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Quand le prêtre veut toucher au mineur et quand la femme veut toucher sa prime

Il y avait comme une impression de venir au paradis ici, une véritable impression hein ? Rhei, arrivant sur l'île avec son style de l'Ouest, venait d'arriver sur l'île qu'elle avait vu et qui lui avait donné envie d'avoir son style de vie, surtout lors de ses premières descriptions pr les journaux, l'île ayant été découverte assez récemment. La Pistolero ne connaissait l'île que par les yeux des autres, et maintenant, elle s'apprêtait à fouler les terres de ses rêves, les étoiles plein les yeux. Et cela se faisait sentir sur le navire qu'elle avait décidé de prendre pour s'y rendre : une vieille barque. Heureuse, la jeune fille avait voulu sauter dans tous les sens, pour saisir quelqu'un et le baffer en lui gueulant dessus de lui dire que c'tait pas vrai ! Mais c'tait vrai ! Hat Island ! L'île du style ! L'île dont les règles de vie était tout simplement de se battre pour n'importe quelle raison ! Une ville pleine de brutes, et donc de primes !  Pour Rhei, cela se présentait un peu comme une banque : Tu as besoin d'argent, tu tabasses deux-trois criminels, tu les livres, tu gagnes de l'argent. Et ce n'était pas par hasard que la Chasseuse de Primes avait décidé d'y aller, mais parce qu'elle savait tout cela, elle savait qu'il s'agissait de la terre promise pour tout chasseur de primes qui se respecte. Sortant tranquillement un cigare, elle se félicita de ne pas s'être trompée dans sa destination, et sourit tout en l'allumant.

« C'partiiii ! Ouaip' tremblez les primés ! Rhei est en marche et va vous botter l'cul à grands coups d'pied ! »

Et tremblez les bars ! La Reine de la Baston vient de faire son apparition ! Ceux qui voulaient la prendre en duel devaient être forts pour pouvoir le faire ! Sinon ils allaient saigner de la bouche ! Perdre des dents ! Danser sous les coups de feu !! Perdre leur conscience et leur argent sur les paris ! Se faire écraser ! Vous voyez, Rhei est plutôt quelqu'un d'empathique dans le domaine de la victoire, même si après son accident lui ayant donné un bras de fer, un bras de métal, elle ne confondait plus trop « Gaminerie » avec « Amusement » et savait faire la distinction entre un garde et un ivrogne.

Chapeau sur la tête, cigare au bec, Rhei partit sur l'île avec un air assuré, et avança d'un pas pour se faire frapper au visage et tomber lourdement à l'eau. Mais bordel ?! Il s'était passé quoi d'un coup ? L'air complètement perdu, la Chasseuse de primes remonta, trempée, sur la berge, pour remarquer que le coup avait été donné par quelqu'un qui venait de lui prendre sa barque... Mais c'était pas possible ! Tête hors de l'eau, la jeune fille commença à s'énerver sur ce qu'il venait de se passer.

« Mais c'pas possible ça ! C'pas cool d'faire ça à des gens comme moué ! »

Mais personne ne l'écoutait réellement, et ceux qui le faisaient lui indiquaient par leur désintérêt que la scène était tout à fait normale... Le Paradis des Criminels, car ici le crime n'était pas forcément le même pour tous... Parmi les personnes qui étaient présentes, elle en reconnut un... Mais le temps qu'elle ne remonte sur les quais, il avait disparu. Et maintenant qu'elle était trempée... Il allait lui falloir du temps avant de repartir. Crachant l'eau qu'elle avait en bouche, elle retourna son chapeau, qui était tombé de sa tête, faisant tomber quelques poissons et un crabe qui s'était pris dedans, nettoya sa prothèse et son six-coups par la même occasion.

« C'pas possible ça ! J'pensais pas qu'on m'volerait mon bâteau moi ! J'vais d'voir en trouver un n'veau d'mon côté ! Et p'is ! Faut qu'je trouve l'autre ! »

L'autre en question était Bob De l'Âne, un criminel qui aimait chanter et donner des concerts lorsqu'il commettait un crime. Cela le rendait facilement identifiable et reconnaissable, parce qu'il se baladait toujours avec sa guitare, et on disait qu'il la portait même s'il était nu ! S'approchant d'un habitant, elle demanda à ce dernier la chose suivante :

« Yo ! T'sais pas où il s'carapatte l'Bob De l'Âne ? L'type qu'était là-bas (elle indiqua la direction où elle l'avait aperçu) 'vec sa guitare ! »

« Ouais ! J'sais pas ! Mais l'a du partir à Bull City ! Mais l'désert c'pas génial ! »

« Bien l'merci ! J'm'en vais aussi ! »

« Eh ! Attends ! T'as d'quoi m'payer pour cette aide ? »

« Non ! J'paye pas pour ça ! »

Et elle partit avec entrain, et surtout avec la volonté de ne pas se faire frapper de nouveau pour le moment... Les vêtements trempés, elle frissonnait légèrement, mais la température de l'île, et le Soleil qui tapait plutôt fort, firent en sorte de résoudre ce problème d'humidité, et après un moment de voyage, et largement desséchée, Rhei vit au loin une silhouette, et s'en approcha rapidement pour voir qui était cet inconnu. Il s'agissait d'un prêtre, qui devait avoir quelque chose pour se déshydrater ! C'est donc de manière précipitée, et avec un air de chien battu, qu'elle se présenta vers lui pour lui dire d'une voix rauque la chose suivante :

« Donne-moi ton eau bénite s'te plaît ! J'ai trop soif ! J'ai b'soin d'm'hudifier l'gosier ! »

Comme quoi le mythe des bandits de grands chemins qui viennent pour piquer les victuailles des innocents, ça existait réellement. La chasseuse de primes était quand même triste de s'apercevoir qu'il ne s'agissait pas de sa cible, qui, avec le temps que la jeune fille avait mis pour réellement se mettre en route, était déjà arrivé sur Bull Town. Il fallait dire, elle n'en était plus trop loin non plus.


Dernière édition par Rhei D. Heimfire le Sam 11 Fév - 20:57, édité 1 fois
    « Après tout, il faut bien commencer quelque part... » se disait le prêtre, soupirant en voyant se dessiner le paysage désertique de l'île sur lequel il s'apprêtait à accoster. A vrai dire, il n'avait pas vraiment choisi cette destination mais s'y dirigeait finalement suite à un concours de circonstances.

