Brouillons et essais

Spoiler:


Dans les batteries

Thomas Solomon

Un fracas se fit entendre alors qu'un boulet de plomb était propulsé par l'explosion et s'élançait droit en direction du patrouilleur de la Marine qui voguait non loin de là. D'autres détonations suivirent avant que le ballet des artilleurs ne reprenne. Les forbans firent reculer les canons de fonte et usèrent de leurs batons pour tasser une nouvelle couche de poudre au fond des fûts.   Thomas guettait au travers de la mince ouverture les mouvements du navire ennemi, attendant les ordres pour permettre au canon de cracher son projectile. On l'avait assigné à l'allumage de la pièce d'artillerie, ce rôle ne requérant finalement aucune expertise particulière. Le jeune homme souffrait d'un stress intense alors que ses compagnons faisaient leur maximum pour remettre à leur puissance de feu de se manifester à nouveau.

"Préparez-vous à faire feu!"

Korb se tenait au milieu de la rangée et gueulait ses ordres aux différents groupes qui géraient l'artillerie. Soudain, il ordonna l'allumage et Thomas gratta une allumette pour mettre le feu à la corde qui lancerait la détonation. Alors q'une fois de plus les canons grondaient, des masses de fonte vinrent percer la coque en projetant du bois à l'intérieur du navire. Le jeune homme fut bousculé au sol par le cadavre de l'homme devant lui et un éclat de bois se planta dans sa jambe. Lâchant un cri de douleur, il retira le projectile et se rapprocha du canon comme leur chef leur demandait de le faire. Des cinq forbans qui manoeuvraient le canon, un avait passé l'arme à gauche et l'autre ne le tarderait pas au vu de l'absence soudaine de son bras droit. Thomas était pétrifié, dans l'incapacité de se relever. Il observa assez passivement que le navire décrivait un virage pour exposer son autre flanc, ce qui leur laisserait le temps de recharger. L'un des flibustiers se saisît alors du jeune chroniqueur et le releva avant de le pousser à réagir.

"Bouge toi Solomon! Si tu veux pas finir comme Burt va falloir nous aider!"

Ne lui laissant pas le loisir de répondre et devant l'absence continue de réaction du jeune pirate, il lui colla une puissance droite dans le visage qui eut le mérite de tirer le jeune auteur de son mutisme. S'excusant tout soudainement, il attrapa deux sacs de poudre et en enfonça un dans le tube creux posé contre le fût. Il plongea l'outil dans la gueule du canon avant d'attraper un baton pour extraire en douceur le sac de poudre et le placer au fond de la pièce d'artillerie. Il retira le tube et se recula pour laisser le forban qui l'avait tiré de sa frayeur engager un boulet dans l'orifice. Il plaça de nouveau un sac de poudre à l'embouchure du tube et une fois le projectile en place il recommença la manoeuvre. Le troisième apprêta le dispositif de mise à feu et ils attendirent. Les hommes de l'autre bordée allumèrent alors la batterie d'artillerie et les bruits d'impacts furent rapidement suivis de cris de réjouissance sur le pont. Les canonniers levèrent la tête de l'armement, curieux, alors que Korb  montait en vitesse les quelques marches qui le séparaient du pont. Quand il reparut, il annonça la bonne nouvelle qui avait suscité tant d'enthousiasme. Le navire ennemi avait perdu son gouvernail du fait de la dernière salve.

"Bien joué les tribords! Babords, vous gardez les munitions classiques mais après tout le monde passe au boulet à chaîne. Ils peuvent encore bouger mais plus manoeuvrer alors on va les plumer les salauds!"

Un cri poussé à l'unisson retentît dans le pont d'artillerie et le navire engagea un deuxième virage, qui allait amener la bordée de Thomas juste en face de leur objectif. Le chroniqueur pouvait voir par l'interstice devant lui le navire des mouettes filer droit sans aucun moyen de dévier son cap. C'était une occasion rêvée pour les pirates d'en finir avec leur ennemis. Korb leur demanda de se préparer et le jeune homme s'apprêta à mettre le feu aux poudres. L'ordre fut donné et les boulets allèrent achever la batterie de tribord ennemie. Le chef artilleur leur demanda alors de charger les boulets à chaînes dans les canons en lieu et place des projectiles normaux. Ces bijoux étaient fait pour abattre les mats adverses et ainsi stopper les navires dans leur course, mais il étaient aussi redoutables pour l'équipage sur le pont. La procédure restant la même, ils apprêtèrent les canons, prêts à tirer de nouveau.


