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Bataille pour la Terre du Milieu

Myosotis De Ville
Myosotis De Ville


Feuille de personnage
Dorikis: 5802
Popularité: 222
Intégrité: 126

9/3/2017, 22:15

- On se rapproche, on est plus très loin.

- Combien de temps avant notre arrivée ?Demanda Scarlett.

- Moins d'une dizaine de minutes.Lui répondit Belladonna.

- Excellent.

- Polooooop !

- Calme toi un peu Ramsès, et rentre dans le sac. Si y a du grabuge tu y seras plus à l'abri.

- Polop !

Le petit poulpe s'exécuta sans demander son reste et, glissant à l'intérieur de sac en bandoulière, se lova à l'intérieur de la couverture que le jeune homme avait mis à l'intérieur spécialement pour l'animal. Le sac de Myo' était l'endroit parfait pour le mollusque, si bien qu'il adorait passer du temps à l'intérieur. Il y était à l'aise et, bercé par la marche du garçon, il s'endormait bien rapidement blotti au fond dans son nid improvisé dans l'édredon que lui avait donné Myosotis. Le petit groupe marchait au beau milieu de la Forêt de Rosetta en direction de la Forteresse des Nostalgiques. Le Cipher Pol avait mandaté Myosotis et Scarlett afin qu'ils matent une bonne fois pour toute ces protecteurs d'anciens fuyards de Goa. Et c'est ainsi que guidés par Belladonna, ancienne membre des Nostalgiques par intérêt et grande sœur de Myo', mais aussi par Marcel, allié forcé grâce au Color Trap, les agents marchaient déterminés afin de faire tomber leurs adversaires avec un plan préparé aux petits oignons par l'androgyne futé.

Tout ce qu'ils avaient à faire, c'était rentrer dans le bastion et ensuite de foncer droit vers les Primats. Belladonna s'était vêtu des habits de la défunte Primat Olivette, préalablement nettoyés par son petit frère, afin de paraître plus inaperçue. Mais ses boucles flamboyantes pouvait la trahir et il fallait avouer que même sous ce grand voile bleu marine, on arrivait à en percevoir la teinte au travers...Grâce à l'hypnose colorée du Color Trap, Myo' avait forcé un ancien garde d'Olivette à devenir leur partenaire durant cette entreprise. Marcel qu'il s'appelait, avec sa dégaine nonchalante et son air constamment ravi ça en était presque triste de voir dans quel pétrin il s'était fourré. Scarlett avait glissé à Myo' qu'il n'avait sûrement rien à faire ici, il n'avait pas l'air taillé pour une vie mouvementée. Et c'est vrai qu'à première vue ce Marcel avait plutôt l'étoffe d'un gratte-papier que d'un combattant. D'ailleurs, pourquoi est-ce qu'il se battait ? Le savait-il ? Les Nostalgiques en veulent au Sultan Mym Pavois mais d'après ce que Myo' en avait entendu ce monarque aux allures de despote avait sorti le pays de la famine, là où feu la famille Dujardin avait échoué sur toute la ligne en allant même jusqu'à provoquer une effroyable guerre civile. Qui était réellement à blâmer dans cette histoire ? Le roi tendre qui échoua à sauver son peuple ou l'implacable sultan qui réussit à le redresser ? Autant de conflits pour un royaume au beau milieu d'une Blue... L'androgyne ne pouvait s'empêcher de réfléchir à ce dilemme depuis que Belladonna lui avait parlé des enjeux du conflit entre ces deux factions, et pourtant il n'arrivait pas à trouver de réponse. De toute façon, personne ne pourrait jamais la trouver...

- Haut les cœurs, on arrive ! S'exclama Marcel, tout sourire.

Effectivement, il avait raison. Face à eux se dressait une imposante structure constituée d'immenses fongus et champignons, entremêlés et entortillés. Les chapeaux des végétaux partaient vers le ciel un peu comme le toit d'une tour. Composés d'alvéoles, les champignons étaient tous colorés et leurs spores retombant sur eux semblait produire une pellicule à demie luisante. Topaze, azur ou bien parme, chaque cellule avait sa propre couleur. Après une explication très rapide de Belladonna, les germes et spores de ces champignons avaient pour effet d'éloigner les insectes les plus massifs de la forêt des Djinns. Pour accéder à la forteresse, il fallait passer sous une arche de racines puis marcher le long d'un chemin creusé dans une immense tige d'écorce qui rejoignait ensuite la grande porte. Des miradors avaient été installés de chaque côté de la grande porte afin de scruter ceux qui passaient sous l'arche et prévenir d'éventuels intrus. Passant sous la voûte, le groupe fut d'ailleurs alpagué par les guetteurs, les ayants déjà remarqué.

La forteresse:
 

- Halte. Faites demi tour ou nous ferons feu. Cria l'un d'eux.

- Nous escortons Dame Olivette qui souhaite s'entretenir avec son père. Je suis Marcel Pagnole, j'ai été assigné y a peu à sa garde !

- Marcel qui.. ?

- Nan mais c'est bon laisse tomber c'est pas des intrus, je le reconnais. Fit son collègue depuis l'autre mirador. Je l'ai vu partir pour la demeure de Dame Olivette quand on a fait le roulement la semaine dernière.

- Bon c'est bon, vous pouvez rentrez. Ouvrez la porte !

Les invitant à continuer leur route, les deux gardes avaient visiblement intimé à d'autres subordonnés d'ouvrir l'entrée, la grande porte s'ouvrait déjà. La première partie du plan de Myosotis fonctionnait à merveille. Il jubilait déjà intérieurement, tout se déroulait comme prévu ! Continuant de longer la passerelle d'écorce, il fallait néanmoins faire un dernier laïus à voix basse avant d'entrer dans le bâtiment. Il était impératif que chacun soit à son poste.

- Bon, surtout on reste groupé et on fait comme si de rien était. Si on se fait pincer trop vite on va risquer de voir les Primats s'enfuir.

- Ou alors on se fera piéger.

- Relax Myo', je connais le chemin. Rejoindre les Primats sera du gâteau.

- Je connais le chemin moi aussi. Et ils ont pas changé les mots de passe des chambres fortes aussi.

Marcel...Ce pauvre hère était toujours sous hypnose bien qu'à présent il ne leur était plus d'aucune utilité. Il avait rempli sa part du plan, il n'était à présent plus rien qu'un pantin dont on avait fini l'usage. Myosotis était conscient qu'il faudrait cependant qu'il ne perde pas sa carte une fois à l'intérieur, il serait fichu d'appeler la garde et de tout faire capoter. Ils n'auraient qu'à le zigouiller une fois leur assaut terminé. Le pauvre, durant le peu de temps qu'il avait passé avec eux il aura été plutôt agréable comme « ami ». Scarlett avait raison, il n'avait rien à faire ici, ça n'était pas sa guerre... Les portes grandes ouvertes, ils pouvaient enfin discerner le hall d'entrée de la forteresse. Plutôt massif, ce dernier semblait grouiller de monde bien que chaque petit groupe de sbires semblait vaquer à ses occupations. Encore quelques pas...encore quelques secondes...Et les voilà qui étaient rentrés.

