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Rivaux éternels ~ Partie III

Myosotis De Ville
Myosotis De Ville


Feuille de personnage
Dorikis: 5802
Popularité: 222
Intégrité: 126

Dim 28 Aoû 2016 - 0:24

Myosotis courrait à perdre haleine dans les rues du huitième sous-sol de Verminia. Dans le sac en bandoulière qu'il portait par dessus son épaule, Ramsès le petit poulpe qui s'était caché à l'intérieur s'en voyait brinquebalé et secoué dans les sens. Il avait replié toutes ses tentacules sur lui même pour ne pas être trop victime des chaos de la course et s'était fabriqué un nid de fortune entre tout les bijoux que le jeune homme avait réussi à retrouver. Oh oui, et il en avait retrouvé des bijoux ! Presque tout ce que les bijoutiers de Rosetta avaient perdu, de même qu'une grosse partie de la collection en corail du musée d'Arts modernes. Robin Dubois avait donné plus de la moitié de ses prises aux familles pauvres et aux couples âgés des bas-quartiers du vizirat et le reste ne devait pas se trouver bien loin, Myo en était sûr. Mais, malheureusement pour lui, il fut forcé d'interrompre son enquête après avoir reçu un coup d'escargophone de la dénommée Circé. Cette femme calculatrice et fourbe avait réussi à vaincre Scarlett lors d'un duel, et à présent elle avait posé un ultimatum au bel éphèbe. Soit il la rejoignait et lui donnait les bijoux, soit Scarlett était exécutée.

Il détestait cette situation, mais il n'avait pas le choix. Il ne pouvait pas se permettre de voir Scarlett mourir. Et, bien évidemment, il ne le voulait pas. Myo' avait eut du mal à se l'avouer depuis le temps, mais Scarlett était devenue sa fidèle équipière mais aussi son amie. Il savait qu'elle l'avait initialement suivi en raison des étranges capacités de son Fruit du Démon et qu'elle n'était venu avec lui que par opportunisme. Mais, maintenant, tout ceci n'avait plus aucune importance à ses yeux, il voulait la retrouver et infliger une bonne correction à Circé. Le genre de correction définitive de laquelle elle ne se relèvera plus jamais. Sa décision était sans appel et il aurait la tête de cette femme quoi qu'il arrive. Scarlett vivrait !

- Polooop !

- Pas maintenant Ramsès !

Continuant de courir à toute allure, Myosotis poussa un passant à la renverse qui s'étala sur le sol glacé, reversant le panier qu'il était en train de porter et se mettant à jurer au passage. En arrivant au huitième sous-sol quelques minutes plus tôt, il avait été d'ailleurs assez brutal avec un gros gaillard joufflu assis à éplucher plusieurs patates. Il lui criait de lui dire absolument comment se rendre jusqu'à l'entrepôt tandis que l'autre n'arrêtait pas de lui poser de nouvelles questions pour savoir ce qu'il comptait y faire. Après avoir hurlé une fois encore sur ce benêt bouffi, Myo s'était précipité dans les rues en suivant les conseils qu'on lui avait donné. Ça faisait déjà une quinzaine de minutes que l'agent évoluait dans les rues. Circé lui en avait donné trente, il lui restait la moitié du délai pour aller à sa rencontre. Une chance pour lui, il voyait déjà la façade du dépôt, au loin. La dernière ligne droite...

Myosotis arriva bien assez vite à l'entrepôt, il avait dévalé toute la rue en agitant sa canne devant lui pour forcer les gens à s'écarter à son son passage. Une fois arrivé devant la porte, le jeune homme n'était même pas fatigué. Il aurait pu être exténué, surtout à cause de l'imposant manteau de fourrure blanc et noir qu'il portait sur lui, mais rien en était. Il n'était ni fatigué, ni abattu ou trempant de sueur. Le jeune homme finit par rentrer, passant une main sur son sac pour apaiser un peu Ramsès. Le mollusque invertébré n'osait plus vraiment sortir de sa cachette, apeuré et craignant de tomber sur le sol. Il n'avait pas tellement envie de sortir, la pieuvre s'était cachée sous un torque et plusieurs colliers de perle.

En entrant dans l'entrepôt, Myosotis chercha immédiatement Scarlett des yeux mais tomba en premier sur Circé. Elle se tenait au milieu de la grande pièce presque entièrement plongée dans la pénombre, seules deux lanternes les éclairant. Son ombrelle était ouverte, entourant sa tête, l'auréolant. Ses trois papillons blancs volaient en cercle autour, ne faisaient qu'accentuer les splendides atours de la jeune femme. Elle avait la même teinte de cheveux écarlates que Scarlett et un visage angélique dont la beauté rivalisait avec celle des sirènes elles-mêmes. On aurait dit qu'elle avait été sculptée par les dieux tellement elle était belle avec ses formes parfaites et sa peau de porcelaine. Cette nymphe l'attendait là, bien sagement, regardant les trois insectes ailés planer doucement. Au dessus d'elle, loin vers le plafonds, d'étranges rubans transparent et mauves glissaient tout doucement. Myosotis bloqua son attention un instant sur ces voiles éthérés, il n'avait jamais rien vu de tel.

*Qu'est ce que c'est que ça... ? *

- On est à l'heure. C'est bien ça mon mignon.

- Où est Scarlett ? Qu'est ce que tu en as fait ?

- Elle est derrière fois, dans le coin là bas.

Effectivement, il ne l'avait pas vraiment remarqué au premier abord lorsqu'il était rentré mais son amie avait bel et bien été déplacée et allongée contre une caisse de bois dans le coin droit de la salle. Myosotis se précipita vers elle et, déposant le sac à côté de la tireuse, lui tâta le pouls. Sentant des pulsations, il en fut rassuré et ouvrit subrepticement le sac pour laisser Ramsès sortir. Derrière lui, les yeux de Circé brillèrent d'un éclat cupide lorsqu'elle vit les parures étinceler dans le sac. Scarlett allait bien, c'était tout ce qui comptait pour Myo' à présent.

- Bien, je vois que tu as les bijoux. J'en suis ravie ! Donne les moi, et vous pourrez retourner de là où vous venez et me laisser boucler cette affaire tranquillement.

- Compte là dessus pauvre idiote !!!

De rage, Myosotis se releva en attrapant sa canne avant de foncer droit vers Circé. Il lança trois cartes sur lesquelles étaient dessinées un étrange emblème bleu. C'était signe du Color Trap, une forme d'hypnose agissant sur les émotions de la cible, le caractère bleu ayant le pouvoir de rendre extrêmement triste. Circé évita les deux premières sans trop de difficulté et, refermant promptement son ombrelle, déchira la troisième en sortant une lame cachée au sommet.