Dernière édition par Thomas Solomon le Mar 2 Mai 2017 - 15:56, édité 27 fois
    • Nom des personnes participant au RP : Thomas Solomon
    • Lien du RP : Interrogatoire
    • Ce RP est-il un Flash Back ? : Non
    • Nombre de posts de RP par personne : 5

    • Sur quelle(s) partie(s) spécifique(s) de vos écrits souhaiteriez-vous avoir un commentaire plus précis ? Un commentaire général! ^^



    Dernière édition par Thomas Solomon le Jeu 1 Juin 2017 - 14:49, édité 1 fois
      Demande de Quête
      Cherche : Combat, Evasion
      Nombre et noms des participants :
      Difficulté : Difficile
      Ce RP est-il un Flash Back ? :
      Récompense voulue : (De l'argent, une barque obtenue à la fin, un log pose...)

      PNJ présents : (mettre les liens, svp)
      PNJ destiné à mourir lors de la quête : (Vous pouvez les créer directement dans cette section plutôt que de passer en Création de PNJ, à savoir qu'il s'agit de PNJ qui ne mérite pas vraiment de fiche, avec des stats sommaires, que vous n'utiliserez qu'une seule fois,...)

      Voulez-vous qu'ils soient joués par PNJ Requiem ?

      Situation initiale : Lien de la fiche d'île
      Intrigue : Après avoir été capturés sur Koneashima, Thomas, Jazper et leurs compagnons de mésaventures se retrouvent eux aussi emmené sur Tequila Wolf pour construire les ponts avec les autres bagnards. Logés dans le même bloc, les prisonniers n'ont cependant pas dis leur dernier mot et commencent déjà à réfléchir à un plan pour se sortir de la panade. Au fil des premiers jours, ils comprennent cependant que des sortes de clans existent au sein des travailleurs, et certains voient d'un mauvais œil ces nouveaux arrivants qui pourraient perturber leur tranquillité relative. Mais très rapidement les pirates font des vagues et sont repérés par la cellule révolutionnaire du coin qui s'arrange pour les approcher.

      Philibert Mousquet se présente alors à Thomas et Jazper qui comprennent très vite que l'île est sous tension permanente depuis quelques années. Deux évasions ont eu lieu et rien n'empêche qu'une troisième ne survienne. Les deux forbans se questionnent pourtant sur les motivations qui l'ont poussé à venir les voir alors même qu'ils n'ont rien fait de plus que chahuter un peu les gardes qui les emmenaient aux chantiers. L'épéiste leur explique alors que la révolution garde un œil sur la plupart des criminels qui pourraient avantager la révolution d'une manière ou d'une autre. Les compagnons d'armes restent sceptique mais acceptent d'écouter les propositions du rebelle.

      Ce dernier leur détaille tout ce qu'il a pu observer en tant que bagnard et tout ce qu'il a pu apprendre de ses contacts extérieurs sur Tequila Wolf. La forteresse qui paraît hermétique comme rien d'autre ne peut l'être comporte pourtant des failles. Le rapport des forces est déjà d'un garde pour trente détenus, et la colère sourde qui gronde dans leurs cœurs ne demandent qu'à exploser. Ensuite, les patrouilles des gardes sont assez irrégulières, les gardes-chiournes ayant mis en place des arrangements pour ne pas se cogner les services de nuit. Enfin, les ponts représentent la principale faiblesse du lieu, leur longueur excessive et leur vieil âge les ayant rendu extrêmement sensibles aux explosions, même si Philibert ne sait pas comment utiliser ceci à son avantage. Il quitte les flibustiers avant que le soleil ne se lève, les laissant à leurs pensées.

      Assez rapidement, les pirates réfléchissent à un moyen d'exploiter toutes les failles pour mener leur plan à bien. Ils observent les lieux, les gardes et une idée vient enfin au cuisinier. Jazper expose alors à ses compagnons son raisonnement: la chute du bagne doit commencer par une diversion d'une ampleur impressionnante. Il explique alors qu'en lançant un début de révolte, un groupe isolé pourrait arriver jusqu'aux bureaux de la directrice et la forcer à dire à ses hommes de se rendre. Ils n'auraient plus qu'à investir les dizaines de navire qui jonchent les quais du chantier naval et ils auraient réussi. Tout semblait simple au premier abord. Mais plusieurs difficultés pouvaient venir tout gâcher.

      Premièrement, la rébellion provisoire pourrait s’essouffler rapidement face aux gardes armés jusqu'aux dents. Il leur faudrait un meneur inspirant, qui ouvrirait "facilement" la voie. Le deuxième inconvénient résiderait dans un imprévu qui placerait une garnison de garde en face de la petite unité qui serait alors certainement décimée. Et enfin, s'ils arrivaient jusqu'à cet étape, rien ne garantissait que la Marine n'arrive pas à temps pour envoyer tout les navires de bagnards au fond des eaux. Les pirates se répartissent donc les tâches et conviennent d'en parler avec Philibert avant de lancer quoi que ce soit.