*Bon...C'est parti. *
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Invité
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9/3/2017, 23:34


L’intérieur ne ressemblait en rien à l’extérieur. En effet, si l’extérieur paraissait végétatif et peu reluisant, l’intérieur respirait la richesse et l’opulence. Marcel avait bien reconnu les signes de richesse qui ne trompent pas, comme les dorures ici et là, le marbre présent sur certaines parties du hall ainsi que les pierres précieuses qui jonchaient les œuvres d’art décorant le hall. L’homme à la veste jaune se disait que le contribuable avait du raquer pour ce genre de monument, car oui, monument est le seul mot qui venait à l’esprit de Marcel, car pour lui ce n’était pas une maison ou un bureau. Deux grands escaliers de part et d’autres donnaient sur de longs couloirs à l’étage, alors que le rez-de-chaussée avait qu’une seule issue, la porte d’en face, les autres étant gardées par deux gardes. Ces gardes justement, ils se mirent à fixer le groupe et qui allait de son commentaire sur la décoration de l’endroit. Si le jeune homme avait l’air d’apprécier la décoration, ses deux amies n’étaient pas de cet avis-là, en particulier la plus jeune qui trouvait le tout un peu vieillot. Marcel qui ne souhaitait pas voir la conversation s’enliser, avança d’un pas décidé et lança la discussion

« -Salut les mecs !
-Qu’est ce que tu fous là ?  Tu devais pas être avec Olivette ?
-Des amis sont arrivés et j’avais plus de saucissons, du coup je me suis dit que vous deviez en avoir à la cuisine…
-Du saucisson ? Tu te foutrais pas de notre gueule par hasard ?
-Non du tout, rien de mieux qu’un bon saucisson des campagnes pour accompagner une bonne bière ?
-Mais qu’est ce qu’on s’en fout de ton sauciflard… Et puis d’abord c’est qui tes amis ?
-Je vous présente Jean-Pierre Cauffe de son petit nom, un vrai cordon bleu même s’il en a pas l’air ! Les deux femmes avec lui c’est Vanille et Safran, des noms qui correspondent bien à leur statut à savoir commis de cuisine.


Les deux demoiselles fusillèrent Marcel du regard bien qu’il s’en fichait royalement, pire, cela le faisait rire. L’homme à la veste jaune attendit une réaction de la part des gardes, mais tous semblaient indifférent. Il fallut attendre l’arrivée d’un des autres gardes venant annoncer une nouvelle à ses collègues pour que la situation avance

« -Les mecs les mecs vous savez quoi ? A ce qui parait Rafaelo aurait mis une branlée à l’amiral Fenyang !
-T’es pas sérieux ?
répliqua l’un des gardes qui discutait auparavant avec la bande
-Si si, même qu’apparemment il aurait fini à l’hosto… Euh les gars…
-Quoi Jack ?
-C’est moi où la femme à l’entrée ressemble vachement à Belladonna !

-Vous devez faire erreur… annonça l’intéressée
-C’est qui cette Bellamachinchose ?
-Une de nos ennemies, elle a voulu tuer la fille d’Hypérion à plusieurs reprises !
-Mais quelle garce !
 répondit Marcel avec entrain avant de reprendre Sinon c’est qui cet Hypérion ?
-Dis donc t’es pas très informé pour un soit disant collaborateur de notre cause…
-C’est-à-dire que Tonton Adam m’a un peu envoyé ici à l’arrache… Non pas que je voulais refuser, car vous savez j’aime servir la cause, c’est juste qu’il aurait pu au moins m’expliquer le minimum syndical ! Par sa faute je me suis retrouvé comme un con en arrivant…
-Tu connais Adam ?
répliqua l’un des gardes
-T’es débile ou quoi ? C’est une métaphore bougre d’andouille, bien sûr qu’il connait pas Adam, d’ailleurs quasiment personne ne l’a jamais rencontré.
-Ouais certes, mais ça n’explique toujours pas pourquoi cette femme ressemble étrangement à Belladonna.

-Franchement je ne saurais pas vous dire…
répliqua Marcel
-Vous savez la beauté c’est banal, je suis sûr que vous déjà rencontré un sosie. Ajouta celui que Marcel avait nommé Jean-Pierre
-Un sosie ? Et mon cul c’est du poulet ? Tu vas me faire croire que comme par hasard, la seule autre femme ressemblant à Belladonna vient trier les palourdes ici ? répliqua Jack
-Oui c’est un peu ce qu’on vous explique depuis quelques minutes…
-Me prends pas pour plus con que je ne suis, je vois clair dans ton jeu… GARDES !!! ARRETEZ LES ET ALLEZ PREVENIR MR HOTTA ET VIOLETTE ! »


Les deux gardes se mirent en position tandis que le troisième alla sonner l’alerte qui résonna quelques minutes après. Le jeune homme et ses deux compagnes se mirent en mode défensif alors que Marcel se contenta de foncer dans les deux gardes pour les combattre

« -MAIS ATTENDS ! lança Jean-Pierre
-Il est pas très futé ajouta Scarlett
-VOUS NE PASSEREZ PAS ! cria l’un des deux garde »

Marcel fonça dans le tas jusqu’au moment où il failli perdre la vie d’un coup de lance. L’homme était plus imposant que lui, plus fort et surtout plus rapide, mais il en fallait plus pour Marcel pour battre en retraite maintenant qu’il s’était fait de nouveaux amis. Il commença donc à se battre contre l’un des gardes tandis que le jeune homme s’occupa du second qui s’apprêtait à tuer l’homme à la veste jaune. Jean-Pierre avait ce qu’on pouvait appeler de la peine pour Marcel, si bien qu’il ne souhaitait pas le voir mourir aujourd’hui, du moins pas de la main d’autrui. Les deux hommes se mirent donc à combattre les gardes usant d’artifices mousseux et d’effets d’optique en tout genre, du moins pour le plus jeune des deux. Marcel lui n’était pas un pro du combat. S’il avait adopté ce que l’on pourrait appeler des gestes de survies, cela n’allait pas plus loin que le coup dans les parties sensibles et les fourberies de Scapin. Pour ceux qui l’ignoreraient, Scapin était connu pour ses coups bas. On dit de lui qu’il aurait volé un kilo de pommes à Adell Golden alors qu’il était au petit coin ou encore qu’il aurait réussi à entrer dans Fort Knox sans déclencher la moindre alarme. Bref, Scapin était plus fourbe que la moyenne et ça lui avait valu de ne jamais se faire attraper par ses victimes.