- C'est tout ? Me lancer des bouts de papier ? Cartes de visite dans doute...Huhu.

- ….

L'androgyne ne prit même pas la peine de répondre à l'invective de son ennemie. Elle était vive et rapide, autant que lui visiblement. Elle n'avait effectué qu'un seul mouvement d'esquive mais Myosotis vit immédiatement à quel genre d'adversaire il avait affaire. Elle était comme elle, mince , gracile et preste. Ce genre d'adversaire mobile esquivait toujours la majorité des attaques qu'on lui lançait avait plus ou moins d'aisance. Elle ne frapperait pas très fort, mais elle serait une vraie plaie à toucher s'il continuait comme ça. La seule solution qui lui restait c'était de la jouer intelligemment, de la piéger et de lui donner le coup de grâce. Il avait l'éventail parfait de pouvoirs pour réussir un tel exploit. Les pouvoirs de son fruit du démon permettaient de réduire tout espoir de son adversaire à néant, ses cartes Color Trap la neutraliseraient de la même façon. Tout ce qu'il avait à faire, c'était d'utiliser ses nouvelles habiletés de manipulation climatique pour la berner !

*Qu'est ce que ce qu'Hélios m'a dit déjà... ? Hm, les mirages....ah oui... *

Pour récompenser Myosotis du succès de sa dernière mission, le Cipher Pol lui avait amélioré sa canne en lui donnant les habiletés du Climat Tact. Cet art permettait de créer des phénomènes atmosphériques à échelle miniature, pouvant donner lieu à plusieurs combinaisons bien intéressantes. Hélios Cœur-de-Lion, son fidèle ami et grand connaisseur en météorologie lui avait enseigné plusieurs petits tours bien sympathiques, notamment celui de pouvoir générer des mirages de lui même.

Appuyant sur un des boutons cachés sur sa canne, il la fit tournoyer face à lui en face de Circé qui s'était mise sur ses gardes. La canne laissait à présent s'échapper plusieurs molécules d'eau et, tout en se déplaçant, fit apparaître une copie de Myosotis. De prime abord, Circé écarquilla de grands yeux surpris. Pour l'instant son stratagème fonctionnait comme il le voulait, il fit apparaître un second clone illusoire, puis encore un, et un quatrième, puis un cinquième ! Face à la jeune femme se dressait à présent six Myosotis tous prêts à en découdre ! La première étape du piège était posée ! La seconde à présent...

*On va voir ce que tu vaux ma belle... *

Arrêtant de faire tournoyer sa canne, Myo' tendit son autre main en avant et projeta une immense vague de mousse tout autour des clones. Se plaçant en plein milieu, il laissait les bulles monter peut à peu dans les airs, certaines partant lécher les effluves rosés qui dansaient encore au plafond. Le grand nuage de mousse continuait de s'étendre un peu partout, le jeune homme le fit alors décoller et fit partir les bulles de part et d'autre de l'entrepôt pour forcer Circé à s'avancer, à se placer là où il le voulait. Il venait de la forcer à rentrer dans une véritable arène de mousse de laquelle elle ne pouvait sortir, et la belle n'avait pas vraiment envie de toucher les bulles, réalisant bien que ça ne lui ferait pas du bien...

- Hm...Alors toi aussi tu as mangé un fruit du démon. Intéressant. Mais vois-tu, je vois ce que tu veux que je fasse avec ta petite stratégie.

*Q...Quoi ?! *

- Tu as fais apparaître tes clones, puis tes bubulles pour m'obliger à rentrer dans ta petite enceinte. Et maintenant je suis supposée me focaliser sur les apparitions pendant que fondras sur moi pour m'abattre.

*Ce...C'est pas vrai ! Elle a réussi à deviner... *

- Dommage, c'était bien pensé. Et je l'aurais fais si je n'avais pas eu un moyen parfait pour contrer tes charmants petits doubles. Vois-tu, moi aussi j'ai mangé un fruit du démon. Et en un rien de temps j'aurais trouvé qui est le vrai... !

*De quoi est-ce que... ?! *

Tendant le bras en l'air, Circé fit alors descendre les linceuls vaporeux droit vers les clones....et Myosotis qui n'avait pas bougé non plus. Il voyait arriver ces longs serpents de senteurs droit vers lui, et avait devine par la même occasion ce que Circé comptait en faire...ainsi que la nature de son fruit...

- Et oui, tes clones ne sont pas sensibles au parfum. Mais toi oui. Je saurai qui est le vrai et donc celui à frapper !

*La garce...Elle a ruiné mon plan...Tant pis ! *

S'élançant une nouvelle fois, il fonça droit vers elle, abandonnant cette stratégie avec les clones qui, maintenant, baignaient tranquillement au beau milieu du parfum. Ça ne leur faisait aucun effet, et ils restaient immobiles au milieu de la fragrance. Près de Scarlett, Ramsès appréhendait avec angoisse l'issue du combat. Un choc entre deux forces égales... Myosotis tenta d'asséner un coup de talon à Circé, qui l'esquiva et contra en lui en lançant un à son tour. Le garçon virevolta en arrière pour l'éviter et, pointant sa canne vers elle, tenta autre chose. Hélios lui avait montré un autre tour, en concentrant des molécules aquatiques et électriques, il serait capable de créer un petit nuage d'orage gorgé de tonnerre. Un nuage se créa, suivit de deux autres, et il les orienta de telle sorte qu'ils soient placés droit vers Circé pour finir par les lancer.

- Alors ? Est-ce que ton parfum peut te sauver de ça ?

BRAAAAAAM !!

Les nuages avaient filé à toute allure, émettant une intense lueur et une grosse explosion formant plusieurs arcs et arabesques électriques dorées, détruisant un tas entier de caisses se trouvant derrière. Les morceaux de bois retombèrent au sol, complètement calcinés...mais ils ne furent pas les seuls à retomber. Descendant élégamment des airs, Circé atterrit une nouvelle fois en face de Myosotis, parfaitement indemne. Elle avait réussi à esquiver le coup et se préparait à présent à lui infliger un coup d'estoc. Il vira sur sa gauche et, appuyant sur un autre bouton, envoya une vague de chaleur du haut de sa canne droit vers le visage. Elle la réceptionna, titubant en arrière, transpirante. Ce duel n'était qu'une vaste valse dans laquelle chacun des deux ne faisaient qu'esquiver, sauter et ressauter sans cesse et sans relâche. Il n'y avait pas d'issue...Le premier qui tombe perdra, mais ce dernier ne tombera pas à cause d'un coup bien placé mais plutôt de fatigue...

