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Sans l'Ombre d'un Doute.

Rappel du premier message :

La Banque Royale de Nanohana.

Le pillage que je compte faire à Alabasta arrive d'ici quelques mois en théorie. Et avant de mettre le plan à bien, il me faut vérifier et peaufiner les derniers détails. Parmi tous les lieux que je prévois de dévaliser, il y a les banques, les commerçants, les grands complexes hôteliers et quelques autres endroits particuliers. Et au milieu de tout cela, il y a la Banque Royale de Nanohana, le Grand Hôtel du Maharadja et la Grande Orfèvrerie qui sont les bâtiments les plus prestigieux de la ville.

Afin de mener à la perfection l'assaut, je me suis également renseignée sur les militaires chargés de défendre Nanohana. Je sais où sont situés les forts et comment les soldats sont organisés. J'ai préparé le terrain pour que les pirates à ma solde puissent opérer sans problème. Pour que l'efficacité du pillage puisse être au maximum, il faut attaquer au moment où il y a moins d'opposants. Et il faut s'en prendre aux endroits simultanément.

J'ai réfléchie comment implanter dans la ville les criminels qui travailleront pour moi avant l'opération et comment extraire les richesses de Nanohana jusqu'aux différents points de fuite. Il est plus judicieux d'avoir déjà dans l'agglomération le personnel, car attaquer de front la ville par la mer ou le désert est impossible. Durant mon séjour, j'ai fait la connaissance de nombreux flibustiers qui se terrent dans l'ombre à attendre le chargement de leur Log Pose. Certains d'entre eux comme Gragoul ont leur outil de navigation qui pointe déjà Jaya.

Parmi les établissements les plus fortunés de la ville et les plus prestigieuses des caisses de dépôts d'argent, la Banque Royale de Nanohana est de loin la merveille architecturale qui abrite la plus grande richesse du pays après le Palais Royale d'Alubarna. Ou avant, qui sait? Il faut dire que le bâtiment est réputé dans tout le royaume. Peut-être même ailleurs sur Grand Line! Situé aux cœur de la cité non loin de la place centrale, l'édifice est connu pour ses salles souterraines inviolables. Un choix idéal si on a la clé.

Je suis donc devant la Banque Royale de Nanohana vêtue d'une djellaba. Déguisée ainsi, je ressemble à une parfaite alabastienne. Le visage difficilement identifiable tant par le vêtement que par le maquillage, je peux de cette manière rentrer dans le bâtiment sans craindre d'être reconnue. De plus, j'adopte une posture d'un serviteur soumis à sa maîtresse. Je suis accompagnée de Natacha, ma fidèle Seconde et Navigatrice. Elle a tout récemment mangé le Fruit du Travelo. Je l'initie alors à jouer plusieurs rôles. Elle est habillée dans une élégante robe d'apparat et sa tête est celui d'une femme notable quelconque. Le but de notre visite est de pénétrer dans une salle de coffre et de m'y introduire.

Natacha O. BORÉAS.
Seconde des Ombres du Chaos. Navigatrice & Cartographe.

½ des Dorikis de NAKAJIMA D. Aoi — Paramécia du Travesti.

Sujet: Navigatrice du flux temporel de Magic, the Gathering.
Illustration par Zezhou Chen.

La banque est élevée sur des gros blocs de pierre à la teinture du sable. L'entrée donne la sensation d'être ridiculement petit lorsqu'on observe les colonnades aux chapiteaux palmiformes. Le tympan est richement décoré d'un panthéon détaillé. On se sent immédiatement imprégné par la culture alabastienne. On se tient alors dans le hall majestueux où grouille un monde important entre le personnel et la clientèle. La couleur dominante des murs est le pourpre. Des peintures racontent l'histoire du bâtiment et de la famille qui l'a commandité. Le sol est fait de marbre brun et un tapis rouge le recouvre par endroit. Des colonnes de la même matière s'élèvent également. Leurs chapiteaux composites soutiennent un plafond orné et sculpté.