Le combat suivait son cours alors que la porte principale s’ouvrit, laissant entrer par inadvertance des gardes. Belladonna commença à grimacer et à avoir la trouille tandis que la seconde jeune femme arma ses deux pistolets prêts à tirer dans la foule. De son côté, des gardes commencèrent à arriver par les deux escaliers et la porte se trouvant de l’autres côté du hall. Il n’y avait pas foule, mais suffisamment de personne pour qu’un petit groupe de quatre personnes se fasse berner. Si Jean-Pierre n’avait aucun mal à se défaire de son adversaire et des suivants qui arrivaient, Marcel lui eut plus de mal à se défaire de ce combat. Il esquivait les coups à tire-larigot, ce qui le fatigua plus vite que de donner des coups. Il comprit que le meilleur stratagème pour survivre était la fuite ou de gagner du temps, si bien qu’il l’enleva sa veste d’une traite pour la lancer au visage de son adversaire, laissant au passage une carte tomber. Pendant un instant, Marcel ressenti un choc bizarre, comme s’il avait retrouvé une partie de lui-même qu’il avait perdu en rencontrant le groupe avec qui il était. Il se souvint maintenant qu’il devait à tout prix protéger les Nostalgiques, telle était sa mission. S’étant rendu compte qu’il avait commis une bourde, il souhaita se rattraper et se mit à courir vers l’endroit où il y avait le moins de garde, à savoir la porte à l’opposé de l’entrée. S’il esquiva facilement le premier garde avec qui il s’était battu, il se mit à courir de toutes ses forces, puis glissa au sol pour passer entre les gardes qui souhaitaient l’attraper. Marcel se releva ensuite, interpella les gardes qu’il venait d’esquiver pour les prévenir

« -Ce sont eux les méchants ! Ils m’ont manipulé et ont tué Olivette !
-Ils ont tué la fille d’Hypérion ! Attrapez les et attrapez-moi cette balance ! répliqua le plus haut gradé des gardes
-MAIS C’EST PAS MA FAUTE ! »

Cria Marcel avant de fuir par la porte se trouvant à côté de lui, laissant au passage ses camarades d’un jour dans la panade. Les gardes comprirent que l’homme à la veste jaune n’était pas le plus dangereux de la bande, si bien qu’ils avaient envoyé que deux personnes à sa poursuite. Marcel déambula à vive allure dans les couloirs, essayant d’ouvrir ici et là des portes mais sans succès. Alors que les deux gardes le rattrapaient petit-à-petit, il tomba nez-à-nez avec une porte qui avait du mal à s’ouvrir. Il tapa une fois sans réponse puis fracassa la porte car sa vie en dépendait. La porte vola en éclat et dans une moindre mesure son épaule. Marcel tomba dans une pièce qui n’était pas plus que ça (que le hall en tout cas), mais l’où on pouvait facilement deviner qu’elle donnait sur une autre pièce voir une sortie. Si la pièce ne payait pas mine, ce qui marqua le révolutionnaire est le milieu de la pièce où trônait un imposant siège dans lequel se dressait une créature des plus étranges. Il ne s’agissait ni d’un humain, ni d’une limace, ça ressemblait à un homme-limace sans en être un. La créature fixa Marcel qui était au sol suite au choc, entouré par les deux gardes prêt à lui faire sa fête

Spoiler:
 

« -Pauvre sot, qui es-tu pour déranger Garlic Hotta en pleine réflexion algorithmique sur les finances locales de la forêt noire ?
-Marcel pour vous servir, enfin servir la cause si vous voyez ce que je veux dire…
-Cela n’explique toujours pas l’objet de ta présence et pourquoi deux de mes gardes sont prêt à t’arracher la tête.
-C’est-à-dire que… »


Marcel se mit donc à expliquer toute la situation, de son arrivée sur l’île aux événements qui ont rendu possible leur rencontre.


Dernière édition par Marcel le 11/3/2017, 00:30, édité 1 fois
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11/3/2017, 00:04

- Scarlett, occupe toi du flanc arrière. Belladonna, avec moi !

- Ça marche !

La pistolero au regard de braise s'en donnait à cœur joie ! Tirant et mitraillant, elle canonnait de toutes parts, liquidant un bon nombres de sbires qui tentaient des approches vers le petit groupe. Marcel, quant à lui, était introuvable. Perdu dans la cohue, qui sait où il était passé ? Ni Myo ni les deux femmes n'en avaient quelque chose à faire à vrai dire, c'était le cadet de leur soucis que de s'enquérir de l'état de leur allié forcé. Était-il de nouveau lui même ? Avait-il été piétiné par ses propres camarades au beau milieu de ce désordre ? Ou alors avait-il simplement prit la poudre d'escampette ? La dernière solution ne semblait que plus que plausible, déjà qu'à la maison d'Olivette ce dernier n'avait pas été une vraie flèche durant la bagarre, alors lâché comme ça en pleine bataille dans une forteresse ça relevait du miracle qu'un type pareil puisse rester en vie.

BRAM !

Une explosion se fit entendre, Myosotis eut à peine le temps d'électriser une brochette de gardes et de les faire tomber à terre qu'en se retournant il vit sa grande sœur, ravie, en train de balancer à son tour plusieurs salves de sphères bleutées. Le Chemical Jungling...Myosotis n'avait jamais vu de réelle application de cette technique en combat, bien qu'il ait déjà entendu parler de cet art lors de ses pérégrinations sur les mers Blues en tant que diseur de bonne aventure. D'après ce qu'il savait, le Chemical Jungling était une forme très rare d'art martial pratiqué quasi exclusivement par des scientifiques talentueux, car demandant un degré de maîtrise de la chimie assez élevé. Cet art consistait à produire et contrôler de petits orbes enflammés hautement explosives ressemblant à des feux follets. Belladonna s'adonnait à un véritable spectacle de sons et lumières absolument meurtrier, il y avait des flashs lumineux à gogo ainsi que plusieurs gerbes écarlates qui émergeaient ça et là dans les couloirs, entremêlées de voiles de lumières bleutés, avant de se terminer en un panache de jets et gouttelettes carmins. Faisant exploser ses anciens alliés, la grande sœur n'avait absolument aucune pitié. Mais ça arrangeait bien Myosotis, cette dernière arrivait à leur frayer un chemin.

- Attends, je vais t'aider !

- Frère et sœur en tandem, le beau tableau !

- On fera le décompte des beaux moments à la sortie si tu veux bien ?

Rattrapant sa sœur après avoir achevé deux gardes armés de lances sûrement volées à la Garde des Ronces, Myosotis entreprit de faciliter leur progression au travers des pelotons de gardes qui ne faisaient qu'acheminer de toutes parts pour tenter de les arrêter. Se positionnant aux côtés de sa sœur, le garçon entreprit de lancer lui aussi des sphères de son cru. Tendant sa main gauche en avant, il lançait plusieurs savonnettes produites par les pouvoirs de son fruit. Une fois lancées, le jeune homme les faisait exploser en les faisant redevenir de la mousse. Les explosions produites n'avaient évidemment pas le potentiel destructeurs de celles provoquées par Belladonna, mais au moins la mousse avait pour effet de drainer toute la vigueur des soldats, les faisant tomber comme des mouches engluées. Ainsi, les deux pouvaient progresser.

Loin derrière, Scarlett ne semblait pas avoir suivit le mouvement, trop occupée à couvrir leurs arrières en faisant à son tour s'écouler d'autres inconscients suffisamment téméraires pour oser leur tenir tête. Grâce à Zeus, son flingue armé d'un Thunder Dial, elle lançait des arcs électriques un peu partout autour d'elle, repoussant la majorité des assaillants. Un gros balaise armé d'un boulet hérissé de picots avait tenté une approche chargé mais s'était vu criblé de boules de flammes tirées par Hadès, l'autre pistolet-Pyro Dial. La pro de la gâchette, en plus très agile, avait l'air d'une danseuse à esquiver les coups qu'on essayait de lui porter. Malheureusement pour elle, la belle n'avait pas réussi à maintenir le rythme et rattraper ses deux amis. Reléguée en arrière, il lui serait difficile de maintenir une bonne progression à ce rythme...

