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Au cœur des ténèbres



Quelque part en mer, à l'orée du Triangle Floriant,

-Des naufragés ?
-Possible, c'est quand même le Triangle Floriant, il doit y en avoir quelques uns de vrai qui trainent dans le coin.
-De toute façon c'est sur le chemin, on verra bien en se rapprochant.


[...]

-Alors ?
-Alors y'a l'air d'avoir personne.
-Vraiment ?
-Ouais. Juste un genre de radeau, avec un tonneau, un mat et une voile.
-C'est fou ce qui traine en mer.
-Ah !
-Ah ?
-J'ai trouvé des gens. Enfin, des bouts. Y'a plein d'os autour du tonneau.
-Je me disais aussi...
-Tu te disais quoi ?
-Que ça manquait d'os.


[...]

-Tiens, y'a un truc marqué sur la voile.
-Quel genre de truc ?
-Vous qui entrez ici, laissez toute espérance...
-...Par moi on va vers la cité dolente; Par moi on va vers l'éternelle souffrance...
-Hein ?
-C'est la suite de la poésie. C'est d'un gratte papier de Marijoa, un dépressif.
-On apprend la poésie maintenant au Cipher Pol ? C'est beau mais ça pue le drame.
-Ouais, t'as peur ?
-Bof.
-Ce qui nous ramène a ce qu'on disait tout à l'heure.
-Est ce qu'un naufragé passerait du temps à écrire de la poésie sur sa voile ?
-Il faut bien s'occuper...


[...]

-Y'a pas un proverbe sur les oreilles du Triangle Floriant et les tonneaux ?
-Dans le triangle Floriant, tous les tonneaux ont des oreilles ?
-C'est ça !
-En plus c'est facile à vérifier. Tu descend voir ?
-Un peu ouais. Certains de ses cranes ont peut être des dents en or...


[...]

-Alors ?
-Alors pas de dents en or, mais le proverbe disait vrai !
-Y'a des oreilles dans le tonneau ?
-Deux ! Et juste entre les deux y'a un type planqué avec une longue vue et un den den !
-C'est fou. Et qu'est ce qu'il fait ?
-Rien du tout. Il est tout tremblant et il fait semblant de ne pas nous entendre !
-Propose lui de sortir discuter.
-Il veut pas !
-Propose de lui verser un truc brulant dans son tonneau.
-Il arrive !
-J'aime les gens qui savent saisir ce qui est bon pour eux...


[...]


Dans le Triangle Floriant, la brume est si épaisse qu'elle ne se dissipe jamais complétement. Elle recouvre la mer en volutes si dense qu'on a parfois l'impression qu'elle en devient solide, étouffant tout les sons sauf les plus forts, interdisant de voir plus loin qu'a quelques brasses de la coque. S'infiltrant partout, animée de courants et de mouvements qui vont jusqu’à la faire paraitre vivante, animée d'une conscience étrange, hostile.  

Mais le courant qui l'agite aujourd'hui prend sa cause ailleurs. Des mats aux voiles gonflées et portant de sombres pavillons ou dansent cranes et tibias percent les brumes lascives. Dispersant les fantômes et dérangeant les âmes en peines des marins disparus dans le Triangle Floriant.

Forts de plusieurs milliers d'hommes, nous avançons.

Des étraves d'acier labourent les vagues de la zone la plus redoutée de Grand Line. Fendant les flots sans ralentir, poussant devant elles les monstres marins de la zone qui se dispersent les uns après les autres dans les profondeurs, fuyant cet inhabituel déploiement de force.

Forts de plus d'une dizaine de navires, nous avançons.

Plongeant au cœur des Ténèbres, ignorant les avertissements macabres que le Triangle disperse sur notre route pour glacer d'effroi le cœur des plus faibles, nous avançons.

Pour lever le fer contre le plus craint des Pirates de la Route de tous les Périls et ainsi s'assurer que notre cri de défi ne puisse être ignoré par quiconque, nous avançons.

Jusqu’à ce que sous nos yeux la Brume aux allures spectrales se dissipe tel un linceul qu'une lame viendrait de fendre. Nous laissant contempler l'improbable navire qui depuis des siècles hante le cœur du Triangle comme le ver dans la pomme.

Demeure actuelle de l'empereur Mannfred D. Teach le Malvoulant,

Trhiller Bark.



-Il est l'heure de faire parler la poudre. Aux canons les gars ! Faites moi sauter cette porte ! Que Teach ne vienne pas dire qu'on est entrés sans s'annoncer.



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- Usage modéré de la force…

Rien ne sonnait plus ironique que ce nom aux yeux de John qui assistait à la plus grande démonstration de puissance militaire qui lui ait été donné de voir. C’était pas moins de six cuirassés, chargés chacun de cinq cents hommes, des bouches de feu à perte de vue et des stocks de poudre et boulets à faire pâlir d’envie Navaronne. Il faut dire que la mission était d’envergure, on allait se frotter à un empereur, enfoncer Thriller Bark, tuer et mourir pour un homme, un seul : le capitaine Red.

Installé sur le pont principal de l’usage modéré de la force, l'homme du jour supervisait les manœuvres aux côtés de Wilson. La treizième était au complet et s’affairait avec expertise à rendre le lourd cuirassé le plus rapide possible. John, qui avait reconnu une dette d’honneur envers Red, était bien présent mais restait à l’écart en homme qui sait se faire discret et qui est peu désireux d’attirer l’attention.

Tout au plus adressa-t-il une remarque à Wilson lorsque celui-ci passa devant lui.

- Si je ne m’abuse monsieur Wilson, car mes rudiments de navigation sont quelque peu anciens, nous sommes en cape ?
- Cape courante, ouais ! Affirma Wilson, quelque peu étonné par John qui démontrait des connaissances insoupçonnables.
- Il me semble pourtant, si je ne m’abuse, que compte tenu de la force des vagues et de notre envergure, il serait plus opportun de mettre en fuite. Je gage que nous gagnerions quelques précieux nœuds pour faciliter notre approche.

Wilson fit les yeux ronds, porta un œil attentif sur la mer qui effectivement venait de forcir ; conséquence de quoi le roulis et le tangage avaient reprit de la force.

- Ma foi, c’est bien vrai. Et sans plus de cérémonie, il hurla. METTEZ EN FUITE !

Et l’équipage, tel un seul homme, se mit en branle avec l’habitude de ceux qui sont commandés régulièrement et qui agissent sans poser de questions.

L'usage modéré gagna effectivement quelques précieux noeuds, ce qui le plaça, malgré son envergure, en tête de la flotte.

On arriva finalement à hauteur de la gigantesque Thriller Bark. L’équipage réduisit la voilure et les hommes s’élancèrent aux pièces d’artillerie. Une salve formidable allait être donnée par les cuirassés. L’usage modéré, dotés de tourelles énormes, allait jouer un rôle de premier plan. L'assaut avait été prévu, millimétré par Red et tous connaissaient leurs tâches. L'attaque devait débuté dès que l'objectif serait en vue, sans perdre une seule seconde, évitant ainsi à l'ennemi de s'organiser.

C'est donc sans surprise que deux cuirassés envoyèrent leur bordée qui frappa la porte de Thriller Bark dans un son mat. Le vent était puissant et les navires étaient restés à bonne distance pour pouvoir s’engouffrer à travers la porte dès que celle-ci serait détruite. Sur l'usage modéré, le maître canonnier semblait avoir toutes les peines du monde à ajuster le tir des tourelles principales. John s’approcha poliment.

- Une entreprise difficile pas gros temps.
- Vous n’imaginez pas.
- A combien êtes-vous mon brave ?
- On est sur du 35 degré d’inclinaison mais le vent semble donner vers le bas…

John haussa les épaules, dégaina avec expertise et tira une balle. Celle-ci fusa non loin de Red pour finir par s’écraser en plein centre de la porte massive qui était pourtant distante de quelques centaines de mètres. Le maître canonnier avait l’œil vif, il aperçu malgré la distance la précision du tir. Quelques membres d’équipage avaient cru à instant que la balle était destinée au capitaine Red, mais ni lui, ni Wilson n’avait semblé perturbés par le geste.

- Beau coup.
- Vous en ferez de même en montant encore de 3 degrés, je vous en réponds.

Le canonnier aurait pu douté d’une telle parole, mais il était donné avec un tel accent de franchise et le tir du pistolero était si fameux qu’il porta la modification aussitôt.

Et il était temps ! Est-ce que Red avait attendu que la modification soit apportée ? Nul ne le sait, toujours est il qu’il annonça un « feu » net et sans appel. Celui-ci fut renvoyé plus bruyamment par Wilson en son rôle de quartier maitre et en un instant c’est le maitre canonnier qui donnait de la voix pour faire feu.

En quelques secondes l’ordre fut relayé sur tous les cuirassés. Ce ne fut dès lors qu’un grand fracas. Un nuage de fumée dense se matérialisa au niveau des navires tandis qu’une pluie de boulets vint rencontrer la porte.

Nous n’étions plus dans un bruit mat mais dans un bruit de choc puissant. Red frappait à la porte de Teach et ce n'était clairement pas une visite de courtoisie. Une seconde salve tout aussi bruyante se fracassa sur la porte qui commença à se disloquer. En un instant, ce monument de solidité s’effondra avec majesté et s’enfonça dans les eaux noires qui entouraient Thriller Bark. L'attaque était si rapide qu'on eut pu douté de résistance de la porte ; mais la vérité était simple : la puissance de feu de Red était colossale.

Les hommes de la treizième flotte hurlèrent de joie dans un mouvement très martial, ils furent accueillis par des hurlements de joie plus vulgaires de la brigade amerzonnienne qui était également de la partie.

John afficha un léger sourire de circonstance tandis qu'il regardait, mélancolique, ce prodige de maçonnerie disparaitre dans l'abîme sous les cris des assaillants.

- Ces paysans ne manquent pas d’envie.
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Le bruit des canons et les pas d’un équipage s’activant vivement. Le silence de l’appréhension et les cris de voir la cible choir dans les tréfonds. Le son de la guerre et celui des hommes qui ignorent à quel moment leur heure viendra. Alors ils profitent de leurs voix tant qu’ils le peuvent encore.

La porte détruite était une première victoire pour certains. Pour d’autres, un symbole : celui d’une marche arrière impossible. Nous étions tous condamnés à présent. Condamnés à vaincre ou à périr. Ce jour marquait le début d’une croisade envers l’un des hommes les plus puissants de ce monde, si ce n’est Le. Il marquait le début d’une longue survie. Car tant qu’il n’y aura pas de vainqueur, l’un traquera l’autre, et l’autre l’un.