Circé retenta une nouvelle attaque avec sa lame qu'il bloqua cette fois-ci avec sa canne. Faite de métal, elle était suffisamment solide pour résister à ce coup d'épée. Le duel faisait rage et le bruit des assauts raisonnait partout dans l'entrepôt. Myosotis comme Circé commençaient à fatiguer, et ce combat sans fin continuait encore et encore...L'agent forma une nouvelle fois d'autres nuages orageux qui, comme les premiers, ne firent pas mouche. Il commençait à désespérer lorsqu'un bruit familier attira son attention.

- Poloooo !! Polop ! Poloooooop !!

Tournant brièvement son regard, Myosotis vit Ramsès, derrière la mousse. Il était incapable de rentrer dans l'arène de bulles que son ami avait créé mais semblait lui pointer quelque chose avec ses tentacules. Circé s'était arrêtée elle aussi, curieuse de voir ce qui focalisait à présent l'attention de son opposant.

- SCARLETT !!

La tireuse toute de rouge vêtue gisait sur le sol, un filet de sang perlant de son nez. Myosotis faillit en lâcher sa canne et, se tournant vers Circé le visage crispé par la rage, la foudroya de son regard de glace.

- Ça suffit. On arrête Circé, ce duel ne mène à rien.

- Tu sais ce que tu dois faire, donne moi les bijoux.

- Je te les donne, ça suffit. J'en ai assez. Je te laisse les bijoux mais à une seule condition.

- Hm ? Fit-elle curieuse. Dis moi tout.

- Scarlett, elle a besoin qu'on la soigne. Aide moi à la transporter jusqu'à l'infirmerie la plus proche et les bijoux sont tous à toi !

La jeune femme répondit à Myosotis avec son habituel sourire enjôleur, se redressant tout en rabattant son ombrelle derrière son dos et rangeant sa lame.

- Hm...Alors en route.
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Myosotis De Ville
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Lun 29 Aoû 2016 - 0:42

Vizirat de Verminia, sixième sous-sol, centre infirmier du Parvis Bleu, 19h.

- Polooop...

Assis à côté d'un lit simple à une place sur lequel était allongée Scarlett, Myosotis regardait son amie qui se remettait à respirer doucement, de façon plus rythmée, avec une cadence plus habituelle et apaisée. Ramsès, posé sur la table de chevet, en plein devant la lampe éteinte, avait également ses petites prunelles posées sur la tireuse. Le premier avaient les mains pressées autour du manche de sa canne, la serrant encore et encore tout en triturant ses doigts. La mascotte invertébrée entortillaient deux de ses tentacules entre elles pour montrer son inquiétude. Les deux partageaient cette angoisse qu'ils tâchaient d'atténuer pour faire redescendre cette tension qui leur agrippait l'estomac. Le duel de Scarlett contre Circé l'avait salement amoché, le parfum qu'elle avait utilisé contre elle contenait des odeurs extrêmement fortes qui donnaient des maux de têtes assez costauds, et il était assez fréquent que les victimes tombent dans les pommes tout comme la belle l'avait fait. Du moins c'était ce que Circé avait dit, il était évident en plus de ça qu'elle les laissait comater sans prendre le soin de les soigner...

- Hm hm hm... ♫

Derrière Myosotis et Ramsès, Circé chantonnait posément tout en regardant ce qu'il se passait dans la rue par la fenêtre. Son ombrelle repliée, elle l'avait déposé sur le porte manteau à l'entrée de la pièce et faisait les cent pas. Pendant un moment, elle s'était assise sur une chaise posée tout au fond pour regarder le contenu du sac rempli de bijoux de Myo. Il lui avait promis après tout. Scarlett avait été emmenée dans une infirmerie du sixième sous-sol de Verminia, ce district faisait parti des étages en sous-sol qui n'étaient pas insalubres, pas encore. Dans ce quartier vivait des civils avec peu de moyens mais suffisamment encore pour pouvoir s'offrir un niveau de vie modéré. C'était à peine si le salaire que les usine leur donnait leur permettait de payer leur loyer, des denrées alimentaires et de très légères dépenses annexes, des médicaments surtout. Circé ne connaissait pas spécialement l'endroit, mais était passée devant durant son enquête et avait pensé à ce centre infirmier.

Le centre du Parvis Bleu était une petite infirmerie avec un étage dans lequel se trouvait cinq chambres à peine avec deux lits par chambre. Il était géré par un médecin assisté de son épouse qui faisait office de consultant généraliste pour les gens de l'étage et, lorsque ces derniers avaient besoin d'être plus auscultés ou tout simplement de se reposer un moment, il les gardait sur place. C'était un bon samaritain, bon vivant, qui aidait tout les habitants des sous-sols de façon altruiste. Il avait formé sa femme au métier d'infirmière duquel elle ne connaissait rien lorsqu'elle l'avait épousé. Et aujourd'hui ils géraient tout les deux la boutique.

- Quand est-ce qu'elle se rétablira ?

- Le médecin ne l'a pas dit. Elle a besoin de repos. Répondit Myosotis froidement.

Circé pris la chaise près du mur du fond pour la poser aux côtés de Myosotis.

- Combien de temps est-ce que tu vas faire la tête, sweetie ?

- Tais toi. C'est de ta faute si elle est dans cet état.

- Rooooh...c'est elle qui a commencé à m'attaquer. Exactement comme toi tout à l'heure. Je n'aurais rien fait si elle était restée passive.

- Mensonge.

Myosotis lisait sur Circé comme dans un livre ouvert, elle lui ressemblait tellement, elle partageait tellement d'attributs avec lui que ça en devenait presque risible. Chacun arrivait à deviner les états de l'autre sans même qu'ils n'aient à parler. Myosotis n'avait envie que d'une chose, que la jeune fille se trouvant à côté de lui s'en aille et ne revienne plus jamais. Toutefois, il n'avait pas envie de laisser tomber l'enquête et réalisait dans le même temps que cette femme ne lâcherait pas l'affaire non plus, pas maintenant qu'elle avait eu les bijoux en plus.

- Qu'est ce que tu viens faire ici ? Je ne suis pas détective, toi non plus. Qu'est ce que tu fiches ici ?

- Je suis une Chasseuse de primes. Je chasse ce cambrioleur, les autorités de l'île ont placé une charmante récompense sur sa tête.

- Je sais. Je ne veux pas arrêter l'enquête non plus. Et je comptes bien continuer, que tu le veuilles ou non. Tu nous as roulé une fois, tu as eu gain de cause une fois aussi. Je ne laisserai pas ça se reproduire.