- RAAAH !!

Le beuglement semblable à un hennissement provenait d'un gros type boutonneux avec des lunettes teintées qui tentait une approche avec plusieurs scalpels coincés entre ses doigts, sans doute pour se donner un air plus branché alors que finalement ça ne le rendait que trop ridicule...Tournant sur lui même à la manière d'une toupie, ce grotesque trublion se rapprochait de plus en plus tandis que d'autres entamaient leur aborde également. Il fallait qu'elle agisse vite si elle ne voulait pas se retrouver en tenaille...et bientôt en charpie...Levant la tête, elle aperçut l'immense lustre de pampilles accroché au plafond du hall d'entrée, un luminaire extrêmement massif composé de plusieurs étages et de chaînettes de perles cristallines faits par des verroteries orfèvres. C'était sa chance, avec ça elle réussirait à se sortir de cette situation épineuse.

- Navré messieurs, fin du voyage !

PAN ! PAN !

Tirant deux coups avec Hadès, Scarlett envoya deux sphères enflammées droit vers le lustre qui se décrocha en un instant. Le chaos provoqué par la rixe déclenchée lors de leur entrée ne fit que s'accroître lorsque que le plafonnier fusa vers le sol pour se briser en écrasant au passage une dizaine de Nostalgiques. Des pampilles volaient de toutes parts, devenant de véritables échardes de verre dont il ne fallait surtout pas croiser la route...Jamais passementerie ne fut plus meurtrière, elle avait réussi son coup, les gardes l'avait délaissé l'espace d'un instant pour lui permettre de sortir de ce mauvais pas.

- Mon dieu... AU FEU ! AU FEEEEU !!

- Hm ?

Relevant la tête, Scarlett se rendit compte avec stupeur que le plafond sur lequel elle avait tiré les boules enflammées commençait à s'embraser. La structure toute entière était végétale, l'intérieur n'y coupait pas...Là où sur le sol il y avait un peu de marbre en guise d'ornement, ni les murs ou le plafond n'avaient bénéficié de ce revêtement... Les flammes se faisant de plus en plus grande, les Nostalgiques tout autour d'elle couraient dans tous les sens sans lui porter la moindre attention. Au loin, elle voyait Myosotis et Belladonna qui continuaient de progresser, cette dernière ayant fait sauter un pan de mur grâce à un autre feu follet. Impossible de les rejoindre, la confusion croissait de secondes en secondes, et les flammes commençaient déjà leur descente, lascives et lentes, projetant des étincelles de toutes parts tout en lézardant les murs. Elle avait beau s'inquiéter pour ses amis, elle n'avait plus d'autre choix, il lui faudrait fuir sous peine de finir dans les décombres d'un château en plein incendie...

Se précipitant à l'extérieur en retraversant la passerelle d'écorce, Scarlett se tourna vers la forteresse. De la fumée commençait déjà à s'échapper par la porte d'entrée mais aucune tour ne semblait pour le moment affectée. Nul doute cependant que l'incendie ferait lui aussi son bonhomme de chemin à l'intérieur. Un crissement, un craquement puis un bruit sourd, les structures à l'intérieur commençaient déjà à s'effondrer. Le brasier qu'elle venait de déclencher prenait des proportions inattendues et deviendrait bientôt véritable une géhenne.
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11/3/2017, 14:50


« -J’espère que je me suis bien fait comprendre ?
-Dans les grandes lignes ouais !
-Vous avez besoin d’un dernier rappel ?
-Non je pense que ça ira, mais si j’ai un conseil à vous donner, vous devriez fuir !
-J’y songerais… »


Lança Garlic Hotta alors que Marcel quitta la pièce, laissant l’homme poisson et les gardes à leur propre sort. L’homme à la veste jaune devait maintenant faire en sorte de mettre en sécurité Violette qui s’avérait être le dernier élément essentiel des Nostalgiques encore en vie. Une fois dans le couloir, Marcel se mit à suivre les directives que Garlic lui avait données afin de se rendre plus rapidement dans la salle où se trouvait Violette. Il traversa un petit couloir qui n’avait rien de particulier, que ce soit au niveau de la décoration ou de sa taille. Il ouvrit la porte qui donnait sur un escalier en spirale, caractéristique des belles demeures. La sobriété de l’œuvre montrait cependant qu’il devait s’agir d’une issue pour les employées et non celle utilisé pour les invités, préférant les escaliers de marbres de l’entrée. L’homme à la veste jaune se mit donc à courir les marches les unes après les autres dans un calme qui lui paraissait trop inquiétant. Ses soupçons se confirmèrent quand il senti une odeur de fumée jaillir d’ici et là. Marcel expliquait cette odeur de deux façons : soit un barbecue avait actuellement lieu et il n’était pas convié, soit la demeure prenait feu. La première solution était plausible, mais il se rendit à l’évidence que l’on ne faisait généralement pas de barbecue en plein milieu d’un combat et surtout à l’intérieur d’une maison. Il partit donc du principe que la bâtisse prenait feu et qu’il devait d’autant plus se dépêcher qu’il ne voulait pas ramener à Garlic Hotta une Violette cuite à point.

Après plusieurs étages de monté, Marcel ouvrit la porte qui donnait sur un long couloir où de nombreuses pièces se rejoignaient. Il n’avait pas tellement le temps d’ouvrir chaque porte, mais surtout qu’il n’avait pas que ça à faire. Il se rappela des conseils d’Hotta qui lui expliqua que son objectif se situait dans une grande pièce au fond de ce couloir. L’homme à la veste jaune commença donc à avancer vers l’opposée du couloir, qui rappelons-le était aussi magnifiquement décoré que le hall d’entrée. Il ne faisait aucun doute pour Marcel qu’il se rapprochait de son objectif. Alors qu’il avançait encore et encore, un croisement interrompit son avancé. Lui qui n’avait pas l’habitude de visiter de belles demeures, il ignorait que des croisements et des intersections étaient monnaie courante dans ses constructions. L’homme à la veste jaune s’arrêta donc un instant pour souffler un peu, mais contempler la jolie décoration du lieu. En effet, bien que ne s’agissant que d’un couloir, de nombreuses statues et tableaux ornaient les murs, ce qui fit le bonheur de Marcel. L’homme était bien de tenter une ou deux œuvres sur le chemin, mais il se disait que les Nostalgiques étaient du genre à pouvoir balancer à sa hiérarchie ses faits et gestes. Il se résigna donc à voler des tableaux, mais il prit tout de même le temps d’arracher avec l’aide de son stylo deux rubis qui ornaient l’une des statues posée non loin de lui. Cette statue ne semblait pas du tout venir d’ici mais d’un pays très lointain comme en atteste la forme de la créature représentée qui n’était ni humaine ni animale. Si Marcel devait la décrire en un mot, elle ressemblait à une représentation de femme serpent dont on aurait mis des rubis au niveau des yeux.  Mais alors qu’il venait tout juste d’accomplir son exploit et de ranger son butin dans ses poches, deux voix familières l’interrompit, il s’agissait de Jean-Pierre et Belladonna

« -C’est pas Marcel ?  lança une Belladonna surprise
-Si tout à fait, d’ailleurs qu’est-ce que tu fais là, on te pensait mort…
-C’est-à-dire que j’ai vu que tu te débrouillais bien, du coup j’ai préféré avancer pour essayer de retrouver Hypérion.
-Hum… Et tu l’as retrouvé du coup ?
-Non, mais j’ai réussi à soutirer des informations d’un garde qui allait rejoindre l’entrée.
Ajouta un marcel fier de ce qu’il venait de dire
-Il est passé par où ?
-A ce qu’il parait il se terre pas loin d’ici, d’ailleurs je peux vous y amener si vous voulez ?
-J’ai hâte de le retrouver et de lui annoncer que sa fille est morte hahaha
-Cette fois-ci tu me laisseras parler, j’ai pas envie qu’une autre personne que je dois ramener vivante meurt inutilement
-Pfff, je te pensais plus drôle que ça petit frère…
-Crois-moi ma sœur, la vie est loin d’être facile et on a rarement ce que l’on souhaite à chaque fois.
-Un vrai philosophe ton frère Belladonna, tu devrais en prendre de la graine un peu… Bon on y va ?