    Quelques jours auparavant, l'homme de foi se trouvait sur l'île de Manshon où il s'était rendu pour observer les fameuses reliques sacrées de l'église de Manée. A sa grande surprise, elles avait été volées il y avait pas mal de temps déjà mais, ayant vécu en exil auprès de moines, il n'en savait rien. Il fit pourtant dans cette église la rencontre d'un Manshonnai avec qui il eut une discussion des plus intéressantes et à qui de fil en aiguille il partagea son désir de voyage. L'Homme montrait un respect tout à fait certain à la profession du père Kitano auquel il proposa une traversée gratuite vers l'île où il avait l'habitude de commercer. Il s'avéra que le marchand échangeait toutes sortes d'outils miniers -ou du moins c'est ce qu'il dit au vieillard- contre de l'or aux travailleurs de Hat Island.

    Takeo se retrouva ainsi à bord d'un bateau rempli d'honnêtes travailleurs et où il eut tout le temps de se détendre pendant les quelques jours sur lesquels s'étalait la traversée. L'écrivain ne savait pas vraiment ce qu'il allait chercher en quittant Manshon mais le découvrit bien vite en feuilletant le journal datant du jour où il prit la mer. En effet, la rubrique des faits divers affichait la photo en petit format d'un avis de recherche sous lequel on pouvait lire, entre autre : Le criminel Bob de l'Âne, connu pour ses méfaits et ses chansons sur son île de Hat Island, se déclare très fier de sa nouvelle prime d'un million de berrys et se dit honoré de la reconnaissance que lui porte notre journal.

    Quand le prêtre veut toucher au mineur et quand la femme veut toucher sa prime 1481738777-wanted-bob-de-l-ane

    Le religieux arracha la page du journal avec un sourire puis récolta différentes informations sur le malotru auprès des membres de l'équipage. Il apprit que Bob de l'Âne, de son vrai nom Barnabé Obkins, était en réalité un escroc de bas étage s'étant fait remarquer par la marine puisque, sous couvert de sa fausse identité de marchand d'ânes, il avait réussit à voler plusieurs centaines de milliers de Berrys à nombre d'honnêtes gens pourtant peu nombreux sur l'île chapeau. Cela lui avait valu son nom « de l'Âne » car les lésés ne connaissaient que son surnom "Bob" et pas sa véritable identité. En plus d'avoir pousser la marine à mettre sa tête à prix suite aux nombreuses plaintes des braves citoyens, Bob avait réussit à redorer son blason auprès de ses camarades de saloon et paradait fièrement dans la Bull Town reconstruite et puant l'or qu'il aimait tant.

    Cette histoire trop brève avait éveillé l'appétit du clerc qui désirait désormais en savoir plus et avait hâte de mettre pied à terre pour rencontrer ledit malandrin. Son excitation se dissipait à mesure qu'il s'approchait des côtes et que des grandes dunes de sable prenaient forme devant lui. Ce paysage désertique réveilla le douloureux souvenir que le vieux avait d'Amerzone et le fit frisonner. Lorsque les marchands amarrèrent leur vaisseau sur les quais, ils proposèrent d'emmener le prêtre jusqu'à Bull Town où ils se rendaient en calèches tirées par des chevaux, ce dernier refusa poliment l'invitation de peur de subir un nouvel épisode de phacomochère puis le capitaine lui offrit un chapeau en lui expliquant la loi qui régnait en maîtresse sur le port du couvre chef. Le commerçant lui donna aussi un sac en toile de jute où se trouvaient vivres et eau pour que la traversée du désert se passe sans encombre.

    L'ecclésiastique remercia ses bienfaiteurs avant de prendre la route du désert, il y avançait avec la plus grande des précautions, guettant le sol au cas où il se mettrait à trembler sous ses pieds, suant à grosses gouttes et apparemment tout à fait perdu dans cette étendue vide.

    - Donne-moi ton eau bénite s'te plaît ! J'ai trop soif ! J'ai b'soin d'm'humidifier l'gosier ! 

    Le prêtre ainsi sorti de sa paranoïa sursauta en poussant un petit cri de surprise. Par réflexe, il envoya son coude voler vers le bas ventre de son attaquante mais s'arrêta juste avant de la frapper, voyant qu'elle n'était pas agressive. La main sur son cœur palpitant, les yeux écarquillés et le corps tremblant, il fallu quelques secondes au gris avant de reprendre pleinement ses esprits et de tendre sa gourde presque vide à la cow-boy.

    - Bien entendu ! Bien entendu tenez tenez... Il souffla un bon coup. Mon Dieu ! Vous m'avez flanqué une peur bleue ma chère. Vous n'imaginez pas à quel point je suis heureux de voir un habitant des lieux ! Je pense être absolument perdu alors que j'essayais de me rendre à Bull Town. Vous sauriez m'aiguiller ?
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    Ma tête repose mollement sur le comptoir du bar, une énorme pinte est à côté de moi. Mon visage baigne dans ma propre bave, je suis bourré, mais je garde un assez fort contrôle psychologique, je peux encore réfléchir clairement, cela ne fait aucun doute. Sosu se tient coude à coude avec moi, celui-ci n’est pas aussi décalqué que moi, mais est quand même gorgé d’alcool. Nous nous sommes décidé a changer d’apparence le plus souvent possible. C’est comme ça, que j’ai laissé ma barbe poussée et mes cheveux aussi. Je porte désormais une chemise rouge large, un pantalon en toile, des bottes noires et un tablier en cuir noir me faisant aisément passé un simple forgeron. Mes cheveux sont donc maintenant ramenés en arrière, ma barbe dru cache une bonne partie de mon visage. Des traces noires recouvrent aussi mon visage, marque de la forge. Sosu, quant à lui s’est aussi laissé pousser la barbe jusqu’à e que celle-ci soit une barbe de trois jours, mais ce dernier à rasé son crâne, laissent apercevoir un crâne lustré avec de rare cheveux en train de repoussés. Ses habits, une sobre chemise blanche, un pantalon de toile noire et des souliers en bois. Bien sûr, chaque vêtement cité a été acheté avec l’argent que l’on prend sur les imbéciles que l’on bat dans les bars. Bien que nous ne sommes pas des chasseurs de prime, ce jeu de frapper de simples pirates, sans réel force suffisait à faire de nous des terreurs des bars, d’où le besoin de changer d’apparence le plus souvent possible, pour éviter d’être fiché. Comme je l’ai dit, nous sommes dans un bar et regardons si un gros poisson ne pourrait pas se cacher le ramacis de cow-boy autour de nous. Comment sommes-nous arrivés ici ? En fait, c’est tout simple, le vent à mener notre bateau jusqu’à cette île, car ni Sosu ni moi ne savons manœuvrer un bateau. Oui, nous méritons la médaille des branquignole, mais il ne faut pas nous sous-estimer, nous ne sommes pas si nul que ça, bien que nous soyons des énergumènes. Soudain, un homme rentre dans le bar, celui porte une guitare en bandoulière, je tourne la tête, encore un bouffon, mais Sosu se tourne vers moi, il porte un sourire aux lèvres, me montre le journal qu’il tient dans la main, l’autre musicien est recherché par la marine pour 1 millions de berry. Je ne dis rien, mais hurle en prenant ma pinte avant de la descendre :

