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Au cœur des ténèbres

Rappel du premier message :



Quelque part en mer, à l'orée du Triangle Floriant,

-Des naufragés ?
-Possible, c'est quand même le Triangle Floriant, il doit y en avoir quelques uns de vrai qui trainent dans le coin.
-De toute façon c'est sur le chemin, on verra bien en se rapprochant.


[...]

-Alors ?
-Alors y'a l'air d'avoir personne.
-Vraiment ?
-Ouais. Juste un genre de radeau, avec un tonneau, un mat et une voile.
-C'est fou ce qui traine en mer.
-Ah !
-Ah ?
-J'ai trouvé des gens. Enfin, des bouts. Y'a plein d'os autour du tonneau.
-Je me disais aussi...
-Tu te disais quoi ?
-Que ça manquait d'os.


[...]

-Tiens, y'a un truc marqué sur la voile.
-Quel genre de truc ?
-Vous qui entrez ici, laissez toute espérance...
-...Par moi on va vers la cité dolente; Par moi on va vers l'éternelle souffrance...
-Hein ?
-C'est la suite de la poésie. C'est d'un gratte papier de Marijoa, un dépressif.
-On apprend la poésie maintenant au Cipher Pol ? C'est beau mais ça pue le drame.
-Ouais, t'as peur ?
-Bof.
-Ce qui nous ramène a ce qu'on disait tout à l'heure.
-Est ce qu'un naufragé passerait du temps à écrire de la poésie sur sa voile ?
-Il faut bien s'occuper...


[...]

-Y'a pas un proverbe sur les oreilles du Triangle Floriant et les tonneaux ?
-Dans le triangle Floriant, tous les tonneaux ont des oreilles ?
-C'est ça !
-En plus c'est facile à vérifier. Tu descend voir ?
-Un peu ouais. Certains de ses cranes ont peut être des dents en or...


[...]

-Alors ?
-Alors pas de dents en or, mais le proverbe disait vrai !
-Y'a des oreilles dans le tonneau ?
-Deux ! Et juste entre les deux y'a un type planqué avec une longue vue et un den den !
-C'est fou. Et qu'est ce qu'il fait ?
-Rien du tout. Il est tout tremblant et il fait semblant de ne pas nous entendre !
-Propose lui de sortir discuter.
-Il veut pas !
-Propose de lui verser un truc brulant dans son tonneau.
-Il arrive !
-J'aime les gens qui savent saisir ce qui est bon pour eux...


[...]


Dans le Triangle Floriant, la brume est si épaisse qu'elle ne se dissipe jamais complétement. Elle recouvre la mer en volutes si dense qu'on a parfois l'impression qu'elle en devient solide, étouffant tout les sons sauf les plus forts, interdisant de voir plus loin qu'a quelques brasses de la coque. S'infiltrant partout, animée de courants et de mouvements qui vont jusqu’à la faire paraitre vivante, animée d'une conscience étrange, hostile.  

Mais le courant qui l'agite aujourd'hui prend sa cause ailleurs. Des mats aux voiles gonflées et portant de sombres pavillons ou dansent cranes et tibias percent les brumes lascives. Dispersant les fantômes et dérangeant les âmes en peines des marins disparus dans le Triangle Floriant.

Forts de plusieurs milliers d'hommes, nous avançons.

Des étraves d'acier labourent les vagues de la zone la plus redoutée de Grand Line. Fendant les flots sans ralentir, poussant devant elles les monstres marins de la zone qui se dispersent les uns après les autres dans les profondeurs, fuyant cet inhabituel déploiement de force.

Forts de plus d'une dizaine de navires, nous avançons.

Plongeant au cœur des Ténèbres, ignorant les avertissements macabres que le Triangle disperse sur notre route pour glacer d'effroi le cœur des plus faibles, nous avançons.

Pour lever le fer contre le plus craint des Pirates de la Route de tous les Périls et ainsi s'assurer que notre cri de défi ne puisse être ignoré par quiconque, nous avançons.

Jusqu’à ce que sous nos yeux la Brume aux allures spectrales se dissipe tel un linceul qu'une lame viendrait de fendre. Nous laissant contempler l'improbable navire qui depuis des siècles hante le cœur du Triangle comme le ver dans la pomme.

Demeure actuelle de l'empereur Mannfred D. Teach le Malvoulant,

Trhiller Bark.



-Il est l'heure de faire parler la poudre. Aux canons les gars ! Faites moi sauter cette porte ! Que Teach ne vienne pas dire qu'on est entrés sans s'annoncer.



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John replaça son chapeau sur sa tête. Red venait de délivrer le coup final à Slurg et regardait déjà par delà le cimetière, vers son réel objectif. De nombreux pirates continuaient à affluer de la plage dans un ordre très relatif. Wilson vint se placer aux côtés de John et le détailla du regard. Le marin se gratta le ventre tandis que John rechargeait méticuleusement ses colts.

- Blessé ?
- Non. Mais davantage par miracle qu’autre chose. Ce Slurg était a peut-être pris deux ou trois cents balles sans trop gémir.
- C’est un général d’empereur hein.
- Ouais… Red l’a terminé comme on tranche un poulet, sans forcer, sans en tirer une quelconque gloire.
- C’est Red hein.
- Ouais…

John plaça un cigare plus long qu’une main dans sa bouche meurtrie. Craquant une allumette sur sa botte, il regardait avancer une silhouette extraordinairement massive. C’était là un géant qui avançait à pas mesurés, du reste un pas représentait plusieurs mètres ce qui le faisait progresser respectablement. Wilson siffla longuement tout en basculant la tête en arrière pour tenter de voir la cime de ce géant. John fit de même tout en tirant sur son cigare avec force.

C’est alors que le géant décida d’attaquer. Bien qu’à une distance raisonnable, il lança sa hache tel un discobole avec force et précision. La hache plus grande qu’un immeuble s’approcha, recouvrant la place d’ombre. John haussa les épaules en homme qui ne peut strictement rien faire si ce n’est espérer qu’un autre sera plus compétent. L’homme de la situation fut Red. Par un miracle de technique de combat, il parvint à faire exploser la hache comme s’il s’agissait d’un simple ballon. Des morceaux gros comme un homme commencèrent à pleuvoir sur le cimetière.

- Wilson, John, quand ce type la va tomber ça va faire du bruit. C'est a ce moment la qu'ils lâcheront prise. Déclara Red, laconique, indifférent à ce qui se passait autour de lui.

John aurait souhaité répondre mais un gigantesque morceau chuta à quelques mètres de lui. La terre meuble trembla un instant et une crevasse se forma, progressant en diverses directions. L’un des bras principaux se trouva sur le chemin de John qui, n’ayant pas l’opportunité de se déplacer suffisamment vite, vit la terre se dérober sous ses pieds. Le pistolero chuta pendant ce qui lui sembla être une éternité. Son corps heurtait les parois puis il termina sa chute sur un sol particulièrement dur. Un mince filet de lumière apparaissait encore à une hauteur vertigineuse. L’homme venait probablement de chuter sur une trentaine de mètres.