Mes jambes ne tremblaient pas. Elles ne tremblaient plus depuis de nombreuses batailles déjà. Mais quand je regardais mes mains, les doigts semblaient greloter imperceptiblement. Debout sur la figure de proue, je posais ma paume sur le pommeau de ma lame pour la calmer. Ce jour ne serait pas le dernier…

Mais était-ce certain ? Tahar et moi avions été mis en défaite par un simple capitaine corsaire avec Impel Down pour conséquence. S’il fallait y retourner… Non, ça n’arrivera pas. Ici, il n’était pas question d’emprisonnement, uniquement de tuerie. Si nous échouions, ce sera la douce errance qui nous attendra. Dame la Mort sera là pour nous réconforter et nous border.

Mais, si je survivais, et que nous vainquions, Izya ne saurait détourner son regard de moi. Pas cette fois. Ce n’était pas pour Red que je risquais ma vie, mais pour une reine dragonne. Reconquérir un cœur comme l’on conquiert un territoire.

La porte tombée, nous entrions. Nous voilà dans la demeure d’un Empereur. Nous voilà à l’entrée de l’enfer.  
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« ON Y VA ! »

La voix de Lamia tonna juste après celles des canons. Dans un parfait ensemble, les hippocampes bondissants s’élevèrent du Bacchus et franchirent les portes qu’engloutissait la mer.

Comme le craignait Red, le Malvouvant, qui n’était pas Empereur depuis si longtemps pour rien, avait fortifié Thriller depuis qu’il occupait. De chaque côté de la porte, encadrant le canal permettant d’accéder plus avant dans l’île, s’élevait un mur circulaire truffé de canons que des hommes tournaient vers les envahisseurs.

Au cœur des ténèbres Thrill10

Les pirates du lac s’abattirent sur eux. Tournoyant autour des ennemis, une partie des chevaliers chargeaient avant de s'éloigner d'un bond pour se maintenir hors de portée des répliques. Leur harcèlement donna à deux groupes d’assauts l’occasion de se rassembler sur les murs pour attaquer en groupe les canonniers.

Lamia, la capitaine, dirigeait logiquement l’un d’entre eux. Le deuxième aurait dû être commandé par Triss mais cette dernière avait refusé de laisser sa meilleur amie seule dans la bataille. C’est donc Yoru qui, à la tête de l’autre escouade, avait la tâche de prendre possession du mur ouest. Ses ordres fusaient aussi vite que ses sabres, immédiatement exécutés par des chevaliers extrêmement disciplinés. Pas de grande différence par rapport à ses batailles avec l’élite, finalement.

La surprise et la rapidité d’action du plan de Red leur avait donné l’avantage et les pirates du lac gagnaient de plus en plus de terrain sur les murs. En bas, les premiers navires de la flotte du ténébreux s’engouffraient dans le canal, l'"Usage Modéré de la Force" en tête, naviguant habilement pour éviter les tirs de canons encore aux mains de l'ennemi.

« NE VOUS RELACHEZ PAS, aboya le samouraï, NOUS ATTAQUONS UN EMPEREUR, TOUT PEUT ARRIVER !
_ CUISINIER !! l’interpela comme pour lui donner raison l’un des chevaliers qui surveillait les environs avec comme consigne de le prévenir si quoi que ce soit de louche arrivait,UNE ATTAQUE !!»

Le samouraï se concentra sur l’autre bout du canal désigné par le soldat. Provenant de l’île, dans la brume qui couvrait jusqu’à cette zone, surgirent des trières aux éperons vindicatifs qui les chargeaient à 4 de front. Vu leur vitesse, ils allaient causer de gros dégâts. La brume qui avait facilité l’invasion se retournait contre eux.

Yoru chercha Lamia du regard. Les deux pirates désignèrent les canons, acquiescèrent d’un même mouvement et commencèrent aussitôt à donner leurs ordres.
Les pirates du lac tournèrent vivement les gueules de métal conquises vers ses nouveaux assaillants. Quelques instants plus tard et une pluie de boulets s’abattit sur les trières.

Une énorme explosion balaya les combattants, manquant de les faire tomber des murs où ils combattaient. Sonné, les oreilles bourdonnantes, Yoru jeta un œil effaré sur la vague générée par le souffle de l’explosion de la trière qui fonçait à présent du centre de l'île vers les pirates du ténébreux. Un leurre ! songea-t-il. Les bateaux étaient chargés d’explosifs !

«  TOUT LE MONDE A TERRE !Gueula-t-il à ses hommes.TENEZ VOUS AUX CANONS, A TOUT CE QUE VOUS POUVEZ ! »

Debout face à la vague déferlante, ses deux sabres à la main, le samouraï dressa devant ses hommes un mur bien dérisoire de son corps.
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Comme disait l'amiral Akainu, Ce qu'on ne peut pas résoudre avec de la puissance de feu, on peut le résoudre avec plus de puissance de feu. Pas forcément un raisonnement très fin, mais dans l'optique de la Justice absolue et de la négociation a grand coup de Buster Call dans ta face, ça se tient assez.

Et puis, difficile de ne pas adhérer a l'idée quand j'ai sous mes yeux la plus parlante des démonstrations. Pas un Buster Call, pas encore, mais pas loin, vraiment pas loin. Sur les six cuirassés qui nous entourent, dix huit tourelles détonnent à l'unisson. C'est comme se tenir debout au milieu du père de tous les orages, le fracas roule sur la mer, aussi puissant qu'une centaine de coups de tonnerre, la brume est chassé par un effet de souffle si puissant qu'il lisse les vagues autour de nous et fait trembler les énormes navires a chaque nouvelle bordée. L'air chargé en poudre se fait dense, irritant, irrespirable.

Et la bas, au delà de la porte, ou s'abat la grêle de fer et de feu, la terre de Thriller Bark jaillit en l'air en blocs compacts, vague après vague, comme pulvérisé et projeté de l'intérieur par une force monstrueuse capable de broyer sans s’arrêter tout ce qu'elle touche.

J'adore les canons.


De la porte détruite surgissent soudain des navires ennemis. La première contre attaque de la journée, aussitôt contrecarré par les Pirates du lac, déjà en position sur l'enceinte extérieure. Une bonne chose. Leur réaction rapide nous permet d'éviter le premier piège de la défense. Et au lieu de venir exploser au beau milieu de notre flotte, le premier navire kamikaze explose bien au delà. Une explosion qui embrase et vaporise instantanément ses trois compagnons, transformant la baie en un étrange brasier qui semble courir sur l'eau a notre rencontre, se propageant a toute vitesse en un cercle en pleine expansion...

Pas le temps hélas de venir en aide aux pirates qui nous ont permis de déjouer le piège. Plus qu'a espérer que leur position en hauteur suffira a leur éviter le pire, en attendant, il faut protéger le reste de la flotte. Même je suis persuadé que la coque d'acier des cuirassés les protégera de ses flammes, il est hors de question de tenter le diable.

Blak Hole !

Aussi violemment que l'explosion des navires en face de nous, je déverse une marée noire de ténèbres qui nappe instantanément le pont du Cuirassé, nous laissant baignant jusqu'a mi cuisse dans une épaisse brume noire avant de s'élancer sur la mer a la rencontre du cercle de feu qui continue a s'épandre vers nous.

Les marées de feu et de ténèbres se rencontrent a mi chemin de la flotte et de Thriller Bark. Pendant quelques instants le front se stabilise, flammes noires contre flammes jaunes, puis, toujours alimentés, les ténèbres prennent le dessus, et le brasier reflue, lentement absorbé par mon pouvoir.

-En avant !


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Les canons déversent des torrents de feu sur le rivage. Il n’y aura pas d’abordage ce jour. Teach, en homme prévoyant, n’avait laissé que quelques navires suicide qui servaient aussi bien d’explosif que de signal d’alarme. Et en effet, dès que les navires implosèrent, une myriade d’hommes fit son apparition sur la côte. Les armes levées, les visages renfrognés, tous semblaient prêts à en découdre. C’était là une démonstration plein et entière de l’habitude qu’on les hommes d’un empereur à être constamment en éveil. L’attaque, bien que massive, ne semblait pas les avoir plus surpris que cela. Il n’était pas plus effrayé par la démonstration de force qui s’étalait devant leurs yeux. Il faut dire qu’en matière de crainte, Teach se posait encore un cran au-dessus de Red.

Mais malgré leur confiance insolente et leurs visages patibulaires, les pirates de Teach n’étaient pas dans une posture exceptionnelle. De nombreux boulets de canon emportaient quelques hommes, les fusils commençaient à entrer en action, les sabres apparaissaient de plus en plus sur les ponts des différents navires.

Sur l’usage modéré de la force, la maitrise militaire était toujours à son paroxysme. Les canons tiraient avec une régularité exemplaire. Le maitre canonnier, revenu à des cibles plus conventionnelles et à une distance respectable, faisait un travail d’orfèvre en ajustant tous les tirs tel un maitre d’orchestre qui conserve un œil sur chaque instrument de musique.

John était là, contemplant cette avalanche de feu et d’acier qui tombait roide sur des hommes qui auraient préféré fuir mais qui restaient, conscients qu’une retraite est impossible. Wilson était à ses côtés, il se frappa les côtes en signe de satisfaction tout en se retournant pour voir si l’équipe d’assaut était prête. Car oui, il fallait débarquer, et un petit contingent de l’usage modéré de la force allait se mettre en branle pour faire une percée. Les hommes avaient été choisis avec minutie et étaient tous des vétérans de la première heure, des vrais tueurs d’hommes. John fit tourner avec aisance les barillets de ses colts qui filèrent dans un bruit jouissif.

- J’en suis. Déclara fermement John.
- Très bien. Répondit Wilson, trop préoccupé pour discutailler avec un homme qu’il savait résolu.

L’échange fut bref mais suffisant. L’on en était au stade du calme avant la tempête. Le moment où chaque homme sait que sa vie va peut-être s’éteindre. Cet instant si subtile ou les cœurs semblent battre à l’unisson et s’arrêter lorsque l’ordre tombe.

Cet ordre, c’est Wilson qui le donna en hurlant alors que l’usage modéré venait de se stopper au plus près de la plage.

- EN AVANT !