- Ha ha ! S'il y a une leçon a retirer de notre duel, c'est qu'on ne peut pas gagner l'un contre l'autre. Nos puissances s'annulent. Le duel n'est qu'intellectuel.

- En effet, répondit Myo' en esquissant un sourire. Seul le meilleur d'entre nous gagnera, et je ne compte pas perdre, darling.

- Moi non plus. Je propose une trêve le temps de cette affaire. Nous sommes partis du mauvais pied. J'ai voulu abuser de vous et je crois que j'aurais largement pu mieux faire.

- On botte le train à ce Robin Dubois de pacotille, et c'est là que la vraie partie commencera.

- Hmmmmm...J'ai déjà hâte.

- Hh...Hh...Moi aussi...

Les deux rivaux se retournèrent vers Scarlett, surpris d'entendre sa voix. Cette dernière avait entrouvert ses yeux et commençait à émerger de sa torpeur. Myosotis se redressa d'un bond de son siège et Ramsès l'imita de plus belle en se mettant à agiter joyeusement ses tentacules. Seule Circé était restée assise, le regard et la stature impassible. Le regard des deux femmes était foudroyant. Scarlett la considéra pendant un moment avant de s'en retourner vers son ami, se redressant pour se remettre finalement sur pied.

- Ne te ménage pas trop.

- Polooooo ! Dansait Ramsès en sautant sur le lit aux côtés de la tireuse.

- Je vais bien, ne t'inquiète pas trop pour moi. J'ai déjà connu pire !

- Hm, bien je te fais confiance. Lui sourit Myosotis avant de se retourner vers Circé pour lui lancer un regard bien moins amical. Est-ce que tu sais où se trouve Dubois ?

- J'ai réussi en effet à découvrir où il se terrait. Je l'ai appris peu de temps avant que je ne vois votre collègue arriver vers l'entrepôt, je me suis cachée là-bas et vous connaissez la suite....

- Abrégez ma chère, où est Dubois ?

- Pressée hm... ? Hm...d'après ce qu'on m'a dit, il se cache dans une maison du neuvième sous-sol.

- Le niveau – 9....Intéressant. Bien, rassemblons nos affaire et hâtons nous. Je ne veux pas perdre une minute de plus.

Avant même que Myosotis n'ait terminé sa phrase, l'infirmière ouvrit la porte de la chambre. Cette dernière, entendant un peu de bruit, fut curieuse de savoir si l'était de leur patiente s'était amélioré. Lorsqu'elle vit que Scarlett s'était réveillée, un grand sourire chaleureux se dessina sur le visage de la nurse. Elle insista pour qu'ils boivent une tasse de thé avant de repartir, important d'après elle pour que Scarlett soit requinquée. Quelques minutes de répit en plus pour le monte-en-l'air Dubois...
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Myosotis De Ville
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Sam 3 Sep 2016 - 0:23

- Dis donc darling, est-ce qu'on est bientôt arrivés ? Ça commence me faire doucement suer d'arpenter les rues de ce bas-fond poisseux...

- Cette odeur de poisson pas frais n'arrange pas vraiment les choses en effet.

- Polop ! Polo polo po.

Myosotis, Scarlett, Ramsès et Circé arpentaient à présent les rues du neuvième sous-sol. Cet endroit était encore plus insalubre que les deux autres. Ici l'atmosphère était plus lourde, bien plus nauséabond que sur les étages d'au dessus. On touchait presque le fond du Vizirat et ça en devenait presque palpable. Seule Circé n'avait pas l'air dérangée par l'odeur infecte qui arrivait vers leurs narines. En effet, et c'était plutôt logique, la détentrice du Fruit du Parfum arrivait à se priver de ces remugles putrides en s'envoyant de fins arômes vers le visage. La chasseuse de prime évoluait d'ailleurs relativement à l'aise, un peu plus en avant, avec ses trois papillons blancs avec leurs ailes aux reflets d'argent qui batifolaient tranquillement autour de sa tête. Derrière, Myosotis traînait des pieds et Scarlett, relevant le bas de sa robe en la tenant entre ses doigts, tâchait tant bien que mal de ne pas son vêtement ou ses bottines en marchant un détritus laissé là. Il y en avait partout, les gens ne s'attardaient même plus à les ramasser ou les jeter, il vivaient dedans du matin au soir. Ils se réveillaient dans la crasse, brassaient toute la journée dans cette crasse et s'endormaient dedans également.

Ramsès non plus ne semblait pas plus content de son sort. Le pauvre avait enroulé ses tentacules autour du manche de la canne de métal de Myosotis et s'était hissé dessus. L'animal brun n'en démordait pas et se refusait de poser ses longues pattes sur ce sol humide, noir, moite et crasseux. Non, il restait là à pendouiller de droite à gauche sur le manche de la canne en regardant tout autour de lui, scrutant les gens qui vaquaient à leurs occupations ça et là. Ces dites activités n'avaient pas l'air grandement passionnantes, il fallait dire qu'à partir de ce niveau-ci très peu avaient droit à un travail dans les usines. Ainsi la plupart des habitants de ce monde d'en-bas se contentaient d'attendre que le temps passe, c'était ça leur véritable tourment : être prisonnier de cet enfer glauque duquel ils ne pourraient jamais s'échapper et d'être rongés peu à peu par l'ennui, puis par la maladie et enfin de pourrir dans cette solitude. Le petit groupe passa à côté d'un homme prostré sur le pas de sa porte, la tête blottie entre ses mains. On ignorait s'il était en train de sangloter ou seulement renifler bruyamment en raison du froid mais il représentait bien l'était d'esprit des gens qui vivaient ici. Tout bonheur avait l'air de lui avoir été aspiré et toute joie de vivre avec, ne lui laissant que ses souvenirs pour se raccrocher à un espoir. Le pauvre, il n'en avait pas vraiment...

- Cesse donc de râler sweetie. On est presque arrivés. Répondit Circé en tournant brièvement la tête.

- Hmmpf... se contenta de répondre Myo' en grommelant.

La route pour se rentre jusqu'à cette fameuse cache était visiblement bien longue, c'était à prévoir en même temps. Ce cambrioleur chapardeur était resté invisible aux yeux de tous et personne n'avait été fichu de lui mettre la main dessus. Évidemment que sa cachette devait se trouver tout au fond d'un endroit pareil, bien à l'abri des regards. Et avec l'avance de Circé sur son enquête, elle avait réussi à localiser où il se trouvait grâce à un vieillard malade à qui Dubois avait donné des bijoux afin de s'assurer des soins et quitter son domicile. L'appétit du gain l'emporta sur la sagesse, et l'homme vendit la mèche lorsque la belle lui promit encore plus de richesses. Richesses, que bien évidemment elle ne lui donnera pas...