Toussant à tout rompre alors que la poussière encombrait la place, John tâtait son corps à la recherche d’une éventuelle blessure qu’il ne sentait pas. Confiant dans son inspection, il se releva mollement. Le trou par lequel il était passé semblait s’être refermé derrière lui, impossible de remonter par là. Il regarda alors autour de lui et c’est avec surprise qu’il remarqua être dans une sorte de galerie sombre mais indubitablement taillée par l’homme.

- Voilà autre chose !
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Le géant ramène sa chaine privé de hache et rigole, un rire de dément, nettement plus dérangeant que l'armée de cranes décoratif qu'il porte en sautoir un peu partout. Un rire qui signifie qu'il se fout des détails qui ont de l'importance pour les gens normaux et qu'il est totalement dépourvu des principes les plus élémentaires, comme l'instinct de survie...

La chaine s'enroule autour de son poignet et le géant se met a hurler.

A hurler.

Je met un instant a réaliser que ce n'est pas le cas, ce n'est pas un hurlement,non, c'est le Haki, si puissant qu'il en est presque physique, si palpable que je le vois quasiment se déployer autour du Géant, en une onde concentrique, comme la trace laissé sur l'eau calme par un caillou qu'on vient de lancer.

Le Chanteguerre a le royal, et encore une fois, je relève le défi.

Alors que pour les non initiés, rien de concret ne se passe, rien de visible si ce n'est une soudaine sensation d'oppression et de tension assez prégnante pour faire soudain faiblir les jambes et les volontés des plus forts, pour Ymiron et moi se déroule un affrontement tout à fait réel. Volonté contre volonté, esprit contre esprit.

La rage et la démence guerrière du géant se déverse dans mon crane qui me semble soudain à deux doigts d'exploser. C'est comme être pris dans un étau, comme si on m'enfonçait des tiges de métal brulante dans les yeux, comme si Ymiron lui même m'avait saisis dans ses mains et m’écrasait a coups répétés le crane contre un sol dur. Dans ma tête mes pensées vacillent, s’effacent devant celles du géant, oubliés les plans, oubliés les envies de grandeurs, place au meurtre, au gout du sang, a l'envie de broyer, déchiqueter mutiler les gens autour de moi...

-Red ?

Oubliés...

-Red ?

Oubliée Rachel ?

-Red ? A quoi ressemble ton esprit aujourd'hui?

Rachel. Louve. Louve et le jeu auquel on jouait autrefois. A quoi ressemble mon esprit ?

A un lac. Un lac noir, aux eaux calmes, froides, lisse. A la profondeur insondable dans laquelle se noie peu a peu la colère et la hargne du géant qui s’essouffle, dont l'attaque maintenant vaine se ralentit, s’arrête.

Et alors que mon esprit prend lentement le dessus, Ymiron l'invulnérable, première des calamités d'Erbaff, sent un frisson très humain lui parcourir la colonne vertébrale pendant qu'il demeure tout aussi paralysé que moi par l’empoignade invisible que nous nous livrons.

Car il perçoit dans mon esprit la signification de mon sourire, et du soyeux glissement que je perçois dans les brumes loin au dessus de nos têtes.

Le Dragon est la.



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Loin dans le ciel, au dessus de la brume enchantée du Triangle Floriant, le dragon que je suis se prépare.

J'ai quitté le Mékakraken dès l'instant où il a rejoint la surface, laissant Léo et le groupe pirate sur la rive de Thriller Bark avec pour seul instruction à Léo de ne pas croiser la route de Reyson, je n'ai pas besoin de ça au milieu d'un combat. Puis j'ai décollé et j'ai suivi les infimes pulsations de la marque noire au creux de ma main.

En dessous de moi, se trouve le château et l'armée du Malvoulant regroupée autours. La brume violette me camoufle parfaitement mais je sais ne pas être invisible pour autant. Tous les utilisateurs de l'Empathie peuvent me sentir, alors je dois faire vite si je veux soigner mon entrée. Et la concurrence est rude. Je peux la voir d'où je suis, cette femme logia qui fait jaillir de ses mains des météores de laves qui explosent dans le ciel, au même niveau que moi. Et du côté de Red, il y a cet autre logia qui ravage les troupes au sol avec la terre.

Je n'ai jamais vraiment compris cet engouement de Red pour les gens de ce genre. Suis-je jalouse ? Peut être un peu.
Alors aujourd'hui encore, je me sens obligée de lui rappeler que son armée de logia ne remplacera jamais l'efficacité du Zoan Mythique que je suis. Mais sans doute qu'il le sait déjà puisqu'il m'a forcée à venir le rejoindre malgré le fait que j'étais à l'autre bout du monde.

Tournant en cercle de plus en plus rapprochée au dessus de l'armée et du château, je laisse derrière moi une traînée de nuage gris jusqu'à créer un énorme disque au dessus de la zone de défense de l'empereur des mers. Quelques coups de feu commencent à siffler vers le ciel, dans ma direction alors que mon disque de nuage se remplit. Mais il est déjà trop tard.
Mon oeuvre achever, je me place à l'opposer de ma cible, celle qui bloque le passage aux hommes de Red, celle qui, de part sa taille gigantesque, ne peut être que mon adversaire.

Le géant est à moi, Red, mais ça, tu le sais déjà, n'est ce pas ?

Flottant une seconde immobile dans le ciel, je vise le casque du géant qui me tourne le dos. Entre lui et moi, il y a cette mini mer de nuage que je viens de créer. Ma trajectoire enfin visualisée, mon esprit enfin préparée à jouer des dents et des griffes, je fonce à toute vitesse sur mon ennemi. Et sur mon chemin, je laisse mes pattes traverser les nuages gris pour les changer en mer de nuages foudroyant.

A l'instant même où mes pattes ressortent à l'autre extrémité du disque, une pluie torrentielle d'éclair s'abat sur le château et l'armée de Teach, provoquant panique et désordre dans les lignes adverses. Mais je n'ai pas le temps de regarder les effets de mon oeuvre. D'un soru, j'accélère ma course sur le géant dont une des hache s'est faite brisée. Protégeant ma tête et le haut de mon corps de Haki de l'armement, je fonce droit sur son casque.
Il n'a que le temps de tourner la tête. Le choc est violent, il résonne dans tout Thriller Bark. Le casque vole, brisé par l'impact. Le corps du géant vacille un instant, déséquilibré, et me laissant continuer ma chute un peu plus loin.

