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La juste cause, le mauvais choix

Sur Imashung, Chuck m'a donné une mission, retrouver un révolutionnaire emprisonné emmené par des pirates esclavagistes. Le navire pirate retournant sur les Blues, on y retourne aussi via l'éternal pose de Reverse Mountain. Pour rattraper le retard qu'on a sur les pirates, on passe par la flaque. Après un combat contre un pirate costaud et avoir sauvé les fesses du patron local, ce dernier nous a indiqué un raccourci secret pour gagner plus de temps que prévu, et ainsi rattraper la WWC.

Durant le combat, je me suis lâché et ai libéré la bête en moi. J'ai tué les plus forts de l'équipage du pirate et puis ai massacré les hommes restants. Ce n'était pas moi, c'était lui, l'autre. Je l'ai relâché afin de pouvoir battre les criminels ne rêvant que de sang. J'ai beau me dire ça pour me réconforter, ça ne change pas grand chose. Surtout que cette saloperie de haki s'est connecté à mon ennemi. J'ai ressenti son envie de liberté, de naviguer librement sans devoir rendre de compte à quiconque. Et je sais que j'ai la même au fond de moi qui brûle ardemment. C'est ça qui me fait peur. J'adore la révolution car elle me donne un but, et c'est pour ça que je reste. Mais moi, mon but à moi, qu'est-ce que c'est ?

Devenir guide de la révolution ? Non, ça ne me tente pas du tout. Devenir roi ? Pour recevoir du monde toute la journée, des doléances, devoir négocier avec les pays voisins, non merci. Ambassadeur ? Non plus. Parce qu'autant je peux libérer des esclaves toute ma vie, autant il me faut un travail fixe, un but à atteindre. Quand j'étais dans la marine, je voulais, je rêvais de devenir amiral en chef. Je peux toujours trahir la révolution et passer dans la marine d'élite. En très peu de temps je pourrais être commandant d'élite et être tranquille. Mais devoir obéir aux dragons célestes … Je sais que l'élite est bien plus libre que la régulière, comporte moins de monde, mais ça reste quand même des chiens du gouvernement. Corsaire alors ? Pour être haïs par la marine, les pirates, les civils, les chasseurs de prime et la révolution, ouais, bonne idée. Toujours est-il que pour ces deux métiers, il faudrait que je trahisse la révolution et révèle un certain nombre d'informations que je possède.

C'est possible, je ne dois pas exclure cette possibilité. Pour l'instant, j'aide la révolution car j'y gagne, c'est dans mon intérêt. Mais honnêtement, je n'ai pas envie de faire ça toute ma vie, je vais être clair. C'est chiant de devoir vadrouiller sur les Blues, aller sur Grand Line, retourner sur South Blue, aller sur la 4ème voie … Les allers-retours me tuent, et ça prend du temps. Là il nous a fallut quasiment un mois pour aller d'Imashung près d'Alabasta à South Blue. Et encore, on a eu aucune tempête, pas de vent de face, que des conditions optimales. Une chance de cocu en somme. Alors en cas de tempête, on met facilement un mois et demi voire deux. Ce qui retarde d'autant la mission, peut rendre inutile le déplacement car la fenêtre pour effectuer la mission s'est refermée …

J'aimerais vraiment me mettre à mon compte, bosser pour moi, être libre d'aller où je veux, quand je veux, comme je le veux. La liberté est primordiale pour moi, et je ne la retrouve pas tellement dans la révo, chose qui me chagrine. Mais j'aime tellement aider les gens que ça compense. Mais je sens que ça ne va pas durer bien longtemps, que ça va me gonfler de ne rien gagner. Je sais que je ne peux rien demander à la révolution, car chaque sou est gardé pour le combat contre le gouvernement. Demander à ce qu'on pioche pour moi dedans, ça ne serait pas juste vis à vis des autres révolutionnaires, puis ça entamerai les réserves et se répercuterai sur toute la révolution. Je ne peux pas faire ça. Mais franchement, ne rien en tirer autre que le plaisir éphémère de voir les gens libres, savoir qu'il reste encore tellement à faire, que ça fait plusieurs centaines d'années que la révo se bat contre le GM et que ce dernier est toujours en place, ça mine le moral. On peut se concentrer sur ce qui a été fait, mais c'est infime. Libérer des esclaves par-ci par-là, prendre une île par là qui n'était pas affiliée au GM, libérer des révos prisonniers, couler des navires, attaquer des convois …

Mais déjà rien qu'en connaissant le salaire d'un amiral qui doit avoisiner les dix millions par mois, 30 millions par mois, six pour les vices-amiraux soit 72, quatre pour sous et contre amiraux, sachant qu'il y en a au moins cent de chaque, ça fait 800, deux pour les commodores et colonels, a raison de cent soixante dix nations sous le GM, minimum un colonel par île et cinq commodores par mer, ça fait quand même 324 millions. Soit par mois un total de 1 226 000 000 Berrys. Sans compter les grades en dessous, comme lieutenant-colonel, lieutenant, sergent … Pour que le GM puisse dépenser autant, c'est qu'il gagne ou dispose d'au moins 2 000 000 000 par mois. Argent fournit en majorité par les dragons célestes. Puis une petite partie prélevée des impôts imposés par le GM sur les îles qu'il domine. Donc si on coule deux navires contenant cent millions de berrys,  la perte est plus que négligeable. Le gouvernement ne la sentira même pas. Mais le peuple oui, et il ne sera pas content.

Donc pour bloquer le gouvernement, il faudrait bloquer la fortune des nobles mondiaux. Mais comment s'attaquer à eux sur leur terre sainte de Mariejoa, terre la plus gardée au monde ? Une idée de fou m'interpelle. Grimper sur Reverse Mountain et marcher dessus avec une armée, arriver par dessous leur mont à la con, et les surprendre. Puisque le QG de la marine est en dessous de la montagne des nobles, ça devrait être possible. On sait que Red Line ne se coupe nul part ailleurs que Reverse Mountain déjà. Donc escalader et marcher dessus devrait être possible. En théorie du moins. Après, si on arrive au niveau de la base, ça la fou mal. Mais si on arrive au dessus, ça devrait le faire. Ils ne devraient pas nous voir, ni nous entendre ou nous sentir avec leur capacités de fou. Mais personne ne s'y risquera. Donc on peut oublier.