    « Encore une, barman ! »

    Nous restons dans le bar quelque heure, à regarder l’homme qui nous permettra de quitter de cette île et d’amassé de jolie richesse, notre rêve de vivre en paix sur une île pépère nous démange et ce dernier semble ne pouvoir nous abandonner, notre début de vie a été rude, comparable à une floraison, notre bourgeon semble sur le point d’éclore, nous libérant des chaînes qui nous entrave depuis bien longtemps. Nous ne savons pas si nous allons continuer de détrousser les ivrognes ? Si nous allons devenir pirates, tous ce que nous savons c’est qu’un chemin honorable ne ramène pas autant qu’un chemin interdit. Nous sommes perdus dans nos pensées, quand soudain, la porte du bar s’ouvrit et un prêtre et une cow-girl rentrent, le prêtre semble âgé et sa compagne et lui sont harassé, je sens jusqu’à ma place l’odeur de la sueur, j’entends leur respiration haletante.  Je tourne négligemment mon regard sur eux avant, me tourne vers Sosu et l’invite sans dire mot à regarder les nouveaux arrivants. Celui-ci pose son regard et m’adresse un regard perplexe en soulevant son sourcil gauche. Comme un seul homme, nous reposons  notre regard sur le primé, attendant le bon moment, c’est-à-dire qu’il fasse des vagues,  mais…
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    L'expression de détresse sur le visage de la part de Rhei se transforma bien rapidement en joie lorsqu'elle comprit qu'elle allait pouvoir s'abreuver ! Et ceci ! Je vous le dis ! Ça n'avait pas de prix ! S'aggrippant fermement à la soutane, les yeux débordant de larmes de joie, le pauvre prêtre devait sûrement sentir le poids de celle qui commençait à le secouer violemment.

    « J'vous r'mercie ben mon père ! J'viens pas d''t'île mais c'simple ! Vous avez juste à m'accompagner ! Moi la grande et fortiche Rhei D. Heimfire ! Hyyyyhaaaa ! »

    Se retenant de sortir son revolver pour tirer plusieurs balles dans les airs de manière totalement clichée, cela pour montrer sa joie et son enthousiasme d'avoir trouvé quelqu'un pour l'aider en cas de besoin. D'ailleurs, sortir son arme à ce moment était complètement décalé, et elle tapa donc du pied en levant le poing, pour reprendre sur le fait qu'elle connaissait à peu près les lieux, Rhei n'était pas née de la dernière pluie, et connaissait à peu près cette île grâce aux descriptions qui y avaient été faite, mais pas du tout grâce à une boussole, qu'elle n'avait pas.

    « On va par là ! »

    Le voyage fut assez laborieux et long en soi. Le prêtre devait avoir remarqué que la Cow-girl semblait ne pas trop connaître où elle devait aller, et se fier plus à son instinct qu'à autre chose, ou peut-être aux différentes traces de pas que pouvaient laisser un être humain qui aurait parcouru le désert il y a peu, et qui étaient restées. Eh oui, à y regarder de plus près, Rhei pistait juste ce qu'elle pensait être sa cible, et dont les empreintes de pas n'étaient pas encore totalement effacées. Ceci montrait clairement son ambition de récupérer sa prime et son argent. Prise dans le sérieux de son travail, mais aussi dans l'euphorie dans laquelle elle se mettait à recevoir autant d'argent, et ce aussi facilement, la pistolero n'arrêtait pas d'appeler le prêtre « mon père », même si celui-ci devait lui avoir donné son nom entre-temps.

    La route se fit sans la moindre embûche extérieure. Cependant, les intérieures commencèrent dès que la ville fut à portée de vue. D'abord la joie d'avoir trouvé sans encombre Bull Town, parce que ce n'était pas donné à tout le monde, mais aussi parce que bordel ! Elle avait bu toute l'eau (sans vraiment partager équitablement) et en redemandait encore ! C'est donc jusqu'à l'entrée de la ville, et à celle d'un pub dans le champs de vision de Rhei, que le pauvre prêtre dut supporter une sorte de gamine qui râlait à propos d'avoir soif, même si elle déambulait plutôt comme une personne bourrée.

    « J'ai trooooooop soaaaaaaaaf ! »

    Puis, après le pub, plus lucide, et droite dans sees bottes :

    « 'llez viens ! On va fêter ça ! »

    Pas sûr qu'elle laisse le choix à l'autre de venir déjà qu'elle se trouvait devant les portes, qu'elle défonça violemment d'un coup de pied bien placé, arrachant à moitié l'un des gonds qui maintenait l'un des volants. Il y avait là plusieurs personnes qui buvaient, voire faisaient des bras de fer tranquillement, montrant fièrement leurs tatouage « Born to Die » et autres symbôles peu intéressants pour la brune, qui était bien trop joyeuse pour faire attention à ce genre de détail, même si d'un coup d'oeil, elle fit le compte du nombre de personnes, sans les dévisager pour autant.

    « S'lut la compagnie ! UN WHISKY POUR MOI ET MON PERE ! »

    « Qui ? »

    « Mon père ! Celui qui m'accompagne ! »

    « Un peu jeun... »

    Elle avait tourné la tête vers celui qui était en train de parler ! Et son radar à primes lui indiqua que quelqu'un de VACHEMENT PLUS INTERESSANT se trouvait derrière lui ! Un type avec une guitare qui attendait tranquillement ! Un type qui n'était autre que Bob de l'ÂNE ! Le seul ! L'unique ! Le gagne-pain ! Le loto ! Le prix de « Qui veut gagner un million gratos ? » Bam ! Pas de temps à discuter ! Le pauvre fermier qui buvait tranquillement et posait ses questions se retrouva K.O. d'un coup de poing gratos et non averti.

    « J'vais pas t'finir au flingue Bob ! Mais ta prime c'est la mienne ! Et quiconque m'empêche de le capturer ! J'le fous la tête dans la cuvette des ch'vals ! Approchez qu'j'vous mette la pâtée ! »

    Des types, j'peux pas dire leurs noms parce que ça peut être n'importe qui, commencèrent à faire craquer leurs membres, pour faire genre ils s'échauffent. Mais de toute façon, un combat de bar, ça devait bien les botter ! Rhei, elle, montrait à quel point elle aimait les mettres, ses poings, dans la gueule.

    [Hrp : Rhei est comme une fan de disney à Disneyland, donc comme une gamine, sauf que là, c'est le Farwest /hrp]
      Le prêtre regardait la cow-boy énergique avec les yeux grands ouverts et un regard un poil effrayé ou presque. Il secoua la gourde à moitié pleine devant elle pendant quelques très longues secondes avant qu'elle ne se décide finalement à le lâcher et à lamper une bonne partie de la boisson.