Tel un chat, je me retourne avant de toucher le sol et tombe sur mes pattes. Je dérape quelques mètres, les griffes enfoncées fermement dans la terre, et m'arrête la tête pile à hauteur de Red. Le sol tremble au moment où le géant mets un genou à terre pour ne pas tomber plus bas.

J'espère que je ne suis pas en retard, Monsieur le maître chanteur...


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Ses deux sabres plantés au sol, Yoru s’agrippait du mieux qu’il pouvait en observant l’apocalypse s’abattre sur le champs de bataille. Après une pluie d’acier tranchant, après une force invisible ayant jetée au sol des combattants des deux camps, c’était maintenant un déluge de pluie et de foudre qui les frappaient. Si le gros de la tempête rugissait sur les hommes du Malvoulant, les soldats de Red encaissaient tout de même la violence des éléments déchainés. Une main chassant la pluie de son visage, Yoru se retrouva à contempler un combat de légende : un géant se redressant pour faire face à un dragon. Surement Izya, songea le marine en se remémorant son dossier de mission. Dire que le gouvernement voulait que j’évalue les forces de Red… Il va leur falloir l’Etat Major au grand complet pour affronter ça….

Autour de lui, les autres dommages collatéraux lâchaient armes et devoir pour fuir ces combats démentiels, quel que soit leur camp. Le samouraï les comprenaient parfaitement : de l’avis général, la bataille se livrait maintenant à un niveau bien au-delà de la compréhension humaine et personne ne souhaitait rester pour se retrouver pris entre de telles puissances. Un instant, des flammes dansèrent devant ses yeux tandis qu’un souvenir d’une autre époque s’imposait à lui. Une autre bataille, des ruines, des flammes et du sang. D’autres Dieux. Une fureur insondable.

Le marine se reprit. Il avait déjà vécu des affrontements de ce genre et y avait appris une chose : toute force, si faible soit-elle, pouvait infléchir une guerre et conduire à la victoire ou à la défaite. La terre sous ses pieds semblant s’apaiser, le samouraï se précipita à travers l’armée de fuyards vers un groupe de soldats qu’il connaissait bien.

« Lamia ! rugit-il en atteignant les hommes du Lac, j’ai besoin que tu me fasses confiance ! Donne moi le commandement de tes chevaliers ! »

La capitaine du Bacchus s’arracha au spectacle du Dragon qui rugissait pour lui lancer un regard hébété. Comme le craignait le guerrier de Wano, même des guerriers aguerris de Grand Line étaient dépassés par de tels événements. Lamia était toutefois une femme d’une grande force mentale. Elle reprit vite ses esprits, jaugea cet homme qui ne venait que peu de temps avant de rentrer à son service comme cuisinier, finit par transmettre l’ordre à ses chevaliers.
Yoru poussa un soupir de soulagement : il disposait maintenant d’une armée entrainée et rompue à obéir.

« Suivez-moi ! Ordonna-t-il. »

Il les éloigna du champs de bataille où ils étaient totalement inutiles, les éloigna des forces titanesques des élites d’Armada et de l’Empereur. Au pas de course, ils les fit dépasser les fuyards, sortir du cimetière qui contenait à présent surement plus de cadavres sur que sous terre. Ils les fit sortir du déluge de pluie et de foudre d’Izya puis, quand il estima avoir pris assez de distance, il donna son ordre.

« Chevaliers en ligne ! Bloquez-en un maximum ! »

Une ligne de quelques centaines de boucliers, entre les hommes du lac survivant de l’attaque de Slurg et ceux qui étaient restés sur le Bacchus et était arrivés avec Red, se dressa soudain comme un mur infranchissable devant les fuyards. Les coups de feu des lances-fusils claquèrent quand les premiers tentèrent de franchirent l’obstacle. Les suivants ralentirent, se rassemblant pour forcer le passage.

«  Ecoutez-moi tous ! s’égosilla Yoru perché sur un bouclier que portait un chevalier. Ecoutez ! »

Mais la peur qu’un surhomme ne leur tombe dessus rendait les pirates sourds à ses appels. Les chevaliers devaient maintenant résister à des vagues de plus en plus nombreuses de pirates, certains tombant sous leurs coups, et la maigre barrière menaçait déjà de se briser.

« Chevaliers ! s’exclama Lamia ! Frappez vos boucliers ! »

Un vacarme d’acier cognant l’acier désorienta les premiers rangs de fuyards et incita les derniers à s’arrêter. La houleuse marrée humaine tangua encore quelques instants, sembla s’apaiser.

« Ecoutez-moi ! répéta Yoru. Vous êtes loin du cimetière ! Ecoutez-moi ! »

Plusieurs tête se levèrent, lui prêtèrent cette fois attention. Un pirate le visa de son fusil, se retrouva au sol en hurlant tandis qu’une balle lui perçait l'épaule.

« Vous ne pouvez leur échapper ! rugit Yoru. Même si vous fuyez, ils vous rattraperont et vous élimineront ! Vous n’êtes rien pour eux ! »

Le silence s’installa peu à peu tandis que de plus en plus de pirates lui portaient attention. Le marine força sa voix. Pas question d’honneur avec des forbans de cet acabit. Les pirates avec le plus d’honneur, il les avait déjà sous ses ordres et ils donnaient leurs vies pour lui. Une seule chose accordait tous les brigands de l’île maintenant que des puissances monstrueuses menaient le combat : la survie.

« Si on se sépare, ils nous écraseront ! Si on se sépare, nous mourrons ! Seuls nous ne sommes rien !
_ Nous pouvons fuir ! répliqua une voix.
_ Et où ça ? Qui penses-tu être pour fuir un Empereur ? Un Empereur ! L’un des plus sanguinaires qui plus est ! Dès que sa victoire sera acquise, il nous traquera tous. Nous sommes tous des morts en sursis !
_ Pas les hommes du Malvoulant ! s’exclama une autre voix.
_ Pas ceux qui sont restés se battre, tu veux dire, tonna Yoru. S’il y a des hommes de Teach ici, sachez que vous êtes devenus une de ses cibles à l’instant où vous avez fui le champs de bataille ! A moins que je ne me trompe sur la réputation de ce monstre et qu’il ne vous considère pas tous comme de la chair à cannon ? Quant à nous, hommes de Red, enchaina le samouraï pendant que certains pirates semblaient défaillir, qu’elles sont les chances de notre capitaine face à Teach ? Face à un Empereur qui en a déjà vaincu un autre ?  »

Le vacarme de la bataille du cimetière résonnait jusqu’à leurs oreilles, donnant un ton encore plus menaçant au discours du marine. Cette fois personne ne se sentit d’objecter.

« Tous ici, nous n’avons qu’une unique chance de survie : la victoire de Red ! Red n’est pas Teach. Il respecte ses hommes. Il pardonnera la fuite si vous vous rachetez. »

De cela, il n’était pas sûr, mais il se fiait à la réputation de l’ex marine en rouge pour convaincre son auditoire.