Dernière édition par Clotho le Ven 3 Juin 2016 - 23:29, édité 1 fois
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Après, pourquoi va-t-on sur South Blue et pas une autre Blue ? Parce que les esclaves sont interdits ainsi que les esclavagistes dans la majorité des îles des Blues. Sauf Saint Uréa, qui doit en contenir énormément. Goa aussi je crois, de mémoire. Mais comme le vice amiral Fenyang pèreest à Goa, je doute qu'un navire pirate puisse approcher de l'île tout en restant entier et son équipage en vie. Du coup, on va à St Uréa. Logique, non ? Comme j'avais besoin d'air, je suis monté à la vigie pour respirer. Mais ça n'aère pas assez je trouve, alors je saute pour atterrir sur le pont, prends ma terreur et nous balance à la flotte. Je navigue donc solo, c'est mieux pour réfléchir, s'aérer l'esprit. Je reste près du navire, bien entendu, mais ça change quand même d'être entouré ou pas. Ça fait du bien parfois.

Je navigue juste au dessus des vagues, à quelques centimètres d'elles seulement. Comme la mer est calme, ça va, pas de soucis. Le navire est rapide, mais ma Terreur est extrêmement rapide. Plus du double de la vitesse du Révacier. On dit merci les deux gros ventios dials. Je ne dois donc pas trop accélérer sinon je vais finir par les semer, et comme niveau navigation je ne suis pas très doué, ça équivaut à me perdre et mourir en mer. J'aimerais autant éviter. Je désactive les dials pour avoir sensiblement la même vitesse que le bateau. Après plusieurs heures, on finit par apercevoir l'île au loin. Sa tour dominant de par sa hauteur, c'est facile de reconnaître l'île. Je remonte à bord de l'embarcation, ramenant ma terreur à bord également. On baisse le drapeau, inutile d'avoir des ennuis avant même d'arriver. Bon, désormais, la mission est de trouver le bateau de la WWC. Est-il déjà arrivé malgré le raccourci qu'on a pris dans la Flaque ?Ils avaient quelques jours d'avance sur nous, mais on aurait du les rattraper. On accoste dans le port de l'île. En cherchant de vue, on finit par trouver le bateau des esclaves, avec le symbole bien reconnaissable.


Étant déjà venu en tant que marin, je connais un peu l'île. Je ne me suis jamais intéressé à l'esclavage ici car il est légal. Je ne sais donc pas où se trouvent les salles des ventes, les lieux de conserve des esclaves … Mais sur l'île, c'est connu de tous que Bahìa Victor serait un esclavagiste réputé et dont les méthodes seraient disputés par les autres maîtres de St Uréa. Même s'il n'a jamais été accusé officiellement, même si jamais aucune preuve n'a été trouvé contre lui, chacun n'ignore pas qui il est. Comme il est réputé, comme la WWC travaille avec des gens connus et ont une certaine immunité, je suppose qu'ils vont aller voir Victor. Je m'équipe de vêtements civils ordinaires, une capuche en prétextant que j'ai froid, malgré le climat. Puis en descendant, on demande aux premières personnes qu'on croise où trouver les locaux du suspecté criminel.

On nous les indique sans détour. La salle des ventes est un peu plus loin. On se met donc en route. On marche aussi vite que possible, mais on attire l'attention. Alors j'utilise une suite de soru pour gagner du temps et éviter de me faire repérer. Je grimpe et saute de toit en toit pour aller encore plus vite. J'arrive à destination bien avant mon équipage. La mission est simple, infiltration discrète, diversion, kidnapping de Speedo puis départ. Que ce soit les pirates ou l'île qui ait le révolutionnaire m'importe peu. Tout ce qu'on veut, c'est le récupérer en vie. Émilie Knox m'a demandé de le ramener sain et sauf ou alors de l'éliminer avant qu'il ne puisse dévoiler les secrets de la révolution. Mais je ne compte pas le tuer. C'est un camarade qui s'est battu pour la cause et qui a fait ses preuves. Je vais le sauver, c'est aussi simple que ça.

Mais comment rentrer dans un bâtiment sécurisé sans se faire repérer alors que je suis connu de la plupart des gens ? Comment extraire une cible sans se faire coincer ? Comment s'en sortir tous les deux sans déclencher des alarmes et alerter les gardes ? J'ai alors une idée pas très recommandable. Mais faute de moyens disponibles, je n'ai pas le choix. Je regarde les personnes en bas et choisis ma victime. Une femme d'une quarantaine d'années portant un sac à main et qui se dirige droit vers le bâtiment aux esclaves. Je descends dans une ruelle discrètement. Je crée plusieurs boules de terre que je lance dans sa direction. En même temps, j'utilise un soru pour sortir de la ruelle et arriver juste à côté d'elle. Avec une rapidité hors norme et tout en étant projeté, je réduis mon volume à un petit tas de terre. Je frappe la femme en même temps que mes projectiles. Sauf que contrairement aux autres qui s'écrasent contre elle et tombent en poussière sur le sol, moi je rentre dans son sac à main.

Elle n'a pas eut le temps de me voir. Elle doit penser qu'on a fait que lui jeter des pierres. Elle se met à hurler au criminel et court vers la salle. Aussitôt, je me doute que des gens vont rappliquer. Va-t-elle aller dans le bâtiment ?

« Madame de Beauti, ravie de vous revoir. Entrez je vous prie.
Vous devriez renforcer la sécurité. Vos clients se font attaquer devant chez vous. J'espère qu'il y aura un dédommagement pour cet acte odieux ! »

Je suppose que je vigile s'écarte et la laisse pénétrer dans la demeure. Infiltration réussie. Maintenant, reste à sortir de ce sac en toute discrétion e*/ Hey ! Elle fait quoi ? Elle trifouille dans son sac. Je sens une grosse paluche s'enfoncer en moi, puis elle hurle en jetant son sac. Ah, je crois qu'elle m'a trouvé. Je suis tout rond, comme une boule de billard. Elle envoie quelqu'un fouiller dans son sac pour voir ce dont il s'agit. Puis quand elle décide que je ne vaux rien, on me balance à la poubelle et s'excusant. Bon, bah sortie du sac réus*/ Ô putain ! Qui a foutu du hareng fumé à la poubelle ?!