      - J'vous r'mercie ben mon père ! J'viens pas d'c't'île mais c'simple ! Vous avez juste à m'accompagner ! Moi la grande et fortiche Rhei D. Heimfire ! Hyyyyhaaaa !

      Le religieux ne pût s'empêcher de perdre son sourire l'espace d'une micro-seconde lorsque la chasseuse de prime lui annonça qu'elle ne venait pas d'ici. Quelle horreur ! Ils allaient devoir errer dans ce désert pendant encore longtemps et c'est à ce moment que Takeo regretta de ne pas avoir accepter le trajet en charrette.

      - Et bien... Enchanté, mademoiselle Heimfire, je suis Takeo Kitano. Il lui tendit la main mais elle n'eut pas le temps de la lui serrer qu'elle avait déjà reprit sa route dans le désert. Très bien, je suppose que je vous suis.

      Le vieillard n'était de toutes façons pas près de trouver son chemin en se baladant seul dans le désert et emboîta le pas de Rhei tout en prenant toujours soin de scruter le sol sous ses pieds pour être certain de n'avoir aucune surprise. A chacune de ses demandes, et ceux sans hésiter, il avait offert de son eau à l'étrangère, si bien que quand la soif se fit vraiment ressentir, il ne restait plus une seule goûte du précieux liquide. Le père Kitano arriva ainsi aux abords de Bull City totalement desséché et accompagnait d'un mal de tête causé par la plus grande pipelette qu'il n'eut jamais rencontrée en plus de cinquante ans.

      Le duo improbable pénétra donc dans la ville à l'allure étrange. En effet, de nombreux bâtiments et habitations en tout genre étaient dispersés autour d'un gigantesque cratère brillant d'or et remplit d'hommes venus le récupérer. Ils finirent par arriver devant un pub non loin du précipice.

      - Mademoiselle Heimfire je vous remercie du fond du cœur de m'avoir accompagné et je vous souhaites une bonne continua-

      - 'llez viens ! On va fêter ça !   

      Le gris fût coupé dans ses adieux par la fille qui l'attrapa par le cou comme s'ils étaient amis depuis toujours afin d'entrer dans le saloon à grands coups de pied dans les portes. Réussissant à s'extirper de l'étreinte de la demoiselle, le prêtre confus marmonna quelques mots d'excuses tout en tentant de remettre en place la porte délogée de ses attaches, sans succès puisqu'elle était absolument défoncée.

      - S'lut la compagnie ! UN WHISKY POUR MOI ET MON PÈRE !

      L'écrivain n'eût pas le temps de s'éclipser en douce qu'il se faisait déjà offrir un verre qu'il lui paraissait inconcevable de refuser. Il se dirigea vers le bar où il prit place tandis que la brune discutait avec un homme dans son dos. A peine eût-il finit de boire la première gorgée de son whisky qu'un bruit sourd retentit dans la salle. Choqué de voir le bonhomme étalé sur le sol de la sorte par sa comparse, le prêtre descendit bien vite du tabouret pour tenter de le réanimer, agitant son verre d'alcool sous son nez. Il était visiblement condamné à réparer les bêtises de la survoltée et d'échouer dans ses tentatives car le fermier ne se réveilla pas plus que la porte ne se remit en place.

      - J'vais pas t'finir au flingue Bob ! Mais ta prime c'est la mienne ! Et quiconque m'empêche de le capturer ! J'le fous la tête dans la cuvette des ch'vals ! Approchez qu'j'vous mette la pâtée !

      Il releva instantanément les yeux vers ledit Bob avec un sourire, quelle chance de tomber sur lui par hasard ! Il se redressa en remettant chapeaux et lunettes en place, s'interposant entre Rhei et le groupe d'hommes qui se formait en face d'elle, les regards se tournèrent donc vers le religieux.

      - Mais Rhei voyons, ne dis pas de bêtises ! Il parlait d'un ton calme et réfléchit, fixant Rhei dans les yeux avec insistance comme pour la persuader de rester tranquille. Personne ne va tirer sur personne aujourd'hui... Il se tourna ensuite vers les brutes. Et vous messieurs, pensez-vous vraiment qu'une jeune femme seule puisse vous causer le moindre tort ? Oublions tout cela ! Mon amie va s'excuser et nous retournerons tous à nos occupations, personne ne sera capturé et tout ira pour le mieux, qu'en dites vous ?

      Après un grand brouhaha général entre les différents gaillards, un silence de maître prit place et chacun décida de retourner à sa place, visiblement convaincus par Takeo et son calme légendaire. Alors qu'il pensait avoir réglé tous les problèmes et allait vers son futur interviewé, Bob qui était jusque là resté assis tranquillement se leva tout furibond.

      - Pas question qu'j'me fasse insulter par une gonzesse ! J'm'en va t'montrer le respect dans un duel !
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      La jeune cow-girl à  peine arrivé dans le bar, celle-ci défonce la gueule de prétentieux de l’autre primé.  Sosu et moi restons choqués sur place quelque seconde. Puis, nous organisant d’un regard, nous nous rendons compte que la jeune femme est en train de nous voler notre « proie », l’homme qui nous rapporterait argent et chance. L’être qui nous offrira une partie du tiquet  vers les plus hautes sphères du monde. Sachant exactement ce que l’autre allait faire, le lien fraternelle nous unissant, Sosu et moi sautons hors de nos sièges à une vitesse pas dégueulasse. Un plan d’action ? Nous y allons au feeling, comme d’habitude. Nous ne brillons pas par nos plans avec des détails immenses, une précision chirurgicale, non, malheureusement, ceux-ci ressemble plus à foncer dans le tas sans distinction entre gentils et méchant.

      Je balance ma jambe sur le sol utilisant mon mastodonte, j’espère faire trembler le sol avec cette attaque. Celle-ci marche du feu de dieu. Trop content de cette victoire. Je fais une balayette à la cow-girl et l’a fait tomber par terre. Rapide, je dégaine un couteau et le place minutieusement sur sa gorge. Quant à lui, Sosu est arrivé derrière la pomme de Discorde et lui donne un coup de coude dans le dos, le faisant s’écraser par terre, presque sûr de son succès, Sosu relâche un peu sa prise sur le bras du pirate, le gars en profite pour expulser Sosu, celui-ci arrive sur moi comme un boulet de canon. Celui-ci me percute, je suis projeté en arrière, nos deux corps percute le mur en un fracas d’enfer.
      Puisant dans mes forces, je me relève crache un filet de sang sur le sol. Une douleur aiguë me vrille l’épaule, je me rends compte que mon couteau est planté dans mon épaule, ayant un minimum de connaissance, je sais qu’enlever le couteau ne ferait qu’empirer les blessures. La rage envahit mes veines, j’hurle :

      « Putain enculé, je te démonter, te décapiter, te démembrer, je ne peux plus permettre de vivre ! »

      Je me tourne vers la cow-girl, celle-ci se relève, je déclare d’une voix toujours rugissante :

      « Tain’ j’suis désolé. Mais aide moi, on va lui défoncer sa sale gueule d’enculé et après on va lui niquer sa putain race ! »

      Puis, remarquant mon père, je continue :

      « Excusez moi mon père, ce mec m’a mis en rogne, il ne va pas s’en tirer à si bon compte. C’est la fin pour lui ! »

      Puis, pour finir, je termine en disant :

      « Sosu relève toi, montrons lui de quoi les frères Mandoriru sont capables. Que le jugement l’attaque. »

      J’attends la réponse de mes différents camarades de fortune.