« Ralliez-vous à moi, donnez votre vie pour cet espoir insensé et vous aurez une chance de la garder quand Red sera désigné vainqueur de cette guerre ! Dispersez-vous et vous ne serez que des cibles pour les pièges de cette île et le courroux du Malvoulant ! Fuyez et vous nous condamnez tous ! Ralliez-vous à moi ! Ralliez-vous à Red ! »

Yoru promena son regard sur les visages terrifiés, ressentit leur détresse.

« Battez-vous pour survivre ! Chevalier, rompez ! »

Il descendit de son bouclier tandis que ceux des soldats en armure laissait libre le passage. Lentement, l’un des pirates franchit la ligne, leur jeta un regard désolé et s’éloigna dans la forêt. Puis un autre. Puis des dizaines. Yoru serra les dents mais ne réagit pas. Chaque Homme était libre de choisir son destin.

« Beau discours, garçon. Je suivais le Malvoulant et je connais l’île. Je vais t’aider. »

Le samouraï tapa avec reconnaissance l'épaule du vieux briscard des mers qui l’avait rejoint, constata que d’autres pirates l’accompagnaient. D’abord quelques uns. Puis des dizaines. Puis des centaines. Bientôt, deux flots se distinguèrent : celui de ceux qui tentaient leur chance par la fuite et celui de ceux qui s’alliaient à lui.
On va peut-être survivre.

Quand tout fut en place, que le maximum d’informations fut tiré des hommes du Malvoulant, ce sont plusieurs centaines de pirates des deux camps qui s’enfoncèrent dans la forêt sous les ordres de Lamia, Trist et Yoru pour tenter de devenir la petite force qui ferait pencher la balance.

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« Je ... je jure fidélité à Teach. » Cette phrase me revient à l'esprit sans cesse, elle tourne en boucle. Je jure fidélité … à Teach … Sérieusement ? JE JURE FIDELITE À PERSONNE SAUF MOI ! TEACH PEUT BIEN ROTIR EN ENFER J'EN AI RIEN À FOUTRE ! QU'IL CREVE, L'ENFOIRÉ ! Et cette pétasse va le suivre. Elle a osé me faire dire des mots que jamais je ne dirais en temps normal. Je ne me prosterne devant personne. Qu'il soit empereur ne change rien. Ça me fou les boules d'avoir dit ça. Je sens ma rage qui se concentre et va exploser. Je vais tuer Méphora. Je lui lance un regard glacial.

« Hohoho. On dirait que le minet sort ses griffes. Fais attention, tu vas te blesser avec.
LA FERME ! »

Sans lui laisser le temps de répondre, j'utilise un soru et me retrouve juste devant elle. Je lui envoie une droite avec toute la force que j'ai. Elle pivote sur elle même, esquivant le coup. « Tu ne devrais pas trop te précipiter, tu perds tes moyens. » Un crochet du gauche part dans sa direction. Elle disparaît de ma vue. Un truc bizarre me frappe dans le dos et m'écrase contre le sol. C'est pas dur ou solide, mais ça a de la force pour me projeter comme ça. Je me désolidarise puis me reforme plus loin. Aussitôt le brouillard me fonce dessus. Sous la forme d'un jet, il tranche mon bras droit sans que je ne puisse faire quoi que ce soit. C'est trop rapide pour moi. Mon bras se reforme, mais le brouillard me refonce dessus. J'utilise une succession de soru pour échapper à ça et essayer de trouver un plan. Malgré la vitesse impressionnante que me confère la technique du cipher pol, le brouillard réussit à me suivre. Pire encore, il me surpasse presque. Je commence à être perdu. J'ai besoin de réfléchir, alors de ma main sort une gerbe de terre qui prend la forme d'un dôme et me recouvre entièrement. Ma protection comporte plusieurs couches, ça devrait lui prendre quelques secondes pour toutes les détruire.

J'en profite pour réfléchir. Pourquoi le brouillard m'attaque ? Elle le contrôle ou quoi ? Et c'est quoi le truc avec les pirates qui sont là sans être là ? C'est le brouillard qui créait des clones ? Mais alors, et les voix ? Une imagination ? Non, c'était bel et bien réel. Je pouvais les entendre dans ma tête. Hey, une seconde ! C'est ça. Je les entendais dans ma tête, pas avec les oreilles. Donc les voix ne provenaient pas de corps physiques. Ils n'ont jamais été là. C'est donc une de ses capacités. Un truc me gêne encore. C'est pas du brouillard, c'est autre chose. Mais quoi, je ne sais pas. Je sens que ça frappe et que mon dôme va céder sous peu. C'est tout petit ce qu'elle utilise, des particules. On dirait … du sable. Mais avec tout le brouillard aux alentours, c'est dur de voir correctement. Il va falloir faire le ménage.

Avec une vitesse surprenante, de la terre part de mes pieds et se répand partout autour de moi sous forme de petites vagues. Rapidement, la zone est entièrement sous mon contrôle. Aux extrémités, la terre se dresse verticalement sur une hauteur de quatre mètres, puis le haut converge vers le centre, formant ainsi un dôme. Aucune lumière ne traverse l'épaisseur. Méphora ne semble pas avoir bougé. Elle est à moi. Elle ne peut pas esquiver, elle ne peut pas voir, elle ne peut que sentir avec son haki ce qui va suivre. Une seconde plus tard, sans aucun signe avant-coureur, des pics jaillissent aussi bien du dôme que du sol. Ils empalent tout ce qui se trouve dans ma création. Impossible qu'elle ait échappé à ça. Pourtant, je ressens un truc bizarre qui résiste. Ça a une taille humaine. J'y crois pas. J'augmente la pression et la force, mais ça ne change rien. D'un seul coup, quelque chose tranche mon dôme façon part de gâteau. La pression qui était exercée contre ma terre disparaît aussitôt. Je n'ai pas besoin de regarder pour savoir que Méphora est en vie, saine et sauve. Cette pétasse a réussit à échapper à mes techniques. Plutôt impressionnant. Elle flotte dans les airs, portée par l'espèce de brouillard solide.