Je concentre mon regard sur la sécurité et sur les employés. Des Den Den Vidéos enregistrent sous plusieurs angles le lieu. Au fond du hall, il y a des comptoirs en bois d'Adam où se tient le personnel chargé de s'occuper des clients. Un seul et unique portillon se trouve dans le coin. Il ouvre la voie sur les coffres. Ces meubles font la fierté de la banque. Sur les côtés, des hautes portes donnent accès à des bureaux. Enfin, un escalier monumental au milieu permet d'accéder à l'étage.


Dernière édition par Nakajima D. Aoi le Mar 1 Mar 2022 - 23:55, édité 35 fois
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NATACHA
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Dès l'aurore, je dois me lever. Je cherche à gagner quelques minutes de plus dans ma couche, mais les valets me retirent ma couverture. Parfois, je souhaite être loin de tout le monde et qu'on me laisse tranquille. J'ai besoin d'avoir des moments où je suis seule. N'ayant plus de quoi réellement me reposer, je me lève du pied gauche. Halima se tient près des chambranles de la porte.

— « Dépêchez-vous de vous préparer. Pour gagner du temps, nous mangerons en route. Mahdi n'aime pas attendre. »

Mahdi, Mahdi, Mahdi, elle n'a que ça à la bouche... Je n'aime pas trop cette fille. Je crains vraiment le pire. Adolescente, je me rappelle encore d'une ancienne fable racontant les péripéties et les exploits du Sheraf du Clan de Tempête Noire. À l'époque, il était même Issifi. Il avait tous les Clans à sa disposition et les dirigeait d'une main de fer. Et la rumeur narrait qu'il s'était battu maintes fois contre l'arrière-grand-père d'AL-MISRÎ Abzân, l'actuel Grand Stratège. Impitoyable, le bédouin était une véritable menace pour Alabasta. Son pouvoir était démesuré et faisait peur à la population. Après une énième bataille, Mahdi disparut avec ses partisans, déchirant alors le Monde des Nomades en deux...

Sans plus attendre, on se met en route. Cette fois, Hebel et Salām ne nous accompagnent pas, mais seulement Zjîn. Je me souviens maintenant où est-ce que j'ai pu entendre le nom d'Équipage des deux NETJER. Ils sont responsables des quelques mésaventures du Théâtre et des autres organisations criminelles concurrentes. Il va falloir que je joue habillement pour leur expliquer d'arrêter d'entraver les entreprises de mon réseau sans dévoiler que je baigne dedans. Ces deux Capitaines sont forts sympathiques et peuvent êtres très utiles pour la suite. Je cogite déjà des plans les concernant pour mon projet de conquêt d'Alabasta.

Comme le voyage est moins long, je me permets de parler un peu afin de faire encore plus ample connaissance avec Zjîn. Il est différent de mon amant aux Précieuses, Eisenheim.

— « Pourquoi on vous appelle aussi les Nuisibles d'Alabasta? »
— « D'après toi? »

Sa question me fait sourire. C'est comme une révélation.

— « Je vois... Qu'est-ce qu'il y a de plus désagréable qu'un insecte qui nous tourne autour sans pouvoir l'attraper, hé, hé, hé. »

En réalité, par cette démarche, j'en apprends pas mal. Les autorités alabastiennes ne peuvent mettre la main sur eux qu'ils sont déjà loin. Et ils sont aussi chiant qu'une vulgaire mouche. J'aime bien la comparaison.

— « Et la Reine Écarlate, ça vient d'où? »
— « Un mélange de mégalomanie et de mon pouvoir, sans doute... »
— « Ah, ah, ah, ah, ah!! »

Laissant mon camarade rigoler, j'adresse la parole à Halima.

