Projet HAYA

Haya
Pseudonyme : La Mort Blanche
Age : 29 ans
Sexe : Homme
Race : Humain

Métier : Porte-flingue de la mafia
Groupe : Civil

But : Devenir le plus grand tireur d'élite de tous les temps

Équipement : Un fusil de précision muni d'une lunette détachable et un masque d'un blanc immaculé

Parrain : Le nom du membre qui vous a fait découvrir le forum, le cas échéant.

Ce compte est-il un DC ou un "reroll" ? Oui, non ? De qui ?
Si oui, quel @ l'a autorisé ? ...

Codes du règlement : (Il y en a deux, un par charte. Mettez-les entre les balises [hide*][/*hide] sans les astérisques.)


Description Physique

Après avoir côtoyé la mort de près, puis la révolution me voilà aux soldes de la mafia de Manshon. Homme d'action, je fis en sorte d'accomplir avec brio chacune de mes missions. Cependant pour cela je me scindai en deux.

Tout d'abord moi, Haya, aucun nom de famille vu que je fus orphelin. Un homme plutôt élancé d'environ 1 mètre 85 et ne pesant pas plus de 78 kilos. Je n'était pas frêle, mes muscles étaient simplement fin et proportionnels. J'avais une tête d'ange, des cheveux châtain mi-long qui ondulait en venant se déposer sur mes épaules. Le tout ponctué d'un regard turquoise, j'attirais les femmes comme un aimant. Une simple mèche venait se rabattre sur mon front et ce physique enjôleur était ma marque de fabrique. J'avais une bonne tête, enfin pas celle du tueur que j'étais et tant mieux. Un collier représentant une mâchoire trônait autour de mon cou, vestige de la chasse d'un tigre il était une petite fierté pour moi. Mes mains fines et délicates faisaient tâches comparées à celles des autres porte-flingues avec qui je travaillais. Elles n'en étaient pas pour le moins habile à l'utilisation des armes à feu. Assez tonique je m'exerçais régulièrement pour rester affûté. En effet de part mon passé, la survie était une nécessité pour moi.
Vestimentairement parlant je n'avais pas de prérogatives particulières, j'aimais changer et m'habillait totalement normalement. A vrai dire à première vu j'étais un citoyen lambda, rien ne laissais présager de mes activités.

Malgré mon parcours quelque peu chaotique je m'efforçai d'être un homme bien élevé et appris, en observant, les règles de bienséances. J'étais donc un homme paraissant parfois distingué dans ce monde de brutes que fut la mafia. Loin de ma ferme de Luvneel j'étais sûr de moi mais, parfois jugé hautain. Ma démarche était fluide, naturelle et rien ne venait gâcher cette impression. Seulement, un petit tic pouvait venir me trahir. En effet, tireur d'élite aguerri j'avais pour habitude de bloquer ma respiration lorsque l'on me demandait d'être concentré. Comme si j'étais en instance d'appuyer sur la gâchette je bloquais mon diaphragme pensant être plus attentif. Cette attitude étrange me valu de nombreuses fois des moqueries de mes homologues et pouvait intriguer ceux qui ne me connaissaient pas.

Ma deuxième personne fut "La Mort Blanche" assassin à la solde de la famille Venici. Continuellement vêtu de blanc immaculé, je portais une cagoule blanche dont seul deux trous à la place des yeux me permettaient de voir. Grâce à cet accoutrement je ne craignais pas d'être reconnu et donc me permettait d'être légèrement plus excentrique. J'étais plus bavard mais également paraissais moins posé. Cependant ce tic de respiration me poursuivait encore, c'était l'une des seules choses pouvant faire le lien entre mes deux moi.


Description Psychologique

Ayant côtoyé la mort de très près je n'étais pas prêt à la quitter si vite. Mes deux moi avaient cette obsession de la survie en commun.