Dernière édition par Clotho le Ven 3 Juin 2016 - 23:32, édité 1 fois
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Mesdames et messieurs, soyez les bienvenus. Les enchères vont débuter avec le premier lot. »

Je me cache comme je peux quand je vois des hommes en costume entrer dans la pièce. Tandis que le commissaire priseur fait la description du premier esclave, ses hommes de mains amènent la marchandise sur la scène. Je profite qu'ils soient occupés pour partir d'ici et trouver un coin plus calme. Bon, s'il n'est pas là, où peut-il bien être ? J'aperçois un rideau menant à une salle plus loin. Je rentre à l'intérieur. Dès que je franchis le voile, huit paires d'yeux se pointent sur moi. Oups, ya du monde on dirait. Un garde s'approche de moi et tente de retirer ma capuche. Je lui brise le poignet. Cinq gardes me tirent dessus. Évidemment, ça ne me fait rien. Eux par contre, ça les fait blanchir. Je cours vers eux et les assomme avec le coup du lapin. Il reste deux types en face de moi.  Derrière, dans une cage, je vois un homme correspondant à la description qu'on m'a fait de celui que je dois sauver. Les deux hommes se mettent devant moi.

Temma Baku:

Mento Engo:

« Si c'est lui que tu veux, tu ne l'auras pas. »


Dernière édition par Clotho le Mer 1 Juin 2016 - 20:14, édité 2 fois
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« Tu avais la possibilité de libérer les autres, mais non, tu t'es dirigé vers celui-ci. C'est donc lui que tu veux, même si sa valeur apparente est minime. J'en déduis donc que tu sais qui il est. Et donc que tu es un révolutionnaire aussi.
Vous avez donc découvert qui il est. Grand bien vous fasse. Mais soyez prévenu qu'il repart avec moi quoiqu'il arrive.
On verra ça. Commence donc par dévoiler ton identité, lâche. »

Lâche ? C'est bien l'un des rare mots qu'on a jamais utilisé pour me décrire. Je dois dire que ça me fâche un peu. Mais je sais qu'il s'agit de provocation pour dévoiler qui je suis, savoir si je suis connu, si mes capacités sont connues, s'ils font le poids … Vous voulez jouer la provocation, pas de soucis les gars. Moi aussi je peux jouer.

« Forcez moi. »

Aussitôt, le combat commence. Les têtes de ces types ne me disent rien du tout, ils ne doivent pas être très connus. Donc pas forcément puissant ou sans action d'éclat. Par contre, s'ils voient mon visage, ils vont vite comprendre que je ne suis pas du menu fretin et qu'ils auront besoin de renforts. Les deux types se jettent sur moi en même temps. S'en suit un échange de coups qui dure quelques secondes. Je parviens à les repousser sans trop de problème. Soit ils sont faibles, soit ils s'échauffent pour me tester.

« Vous n'êtes pas habillés comme les autres, vous n'êtes pas de la sécurité ? Alors pour qui travaillez-vous ?
Force nous.
Vous faîtes partie de la World Wide Company ? » Je vois sur leurs visages un air de surprise. Ils ne s'attendaient pas à ce que je connaisse le nom de leur compagnie visiblement.
« Comment tu nous as trouvé ?
J'étais sur Imashung. On vous a vu partir sur les Blues. On vous a suivit, tout simplement.
… Donc c'est une coïncidence ?
Au départ oui. Maintenant, c'est une mission. »

Trêve de bavardage. Soru et tekkaï dans la tronche du mec aux cheveux châtains. Il s'écrase dans le mur, causant un trou. J'enchaîne l'autre qui esquive mon mouvement et contre. « Bonne vitesse. Mais pas suffisante. » En disant ça, il enfonce son poing dans ma tête violemment. Bien entendu, elle explose sous la pression. Du sang gicle partout, mon corps devient inerte. Il croit avoir gagné. Une seconde plus tard, tandis qu'il sourit, mon sang bouge. Il devient marron et friable. Il se transforme en terre. Je reforme ma tête et me lève pendant que son visage se crispe.

« Du sang qui se transforme en terre, une tête qui se reforme. Serais-tu le traître de la marine, Clotho, primé à 100 000 000 ? » Puisqu'il a trouvé, aucune raison de me cacher plus longtemps. Je retire ma cape masquant mon visage. Il sourit. «Engo, on a trouvé notre prochaine cible. Inutile de nous déplacer, elle est venu à nous. Parfait.
Prochaine cible ? Laisse moi rire. Tu sais qui je suis et ce que je peux faire. Alors pourquoi ne pas vous écarter et éviter de mourir bêtement ? »

Pour seule réponse, son copain qui était toujours dans le mur me balance un truc dessus. J'esquive de justesse avec un soru. Un nuage violet s'échappe quand la sphère explose. Du gaz visiblement. Mais ayant quel(s) effet(s) ? Pas envie de le découvrir. Son capitaine et lui mette des masques à gaz. J'en déduis qu'il vaut mieux éviter de respirer ce truc qui doit être toxique. Les explosions ont finit par attirer du monde. Les gardes de sécurité viennent voir ce qui se passe. En me voyant, ils déclenche l'alarme. Merde. C'est rappé pour la discrétion. Les forces de l'île et la marine ne devraient pas tarder à rappliquer. Il faut donc que je dégage d'ici au plus vite.



* Quelques minutes plus tard, à bord d'un cuirassé de la marine*


« Contre-amiral, le QG pour vous.
J'écoute. …  Oui … A côté … Parfait … A vos ordres. »

Le den den est raccroché vite fait. Le gradé donne l'ordre à ses hommes de faire voile vers St Uréa au plus vite. Les machines tournent à plein régime. Le sang commence à bouillir dans le corps du combattant. Il attendait sa revanche depuis des semaines, des mois. Aujourd'hui, voilà qu'il va en avoir l'occasion. Le révolutionnaire va payer pour ses crimes. Le cuirassé et les deux croiseurs font donc route vers l'île qui n'est pas très loin de leur positions. Comment s'est-il trouvé ici ? Un bateau près de Reverse Mountain a vu le Révacier entrer dans la Flaque pour aller sur les Blues. Le contre-amiral a alors demandé l'autorisation pour y retourner lui aussi et arrêter le criminel qu'il s'est juré de stopper. Et il n'échouera pas !
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Bon. L'île a une milice privée obéissant à la dame de pierre. Ils sont comme le Cipher Pol. Ils doivent déjà avoir été mis au courant de ma présence et se diriger vers ici. Combattre les deux rigolos, s'évader avec ma cible, échapper aux militaires, ça va être difficile. Une idée apparaît dans ma tête. Elle ne me plait pas, mais faute de choix, je la mets en place. Les deux pirates me foncent dessus au corps à corps. Ayant le double d'adversaire, je me fais acculé petit à petit. Ils finissent même par m'éjecter hors des coulisses. J'atterris sur la scène. Un coup d’œil m'informe de la situation. La majorité des acheteurs s'est enfuit en voyant l'alarme. Mais il doit bien en rester une centaine encore. Je propage ma terre à travers toute la pièce. Elle se rue sur les pieds des gens et enserre leurs chevilles pour remonter jusqu'aux genoux. Ils sont désormais piégés, incapables de bouger.