— « Comment peut-on surnommer une personne Tempête Noir? »
— « Vous le saurez bien assez tôt. Maintenant, économisez vos forces. »

Tout comme les journées précédentes, je passe ma traversée dans le silence durant deux jours. Maintenant, je supporte mieux la chaleur. Alors que le soleil est au zénith, j'aperçois au loin une masse informe. Je devine avec peine de quoi il s'agit. Probablement des ruines. De là-bas, une silhouette avec un capuchon s'approche rapidement de nous. Halima nous met en garde. Elle nous dit de ne pas poser de question et d'être tranquille. D'ordinaire, je suppose qu'elle parvient systématiquement à rentrer chez elle sans croiser quelqu'un de particulier. Même si elle cache bien son jeu, j'imagine qu'elle aurait préféré éviter tout contact avant de retrouver son chef. Maintenant à notre portée, l'inconnu élève la voix vers nous.

— « Halte! Qui va là? »

Le timbre sonore est singulièrement masculin. Il s'agit d'un homme. Fier et déterminé, il ne reculerait devant rien.

AL-ALCAZAR Souaef.
Défenseur du Désert.

500 Dorikis — ----.

Sujet: Œuvre originale.
Illustration par N-Deed (Razvan Negrea).

Le fait qu'on soit repéré revient à Zjîn. Je peux rester sage et être "invisible" quand il le faut. Tous les clans des nomades ne sont pas aussi unis. Je suppose que l'individu mystérieux répond à une autre phratrie. Et qu'on est tout simplement sur son territoire. Et si ça se passe mal, une armée de bédouins seraient prêts à nous chasser. Pourquoi nous faire passer par-là, alors? Je m'interroge. Halima demeure muette pendant tout le trajet. Elle refuse de révéler quoi que ce soit d'autre... À présent, mon confrère et moi devons attendre les négociations.

— « Qui que vous soyez, il vous faut un droit de passage. »
— « Je respecte la Loi du Désert. Laisse-nous passer. »
— « Mais pas eux. »

L'encapuchonné nous désigne d'un mouvement de tête, Zjîn et moi. Je ne réagis pas à la remarque. Mon compagnon paraît un peu plus mal à l'aise et souhaite lui montrer de ne pas être hautain avec lui. J'essaie de le calmer en posant une main sur sa cuisse.

— « Tu n'as rien à craindre, Souaef. »

Le nomade fronce les sourcils. Il est étonné. Je présume que personne est censé connaître son nom. Et il semble ne pas savoir celle qui lui fait face. Par précaution, il dégaine une faucille.

— « Qui es-tu? »

Halima ne lui donne pas la réponse qu'il espère.

— « Ne me force pas à prendre mes armes. »
— « Je suis un homme. »
— « Nous sommes trois. »


Dernière édition par Nakajima D. Aoi le Mer 2 Mar 2022 - 18:22, édité 34 fois
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D'un père originaire d'Erbaff et d'une mère alabastienne, HASSÂN Mahdi est un Demi-Géant albinos. Rejeté à la naissance par ses géniteurs dans les plaines arides du Royaume des Sables, il parvient à survivre grâce à sa grande force de volonté. Recueilli par l'Issifi de l'époque, il grandit dans les coutumes des peuplades vagabondes. Doté d'une force herculéenne innée, il devient vite fort en tout point. Capable d'une bonne démonstration de puissance, il sait aussi être malin et sage. Sa réputation le précédait dans tous les clans.

Seulement, plus les années passaient, plus ses méthodes devenaient moins conformes à la philosophie des Nomades. Mahdi ne mesurait pas l'ampleur des conséquences de ses actes. Voulant imposer ses croyances par la force, sa brutalité finit par l'emmener à sa perte. Pourtant, avec sa force légendaire, il aurait pu mettre à mal les bédouins qui s'opposaient à lui. Au lieu de ça, il préféra se terrer au point de se faire oublier. Il jugeait mieux de patienter ad vitam æternam plutôt que d'affronter ses propres frères. Son amour pour sa patrie reste très forte.

