amiral qui le sent et imbibe aussitôt tout son corps de haki. Ses pieds sont gobés par ma terre qui compresse son corps, l'empêchant ainsi de se retourner. Moi, pas besoin de me concentrer sur ses jambes, ma terre augmente la pression d'elle même. Je n'ai que le duel de poing sur lequel me focalisé. Lui doit garder son haki sur tout son corps sous peine de se voir les jambes réduites en charpie. Mais l'enfoiré réussit à garder le contrôle de son corps. Je ne prends pas l'avantage. Pour autant, j'ai pas dit mon dernier mot. Et lui non plus, me fait dire son rictus.
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Pas même le temps de discutailler sur le bâtiment brisé de toutes parts que Clotho s'en retournait déjà guerroyer sur le galion voisin d'un bond, perpétuant à nouveau ses exactions monstrueuses. Personne à bord ne s'était attendu à l'assaut d'un Logia.
Gonflant les joues pour souffler, Joe, bien qu'exaspéré n'était pas contre un petit défi. Cependant, alors que ses hommes déferlaient sur le troisième bâtiment encore inviolé, il hésita à y faire une incursion. Il se savait quelque peu maladroit quand il passait au choses sérieuses. Si il venait à se prendre au jeu, la moitié de son propre équipage risquait d'y passer.
Toutefois, laisser Clotho fanfaronner était inenvisageable pour le cafard. Il voulait un concours ? Joe allait lui montrer que sans Logia, sa cervelle seule suffirait à lui offrir la victoire.

Contre toute attente, il se rua sur le vaisseau où se trouvait l'ancien révolutionnaire en train de commettre son massacre. Puisqu'il était aux prises avec un haut gradé, Joe en profita pour pénétrer la tourelle du galion. Quelle ne fut pas la surprise des artificiers à bord lorsque ceux virent le cafard entrer comme une fleur.

- Bonjour bonjour ! Je viens vous emprunter du matériel !

Se doutant bien que les trois hommes présents ne seraient que trop peu disposés à lui obéir, il avait pris les devants. Brandissant sa main gauche au creux de laquelle se trouvait un Flash Dial, il se fit un plaisir d'aveugler l'assemblée, se protégeant de la violente lumière grâce à la visière de sa casquette.
Aveuglés comme ils l'étaient, les matelots cherchaient leurs repères tout en sanglotant de peur. L'un d'eux sortit même le mousquet pour tirer au hasard comme désespéré. Sans même un regard pour les malheureux qui n'avaient rien vu venir, le cafard s'approcha discrètement de l'un d'eux, dégaina le sabre du pauvre bougre et lacéra comme un dément les trois artificiers. N'étant pas foncièrement doué à l'escrime, il avait été assez salissant dans sa manière de procéder. Recouvert de l'hémoglobine de ses victimes, il jeta le sabre sur leurs cadavres empilés comme si de rien était.

- Tourelle et canons manoeuvrés par leviers. On se refuse rien à la marine dites donc.

S'installant au poste de commande, il ne fallut pas longtemps au cafard avant de prendre ses marques avec l'artillerie dévastatrice de la marine. Faisant pivoter la tourelle de 90° à bâbord, il put enfin viser le galion voisin qui n'avait pas encore coulé.
Une pluie d'épais boulets s'abattit alors sur l'embarcation. Que ce soit la coque, le pont, les mâts, tout était détruit.
Fier de lui, le capitaine des Blattards sortit de la tourelle couvert de sang. Bras croisés, il contempla un instant le combat de Clotho face à ce qui se présentait comme un vice-amiral. Le gaillard était robuste et en imposait du fait de son regard impitoyable et ses favoris fournis. Cependant, aussi doué pouvait-il être, il n'arrivait pas à faire plier le possesseur du Logia de la terre. Ce dernier peinait tout autant à vainre son adversaire. Satisfait du spectacle qui s'offrait à lui, Joe finit enfin par se manifester auprès de son homme d'équipage qui ne semblait pas l'avoir remarqué.

- Haha ! Ces possesseurs de fruit du démon, tous des grandes gueules doublées de lopettes yahinhin !

Provoquant Clotho sciemment, le cafard se doutait que sans l'intervention du vice-amiral, il n'aurait peut-être pas remporté le défi lancé par l'ancien révolutionnaire.
Puisque Clotho avait fait le ménage à bord, peinard, Joe se trouva un siège pour observer l'affrontement tranquillement. Il profitait du spectacle tout en ne se privant pas de commenter.