      HRPG:
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      « J'suis ben désolée mon père, mais c'mon job d'remettre la raclure pour toucher l'argent, m'voyez. »

      Il n'y avait maintenant qu'une seule cible pour la Chasseuse de primes, et vous l'aurez deviné, il s'agissait du Criminel sur lequel on avait donné une récompense de capture. Ses yeux sur celui qui commençait à comprendre qu'on venait de le menacer, et qu'en plus il s'agissait d'une femme qui venait de le faire. L'honneur bafoué là où d'autres se seraient seulement foutu de la gueule de la nouvelle arrivante, Bob de l'Âne était un puriste du « on m'a cherché, on le paye immédiatement ». Et heureusement ! Se relâchant un petit peu, elle commença une phrase, qu'elle n'eut pas le temps de terminer.

      « A la bonn... »

      Quelqu'un venait de passer à l'action, un type assez musclé, et le sol se mit à trembler, assez violemment d'ailleurs. Alors que certains se demandaient comment le plancher avait fait pour ne pas se briser, Rhei sentit le sol se dérober entièrement sous ses pieds. Elle posa sa main de métal au sol pour se rattraper, et sentit comme une lame se poser discrètement, mais sûrement, au niveau de sa gorge, qui était alors en position de faiblesse. Mais rapidement, il se fit renvoyer dans les tribunes visiteurs par et avec un Bob furibond, maintenant assez loin de la brune, lui permettant de se relever sans le moindre problème. La chasseuse de primes s'épousseta un peu et regarda en direction du prêtre, se demandant si lui allait bien. Elle le remarqua, il devait sûrement être contre cette idée de combat, mais aussi en danger.

      « 'xcusez moi mon père, vaudrait mieux vous trouver une planque pour l'moment ! Les choses ont l'air de s'corser ! »

      Touchant son cou, elle ne sentit pas la trace d'une moindre coupure malchanceuse, mais elle se demandait qui était ce type, s'il ne voulait pas protéger ce type, et qui était l'autre qui l'avait aidé. L'inconnu hurla, des insultes, et surtout des menaces à un Bob, pour ensuite s'excuser auprès de la demoiselle, qui lui sourit, énervée par ce comportement qui n'était vraiment pas normal...

      « Bien sûr ! J'vais aider un type qu'était pas loin d'm'égorger y a pas deux s'condes ! J'suis désolée mais j'bosse en solo, et pas 'vec des barges. C't'un défi entre lui et moi, les deux timbrés, pas avec vous. Mais t'm'as bien étonnée 'vec ta jambe ! J'espère juste qu't'as un bon dentiste ! »

      Parce que là ! Ses dents allaient voler ! Et pas que ! Autour, les personnes commençaient à faire un bruit qui était plutôt dérangeant, une sorte de début de bastion générale, mais une proposition de duel n'entraînait pas ce genre de chose. Sortant son arme, elle tira un coup en l'air et tourna directement son barillet afin de faire en sorte d'avoir une balle dans le chargeur si quelqu'un venait directement à lui foncer dessus. Il y eut immédiatement un silence pendant que quelques copeaux tombaient au sol, et que la seule personne qui parlait, en dehors, était le propriétaire du saloon, qui demandait à ce qu'on arrête de faire des trous dans son établissement, même si sa voix ne portait pas trop, de peur de se recevoir une balle entre les deux yeux, comme certains ont coutume de faire lorsqu'ils menacent avec des armes à feu. Tranquillement, elle abaissa son arme, la gardant en main, et bougeant pour faire en sorte d'avoir son trio de connards (Bob et les frères Mandarines) dans son angle de vue. Par contre, le prêtre pouvait être n'importe où, elle le considérait comme pur et surtout inoffensif.

      « J'vous d'mand'rai bien d'quitter les lieux, à part le Bob. J'accepte le duel. Si des types sont contre, j's'rai pas contre les aider à boire l'eau des ch'vaux ! Et si quelqu'un touche à mon Père ! J'sais pas c'que j'lui fais ! Mais il s'ra mal ! C'quoi ton duel, la monnaie sur pattes ? »

      Elle parlait bien sûr à Bob de l'Âne, qui semblait s'être légèrement frustré encore plus, mais qu'allait-il proposer ? Le patron du saloon semblait ne pas partager l'avis de qui que ce soit, et commençait à aller chercher son arme de secours, pour plomber tout ce beau groupe de fous.
        La jeune fille qui l'avait accompagné au travers du désert et qui, même si elle lui avait filé une migraine et bu toute son eau, lui avait peut-être sauvé la vie -en le guidant dans le sable- était donc une chasseuse de prime ? Cela compliqué énormément les choses pour le religieux. Autant il mourait d'envie d'en apprendre plus sur Barnabé Obkins et ses petites arnaques, autant il ne se sentait pas encore prêt à se positionner contre la loi. Parce qu'il était certain que d'empêcher une personne licenciée d'arrêter un homme recherché était parfaitement interdit, même si Takeo savait qu'il devrait un jour dépasser cette limite.

        Comme si ce casse-tête ne suffisait pas, une troisième inconnue vint se joindre à l'équation en la personne des deux comparses, eux aussi chasseur de prime à coup sûr. En sentant le sol trembler sous ses pas, le prêtre souleva le pauvre inconscient sur le sol afin de le mettre à l'abri sous le bar. Il n'assista pas à la première charge des frères mais put en remarquer la conséquence : Deux personnes au sol, dont une avec le couteau sous la gorge.

        Sans même qu'il n'eut le temps d'intervenir, Bob s'était déjà occupé du premier comparse et, alors qu'il aurait pu le lancer n'importe où dans la salle, avait décidé d'aider Rhei. Peut être qu'il tenait réellement à ce duel finalement ? Le vieux avait-il vraiment une raison de s'y opposer si l'un comme l'autre était consentant ? Oui, très certainement mais il n'en était pas encore sûr. La seule chose qui lui paraissait claire au milieu de tout ce fouillis, c'est que Mandoriru était un fou et une véritable menace pour tout le monde ici.