J'ai juste le temps de contempler mon œuvre qu'une sphère verte fonce vers moi. A mi chemin, je la fais exploser avec une balle de terre. Un nuage verdâtre apparaît et se propage autour. Je recule avec quelques sauts en arrière, mettant une distance de sécurité entre le gaz et moi. Mais il se rapproche. Alors je m'entoure d'un dôme de terre. Il attaque les parois de ma protection. Bon, maintenant, je dois gagner du temps. Je me faufile dans ma terre et ferme les portes de l'établissement en ajoutant un mur de terre devant chacun d'elle. Ça devrait empêcher les soldats d'entrer. Surtout avec les otages que j'ai. Parce que ouais, c'est ça mon plan. Et ayant été dans la marine, je sais comment les forces de l'ordre vont procéder. Je sais où, quand et comment. Les méthodes sont universelles. J'ai donc désormais assez de temps pour m'occuper des pirates tranquillement.

On me balance orbe sur orbe, et je peine à les esquiver toute. Au bout d'un moment, je finis par m'en prendre une sur l'épaule gauche. Elle est aussitôt endormie. Je ne sens plus aucune sensation à ce niveau de mon corps. C'est très étrange. Je ne comprends pas pourquoi les pirates protègent la marchandise. Ils savent que Kram est un révolutionnaire, d'accord, mais ça n'explique pas sa valeur. A moins que …

« Vous le protégez parce que vous n'êtes pas payé tant qu'il n'est pas acheté ?
Il est perspicace le petit gris.
Je peux vous payer plus qu'on ne vous a promis.
Et qu'on perde la confiance de nos employeurs ? Pas question.
Employeurs ? Je croyais que vous étiez à votre compte. Qui vous emploie ?
J'en ai déjà trop dit. »

Les deux hommes s'approchent encore au corps à corps. Bon, je dois en finir vite fait quand même si je veux nous sortir vivant de cet endroit. Je les force à reculer en créant des pics de terre de moi vers eux. Ils esquivent et reculent, comme je m'y attendais. Je courbe les pics de 90° vers eux, et avance ma terre comme si elle était sur un tapis roulant. Ils foncent droit dessus pour les empaler. D'un coup de haki, Baku brise les pics les plus dangereux et contre le reste. Soru, force concentrée dans mon poing, hasshoken à l'impact. Le capitaine pirate visite la salle d'un bout à l'autre, traversant le mur pour finir dans les coulisses. Un coup avec une telle vitesse va laisser des marques sur son corps. Son second lance des orbes pour me forcer à reculer. Mais je me fonds dans ma terre et avance droit vers lui. Je sors juste devant son corps en sautant, lui assénant un puissant uppercut qui délivre les ondes si propre au hasshoken. Il vole dans les airs et s'écrase plus loin. Les témoins de la scène sont choqués et hurlent de peur.
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« Ici le colonel Blizzard. J'aimerais parler à Clotho Taz … Tas … Putain mais c'est quoi ce nom ?!
Chef, z'êtes à l'antenne !
Saperlipopette. Ils peuvent pas avoir des noms simples, comme Joe, non ? Bon, je peux lui parler ?
J'ai une centaine d'otages ici. Et pas des pauvres vu les bijoux qu'ils portent. Quelqu'un approche, tente de rentrer, attaque, tir, regarde par les fenêtres, essaie de faire sortir des otages, j'en tue dix sur le champ. Faîtes évacuer les maisons autour dans un rayon d'un kilomètre. Je veux aussi trois mallettes remplies avec mille cent millions de berrys, en petite coupure, non marqués. Plus le même montant en lingot d'or.
Mais … C'est impossible.
Je vous laisse trois heures. Passé ce délai, je tue une personne par minute. »

C'est tout ce qu'ils obtiendront de moi. Le colonel doit savoir qui je suis, que j'ai été dans la marine, que je connais leur tactique. Il sait que je donne des exigences tout à fait extravagantes impossible à remplir dans le délai imparti juste pour les tenir occupés ailleurs. Il n'est pas con. Mais je suis plus intelligent. Dans la marine, on nous apprend que lorsqu'un preneur d'otage donne un timing à respecter, il n'a en fait besoin que de la moitié du temps nécessaire pour faire ce qu'il doit faire. Là, en disant trois heures, ça veut dire que j'aurais besoin d'une heure et demie. Un temps conséquent pour un plan conséquent. Il va imaginer les pires scénarios, demander du renfort … Ça va l'occuper un peu. J'estime le temps nécessaire pour réussir à battre les pirates à dix minutes. Plus dix pour m'échapper avec tous les marins autour. Soit une heure de rab au total. Je suis bon. Mais je doute que la marine me donne plus de trente minutes.

« Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh »

Une vieille femme hurle plus fort que les autres. Puis elle tombe sur le sol. Elle croit vraiment que son cinéma va fonctionner sur moi ? J'ai été habitué à mieux comme marin.

« Elle est morte ! Il a tué madame Irma ! Comme il va tous nous tuer ! »

Mais non, elle est pas morte. Je ne vais pas tomber dans un piège aussi banal. Je suis au dessus. Pourtant, l'expression facial du mec qui a crié ça semble sincère. Je m'approche, prends le pouls de la femme. J'ai du mal à le trouver. Je commence à paniquer. Et merde. Si c'était vrai, en fait … Après plusieurs minutes, je ne trouve aucun pouls. Elle est bien morte. Et merde.

« Vous n'allez pas survivre longtemps.
Pourquoi cela ?
Madame Irma était une dame très respectée sur l'île, une femme de pouvoir. L'une des plus riches de la ville. Sa famille va vouloir la venger. Ils vous enverront des assassins, et le gouvernement vous traquera plus qu'avant. Si vous nous relâchez, on pourra peut-être amoindrir les charges.
J'ai été marin, je sais ce qui va arriver. Alors gardez votre salive ou vous allez dire bonjour à vos ancêtres plus tôt que prévu. »

Le type déglutit difficilement. J'entends un bruit dans le fond de la salle d'un seul coup. J'avance, traverse le mur désormais troué, et je vois les pirates libérer Kram et sortir dehors par un trou tout juste fait. Ah non, pas question ! Je ne me suis pas fait chier à revenir sur les Blues pour qu'on me vole mon butin !