      Situation finale : Si votre quête occasionne d'importants changements ou des dégâts considérables, expliquez votre vision de la situation après votre quête.


      Dernière édition par Thomas Solomon le Ven 23 Juin 2017 - 21:25, édité 15 fois
        Allez manger du poulpe, fouineurs!

          • Nom des personnes participant au RP : Thomas Solomon
          • Lien du RP : [Réquisition]
          • Ce RP est-il un Flash Back ? : Non
          • Nombre de posts de RP par personne : 5

          • Liste des actions effectuées dans le RP susceptibles d'apporter de l'intégrité ou de la popularité : Aucune pour l'instant ;)

          • Sur quelle(s) partie(s) spécifique(s) de vos écrits souhaiteriez-vous avoir un commentaire plus précis ? Un commentaire général!
            Un fin manteau long sur les épaules, Thomas avançait parmi les  autres arrivants dans le port. Tara tenait sa main et le rôle de son épouse. Ils étaient la pour leurs noces, tandis que le capitaine et deux autres pirates gardaient le petit bateau de pêche confisqué à ses propriétaires quelques jours plus tôt. Le jeune chroniqueur pouvait sentir l'inconfort de sa supérieure qui avait passé une robe encombrante pour la forme. Ses mouvements étaient restreints et si quoi que ce soit tournait mal, ils auraient des difficultés à se défendre ou même à prendre la fuite. Les personnes devant elle remplirent le formulaire et purent enfin accéder à l'île. Une sorte de garde tenait un registre des arrivées et sorties de l'île. Une procédure classique. Il fit signe au couple de s'avancer.

            - Bonjour monsieur, bonjour madame! Je vais avoir quelques papiers à vous faire remplir avant de vous permettre d'entrer sur l'île.
            - Bien entendu, que devons-nous faire?
            - Remplissez simplement cette feuille et versez l'acompte pour  l'occupation du port.
            - Très bien.

            Se saisissant de quoi écrire, le jeune homme se hâta d'accomplir la besogne. La chaleur était accablante en ce milieu de journée. Tara jeta un coup d’œil à la ville qui escaladait le versan du gigantesque volcan en face d'eux, le Mont Jifu. Les maisons se mêlaient à la végétation dense du lieu dans une harmonie assez particulière. Des quartiers s'élançaient sur les flancs de temps à autre. Une chose était sûre, la vue était appréciable. Le garde porta son attention sur la fausse mariée, lui posant quelques questions.

            - C'est la première fois que vous venez ici, Madame?
            - Oui, c'est magnifique...
            - Vous venez pour quelque chose de spécial, si je puis me permettre?
            - Notre lune de miel.

            Thomas avait devancé sa compagne sur le coup, alors qu'il rendait le papier à l'homme avec un sourire. Ce dernier les salua et les invita à entrer dans la ville d'un ample geste de la main. Ils n'attendirent pas et pénétrèrent dans la magnifique cité. Ils arrivaient pour la saison des Milles Feux, une des nombreuses fêtes que comportaient les traditions insulaires. Ils marchèrent pendant un long moment, faisant des repérages en continuant leur balade. Tara fut la première à briser le silence.

            - Cette ville respire la joie de vivre... C'est tellement dommage que nous dussions la mettre sens dessus dessous...
            - C'est pour ça que nous n'attaquons jamais les bourgades et uniquement les navires. Ce serait plonger dans leurs vies pour y prendre leur bonheur et leur sentiment de sécurité. Avec les bateaux, on ne vole que leurs richesses.

            La jeune femme acquiesça et se focalisa de nouveau sur les rues qu'ils parcouraient. Des présentoirs étaient sortis et des marchands s'évertuaient à attirer les touristes jusqu'à leurs étals. Le commerce tournait à plein régime pour les habitants qui bénissaient l'attrait de leur île. Quelque part au fond d'elle, la flibustière regrettait presque de n'avoir jamais eu l'occasion d'avoir une telle vie. Elle ne pouvait que se douter que son compagnon d'infortune ressentait la même chose. Il avait débarqué dans l'équipage et avait chamboulé tout ce qui était pourtant établi depuis des années. Au début, elle l'avait pris pour un de ces débutants excentriques qui meurent dans les premières batailles. Mais il avait fait preuve de cran et d'audace, se confrontant même au second tyrannique de l'équipage. Et il avait survécu. Elle jeta un regard au chroniqueur qui avançait calmement, son regard passant d'un endroit à l'autre avec légèreté. Depuis qu'elle le connaissait, elle ne pouvait nier que...