- Et voilà, je vous l'avais bien dit. On est arrivés, c'est juste là en face. Fit la chasseuse de prime en pointant du doigt une maison de l'autre côté de la rue.

- Quel étrange bâtiment...

Devant eux se dressaient une maison entièrement faite de bois, elle dénotait de toutes les autres constructions de fortune qui tenaient plus de la case ou de l'abri que de la maison d'ailleurs. Le plus étrange avec cette bâtisse, c'était qu'elle semblait relativement penchée vers la droite. Comme si elle avait été construite comme ça ou qu'un coup de vent l'avait incliné. La porte d'entrée et les fenêtres étaient cependant parfaitement droites, prouvant qu'elle avait été construite comme ça. La cheminée, car oui il y avait une cheminée, n'était qu'un conduit métallique cabossée et couvert de suie. Il n'y avait personne dans ce coin là du district, les gens avaient l'air d'éviter ce bout de rue. De toute façon ils n'avaient rien à y voir et, en plus de ça, ils étaient bien trop occupés à attendre que le temps passe et à ruminer leurs malheurs.

- Poloooo...Fit Ramsès, tout aussi étonné que les autres par l'architecture singulière de la maison.

- C'est là où vit Dubois ? Comment il s'est débrouillé pour construire un truc pareil ?!

- Aucune importance, c'est là qu'il est.

- L'intérieur m'a l'air assez spacieux, parfait pour batailler.

- Tsss, on est trois. Il va mordre la poussière.

- Polop po !!

- Hm, quatre oui. Désolé, Ramsès.

En effet, Myosotis était confiant. Même s'ils avaient vécu plusieurs mésaventures à cause de Circé, le jeune homme était néanmoins satisfait de la situation. Quand bien même il avait laissé les bijoux à cette abjecte manipulatrice, il se servait à présent d'elle pour attraper le voleur et avec un peu de chance sur encore plus de bijoux qu'il cacherait dans sa planque. Quand bien même elle les voudrait, la belle chasseuse serait trop occupée à rapatrier Dubois aux autorités de la Garde des Ronces et à toucher sa prime. Pendant ce temps, les deux agents jubileraient à l'idée de fouiller la maison du monte-en-l'air. Au bout du compte, ils seraient tous gagnants et ils repartiraient avec le sentiment d'avoir aussi triomphé de Circé en quelque sorte.

Ils s'avancèrent tous vers la porte à laquelle ils ne prirent pas la peine de frapper. L'intérieur était tout aussi saugrenu que l'extérieur. Il n'y avait rien, strictement rien, aucun meuble ni mobilier, pas de décoration ni d'ornement. Le seul objet présent dans la pièce était un poêle de ferraille posée tout au fond relié à un grand tube de métal qui partait vers le toit, sans doute de là d'où provenait la crasseuse cheminée... A côté du fourneau, une ouverture sans porte qui semblait donner sur un étage inférieur et, sur leur gauche, un escalier de bois qui montait vers une mezzanine. Certaines planches au sol étaient tellement mal fixées qu'elle en étaient presque déboîtées ou fissurées.

*Y a pas un rat ici... *

Entendant du bruit en provenance de la cave, ils virent alors débouler un nouvel individu avec un masque d'argent. Costumé de la tête aux pieds, il portait un grand manteau vert émeraude avec des grosses épaulettes jaunes à franges qui retombaient sur ses bras. Son accoutrement ridicule était en plus de ça ponctué par une broche dorée en forme de visage et une lavallière de la même couleur, des bottes qui épousaient parfaitement la forme de ses mollets musclés. Et, sur sa tête, un imposant chapeau de la même couleur de son manteau agrémenté de longues plumes blanches qui partaient vers l'arrière de son dos. Il se tenait là, devant eux et l'air éberlué, Robins Dubois ! Myosotis et Scarlett firent deux pas en avant tandis que Circé était restée dans l'encadrement de la porte.

Robin Dubois:
 


- Et mais...Comment vous êtes arrivés là ?! Qui êtes vous ?!


- Bonjour les ennuis, notre deuxième prénom.

- Nous somme devant vous, que vous le vouliez ou non.

- Afin de protéger le monde des voleurs de second rang !

- Afin  de rallier tout les peuples à notre talent !

- Afin de complaire le monde dans sa cupidité !

- Et d'illuminer le monde de notre méchanceté !

- Voici Myosotis !

- Et Scarlett.. !

- Notre équipe arrive, la plus perfide de l'univers !

- Rendez vous tous immédiatement ou ce sera la guerre !

- Polo poloooop !!

Un grand silence gêné suivit la devise grandiloquente que les deux agents du Cipher Pol venaient de déclamer en compagnie de leur fidèle mascotte. Circé les fixait, incrédule et circonspecte tandis que Robin, toujours en face, avait l'air tout aussi perplexe. Il fallait dire qu'ils l'avaient déclamé spontanément sans même s'en rendre compte, s'enflammant à cause de l'inspiration et de l'adrénaline...

- Euh...Je ne sais pas ce qui viens de nous arriver, mais c'était d'enfer !

- Effectivement chéri, on devrait remettre ça plus souvent !

- Polo polop !!

- Vous êtes sérieux... ? Fit Circé complètement désabusée.

- Hé ?! Je vous dérange pas ?! Vous êtes qui bande de malades ?!

- Tu veux qu'on te refasse l'intro darling ?

- Il est long à la comprenette le Dubois...On est venu pour te foutre la pâtée.

- D....Des traqueurs...Merde... !! Siffla-t-il.

Sortant deux couteaux de ses manches, Dubois plongea sur sa droite pour esquiver un coup de feu que venait de tirer Scarlett droit vers lui. Il arriva à genou face à Circé qui s'était glissée de l'entrée jusqu'à lui, la belle avait replié son ombrelle pour en sortir la lame cachée au bout. Elle envoya un coup d'estoc au voleur qui, reculant, para les assauts en faisant tinter et résonner le métal dans la pièce. Après les passes d'armes, il recula une nouvelle avant de se jeter de côté pour éviter de nouveaux assauts de la part de la demoiselle.

PAN !  PAN !!