Marcel continua son périple à la recherche de Violette et Dogurd en empruntant le chemin qu’il aurait pris s’il ne s’était pas arrêté. Le chemin se fit rapidement, mais dans un silence des plus assourdissant. En effet, Jean-Pierre et Belladonna n’était pas de grands bavards et ce n’était pas les bribes de discussion que Marcel lança de temps à autres qui arrangeait les choses. Le duo semblait plus intéressé par la capture d’Hypérion que la promenade avec Marcel, ce qui pouvait se comprendre car l’homme à la veste jaune était un homme on ne peut plus banal et que la banalité n’attirait jamais les gens, ou alors les gens banals, ce qui n’était pas le cas de ce duo. Le trio avança dans des dédales qui paraissaient sans fin et qui commençaient à irriter Belladonna qui ne se souvenait pas que la demeure était aussi grande. Au bout d’une bonne dizaine de minutes de déambulation, Marcel et ses compagnons arrivèrent devant une double porte en bois massif, signe d’une richesse et d’opulence caché derrière. L’homme à la veste jaune ouvrit la porte, s’avança dans la grande pièce qui s’apparentait à une salle de bal ou un salon. Le sol était nappé d’un parquet massif, les murs en végétation, mais ce qui surprenait dans cette pièce, c’était le grand lustre et les deux personnes qui se trouvaient juste en dessous de celui-ci. La première personne apparaissait comme une fillette, mais s’il y a bien une chose que Marcel avait appris, c’est que l’habit ne faisait pas le moine. La seconde personne quant à elle était sans doute son garde ou son protecteur. Il portait une tenue élégante qui allait de pairs avec sa large épée élégante également. Les compagnons de Marcel étaient sidérés de ne pas voir Hypérion dans cette pièce

« -C’est pas Hypérion, qu’est-ce que t’as manigancé ?
-SURPRISE !
-Oh toi tu vas me le payer !
ajouta une Belladonna qui était furax »

Marcel avait accompli sa mission, à savoir détourner les intrus de leur véritable objectif pour qu’ils se retrouvent nez-à-nez avec Dogurd Sigouka, le meilleur bretteur de la demeure et même de l’île d’après Garlic Hotta.


Spoiler:
 
Myosotis De Ville
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12/3/2017, 19:33

BRAM !

- Reviens ici ! Je vais te faire regretter ce que tu viens de faire !

Poursuivant Marcel à travers le grand couloir, Belladonna s'était élancée après Marcel afin de le mettre hors d'état de nuire. Ce pauvre babtou fragile s'était avéré être un filou caché, osant les berner en faisant mine d'être encore sous les effets hypnotiques du Color Trap. Et voilà qu'il les avait emmené droit dans un piège afin que deux des Primats s'occupe de leur cas et leur règle leur compte. L'incendie provoqué par Scarlett se répandait de plus en plus au sein du palais des Nostalgiques, le couloir dans lequel se trouvait Belladonna et Marcel était pratiquement pris dans les flammes et de la fumée nimbait déjà le plafond, masquant les bas-reliefs sculptés en train d'être rongés à leur tour par le feu. La grande sœur de Myosotis lançait plusieurs sphères explosives vers son ennemi en manteau jaune mais ce dernier profitait des débris tombant des murs et du plafond pour s'en protéger et éviter de peu une mort douloureuse.

- Est-ce que tu sais au moins pourquoi tu sers ces imbéciles ? Est-ce que tu sais au moins qui ils sont ? Cria Belladonna.

- Fous moi la paix ! Répondit Marcel avec un pied de nez et en lançait un morceau de bois calciné qu'elle esquiva sans le moindre mal.

- Parce que tu crois malin avec ta démarche fringante et tes tirades stupides ?

Pointant ses paumes vers Marcel, d'autres feux follets jaillirent pour venir démolir les murs au fond du couloir, les faisant s'écrouler sur eux mêmes, écrasant au passage un groupe de mercenaires Nostalgiques qui tentaient une échappée avec des seaux d'eau sur les bras. Le regard emplie de fureur, Belladonna continuait de marcher vers Marcel qui, ne sachant que faire pour se sortir de ce guêpier, avait pris un morceau de poutre brisé entre ses mains. Malheureusement pour lui, ce maladroit avait choisi un bois couvert de braises et encore chaud et le relâcha aussitôt, ses doigt légèrement brûlés. Belladonna continuait d'avancer, les lèvres pincées, complètement ivre de colère contre l'infortuné.

- Tu penses pouvoir nager au milieu du grand bassin ? Jouer dans la cour des grands ? L'addition de la vie va t'arriver sur le coin de la gueule, et c'est moi qui vais te forcer à payer !

Belladonna lança un énième orbe grâce au Chemical Jungling. Arrivant aux pieds de Marcel, cette fois-ci explosa en brisant le revêtement du sol et propulsa le bellâtre en arrière à quelques mètres. Restant au sol, ce dernier ne bougeait, ne mouftait plus, et n'émettait même plus le moindre son. S'approchant prudemment, la jeune femme finit par arriver au niveau de sa tête sans que ce dernier n'ai bougé encore. Se penchant pour prendre son pouls, la belle n'eut même pas le temps de se rendre compte de l'état de Marcel qu'elle entendu un autre grondement derrière elle. Se retourna, Belladonna se rendit compte avec stupeur que la petite passe d'arme qu'elle avait eu avec Marcel avait eu pour effet de fragiliser encore plus la structure des murs et plafonds. Sans parler du brasier qui continuait de calciner le bâtiment. Si bien que le bruit qu'elle venait d'entendre était en réalité le bruit d'un mur du couloir qu'elle venait de travers qui s'effondra derrière, lui barrant complètement la route et l'empêchant de revenir sur ses talons pour rejoindre son frère.

- Myo ! MYO !!

Mais c'était inutile, les flammes crépitaient beaucoup trop pour que l'intéressé puisse l'entendre. Il ne fallait pas qu'elle reste ici, c'était beaucoup trop dangereux. Et briser les débris avec une autre boule explosive aurait pour effet de fragiliser encore plus la structure déjà branlante. Non, elle devait fuir et rejoindre Scarlett à l'extérieur... Se pressant, elle s'élançait à présent afin de chercher la sortie. Elle avait foi en Myosotis, il s'en sortirait. Comme Scarlett lui avait dit pendant leur voyage jusqu'à Castinlet afin de tuer Olivette, s'il y avait bien deux choses en lesquelles Myo' excellait plus que quiconque c'était manipuler et rester en vie...