En effet, habituellement très calme et posé je ne m'agitais que très rarement. Mon expérience de tireur d'élite m'ayant appris à gérer mes émotions j'étais en perpétuel contrôle de moi-même. Méprisant même l'expression de ces sentiments, j'y voyais là une faiblesse inaliénable de l'homme. Les capacités humaines n'étant pas très poussées, il préféra miser sur son cerveau que sur ses muscles et ce constat je le fis également. Ayant une horreur absolue du combat rapproché, j'aimais par dessus tout prendre du recul de manière générale dans ma vie. Que ce soit en cas d'affrontement, d'analyse ou par simple soucis de nostalgie. Mes expériences avaient été fortes et riche de celles-ci je me forgeai un mental d'acier. Indestructible selon moi je me voyais, il faut bien le dire, comme supérieur aux humains "normaux". En effet, après avoir été sauvé du peloton d'exécution par un miracle, je cru en une sorte d'intervention divine. Ainsi, je me considérais comme un élu de ce divin, comme un privilégié. Ce statut m'ayant été accordé j'étais donc destiné à accomplir de grandes choses en ce monde. Ceci ne faisait pas de moi un "demi-dieu" psychopathe ayant une horde de fidèle derrière lui mais plutôt un homme sûr de lui et avec des convictions profondément ancrées. J'avais une œuvre à réaliser ici et il m'était impensable de mourir avant de ne l'avoir fait.

Philosophe à mes heures perdues, c'était surtout sous la couverture de La Mort Blanche que j'aimais en faire profiter le reste du monde. Quelques tirades portant sur des mystères de la vie, des questions existentielles ou encore des cheminements intellectuels douteux, j'aimais avoir un public calme et silencieux car coupé dans ces monologues je devenais alors extrêmement agressif.
Au final, amoureux de la survie je semais la mort ce qui faisait de moi un être assez ambivalent. N'ayant aucune estime pour l'existence d'autrui, je n'avais aucun remord à l'ôter. Pour moi tout ceci n'était au final que mon but en ce monde et ainsi je n'avais aucune barrière psychologie à l'accomplir. Capable des pires atrocités, je ne prenais pas forcément un plaisir malsain à torturer autrui mais ceci pouvait me divertir ou me défouler par moment. Mes convictions étant fortes, je pensais ardemment que la fin justifiait les moyens ce qui donnait lieu parfois à des actions totalement démesurées par moment.

Sournois et fourbe, je ne connu jamais la définition de mots tel que : fidélité, abnégation, honneur ou compassion. Ils étaient pour moi des foutaises inventées par les faibles pour justifier leur inutilité. Totalement faux, je su très bien jouer la comédie, mentir et trahir étaient facile pour moi. Encore une fois, la fin justifiait les moyens. Ainsi prêt à tout, fusil dans le dos j'étais partie pour découvrir ce monde et le renverser.


Biographie

- Paola... paola... oh paola bouge ton vieux croupions d'merde d'ici ! hurle un homme dont la jambe et coincé par celle d'une femme dévêtue.
- He, mon chou pas besoin de t'énerver ! La nuit n'était donc pas si bien que ça ?!
- Si parfait, tiens voilà ton fric moi j'me tire ! lui lance l'homme tout en lui donnant quelques berrys.

9 mois plus tard

Voilà donc ma naissance, 1599 en plein cœur de Luvneelgrad. Ma mère failli mourir ce jour là, tant l'accouchement fut éprouvant pour elle. Non pas qu'elle eu un soucis particulier, mais étant une femme de joie, sa mère maquerelle ne lui laissa pas le choix que d'enfanter à domicile. Déjà qu'elle avait réussi à éviter l'avortement forcé, elle n'allait pas en plus être aidée par un médecin.
Ainsi, ce fut accompagnée de l'une de ses amies que Paola me mis au monde. Je criai beaucoup à ce qu'on m'eut dit, enfin ceci étant normal après tout. Le cordon coupé, je fus posé sur elle et ce fut surement à cet instant que je ressentis pour la première et dernière fois la chaleur de l'amour.