« Tu veux pas te décider à crever ? C'est qu'ça m'arrangerait.
Les seuls qui vont mourir ici, ce sont vous. Teach sera, une fois de plus, le grand gagnant. Il a acculé Vladimir Toreskhy et a gagné la guerre contre ce dernier. Son nom seul fait trembler les têtes de la marine. Il a affronté Sentomaru Kenpachi et l'a défait. Rien ne peut l'arrêter en ce monde.
Ça tombe bien. On a changé de monde.
Hein ?
On dit que Thriller Bark, c'est l'enfer. C'est parfait pour en faire votre tombeau. »

Soru & tekkaï kenpo. Je lui enfonce mon bras dans l'estomac après avoir apparut juste devant elle. Contrairement à d'habitude, elle n'esquive pas. Mais son espèce de brouillard vient intercepter mon coup. La gaaaaa*/ *voix monotone* Je devrais rentrer à la maison. Je ne sers à rien ici. Je ne peux rien faire. Non mais qu'est-ce que je croyais. Teach est un empereur. Je ne suis qu'un petit pirate qu'il écrase d'une main. Pourquoi suis-je venu iciiiiiii. Je baille. Oui, c'est vrai qu'on dirait qu'il est tard. Il fait sombre, comme si c'était une nuit perpétuelle. C'est l'heure de dormir. Mes paupières sont lourdes, j'ai du mal à les garder ouvertes. Je lutte, mais je n'ai plus envie. Je finis par les fermer. Méphora s'avance vers moi en vainqueur.

« Vous vous croyez loups alors que vous n'êtes que des pauvres stupides agneaux. Vous voulez danser avec le diable en personne. Vous sautez les étapes. Je vais laisser celui-ci en vie pour le briser plus tard, le seigneur Teach appréciera. Je vais aller m'occuper de ce Rossignol qui n'a que trop volé. »

Elle s'éloigne d'un pas lent mais qui impose le respect. Sa stature sur cette île est on ne peut plus haute. Elle représente Teach quoiqu'il arrive. C'est son rôle de gardienne de veiller et protéger les intérêts de son maître. Elle a senti Slurg trépasser. Elle sent Ganon en train de combattre. L'autre géant est en train de combattre le maître de l'assaut. Il est temps de lui montrer pourquoi Teach se fait appeler le Malvoulant. Méphora lève les bras vers le ciel. Aussitôt, les cendres de toute l'île se concentre au dessus de la jeune femme. Et les cendres, avec Aoi, Ganon, Izya et les boulets de canons, ce n'est pas ce qui manque. Elle se retrouve avec assez de matériel pour raser une bonne partie de l'île. Et c'est ce qu'elle compte faire visiblement. Tant pis pour Ymiron, il n'a qu'à se protéger tout seul. Et elle lance, sans réfléchir plus longtemps, la moitié des cendres est utilisée et fonce droit sur le trio de pirates. Sauf que ça ne les atteint pas. Un mur de terre vient stopper son attaque. Elle se retourne rapidement vers moi.

« Tu m'as oublié ?
Comment est-ce possible ? Tu devrais dormir profondément.
J'ai bien assez dormi durant le voyage pour venir ici. Héhéhé. J'ai compris ton truc. C'est pas le brouillard, mais les cendres que tu contrôles. T'as mangé un fruit du démon toi aussi. J'arrivais pas à mettre un nom sur l'odeur qui me piquait les narines. Mais quand t'as fais venir à toi les ravages de l'île … » Elle semble déconcertée. Elle ne s'attendait pas à ce que réussisse à sortir de ses techniques. Elles sont vraiment efficace, je le reconnais. Mais je suis un utilisateur du haki de l'empathie moi aussi. Ce dernier me réveille sans cesse en passant en mode instinct. Dès qu'il sent un danger, il me réveille, un peu comme une alarme. Vachement pratique, mais ça ne fonctionne que sur les gros trucs pour l'instant. Je ne maîtrise pas encore ce foutu haki. « T'as aussi un truc qui rend les gens somnolents. Tu utilises tes cendres combinées à ton truc. Ça ressemble à du color trap. »

Là, elle blêmit carrément, et je sais que j'ai touché dans le mille. Je souris et me frotte les yeux pour qu'ils restent ouverts.

« J'ai vu un as de la révolution faire la même chose sur Drum. J'ai subit ça de la part d'un pirate dans la Flaque. Tu me l'as fais subir deux fois. Je ne tomberai plus dans le panneau. Tu m'as retardé. J'aime pas ça. Tu m'as fais passer pour un con. J'aime encore moins ça. Tu me résistes. J'aime ça. »

Là, mon pouvoir explose. La terre sous mes pieds est parcourut par des vaguelettes. Elles ne font que quelques millimètres d'épaisseur, mais elles sont belles et bien distinctes. Je lève lentement mon bras. Une réaction est aussitôt entraînée par ce mouvement, à savoir un geyser de terre apparaît devant moi. Je ne le voulais pas. C'est intuitif, en réponse à mon état. Cette fois, je vais tout donner et je vais la massacrer.

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Le géant dépose un genou, Izya apparaît, mon cœur rate un battement. Depuis combien de temps ne l’avais-je pas vu ? Je fus dissipé l’espace d’un instant, ne me préoccupant aucunement des soldats perdant la vie autour de moi et du sang qui continuait à couler.

Et elle s’adressait à Red, simplement. Pas un regard pour moi, pas un mot. Avait-elle choisi Léo ? Une balle sifflant près de mon oreille me rappela à la réalité. D’un coup de lame, l’inopportun décéda tandis que je me rendis près du duo.

« Nous devrons parler après la bataille, Izya… Tâche de survivre. »

Disais-je alors que j’ignorais si j’en avais l’envie moi-même. Si elle le choisissait lui… Donne-moi n’importe quoi, rien qu’un espoir, une motivation pour combattre.

D’un regard à Red, je lui rappelais sa promesse. Une balle perdue, c’était ce que nous avions convenu. Léo ne devait pas survivre à cette bataille.

« Je vais aider Aoi, mais ne t’attaque pas à l’Empereur sans moi Rossignol. J’ai confiance en tes capacités, mais tu auras sans doute besoin de mes hormones… Du moins, je pense que c’est pour ça que tu as tenu à ce que je vienne ? Restes en vie toi aussi. »

D’un bond, je marchais dans les airs en direction de l’Ouest et de la fournaise volcanique lointaine, tournant le dos à Izya à contrecœur. Je n’avais plus vraiment la tête à la guerre. Si je l’avais perdu, autant me perdre moi-même. Mais peut-être y avait-il encore un semblant de sentiment au fond de son cœur ? Peut-être.
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Pile à l'heure pour déguster, comme je m'y attendais.

Red me sourit, surement content de me voir enfin de retour. Je le lui rends, contente de voir que malgré le groupe de brute dont il s'est entouré, ma place auprès de lui à sa maigre importance. Mais d'un coup, une immense hache se plante brutalement entre nous, bien vite ramener à son propriétaire par la chaîne qui lui est rattachée.

Dis donc, il a pas l'air de bonne humeur ton copain...
Surement de ta faute, ça.
Oh, vraiment ? Moi qui ai juste essayé de lui faire un câlin...

Faisant tournoyer sa hache en l'air en hurlant, le géant d'une trentaine de mètre de haut nous regarde d'un œil mauvais. Et tandis que j'observe le géant faire, une voix familière résonne à mes oreilles.