- Jean-foutre va ! Si le monsieur te fait trop bobo, n'hésite pas à demander de l'aide à ton capitaine.

Le combat final approchait de son dénouement. Sur le dernier galion n'ayant pas encore commencé à sombrer, le capitaine des Blattards aperçut au loin ses hommes qui investissaient le navire escorté afin de s'occuper du menu fretin restant. La marine avait officiellement failli.


Tarif Joe:


Cafard:
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On pose tous les deux un genou sur le sol. La fatigue se fait sentir. Mais ça ne dure pas longtemps. Le cuirassé se met à tirer sur son copain. Un coup des pirates à n'en pas douter. Joe serait à bord ? On s'en fou. Le vice amiral et moi, on recommence à se mettre sur la gueule, et c'est violent. Cette fois, pas d'esquive de cafard. Nos poings se rencontrent violemment, et malgré son haki, malgré mon hasshoken, nos phalanges morflent sérieusement. Est-ce pour autant qu'on s'arrête ? Que neni. On poursuit. Je le surprends en rajoutant des poings d'air, le forçant à reculer. Il fait une pirouette pour esquiver mes attaques, présente son pied devant moi, et envoie une lame d'air avec le rankyaku du Cipher Pol. Évidemment renforcé au haki. Je me glisse dans ma terre et me répand partout sur le pont sans distinction aucune de ce que je touche. C'est là que je me rends compte de la présence du capitaine. Il me cherche l'enfoiré. Il veut m'agacer, que je me lâche et déverse ma puissance. Autant parfois je n'en ai rien à foutre qu'on me critique, autant des fois, ça me mets hors de moi. Là, c'est le cas. Je me forme juste devant Joe, l'attrape par les mains, me mets à tourner rapidement telle une toupie, puis le lâche en direction de mon adversaire.

" Cafard en approche ! "

Je suis un pirate, je ne demande pas la permission quand je veux emprunter un truc, quand bien même ce truc est mon capitaine. Je le prends, point. Le rouge se retrouve donc propulsé à toute vitesse droit vers un adversaire qui l'attend avec un poing chargé de haki. Juste avant l'impact, je crée des pics de terre, plusieurs dizaines qui foncent sur son bras hakifié. Le but est simple, lui faire rater sa cible en le montant. Joe n'a aucune excuse pour rater sa cible. A part la surprise, bien entendu. Quant à moi, soru pour apparaître derrière le vice amiral, bras transformé en épée acérée et fonçant droit dans la poitrine du marin. Je lui enfonce mon bras dans le corps sans pitié aucune. Juste à la place de son cœur. Sauf qu'il n'y a rien. J'essaie d'arracher, mais il n'y a rien. Son cœur n'est pas là ! Il serais littéralement sans coeur ou quoi ? Non, pas possible. Il doit être ailleurs, c'est tout. On va trouver où.
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Hilare et fier de sa victoire, le cafard n'avait pas vu venir la colère de son membre d'équipage. Pourtant, cette correction lui pendait au nez depuis un long moment, cela faisait bien des heures que sa perfidie avait dépassé les limites de l'indécence.
Lorsque l'excroissance terreuse de Clotho s'enroula autour de ses mains, Joe cessa subitement d'afficher son petit sourire narquois. Tout de suite, il avait compris de quoi il en retournait.

- Oh Clotho.... Espèce de fils de pWwAaaaAAaAaaAah !

Balancé comme un vulgaire débris, le vice-amiral brandissait le poing prêt à se débarrasser du capitaine des Blattards. Seulement, subitement surélevé, le gradé fut quelque peu désarçonné et surpris. Dans l'équation, Joe n'avait été rien d'autre que l'appât, la diversion nécessaire afin que le manieur du Logia de la terre puisse percer le coeur de son adversaire.
S'étant heurté violemment contre le mur de terre, le cafard venait de stopper son envolée. Glissant le long de la paroi, il s'affala enfin à même le pont, côtoyant les dizaines de cadavres de mouettes qui gisaient au sol. Ceux là n'étaient pas mort de leur belle mort.