        - Excusez moi mon père, ce mec m’a mis en rogne, il ne va pas s’en tirer à si bon compte. C’est la fin pour lui !

        - Alors là ! Pas...

        Le gris s'apprêtait déjà à remonter ses manches pour mettre une bonne paires de claques bien méritées à ce présomptueux mais se fît interrompre lorsque les clients du bar se relevèrent de nouveau dans un boucan total. S'il y avait bien deux choses de sacrées sur Hat Island, c'était les couvres-chefs et les duels ! Et ce malfrat crachait sur l'un et l'autre de ces préceptes, il ne continuerait visiblement pas à fanfaronner très longtemps. Et même si les deux psychopathes avaient bien mérité une correction digne de ce nom, l'homme de foi n'avait aucune envie qu'ils finissent sur le gibet de potence. Il lui fallait agir.

        Mais par où commençer ? S'il s'interposait entre les clients et les frères, la cow-girl risquait de tirer sur Bob ou de se faire descendre. S'il s'opposait au duel, alors les Volka se feraient lyncher. Le barman, et plus précisément le bruit de rechargement caractéristique de son arme mit fin au débat mental du clerc. Son instinct lui dicta de se jeter sur le patron, ce qu'il fit dans la seconde. Après un « BAM » sonore, le plafond était de nouveau troué et le silence était revenu.

        Bob de l'Âne en avait profité pour s’éclipser dehors avec la Heimfire afin de se livrer à un duel digne de ce nom sans qu'aucun client ne s'en aperçoive. Au vue de l'intense lumière qui traversait le plafond détruit, le soleil était à son zénith. Mais le toit ne fût pas le seul à encaisser des dommages puisque, lorsque l’ecclésiastique se retourna vers l'assemblée qui commençait à reprendre ses disputes, tous purent constater que sa main dégoulinait de son propre sang.

        Personne ne mourrait aujourd'hui ! Hors de question ! Il en était de son devoir. La main gauche trouée par la balle d'un barman horrifié de son acte, Takeo s’avançait vers Mandoriru en titubant, le pas lourd et le visage grimaçant. Les brutes étaient restées immobiles bien que debout et tout le monde regardait le vieillard déambuler ainsi dans le saloon calme. Il finit par atteindre le Forgeron et, après l'avoir regardé droit dans les yeux en empoignant ses vêtements, c'était effondré sur le sol.
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        J’halète, la douleur dans mon épaule est quasiment insoutenable, le sang dégouline avec parcimonie et ma chemise est tâchée de sang, une odeur métallique s’en dégage. Le cœur battant à tout rompre, je me rends compte Bob l’Ane et la Cow Girl sont très proches géographiquement. Le religieux près d’eux se jette sur l’homme que la jeune femme à frapper au visage, il l’emmène sous le bar. Bel esprits, les hommes sympas comme lui, ça ne court pas les rues. La cow-girl une fois relevé me jette un regard menaçant. Je frémis légèrement sous l’effet de ce regard, cette dernière hurle :

        « Bien sûr ! J'vais aider un type qu'était pas loin d'm'égorger y a pas deux s'condes ! J'suis désolée mais j'bosse en solo, et pas 'vec des barges. C't'un défi entre lui et moi, les deux timbrés, pas avec vous. Mais t'm'as bien étonnée 'vec ta jambe ! J'espère juste qu't'as un bon dentiste ! »

        La menace ne passe pas dans l’oreille d’un sourd. Je me tourne vers Sosu, celui-ci est définitivement K.O. Je sors le petit flacon en métal de ma poche arrière, un alcool très cher. Je bois une gorgée. Je sens le divin nectar se déverser dans mon corps. Je suis désormais quasi saoul. Je fais craquer toutes mes articulations.

        La Cow-girl se tourne vers Bob et lui adresses quelque mot, mais je n’entends pas ce qu’elle lui dit. Je m’apprête à m’avancer botter des culs. Mais soudain tout le raffut que nous avons provoqué, enflamme le bar qui se transforme le saloon en une arène de mort.

        Je n’ai pas le temps de me jeter dans la mêlée que le patron du bar sort de derrière le comptoir et commence à viser. Mon corps emboué par l’alcool m’empêche momentanément de bouger. Le père se jette sur lui et un coup de feu explose l’endroit. Je suis étonné par tant de dextérité pour son âge. Je reviens à mes esprits, je me tourne vers mes ennemis, Bob a disparu et la Cow-Girl est en train de se battre.

        Je peste, je ne peux pas les perdre, je ne suis pas si nul que ça ??? Je commence à marcher, mais soudain une aura me stoppe, une pression s’échappe du vieux, il s’avance vers moi. Je sens un frisson traverser mon dos, j’ai l’impression de ne plus pouvoir bouger, une trace rouge de sang se déroule dernière lui. Finalement, il m’empoigne la chemise, malgré ma taille énorme. Je m’apprête à recevoir ce qui je pense recevoir le second coup le plus puissant de ma vie. Mais soudain, l’ancien s’écroule sur moi.

        J’ai pour réflexe de le rattraper. Soudain, je me rends compte que je suis la source du problème. Je suis coupable et à cause de moi, bien des personnes sont blessés. C’est de ma faute, moi qui est frappé la Cow-Girl, moi qui est attaqué Bob… Je dois arrêter cela, au diable la prime, il y a d’autres gros poissons plus simple à battre. Je suis un danger ambulant, il me faudra faire force et essayer de le comprendre, je suis dangereux. Mais la vie, cette vie, je l’ai gardé en me battant. Je ne vais pas abandonner ma nature tout de suite, mais je suis quasiment sûr que celle-ci disparaîtra avec le temps. Je saute tenant le père dans mes bras. Je traverse le bar avec une vivacité que l’alcool me permet. Une fois dehors, le soleil et ses divins rayons me baignent. Je dépose le prêtre dos contre le mur du bar. Puis, arrache ma chemise pour effectuer un garrot sur le bras de l’ecclésiastique.
        Je charge mon mastodonte à mon maximum, je me persuade que je suis en danger. Je percute la paroi du bar grâce à ma force, de multiple éclat de bois s’échappe. Je ne crois jamais avoir fait si belle entrer en scène. J’hurle en entrant de nouveau dans l’arène :

        « Venez-vous battre pour en terminer une bonne fois pour toute. »

        Comme un seul homme, les ivrognes se dirigent vers moi. Je me jette dans la mêlée. Je frappe, je percute, je cogne, je sens les os se brisés, les canaux sanguin explosé, les hommes s’effondrés sur le sol. Je ne saurais dire combien de temps la baston dure, tous ce que je sais, c’est qu’une fois tout le monde à terre, un coup m’atteint à l’arrière de la tête. Je m’effondre face contre terre sur le sol, me cassant le nez pour la énième fois. Je me tourne vers le plafond et aperçois la lumière, petite lampe à gaz, celle-ci m’éblouit. Je m’évanouis lorsque l’on éclate une table sur mon crâne, j’ai juste le temps de prononcer :

        « Désolé mon père, désolé vous tous, c’est de ma faute… »

        Le noir envahit mes paupières.