De l'autre côté des gravats enflammés, Myosotis était resté dans la salle face aux deux Primats devant lesquels il avait été guidé. Bien que Marcel avait cherché à les piéger, en un sens le jeune agent était plutôt arrangé, il n'aurait pas à déambuler dans ces couloirs en ruine à leur recherche, risquant de se prendre un morceau de bois brûlé en pleine tête. Fixant les deux Primats toujours debout, ces derniers soutenaient son regard avec une appréhension plus que certaine. Il avait bien remarqué que sa grande-sœur avait choisi de poursuivre Marcel, en entendant le fracas derrière lui et l'arrêt des explosions, il se mit à espérer qu'elle n'ait rien...

- SALE RAT ! TU VAS CREVER POUR AVOIR VOULU NOUS ARRÊTER !

*Qu'est ce qu'il a à me hurler dessus ce con... ? *

L'homme qui lui avait hurlé dessus était un grand type entièrement vêtu de noir. Portant une tunique sombre, il avait également des cuisardes de la même couleur qui épousaient la forme fuselée de ses jambes. Il portait aussi un sublime manteau à col avec des décorations dorées ainsi qu'une cape flottant derrière lui lorsqu'il se mettait à bouger. On ne pouvait distinguer son visage à cause d'un masque qu'il portait et qui lui cachait nez et front. Seuls ses cheveux d'un blond cendré éclatant étaient donc visibles, coiffés en panache sur sa tête. Autour de son coup, il avait noué une lavallière qui, malheureusement, avait perdu sa teinte immaculée pour en adopter une plus grisâtre à cause de la cendre qui voletait un peu partout dans la forteresse. Dans sa main droite il tenait une longue épée à double tranchant, le genre d'espadon qu'on devait normalement tenir à deux mains tellement ils étaient lourds, mais ce type arrivait à le manier avec aisance d'une seule main. Le bretteur...Belladonna lui en avait parlé, Myo' se souvenait de son nom. C'était Dogurd Sigouka, le Primat du Narcisse et garde du corps d'Hypérion.

Dogurd Sigouka, Primat du Narcisse:
 

- Hihihi, ricana la demoiselle présente à ses côtés. Tu es coincéééé mon p'tit.

Portant sur regard sur l'autre figure à côté de Dogurd, Myosotis remarqua que cette femme était relativement jeune. À vue de nez, elle semblait d'ailleurs tout aussi jeune que lui. Avec une tête ovale et des yeux fins, elle avait ce regard avide et sournois que possède toutes les fouines qui ont repéré un peu de nourriture à se mettre sous la dent. La petite fouineuse avait coiffé ses cheveux mauves en deux tresses nouées avec rubans dorés. Mais le plus somptueux chez elle était sans doute son vêtement, un imposant kimono bouffant qu'elle avait travaillé de telle sorte à ce qu'il ressemble à une fleur exotique. Elle trépignait déjà sur ses chaussures, aussi étranges et singulières que le reste de sa tenue, des sortes de sabots à talons hauts...Il n'y avait que deux femmes au Conseil des Primats, et cette femme ne pouvait donc qu'être Violette Cristale, Primat de l'Orchidée et stratège des Nostalgiques.

Violette Cristale, Primat du l'Orchidée:
 

- Alors c'est vous Violette ?

- Oui, et donc ?

- Non rien...J'avais juste envie de voir qui était responsable de l'opération Robin Dubois. Celle que j'ai fais capoté avec brio en capturant ledit voleur.

- Alors c'est de ta faute....

- CALME TOI VIOLETTE. ON VA LUI REGLER SON COMPTE !

- Oh mais je suis parfaitement calme. Je vais adorer l'étriper.

- C'est ça...Grouiller vous les danseuses, j'ai pas envie de cramer ici. Par contre pour vous, je vois un beau barbecue.

Dogurd  posa son pied en avant puis, impulsant, se propulsa en avant épée en avant. Le bretteur avant envie de tenter un assaut frontal direct, complétant le tout d'une estoc afin de transpercer Myo. Réagissant promptement, il s'élança à son tour vers la gauche pour courir en travers de la salle tout en laissant le bretteur finir sa course derrière lui, brisant une commode qui n'avait pas encore pris feu. Violette restait immobile, fixant Myosotis en train de courir. Mais Myo' n'avait pour l'instant que faire de la demoiselle, celui qui l'inquiétait le plus c'était Dogurd. Sa grande-sœur avait mentionné du granit marin incrusté dans son espadon, c'était d'ailleurs elle qui lui avait offert. Ayant mangé un fruit du démon, il ne fallait pas que le jeune homme reste près de Dogurd, le granit aurait pour effet de l'affaiblir et l'empêcher d'user de ses pouvoirs.

- VIOLETTE ! A TOI !

- Je sais...

Se mettant à tourner sur elle même, Myosotis remarqua que Violette faisait jaillir plusieurs aiguilles  et coutelas des pans de son kimono coloré et les envoyait droit vers lui. Pas le temps d'esquiver, il devait se protéger. Il fit jaillir une barrière de savon face à lui afin de bloquer les projectiles qu'il entendait se bloquer contre la paroi du bouclier qu'il venait de se créer. Le seul hic, c'est qu'il ne voyait rien de ce qu'il se passait de l'autre côté...Et il sursauta vivement lorsqu'il entendit un vrombissement plus sourd frapper encore et encore. Le Primat du Narcisse essayait de briser le savon qu'avait créé Myo pour se protéger.

- Hihihi ! On t'a eu !

Relevant la tête, le petit rire cristallin que Myo venait d'entendre était celui de Violette. Profitant de son immobilité elle en avait profité pour enfin bouger et avait grimpé au sommet du bouclier tandis que Dogurd continuait de vouloir le briser. Quelques fissures commençaient d'ailleurs à se faire voir, et à ce train là l’épéiste arriverait à briser le savon en un rien de temps. Si Myo ne réagissait pas vite, il finirait épinglé par les bistouris de Violette et empalé par la lame de Dogurd ! Ils voulaient jouer avec des lames, il n'allaient pas être déçus. Produisant encore du savon, il matérialisa plusieurs picots sur le bouclier, forçant Violette à effectuer une pirouette en arrière afin de ne pas être victime des nouvelles apparitions. Dogurd, quant à lui, recula de plusieurs pas, légèrement surpris par la nouvelle manœuvre. Aucun d'eux ne mouftait de l'autre côté, Myo' entendait tout de même leurs pas bruyants. Ils avaient l'air de faire doucement le tour chacun d'un côté pour le prendre à revers. C'était l'occasion rêvée de piéger les piégeurs.

- T'ES CERNÉ PETIT ! SORS DE LÀ !

- Vous aimeriez bien.

Faisant disparaître le bouclier de savon, Myosotis révéla alors à ses opposants quelque chose qu'ils ne s'attendaient visiblement pas à trouver...Usant des pouvoirs de sa canne climatique, il avait fait apparaître plusieurs clones de lui même et faisaient ainsi face à une Violette et un Dogurd sidérés. Continuant son stratagème, il leva un très léger voile de brume autour de lui et des clones en faisant tourner la canne, ça lui permettrait de parler sans qu'ils ne voient quel figure bougeait ses lèvres.