Nous devrons parler après la bataille, Izya… Tâche de survivre.

Mon coeur loupe un battement et mes yeux n'osent se retourner pour faire face à Reyson. J'aurai du me douter qu'il serait prêt de Red, comme il l'a toujours été, comme je l'ai toujours été. Mais j'avais un espoir que ce ne soit pas le cas, et comme je ne l'ai pas vu tout de suite...

Et pendant qu'il s'adresse à Red, annonçant qu'il se battra sur un autre terrain, moi, presque tétanisée, je réfléchie à toute vitesse. Je m'étais promis que la première chose que je lui dirai lorsque je le verrai, c'était la nature de mes blessures, et que selon sa réaction, je pourrais sans doute plus facilement choisir entre lui et Léo.
Mais là, on est en plein champs de bataille avec la menace d'une énorme hache dirigé par un ennemi géant, ce n'est clairement pas le moment.
Alors quoi ?

Mais déjà le bruit de son geppou se fait entendre dans mon dos.

Reyson !

Au son de ma voix, il s'arrête et se tourne vers moi tout en continuant de sautiller sur place. Mais je ne peux m'empêcher de baisser les yeux, honteuse de l'avoir mis dans une telle situation.
Pourquoi je l'ai rappelé ? J'aurai du le laisser partir... Maintenant je dis quoi moi ?

Ne meurs pas.

Sans m'en rendre compte, mon ton est devenu sévère, autoritaire. Oui, c'est un ordre que je te donne. Car soit sur que si tu meurs, j'irai te chercher jusqu'au tréfonds de l'enfer pour pouvoir te hurler dessus comme j'en ai l'habitude.
Alors ne meurs pas, je ne t'ai pas encore pardonner ta traîtrise de l'autre fois. Ne meurs pas, je n'ai pas encore choisi entre lui ou toi et je ne veux pas choisir par dépit.
Ne meurs pas.

Et au moment où la hache se décide enfin à filer dans notre direction, Red et moi disparaissons au même instant d'un soru tandis que Reyson reprend sa route à coup de Geppou. Fonçant sur l'ennemi, je m'envole vers sa cuisse, lui envoyant dix lames d'air de mes dix doigts griffus avant d’atterrir dessus et de la lacéré de toute la bestialité que m'offre mon fruit du démon. Mais sa jambe devient noire et mes efforts sont vain. Mais moi aussi je peux utiliser le haki. Alors je réattaque ! Mais avant même de me déchaîner une seconde fois, un main de près de trois mètres de haut vient m'écraser comme on écrase un moustique.

*PAF*

J'ouvre les yeux, mais, c'est bizarre, je ne vois rien. J'ai pas mal, non plus, c'est étrange... Je suis morte ? Non, impossible, il était pas si fort que ça ce géant pour me tuer en un coup, si ? Ou alors ?

Red ? C'est toi hein ? Tu me fais sortir ?
J'sais pas, t'as pas l'air concentrée. C'est des lieutenants d'empereur qu'on affronte là, quand même. Si tu continues comme ça tu vas mourir avant même de croiser Teach.
Non mais, hé ! Je t'ai pas sonné hein ! Si tu voulais pas que je prenne de risque, fallait pas me demander de venir !
C'est vrai... Dans ce cas, vise la tête !


En moins d'une seconde, me voilà dehors, juste au dessus de la tête du géant où Red vient de me rejeter de son trou noir. Un éclair chargée dans ma gueule, je le lance immédiatement sur le géant qui est pris de secousse sous le choc. Puis, mes pattes chargés de haki déversent un flot de lame d'air qui s'abat sur ma cible tranchant le cuir chevelu du géant et rafraîchissant sa coupe au passage. Avant que je ne l'atteigne à mon tour, le géant se tourne et, du coin de l’œil, je peux voir la hache volante de celui si foncer droit vers moi. Trop rapide. Le soru ne me sauvera pas. Les pattes en avant noir de haki, j'intercepte le tranchant entre mes griffes et me laisse portée par la force synergique de l'arme. Rayant le métal de mes griffes, je crée un nuage très dense entre moi et la lame pour m'en protéger lors de l'impact qui ne saurait tarder. Une fois fait, j'opte pour ma forme d'armure et concentre mon haki sur mon ventre.

Puis, c'est le choc.

Mon corps brise une pierre tombale, puis une autre, puis un arbre, pour finalement se retrouver enfoncé dans un mausolée. Serrant les dents, je sens une vive douleur me traverser la colonne vertébrale tandis que mon souffle coupée par l'écrasement de la hache sur mon corps protégé ne demande qu'à repartir. Et lentement, la pression de la hache s'enlève au moment où mon ennemis la retire vers lui.

Grossière erreur.

D'un geste de la main, je griffe le nuage collé à la lame et en change la nature. Le blanc vire au noir et des grésillements arrivent en même temps que les éclairs se répandent tout le long de l'arme et de la chaîne métallique jusqu'à venir foudroyer la paume du géant qui lâche prise. De nouveau en dragon, je vole a toute vitesse jusqu'à lui et glisse telle un serpent le long de son bras en créant de nouveaux nuages d'éclairs, telles deux rivières noires parcourant sa peau. Puis je fais demi tour dans les airs et part me poser à côté de Red tandis que mon attaque déchaîne toute sa puissance et carbonise le bras de notre ennemi.

Ca te va là ? J'ai l'air plus concentrée ?


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-C'est mieux. Continue.

Grognement de colère, Izya décolle en flèche et me laisse face au géant qui se désintéresse aussitôt de l'adversaire qu'il ne peut pas choper pour essayer de se payer celui qui reste. Tactiquement le meilleur choix c'est sur, en tout cas d'un point de vue purement théorique.

En pratique par contre, la réalité est vachement différente.

Une hache géante tente une nouvelle fois de m'écrabouiller façon insecte, mais cette fois je file à sa rencontre d'un Geppou, coupant la trajectoire de la hache avant qu'elle n'atteigne sa pleine puissance pour en frapper le fil d'un coup de poing dévastateur.
Mon bras gainé du noir de l'armement et la hache monstrueuse se stoppent mutuellement en plein vol, libérant autour de nous une onde de choc qui balaie tout les hommes debout à la ronde. Puis dans un craquement sonore, la hache se brise, s’émiettant sous l'impact comme une pièce de verre heurtant la sol.

Geppou encore.

D'un bond je suis à la hauteur du monstre. Le temps de le regarder droit dans les yeux malgré la différence de taille, le temps pour lui de comprendre qu'une nouvelle fois il est tombé sur un os. Et je frappe.