Et le contingent composé d’une centaine de soldats sauta à la mer comme un seul homme. John sauta dans les premiers, Wilson à ses côtés. Les deux hommes avaient de l’eau jusqu’à la taille et avançait péniblement. Les balles fusaient de tous les côtés et emportaient régulièrement des hommes. John conservait ses armes hors de l’eau. Toujours dans l’eau, les hommes étaient dans une position délicate et cherchaient avant tout à regagner la berge.
Un canon fit alors son apparition, dissimulé qu’il était par un camouflage élaboré. Wilson le vit et le pointa de l’index à destination de John. Le brouhaha était tel que la discussion était devenue inutile, John se contenta donc de se stopper. Il pointa son colt en direction du canon. Et il fit feu.

La balle fila en direction d’un baril de poudre placé derrière le canon. Elle toucha celui-ci et le tout explosa de la même manière que semblait le faire la moitié de la plage. Finalement les hommes touchèrent la terre ferme. Derrière eux l’usage modéré fournissait un effort soutenu pour leur offrir un tir de barrage digne de ce nom. Mais les pirates de Teach étaient toujours là et une mêlée allait s’ensuivre.

John et Wilson étaient côte à côte, ils tiraient, tuaient, hurlaient à n’en plus pouvoir. Les corps tombaient mais le flot des attaquants semblaient inextinguible.
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Du feu, des ténèbres, des explosions. Le conflit qui fait rage. Des cris, des râles, des morts. La bataille qui débute. Les soldats débarquent, je demeure. Après tout, je ne pouvais toucher l’eau. Dégainant ma lame, je les aidais en traçant une ligne bien visible sur le sol, dissuadant un moment nos adversaires d’avancer et permettant aux nôtres de gagner un peu de terrain vers la terre. Notamment lorsque le premier pirate qui franchit la ligne se retrouva tranché en deux aussitôt…

Enfin, j’aurais pu les rejoindre sur le front. J’aurais pu bondir dans le tas et en assommer un bon nombre d’une certaine aura. Mais nous ne sabordions pas un vulgaire port ou une petite base de la marine. Il s’agissait de la demeure d’un Empereur. Autant ne pas envoyer toute notre énergie dans la bataille dès le début. Il n’était pas encore question de vie ou de mort. Pas encore. Nous ne gravissions pas les étages un à un pour retrouver la lumière de la surface, mais nous plongions droit dans les ténèbres. Autant prendre une bonne bouffée d’air au préalable.

D’un bond, j’abandonnais un petit instant l’avant pour rejoindre le pont, aux côtés de Red.

« Izya n’est pas là ? Et le blondin ? N’avions-nous pas un accord ? Il est compliqué de poignarder un fantôme dans le dos… »

Les jambes dans sa mare noire et le brasier étouffé, le vacarme des fusils et des lames prenaient doucement la place des explosions. Impossible de murmure pour se parler, il fallait presque hurler pour s’entendre. Et pendant ce temps, le sang coulait…
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Sur les murailles de Thriller Back, le silence était retombé. Les canons s’étaient tus faute d’artilleurs pour les utiliser. Quelques flammes isolées léchaient encore les corps sans vie des deux camps. Il n’y avait nulle part trace de vivants.

~~ ~~

Thriller Back, quelque part au sud de la forêt des semi-morts, cimetière.

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« Je déteste cette forêt !
- Ça commence à faire un moment qu'on y est pourtant.
- Je sais… mais toutes ces tombes… elle me mettent toujours mal à l’aise. Tu sais ce qu’on raconte sur cette île…
- Des légendes. Plutôt que de craindre des fantômes qui n’existent pas, tu devrais te tenir prêt. Il parait que ceux qui nous attaquent sont dirigés par un type assez connu dans le coin. Un ex de la marine... Blue, je crois… Un balèze, en tout cas. Paraît qu’il aurait affronté un Amiral d’égal à égal.
- Surement pour ça que les généraux ont été convoqués au château avec Dame Méphora par le Boss.
- Surement. Et quand Slurg va revenir, je pense pas qu’il aimerait entendre tes genoux claquer. Alors arrête de te plaindre qu’on finisse cette ronde en silence ! »

Le soldat du Malvoulant grogna mais obtempéra. Lui et le type qui l’accompagnait, comme d’autres patrouilles, devaient s’assurer que personne n’approchait. Dans le cas contraire, ils devaient immédiatement donner l’alerte à la garnison stationnée un peu plus loin dans un avant poste du Malvoulant. Les forces de l’Empereur pourraient ainsi s’abattre en masse sur les envahisseurs.

« Dis… tu as entendu ?
- Bon ! ça suffit maintenant ! Arrête de chier dans tes frocs !
- Ecoute ! On dirait… un bruit de bulles !  
- Mais… tu as raison. Ça vient du marécage. »

Les pirates s’avancèrent prudemment vers l’étendue d’eau couverte de nénuphars si pleine de vase qu’on ne distinguait pas à 1 mètre de profondeur. Effectivement, de grosses bulles d’air venaient en crever la surface.

« Qu’est ce que… commença le septique en se penchant pour y voir plus clair. »

Le reste de sa phrase s’étouffa dans sa gorge lorsque un bras couvert de boue surgit brutalement de l’eau, griffant l’air avidement.

« GRAAAAAH ! fit le corps verdâtre d’algues et de nénuphars qui sortit de l’eau à sa suite. »

Le pirate jura, chercha à tirer son épée pendant que son compagnon, le visage défiguré par la terreur en constatant que d’autres corps surgissaient à leur tour de l’eau, se mit soudain à hurler :

« DES ZOMBIES, s’époumona-t-il !! DES ZOMBIES ! »

La première créature, attirée par ce cri, se jeta sur eux.

~~ ~~

« Tout le monde est entier ?
A peu près. »

Yoru essora sa tenue pour la débarrasser du maximum d’eau boueuse et parcourut les troupes du regard.

Juste avant que la vague de feu ne percute les remparts, il avait ordonné à ses hommes de sauter avec leurs hippocampes dans la mer pour esquiver la déferlante de flammes. Cependant, à peine sous l’eau, les animaux paniqués par les événements s’étaient élancés sans plus obéir aux ordres. Leurs corps puissants avaient fusé vers l’île, en direction d’un endroit sûr, ne remontant à la surface que pour mieux replonger et fuir le tonnerre des canons. La meute des chevaux de mer s’était ainsi engouffrée dans un tunnel immergé creusé dans la paroi de l’ile centrale de Thriller, finissant finalement leur course dans une caverne sous-marine contenant heureusement de l’air pour leurs cavaliers.

« On a eu de la chance que la caverne soit reliée à ce marécage, commenta Lamia. »

Sur les 300 pirates du Lac qui s’étaient élancés à l’assaut des murailles de Thriller Bark, 237 se trouvaient actuellement au cimetière, tachant de se débarrasser de la boue qui les maculait. Environ 200 manœuvraient encore le Bacchus. Les autres étaient portés disparus. Ou mort.

« Nous sommes assez avancés dans le territoire ennemi. Profitons en pour leur causer un maximum de dégâts. On va pouvoir se servir des informations que nous ont donné ces gus ! lança Triste Lune en même temps qu’un coup de pied aux deux pirates du Malvoulant qui gisaient ligotés et assommés au sol. Bien joué pour leur capture, samouraï.
- Aujourd’hui, je ne suis pas un samouraï…
- Allons bon. Et tu es quoi ?
_ Un SAMORAï ! répliqua Yoru en désignant les tombes. Tu as compris ? Samouraï, mort ? Trist ? Pourquoi tu t’en vas ? Trist ? »

~~ ~~

Pendant que les troupes de Red se battaient sur la plage, le régiment du Malvoulant stationné à environs un kilomètre du cimetière patientait. Pendant que, dans un autre endroit de l’île, un étrange et effrayant filet verdâtre s’abattait sur la forêt, signe avant coureur d’un assaut Marine, ce régiment se tenait prêt. Constitué de soldats disciplinés, il attendait que l’un des groupes d’éclaireurs signale une cible.

Aussi fut-il très surpris, ce régiment, lorsque qu’un groupe de zombies chevauchant des hippocampes leur tomba dessus à l’improviste, frappant vite et fort pour sévèrement clairsemer ses rangs avant qu’il ne puisse se reprendre.

A la tête de cet assaut, deux chevalières et un samoraï dont les lames et les mousquets semaient la mort et la destruction.

«  A moi ! lançait Lamia pour galvaniser ses troupes, en avant pirates du Marécage ! »
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Dans un ballet soigneusement planifié, les cuirassés viennent s'encastrer deux par deux dans le sol meuble de Thriller Bark, les passerelles de débarquement s'abattent sur l'ile et la tête de pont maintenant dégagée par John, Wilson, les gars de la première vague et le soutien de Reyson, devient immédiatement un terrain de débarquement pour quelques milliers d'hommes qui se déversent par vagues successives sur l'ile maudite. Chaque groupe s'élançant immédiatement vers la lisière de la forêt pour dégager la place pour les suivants pendant que les cuirassés reculent en ordre pour se remettre à tirer. Délaissant la plage pour pilonner maintenant la forêt à coup de fusées incendiaires, s'ingéniant globalement à rendre la zone aussi invivable et intenable que possible pour ceux qui y sont probablement retranchés à nous attendre.

Et l'Usage Modéré de la Force étant le premier navire à toucher terre et le dernier à la quitter, nous disposons d'assez de temps sur le pont de commandement pour causer d'autre chose que de l'assaut en cours, et se rappeler dans la foulée que certains ici ne sont la que pour tout a fait autre chose que le défi craché à la gueule de Teach.

-Elle doit être en route, j'ai envoyé le Kraken la chercher quand on a quitté Armada. Et tu sais comment ça marche, il n'y a qu'en plongée qu'ils ne répondent pas. Je te parie qu'elle sera la avant qu'on arrive au château.

Et ce serait bien qu'elle arrive rapidement. D'abord parce qu'un dragon est globalement particulièrement utile en toute circonstance, mais surtout parce que je ne vais vraiment pas pouvoir gérer Reyson s'il commence à jouer les empêcheurs de démolir peinard. Heureusement que le bruit de l'artillerie réduit vachement la possibilité de tenir de longues conversations...

-A toi la flotte Marvin, on descend a terre. Tu viens Reyson ?

Et attrapant Reyson sans lui laisser le temps de répondre, je nous laisse soudain couler dans les ténèbres, disparaissant un bref instant pour ressortir au niveau du sol, surgissant de la nappe noire a quelques pas de Wilson, déjà fort occupés a répartir les zones d'assaut des différentes équipes.

-Wilson ! On prend la tête vers le château. Rei suit le chenal pour débarquer au Nord est et les prendre en tenaille ! Le gros de leur force est au delà de la forêt, en train de se déployer autour du château. Les gars de Lamia sont déjà la bas, en train de se battre dans un cimetière dans cette direction la, il me faut quelqu'un pour les rejoindre et leur sortir les couilles des ronces !