Tandis que Joe pataugeait dans les tripes et autres viscères peu ragoutantes pour se relever, Clotho avait essuyé un violent coup de coude armé de haki de la part de celui qu'il pensait avoir tué. Ni une ni deux, l'ancien révolutionnaire s'apprêtait à retourner au combat quand sa tête explosa terrassée par une simple balle de plomb tirée du mousquet à triple canon de son capitaine. Logia oblige, la tête de Clotho repoussa presque automatiquement.

- Mon salaud ! Quand ce fumier de vice amiral sera crevé comme il se doit, tu vas en bouffer du quartier disciplinaire crois moi !

Des menottes en granit marin, pas un repas comestible de servi pendant une semaine, ainsi était le traitement réservé aux indisciplinés. Depuis le temps, Clotho y était habitué et ne haussa même pas un sourcil à cette nouvelle.

- Pour le moment capitaine, c'est le dernier de mes soucis. D'ailleurs vous devriez plus faire attention à lui qu'à moi.

S'étant montré volontairement assez vague pour ne pas en venir au fait, l'ancien révolutionnaire voulait dire par là que le vice-amiral Armin Potemkine, enragé, venait de fondre sur le cafard. Ce dernier, trop lent comparé à un expert en prouesses martiales ne put réagir à temps. L'attaque promettait d'être violente.

- SHIGAN !!!

De son simple doigt, le dernier marine encore debout attaqua violemment Joe au niveau du coeur. C'en était fini de lui. C'est en tout cas ce que toute personne rationnelle aurait pu croire. Car en réalité, la puissante attaque s'était arrêtée nette contre la poitrine du cafard sans lui infliger le moindre dégât.

- T'as tout donné là ? Vraiment... Y'a pas de quoi faire le fier.

Encore surpris de la résistance hors norme du capitaine des Blattards, Potemkine comprit enfin comment une telle vermine avait pu réchapper à une technique aussi dévastatrice que la sienne.

- Un Impact Dial dissimulé....

À nouveau, l'odieux sourire narquois de Joe s'étendit le long de ses joues dévoilant jusqu'à ses gencives.

- Bien vu l'aveugle !

Sans laisser de répit au vaillant marine, Joe lui pointa subitement le canon de son mousquet à triple canon sur le front. Une balle fut tirée, cela ne suffit pas à prendre le vice-amiral de vitesse qui avait échappé au tir d'un mouvement de Soru pour bondir en arrière.
Le bougre haletait, se tenant sa poitrine sanguinolente là où Clotho l'avait transpercé. Quelque peu intrigué, tout en sortant de sous sa parka l'Impact Dial qui avait encaissé le Shigan, Joe lança à son membre d'équipage retors :

- Dis voir Clotho, comment tu as fait pour louper son coeur ? Je veux dire... concrètement, comment tu fais pour être aussi empoté ?

Sans céder à la nouvelle provocation de son capitaine ricanant à nouveau, Clotho ne comptait pas laisser le vice amiral se reposer. Coeur ou pas, il lui suffirait de réduire son adversaire en bouillie pour s'assurer la victoire totale.

- Fais plaisir à ton capitaine veux-tu ? Débrouille toi pour m'immobiliser ce con.

Hargneux, Joe venait de sortir son canon portatif à une main qu'il venait de charger de l'Impact Dial chargé. Le projet était clair. Restait à savoir sir Potemkine était disposé à y souscrire.


Tarif Joe:


Cafard:
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" Immobiliser ce con ? Non mais tu m'as pris pour qui là ? J'suis pas ta gonzesse moi. Tu t'démerdes connard ! "

Oui, j'ai aucun soucis à insulter mon capitaine. La relation entre nous n'a jamais été dominant-dominé. C'est un partenariat à égalité. Ceci dit, comme il s'agit de son navire, je lui accorde quelques droits. Mais j'ai été clair avec lui, je n'ai ni dieu, ni maître, ni personne à qui rendre de compte autre que moi même. Je ne serais jamais dominé mentalement. Jamais on ne me brisera. Parce que je suis déjà brisé. Je me suis brisé pour éviter qu'on ne me le fasse. De cette façon, je n'ai plus aucun soucis. Je fais ce que je veux, quand je le veux, où je veux, avec qui je veux. Et rien au monde ne peut m'arrêter. Je dis pas qu'un amiral peut me retarder, loin de là, ceci dit.

