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La rose et la prime [part II] (pv Adrija)

Pharaun Mizzrym
Pharaun Mizzrym

♦ Localisation : Dans ma bulle
♦ Équipage : The Chimera

Feuille de personnage
Dorikis: 1445
Popularité: 61
Intégrité: 96

Lun 11 Juil 2011 - 12:27

~~Résumé de la première partie~~



Adrija et Pharaun ne se connaissaient pas avant de débarquer sur Sail Green, l'île botanique, et leur rencontre ne s'est pas fait dans les meilleurs conditions. En effet, après que Pharaun eut renversé le repas qu'avait commandé Adrija à la taverne de la serre publique (serre recensant les variétés de plantes conçues génétiquement les plus impressionnantes), celle-ci se mit en tête de le lui faire payer.

Ainsi, lorsque d'étranges individus vinrent voler une plante indispensable pour le service du restaurant, Adrija entraina Pharaun -alors inconscient- à leur poursuite, accompagnés de Zan'Shi Kaizoku (qui disparaitra mystérieusement quelques minutes plus tard).

Lorsqu'ils arrivèrent enfin au village des hommes légumes, auteurs du larcin au restaurant, nos deux chasseurs de primes étaient prêt à se battre pour récupérer la plante. Cependant il n'en fut rien, car Adrija parvint à un accord avec le Grand Pot-Au-Feu, le chef de la tribu.

Celui-ci avait organisé le vol pour priver les villageois d'eau potable, car seule la plante volée permettait de nettoyer l'eau. Son but précis était de stopper les travaux se déroulant dans la serre interdite (serre où se déroulent les expériences). L'homme tenait ses informations d'un certain Bernard, un ermite vivant sur un îlot à l'Ouest de Sail Green. C'est lui qui, dans l'ombre, mène les tribus volontaires dans la lutte contre les expériences sur les plantes.

Adrija promit ainsi qu'ils iraient (elle incluait Pharaun) parler à cet homme pour y voir plus clair et peut-être trouver une solution qui n'aboutirait pas à la mort de plusieurs centaines d'innocents.

C'est ainsi que nos deux amis, revenus dans la serre publique, se dirigent vers les falaises à l'ouest de Sail Green.
Adrija
Adrija

♦ Localisation : Sail Green
♦ Équipage : The Chimera

Feuille de personnage
Dorikis: 1088
Popularité: 32
Intégrité: 26

Lun 26 Sep 2011 - 22:11

La nomade savait pertinemment comment atteindre le petit ilot, il suffisait de reprendre son petit bateau pour traverser les flots. Sans prêter attention à son compagnon, la chasseuse appréciait les rues de cette ville verte. Les odeurs végétales lui procuraient un plaisir intense, ils étaient si vifs, que son cœur s'affolait. Les lumières des boutiques enrobaient les lieux d'une étrange ambiance. Les ombres des arbustes prenaient des allures mouvantes dans l'obscurité croissante, faisant frissonner les passants. Sentant son souffle légèrement troublée, Adrija décida d'augmenter sa vitesse. Le duo se retrouva donc à traverser la ville d'un pas de plus en plus rapide, pour atteindre le port. Ce trajet lui parut si long, que leur arrivée lui parut salutaire. La mer était calme, tandis que la brise légère pourrait les pousser vers le nord. Ils étaient situés au sud-ouest de l'île principale, il leur fallait remonter un peu. Malgré tout quelque chose la gênait, le temps était trop parfait pour un taux d'humidité pareil. La température diminuait graduellement ; le vent allait sans doute de monter bientôt. Plus vite seraient-ils partis, mieux ce serait. Abandonnant sa contemplation de l'horizon, Adrija attrapa son coéquipier par la manche afin de l'entrainer sur les quais. Son petit navire était toujours là, vide, remuant doucement sous l'influence de la houle. Sautant à bord, elle commença déjà à préparer la voile.

Peu de temps après, elle adressa à Pharaun un ordre bref; celui de larguer les amarres. A sa grande surprise, il obéit sans rechigner. A croire que les quelques leçons qu'elle lui avait données étaient enfin rentrées. Suivant sa prévision, le vent se mit à souffler tranquillement vers l'ermite. Mais avec une vitesse pareille, ils n'atteindraient l'îlot que dans quelques heures. Ce fut au bout d'une heure que la situation se détériora rapidement. La houle était montée d'un mètre et le ciel ramenait auprès d'eux des nuages orageux. Malgré cette menace assez grande, la chasseuse était satisfaite: le voyage durerait moins longtemps. Cette réjouissance, par contre, ne semblait pas avoir traversé l'esprit de son partenaire, qui gigotait anxieusement. Soupirant devant ce gamin idiot, elle se concentra sur un problème plus important. La jeune femme apercevait à présent la silhouette sombre de l'îlot, et cette apparence l'inquiétait. Il ne semblait pas avoir de plage, seules de nouvelles falaises menaçantes se devinaient. Ils allaient devoir faire un tour complet pour trouver le moyen de mettre pied à terre, et ce dans l'obscurité!