            - Ah! Vous pouvez pas faire attention où vous mettez les pieds?!

            (Un homme à l'apparence atypique se tenait devant Tara. Couvert de bandelettes de la tête aux pieds, il avait tout l'air d'une momie dans cet accoutrement. Son expression faciale montrait cependant un agacement profond. La jeune cheffe d’artillerie s'excusa vivement mais le bonhomme ne semblait pas vouloir lâcher prise.

            - C'est pas possible ça! Je suis pas assez voyant comme ça?! Faut que les gens me marchent dessus pour me remarquer?!
            - Atoum, calme toi... C'est pas la peine de t'énerver comme ça...
            - T'es marrant, regarde moi ces nigauds qui respectent pas les gens qu'ont pas les même moyens qu'eux!
            - On devait juste aller manger...
            - Laisse moi gérer ça, Kit.

            Agacée, la pirate serra le poing, prête à déclencher une bagarre en pleine rue. Thomas remarqua sa colère et lui caressa doucement la main tout en tendant sa main à l'infirme présumé. Il fallait jouer la conciliation si ils voulaient passer inaperçus jusqu'au déroulement du plan.

            - Benjamin Levant, pour vous servir! Laissez-moi réparer notre négligence en vous offrant ce repas que vous deviez prendre. Nous cherchons un endroit où nous repaître et votre connaissance des lieux pourrait nous aider!

            L'homme sembla peser le pour et le contre. Il finît par serrer la main du chroniqueur sans pour autant l'assortir d'un sourire. Il prit les devants et commença à ouvrir la voie, lançant une dernière réplique au passage :

            - Un repas gratuit, ça ne se refuse pas!)

            Ils errèrent à la recherche de l'auberge que les deux individus voulaient rejoindre à l'origine. "Chez Hanzo" était une auberge typique de l'île. Des lampions étaient accrochés au plafond de la terrasse couverte, occupée par de nombreux clients. Ils passèrent le seuil et un homme d'entre deux âges s'approcha du petit groupe, un air avenant sur le visage.

            - Bonjour, bonjour! Vous venez pour vous restaurer messieurs dames?

            Thomas prit l'initiative et répondit pour la troupe entière.

            - Bonjour! Nous nous demandions s'il était possible d'avoir deux tables séparées?

            Le tenancier lança un regard en arrière et ramena son visage vers ses nouveaux clients avec un air gêné. Il avait bien saisi que l'ambiance au sein du quatuor n'était pas à la joie.

            - Je crois que je ne peux que vous placer à cette table...

            Il désigna une table isolé où un homme consommait déjà sa pitance. Il était roux et portait une barbe légère, semblant être perdu dans ses pensées.
              En vérité, le jeune chroniqueur avait entraîné son compagnon dans une idée qui pourrait s'avérer étrange. S'ils avaient une chance de localiser rapidement l'individu dont leur avais parlé le vieux Clio, c'était en s'adressant à la garnison locale. Dans la plupart des cas, les marins refuseraient de donner ce genre d'informations à des inconnus. Mais le fils d'un vétéran emporté par la maladie était quelqu'un pour qui les militaires pouvaient avoir de la pitié. Et comme il s'y était attendu, Romney tenait l'accueil. C'était un soldat qui avait voyagé avec son père et s'était retiré sur l'île après la mort de James, qui lui avait demandé de veiller sur sa famille. Mais la situation se révélant complexe, il avait préféré garder ses distances. Le jeune homme ne pouvait pas le blâmer. Ils s'approchèrent du bureau et le caporal releva les yeux avant d'afficher un grand sourire.

              - Thomas! Ca faisait un moment! Qu'est-ce qui t'emmène?
              - Bonjour Romney. Pour être honnête et direct, j'aurai un service à te demander...

              L'expression du soldat se ferma un peu, mais il ne perdit pas son ton chaleureux. Après tout, il ferait tout ce qu'il pouvait pour aider la progéniture de son ami. Il leur fit signe de s'approcher légèrement, avant de demander à voix-basse ce qui les attirait. Ce fut le jeune médecin qui répondit.

              - Nous cherchons la maison d'un certain Klepto, si ça vous parle.

              A l'expression du soldat, ils comprirent qu'il n'ignorait rien du sujet qu'ils venaient d'aborder. Mais la sensation de malaise qui s'installa n'augurait rien de bon.

              - Vous êtes au courant qu'il ne reçoit pas grand monde et que même nos gars ne sont pas aussi bien formé que ses gardes. Vous voulez faire quoi là-bas?