En effet, héritant du patronyme de sa maternelle, il est fier d'être né à Alabasta. Cependant, sans doute à cause de ses parents, il déteste les citadins au point de vouloir raser toute l'île et recommencer à neuf. Il considère les nomades comme étant les seuls légitimes à pouvoir posséder le continent sableux. Il ne supporte pas la façon dont se comportent les gens de la ville, tout particulièrement ceux de Rainbase. De son point de vue, ces personnes-là sont néfastes à l'écosystème. Ils n'ont pas le sens du respect selon lui. Malheureusement, nul ne peut avoir le mérite de jouer l'ermite grâce à sa longévité. Probablement parce que leur existence est trop courte, les humains jouissent d'un mode de vie contraire à la Loi du Désert.

HASSÂN Mahdi, dit la Tempête Noire.
Sheraf & Guerrier du Clan de Tempête Noire. Issifi déchu.

XXXX Dorikis — Géant & Zoan de l'Insecte modèle Sauterelle. Haki de l'Armement & Royal.
PRIME : ฿ 500.000.000. (Uniquement à Alabasta)


Sujet:
Illustration par [url=lien]Inconnu[/url].

Du haut de ses 85 ans, Mahdi est de la génération du grand-père AL-MISRÎ Abzân. Et bien qu'il ne soit pas de la même époque, il lui voue une rancune féroce. Isolé du reste du monde, la Tempête Noire demeure toujours au courant des actualité de son pays, car il dispose de beaucoup d'informateurs. Il attend simplement le bon moment pour marquer son retour. En attendant, il élève une quantité astronomique de sauterelles comme passion. Cela dit, avec son âge avancé, il sait qu'il en a plus pour longtemps. Sa force n'est plus ce qu'elle était autrefois. Toutefois, sa détermination continue d'exister. Il est clair que des peuplades aussi archaïques ne sont plus aussi menaçants que par le passé, mais dans l'esprit des alabastiens, le risque que le grand HASSÂN Mahdi fasse son retour écrasant semble toujours présent. Après tout, au sommet de sa gloire, il a gravé un profond sillon de terreur au sein de leur cœur. Cette légende est très populaire au pays des sables et elle ne s'éteint pas au jour de la présumée mort du tyran.


Dernière édition par Nakajima D. Aoi le Mer 2 Mar 2022 - 16:01, édité 44 fois
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Sujet: Plaine - L'Âge de la Destruction N°03 de Magic the Gathering.
Illustration par Titus LUNTER.

Je descends de mon dromadaire d'un bond. En me voyant faire ainsi, le fameux Souaef s'en retrouve plus méfiant et à la fois plus déterminé. Repoussant légèrement Halima et me menaçant avec sa lame recourbée, il réplique à nouveau.

— « Inutile de faire un pas de plus. Vous n'êtes pas autorisée à suivre la Voie du Désert, femme. »

Je découvre mon visage.

— « Je suis capable de vitrifier ton foutu désert si je le désire et te faire disparaître dans d'atroce souffrance si tu nous laisse pas passer, imbécile. »

Les gros yeux, le sourire à l'envers, il se résigne à insister. Il sait que sa mort ne servira à rien, alors il s'écarte un peu. Cela dit, il ne peut pas s'empêcher de me mettre en garde.

— « De toute façon, vous, les citadins, vous ne tiendriez pas longtemps sur ces terres sacrées. L'aridité des alentours aura raison de vous! »

Je passe à sa hauteur tout en lui manifestant mon mécontentement, le regard sévère et vif. Mon dromadaire me suit de près. Je lui monte dessus aussitôt. Ensuite, on s'éloigne de Souaef, et au bout de quelques mètres, il finit par disparaître. Finalement, après quelques heures supplémentaires de trot, j'aperçois comme une vallée. Je trouve qu'il fait étrangement un peu plus frais. De temps à autre, quelques ruines semblent légèrement subsister çà et là. Des arbustes presque morts résistent encore un peu au soleil et donnent un semblant de vie dans le coin. Je peux deviner également qu'au centre de ce paysage sinistre, un oued vide sillonne maintenant de part en part les quelques débris aux alentours. Juste à quelques pas d'ici, des maisons complètement délabrées s'assemblent autour d'une place encore un peu dallée. Le sable recouvre une bonne partie des environs, mais je peux distinguer un puits.