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        Rhei était sortie lorsque le gérant avait donné son coup de feu. Aveuglée par la foule, la jeune fille n'avait pas réellement pu voir ce qu'il s'était passé, et sous le signe d'acceptation de Bob, elle était sortie avec lui. Le Primé grognait sur le fait de devoir se battre contre une femme afin de rétablir son honneur, celle-ci referma la porte pour faire en sorte que personne ne vienne la déranger, bloquant aussi toute forme de bruit venant de l'intérieur du bâtiment à sortir trop facilement... De toute manière, tout risquait de bien se dérouler, tant qu'eux deux étaient à l'extérieur.

        « J'crois pas qu'tu puisses gagner la poulette... Tu d'vrais r'tourner chez ton daron et t'mettre à la couture plutôt qu'de jouer les Cowgirls... Y a un aut' métier qu'utilise c'mot là ! Et l'est bien pour les filles comme toi nyéhéhé ! »

        Fier de sa blague graveleuse, Bob de l'Âne ne semblait pas être quelqu'un qui aimait avoir de la rebellion de la part des femmes, même si ses chansons parlaient d'amour viril et gratifiait les plus coquettes, ainsi que leur liberté de vêtements, tant qu'elles respectaient le fait que les épreuves de muscles et de pistolets, les hommes étaient les meilleures. Un message qui passait bien pour le peuple, et plutôt bien écrit, mais qui lui permettait de draguer et de se faire suivre par les hommes et admirer des femmes. Bob de l'Âne était aussi un fin tireur, et aimait le romantisme à l'état pur. Une femme soldat, ça ne passait pas. Son regard croisa celui, fier, de la part de Rhei, et il leva la tête, encore plus fier.

        Sa prime venait du fait qu'il voulait faire en sorte de faire sortir sa musique des Blues et créer des albums. L'une de ses conquêtes avait remarqué qu'il enlevait des poètes et les forçaient à écrire des chansons, et en avait averti la Marine, qui avaient trouvé un certain Jean dans une fontaine, nu, portant seulement une pancarte où il était écrit « Je ne suis pas un poète », parce qu'il s'amusait à faire des poèmes avec des animaux, leur donnant une conscience, et surtout des leçons de morale. Maintenant que nous avons (inutilement) présenté le personnage, nous pouvons continuer sur l'action qui se passait.

        « Et moi j'vais t'péter les dents, j'le promets. »

        Rhei était en train de sourire en voyant l'homme marcher droit, faisant de grands gestes disproportionnés par rapport à la normale. Il s'agissait d'une sorte de spectacle même s'il n'y avait personne, et les deux se mirent dos à dos, arme à feu dans leur étui, et Bob donna le signal de départ, sans le moindre arbitre.

        « Top ! »

        Un pas se réalisa. Un peu stressée, Rhei sentit que ses mains commençaient à se crisper.

        Deux pas, et elle avala sa salive, sa gorge commençait très clairement à s'assécher.

        Trois pas, elle voulut regarder derrière elle, mais elle continua de regarder droit devant.

        Quatre pas, nouvelle boule de salive avalée, mais Rhei donnait l'impression d'avaler une grande portion d'eau.

        Cinq pas, les mains de la pistolero étaient moites... Elle avait oublié à quel point un duel sans arbitre pouvait être stressant.

        Six pas, un moustique vint lui tourner autour, en pleine journée.

        Sept pas, elle a cru entendre un bruit suspect derrière elle.

        Huit pas, la Cowgirl hésite un peut à se laisser tomber pour éviter une balle traitresse.

        Neuf pas, la gorge sèche, les mains moites et s'humidifiant les lèvres avec la langue, Rhei se dit le dernier mot.

        Dix pas et les deux tireurs se retournent immédiatement, retirant immédiatement leurs armes de leur étui, mais rien ne se passe pendant un petit moment, puis ce moment où rien ne se passe continue de durer... Pirate et Chasseur de Primes se regardent avec des yeux gros comme des billes, pendant qu'un tonneau percé et qu'une cible était touchée en son centre pouvaient se voir chacun d'un côté. Les deux personnes hurlèrent en même temps leur loupé.

        « J'AI VISE LA CIBLE ! QUELLE CONNE ! »

        « J'AI TROP ENVIE DE BOIRE ! QUEL CON ! »

        Une nouvelle fois, ils tirèrent au même endroit. Et hurlèrent en même temps :

        « C'EST PAS POSSIBLE !! »

        Une nouvelle fois, le tonneau se vidait grandement maintenant, la cible, c'était une cible. Les deux personnes humaines se regardèrent yeux dans les yeux, furieux.

        « ARRÊTE DE BOUGER ! JE BOUGE PAS ! TU SAIS PAS VISER ! TU OSES DIRE QUE JE SAIS PAS VISER ?! J'AI TOUCHE MA CIBLE A CHAQUE FOIS !! MAIS C'EST MOI TA CIBLE !!! »

        Rhei et Bob s'arrêtèrent un moment, et se calmèrent. Ils tirèrent à nouveau, jusqu'à ce qu'ils n'aient plus de balles dans leur barillet. Et ce fut le cas... Il y avait maintenant douze trous dans le tonneau, maintenant vide, et involontairement, Rhei tiré en dernier temps dans une pièce de monnaie. Rangeant son arme, elle se mit à sourire, il n'y avait qu'une chose pour terminer ce combat, et elle remonta ses manches.

        « On sait comment finir c'duel maint'nant ! »

        « Ouaip, à la vieille école ! »

        Les coups de poings fusèrent. Le style combat de saloon était basé principalement sur la boxe. Rhei évita une droite et contra le coup de Bob avec une belle mandale au visage et commença à le travailler au corps. Bob, qui était un homme de combat, se mit en position de défense et bloqua une majorité de l'assault de la Chasseuse de primes, pour donner quelques réponses au visage de temps en temps. Cependant, il n'y avait pour le moment pas de pause, et les coups étaient puissants. Le visage en sang, l'arcade et la lèvre éclatés, Rhei avait un état qui n'était pas mieux que celui du Criminel, qui avait une pomette gonflée, ainsi qu'un bel œil au beurre noir.

        Les deux s'éloignèrent pour la première fois, histoire de reprendre un peu de souffle. Enfin, Bob voulut le faire. Plus âgé et plus posé, il savait qu'il lui fallait du repos pour continuer le combat. Son adversaire, lui, en profita pour lui donner un coup plutôt violent et le faire tomber au sol, tombant avec lui dans son élan.