Ma paume impacte l'air devant moi dans un bruit de tonnerre. Et a l'endroit ou ma main de chair s’arrête prend naissance une gigantesque main d'air qui va percuter le visage du géant pour lui flanquer une beigne a sa taille. Et quand elle le percute et le traverse avant d'aller s'imprimer dans le sol meuble derriére lui, c'est pour le démolir de toute la puissance de l'arcane la plus violente du Rokushiki. Déversant sur ses organes internes plus de violence qu'un choc frontal avec le plus rapide des trains des mers ou une batterie entière d'une division de cuirassés de la marine.

Et alors que le géant se plie en deux sous la douleur, il offre sa nuque a l'attaquant venue du ciel.



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C'en est finit d'elle. Elle est désormais une morte en sursis. Elle se sent, et elle se prépare pour ce qui va venir. Je vais y mettre toutes mes forces, toute ma rage, ma colère, ma fureur. Mais je ne vais pas tuer tout de suite. On va lui faire cracher ce qu'elle sait sur les territoires du Mal*/ de Teach pour ensuite les faire nôtres. Et oui, on appelle ça la chaîne alimentaire. Quand t'es en bas, tu fermes ta gueule et remercies les autres de te laisser en vie. Sans prévenir, j'utilise un soru pour me retrouver juste devant elle. Sans même le vouloir, lors de mon déplacement jusqu'à elle au dessus de ma terre, cette dernière s'est légèrement surélevée à mon passage. Je transforme mes doigts en pointes et transperce mon ennemi avec, comme les membres du Cipher Pol savent si bien le faire avec le shigan. Je me laisse tellement emporter par ma rage que je finit par viser la tête et le cœur. Faut croire que mes instincts de tueurs sont plus forts à réprimer que je ne le pensais.

Je finis par arrêter car un truc me semble bizarre. Le corps de Méphora s'effondre sur le sol, privé de sa vie. Pourtant, j'ai le sentiment que ce n'est pas finit, qu'il y a autre chose. Je pose les yeux sur le cadavre et je vois du sang sortir des trous que j'ai fait. Sauf que le sang est noir, pas rouge. Le sang noir indique un manque de coagulation, c'est très mauvais. Impossible que la gardienne de Thriller Bark ait ça et vive. D'un seul coup, le corps se transforme en vagues noires et m'attaquent. Je sens désormais l'odeur de brûlé. Ce n'était pas le vrai corps de mon adversaire, mais un substitut fait avec les cendres qu'elle contrôle. Les minuscules particules s'insinuent partout dans mon corps. La terre en moi n'est pas un truc très dense en ce moment, donc c'est facile pour elle de faire ça. Une fois qu'elles sont bien en moi, elle les fait se séparer aussi violemment et rapidement que possible. Il en résulte une sorte d'explosion, mais sans flammes ou bruit.

Mon corps explose en plusieurs centaines de morceaux. Une technique qui aurait pu me tuer si elle avait eut le haki de l'armement ou du granit marin. Comme elle n'a aucun des deux, elle ne peut me faire aucun réel dégât. Par contre, moi je peux lui faire mal. Ma carcasse est éparpillée un peu partout et Méphora ne se doute pas une seule seconde qu'elle vient de m'aider. Les morceaux qui composent ma bouche se mettent et émettre des sons, d'abord incompréhensibles, puis finalement tout à fait normaux.

« Ô divine terre, réveille toi, révèle au monde ton existence, montre aux simples mortels l'étendue de ta puissance, fais leur sentir ta rage millénaire, dévoile leur ton pouvoir inabordable, incompréhensible, incommensurable, irréel. Que les quatre i n'en fassent désormais qu'un, intemporel. »

Quoi ? Ça ne sert à rien que je fasse ça car l'esprit de la terre n'existe pas ? Détrompez-vous. Ça a bel et bien un but, sinon je ne l'aurais pas fait. Méphora se concentre particulièrement sur les morceaux qui parlent et leur sens, si bien qu'elle en oublie les autres. Autres qui, discrètement, se soulèvent et s'approche d'elle silencieusement et très lentement pour que son haki ne la prévienne pas. Ce ne sont pas des menaces, rien de dangereux ou de menaçant, juste des blocs de terre qui bougent comme pour se regrouper. Sauf que ce n'est absolument pas leur but. Une fois que les parties ont finit de s'exprimer, c'est là que l'attaque commence. Tous les bouts de terre, tous les morceaux me composant se mettent à vibrer puis bouger à l'unisson. Leur destination ? Méphora. Je les fais bouger sans aucune coordination, les faisant simplement foncer vers elle pour la blesser autant que possible. Il en résulte une cacophonie insupportable. Elle subit des attaques de toute part, sans aucun timing maîtrisé, juste un bon gros bordel.

Pourtant, elle réussit à esquiver ou contrer la majorité. Elle utilise sa canne pour détruire les gros morceaux. D'ordinaire, je fais tourner tous les morceaux dans un sens pour accroître les dégâts. Mais face à une utilisatrice expérimentée du haki de l'observation, je ne peux pas jouer ainsi, je dois m'adapter. Alors certains tournent dans le sens des aiguilles d'une montre, d'autre dans le sens contraire, d'autres descendent, d'autres montent, vont devant ou derrière, de droite à gauche … Elle n'utilisent plus de cendres. Elle ne peut pas en créer ou elle n'en a pas besoin ? On va vite le savoir. D'un seul coup, je fais foncer toute ma terre droit sur elle. Avant qu'elle ne puisse bouger le petit doigt, elle ressemble à une statue de glaise. Puis je condense ma terre aussi fort qu'il m'est donné de le faire. Aussitôt, des cris féminins retentissent. Des cris de souffrance, des appels à l'aide. Un gros nuage noir rend la zone encore plus sombre. Minute. Nuage ? Ya pas de nuages ici, que du brouillard. Je lève la tête et vois, en effet, un énorme nuage de cendre provenir de la zone où les marins se trouvent.

Elle … Elle a encore la force de faire ça ? Le groupement de cendres se divise en plusieurs petits. Trois parmi eux prennent la forme d'une roue et fonce droit sur ma création. Les particules tranchent ma terre verticalement au niveau du dos et du torse de Méphora qui en profite pour sortir rapidement. Son corps saigne un peu au niveau des jambes, là où j'ai concentré mon attaque. Je vise toujours les jambes, parce qu'un adversaire sans jambes ne peut plus esquiver, alors qu'un sans bras peut toujours, et est plus dur à attraper après. Malgré tout, elle tient encore debout. Incroyable. Elle mérite bien son titre de souveraine de l'île. On est à bout tous les deux. J'avais encore rien senti jusque là, mais d'un seul tout, tout me tombe dessus. Mes jambes flagellent, mon corps tremble à cause du froid qui règne ici et je sue à cause des efforts fournit. On sent tous les deux que c'est la fin. J'ai dépensé beaucoup trop d'énergie pour aucun résultat au final.