Je sors les grosses armes. Je pointe mes poings vers eux, et je fait feu. Mes balles ont la taille de mes poings et font donc sensiblement plus de dégâts. Bien évidemment, ça fait du bruit. Beaucoup de bruit. Les marins sont donc alertés et se mettent en position pour tirer à vue. Manque de pot pour moi, les pirates ont réussit à filer avant que je ne les touche. Ils ont tabassé/massacré les marins rapidement et emmené Kram avec eux. Ils vont sans doute aller à leur bateau pour fuir. Je prends donc la direction du port avec une suite de soru et geppou pour échapper à la marine. Je repère les criminels sautant de maison en maison avec le révolutionnaire sur l'épaule du capitaine. Je lance des poings vers eux, ils esquivent. Je suis trop loin, mais je gagne du terrain. Alors le second de l'équipage se stoppe, se retourne vers moi et fait apparaître plusieurs orbes dans ses mains. Il me les lance dessus. On dirait que je vais devoir le battre pour passer.

Je crée un sabre dans chaque main, prend mon élan, saute dans les airs en tournant sur moi même. Puis avec le plat d'une lame, je crée une lame d'air bien large qui dégage la vue mais sans causer de dégâts. Avec le tranchant de la seconde lame, je crée une lame fonçant vers mon ennemi. Il la dévie avec des orbes, et me bombarde. Je contre avec des balles de terre qui interceptent ses lancés. Sur le toit où je suis je crée un sol de terre et fait en sorte que ce soit lui qui lance les balles. Je saute sur les maisons voisines en contournant la zone pour arriver derrière Engo. Puis je lui plante un sabre en plein cœur tandis que l'autre perce son poumon droit. Aussitôt, il explose en fumée. Putain, c'était un clone de gaz ! Un soru me permet de m'échapper de la zone gazée, non sans respirer un peu de son produit. Ma vision se trouble. Mes muscles s'endolorissent. Un gaz paralysant ! J'ai eu un réflexe qui m'a sauvé la vie avec le soru. Sans lui, je serais complètement paralysé, à la merci de l'esclavagiste.

D'ailleurs, je le vois qui s'approche de moi rapidement en sautant de toit en toit. Il a oublié de prendre en compte un détail : je suis un logia. Je n'ai pas besoin de bouger pour pouvoir attaquer ou me défendre. Il atterrit sur le même toit que moi et me fonce dessus avec son poing chargé d'une boule qui m'a l'air pas sympa. Je crée trois pics derrière lui sans qu'il ne le voit, et cinq devant qui le menacent directement. Quand on est confronté à une menace directe droit devant soi, le premier réflexe est de reculer. Il s'empale alors sur mes pics bien comme il faut. Il semble surpris. Du sang coule de ses blessures. Il sourit. Les orbes qu'il a dans les mains tombent sur le sol et explosent. J'ordonne à mon corps de courir, d'utiliser un soru, un geppou, n'importe quoi. Mais il ne réagit pas. Le vent balaye le nuage toxique droit sur moi. Je crée un mur pour me protéger, mais ça ne change rien. Je me prends son attaque de plein fouet, incapable de bouger.


Dernière édition par Clotho le Jeu 2 Juin 2016 - 12:08, édité 1 fois
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Je m'attends à une douleur atroce, une souffrance sans pareille. Alors qu'elle n'est pas ma surprise quand je sens une odeur absolument immonde. C'est comme si un millier d'hippopotames avaient déféqués en même temps, au même endroit. Comme si j'étais dans une usine où on arrache les tripes de dizaines d'animaux en même temps. Comme si quelqu'un a mangé le fruit de la merde et a utilisé tout son pouvoir en un one shot. C'est abominable. Insupportable. Irrespirable. Mes yeux en pleurent tellement ça pue. Une bombe puante, voilà ce qu'il voulait utiliser sur moi. Dès que je retrouve l'usage de mes membres, je dégage d'ici. Mais l'odeur me suit. Le nuage, malgré le vent, parvient à me suivre. L'odeur me suit à la trace, comme si elle était guidée. Pas mal comme technique.

C'est tellement immonde que je dois m'arrêter une seconde pour vomir sans prendre le temps de regarder en bas. Une voix se met à hurler. Visiblement, j'ai fais sur quelqu'un. Tant pis. Je reprends ma course en continuant à vomir. Je ne peux pas m'arrêter sinon le gaz va me rattraper et je vais vomir jusqu'à ce que mort s'en suive. En fait, sa technique est vachement bien pensé. Il tue à distance en forçant sa cible à vomir jusqu'à recracher ses organes. Pas mal du tout. J'apprécie l'originalité. Je prends la direction du port avec des soru pour distancer le nuage. Même si ma vue n'est pas revenue à 100%, en voyant plusieurs dizaines de voiles, je me doute qu'il s'agit de ma destination. Par contre, retrouver le bateau de la WWC va être compliqué. Alors je me pose sur le toit d'une maison, ferme les yeux et me concentre.

Allez on petit haki, donne moi une indication. Aide moi. Dis moi où se trouvent les personnes que je recherche. Aide moi dans tout ce merdier. Mais rien. Alors j'appelle l'équipage, je leur dis d'attacher les voiles et de se mettre çà l'abri tout de suite. Comme je ne sais pas où viser, je ne vais pas m'emmerder. Je vais viser large. Je dirige mes poings vers les bateaux dans le port, et lance des poings de terre qui vont s'écraser dans les voilures, les déchirant. Tout navire voulant partir aura forcément détaché ses voiles. Or avec des voiles trouées, il avancera bien moins vite, voire pas du tout. Ce qui me permettra de pouvoir prendre mon temps pour le repérer. Sans savoir pourquoi, mon instinct me dit de me baisser, alors je l'écoute. Et je fais bien, car une jambe vient faucher l'endroit où se tenait mon corps une seconde plus tôt.

Je me relève et voit une armée en face de moi. Les chiens de pierre vu leurs masques. Fais chier. J'ai pas le temps de jouer à va chercher. Ils me foncent dessus en même pour espérer me battre. C'est sans espoir. Un par un, je les mets hors d'état de nuire en plantant des pics dans leur corps quand ils me touchent. Je me tourne vers le port et parvient à repérer ma cible grâce à mes yeux de nouveau opérationnels. Je m'élance aussitôt vers elle avec des geppous. Au loin, je vois un cuirassé de la marine et deux croiseurs bloqués la sortie du port. Pas grave, on verra ça plus tard. Ils ne vont quand même pas tirer dans le tas en touchant les navires de l'île ? Non, ils n'en ont pas l'autorisation de toute façon. Je me laisse tomber juste devant Baku qui esquive d'une glissade. Il se met en position de défense.