Le pauvre, il réalisait qu'il n'avait absolument aucune issue. Trois cavaliers faucheurs qui étaient venus le cueillir dans son antre. Ils lui barraient la route vers la sortie, et ils semblaient tout les trois parfaitement aptes à le faire tomber...Non, Dubois n'abandonnerait pas. Il était prompt et agile, pas autant qu'eux mais donnerait tout ce qu'il avait pour ce dernier combat. Sa fin approchait, il le pressentait. Mais il ne lâcherait pas l'affaire.

- Hhh....hhh....haletait-t-il. Je...Je suis Robin Dubois, le grand Robin Dubois. J'ai échappé à la Garde des Ronces depuis des mois, personne n'a été fichu de m'attraper. Je ne finirai pas en cage !

- Navré mon canari, mais il faut croire que si.

- Hu ?!

Il se retourna vers l'individu qui se tenait derrière lui, Myosotis ! Myo était le seul qui n'avait pas changé de place depuis qu'ils étaient rentrés, si bien que Dubois avait presque fini par l'oublier pour se concentrer sur les deux femmes qui s'étaient mises à l'attaquer. Dubois s'était mis sur ses gardes, pointant ses armes vers le jeune homme mais l'androgyne se contentait de rester là face à lui en souriant. Sur son épaule, Ramsès avait réussi à monter, sans doute avait-il été déposé ici par son ami pour éviter de ne gêner pendant les altercations. Le cambrioleur avait été totalement pris au dépourvu par cette attitude, il ne savait pas vraiment comment réagir...

- POLOP ! S'écria le poulpe.

Un long jet d'encre noire fusa alors hors de l'animal pour atterrir en plein sur la figure du voleur qui,  déstabilisé et aveuglé. Il recula de trois pas en lâchant ses deux dagues pour se retrouver au beau milieu de la salle, essuyant avec difficulté l'encre de la pieuvre, souillant ses manches. Ça n'était que lorsqu'il avait complètement retiré la sombre sécrétion de ses yeux qu'il remarqua avec surprise....que Myo n'avait toujours pas bougé et que, en prime, les deux femmes l'observaient de l'autre côté du salon en ayant rangé leurs armes.

- Que...Qu'est ce que vous faites ?

- Mon pauvre, regarde un peu en dessous de quoi tu es arrivé. Fit mesquinement Myo en s'appuyant sur sa canne.

- Hein ?

Relevant la tête vers le plafond, Dubois remarqua avec effroi qu'au dessus de sa frimousse se trouvait une grosse masse grise à l'aspect duveteux, de vives lumières parcourant cet espèce d'épais coton noirâtre. Myo' n'arrivait pas à le voir, mais Robin venait d'écarquiller de grands yeux face au nuage orageux qui flottait au dessus de sa tête, ouvrant dans le même temps une bouche apeurée.

- Oups, attention aux risques d'orage.

Le pauvre Dubois n'eut même pas le temps de tenter de fuir, un brillant éclair rayonna dans la pièce en sortant du nuage gorgé d'électricité pour frapper l'infortuné de plein fouet. Électrisé, Dubois fut emprunt de plusieurs spasmes en sentant le courant lui parcourir le corps. Myosotis avait utilisé sa « magie climatique » de telle sorte à ne pas trop gorger le nuage de foudre, il ne voulait pas tuer Dubois mais simplement le neutraliser. D'un autre côté, le jeune éphèbe aurait pu utiliser les pouvoirs de son fruit mousseux mais il avait envie d'apprendre à contrôler ces nouvelles capacités étranges qu'on lui avait conféré. Complètement choqué, Dubois retomba sur le sol en avant en émettant plus le moindre son. Ils avaient réussi, ils avaient enfin vaincu ce monte-en-l'air récalcitrant !

- Hmmm...Pas mal chéri !

- Merci Scarlett, je tâcherai de m'entraîner à faire ça plus souvent.

Circé s'avança à son tour, sortant de sa poche un petit escargophone rose avec une coquille blanche. La chasseuse regardait ses deux adversaires en souriant, plutôt satisfaite.

- Bien, je suppose que c'est là que nos chemins se séparent.

- Ne crois pas que ça va nous attrister.

- Oooh...Tu vas me vexer. Hm, je ne vous dis pas adieu. Ça serait bête de ne plus jamais se revoir, Myosotis.

- La prochaine fois qu'on se reverra, je ne serai pas aussi coopératif. Au revoir, Circé.


Dernière édition par Myosotis De Ville le Jeu 28 Fév 2019 - 17:35, édité 1 fois
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Lun 5 Sep 2016 - 21:08

- Elle est enfin partie. Pas trop tôt, j'en avais assez cette emmerdeuse...

- Moi aussi mon cher. J'en reviens pas de ce qu'elle nous a fait subir !

- Moi non plus, on aurait dû être mieux préparés...Dire qu'on a perdu tout ces bijoux, on aurait pu se faire une vraie fortune avec ça !

- Poloooo... fit Ramsès, tout aussi déçu que son ami.

- Ne t'en fais pas. On a pas retrouvé tout les bijoux, ça veut donc dire que le reste doit se trouver ici. Il suffit de fouiller ! Fit Scarlett, confiante.

- En effet, hâtons nous avant qu'un rapace qui aura vu l'arrestation de Dubois ne rapplique et nous agace.

Circé avait enfin quitté Myosotis, Scarlett et Ramsès. Les trois étaient soulagés de ne plus avoir affaire à cette chasseuse de primes vicieuse et perfide, ils avaient eu leur dose de mauvais tours pour la journée et devoir passer plus de temps avec cette nymphe parfumée n'étaient pas dans leurs prérogatives. En parlant de prime, elle avait dû toucher celle sur la tête de Dubois...à peine avait-elle appelé la Garde des Ronces que ces derniers s'étaient empressés d'arriver, à peine quinze minutes plus tard et ils étaient dans le sous-sol avec des menottes, des grosses chaînes et une civière pour transporter l'infortuné malfrat sauveur des pauvres droit vers une cellule glaciale où il attendrait sa sentence. Leur armure intégralement couvertes de picots colla de longs frissons aux agents mais aussi au petit poulpe qui couru se cacher derrière ses amis, apeuré. Leur respiration rauque et gutturale qui raisonnait dans leur casque n'arrangeait rien, l'animal les prit pour des êtres démoniaques et tremblotaient en repliant ses tentacules.