Quelqu'un...

-Hey flingueur ?! le boulot te tente ?


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A peine revenu sur Armada que j'ai entendu parler d'un projet. Un projet de Red. Un projet ambitieux. Il veut attaquer Teach. Et il m'a engagé pour l'aider. Après tout, je suis désormais un mercenaire qui se vend au plus offrant. J'ai embarqué dans un des monstrueux bateaux du capitaine. Ces trucs sont des cuirassés de la marine, mais version géante. Genre, vraiment géante. Je suis parti explorer le navire, à la recherche des cuisines. Aucune idée de quel navire je suis sûu. Il peut s'agir de celui du capitaine comme d'un autre. On va bien affronter un empereur, après tout. Les passagers blêmissent un peu en me voyant déambuler dans les couloirs. J'ai beau les rassurer comme je peux, ils ne sont pas spécialement ravis de m'avoir. J'suis connu pour avoir trahit deux camps, rien ne leur dit que je ne vais pas récidiver une troisième fois. Puis après quelques jours, ça passe. C'est pas le navire de Red finalement, juste un parmi tant d'autres.

Un certain temps plus tard, l'effervescence gagne le bateau. On est arrivé en vue de l'objectif. Je monte sur le pont supérieur et observe le phénomène étrange. Une brume épaisse recouvre tout. Le soleil ne perce même pas, il ne fait que se refléter maigrement sur les gouttelettes d'eau. C'est ça, le triangle floriant dont tout le monde parle ? Le truc le plus effrayant de Grand Line ? L'endroit d'où les bateaux ne reviennent jamais ? Sauf Tahar. Lui est revenu. Rapidement, les canons tonnent. La venue est annoncée, autant entrer en grande pompe. Le bruit m’érafle les oreilles. Tellement de puissance de feu en un si petit regroupement, ça laisse des traces. La porte cède, des bateaux apparaissent. Des bombes si je comprend le truc. Puis vient la partie la plus amusante, la plus intéressante, celle qui m'excite. Red délivre ses pouvoirs. Son logia s'active. Une brume sombre enveloppe la zone, absorbe les flammes comme la nuit avale l'horizon.

« C'est donc vrai. Il peut absorber des trucs … Intéressant. Très intéressant. Définitivement digne d'intérêt.
Ça vous arrive souvent de parler tout seul ?
J'suis le seul qui m'comprenne, donc ouais.
Pauvre de vous. »

Je regarde le marin tout à fait ordinaire qui me cause. Il n'a rien de spécial. Pourtant il me plaint. Non mais il se prend pour qui ? Pire encore, il me prend pour qui ? Je ne suis pas une de ses sous-merde. Je suis quelqu'un d'exception. Je suis … en train de rater le spectacle. Les hommes débarquent, pataugeant dans la flotte. Heu … Ouais, je peux pas faire ça, moi. Alors j'utilise le geppou devant les hommes qui me regardent éberlué, comme si je faisais un truc impossible. Ah, vrai, c'est impossible pour eux. Sur la berge, beaucoup se font tirer comme des lapins. Ils n'ont aucun moyen d'échapper à leur sort. Pauvre d'eux. Enfin, ça m'importerai si jamais je pouvais ressentir un tant soit peu d'empathie, ce qui n'est pas le cas actuellement. Je ne peux pas m'encombrer de ces trucs inutiles. Aujourd'hui, on abat un empereur. Comme je ne sais pas de combien d'hommes disposent Teach, on va supposer qu'il a vingt fois plus d'hommes que Red. Il faut donc que chacun de nos hommes tuent vingt des siens pour égaliser le score.

C'est impossible vu comment ça se passe. On est à découvert, ils ont l'avantage de la surprise et de l'armement. Nous on a quoi ? Ah oui, on a nos armes. Red est souvent accompagné de Reyson et Wilson. Reyson doit être puissant. Mais il ne peut pas sauver les hommes. Moi, je peux. Je me laisse tomber sur la berge devant tout le monde. Je soulève du sable. Je tape du pied, tends mes bras de chaque côté de mon corps. Aussitôt, un mur de terre jaillit. Hors de question que j'utilise trop de forces avant que ça ne soit nécessaire. Mais voir ces incapables mourir bêtement m'indispose. Ça pourrait nous faire prendre un désavantage. Et contre Teach, c'est fatal. Alors pas question.

« Restez derrière à l'abri. Je vais ouvrir des fenêtres de tir à hauteur de vos têtes. Tenez vous prêt. »

On dit qu'une personne, si c'est la bonne, peut tout changer. Je ne suis peut-être pas celui qui tuera Teach, mais je vais participer à ma manière. Sauver les hommes de Red est un premier moyen. Rapidement, les hommes s'amassent derrière ma protection. Mon mur fait deux mètres d'épaisseur, trois de haut pour trente de long. De quoi abriter et sauver pas mal d'hommes. Comme prévenu, des fenêtres s'ouvrent. Elles font vingt centimètre de côté, assez pour mettre une tête et un fusil. Les ripostes fusent désormais. Mais je sais aussi qu'une armée qui ne bouge pas est une armée morte. Alors je fais rouler la terre tout en bas du mur afin d'avancer. On avance à une allure demi ordinaire. Pas trop rapide pour qu'ils puissent viser, et laisser aux autres le temps de débarquer, mais pas trop lent non plus pour se faire exploser. Ce qu'il y a de bien, c'est que s'il y a des mines, mon mur le détectera. Quand il passera dessus, elle explosera, endommageant ma protection. Donc ça permet d'éliminer des inquiétudes inutiles. Puis comme je garde le contact avec, je peux le renforcer en cas de besoin.

« Plombez leur le cul ! Trouez les comme les porcs qu'ils sont ! Montrer de quoi les pirates d'Armada sont capables ! SI vous tombez, tâchez au moins d'en emmener un maximum avec vous. Sinon on vous fait revenir de l'enfer pour vous y renvoyer. »

Petit discours à ma façon. J'suis pas doué, mais j'ai pas besoin de l'être. Les hommes qui auparavant se méfiaient de moi sont bien content de trouver ma protection. Je les empêche de passer à l'état de cadavre. Bon, après je dis pas qu'il n'y en a pas qui se font troués, hein. Juste qu'il y en a moins. Et on progresse comme ça, petit à petit. Et j'entre en grande pompe. Arrivé près de la forêt, mon mur se met à cracher des balles en terre pour transpercer tout ce qui peut l'être. Les arbres ne font pas exception à la règle. Ça serait mieux si on pouvait les tailler quand même ...

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Dernière édition par Clotho le Lun 17 Oct 2016 - 12:14, édité 1 fois
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Le combat faisait rage dans la forêt de Thriller Back. Les pirates du Marécage, après avoir dominé la bataille en profitant de leur assaut surprise, peinaient maintenant à rivaliser contre la puissance des soldats du Malvoulant. La différence entre des pirates du nouveau Monde et de Grand Line se faisait déjà sentir.
Trois d’entres eux, en revanche, posaient réellement problème aux hommes de l’Empereur.

« Il serait temps de passer à l’étape deux, suggéra Yoru tandis que chacun de ses sabres bloquaient un ennemi.
_ Je suis d’accord, acquiesça Lamia en assénant deux coups d’estoc de sa lance pour envoyer valser les pirates que le samoraï affrontait. Trist, le signal ! »

Triste Lune leva sa lance pistolet et actionna un levier. Une détonation suffisamment puissante pour couvrir le vacarme de la bataille retentit. Aussitôt, les chevaliers se replièrent dans la forêt, déployant toute la puissance de leur hippocampes pour semer leurs poursuivants.

Un ordre fusa chez les hommes du Malvoulant qui arrêtèrent la poursuite pour se regrouper. " Ce sont vraiment des soldats entrainés, songea Yoru qui était resté en arrière pour couvrir ses troupes avant de disparaître à son tour dans la forêt".

~~ ~~

Forêt des semi-morts, cimetière.

Un silence pesant régnait parmi les tombes. Cet endroit de l’île, si c’était possible, était encore plus brumeux que le reste de la forêt et les hommes du Malvoulants scrutaient avidement le brouillard pour distinguer les environs. Planqué au sommet d’un arbre, observant au travers des branchages nus, Yoru  suivait leur progression grâce au mouvement de la brume qui semblait s’animer lorsqu’ils la traversaient.

« Ils arrivent, murmura-t-il dans un den den mushi. A mon signal. »

Quand les troupes de l'Empereur attinrent le marécage, ils n’avaient encore croisé aucun ennemi. Soudain, l'étendue d'eau devant eux s’anima, explosant à plusieurs mètres de hauteur. Les hippocampes, qui venaient de surgir en geser du marécage, s’abattirent sur leurs ennemis, les chevaliers qui les montaient frappant avant de bondir hors de portée. Tirant ses sabres, Yoru se joignit à la bataille. Les pirates du Malvoulant, de nouveau déstabilisés, mirent du temps à se reprendre pour riposter, d’autant que des cris provenant de l’arrière de leur colonne indiquaient que Lamia et Trist, commandant chacun un groupe de chevaliers, avaient enfoncés leurs flans.

~~ ~~

Lamia combattait avec sa férocité habituelle, sa lance tourbillonnant et frappant avec rapidité et précision. Mais l’homme qui s’était soudain dressé devant elle esquivait avec adresse, déviant ses coups avec ses deux lames courtes avant de riposter de puissants coups de pieds. L’un d’entre eux atteint la capitaine du Lac, l’envoyant s’écraser contre une tombe qui se fissura sous le choc.

Lamia se redressa péniblement. Comme si elle n’était que quantité négligeable, l’homme s’était désintéressé d’elle, dispensant plutôt la mort parmi les chevaliers plus poches de lui. A son arrivée, les hommes du Malvoulant s'étaient galvanisés et reprenaient maintenant l’avantage. La vassale de Red se redressa avec fureur. Elle ne perdrait pas encore une fois !
L’homme fut soudain devant elle, ses deux lames traçant un arc de cercle lumineux en direction de sa tête.

Deux sabres surgirent de nulle part, bloquant dans un son de cloche étourdissant les épées courtes. L’instant d’après, une lance se mêla au combat, visant le torse du redoutable pirate qui n’eut d’autre choix que de s’écarter d’un bond.

« Tout va bien Lamia ? »

Trist et Yoru, venus au secours de leur capitaine, observait Slurg, le général du Sud, qui les toisait de son regard froid.