« Engo aurait perdu contre toi ?
Tu peux aller demander à son cadavre si tu veux. Donnes moi Kram tout de suite.
Si je ne peux pas l'avoir, personne ne l'aura. »

Je comprends où il veut en venir et troue son bras de plusieurs balles de terre avant qu'il ne brise le cou du révolutionnaire. D'un soru je récupère ce dernier et l'entraîne au loin. Je le dépose sur le sol et retourne au combat contre le capitaine du Waverider. Il se relève, surpris. Mais son bras n'a aucun dégât. Il a du contrer avec son haki. La marine se dirige par ici à n'en pas douter. Il me faut donc battre le criminel et ouvrir un passage vers la mer pour qu'on puisse partir. Le tout avant que l'armée n'arrive. Ça va être tendu du string.
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Du coin de l’œil, je vois mes gars récupérer Speedo. Ok cible obtenue et sécurisée. Maintenant, il faut dégager. Alors que je m'apprête à foncer sur Baku, je vois une silhouette se profiler au loin.


Elle avance vers nous, me braquant du regard. Son allure, sa démarche, sa façon d'avancer, ses vêtements … ils me disent quelque chose. Un nom vient se mettre sur le visage qui approche et est désormais visible. Rufus Posta, contre-amiral de la marine rencontré sur Whiskey Peak puis au large de Little Garden et Drum. Il a faillit me tuer plus d'une fois. La dernière fois qu'on s'est vu, j'ai abîmé ses trois navires. C'est donc à lui ceux qui bloquent la sortie du port ? Je m'en suis sorti de justesse la dernière fois, et avec beaucoup de chance, au sens propre. Mais je n'avais pas le hasshoken la dernière fois. Et je découvrais tout juste mon logia. Cette fois, les circonstances sont différentes. Son manteau flotte au vent quand il approche. Sentant le nouvel invité arriver, Baku se place un peu sur le côté. Le visage de Rufus exprime la frustration, la colère, la rage.

« Tu es le seul à m'avoir échappé. Jusqu'à présent.
Laisse moi deviner. Tu veux me capturer pour obtenir des informations sur la révolution ?
Ce sont les ordres. Mais une ordure de moins, moi je trouve qu'on y gagne.
Tu enfreindrais les ordres pour ton égo ? T'es sûr d'être marin ?
TA GUEULE TRAITRE ! »

Il s'élance sur moi son corps entier recouvert de haki. N'ayant pas le soru, je le vois arriver de loin. Au dernier moment, je saute dans les airs avec un geppou, puis je roule sur moi même en créant un poing d'air qui vient frapper son dos. Il est projeté un peu en avant, mais s'arrête et me fonce dessus à nouveau. Tout en me chargeant, il saute dans les airs et me lance des rankyakus chargés de haki pour me trancher. Je les esquive, mais il se rapproche quand même de moi. On échange des coups. Sa force n'a pas trop changé, ça va. La mienne par contre, oui. Je contre sa noirceur avec mes ondes qui se propagent partout dans son corps. Ils s'annulent mutuellement. Je vois sur son visage que les vibrations produites par mes coups lui font mal. Elles l'empêchent de se concentrer pour pleinement utiliser son haki, résonnent dans sa tête et fragilisent ses os. Il décide de rompre le contact.

« C'est nouveau ça. T'as appris ça où ?
Dans ton cul. J'croyais que tu voulais pas que je parle ?
Dis le moi que je sache qui tuer.
Forces moi à te le dire. »

La dernière fois, il n'avait pas d'empathie et ne combattait qu'au corps à corps. J'espère que c'est toujours le cas. Je me fonds dans la terre que je viens juste de créer. Puis je fonce vers mon bateau sans laisser aucune trace. Impossible de savoir dans quelle direction je suis parti. Sauf que forcément, la terre avance en même temps que moi. Je sens le contre-amiral courir sur ma terre. Je décide alors de la faire reculer d'un seul coup. Il est prit par surprise, trébuche et tombe sur le sol en se faisant emporter plus loin. Je sors de ma terre et m précipite vers mon navire quand un rankyaku vient m'intercepter. L'enfoiré est déjà debout. Il ne me laissera pas partir comme ça. Je suis proche du vaisseau. Une fois à bord, je pourrais le protéger de Rufus. Mais face au cuirassé en plus, rien n'est moins sûr. Je dois éliminer une menace pour ensuite dégager l'autre facilement. Je fais demi-tour.

Au même moment, des cris retentissent dans le port. Tous les regards des marins se tournent vers l'horizon. Le cuirassé est en train de couler par le milieu. Je ne sais pas qui a fait ça, mais merci. Désormais, on va pouvoir passer. Demi-tour, soru. Manque de pot, j'ai trop forcé sur mes jambes, et elles refusent d'exécuter une fois de plus cette technique. Tant pis. Je cours comme un dératé vers mon navire, poursuivit par Rufus. Je crée des murs de terre pour le ralentir. Que neni, il les défonce comme s'ils étaient fait en papier mâché. Les soldats le suivent, même s'ils ont du mal à garder le rythme. C'est un sprint, pas un marathon. D'un seul coup, des veines bleutées apparaissent sur le sol devant moi. Sol qui se transforme aussitôt en un tas de petites briques. Non, pas possible. Ça ressemble au pouvoir de … Est-ce que j'ai raison ? Est-ce que c'est lui ?
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Il apparaît devant moi dans la tenue typique des révolutionnaires. Puis il frappe ses deux mains sur le sol. Les petites briques créées plus tôt se transforment en un mur bien épais faisant toute la largeur du quai. Je stoppe net mon avancée. Il est là, juste devant moi.

« Franck.
Dépêche, il faut partir. Ça ne va pas le retenir bien longtemps. » On entend déjà les coups de poings dans le béton et les pierres, fracasser le tout pour créer un passage.
« Qu'est-ce que tu fais ici ?
On m'a demandé de venir aider à extraire un révo. Alors je suis venu.
Tu savais que j'étais là ?
Non. C'était une surprise je suppose.
Ils pensaient donc que j'avais besoin d'aide, que je ne pouvais pas le faire tout seul ?
Peu importe. On est de nouveau ensemble, c'est ce qui compte.
Je t'aime tu sais ?
Moi aussi je t'ai*/ Brrrrlp. »

Il ne parvient pas à finir sa phrase. Du sang coule de sa bouche. Mes yeux se baissent. Je détecte une main traversant la cage thoracique de Franck. Une main rouge du sang de mon mari. Elle se retire, et je vois Baku sourire.