Avant de partir, elle s'était retourner vers Myosotis et plongea son regard brillant et pétulant dans le sien. Un silence de mort régnait dans la pièce à ce moment là, Circé resta une dizaine de secondes à regarder le jeune homme avant de s'éclipser en refermant la porte, souriante. Peut être avait-elle compris ce qu'ils allaient faire ensuite, elle avait toutefois l'air d'en avoir cure. Myosotis savait qu'il la reverrait, elle n'eut même pas besoin de parler ni de sourciller ou même de faire un quelconque signe de la main. Cette femme...Il avait vu en elle quelqu'un d'imperturbable, d'avide, de fourbe et de manipulateur. Il s'était vu lui, c'était un véritable miroir de lui même avec les mêmes mimiques, rictus et battements de cils. Et à peine avait-elle passé le pas de la porte qu'il en était certain, il la reverrait. Et cette prochaine fois ils se confronteraient encore, duels mentaux acharnés qu'ils se livreraient. Il l'avait trouvé, une éternelle rivale...

- Bien hâtons nous ! Je vais inspecter la cave, je te laisse t'occuper de l'étage supérieur.

- Ça marche, j'y vais !

- Tu viens avec moi Ramsès ?

- Polooooo ! Fit joyeusement le poulpe en suivant Scarlett qui entama la descente vers le sous-sol.

Prenant l'autre escalier, Myosotis monta les escaliers quatre à quatre pour monter vers la mezzanine. Arrivant en haut, le jeune homme tomba sur une nouvelle pièce nettement bien plus décorée et, contrairement à la première, meublée. En face de lui était disposé un lit avec des draps rouges en baldaquins et une sublime couverture qui avait l'air en soie. Les coussins dorés capitonnés de plumes d'oie avaient l'air moelleux et confortables à souhait ! Au plafond, plusieurs tentures et drapés avaient été accrochés et donnait à la pièce des allures de maison close et on pouvait difficilement imaginer pourquoi est-ce que Dubois avait agencé ses quartiers personnels de cette façon... A côté du lit se trouvait une table de chevet en bois d'ébène verni et décoré de dorures peintes à la main, un vrai travail d'orfèvre que Myo crut reconnaître d'une échoppe qu'il avait visité à Shimotsuki lors d'une agréable séance de shopping, Dubois avait dû payer ça une fortune. Mais bon, peu importe quand on était un voleur qui arrivait à mettre la main sur plusieurs merveilles.

*Pas mal... *

Sur la droite du lit et de la tablette, Myosotis put remarquer une bibliothèque à moitié remplie de livres poussiéreux. En s'approchant, le garçon regardait les titres sur les tranches des ouvrages et remarqua qu'il s'agissait essentiellement de romans policiers ou de capes et d'épées. Monsieur était amateur d'aventures et de suspense, on sentait qu'il avait trouvé l'inspiration dans ces contes et histoires pour devenir monte-en-l'air. Et ce costume haut en couleurs...ça ne pouvait être que le résultat d'une trop grande admiration pour un de ses héros fétiches. Il trouva également un album remplis de photos, sûrement prises avec un ancien modèle d'escargot Den Den étant donné que la plupart tendaient à devenir sépias. Sur chaque photos revenaient inlassablement plusieurs figures, une élégante dame blonde souriante épaulée de son époux moustachu qui portait un petit garçon rieur dans ses bras. De temps à autres, des scènes familiales, des fêtes, dîners ou des sorties. Une fois au zoo, une autre fois en pique-nique ou en voyage sur la mer, le petit garçon grandissait et ses parents vieillissaient. Le dernier cliché se trouvant dans l'album, à peu près au milieu du livret, ne montrait que le père et l'enfant, arrivant à Rosetta. L'enfant...C'était Dubois, Myo' s'en doutait, tandis que la blonde et le moustachu étaient ses parents. Ils avaient l'air de vrais globe-trotteurs qui appréciaient l'aventure et le voyage. Mais toute aventure a sa fin, soit elle s'achève avec succès soit elle finit par sombrer. Vu l'endroit où se trouvait Dubois actuellement l'échappée belle avait dû mal se terminer.

Les soupçons de Myosotis s'avérèrent fondés, il trouva bien vite un petit calepin de cuir bleu dans lequel Dubois s'était amusé à noter, gribouiller et raconter. C'était le parfait petit journal intime, il relatait même certains de ses casses sur Rosetta. Myo' découvrit que Robin Dubois s'appelait en réalité Charly Leluo, il était né à Dawn et avait été élevé par des parents aimants. Ancien marin, son père avait fait grandir son fils en lui donnant le goût de l'aventure et sa mère, auteure, lui avait écrit des histoires et des contes uniques au monde pour l'éveiller encore plus dans un univers onirique où lui seul était le héros. Ils se mirent bien vite à voyager un peu partout sur les mers Blues, de Suna Land à Inari en passant par la Nouvelle Ohara, ils ont fini par échouer au Sultanat de Pétales pour ne plus pouvoir repartir à cause du manque d'argent. Son père trouva du travail aux usines de Verminia tandis que sa mère décéda à cause d'une maladie contractée à cause de spores fongueuses qu'elle avait inspiré, laissant son époux et son fils seuls. Le travail en usine eut finalement raison du père aussi, et le pauvre Charly se retrouva seul dans les bas-fonds de Verminia. C'est là qu'il décida de se mettre à cambrioler des bijoutiers et des musées, récupérer la vie qu'il avait perdu et retourner vivre dans la maison de son enfance à Dawn. Malheureusement jamais il ne pourrait vivre son rêve...

*Hm ? C'est quoi ça ? *

En voulant refermer le carnet, une petite feuille glissée à la fin entre deux pages tomba sur le sol. Curieux, le jeune homme se baissa pour la ramasser et lire ce qui était inscrit dessus :

« Dubois,

Vous avez encore fait du bon travail mais nous attendons à présent que vous nous livriez les bijoux dans les plus brefs délais. Retrouvez moi au point de rendez-vous que je vous ai indiqué la dernière fois. Détruisez cette lettre lorsque vous aurez terminé de la lire, ne la montrez sous aucun prétexte ou vous serez exécuté. Nous vous faites surtout pas attraper, nous ne vous sauverons pas et effacerons toutes traces de notre association.

Nous vous remercions pour votre sollicitude, l'avenir de notre royaume en dépend. Le règne du Sultan est compté.

V,
Nostalgique.
 »

*Que.. ?! C'est pas vrai !! *

L'agent ne s'attendait pas du tout à ça. Il pensait de prime abord que Robin Dubois n'était qu'un héros de la populace qui donnait au pauvre, gardant un petit pourcentage pour lui. Mais il fallait croire que non, il ne donnait pas qu'aux pauvres. Il y avait une toute autre engeance derrière toute cette affaire, quelque chose que ni Circé ni eux n'avaient pu voir et qu'ils n'auraient jamais pu voir venir. Dubois travaillait pour quelqu'un, une ou plusieurs ombres qui tramaient quelque chose dans le pays et le Sultan était directement visé. Des rebelles sévissaient visiblement dans le royaume et complotaient pour faire tomber le Sultan, des Nostalgiques...Et avec un peu de chance ces fauteurs de troubles étaient des Révolutionnaires en prime. Oh oui, il tenait là un bon filon, il le sentait. Il fallait qu'il contacte le Cipher Pol, immédiatement même mais...