Au cœur des ténèbres 25977211

« Attention à celui-ci, prévint Lamia en se relevant, il est beaucoup plus fort que les autres ! »

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Les hommes se déversaient des cuirassés en un flot interrompu. L’on se battait encore à quelques endroits sur la plage, où des poches de résistance subsistaient, mais le débarquement était d’ores et déjà une réussite. Le contingent détaché par Red,  constitué notamment de Wilson et John, avait déjà terminé son office. Le flingueur fumait une cigarette aux côtés de Wilson lorsqu’un brouhaha énorme se fit entendre à quelques encablures. C’était clotho qui rivalisait de démonstration de puissance face à des combattants médusés, difficile de savoir lesquels des pirates de Red ou de Teach étaient le plus surpris par un tel étalage de force brute.

John expira une longue bouffée de cigarette qui forma un nuage épais autour de lui. En voyant ce spectacle, un léger sourire se dessina sur ses lèvres. Wilson à ses côtés semblaient tout aussi amusé par la situation.

- C’est une entrée en matière peu conventionnelle.
- C’est que certains ne peuvent pas se contenir après une longue traversée en mer.
- Certes. Tout de même, là nous sommes dans ce que l’on pourrait dire « une forme d’excès ».
- Bah ! Tout apparaît excessif à un homme qui est resté quinze ans dans une bouteille.  
- Je dois me faire un tantinet blasé également, cependant...

Wilson y alla d’un petit rire, claqua l’épaule de John et s’en alla reformer les troupes et organiser le débarquement.

John quant à lui entreprit de se rapprocher de Red, son commanditaire et l’homme qu’il avait résolument décidé de ne pas quitter jusqu’à ce que sa tâche soit dûment complétée. Il ne fut pas difficile de trouver le capitaine, jaillissant des ténèbres, le costume écarlate et le chapeau solidement enfoncé sur le chef. Replaçant sa cigarette en commissure de lèvre, le pistolero allait prendre la parole mais il fut devancé dans son action. Il se contenta donc de se gratter négligemment la joue, en homme qui aime autant écouter que prendre la parole.

- … Les gars de Lamia sont déjà là bas, en train de se battre dans un cimetière dans cette direction là, il me faut quelqu'un pour les rejoindre et leur sortir les couilles des ronces !


Ce phrasé franchouillard, qui se retrouvait tant chez Red que chez Wilson, avait le don de provoquer sur John des accès de bonhomie.

- Hey flingueur ?! le boulot te tente ?

La question apparaissait presque rhétorique pour John qui s’était engagé à mourir pour Red tant que sa dette ne serait pas réglée. Il leva la main vers Wilson qui, comprenant le signe, donna quelques ordres inaudibles à des matelots proches de lui.

- Pour sûr capitaine, justement j’avais pris le soin de faire embarquer un petit quelque chose de mon cru à bord de l’usage modéré.

Et justement, les matelots interpellés quelques minutes auparavant par Wilson avançaient vers lui. Ils tiraient un cercueil de belle taille, de facture ordinaire mais d’apparence solide. Le bahut recelait un trésor bien lourd tant les matelots étaient devenus rougeauds et laissaient un sillon profond dans le sable. John remercia rapidement les hommes et attrapa une hanse du cercueil de la main gauche.

Un bref signe de tête fut délivré à Red.

- Si vous me cherchez capitaine, je suis au cimetière à ôter des ronces quelques testicules.

- Gare à la piqûre. Glissa subtilement le maitre d'Armada.

Et il prit la direction du cimetière tout en tirant le cercueil. L’aisance avec laquelle il tirait celui-ci fit forte impression sur les matelots qui avaient tant souffert. Wilson, avec qui une vraie amitié commençait à naitre, salua le pistolero d’un geste plein de dignité.

- Te fais pas tuer dans ta première mission John !
Hurla Wilson mi-inquiet, mi-amusé.  
- J’ai trop de conscience professionnelle pour ça ! Rétorqua-t-il sans se retourner.
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« N’oublie pas ta parole Rossignol. »

Léo devait périr durant cette bataille. Que ce soit sous les frappes d’un adversaire ou par une balle perdue… N’était-ce pas ainsi qu’il m’avait convaincu de venir combattre à ses côtés ?

Un voyage dans les ténèbres et une avancée derrière une motte de terre. Des explosions et de la poudre aux yeux. Les pirates d’Armada ne pouvaient donc se battre sans se donner en spectacle ? Certes c’était utile. Certes c’était beau, grand et immense. Certes je ne pouvais contrôler un élément ainsi et mes techniques étaient biens moins visibles. Certes je suis un peu jaloux. Mais ça ne veut pas dire qu’ils sont meilleurs pour autant.

Le mur au centre, Rossignol protégeait le flanc droit et moi le gauche, de telle sorte à ce que les ennemis ne puissent contourner l’infrastructure aisément. Et nous avancions dans la forêt, attaquant hommes et arbres, nous enfonçons lentement dans la brume qui n’augurait rien de bon. Au bout de quelques minutes, nous n’entendîmes plus de coups de feu venant d’en face. Plus de râles humains non plus. L’ennemi avait battu en retraite, semblerait-il. Nous devions traverser la forêt, et sans doute une embuscade nous attendait en approchant du château.

Nous avancions à pas de loup, à l’affut du moindre bruit, du moindre piège. Les rangs formés, nous nous demandions par où viendra le prochain assaut. Des rumeurs commencèrent à circuler dans la troupe. Certains avaient vu des arbres bouger. D’autres parlaient d’une ombre qui les avait poussés. D’aucun ne semblait très rassuré, mais ils se contenaient tous. Le brouillard ne faisait qu’ajouter une couche au phénomène mystérieux…

Mais lorsqu’un arbre tomba lourdement sur le chemin, le doute n’était plus permis : il y avait bien quelque chose dans cette forêt. Ou quelqu’un. Plusieurs quelques-uns ? En y regardant de plus près, on pouvait discerner des contours sombres de-ci de-là. En s’approchant, on distinguait une fourrure. Un manteau de poils sombres comme les ténèbres de Red. Les monstres de la forêt du tristement illustre Thriller Bark ? Qu’allions-nous affronter ? Des bête-zombies ? Ou de bêtes zombies ? Des quadrupèdes. Deux iris fendant la brume.

Voyez ces bêtes et soyez témoins de leur monstruosité. Les ombres s’amassent et voici que notre garde se lève. Elle ne prendra fin qu’au glas du conflit. Nous ne porterons pas de couronne mais nous en tirerons de la gloire. Nous vivrons et survivrons à notre poste. Nous sommes l’épée au cœur de l’océan, le guetteur sur le pont, le bouclier qui protège la cité flottante Armada. Nous vouons une partie de notre vie et de nos ripailles à la communauté. Pirate pour cette nuit et toutes les nuits à venir…

Les ombres de tailles variables, de dix à trois hommes, se mirent à hurler. La mélopée se propagea d'une silhouette à l'autre pour ne former qu'un brouhaha difforme dans la pénombre. Mais en tendant l'oreille, on pouvait discerner un mot :

« MIAOU ! »



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Les ombres surgissent de la brume et nous bondissent dessus, droit sur mon mur. Ma défense est puissante, résistante à tout ce qui n'est pas plus fort que moi. Aussi, je pensais qu'elle allait résister à des gros chats. Je faisais erreur. La première créature fonce tête baissée dessus et l'explose au centre, apparaissant juste devant moi. Je suis surpris qu'elle aie réussie, et pris de court car elle ne semble même pas avoir mal. Deux autres jaillissent de chaque côté. Il s'agit de chats géants. Qu'ils soient issus de modifications génétiques volontaires ou non, une anomalie ou une nouvelle race, ils vont disparaître. D'un soru j'apparais sous la bestiole. Je soulève mon sabre pour le trancher, sauf qu'au moment où mon arme devrait le toucher, il n'y a plus rien. Je tranche de l'air, ce qui n'a aucun effet. Par contre, un truc vient me cueillir dans mon saut. Une grosse patte noire qui m'expédie dans le décor. Je me relève rapidement. Les hommes n'ont aucune chance face à eux sans mon mur, alors ils reculent.

Je me maudis de ne pas avoir appliqué mon idée avant de partir d'Armada. Je voulais utiliser des chiens, leur mettre des bombes dessus, et les envoyer droit sur l'ennemi. Ça aurait foutu un sacré bordel dans les rangs de Teach. Mais on a refusé cette idée parce qu'il n'y avait pas assez de chiens, et que c'est cruel. Cruel ou pas, ça aurait été efficace, et c'est le seul truc qui compte. Les matous n'arrêtent pas de bondir façon ninja. Ils sont vachement rapides et agiles pour leur gabarit. J'ai du mal à suivre leurs trajectoires. Malgré mes sorus, je ne parviens pas à les toucher. Ils laissent des images rémanentes qui me perturbent car j'ai du mal à savoir quelle elle la réelle. Alors j'utilise mon logia et lance des poings de terre en face, en hauteur comme au sol, le tout dans un angle de 120°.

Je vais forcément finir par toucher quelque chose. J'espère. Le manque de visibilité fait chier. Malgré ma vision exceptionnelle, je ne distingue que des ombres, des formes vagues. Plusieurs arbres tombent suite aux mouvements des monstres ou se brisent en plusieurs morceaux. Comme on a pas que ça à faire et qu'on va pas rester bloqués dès l'entrée, on va accélérer et changer de tactique. J'arrête ma technique et avance jusque dans la forêt. Une couche de terre se répand sous la forme d'une vague de cinq centimètres de haut. Rapidement, plus de cent mètres autour de moi sont recouverts. Tout dans le périmètre est enterré, excepté les êtres vivants. Désormais, je sens tout ce qui entre en contact avec ma création. Je suis au courant de tous les pieds qui se posent dessus, ce qui me permet d'en déduire la position du corps et la direction. Je ferme les yeux afin de me concentrer d'avantage et d'être en mesure de tout ressentir.

Je sens le poids des arbres qui tombent sur ma terre, et de temps en temps, des grosses pattes qui disparaissent bien vite. Je me concentre un peu plus et me prépare au combo. Dès que ma terre vibre à cause du poids d'un animal, elle enserre sa patte à vitesse grand V, l'empêchant de partir. Puis je lui fonce dessus à l'aide d'un soru et donne un coup de sabre en plein dans le félidé. Le félin braille un coup, donne des coups de pattes qui me transpercent sans me blesser, puis plus rien. Il tombe et ne bouge plus. Un de moins, il en reste encore plusieurs. Ils émettent un bruit bizarre qui doit dire qu'ils ne sont pas content. Comme si ça allait changer quoique ce soit pour moi. Les yeux toujours fermés, je me concentre sur mon haki de l'observation. La Force doit être avec moi. Elle me permet de faire des choses folles et de rester en vie, alors autant l'utiliser. Ma terre me donne des indication quant au sol, et le haki balaie les airs. Il détecte un truc qui se rapproche en se déplaçant comme un éclair, en zigzag.