En parlant d'amiral, le prétendant au poste présent ne se laisse pas faire. Il se débat comme un forcené. Il n'a pas envie qu'on s'occupe de lui. On arrive au bout, on le sent. Mais il semble plus en forme que moi quand même. Du sang coule de nos phalanges à tous les deux, la sueur perle sur notre peau, nos vêtements semblent lourds. J'ai confiance en moi, malgré le sourire carnassier de mon adversaire. Je le vois serrer le poing.

Rakkan Shigan Bachi.

Ouais, je comprends pourquoi. Je fond dans ma terre esquivant ses cinq shigan à distance. J'ai déjà vu et subit cette technique, ça ne fonctionnera pas sur moi man. Il utilise son empathie pour me sentir, pour deviner où je suis. Puis quand il me localise, il me fonce dessus, hakifie ses poings et frappe. J'ai juste le temps de me décaler et d'esquiver. Le point négatif, c'est qu'il ne se retient pas le moins du monde. Le point positif, c'est qu'il affaiblit lui même son navire, je n'aurais plus qu'à donner le coup de grâce. Le cuirassé de Joe n'a pas encore coulé, donc j'ai pas perdu. Et je ne perdrais pas. Il est temps de riposter. Dès que les poings du marin touchent ma terre, je les emprisonne et compresse ma terre pour faire éclater ses bras. Il se dégage à temps à chaque fois grâce à son empathie. C'est le jeu du chat et de la souris. On peut faire durer ça longtemps, moi ça ne me coûte pas beaucoup d'énergie. En revanche, lui ... garder le haki de l'armement dans ses bras, concentrer son empathie pour me localiser et esquiver mes attaques, frapper ... ça lui demande de l'énergie. On voit bien que son endurance correspond à son rang. A un moment, il doit en avoir marre car il recule en sautant, s'éloignant de ma terre. Il met ses deux poings devant lui, bras parallèles, séparés par quelques dizaines de centimètres. Il me vise, puis dit des mots que je ne comprends pas.

Roku Oni No Shigan.

Aussitôt, l'air entre nous est compressé, ma terre éclate en morceaux, et moi je me prends le coup. Malgré mon logia, son attaque me touche. Comment c'est possible. Mes bras renforcé au tekkaï m'ont protégé un peu, mais c'est aussi efficace que devant une avalanche. Je tombe dans le vide, vers la mer. Le gradé fonce vers Joe. Hey, j'suis encore là connard ! J'suis pas finit. Je me remet debout grâce au geppou, crée des lances de terre que j'envoie droit sur le chemin du vice-amiral. Il esquive et recule, voyant que je suis encore là. Et ouais, j'suis résistant, t'es endurant. Ça peut durer longtemps. Ptet pas jusqu'au printemps quand même, sinon on va se retrouver dans un champ d'accidents abondant. L'achèvement du combat arrive, mais l'acheminement jusque là prend du temps. Actuellement, on recherche activement des failles chez notre adversaire. J'atterris sur le pont, mal en point. Mes deux bras saignent, je dois avoir quelques os de brisés. Mais comme c'est pas la première fois et que j'ai d'autres chats à fouetter, on met ça de coté.

" Si je l'immobilise, oublie le quartier disciplinaire. Sinon, je coule ton rafiot. A toi de voir, capitaine. "

Une menace pas voilée du tout. Il sait que je ne dit pas ça à la légère. Moi je peux marcher dans le ciel, lui devra nager et probablement abandonner tous ses artifices qui couleront en mer. Pas sûr qu'il gagne à faire ce choix. Même sans mon logia, je reste redoutable. Il l'a appris plus d'une fois. Puis faut déjà me foutre les menottes, surtout. L'amiral retente la même technique. J'esquive d'un soru, attirant l'attention sur moi. Pendant mon déplacement, j'ai créé deux sabres de terre. D'une rotation de mon pied, j'arrive juste à sa droite, et je me mets à tourner sur moi même comme une toupie. Des lames d'air partent de mon corps pour trancher tout ce qui est sur leur passage. Principalement mon adversaire. Mais le navire n'y échappe pas, au contraire. Mât, cabine, bâtiments, tout est tranché et tombe en morceaux, soulevant un nuage de poussière. Et pendant ce temps, pendant que mon adversaire esquive les lames, mes pieds répandent la terre partout sur le pont. N'ayant aucune portée à faire du mal, il ne doit pas le sentir. J'arrête de tourner, me met en position, et balance une rafale de poings de terre dans sa direction. Mon instinct me dit qu'il est toujours là, alors je frappe, encore et encore.