- Supérieurs en nombres, c'est plutôt vous qui feriez mieux d'avoir peur.

- QUE...QUELLE SORCELLERIE EST-CE LÀ ?!

- Je...euh...ai mangé le Météo Météo No Mi ! Un fruit du Démon capable de manipuler la météo et les phénomènes climatiques. Je peux créer des clones de moi même, aussi forts que moi ! Et aussi puissants, possédant les mêmes facultés. Et les contrôler !

- Ce...C'est pas vrai.. ?!

- Qui est-ce qui rigole maintenant ?

Myosotis mentait parfaitement mais ces deux là avaient l'air de le croire. Mais son petit manège ne pourrait pas durer éternellement, lorsqu'ils se rendraient compte que ça n'était qu'une mise en scène, ils tenteraient de se venger et de le frapper à nouveau. Il fallait qu'il continue d'agir pour ne pas perdre l'avantage de la surprise. La prochaine étape serait donc de les attaquer. Violette étant plus rapide que Dogurd, c'était elle qu'il fallait tuer en premier afin qu'elle ne le gène plus avec ses assauts rapides. Mais, comme il s'y attendait, l'homme à l'épée noble ne le laisserait pas s'approcher de la Primat de l'Orchidée sans bouger le petit doigt. Il fallait également trouver un moyen d'immobiliser Dogurd le temps d'achever Violette. Fort heureusement pour Myosotis, les pouvoirs du fruit du Savon était on ne pouvait plus appropriés pour ce genre d'entreprise.

Moulinant son poignet vers Dogurd, Myosotis fit jaillir de sa paume un gel sans couleur qui fusa vers le visage du ténor. Grâce aux pouvoirs de son fruit, Myo' pouvait créer de la mousse aux vertus drainantes, du savon solide comme il l'avait fait pour matérialiser le bouclier, mais également sous forme liquide, comme du gel douche ! Et cette forme liquide, bien qu'elle perde les propriétés drainantes de la mousse, en avait acquis une nouvelle bien plus curieuse...

- HHGN...AH...AAAAH !! MES YEUX !!

Lâchant son espadon, Dogurd se prit la tête entre ses main. Le gel savonneux de Myosotis était fortement irritant, et ses effets étaient dévastateurs si jamais on se le prenait dans les yeux...Profitant de ce moment de répit, Myosotis fusa alors vers Violette qui, le voyant émerger de la nappe éthérée de brume, recula de quelques pas par surprise. Prise au dépourvue, encore sous le choc du coup porté par Dogurd, elle fut heurtée de plein fouet par Myo qui lui flanqua un coup avec sa canne en pleine figure. Crachant du sang, elle partit en arrière pour heurter le sol à environ un mètre.

- Navré ma belle. Mais les affaires sont les affaires.

Toujours au sol, Violette se redressa en essuyant le sang qui maculait à présent les manches de son kimono. Elle attrapa une dague cachée dans sa manche avant de se retourner vers Myosotis et tenter tant bien que mal une ruée confuse alors qu'elle peinait déjà à se relever. Elle ne récolta qu'un coup de talon en plein front par l'androgyne qui en avait assez de virevolter. Autour d'eux, les flammes avaient déjà commencé à dévorer leur champ de bataille. Le plafond était entièrement rouge, et des monceaux de murs s'effritaient et dégringolaient doucement à leur tour. Ramassant la dague qu'elle venait de laisser tomber, Myo' s'approchait l'air satisfait de la demoiselle complètement sonnée.

*Finissons-en, j'ai encore l'autre pignouf à achever... *

- VIOLETTE !

Myo' s'apprêtait à rabattre la dague entre les omoplates de la Primat mais fut alors surpris par Dogurd qui, s'interposant face à lui, réceptionna la lame à sa place. Le poignard s'enfonça entre les clavicules du bretteur qui, pris de panique par son ami en danger, avait préféré se précipiter pour la sauver plutôt que de ramasser son arme. Le bel agent, surpris et ne s'attendant pas du tout à cette arrivée de dernière minute, recula de quelques pas et regarda le Primat du Narcisse lâcher un dernier regard vers celle qu'il venait de sauver avant de s'effondrer au sol, mort. Myo allait reprendre la lame pour tuer Violette à son tour mais un crissement se fit entendre au dessus de sa tête. En une fraction de secondes, tout un pan du plafond brûlé se rabattit sur le corps de Dogurd, lui servant de cercueil de fortune. La route entre Myo' et Violette était complètement bloquée...

*Au diable cette garce...Qu'elle crame avec le reste...Faut que je me tire avant d'y rester aussi. *

Et il tourna les talons afin de s'enfuir vers un autre couloir, il était grand temps de rejoindre Scarlett et sa sœur. Les Primats mourraient dévorés par le feu de toute façon, il pouvait repartir serein.
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18/3/2017, 00:19

- Myo !! Myo on est là !!

C'était Scarlett qui, émergeant de plusieurs buissons, accourait vers son ami enfin sorti de la forteresse des Nostalgiques. Belladonna se trouvait aux côtés de la tireuse et avait elle aussi l'air relativement soulagée de voir Myosotis encore en vie. Le groupe s'en était tiré et avait réussi à ressortir vivant de cet enfer, ils avaient de quoi être rassurés. Même Ramsès, resté tout ce temps à roupiller dans la sacoche de Myo', sortait sa caboche du sac en affichant un air bien satisfait. Une barre chocolatée dans une de ses tentacules, il s'était déjà mis à grignoter en regardant le paysage. Remarquant le bâtiment couvert de flammes, il restait là avec ses amis à regarder la forteresse s'écrouler sur elle même. Après tout, elle était faite à partir de champignons géants, et elle avait beau être au milieu d'un marécage, le feu avait eu raison d'elle...

- Vous avez réussi à atteindre les Primats ? Que s'est-il passé ? On s'est perdus de vue...

- On a pu en atteindre deux. Comment ça s'est passé avec Dogurd et Violette ?

- Plutôt bien. Ils ont essayé de me piéger mais j'ai fini par tuer Dogurd. Quand je suis partie, Violette était sonnée mais le plafond et les murs commençaient déjà à s'écrouler. À l'heure qu'il est, elle doit être sous les décombres en train de brûler. Comme les autres...

- Oui. C'était une vraie débâcle là dedans. Le feu s'est propagé à une vitesse, et maintenant la forteresse s'est effondrée. M'étonnerait qu'ils se soient échappés, on a réussi notre coup. C'était pas vraiment ce qui était prévu dans le plan, mais on a réussi !

- J'ai eu ma revanche, vous avez accompli votre boulot. Je suppose que tout le monde est content.

- Poloooop !

- Et avec Marcel ? Je t'ai vu le poursuivre et j'ai entendu des explosions. Il est mort ?

- Oui, et je ne l'ai même pas réellement touché avec les sphères....Ce type était d'un fragile...

- Hm, je vois.