Je tourne mon sabre verticalement de manière à ce qu'il soit juste devant moi. Je laisse l'animal s'approcher. Quand je sens sa patte qui touche mon corps, j'abaisse mon arme. Du sang me gicle dessus, un miaulement s'échappe de mon adversaire, puis plus rien. J'ouvre les yeux et vois une traînée de sang, mais plus rien devant moi. Il s'est enfuis juste à temps. Comme s'il avait l'empathie lui aussi qui lui a indiqué qu'il allait mourir s'il continuait son attaque. Impossible. Les animaux n'ont pas l'empathie. Enfin, que je sache. Non ? Si ? Plusieurs bestioles m'ont dépassé pour aller s'occuper des pirates derrière moi. Red ne va en faire qu'une bouchée avec ses ténèbres. Face à des adversaires qui bougent beaucoup, j'ai du mal. Je suis habitué aux types statiques qui bougent très rarement. Je ne peux pas attaquer à l'aveugle ou je vais dépenser trop d'énergie avant de vraiment en avoir besoin. On affronte l'équipe du Malvoulant, la moindre erreur et s'est la mort directement.

D'un seul coup, mon haki m'indique un danger, je ressens des présences qui me foncent dessus à toute allure. Je ne peux pas esquiver, pas le temps. Alors on va contrer. Un coup de patte détruit mon bras droit que je reconstruit aussitôt et frappe mon assaillant violemment, l'envoyant valser plus loin. Une griffe tranche mon corps verticalement. Je me reforme et tranche l'air de mon sabre. Je réussis à contrer et blesser plusieurs matous, mais ils m'ont détruit plusieurs fois. Il y en a un qui reste en face de moi et se prépare à bondir. Il joue comme si j'étais une souris. Sauf que je ne suis pas la proie, mais le prédateur. Avec ses grosses pattes sur ma terre, il est prêt. J'enserre ses quatre membres rapidement, puis lui assène un violent coup sur la tête. Mon bras ayant doublé de volume, ma force ayant augmentée, la tête du félin explose à l'impact. Pas de hasshoken, juste un coup trop puissant pour son squelette visiblement fragile. Je souris. Un de moins. Reste je ne sais combien. J'entends des cris derrière moi, mais je m'en fou, j'avance droit devant.

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Dernière édition par Clotho le Lun 17 Oct 2016 - 12:18, édité 1 fois
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Le sabre gauche de Yoru bloqua l'attaque frénétique d'un pirate tandis que le droit jaillissait pour perforer le cœur de Slurg. Celui-ci dévia l'attaque d'un geste négligeant de l'un de ses couteaux tout en continuant à tenir les lances de Lamia et Trist en respect.

" Technique samouraï. SAMOURAÏLGUE ! "

Les trois pirates qui venaient de surgir du brouillard furent très surpris de recevoir des algues du marais dans la tête. Ils n'eurent cependant pas l'occasion de s'extasier sur la précision du guerrier de Wano, ce dernier profitant de l'instant durant lequel ils se débarrassèrent des plantes pour frapper. Les trois corps n'avaient pas fini de s'effondrer que le marine joignait de nouveau ses forces à celles de ses amis.

Le général du Sud se jetait avec violence dans la moindre faille de ses adversaires. Même à trois, les pirates du Lac n'étaient toujours pas parvenus à le vaincre bien que leurs assauts combinés l'aient atteint plusieurs fois. L'homme de l'Empereur n'avait pourtant aucune égratignure, sa peau plus dure que l'acier déviant les attaques.

Autour d'eux, les cris et les coups de feu retentissaient et des ombres s'affrontaient dans le brouillard. Suivre l'évolution du combat était difficile mais il semblait à Yoru que des hommes de Slurg tentaient plus souvent qu'avant de secourir leur chef et qu'il trébuchait sur de plus en plus de blessés ou morts d'Armada. La capitaine des pirates du Lac fit signe à sa seconde qui tira en l'air : puisque la bataille tournait en leur défaveur, il était de nouveau temps de fuir par les marais. La détonation retentit parmi les tombes mais rien, dans les bruits qui leur parvenaient, n'indiqua que les hommes d'Armada se repliaient.

Une brise légère dissipa un peu la mer de brouillard et apporta une réponse : les hommes du Malvoulant étaient parvenus à encercler les soldats de Red, leur coupant la retraite vers les marais. Les rares hippocampes qui avaient encore la force de bondir par dessus leurs rangs se faisaient cueillir au vol par des tirs de fusils.

Lamia jura et amorça un mouvement pour secourir ses troupes, instant d'inattention qui lui valut de ne pouvoir n'esquiver que d'un cheveux une attaque de Slurg.

" Lamia ! Trist ! rugit Yoru en s'interposant devant le général du Sud, Allez-y ! "

Les vassales de Red s'élancèrent, sautant sur le dos de leurs hippocampes. Elles chargèrent les troupes du Malvoulant, leurs lances tourbillonnantes ouvrant la voie. Pendant ce temps, Yoru rivalisait de technique avec le général du Sud, ses lames affrontant dans un ballet étincelant les couteaux de Slurg dont le visage froid se teintait d'un amusement cruel. En quelques instants, Lamia et Trist commencèrent à être submergées. Yoru céda du terrain, peinant à faire face à son adversaire. Quant au cercle des hommes du Malvoulant, il s'apprêtait à engloutir ceux de Red.

Une rafale de balles força Slurg à s'éloigner du samouraï. Le général esquiva des tirs sur plusieurs mètres avant d'être contraint de se planquer dans un grand massif de ronce. Juste après, des pirates s'effondrèrent autour de Lamia et Trist au rythme de détonations qui résonnèrent de quelque part dans la forêt, donnant le répit qu'il fallait aux deux guerrières pour se dégager. D'un bond prodigieux de leurs hippocampes dopés à l'adrénaline, elles attinrent finalement leurs soldats.

"Chevaliers ! Gueula aussitôt Lamia, nous faisons face ! Boucliers !  "

Une clameur résonna parmi les hommes du lac. Une muraille de boucliers hérissés de lances les séparèrent soudain de leurs assaillants et incita ses derniers à réfléchir avant de charger.
L'avancée des pirates du Malvoulant était stoppée.

Sur un promontoire rocheux émergeant du brouillard à bonne distance de là, un pistolero salua ses alliés d'un geste nonchalant de la main. Il tenait de l'autre une imposante gatling qu'il dirigeait, visiblement avec efficacité, en direction du champs de bataille. Un immense cercueil trônait à sa côté.

- " Celui-là, on peut dire qu'il... "tombe" bien ! reconnut Yoru. "

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Voir un chat jouer a découper une souris sans la tuer c'est au choix amusant ou cruel, mais ça reste relativement anodin. Quand on transpose avec des grands fauve et une vache par contre, c'est tout de suite plus significatif. Et quand grand veut dire que les fauves en question sont plutôt du genre a pouvoir confondre des types normaux avec des souris, ça devient carrément inquiétant.

Et je sais de quoi je parle. Une fois je me suis battu a mains nues contre un tigre...

Heureusement que mon nouveau logia est dans le coin. Moins flamboyant que Grey, moins bouillant qu'Aoi, mais tout aussi coriace et destructeur quand il s'agit de démolir en ratissant dans les grandes largeurs. Peut être un poil trop démonstratif ?

Ne rase pas tout Clotho. C'est mon ticket pour la vie de château...

La terre tremble et se secoue comme un tapis vivant, les arbres s'effondrent, les gens roulent au sol, les monstres miaulent, feulent, se rue sur les rangées de fusils qui tentent avec application de leur trouer la peau.

Mais quand on fait face a un bestiau de deux tonnes, les balles suffisent rarement.

D'une pensée je me projette au devant des monstres. Goutant l'ubiquité désormais familière que me procure l'empathie et me heurtant de plein fouet aux émotions que dégagent les félins. Fureur, colère, soif de sang et pure joie meurtrière a l'idée de la chasse et du combat. Pendant un instant que je pourrais étirer à l'infini je suis chacun de ses monstres en chasse, boules de muscles puissants, de griffes, de crocs, prêts a massacrer, mutiler, tuer. Je savoure avec eux la sensation grisante d’être le prédateur le plus redoutable de l'ile, le sommet de la chaine alimentaire démente de Thriller Bark... Puis je les frappe.

Tous, en même temps. M'imposant soudain dans chacun de leurs esprits, écrasant leur volonté de la mienne, la martelant et la pliant jusqu’à l’annihiler presque complétement pour les forcer à m'obéir.

Cessez le feu !

Devant la rangée de fusil, le plus gros des matous vient de se figer en plein bond pour s'aplatir soudain au sol, poils hérissés, oreilles plaqués contre le crane, immédiatement suivi par tous ceux qu'on peut voir autour de nous.

Héhé, gentil le chat...

J'adore le Haki Royal. Pas étonnant que Toji n'ai jamais voulu l'apprendre a personne...

Un geste et tout le monde reprend la progression dans la forêt maintenant étrangement silencieuse. Quand a moi, plongé dans la vision que m'offre l'empathie, je suis déjà au delà. Au delà de l’atmosphère étouffante de la forêt maudite et de ses arbres morts et pourrissants, au delà de la plaine parsemée de tombes innombrables qui s'étend derriére, et ou Sengoku, John et les pirates du Lac résistent héroiquement en attendant les renforts qui tardent, au delà des dépendances du château d'ou se dispersent les troupes et les généraux qui se pressent maintenant à notre rencontre. Au delà même de la noirceur oppressante qui suinte littéralement des murs de la bâtisse ou se trouve l'Ennemi.

La bas. A l'autre bout de l'ile.

J'ai retrouvé Louve.


-Patron ? Un souci ?
-Quoi ?!
-Devant ? Un souci ?  
-Non. Ils sont en train de se retrancher dans le cimetière, c'est la bas qu'on va se battre. Active les gars. Je veux qu'on leur tombe dessus pendant qu'ils nous croient encore en train de se battre dans la forêt.
-Tout le monde a entendu le patron ?! En avant !