On entend le bruit de choses qui se fracassent contre du métal. Il contre avec son sabre. Soru, plus tekkaï kempo, plus great hammer, plus Hasoukenougi, le combo qui fait vraiment très mal. A l'impact, son sabre se brise instantanément. Mon poing continue sa course et trouve la tête du vice amiral. Il a contré avec du haki, mais c'est pas suffisant. Ma vitesse est telle que je brise son haki, et l'envoie valser dans le décor. Mon attaque équivaut à se prendre un météore sur la gueule. Ça fait du bruit et des dégâts. Le marin s'encastre dans les décombres de la cabine. Aussitôt, ma terre lui fond dessus, l'enserre, l'écrase, le compressant autant que possible. Comme je suis sadique, je la fais s'infiltrer dans sa plaie béante. C'est la fin, on le sait tous. Mais malgré tout, je respect ce type. Avec un trou de la taille de mon poing dans son corps, il parvient à se battre. Tout le monde n'en est pas capable. Le capitaine n'a qu'à donner le coup de grâce. Au moment où il s'aprette à le faire, je l'arrête. Un truc ne colle pas. Le vice amiral, son corps tombe en poussière. Il se passe quoi là ? J'ai pas la puissance pour faire ça, Joe non plus. C'est alors que le vice amiral sort des débris, tout frais, tout neuf, tout propre. Ma bouche tombe sur le sol à cause de la surprise.

" Vous ne comprenez pas ? Je ne pensais pas en avoir besoin, mais finalement, j'ai bien fait de manger ce fruit du démon. Celui de l'arbre fruitier. Vous n'aurez pas le temps de comprendre que vous serez déjà morts. "

Il me fonce dessus. Vu l'état dans lequel je suis, je ne peux combattre une nouvelle fois. J'ai eu du mal à en battre un, alors recommencer ... Comment peut-il être tout frais, sans aucune blessure, rien, pas fatigué ? Réponse, il n'a pas combattu. Soit c'était un clone, soit il a transformé quelqu'un en lui, soit ... Dans tous les cas, je doute que ce soit son vrai corps. Pendant que le marin fonce vers le capitaine, je réfléchit aussi rapidement que possible.
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- Si je l'immobilise, oublie le quartier disciplinaire. Sinon, je coule ton rafiot. A toi de voir, capitaine.


Joe pouffa. Qu'aurait-il pu faire d'autre face à cette menace ? À ces yeux, Clotho n'était qu'un enfant colérique qui menaçait de faire du bazar pour avoir du rab de dessert. Parmi l'intégralité de son arsenal, il comptait nombre de projectiles en granit marin. Clotho pouvait se leurrer et croire qu'il était sur un pied d'égalité avec son capitaine, seulement, une épée de Damoclès fendrait son crâne en deux si il outrepassait son droit.

- Si tu le dis ma puce.

Son canon portatif à une main posé avec désinvolture contre son épaule, le cafard se montrait serein et condescendant tout en enlevant un morceau de viande coincé dans le piège à loup qui lui faisait office de mâchoire.
Ça castagnait dur et consciencieusement, Clotho ne semblait pas avoir le dessus, ni être disposé à immobiliser son adversaire. Peut-être avaient-ils sous estimé leur ennemi. Jetant un ou deux regards distraits à bâbord, les deux autres vaisseaux avaient entièrement sombré. Quant à l'embarcation censée être défendue, elle grouillait Blattards qui se déchaînaient sur les derniers survivant.

C'était à se demander pourquoi le vice-amiral résistait plutôt que de tenter la fuite. À plusieurs reprises, alors qu'il s'était débarrassé de Clotho quelques instants, il tentait une incursion à l'encontre de Joe avant de se faire tacler violemment par l'ancien révolutionnaire en colère.

- Je vois.... Il cherche à m'assassiner avant d'y passer....

Mais cela ne se ferait pas. Car après vingt minutes d'affrontement, "l'ange gardien" de Joe brisa enfin le vice amiral. C'en était fini de lui. Tout du moins, en théorie. Car le repos fut de courte durée. Une réplique du marine fondait alors sur Joe sortant d'un de ses angles mort.
Arbre fruitier ou pas, ce qui s'apparentait à un clone du vice amiral se jetait sur le cafard avec la ferme intention d'en finir pour de bon.