« Tu me prends un truc, je t'en prends un. »

Puis il s'éclipse prenant la direction de mon bateau. Je tombe à genoux, serrant l'homme que j'aime contre moi. Je lui parle, mais il ne répond pas. Le sang coule à grands flots de son corps. Le sol devient rouge écarlate. Son visage ne bouge plus. Son corps non plus. Non … C'est pas vrai. C'est pas possible. Il ne peut pas mourir. Je compresse sa cage pour lui faire un massage cardiaque. Comme si ça allait changer quelque chose. Je sais qu'il est mort. Mais mon esprit ne l'accepte pas. Il voit le corps sans vie pourtant, mais refuse de comprendre. La raison est mon ennemie désormais. Si jamais je comprends, si ça arrive jusqu'à mon cerveau, s'en ai finit. Je ne m'en remettrai jamais. Alors mon cerveau déconnecte.

Pour ne pas me laisser submerger par le chagrin, je passe en mode robot. Ma maladie, que j'ai laissé me piloter à la flaque prend le contrôle de mon corps. Je me réfugie dans les tréfonds de mon âme et me roule en boule. Je me coupe de tout autour de moi, de tout le monde, de toute émotion ou sentiment. Ce qui n'est pas facile, croyez moi. Mon sachant ce qui va arriver si mon cœur comprend, mon cerveau autorise cet échange. C'est donc au plus sombre Clotho de dominer le corps et d'agir désormais, pendant que je suis en position fœtale. Dès la seconde où il prend le contrôle, ma terre change. La surface auparavant lisse devient hirsute, criblée de petits pics, irrégulière. Mes yeux se posent sur Baku qui fuit. Galvanisé par leur nouveau propriétaire, mes jambes obéissent. Une fraction de seconde plus tard, je suis devant l'homme à la main ensanglantée.

Il transpire et blêmit. Il ne pensait probablement pas que j'arriverai aussi vite à lui. Ses poings noirs foncent vers mon corps qui contre avec du hasshoken. Deux coups bien placés à l'intérieur de ses coudes font sauter les jointures dans le pli. Il crie et recule. Tekkaï dans mes jambes, kick bien sec dans les siennes qui lui explose les rotules. Il contre avec du haki juste à temps, mais je lui colle deux baffes chargées de hasshoken dans la tronche en même temps. Ça le déconcentre à cause de sa caboche qui sonne, il perd son haki, et se retrouve affalé sur le sol, hurlant à la mort. Sans bras, sans jambes, la situation est difficile pour lui. Comment j'ai réussit à faire ça ? J'ai simplement utilisé une fiole de poison achetée chez Rafaelo. Je lui ai éclaté dessus dès que je suis apparut devant. Il ne l'a même pas remarqué tellement il était focalisé sur moi.

Le liquide dans la fiole l'a paralysé, ou a réduit l'efficacité de ses mouvements en tout cas. Ce qui m'a permis de faire mes actions sans trop me soucier de lui. Il me supplie de le laisser en vie, qu'il a des informations importantes. Mais rien ne change pour moi. Ma lame dentelée s'abat dans son foie. Puis je tourne mon arme afin de bien le faire souffrir. Je pose mes mains sur ses jambes, les entoure et augmente la pression exercée par ma terre. Elle explosent sans opposer de résistance. La douleur est au delà du supportable pour un humain. Le regard de Baku me supplie. Pas de chance, aujourd'hui, Clotho est remplacé par un sociopathe et sadique. J'écrase ses bras petit à petit, provoquant une souffrance croissante. Puis il finit par perdre conscience à cause de tout le sang perdu. Puis il meurt. Et ça ne me fait ni chaud, ni froid. D'un dernier coup, je fais exploser son corps en propageant les ondes à l'intérieur. Au même instant, Rufus Posta arrive vers moi. Mon regard se porte vers lui. Il est glacial, haineux. Tu es le prochain. Pendant ce temps, l'homme poisson qui sert de navigateur à mon équipage coule le bateau de la WWC.
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Les esclavagistes n'ont plus de moyens de fuir. Les hommes qu'ils leur reste sont en train de sombrer avec leur bateau. Mais moi, un autre poisson m'intéresse. Le voir devant moi, ça ranime des souvenirs. Chose dont je n'ai pas envie du tout. Je me bouge les oreilles en mon fort intérieur et me mets à chanter une comptine stupide pour oublier toute autre pensée. Pendant ce temps, mon corps avance d'un pas vers le contre-amiral. Le regard toujours aussi glacial.

« Une vermine de moins.
Tu es encore en vie que je sache. Pour l'instant.
Je parlais de ton … Ami révolutionnaire.
Ami ? Ça ? Ce truc pathétique pas foutu de survivre ? Laisse moi rire.
Je croyais que vous étiez marries pourtant ?
Non. Je n'ai jamais été marié et ne le serais jamais. L'autre pleurnichard, par contre c'est une autre histoire. C'était un boulet, il n'a que ce qu'il mérite. Il aura néanmoins eut le mérite de me faire sortir de ma léthargie et de me donner le champ libre. Je vais m'en donner à cœur joie. Que le massacre commence ! »

Rufus commence à comprendre qu'un truc ne tourne pas rond chez moi. Il sait que j'ai été marié à Franck. Il sait que je l'aimais, comme en témoignent les larmes qui ont coulé sur mon visage avant que je ne change subitement. Mais il ne sait pas que nous sommes nombreux en moi. Chaque émotion, chaque sentiment a une personnalité, une place au sien de mon cerveau. C'est ça qui me pourrit, en plus de ma bipolarité. Je ne sais pas qu'est-ce qui exacerbe l'autre, mais c'est chiant. Bref. Toujours est-il que d'un soru, on fonce vers le marin. Un banal coup de poing qu'il contre. Dès qu'on se touche, une lame sort de mon bras pour venir effleurer sa tête qu'il penche pour éviter de la voir tomber sur le sol. Il recule tandis que j'éjecte des pics hors de mon corps sans chercher à viser. Le Clotho doux et tendre est hors service, le plus méchant, sadique, sociopathe prend le contrôle. Et il n'a aucune limite.