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Progresser à travers Thriller Bark fut une entreprise bien plus simple que prévue. John ne se fit tout bonnement passer pour le fossoyeur du capitaine Teach. Son visage semi-ouvert, son immense cercueil et surtout sa mauvaise mine eurent tôt fait de convaincre toutes personnes le rencontrant. Il se trouve que par pur fait du hasard, le poste de fossoyeur était celui qui changeait le plus souvent dans l’équipage du Malvoulant. Il n’était pas rare que dans un accès de colère, le sombre capitaine venait à tuer le fossoyeur par manque de vivants. John suscitait donc peur au sein des hommes le rencontrant, le fossoyeur étant souvent perçu comme un mort en sursis.

Le pistolero eut donc l’occasion de constater l’importante force de l’empereur. Dans un certain désordre bien compréhensible compte tenu de l’attaque, les hommes progressaient vers différents points de rassemblement. Le cimetière, zone de référence par excellence pour les pirates du Malvoulant, était pourtant délaissé. Il y avait là-bas Slurg et aucun renfort ne semblait nécessaire de ce côté.

- Pas de renfort hein ? Nous verrons cela… Mais il semblerait bien que la providence soit de mon côté.


Et John rabattit le cercueil sur son épaule comme s’il fut fait de simple paille. Son pied botté soulevait avec vigueur la boue qu’il rencontrait. Son visage était régulièrement éclairé par les cendres rouges de son cigare tandis que le cimetière commençait à apparaître au loin. Le combat faisait rage, c’était l’un de ses affrontements qui tenait plus de la bataille rangée que de la mêlée. La raison en était simple, après un affrontement complexe, les deux camps en étaient venus à se reformer. Le camp de Slurg était devenu majoritaire mais il affrontait une rangée de boucliers semblant imperméable. D’un rapide coup d’œil, John détailla le terrain.

Il était placé sur une sorte de contrescarpe qui dominait tout le cimetière. Le combat allait reprendre et il était donc temps d’entrer en action. Le cercueil bascula de l’épaule vers le sol et le couvercle s’éventra aussitôt. A l’intérieur trônait une magnifique gatling qui n’attendait que son homme pour déverser mort et terreur sur le champs de bataille. Elle fut montée avec la promptitude d’un homme qui se sait doublement attendu et ardemment désiré. En quelques instants, la contrescarpe fut dotée d’une magnifique tourelle de mort. C’est sans plus de cérémonie que les premières détonations se firent entendre. Plusieurs balles emportèrent des pirates du Malvoulant et attirèrent aussitôt l’attention de Slurg.

La gatling déversait son feu dans un flot nourri. Chaque détonation illuminait le visage sombre de John qui semblait indifférent à cette mort nombreuse qu’il imposait aux infortunés pirates. Le champ de bataille se transforma vite en un gigantesque chaos. Les deux camps, auparavant si ordonnés, se rompirent sous la peur. Slurg exultait de rage, sa victoire semblait lui échapper. Et chaque tir de cette gatling l’éloignait davantage du succès et donc le rapprochait de la fureur de son maitre. Il commença donc à scinder la foule pour se rapprocher de John. Indifférent à qui il rencontrait, le général du Sud taillait quiconque osait ralentir sa route qu’ils fussent amis ou ennemis. John contempla ce manège avec un profond agacement.

- Tuer son propre équipage. Cet homme est un pleutre.


Et les multiples canons de la mitrailleuse s’orientèrent sur la mine grave du général.

Tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac tac !


Une multitude de balles percutèrent avec violence le général Slurg, sa chair semblait s’éventrer sous l’abondant déluge de balles. Mais il ne reculait pas pour autant. Le sang perlait à grosses gouttes sur son torse sans qu’il semblât même ralenti. Une dizaine de secondes plus tard, il se retrouvait à quelques mètres de la gatling. John dégaina donc ses colts et cracha son cigare.

- Un bien solide garçon ! Mais c’est égal ! En tombant, tu feras ployer le genou à tous tes hommes. Il est heureux que je n’aie pas à venir te chercher en définitive !

Et il tira de multiples balles vers Slurg, le regard assuré. Par ailleurs, une autre ombre s’avançait par derrière pour probablement profiter de la diversion occasionnée par John.
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Le temps des stratégies était révolu. Le samouraï laissait à présent libre cours à ce pour quoi il s'entrainait depuis si longtemps : le combat. Ses lames sifflaient dans l’air, frappant les ennemis dès l’instant où ils arrivaient à sa portée. Se frayant un chemin dans la cohue, il se dirigea ainsi jusqu’à la cible qui focalisait son attention : Slurg, qui avait maintenant presque atteint le pistolero.

Le premier sabre jaillit dans un arc de cercle vindicatif. Obnubilé par John, la seule réaction du commandant fut d’opposer un avant-bras miroitant de noir qui para sans problème. Le second sabre frappa d’estoc, droit dans une plaie sanglante ouverte par une balle de Gatling.

Slurg poussa un rugissement de fureur et fit brutalement volte-face, déviant enfin son attention du pistolero. Les frappes du samouraï s’accentuèrent, déviant les attaques haineuses des couteaux acérés puis perforant les plaies déjà creusées dans la chair du général du sud. Se maintenant à une certaine distance, John vidait méthodiquement ses colts sur leur ennemi commun en réussissant l’exploit de recharger si vite qu’il maintenait un feu quasiment ininterrompu. Ses balles frappaient elles aussi les fissures de la peau miroitante de noire.

Les couteaux qui interceptaient balles et sabres complétaient l’armure impénétrable de Slurg qui redoubla de rage pour porter un coup à l’un des ses adversaires. Chaque légère ouverture dans leur combo valait à l’un des deux alliés une blessure plus ou moins profonde. Pendant quelques instants éprouvants, aucun des deux camps ne put prendre l’avantage.
Puis l’armure noire commença à s’effriter.
Les coups des pirates d'Armada s’enfoncèrent plus profondément, plus souvent. Les ruisseaux de sang sur le corps de l’homme du Malvoulant se firent si fournis que le moindre de ses gestes laissait de vastes éclaboussures rouges sur le sol. Ses ripostes se firent plus lentes, plus maladroites.

Dans un sursaut de fureur, Slurg se jeta sur Jonh et parvint à lui arracher un des ses colts. Le deuxième tira sa dernière balle droit dans la tête du général qui chancela. Puis le projectile tomba au sol, laissant une marque brulée sur un front d’un noir aussi dense que les ténèbres de Red. Les couteaux jaillirent, droits vers le cœur du pistolero, tintèrent contre les sabres qui s’étaient interposés. Slurg trébucha, entrainé par son élan. Il se reprit difficilement, aperçut le colt que John avait rechargé sans s’émouvoir et la posture concentrée de Yoru qui ne tenait plus que l’un de ses sabres, cette fois à deux mains.

Le puissant coup d’estoc du samouraï frappa le cercle calciné du front du général. L'armure noire explosa sous le choc. Puis une balle tirée avec une précision démoniaque succéda.
Le corps de Slurg s’affaissa.

Un cri résonna dans le cimetière, puis un autre, puis d'autres encore. Le promontoire où les trois hommes s'étaient battus se distinguait malgré le brouillard. Les hommes du Malvoulant venaient d'assister et se lamentaient de la défaite de l'un de leur chef.

Le samouraï ramassa son deuxième sabre et adressa un bref signe de tête à John. Sans un temps de pause, il se mêla de nouveau au combat pour soutenir ses hommes.
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Les arbres s'espacent devant nous, le taillis s'éclaircit, le sol remonte. Et du sommet de la butte ou finit le sous bois, nous marquons une pause pour contempler la plaine qui entoure le château.

Le cimetière.

Le mot ne rend pas vraiment justice à l'endroit. Il fait penser à des rangés de croix blanches, soigneusement ordonnées en rangées bien alignés sur une belle pelouse verte. Ou a de vénérables pierres tombales blotties dans un jardin paisible.

A Thriller il n'y pas de pelouses, juste une boue uniforme noire et grasse, maculant tout ce qui s'y pose et s'y accrochant avec obstination. Pas de simples pierres tombales mais des dizaines de caveaux et de chapelles gothiques hérissés de pointes de pierres ou de fer rouillé, des centaines de tombes baroques ou se mélangent pèle mêle des statues de gargouilles, d'anges ou de monstres démoniaques, des pierres tombales antiques, souvent brisées, dispersées ou partiellement englouties par le sol, des arbres morts aux formes torturées et aux branches d’où pendent des cages à corbeaux pleine d'ossements et de vieux pendus. Pas d'allées, pas d'alignement, pas d'ordre, comme si toutes ses tombes avaient été jetés du ciel par un de mes trous noirs, crachées ici dans le chaos le plus complet sans que quiconque se souci de les classer par époque ou par provenance.

Et pourtant l'endroit n'est pas dépourvu d'ordre. Mais il faut le chercher ailleurs. Dans les terrassements qui entourent le château, tranchées édifiés a la hâte ou vestiges de combats anciens ou ont pris position les hommes de Teach. Ou dans les barricades fabriquées un peu partout à partir des pierres venant des tombes les plus proches, et dont jaillissent par endroits les restes des anciens occupants sortis du caveau.

Plus prés de nous, les pirates du lac se laissent enfin aller, laissant leurs adversaires se replier en catastrophe sous le feu nourri des hommes surgissant de l'orée de la forté. Au sol, dans la boue, le premier des hommes de Teach a nous avoir combattu git truffé de plombs et de coups de lames. Plutot un bon présage...

-Hey mais, il est pas mort !
-Vraiment ? C'est surement une erreur...


Concentré sur sa douleur et ses blessures, Slurg tente de se redresser à grand peine, peinant à s'extraire lentement du marais ou on l'a laissé pour mort. Ses mains tâtonnent autour de lui à la recherche d'une arme qu'il ne trouve pas. Il le cherche encore quand Wilson me tend un flingue, et que d'une balle noircie par le haki je renvoie Slurg mourir dans la boue.

--C'est fou, j'avais vraiment cru le voir bouger.


A l'ouest, la forêt s'illumine brutalement, torrent de flammes, éruption de magma, pluie de blocs de pierres en fusion, vent chargé de soufre et de flammèches incandescentes. Aoi se heurte aux Titans.

-Reyson ? Aoi va avoir besoin d'aide pour nous rejoindre par l'Ouest, tu peux t'en charger ? Les rousses incendiaires c'est plutôt ton rayon...


Depuis le parvis du château se lève un épais nuage sombre. Une vague de cendres d'un noir de jais comme jaillit d'un volcan qui se répand parmi les hommes qui l'entourent. Et partout ou elle passe, partout ou les regards des hommes se portent sur cette étrange couleur, toute envie autre que celle de mourir en emportant l'ennemi disparait. Happée par l'étrange color trap de la Dame Noire de Thriller Bark.