— « À partir de maintenant, tout ce que vous voyez ou entendez ici doit rester secret. »
— « Je vais me gêner, tiens. Mon frère sera tellement content quand il saura que vous créchez ici, ma belle. »

Je sens de l'animosité dans l'air. Je préfère intervenir avant que Zjîn fasse une connerie.

— « Ne nous emballons pas. »

Étant à la même hauteur que notre guide, je tiens à la rassurer.

— « Je ne penses pas que les NETJER Pirates iront vendre la mèche à qui que ce soit ou iront faire du grabuge chez vous, Halima. »
— « Ça y est! Tu veux remplacer mon frère, Aoi?? »

Nous déambulons encore un peu plus loin. L'environnement désolé ne comporte que ruine et sable. Parfois, des arbres tentent désespérément d'apporter un peu de verdure, mais tout est quasiment mort ici. Et là, en face de nous, se dresse un grand édifice en pierre de taille encore intact. Un bâtiment administrative? Un fort? Je doute que l'ensemble du Clan de Tempête Noire se regroupe dans ce lieu hostile. Il manque certainement de la place. Et surtout, où est-ce que leurs dromadaires broutent leur herbe?? Quelque chose me dit que je vais trouver ma réponse sous mes pieds... Alors que je contemple la structure délabrée de forme pyramidale, une silhouette s'approche de nous.

— « Halte! Identifiez-vous. »
— « C'est moi, Halima. Idiot. »
— « C'est bon, vous pouvez entrer. Je vais avertir le Sheraf. »

Devant nous, l'entrée est spectaculaire. Un grand trou rectangulaire semble servir d'entrée principale. Je me dirige alors vers l'inconnu. Les Autorités d'Alabasta vendraient père et mère pour trouver ce repère. L'endroit est tellement reculé qu'il échappe à tout le monde. Il est possible que le Théâtre ne soit pas non plus au courant. Je suppose que Mahdi ne compte pas séjourner ici éternellement. Il risque de bouger son armée d'un moment à l'autre en abandonnant ce lieu... Je ne l'ai pas encore vu, mais je n'ai vraiment pas confiance en lui. Et je préfère me préparer à toute éventualité.
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La cavité est immense. Elle est largement plus grande que la grotte d'Ali. Il fait frais et on entend le vent s'engouffrer dans les trous. La lumière survient du plafond par des interstices causés par l'érosion ou le délabrement. Tout semble être dans la démesure. Des marchandises de toute sorte sont entreposées çà et là. Des blocs de pierre et des cailloux de toutes tailles joncent un peu partout sur les dalles fracturées. Des statue fissurées prônent fièrement le long des couloirs. D'ailleurs, sur l'un des côtés, le sol s'affaisse. D'abord, très légèrement, puis, de plus en plus abrupte. Ça ouvre la voie sur une sorte d'excavation naturelle. Les fondations semblent s'être écroulées dans une galerie rocheuse. L'accès y est plus brute et il y a moins de caisses ou de jarres. Des flambeaux sont accrochées sur les parois. C'est le chemin...