Un phénomène nommé baby blues s'empara tout d'abord de ma mère qui me rejeta pendant plusieurs mois, puis à cause de son métier elle ne pu réellement s'occuper de moi. Je fus donc déposé auprès d'un orphelinat, celui de ma ville natale. Là on s'occupa de moi, mais au milieu d'une myriade d'enfants de tous les âges comment aurais-je pu recevoir une once d'amour. Surtout que je n'étais pas si facile. Dès mon plus jeune âge je m'amusais, enfin si on pouvait appeler cela ainsi, à tester mes camarades. Un doigt dans l’œil ça fait mal ? Puis tu as quel goût ? Oh mais des cheveux, ça se tire ça ? Hum.. et si je te tape comme ça tu pleurs ?
Enfin voilà j'étais infernal et on ne m'aimait pas trop là-bas. Les autres gosses me craignaient, les nourrices redoutaient mes crises de nerfs éprouvantes et moi, au milieu de tout cela je manquais de quelque chose. Il me manquait ce qu'une mère était censé m'offrir : de l'amour.
Finalement, jour après jours, années après années je devins de plus en plus terrible. En grandissant je trouvais de nouvelles méthodes pour tester les limites de ceux qui m'entouraient. Au final, on décida même de ne plus me donner de fourchette car le petit Potier fut bien mal-en-point. Il reçu un bon coup directement dans la main pour avoir porté atteinte à mon espace vital, le pauvre fou en plein repas posa sa main dans mon assiette. Il en paya le prix mais personne ne fut de mon côté, soit disant j'aurais abusé, je pensai être dans mon bon droit pourtant. Enfin bon, ces gens vivaient dans un monde un peu idyllique. Ils s'imaginaient que tout était rose et beau, très peu pour moi. Les choses s'empiraient avec l'âge et mes pulsions allaient crescendo au fil du temps. Je mordais de plus en plus fort, frappait avec plus de conviction et torturais mes petits camarades avec plaisir.  Je grandis dans cet atmosphère répugnant, me faisant punir, voir battre parfois, quasiment tous les jours à cause de mes actes. Finalement, j'attendis 13 ans pour m'échapper de cette prison pour mioche. En attendant que l'une des surveillantes termine son tour de garde avant l'extinction des feux, je pris un morceau de bois que j'avais préalablement caché sous mon lit et prétextai à mes camarades d'aller aux toilettes. Me glissant derrière la pauvre femme je ne fis aucun bruit jusqu'au moment ou j'abattis mon arme directement sur le sommet de sa tête. Elle s'effondra net et je pu cavaler en m'échappant pas la porte d'entrée qu'elle allait fermer. Courant pendant plus d'une heure d'affilé je pu échapper à mes poursuivants qui furent alertés seulement une ou deux minutes après mon évasion.

Je marcha ensuite jusqu'à Luvneelgram qui m'offrit un cadre plus reposant et me permettant de grandir avec un semblant d'accalmie. Je fus embauché par une vieille marchante de légume et travailla avec elle et son mari la terre pendant 2 ans. Ils m'adoptèrent en quelque sorte et me traitèrent bien. Labourant leur champs, plantant et donnant à manger aux cochons, mon labeur fut dur mais bien récompensé. La potée était délicieuse, la chaumière à la fois chaude et confortable. Seulement mes excès de violences ne purent être assouvis. J'étais assez frustré bien que je ne su pas dès le début que c'était cela qui me perturbais. Un jour alors que je devais conduire le troupeau de vaches dans un nouveau pâturage je commis l'irréparable. Une bête ne m'écoutait pas du tout et cela commençait à m'agacer. Ma patience atteignant sa limite, je lui décrochai un coup de pied dans l'arrière-train mémorable. Quelle ne fus pas mon erreur à cet instant. L'animal avança de manière désordonnée à cause de la surprise et tomba dans un trou. Agonisante, elle beuglait tout ce qu'elle savait jusqu'à ce que le père de famille, alerté, nous rejoignit. Amoureux fou de son troupeau il s'énerva et me décocha une claque pleine de rage tandis que sa vache mourrait dans d'atroces souffrances. Vexé et lourdement blessé dans mon égo mon sang ne fit qu'un tour et je répondis à l'agression d'un coup de poing en pleine trogne. Seulement je me rendis compte de mon geste assez rapidement et voyant la haine se dessiner sur le visage du fermier, j'eu à peine le temps de prendre mes jambes à mon cou qu'il me courrait déjà après en hurlant un flot continuel d'insultes.