- Trajectoire rectiligne....

Sans s'inquiéter une seule seconde de l'assaut le capitaine pirate soupira comme déçu.

- Franchement petit père, c'est vexant de me sous-estimer à ce point.

Rapide lorsqu'il s'agissait de brandir une arme et de tirer, aucun soru n'aurait pu esquiver cela. L'Impact Dial chargé tantôt du shigan de Potemkine, propulsé par le canon portatif à une main du cafard explosa littéralement ce qui s'amenait à lui. S'en allant paisiblement récupérer son Dial utilisé comme munition, traînant sur le pont délabré, quelques sons attirèrent son attention une fois qu'il eut ramassé ce qu'il cherchait.
Derrière lui, d'autres répliques de Potemkine se manifestaient. Trois d'un coup cette fois. Un second soupir échappa au cafard.

- Tu sais quoi ? T'as gagné. Fé-li-ci-ta-tions. Qu'est-ce que t'as gagné au juste ?

Furieux de la persévérance du vice-amiral qui lui faisait perdre son temps, Joe pointa du doigt son unique membre d'équipage présent sur le pont.

- Une branlée monumentale de la part de l'autre troglodyte en boue séchée !

N'ayant que trop joué avec la marine, il tardait au capitaine des Blattards d'aller découvrir la cargaison du navire qu'ils étaient venus piller par plaisir du défi. Se lassant de tout trop facilement tel le gosse pourri gâté qu'il était, ce défi ennuyait Joe qui voulait jeter un oeil à son butin. Activant les Ventio Dials à sa ceinture, décollant de dix centimètres au dessus du sol, il se positionna devant la rambarde en poupe de ce qui restait du dernier galion de la marine encore à flot.

- Fini de jouer avec lui. Montre à cet inconscient ce que tu as dans le ventre.

Puis il sauta sans même jeter un regard à Clotho. Flottant propulsé par le souffle de ses Dials au dessus la surface de l'eau, le cafard partait confiant, ne donnant pas cher de la peau du vice-amiral une fois que ce dernier se retrouverait aux prises avec le possesseur du Logia de la terre quand ce dernier était poussé dans ses derniers retranchements.


Tarif Joe:


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Quand on combat un possesseur de fruit du démon, plusieurs options s'offrent à nous. On peut découvrir les faiblesses du fruit et les utiliser à notre avantage. On peut aussi déployer des trésors d'imagination pour empêcher son adversaire d'utiliser ses pouvoirs, le forcer à se concentrer sur plus de choses qu'il ne peut en compter. On peut le rendre inconscient, lui faire toucher du granit marin, ou le noyer. Quand on est en pleine mer, on a une autre solution. J'opte pour celle-là. Pendant que Joe a occupé le vice-amiral, j'ai abîmé le navire plus qu'il ne l'est déjà. J'ai tranché divers endroits précis pour obtenir un effet inégalable. Malheureusement, le capitaine pirate semble se lasser du combat. Il aime la faciliter lui. Tout mon contraire. Je me plais dans ce combat qui a tourné en notre défaveur. Parce qu'il a beau être seul, le marin a de la putain de ressource. Un nouveau clone débarque quand j'apparais sur le pont. Je lui fais mon plus beau sourire carnassier.

" Ce que j'adore, en mer, c'est que si tu peux pas nager, tu meurs. Et les mangeurs de fruits du démons coulent. Ça tombe à pic. "

Comprenant ce que je veux faire, il me saute dessus. Mais avec un soru je me recule assez pour utiliser des geppou et voler en l'air. Je prends de la hauteur. Il envoie plusieurs lames d'air hakifié que j'esquive sans trop de soucis. Je me concentre, rassemblant toutes mes forces dans la lame que je viens de créer. Je continue à esquiver maladroitement ses assauts venant du sol. Un coup. J'ai besoin d'un coup, un seul coup fera l'affaire. Je tend ma main gauche vers le bateau et envoie autant de terre qu'il m'est permis d'en créer. Un raz de marée touche le pont. Le marin le contre d'un revers de sabre et envoie la plupart de la terre à l'eau. Quand sa vue est dégagée, je suis sur lui. Propulsé par un geppou vers le bas, fondant sur ma cible comme un rapace, j'assène le coup de grâce. Nos sabres se touchent. Le mien se brise, mais non sans délivrer les ondes et hasshoken qui brisent le sabre du gradé et se propagent au corps de ce dernier. Le bateau, déjà gravement endommagé, abîmé encore plus par mes attaques sournoises, finit par exploser au niveau du marin.