Il pose ses deux poings sur le sol et envoie une onde de terre partout autour. Enfin, quand je dis onde, je devrais plutôt dire vague de terre. C'est presque un mur qui avance tout seul, recouvrant tout ce qui entre en contact. Comme on est sur les quais, dans le port, ça ne rencontre que des bittes d'amarrage, des cordages, se propage aux bateaux comme une gangrène. Et bien évidemment, ça abime tout. D'habitude la terre est douce, plate, sans relief, toute lisse. Cette fois elle est imparfaite, irrégulière, piquante. Elle endommage tout ce qui entre en contact avec elle. Je n'ai aucun intérêt à faire attention aux choses qui m'entourent. Je suis brut de décoffrage. Je suis tout puissant. Personne de présent ne peut m'arrêter. Rufus sait qu'il ne fait pas le poids. La dernière fois qu'on s'est vu, j'étais tout jeune. Aujourd'hui, j'ai plus de bouteille, et moins de scrupules. Beaucoup moins. Je vais détruire le port.

Ma terre commence à augmenter la pression qu'elle exerce sur les objets qu'elle recouvre. Résultat, les cordages rompent, le sol se fissure, les bittes sont explosés, des bateaux voient une partie de leur coque tomber en poussière. Certains petits coulent directement. Je ne sais pas à combien est la force de ma création, mais elle est assez puissante pour briser des bras facilement. Le contre-amiral voit les effets de ma technique. Il sait à quoi s'attendre. La première guerre à livrer dans un combat est psychologique. Je lui montre ce que je peux faire pour qu'il anticipe, qu'il angoisse de voir ce que je peux lui faire. Je laisse son imaginaire faire le reste. Car la pire torture psychologique qu'on puisse subir, c'est notre propre imagination. J'ai faillit me perdre en imaginant que jamais on ne me laisserait sortir de ma prison. Je me voyais déjà moisir, vieillir puis mourir là bas.

Une à une, mes techniques ne sont pas très puissantes, je le reconnais. Le logia de la terre n'offre pas beaucoup de possibilités offensives, comparé au magma, à la glace, la lumière … Mais ce qui est redoutable avec moi, ce sont les combinaisons de techniques que je peux aisément faire. Je peux toutes les combiner pour en faire un truc létal. J'avance vers mon adversaire en marchant. Je le laisse avoir peur, anticiper. Il se tient hors de portée de ma terre pour ne pas voir ses jambes écraser. Alors j'utilise un soru et apparaît derrière lui, je veux le terroriser. Avec des poings d'air, je le force à reculer sur ma terre. Il contre avec son haki, et je vais au corps à corps. On recommence avec sa noirceur contre mes ondes. Je frappe son corps à différents endroits pour le faire vibrer tout entier. Il a de plus en plus de mal à maintenir sa protection. Quand il peine à se défendre, je porte le coup qui va le surprendre. Gonflant ma puissance, je porte un coup si rapide que l'air entre nous explose.

Ne s'attendant pas à ça, Rufus est éjecté des dizaines de mètres plus loin. Il se relève rapidement malgré la surprise, mais c'est trop tard. Je suis juste devant lui, ma terre enserrant ses pieds jusqu'à ses genoux. Il est prisonnier. La pression augmente rapidement pour briser son haki. Il est résistant, je le reconnais. Mais pas assez pour moi. Je le frappe à la tête plusieurs fois avec mon hasshoken, délivrant un maximum d'ondes pour perturber sa concentration. Et ça fonctionne, lui donnant un sacré mal de crâne. Sa défense se brise, mon attaque broie ses jambes d'un seul coup. Le sang coule à nouveau sur le sol. Le voir à ma merci, sans défense, ça me réchauffe le cœur. Enfin, ça le ferait si j'en avais un. Je suis satisfait du résultat, mais c'est pas assez malgré tout.

« Tu m'as poursuivis, tu m'as fait chier plusieurs fois. Aujourd'hui, c'était la dernière. Fais tes prières.
Je croyais que tu ne tuais pas ?
Moi ? Ne pas tuer ? La bonne blague. T'en a d'autres comme ça ?
C'est ce qui se dit en tout cas.
Ça vaut pour lui. Mais je ne suis pas lui. Je ne suis pas aussi faible. Quand un obstacle vient devant moi, je le brise, le détruit, le massacre, peu importe de quoi il s'agit. Tu n'étais qu'un vulgaire obstacle pour moi.
Même si tu me tues, la marine ne s'arrêtera pas de te poursuivre. Tu as tué une riche femme de l'île dans la salle des ventes. Une femme avec des connexions qui remontent haut. Sa famille va envoyer des hommes pour te tuer.
Et sa famille recevra leurs têtes. »

A la manière traditionnelle de la marine, j'abats mon épée tout juste crée sur sa tête, la tranchant nette. Elle tombe et roule plus loin sur le sol. Je rassemble ma terre, crée une pique et embroche sa tête dessus tout en gravant un mot : Ceci n'est que le début. Voilà de quoi mettre en appétit la marine et les avertir. Je les ai laissé décidé de ma vie. J'ai laissé la révolution décidé de ma vie. Plus jamais. Plus jamais personne ne me contrôlera ou ne me dira quoi faire. Je suis seul, je suis libre. Enfin. Puis, sans que je ne comprenne pourquoi, mes jambes me lâchent et je tombe sur le sol. Je me rattrape avec mes mains, mais elles finissent aussi par me laisser tomber sur le sol. On dirait que j'ai trop puisé dans mes réserves. Dommage. J'aurais bien détruit le port en entier. Je ferme les yeux et perds conscience.


Pour la suite, des membres de l'équipage soulèvent mon corps et le ramènent au bateau pendant que Mani, l'homme poisson, brise les gouvernails des croiseurs de la marine bloquant la sortie du port. Une fois qu'ils sont incapables de bouger, il revient au bateau et nous fait sortir. Les canons sont armés, au cas où. Incapables de naviguer ou de se mouvoir, ils ne sont pas en position pour nous tirer dessus. Alors le Révacier passe. Les marins sur la terre ferme découvrent avec horreur la tête de leur capitaine empalée sur mon pic de terre, son cadavre plus loin sur le sol, sans jambes. La révolution s'en va de St Uréa avec son objectif rempli, et un peu plus même. Kram Tori à bord, tout va pour le mieux. Chacun regarde le corps du capitaine évanouit avant qu'il ne soit emmené dans sa cabine. Qui aurait cru qu'il serait capable de telles horreurs ? Qui aurait pensé qu'il avait autant de problèmes mentaux ? Même s'il est parvenu à en cacher certains, au fil du temps, ses compagnons se doutaient de quelque chose.

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