Ainsi je fugua de la ferme et n'y revint jamais. J'avais comme petite idée de voir la mer depuis un moment ce qui me permis de choisir ma direction assez naturellement. Je souhaitais découvrir un peu plus de ce monde et ma destination fut toute trouvée : le Port de Norland. Cette ville fut presque salvatrice pour moi car je pu assouvir cette soif d'aventure. A peine âgé de 17 ans je m'engageai dans l'armée et on me mis une arme entre les mains. Lors des entraînements je me démarquai rapidement par mes capacités au tir. En effet, je visais avec précision et toucha ma cible en plein cœur avec une aisance déconcertante. Mener l'affrontement à distance en soutien de mes camarades d'unité me plaisait particulièrement et après quelques mois de formation on m'assignai à la défense du Port de Norland. Je menais donc mes rondes avec sérieux, j'intervenais avec mes camarades aux moments opportuns pour arrêter les assauts pirates ou les truands. Je remplissais mon rôle avec passion, toujours fusil entre les mains. Cette arme de prédilection que l'on m'avait confiée me suivait partout, j'usai de nombreuse fois de ses balles pour ôter la vie mais toujours dans l'intérêt du Royaume.

Cependant mon destin prit un tournant à 180° lors d'une mission. Une incursion pirate dans la baie du port obligea l'armée royale et la Marine à joindre leurs forces. Les hommes de Luvneel étaient prêt à mener un âpre combat en attendant les forbans sur la terre ferme tandis que deux croiseurs de la Marine menaient la bataille sur la mer.

- Ces soldats d'là Marine j'ai entendu dire qu'ils comptaient, un jour ou l'autre, débarquer sur l'île pour prendre le pouvoir de manière définitive.. avec toutes ces rumeurs révolutionnaire c'est pas étonnant faut dire, lança l'un de mes camarades.

Vouant une haine maladive contre le Gouvernement Mondial à cause de nombreuses histoires que j'avais entendu, notamment des affaires de massacres, Buster Call et autres abominations je pris une initiative qui changea le reste de ma vie. Je me détachai du rang discrètement et pris de la hauteur en m'installant sur le toit d'une maison. Je chargeai mon arme, plaçai mon œil dans la lunette et ralentit ma respiration. J'étais serein, déterminé et sûr de moi. Je les voyais, ces soldats à la solde du Gouvernement Mondial qui naviguaient et menaient une bataille navale acharnée. Une idée me vint à l'esprit et je l'exécutai aussitôt. Prenant ma respiration je le retint pour ne plus bouger d'un cil. Puis je visai le timonier qui s'activait dans ses manœuvres. Alors, d'un toucher délicat je pressai la détente quand je su que j'allais faire mouche et regardai le projectile fendre l'air pour le toucher en pleine tête. Celle-ci laissa s'échapper une énorme giclée de sang, d'os et de cervelle mélangée qui en dégoûta plus d'un. Désorienté, le croiseur fut pris par surprise par la manœuvre adverse et coula suite à une salve de boulets des flibustiers. Un équipage entier péri au cœur de la bataille. Finalement, malgré mon geste le second navire parvint à vaincre les pirates et l'un de mes collègues me dénonça auprès des instances de l'armée royale. Celle-ci étouffa l'affaire pour éviter tout conflit avec le Gouvernement Mondial et je fus jugé dans la plus grande discrétion.