Désolé pour toi mec, mais j'suis pas désolé du tout. T'as joué avec un pirate, t'as perdu, tu crèves. C'est l'jeu ma pov' Lucette. Lui est enfoncé dans les étages inférieurs, et moi je suis propulsé dans le ciel. Le capitaine arrive sur le navire diplomatique au même moment. Deux secondes plus tard, il perd la vue. Quand il rouvre les yeux, il est tombé sur le sol, un Clotho sur sa tronche. Un Clotho épuisé, fatigué, endormis.
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[Epilogue]

Au final, rien de bien mirobolant ne se présentait dans les cales du navire diplomatique. Bien sûr, des caisses d'armes par dizaines, de quoi mettre du beurre dans les épinards de l'engeance Blattarde. Toutefois, malgré cette prise, Joe fut déçu. Pas d'arme sophistiquée, pas de détonateurs ingénieux. Des fusils, des mousquets, des sabres, rien d'autre, pas même un petit Dial pour garnir la collection déjà bien fournie du cafard. Ce dernier, quelque peu déçu des trouvailles retourna sur le pont du navire que ses hommes pillaient joyeusement. Si la marine mettait en oeuvre des moyens aussi monstrueux pour escorter une cargaison aussi modeste, cela devait tenir au fait qu'à Navarone, une sévère pénurie d'arme demeurait depuis un moment.

Le ciel s'assombrissait. Alors que Joe regardait les trois galions couler, il avait compris que Clotho avait expédié les affaires courantes. Pour autant, aucun signe de lui à l'horizon.

- Chié. J'ai perdu Clotho.

À l'éventualité dramatique de la mort d'un des plus éminent membre de son équipage, le capitaine de Blattards ne trouva que cela à dire. Plus le temps passait, moins il semblait pourvu d'empathie pour qui que ce soit. Après tout, un cafard ne s'embarrasse pas de sentiments, il se contente de survivre et prospérer.

- Capitaine ! Là haut !

Quand le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt. Se demandant pourquoi ses hommes regardaient tous en direction du ciel, Joe finit enfin par avoir la perspicacité de les imiter. Comme soupirant, il lâcha :

- Oh Clotho... Sale petit enc....

L'impact fut violent. Près d'un quintal de terre froide venait de lui tomber sur le coin de la gueule. Méchamment sonné, le cafard rampa sur le pont tandis que ses hommes soulevaient Clotho, tombé du ciel. Jetant un regard terrifié en direction des cieux, Joe avertit son équipage.

- Faites gaffe, y'en a peut-être d'autres !

Sur Grand Line, tout était possible, il avait dès lors cru qu'il s'agissait d'un épisode atmosphérique se manifestant par une pluie de Clotho. Retrouvant peu à peu ses esprits alors que ses hommes l'aidaient à se relever, Joe alla voir l'ancien révolutionnaire.

- Il est clamsé ?

Sans même attendre une réponse, il mit un petit coup du bout de sa botte dans le visage de son membre d'équipage évanoui. Celui-ci, bien qu'ayant perdu connaissance, comme par réflexe, envoya un direct violent venant heurter la masculinité de son capitaine qui s'effondra sur le coup.

- Non capitaine il est juste endorm...

- J'ai vu espèce d'abruti !!

Vu et surtout senti.

- Oh putain, faudra que je pense à mettre un Impact Dial à cet endroit.... Ouuuuh...

Se tortillant à même le sol sous le regard amusé de ses hommes, le capitaine des Blattards concluait ainsi brillamment le pillage et l'anéantissement de trois galions de la marine. Le lendemain, tous auraient oublié jusqu'à l'existence de cette bataille n'ayant constitué qu'un énième épisode macabre à ajouter à la longue liste des exactions de l'équipage. Dieu seul savait quelles atrocités ils commettraient suite à cela, mais plus les jours passaient, plus les Blattards surenchérissaient dans l'escalade des rapports de force qui les opposaient à la marine cherchant à contenir leur avidité. La réaction du gouvernement mondial promettait d'être houleuse.


JOYEUX ANNIVERSAIRE CLOTHO !


Tarif Joe:


Cafard:
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