Nous sommes maintenant à une intersection. Nous empruntons l'accès principal sans se soucier des deux autres voies. Au fur et à mesure que nous avançons, je peux observer de l'animation autour de nous. Des hommes et des femmes en djellaba s'occupent de différentes tâches. De temps en temps, certains d'entre eux retournent la tête. Parfois, je sens des regards m'épier. J'ai l'impression de me balader dans une ville troglodyte. Plus nous progressons, plus il y a du bruit, des couleurs et saveurs. De la vie. Entre les roches et les torches, des champignons et quelques plantes sont encore un peu timides. Parfois, c'est un puits de lumière qui vient éclairer une zone. En levant les yeux, je peux voir par-ci par-là le ciel. Davantage d'ouvertures permettent de rejoindre d'autres corridors. Enfin, là où la végétation se fait de plus en plus commun, j'aperçois un grand espace lumineux. J'entends de l'eau s'écouler et il fait encore plus frais.

— « Bienvenue dans la cité de Pétra. »

Alors que notre hôte nous présente ce magnifique spectacle, je ne cesse d'être émerveillée. C'est tout un écosystème qui grouille d'activités. J'ai l'impression d'être dans un oasis souterrain. Un petit lac semble articuler l'ensemble de la communauté. Je suppose que les guerriers disposent d'un droit plus approprié pour eux. Autour de ce centre urbain, il y a des cultures près du point d'eau, et même un peu plus loin, de quoi faire brouter quelques dromadaires. Quelques interstices au plafond apportent de la lumière naturelle. Pendant qu'on traverse cet espace paradisiaque, les citoyens se retournent et nous dévisagent, Zjîn et moi. Nous sommes sans doute les premiers à venir ici. Les habitants vivent en parfaite autarcie.

— « C'est incroyable. »

Maintenant, un autre réseau de corridors se présentent face à nous, mais une porte en pierre est gardée par des guerriers d'élite. Ils vérifient notre identité et nous laissent passer. Nous déambulons encore pendant un petit moment. Des escaliers à peine taillés nous mènent plus en profondeur. Nous traversons un dernier croisement. Nous débouchons ensuite dans une salle monumentale ornée et sculptée. Une colonnade de part et d'autre soutient le plafond. La pièce semble être épargnée par les fissures et autres craquelures. Encore une fois, tout est fait dans la démesure. En réalisant l'usage de cette salle, je me tourne vers Halima, l'air grave.

— « Vous avez une drôle façon d'accueillir les gens. Avant de voir Mahdi, nous devons manger et boire, à défaut de pouvoir se reposer un peu. Le voyage a été éprouvant. »
— « Et c'est toi qui me fait la leçon... »

Un rictus se dessine au niveau de mes lèvres, puis, s'efface aussitôt.

— « Mahdi ne peut attendre. »

Je lève les yeux au ciel et je pousse un soupire.

— « S'il a un minimum de considération, alors il patientera. Je peux toujours repartir et l'exclure de mon plan pour faire ce pillage. »
— « Et après, on me fait le reproche que j'abuse. Tu ne vas pas renoncer à voir cette légende vivante, alors que tu es à deux pas de lui, Aoi. Réfléchi! »
— « Le respect, ça va dans les deux sens. »
— « Vous ne comprenez pas... »

Alors que je compte répliquer à nouveau, une quinte de toux violente à l'autre bout de la salle raisonne de partout. La cousine d'Ali s'empresse de nous faire avancer. Je la suis plus par curiosité qu'autre chose. Je reste très agacée à l'intérieur de moi. Nous descendons donc quelques marches supplémentaires et nous pouvons désormais mieux observer l'étendu de la salle du trône. Des gardes sont postés au niveau de chaque colonne et des emblèmes du Clan de Tempête Noire sont fixés sur les murs. Des flambeaux majestueux éclairent les environs et un tapis rouge et noir nous guide jusqu'au bout de la pièce. Se dressant difficilement, mais fièrement sur sa chaise royale, je découvre enfin ce fameux mythe. La peau blême, la mine livide, le célèbre HASSÂN Mahdi semble n'être que l'ombre de lui-même... Nous nous approchons jusqu'à lui. Une fois face à lui, j'envoie de la lave sous le sol de sorte à créer un petit lac souterrain de magma. En surface, la terre reste dur pour le moment. Je me prépare à toute éventualité.
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