- Polooooop !

- Regaaaarde un peu ce que j'ai trouvé chéri !!

Scarlett et Ramsès étaient remontés de la cave, exhibant fièrement leur trouvaille : un grand sac en toile rempli de pierreries, de bijoux et de parures...
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Myosotis De Ville
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Lun 5 Sep 2016 - 21:11

- Vingt-millions, pas mal notre petite pêche !

- En effet darling, je suis sûr qu'on aurais pu gagner plus, mais où serait le plaisir si on ne pouvait pas garder au moins un peu du butin ?

- C'est vrai, dommage qu'on ne puisse pas les porter tout de suite...

- En effet, m'enfin on se ferait prendre autrement. Tout le monde recherche ces bijoux ici...

Enfin, tout cela était terminé et plus personne ne trouverait jamais ces bijoux ! Myosotis, Scarlett et Ramsès s'étaient empressé de trouver un receleur dans les tortueux quartiers de Verminia. Ils étaient enfin remontés vers un niveau moins pauvre et sensible et avaient réussi à dénicher un type peu scrupuleux et amateur de richesses. Il leur avait pris leur trouvaille pour une belle poignée de millions et les agents repartaient la mine heureuse. Ils avaient néanmoins pris soin de conserver deux parures pour leur bénéfice personnel, une faite de rubis pour Scarlett afin qu'elle puisse encore en agrémenter ses tenues écarlates tandis que Myo avait choisi de se garder une faite de diamants. Il adorait ces pierres, presque autant que les fourrures. Elles étaient pures, impériales et d'une dureté quasi sans égale.

Toutefois, ils prendraient effectivement le soin de ne pas arborer ces joyaux du temps de leur séjour au Sultanat. Ils risqueraient de finir enfermés dans une geôle humide, sûrement en tant que voisins de Dubois. Et après la rossée qu'ils venaient de lui infliger, l'idée de le retrouver pour se prendre un flot d'insultes continuelles en pleine figure n'était pas dans leur programme...Ils ressortaient tout heureux de la boutique du receleur, la bourse pleine mais avec des pensées plein la tête.

- Que fait-on à présent ?

- Je crois qu'on en a pas encore fini avec ce royaume. Y a quelque chose qui se trame dans le coin, ça me plait pas, et je crois bien qu'on du pain sur la planche...

- Appelons vite un administrateur pour savoir ce qu'on l'on doit faire.

Ils n'allaient pas se mettre à téléphoner au beau milieu de la rue, ils auraient eu l'air fins si quelqu'un se mettaient à capter leur conversation et découvrent qu'ils sont des agents pour le compte de Cipher Pol...Surtout qu'en plus le Gouvernement Mondial n'avait pas l'air le bienvenue en ces contrées florales, s'ils devaient rester encore plus longtemps ici il faudrait songer à faire profil bas comme ils l'avaient fait depuis leur arrivée ici. Mais vu l'ampleur du problème qui semblait se cacher ici, sans doute leur donnerait-on des couvertures ou de plus amples instructions. Ils trouvèrent une alcôve vide au détour d'un couloir. Ces petits coins pullulaient dans les couloirs des rues du vizirat. Les gens pouvaient s'y poser pendant leur marche et se détendre tranquillement. Ils s'assirent ici et Myo, sortant son escargot-téléphone appela un de ses supérieurs qui ne mit pas longtemps à décrocher pour répondre à l'appel.

Katcha !

- Agent De Ville. Un problème ?

- En quelque sorte. Je me trouves actuellement au Sultanat de Pétales, sur la mer d'East Blue. Et j'ai fait la découverte d'informations plutôt préoccupantes, j'ai pensé qu'il serait bon de vous en faire part avant d'entamer quoi que ce soit de risqué.

- Allez-y, je vous écoute.

- Nous étions sur la piste du cambrioleur Robin Dubois avec Scarlett, ce voleur qui défrayait les chroniques jusqu'à ce qu'on lui tombe dessus...En inspectant ses effets personnels j'ai trouvé une lettre qui lui était adressé. Elle mentionnait un groupuscule du nom de Nostalgiques et elle sous-entendait qu'une rébellion se tramait au sein du royaume.

- Hm....Je vois...Vous pensez que la cause Révolutionnaire est derrière ce complot ? Vous avez eu des informations à ce sujet ?

- Justement. Je n'ai rien trouvé de plus que cette lettre. Si je vous appelle c'est justement pour en savoir plus sur la marche à suivre.

À l'autre bout du fil, l'administrateur marqua une pause, visiblement en train de réfléchir. Il ne fit toutefois pas attendre plus longtemps ses agents de terrain.

- Bien. Le billet que vous avez trouvé s'avère suspect. Si complot révolutionnaire il y a au Sultanat, alors je vous charge de le trouver.

- Et dans le cas contraire ?

- Si les Révolutionnaires ne sont pas affiliés à ces Nostalgiques de l'ancienne monarchie de Pétales alors votre mission s'achèvera et vous pourrez rentrer. Si nous pouvions éviter de tremper notre nez dans les conflits internes des royaumes insulaires non affiliés à notre gouvernement ça ne sera pas du luxe...En tout cas vous avez là votre nouvelle mission agent De Ville, tâchez de ne pas faillir.

- Tss...Faîtes moi confiance, tout sera réglé en un battement de cils.

Katcha... !

Myosotis rangea l'escargophone dans son sac avant de s'en retourner vers Scarlett. La belle avait entendu toute la conversation et semblait relativement souriante. Ils n'étaient plus en vacances, mais le royaume n'était pas trop désagréable à vivre pour une nouvelle mission, fleuri et parfumé à souhait...même parfois à l'excès. Les agents et le poulpe se relevèrent, ils n'avaient envie que d'une chose pour l'instant : quitter Verminia pour retourner à Rosetta. Cet enfer étouffant de métal et de baraquements était relativement oppressant.

- Bon. Avant de s'y mettre on peut aller se poser et manger dans un bon restaurant !

- On l'aura bien mérité.

- Polo poloooo !! Jubilait Ramsès.

Aucun des trois ne remarquèrent le chat caché au coin de la rue qui les regardait de ses brillantes pupilles...

Meow... !
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