- La cour martiale est ouverte ! Monsieur Haya levez-vous, ordonna un homme haut gradé dans l'armée royale.

Je m'exécutai automatiquement. Cerné par deux hommes armés tandis que moi je fus pieds et poings liés je n'avais pas d'autres choix. Dans l'assistance seuls des hommes gradés étaient présents, enfin tous sauf un, l'homme qui m'avait balancé. Cette raclure avait témoigné m'avoir vu tirer sur le navire de la Marine. Heureusement le contexte de bataille navale n'avait pas pu mettre en évidence mon initiative aux yeux du Gouvernement ce qui évita de justesse un incident diplomatique sans précédent pour le royaume.

- Colonel Grimboug, la parole est à vous, lui indiqua le juge improvisé.
- Général Moud Ugenouh je vous remercie, l'homme de rang ici présent, monsieur Haya, est accusé de deux chefs d'accusations je cite : insubordination pour avoir désobéit à notre accord militaire avec la Marine et trahison pour avoir risqué de mener le royaume dans un conflit armé avec le Gouvernement Mondial, énonça-t-il avec gravité.

Ces mots résonnaient dans ma tête en boucle, j'étais abasourdi mais après tout j'y étais préparé en quelque sorte. Je savais que dorénavant ma vie ne tenait plus qu'à un maigre fil. Une épée de Damoclès était au dessus de ma tête, avec un peu de chance je pouvais espérer la prison à vie, pourtant je n'eu pas trop d'espoir. Mon visage était fermé, je ne cillais pas.

- Monsieur Haya, avez-vous quelque chose à dire pour votre défense, reprit le juge.

En l'absence de la moindre réponse de ma part, le maillet du juge s'abatti violemment contre son bureau. Un bruit qui me transcenda, j'eu l'impression que l'on m'arrachai le cœur à cet instant. Je n'avais pourtant rien à redire, j'étais coupable et tout m'accablait.

- Très bien, homme de rang Haya, vous êtes jugé coupable d'insubordination ainsi que de trahison. Vous êtes donc condamné… soupira-t-il en rajoutant de la lourdeur à la situation, à la peine de mort. Dans trois jours vous serez présenté au peloton d'exécution. En attendant vous serez mis sous haute surveillance dans nos locaux. Vous pouvez disposer, cette séance exceptionnelle est close !

J'espérais tellement ne pas entendre cette sentence. J'étais à la fois estomaqué et pris d'un élan de détresse horrible. La mort, elle était là, plus proche que jamais. A peine âgé de 26 ans et d'ores et déjà ma vie devait se terminer. Une fin brutale, trop tôt à mon goût mais il fallait bien le croire, je l'avais totalement mérité. Résigné, un goût de gerbe me monta dans la bouche. J'avais envie de tout régurgiter, une folle envie et pourtant je gardai tout. D'ailleurs je retins tout. Les yeux écarquillés avec la désagréable impression qu'on me trifouillait les entrailles je ne parlai plus. Plus rien ne sorti de ma bouche à partir de cet instant. Je baissai la tête, fixant le sol et me laissai emporter par les deux soldats qui m'encadraient. Ils me conduisirent dans une petite chambre très sommaire et m'y assignèrent en postant un garde à ma porte. Je passai trois journées entières affalé sur une planche de bois à regarder le plafond, mélancolique au possible. La vie n'avait plus aucune saveur, je ne me sentais presque plus. Comme si j'avais presque déjà quitté ce corps. Je ne parlais pas, plus aucun son ne s'échappait de moi. Muet et envahi d'une tristesse indéfinissable j'essayai de faire le point sur ma vie. En tirer dans leçon peut-être. Pourtant, en pensant à tout cela seul la haine grandissait dans mon cœur. Une espèce de fureur contre la Terre entière. Ma mère, mon père, mes nourrices de l'orphelinat, mes camarades, puis la famille de fermiers et enfin l'Armée Royale. Plus aucun ne pouvait se targuer d'avoir une moindre once d'estime à mes yeux. J'étais une coquille vide, mais d'un vide peut-être temporaire. Je m'imaginais que mon fantôme pourrait tourmenter toutes ces personnes à tout jamais. J'espérais, au fond de moi, leur faire un mal sans aucune mesure. Une sorte de torture à la fois psychologique et physique dont la seule issue serait la mort ou la folie à l'état le plus horrible qui soit. Pourtant, maintenu en vie par ces idées malsaines aucune ne se réalisait.