-Clotho. Celle la est pour toi.


Une silhouette se détache d'une des tours du château, lentement, laissant à tous ceux qui la voient le temps de prendre conscience de sa taille de géant avant de faire trembler le sol en avançant dans la plaine. C'est Ymiron Hurlenfer, le plus tristement connu des géants d'Erbaff, et le plus massif des commandants du Malvoulant. Empoignant une hache gigantesque, il la fait tourner dans ses mains et la lance, droit sur nous. Fendant la colline en deux en enfouissant à un pouce de mon bras un fer de hache plus haut qu'une maison.

-Moi, je vais m'occuper de lui.

Entre le géant et la hache une chaine se tend, prête à ramener l'arme à son propriétaire. Mais je ne lui en laisse pas le temps. D'une pichenette je heurte le fer de la hache, libérant dans le métal trempé les puissantes vibrations générées par le hassoken. Une seconde la hache résonne, soudain agitée d'ondulations presque liquides, puis sollicitée par des contraintes bien trop puissantes pour elle, elle explose, instantanément réduite en débris épars.


-Wilson, John, quand ce type la va tomber ça va faire du bruit. C'est a ce moment la qu'ils lâcheront prise.




Dernière édition par Red le Mer 5 Oct 2016 - 16:52, édité 1 fois
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... J'y crois pas ... Le haki royal ... Red a le haki le plus rare et le plus puissant de tous. Et visiblement, il le maîtrise puisqu'il ne touche que les animaux. Enfoiré de Red va. En même temps, j'aurais du m'y attendre. Un type comme lui, CP, puis marin puis pirate, avec la prestance qu'il a ... Cet enfoiré me tire un rictus quand on reprend l'avancée. Au loin, on voit du rouge marquer le ciel. Aoi D Nakajima serait ici aussi ? Les célèbres ombres du chaos viennent filer un coup de main ? Ça fait désormais deux logias présents pour Red. Et quand on connaît la puissance de ces fruits, on sent tout de suite un boost au niveau du moral de nos hommes, et une baisse chez ceux de l'ennemi. Les logias sont connu pour être brutaux, des décimateurs de troupes, des destructeurs, des monstres de puissance. Ouais, ça nous représente bien.


Le château. On est vraiment près maintenant. Un truc bizarre se produit. Une vague de brouillard d'un noir intense parcourt les troupes des libres pirates. Et dès que les hommes se font toucher, ils semblent perdre toute envie. Ils tombent sur le sol à genoux, baissent la tête et ne font plus rien. Red m'apostrophe pour me dire de m'occuper de la femme qui approche parmi les ombres.

« Toi qui paies, toi qui décide. Hey, vous autres, dégagez du terrain si vous voulez vivre, j'vais pas me retenir. »

Méphora:

Je la sens s'approcher, même si elle est loin de moi. Ce n'est pas l'empathie qui me susurre où elle est, c'est juste qu'elle est suivie par une sorte ... d'aura. Un truc pas classe. C'est une impression, mais sans en être une. Ça ne s'explique pas. Elle me fait l'impression d'être un insecte pris dans une toile d'araignée. J'aime pas ça. Je ne suis pas sans défense.

« Impressionnant. Vous avez réussit à arriver jusqu'ici. Red dirige l'assaut je vois. Hum. Il veut affronter Teach ? Il n'a aucune chance. Il court à une mort certaine.
On va laisser les grands décider de ça. Mais j'parierai pas contre lui.
Et pourtant vous allez tous perdre, tous mourir. Cessez votre attaque, pliez le genou, servez le maître, et vous aurez la vie sauve.
Tu m'excuse chérie, mais j'ai de l’arthrose. J'peux pas trop plier le genou sans avoir mal.
Tu choisis donc la stupidité.
Oui. Je choisis d'être libre. C'est pour ça que je suis devenu pirate. Je ne reçois d'ordre de personne.
Et pourtant Red te dirige.
Il me paie. Et bien, en plus.
Teach te paiera plus.
J'suis pas du genre à briser un contrat. On me paie pour dégager le terrain le temps que le boss s'échauffe. J'suis pas fou au point de croire que je suis de taille face aux véritables monstres ici. Mais j'ai ma part à jouer. Alors on arrête de bavasser, et on s'y met.
Pourquoi ? Es-tu pressé de mourir ? »

Soru, j'apparais devant elle. Je lance mon poing dans son ventre. « J'ai dit moins de parlote. » Elle contre avec sa canne. Ses cheveux blonds tranchent avec les ténèbres qui l'entourent. C'est une des figures du Malvoulant, ne la prends pas à la légère Clotho. Elle tourne son bâton et me force à reculer. Je lui re-fonce dessus. Pendant que je frappe et qu'elle esquive, elle continue à me parler.

« Pourquoi courir vers une mort certaine ?
Rien n'est certain tant qu'il me reste encore un battement de cœur.
Alors je vais t'en débarrasser.
T'es la bienvenue pour essayer.
Accepte l'évidence. Vos troupes sont fatiguées, vous rencontrez de la résistance, vous n'avancez plus.
On écrase la résistance. Vous n'avez aucune chance face à nous. Alors soit gentille, ferme ta gueule et crève.
Tant d'incivilités de ta part.
Rahhhhhhhhh ! Pourquoi j'arrive pas à te toucher ?!
Tu es jeune. Tu ne sais rien de ce monde. Rien ne peut me toucher si je ne le désire.
On va voir ça. »

Aussitôt, j'éjecte de mon corps des centaines de projectiles qui foncent dans tous les sens. Ces boules de terre qui font la taille d'une balle de fusil et transpercent tout ce qu'elles rencontrent. Sauf Méphora. Malgré la vitesse impressionnante, la servante de Teach réussit à esquiver toutes les balles. Aucune ne semble parvenir à la toucher, malgré le nombre élevé de balles. Elle maîtrise le haki. Voilà pourquoi mes attaques ne réussissent pas à la toucher. Et elle le maîtrise plutôt bien apparemment. Ce qui me fait chier, c'est qu'il s'agit d'une de mes techniques les plus rapides à exécuter. Et je l'ai fais sans signe avant coureurs, donc elle n'a pas pu s'y préparer. C'est pas comme si j'avais pointé mes doigts vers elle, là elle aurait eut le temps.

« T'es nul.
Tu crains.
Pirate de merde.
T'es pas foutu de combattre.
Tu vaux rien. »

Hein ? Je me retourne une seconde en entendant les voix qui m'insultent. Les ombres des pirates de Red sont cachées, mais on les distingue un peu quand même. Pourquoi ils sont encore là ? Pourquoi ils me disent ça ? Pourquoi ils font ça ?

« Tu ne peux pas aider Red.
Tu ne fais que le gêner.
Il va mourir contre Teach.
Et toi aussi.
Tu finiras comme le pantin que tu es.
VOS GUEULES BANDE DE SOUS-MERDES ! J'vous avais dit de partir. Maintenant, c'est trop tard. »

Aussitôt, des pics de terre sortent de mon corps et foncent vers les pirates pour les transpercer. Et ça les touche. Ils tombent au sol, morts. Sauf que oui, mais non. Mes pics ne touchent rien. Il n'y a aucun corps physique là bas. Ils auraient réussis à esquiver ? Non, je ne crois pas. Je suis trop rapide pour eux. Alors c'est quoi ? Méphora n'a pas bougé depuis tout à l'heure.

« Ils parlent vrais. Vous n'avez aucune chance. Soumets-toi, et tu vivras. Continue et tu mourras. Tu n'as aucune chance. Regarde autour de toi. »

Sa voix est calme, mais elle impose une action. Je ne peux résister à l'envie de vérifier. En haut de la colline, juste aux portes du château, il y a deux silhouettes qui s'affrontaient. L'une d'elles est empalé sur le sabre de l'autre, soulevé en l'air. Le bras métallique pend dans le vide. Du sang coule à flots du corps du pirate. Teach se met à rire. Un rire gras, puissant qu'on entend tous. Red ne bouge plus. L'empereur le jette sur le sol, puis lui tranche la tête et tape dedans. Elle arrive à mes pieds. Non ... Pas possible ... C'est pas ... Il ne peut pas ... On a ... il ... je ... Mes jambes flagellent puis se dérobent sous mon poids. Je tombe à genoux. Méphora s'avance vers moi.

« Voilà qui est mieux. Tu as enfin ouverts les yeux. Maintenant, prononce les mots, et tu seras libéré.
Je ... je jure fidélité à Teach. »

L'odeur de brûlé devient plus intense. D'un seul coup, plusieurs lumières s'allument autour de moi. Des sources lumineuses apparaissent, sortant de nul part. Ça m'éblouit tellement que je dois mettre mes mains devant mes yeux. Les lueurs bougent, elles courent, elle frappent, elles tranchent. Je sens que ces lumières ne sont pas des lumières, mais autre chose. Peut-être, parce que je sens quelque chose. Elles se mouvent. Or les lumières ça ne bouge pas. Donc c'est pas des lumières. Je tourne la tête lentement. Je ne vois rien à cause du brouillard, mais je sens quand même des choses. Ça fait tilt dans ma tête. Ce sont des présences, des humains ! Des humains qui se battent entre eux. Et parmi eux, les criminels engagés par Red. Un coup d’œil vers le château. Il n'y a rien. Pas de Teach, pas de Red décapité, rien. Juste des portes fermées. Je relève la tête.

« On dirait que c'est finit.Tu as repris tes esprits. Dommage, j'aurais bien aimé te briser ainsi.
Je ne sais pas ce que tu m'as fait, mais c'est finit. J'ai horreur qu'on se joue de moi. PERSONNE NE ME CONTRÔLE ! »

Je ne suis pas sorti de cet état par moi même. C'est mon haki qui l'a fait. Il s'est éveillé et m'a montré les présences autour de moi, que j'étais plongé dans une transe hors de ma volonté. Il m'a sauvé. Grâce à lui, je suis de retour dans le combat. Merci. Maintenant, on y va, avec la flamme qui brûle plus intensément en moi. Elle s'est foutu de moi. Elle s'est payé ma tronche. Elle m'a manipulé. Elle m'a fait croire des choses. Je ne sais pas comment, et je m'en fou. Je vais lui démonter la tronche à cette salope.

Clotho:

Fdd cendres:


Dernière édition par Clotho le Lun 17 Oct 2016 - 12:20, édité 2 fois
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