Marcel, ce type aura eu son petit moment de gloire en essayant de les duper. Sa feinte s'était soldé par un échec et s'était retourné contre lui, au final son piège aura rendu service à l'androgyne et il avait pu cueillir deux des Primats et leur faire mordre la poussière. Exactement ce pourquoi ils étaient venus. Soupirant en regardant les ruines de la forteresse des Nostalgiques fumer encore, quelques flammèches continuant d'en lécher les restes. Leur mission ici était donc accomplie, ils avaient détruit ces rebelles protégeant des révolutionnaires. Du moins le pensaient-ils...Attrapant son escargophone dans son sac, Myosotis entreprit d'appeler le coordinateur du Cipher Pol qui suivait l'avancée de leur mission pour lui annoncer la bonne nouvelle en s'empressant de composer le numéro. Le supérieur décrocha bien vite, la voix légèrement enrouée mais néanmoins attentif aux déclarations de Myosotis.

- Alors vous avez vaincu ce groupuscule dissident qui abritait des Révolutionnaires, excellent travail. Les autorités du Sultanat sont au courant de vos agissements ?

- Non, nous n'avons pas été repérés par les autorités du Sultan Pavois. Mis à part ces « nostalgiques » tous décédés, les seuls autochtones à qui nous avons parlé sont un couple de fermiers. Voulez-vous qu'on les supprime ?

- Sont-ils au courant de ce que vous avez fait ?

- Non, ils nous ont simplement servi de guides entre les diverses cités de Pétales. Ils ne sont au courant de rien.

Le couple de fermiers auquel faisait référence Myo' était bien évidemment Qassim ainsi que son épouse. Cet agriculteur un peu benêt avait transporté Myosotis et Scarlett entre les divers vizirats du royaume en utilisant sa carriole comme moyen de transport. Sa chère épouse les avait même invité à prendre le thé, leur avait même fourni gîte et couvert. Les agents s'étaient toujours faits passer pour des détectives visitant l'île en touriste afin de justifier leurs déplacements un peu partout au sein du Sultanat. Ils leur avaient offert l'hospitalité, mais Myosotis était conscient que le Cipher Pol pouvait par moments se montrer relativement implacable dans ses demandes.

- Hm non. Ça ne serait pas nécessaire. Ce ne sont que des fermiers, et vous avez fait attention à votre couverture.

- Quelle est la marche à suivre à présent ? Devons-nous nous adresser au Sultan ?

- Le Sultan Pavois ne voit pas du tout d'un bon œil les activités du Gouvernement Mondial, en tant qu'émissaires vous n'êtes même pas supposés vous trouver sur l'île. Je ne pense pas qu'il soit prêt pour qu'on entame des procédures diplomatiques. Votre mission est terminé, agent, vous pouvez quitter le Sultanat.

- Merci, le pollen et les plantes géantes...j'en avais plus que marre.

- Et encore une fois, bon travail à vous.

Katchaaa... !

Raccrochant l'escargophone, Myo' le rangea dans son sac avant de retourner vers les deux femmes. En leur expliquant qu'ils pouvaient enfin quitter le Sultanat, Scarlett comme Belladonna se mirent à sautiller de joie ! La première avait tout comme Myo' relativement marre de cet excès de végétation constant tandis que la seconde serait enfin libérée de ses obligations et pourrait vaquer à de nouvelles occupations et donc de nouvelles affaires. Reprenant leurs marches en travers de la forêt, Myo' avait passé son sac à Scarlett qui marchait quelques pas en avant en compagnie du petit poulpe tandis que le jeune homme avait choisi de rester un peu en arrière en compagnie de sa grande-sœur. Un certain silence avait régné pendant plusieurs minutes avant que l'un d'eux ne se décident à briser la glace. L'un comme l'autre savaient de quoi traiterait le sujet de conversation après tout...

- Bon. Et bien c'est terminé...

- Oui. Tu sais ce qu'il faut faire à présent.

- Hm...je l'ai promis...Et je vais pas pouvoir repousser l'échéance éternellement.

- Je suis avec toi, t'as rien à craindre. Et puis tes amis sont là aussi, Scarlett et...même ce mollusque...

- J'irai voir Milan seul. Pour confronter père et mère par contre, vous serez là si vous voulez. Mais Milan...je dois le voir tout seul.

- Comme tu veux mon cher, comme tu veux.

La promesse qu'il avait fait à Belladonna dans la tour avant de la délivrer...Il devrait rentrer à Cocoyashi pour aller visiter son frère Milan à l'hôpital. En discutant avec le coordinateur, Myo' avait secrètement espéré que leur mission sur Pétales ne continue, mais toutes les bonnes choses ont une fin. Le jeune androgyne avait extrêmement peur de retourner là-bas, de revoir son frère. Mais il n'avait pas le choix, il l'avait promis. Affronter ses propres démons, à chaque fois qu'il y avait pensé il sentait son cœur et ses tripes se resserrer. Pour Myosotis, l'incendie n'était pas totalement terminé, le pauvre devrait se battre contre celui qui brûlait au fond de lui-même. Et il ne savait même pas comment s'y prendre pour l'éteindre.

Et pourtant, il avait promis...

Et pourtant, non loin de là, de l'autre côté de la forteresse un petit groupe émergeait. À leur tête, un homme au manteau jaune couvert de suie avec une jeune fille au kimono violet devenu presque grisâtre à cause des cendres et troués par endroits à cause de quelques braises. Le vaillant homme la tenait dans ses bras, encore évanouie à cause des blessures causées par sa défaite. Sauvée des griffes de la mort par ce preux inconnu, elle n'avait pas conscience d'avoir échappé aux flammes. Dehors les attendaient deux figures qu'ils connaissaient bien, les observant arriver cahin-caha entre les graviers, exténués par la bataille et la chaleur. Le premier était un vieillards au regard sévère, au nez crochu, tenant un long bâton noir d'ébène. À ses côtés se trouvait une énorme masse informe ressemblant à une limace, il était en réalité un homme-poisson d'une espèce plutôt rare mais néanmoins curieuse. Eux aussi avaient été secourus par la prévenance de Marcel, et ils l’accueillaient d'un regard fier en compagnie des quelques sbires qui avaient réussi à s'échapper de la forteresse. Le vieil homme releva les yeux vers les flammes avant de s'adresser calmement à eux :

- Le vent a tourné en notre défaveur. Ma fille est morte, un ami est mort et des fidèles sont morts eux aussi. Nous sommes encore là, et nous continuerons notre entreprise. Le Sultan tombera, et lorsque ça sera fait je retrouverai personnellement ceux ont perpétré cet acte innommable dont nous avons été victimes aujourd'hui. Ils paieront pour ce qu'ils ont fait. Les Nostalgiques ne sont pas morts, notre fleur n'a pas encore fané. Nous bourgeonnerons à nouveaux d'ici peu, et notre heure reviendra.

- Quand reviendra-t-elle ? S'enquit l'homme poisson à ses côtés.

- A la belle saison, mon ami, à la belle saison.

Serrant l'orbe au sommet de son bâton, Hypérion ferma les yeux. Aujourd'hui, la fleur qu'il détesterait serait une petite fleur bleue aux allures sauvages mais néanmoins élégante. Une fleur mystérieuse qui a pourtant tendance à devenir envahissante, une fleur délicate et tellement capricieuse. Une fleur emplie de poésie, qui nous crie « souvenez vous de moi », « ne m'oubliez pas », une fleur chevaleresque embaumée de féerie mais pourtant tellement traîtresse : le myosotis.
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