On vint me chercher après quelques jours, je n'avais d'ailleurs plus aucune notion de temps. Puis, je fus conduit sur l'un des terrains d'entrainement de la caserne de Luvneelgrad. Là un peloton s'organisait, cinq soldats munit de leurs fusils m'attendaient patiemment. Seul le Général qui m'avait condamné à mort observait, de loin, le fruit de sa décision finale. La tête baissée je m'avançai, encadré par deux hommes, vers un pilier de bois. Celui-ci, ultime boulet avait pour vocation de me tenir en place pendant qu'on transformerait mon corps en passoir. Les nuages étaient noirs, la pluie menaçait et le vent soufflait. La Nature, peut-être, m'annonçait déjà la triste fin qui m'attendait. Trempé, les hommes n'en étaient pourtant pas moins déterminé à éliminer l'homme qui avait mis en péril l'intégrité de leur Royaume. Une faute gravissime que seul la mort pouvait atténuer. C'était donc ainsi.

Je ne tentai rien et me laissai me faire attacher à cette potence, mon dernier lien avec ce monde désormais. Jetant un regard vers le ciel je priai pour que tout aille très vite. Que ma vie me soit retirée d'un seul coup et que je n'agonise pas dans mon propre sang. J'entendis le premier ordre du gradé encadrant cette exécution, un caporal et je déglutis. Je n'avais jamais imaginé ma fin comme ça, je me voyais mort à la rigueur au combat, arme à la main mais pas là comme un moins que rien. Le second ordre sonna comme un gond en moi, mon cœur sembla se décrocher et une vague de panique m'envahit. J'hurlai sans pouvoir contrôler mon corps, me débattant dans tous les sens pour tenter de me détacher mais mes liens étaient bien trop serrés. Contrastant avec la résignation dont je faisais preuve depuis le début, je n'étais plus moi. Tel un damné je semblais être possédé tant je m'agitais. Puis, le dernier commandement fut entonné. Au même instant la foudre frappa à l'instar des chiens sur les culasses. Les balles partirent et fusèrent dans ma direction alors que la foudre éclata à deux pas de là. Elle déconcentra les tireurs qui manquèrent leur cible. Enfin tous sauf deux. Je crachai du sang à l'impact qui me fit tressauter. La douleur se propagea rapidement dans tout mon corps et je grimaçai tout en hurlant de douleur. La première se figea dans mon épaule gauche, surement était-elle destinée à me pourfendre le cœur et la second me transperça juste au dessus du bassin. Elle fendit ma chair, le bas de mes abdominaux et ressorti dans mon dos. Elle termina sa course en se plantant dans le pilier de bois auquel j'étais adossé. Je me tordis de souffrance et tomba à genou, seulement à ma plus grande surprise je pu tomber de tout mon poids et m'étalai au sol. En effet le projectile d'acier avait coupé la corde qui m'y tenait. Libre, blessé mais libre je ne réfléchis pas une seule seconde de plus. Profitant du désordre causé par la foudre qui avait déconcentré les tireurs je pris mes jambes à mon cou et sautai la barrière délimitant la caserne. Fou de rage le haut gradé vociféra une floppée d'ordres que je ne pu discerner. Je m'en fichais, ma vie était la seule chose à laquelle je pensais en cet instant. Une espèce d'intervention divine m'avais sauvée, je me devais de survivre.
Je couru longtemps même si j'étais pris en chasse, la pluie battante masqua mes traces de pas et de sang par chance. Brouillant ainsi mes pistes les éléments jouaient en ma faveur ce qui me confortait de plus en plus dans ma rage de vivre. Il fallait que je m'en sorte c'était indéniable. La douleur était forte mais l'adrénaline bien plus encore. Je courais comme jamais pour tenter de me mettre à l'abri. Si bien que je sautai une petite barrière et m'enfonçai dans les rues de Luvneelgrad. La principauté offrait une multitude de petites rues exigües parfaites pour ma fuite. J'en empruntai une et tombai en m'écrasant contre quelques planches de bois. Mes forces me quittaient mais j'entendis les voix des soldats qui me poursuivaient. Ni une ni deux je me remis debout et continuai à arpenter les ruelles jusqu'à finalement, après plusieurs dizaines de minutes de traque, m'effondrer contre une porte. Celle-ci trembla sous le choc et, plaçant ma main sur ma blessure au niveau du bassin je commençai à fermer les yeux. L'atmosphère déjà particulièrement sombre se brouillait de plus en plus, je voyais des tâches de couleurs devant mes yeux qui clignotaient et petit à petit je les fermai. J'étais comme tiré par une force invisible qui m'extirpait de cette traque infernale. Puis plus rien.