« Il est temps d'en finir.
Comment peux-tu me résister ? Je suis la gardienne de l'île, la plus puissante créature ici.
T'es ptet puissante, mais moi, je suis la Terreur. »


Mon visage prend un air carnassier, fou assumé, totalement dérangé, prêt à faire tout ce qui est mauvais. Pas de retenue, c'est le dernier coup. Elle rassemble ses cendres au dessus d'elle puis les envoie vers moi. Je tente de me désolidariser, mais ça ne fonctionne pas. Pourquoi ? Comment ? Tout à l'heure, quand elle est 'entré' dans mon corps, elle a du faire quelque chose. Bon, pas grave. Elle est encore sur ma terre, je peux donc sortir ma carte maîtresse. Mon bras droit grossit jusqu'à atteindre la taille de celui d'un géant, puis frappe son élément. Les deux se rencontrent et luttent. Puis comme on pouvait s'y attendre, le logia prend l'avantage. Déjà parce qu'il est plus puissant qu'un paramécia, mais principalement parce que ma quantité de terre est illimité, alors qu'elle n'a qu'un nombre limité de cendres. Elle ne peut pas en produire et doit utiliser celles qui l'entourent. C'est ce que j'ai remarqué durant le combat.

Et comme elle a déjà attirée à elle tout ce qu'elle pouvait, il ne reste plus rien à quoi faire appel pour la sauver. Mon poing détruit les cendres qui tombent sur le sol et forment un pellicule noire. Sans défense, Méphora se reçoit mon coup de plein fouet. Une chance pour elle, je tombe sur les genoux au même moment. Elle ne reçoit donc qu'une partie de l'attaque, pas l'intégralité. La dame noire de Thriller Bark tombe quand même, comme ses pantins qui protégeaient l'île. Teach vient de perdre une bonne partie de ses forces. J'ai laissé Méphora en vie pour qu'elle nous livre des informations précieuses, Red sera content. Ça méritera bien un petit bonus. A court d'énergie, je me laisse tomber sur le sol et ferme les yeux. J'ai gagné. Mais un sentiment amer rempli ma bouche, du sang bien entendu, et une difficulté trop importante. J'aurais du gagner plus facilement. Je ne suis pas encore de taille face aux lieutenants d'empereur on dirait, puisque mon adversaire ne l'était même pas. Je dois … progresser.

techniques:
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Haut dans le ciel, haut dans mon royaume céleste, le tonnerre gronde et la foudre tombe. Un éclair jaune, net et précis s'abat sur la nuque du géant. Et sur ses talons, un second arrive, rouge cette fois.

Moi.

Chutant des nuages noirs, je fonce sur la cible tout en changeant de forme. Mon corps draconique laisse place à ma forme hybride ailée. Meitous en main, ailes battant dans le vent pour accélérer ma chute, je file vers cette nuque toujours à nue, cette nuque devenue rouge vif sous la brûlure de mon éclair. Le corps du géant se redresse sous l'impulsion électrique. D'un battement d'aile, j'ajuste ma trajectoire, mais avant même qu'il ne soit totalement droit, Narnak, noir de Haki, rencontre sa chair, s'abreuvant de son sang.

Instantanément la peau rougit se noircit et Narnak s'en retrouve affaiblie. La lame d'air censée trancher net la gorge de mon adversaire se voit stoppée au milieu de la chair et lorsque Narnak fini sa course circulaire dans la nuque du géant, la tête de celui ci tient toujours sur ses épaules et ses cris de douleurs signalent sans conteste que le lieutenant de Teach peut encore respirer.

Mais c'est sans compter sur mon Argument Décisif.

Suivant son frère arme, la lame de mon deuxième sabre reprend le même chemin déjà tracé par Narnak. Toujours chargé de haki, la lame d'air part à toute allure dans la fente pour aller creuser plus profondément dans le corps du géant. Et tandis qu'Argument Décisif termine sa course, une main que je n'ai pas guettée m'agrippe et me serre de toutes ses forces. Avant que je ne puisse réagir, les os de mes ailes se brisent, m'arrachant un cri de douleur. Décidé d'en finir au plus vite, je prends ma forme d'attaque, recouvrant ainsi mon corps de pointes acérées. Je concentre mon Haki sur les plus grosses de mon dos et me recroqueville au mieux sur moi même.

Rapidement, je sens le sang du géant couler sur mon dos, et pourtant, l'étreinte ne desserre pas. Prise de colère mélangée à de la panique, je plante mes deux lames noires dans la chair devant moi dans le but de la découpée. Un énorme bruit retenti à mes oreilles, puis c'est le silence. Tranchant d'un geste vif la chair devant moi, je suis surprise de ne rencontrer aucune résistance. Je découpe alors rapidement une sortie et me retrouve éjectée dehors. Me transformant rapidement en dragon dans l'idée de déboucher au milieu du vide, je me retrouve à rouler sur la terre ferme, juste à côté de Red. En le voyant bien droit, presque décontracté, je comprends que le combat est fini et reprend moi même une allure plus digne qu'un dragon jeté en vrac sur le sol.

De nouveau ange, j’époussette ma robe maculée de sang avant de me tenir droite à côté du chef de cette attaque.

Finalement, ça a suffit.

Devant nous, le corps du géant gît, inerte. Et à quelques dizaines mètres de la base de son cou, sa tête est figée dans un rictus de douleur.


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Le géant s'effondre, et comme prévu, ça fait un boucan de tous les diables. Un boucan qui s'ajoute a la dispersion soudaine des nuages de cendre animée de la sombre Méphora, et qui signale a tous que l'affrontement dans la plaine tourne en notre faveur.

-C'était parfait Izya. Pile à l'heure.

Sans vrai surprise, les hommes de Teach s’avèrent plutôt du genre à se battre jusqu’à la mort. Probable qu'ils redoutent plus leur patron que quoi que ce soit d'autre. Normal. Difficile de trouver une mort brutale moins attractive qu'une mort lente aux mains du pire bourreau du monde connu.

Leur choix.

Je déploie la puissance de mon Haki à la rencontre des irréductibles. Et comme le vent soufflerait un champ de bougies je les mouche. Ne laissant entre nous et le château que des monceaux de corps, tombés inerte la ou ma volonté les a atteints et brisés.

Autour de nous, le fracas saccadé des détonations diminue rapidement jusqu’à disparaitre pendant que les hommes nous rejoignent. La plupart prenant position en lisière de la forêt suivant les ordres de Wilson pendant que des petits groupes avancent rapidement au cœur du cimetière, liquidant méthodiquement les hommes de Teach dans le coaltar avant qu'ils n'en sortent.

-Et maintenant ?
-Maintenant ? Maintenant c'est le bal des débutantes qui commence.
-Le bal des débutantes ?
-La soirée des premières fois. Ce soir, le Malvoulant va apprendre à reculer.



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