        « Haha ! J't'ai eu ! »

        Se relevant dans la douleur, la pistolero avait légèrement mal aux bras, mais venait de prouver qu'elle était forte au corps à corps. Mais l'autre sortit sa guitare pour jouer une mélodie des plus calmes et envoûtante, avec un petit arrière goût country. Ceci eut pour effet de calmer une Rhei qui baissa sa garde pendant qu'elle se prenait un coup de boule violent, lâchant une note qui permit à Bob de changer de rythme et surtout commencer une nouvelle musique, qui allait de plus en plus vite. Coup de guitare, coup de boule, coup de pied, coup de hanche, coup de coude, et tout autres types de coups venaient de la part de Bob de l'Âne sur la Chasseuse de primes, qui semblait envoûtée par la musique. Mais lorsque la nostalgie et le fanatisme eurent passé, elle était déjà au sol, et Bob avait eu le temps de remettre plusieurs cartouches de munitions dans son révolver. Elle le regarda avec un air furieux !

        « Utiliser ma musique de danse préférée pour faire c'genre de chose ! T'as pas d'morale ! »

        La musique touchait les gens et dans certains cas, ils pouvaient déconcentrer la personne et la mettre en état second. C'est ainsi que certains se retrouvaient euphoriques et commençaient à changer de comportement en hurlant « C'EST MA CHANSON !! » perdant tous moyens et se mettant ainsi à découvert. La musique country avait eu ce début d'effet sur Rhei. La country était son style préféré, et elle ne pouvait pas s'empêcher d'hésiter entre se battre et danser, s'immobilisant et étant incapable de se battre.

        Bob rangea sa guitare et cracha sanglant sur le visage de son adversaire.

        « J't'avais dit qu'une femelle ça n'avait rien à faire là. »

        « Ouais, et toi tu vas m'rapporter un pactole ! »

        Cherchant du coin des yeux une issue de secours, la cowgirl, qui était à terre, n'esquiva pas le coup au ventre qui la fit se plier en deux. Elle toussa pendant que le canon de l'arme était sur le point d'en finir avec elle.

        « C'l'heure de faire tes prières, la femme. Repentis-toi devant l'seigneur pour pas avoir fait ton boulot d'femme ! »

        Il tira en même temps que Rhei roula pour esquiver, sentant la balle lui frôler l'oreille. Elle saisit le pistolet de son opposant et força le canon à se lever au ciel. Il y eut un nouveau tir, et le recul de l'arme fit en sorte que sa main mécanique et le fer des barillets s'entrechoquent, des étincelles se formèrent, sans la moindre conséquence, mais Bob fut attiré par la prothèse pendant que la jeune fille, elle, lui donnait un coup de poing de l'autre main au visage. Le Criminel recula et répliqua par un coup de poing, lui aussi. Puis ce ne fut plus un match de boxe. Chacun donnait des coups sans tenter de parer ni d'éviter le coup de l'autre. Au bout d'un moment, chacun était bien sonné, mais le dernier mot revint à Rhei, qui, d'un uppercut, vit se briser les dents de son adversaire, et celui-ci retombaau sol, complètement K.O.

        Le visage rouge par les blessures, Rhei sentit que son chapeau était tombé, et partit le chercher au sol, non loin du tonneau vidé d'eau, pour l'épousseter, et le remettre sur sa tête. Elle saisit la guitare de Bob pour la désaccorder et attaché le primé au niveau des bras et des jambes. Pour cela, elle avait tiré au milieu de la corde pour la séparer. Puis elle rentra dans le saloon avec un pas plutôt assuré, même si sa jambe tournait légèrement à certains moments. La seule chose qu'elle vit à ce moment était qu'il y avait eu une bataille générale, que tout le monde était K.O. À part le patron, qui était dans un coin en position fœtale, à dire au seigneur que ce n'était pas de sa faute. La seule personne encore debout était le prêtre, dont elle avait oublié le nom. Ou peut-être ne l'avait-elle pas demandé ! Elle ne le savait plus et après tout, elle s'en foutait, comme beaucoup d'autres personnes. Elle lui adressa un salut, traînant derrière elle le primé, qui était dans un même état physique qu'elle, même si lui, était évanoui. Au passage, se souvenant du crachat, elle passa sa manche sur son visage, la teintant légèrement de rouge.

        « J'ai terminé d'mon côté mon père. L'était coriace comme un bison en furie ! Mais j'la calmé moi ! Allez-vous ben ? S'vous voulez j'peux vous passer la moitié d'sa prime, parc'que vous aidez les gens ! Et c'cool ça ! »

        Sa fatigue semblait être remise à demain, puis elle remarqua le rouge sur sa main.

        « Z'êtes blessé mon Père ?! Qui c'est qu'a fait ça ?! Vous avez b'soin d'soins ! (comme tout le monde ici) »

        Elle se précipita vers Takeo pour voir l'état de la plaie... Mais nulle en médecine, elle n'allait pas pouvoir faire en sorte de le soigner. L'un des membres qui s'étaient battu, lui, fit savoir qu'il allait s'occuper de toutes les personnes qui s'étaient battues dans ce saloon, laissant la possibilité à la Chasseuse de primes de quitter les lieux afin de ramener le criminel qu'elle avait capturé quelques minutes plus tôt à la Marine, histoire de pouvoir récupérer un peu d'argent et se permettre de réaliser ses premières économies. Avant de sortir du bâtiment, Rhei retira son chapeau et s'inclina devant le reste de personnes conscientes, puis le remit, sortant alors un cigare de sa main valide dès que les portes se refermèrent derrière elle, l'autre tenait son prisonnier.

        « J'vais ben vous laisser d'coup ! Ce s'rait con qu'il s'barre parc'que j'reste trop d'temps ici ! »

        La brune ne perdit pas vraiment de temps pour trouver le bâtiment de la Marine dans les lieux. Faire en sorte de capturer un simple Criminel les aidait, mais ils auraient préféré voir un véritable ennemi plutôt que quelqu'un dont on aurait pu oublier l'existence à son départ. C'est ainsi que les officiers de la Marine donnèrent quelques conseils sur cette île pour une chasseuse de Primes débutante, mais surtout pour faire en sorte d'aider l'armée du gouvernement à avancer dans la sécurisation de l'île : il fallait attaquer la mafia présente, ainsi que les bandes organisées qui sévissaient sur l'île. En mettant un terme aux agissements de ces derniers, le futur de Hat Island pourrait sûrement être radieux. Du moins, c'est ce que voudraient les soldats présents, car chaque jour, les citoyens étaient en danger, et l'influence de la Marine, elle, était beaucoup plus que limité. Rhei, avec ces nouvelles informations, et de l'argent, comprit que ce qui grouillait dans les bas-fonds de l'île était encore trop pour elle, et qu'elle allait devoir jouer d'ingéniosité, ou non, pour y tirer son épingle du jeu.