Trois ans plus tard

Je quittai enfin les rangs de la Révolution. J'avais réussi à être assez discret, m'occupant simplement du recrutement et de la propagande je me tins éloigné des champs de bataille. Non pas que l'envie m'en manquait mais parce que je chérissais mon anonymat. L'affaire du navire de la Marine abattu par les pirates à cause de l'action du membre de l'armée royale parfaitement étouffée, les révolutionnaires qui me trouvèrent sur le pas de leur porte ne purent me reconnaître. Ainsi, dans l'illégalité la plus totale je commençai une nouvelle vie. Les deux seuls vestiges de mon ancienne existence furent les cicatrices au bassin et à l'épaule gauche que je reçu ce jour là, le jour de mon exécution. Considéré comme mort par les autorité, ils classèrent surement mon dossier après ne m'avoir pas retrouvé pendant toutes ses années. Mon plan était en marche, je pouvais enfin le mettre à exécution. Quittant les forces de Freeman avec le fusil d'un de mes amis partisan je pris la fuite une fois encore. Je m'éloignai du secteur de mes collègues pour retourner au Port de Norland. Là-bas je trouvai rapidement un navire qui m'emmenai jusqu'à Manshon, l'île la plus sûre de North Blue.

J'avais pris le temps pendant toutes ces années d'analyser l'échiquier des puissances mafieuses sur cette mer et je m'étais énormément renseigné. Grâce à tout cela je su vers qui me tourner en arrivant. Totalement inconnu sur ces terres j'allai rejoindre, sur conseil de quelques passants, le quartier où un homme était implanté : Philip Leopold Venici. Etoile montante pour certains et aberration pour d'autres, cet homme était ma cible. Je m'immisçai dans ce quartier et rapidement réussi à intégrer sa famille mafieuse. Mes facultés au tir faisaient de moi un atout non négligeable d'autant plus que j'étais totalement inconnu des forces de l'ordre. J'impressionnai par mes capacités et rapidement me fis bien voir par les différents chefs de l'organisation. Mes missions étaient toujours parfaitement exécutées et, à chaque assassinat je laissais derrière moi une carte avec inscrit ces quelques mots : La mort blanche.
Habillé intégralement en blanc et possédant un masque qui l'était également où seul deux trous me permettaient de voir devant moi, j'étais devenu " La mort blanche " protégeant ainsi mon anonymat aux yeux de tous. Quelques mois après avoir intégré les Venici on me donna une mission particulière. Je reçu en effet une lettre à mon domicile. Etaient inscrit dessus une heure et un lieu, je devais y être présent sans quoi la fureur de Philip s'abattrait surement sur moi...



Test RP
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