Étudiant soigneusement l'eau, les cieux et la terre, la jeune femme ne quittait plus l'environnement qui les entourait des yeux. C'est à cet instant que le navire atteignit enfin la côte attendue. Comme la jeune femme l'avait deviné, il n'y avait pas d'endroit pour s'amarrer. Seuls quelques rochers sortaient de l'eau, menaçant la proue de l'embarcation. Persuadée pourtant qu'il y avait un chemin d'accès, la jeune femme ordonna au garçon d'orienter la lampe à huile vers les falaises. Un assistant restait quand même utile après tout. Son regard guettait sans cesse l'entrée secrète, à la manière d'une enfant. Comment l'ermite pouvait-il contacter les hommes-légumes, s'il ne pouvait poser pied à terre? La tempête commença à se lever, faisant tanguer le navire dangereusement. Il fallait trouver vite, sinon les vagues pousseraient le duo à s'écraser contre la roche. L'adrénaline montait, le temps était maintenant contre eux. Heureusement, ce fut à ce moment là qu'on détail attira son attention. Une faible lumière dansante était repérable au sud. Tirant la barre vers elle, ses yeux se plissèrent. Oui, c'était ici, une bougie venait de s'éteindre là-bas. Par contre on les avait vus s'approcher...

"C'est ainsi que les chasseurs de primes purent trouver une petite grotte, laissant rentrer les flots.
Peu de temps après, la chaloupe restait échouée sur du sable brun, désertée par ses marins."
A. Adrija, le **/**/*** à Sail Green

Ils avaient atterrit sur une petite plage morte, rien ne laissait deviner la présence d'un être vivant. Rien n'avait été aménagé, si ce n'est deux vieux escaliers de pierre polis par les années. L'un montait vers les cieux tandis que l'autre tombait dans les ténèbres. L'humidité et la fraicheur des lieux firent légèrement frissonner la nomade. Le vent qui parvenait à s'engouffrer dans la grotte faisait gronder le lieu, comme si quelques bizarreries habitaient ici en secret. Une atmosphère pesante dans un endroit assez glauque, on se croirait presque dans un cimetière… Doucement, le duo progressa dans les escaliers avec attention. Ils s'élevaient suivant les courbes du mur naturel, creusés dans le roc. La hauteur de cette grotte montait facilement jusqu'à vingt mètre, il n'allait pas falloir tomber... Cependant une fois qu'ils furent rassurés, Pharaun posa le pied avec inattention sur une des marches. Un cliquetis mécanique se fit entendre, entrainant un en-grainage, puis un autre et encore un autre et ... un grondement sourd s'éleva des murs, alors qu'ils furent déséquilibrés. Adrija n'eut pas le loisir de comprendre la situation, car les marches se retiraient maintenant dans le mur. Les deux échappatoires possibles lui vinrent à l'esprit. Soit ils redescendaient pour ne pas faire de chute, vu qu'ils étaient plus proches du sol; soit ils se dépêchaient de gravir les marches pour joindre la sortie, si elle existait. Un regard en bas lui permit de faire rapidement un choix: l'eau, par je-ne-sais-quel miracle, remontait, envahissant la grotte. Jurant contre ce guet-à-pan, la jeune femme se laissa prendre par la panique.

Un battement de cœur soudain fit remonter le sang dans son cerveau, pressant ses membres de se mouvoir. Prenant une grande inspiration, elle s'élança dans les escaliers instables en courant. Tirant toujours son coéquipier en avant, la chasseuse ne prêtait même plus attention aux marches qu'elle gravissait. C'est ainsi qu'ils faillirent se faire transpercer par des flèches cinq fois; tomber en même temps que de fausses marches trois fois; se faire déséquilibrer par des millions de petits cailloux tombant du ciel quatre fois; sans compter les serpents; les araignées de tout genres, Adrija se fit piquer dans le cou; les nids de guêpes; et autres péripéties très agréables… Alors qu'ils étaient réduit à sauter sur des marches de 10 centimètres de largeur, tout en tentant de se séparer des quelques serpents qui souhaitaient les étrangler, ils aperçurent enfin la sortie. S'y projetant le plus vite possible, le duo se retrouva face contre pierre, essoufflés par cette course effrénée. Après un petit instant de pause pour reprendre son souffle, Adrija sortit son sabre pour trancher les serpents qui strangulait encore son compagnon. Puis, se retournant vers la grotte, vit disparaître les marches dans le mur. Un long soupire de soulagement lui échappa, alors qu'elle s'affalait sur une paroi du couloir ascendant. La nomade ferma les yeux un instant, afin de se détendre. Le stress se faisait encore sentir dans son corps, tendit qu'elle revoyait l'eau monter vers elle. Son ouïe était devenue sourde face aux échos de la mer.

Après quelque temps de pause bien méritée, la petite équipe se retourna vers le fond du couloir. On ne pouvait apercevoir le bout, la lampe à huile n'éclairant pas plus loin que 3 mètres. Devinant qu'ils n'étaient pas au bout de leurs surprises, la prudence était toujours de mise. Ils réussirent de cette manière à éviter cinq dalles suspectes, et passer par-dessus dix fils proches du sol… Mais Adrija posa la main sur un renfoncement du mur, déclenchant par la suite la sortie de pics menaçant. Évitant de peu d'être empalés, un miracle sans aucun doute, les chasseurs furent tout de même enfermés entre deux barrières de bois. Irritée par cette série de pièges tellement communs et ringards, et dont tout le monde connaissait l'existence; la jeune femme sortit de nouveau son sabre pour le brandir. Son intention était clair, maintenant qu'elle ne pouvait plus faire demi-tour, il avait intérêt à être gentil ce vieux! Tranchant sans cesse les branches se dressant devant son passage, qui n'étaient pas si solides d'ailleurs, elle réussit à atteindre une petite salle ronde. Sentant ses forces diminuer petit à petit au fil du temps, son souffle s'accélérait par instant, lutant contre sa fatigue. Sans avoir le temps de dire "ouf", le sol s'effondra sous leurs pieds. Après une courte chute, ils atterrirent dans une autre salle ronde. Pas besoin d'un sixième sens pour deviner que la météo n'allait pas pour s'arranger…

Adrija n'écoutait même plus les protestations de son coéquipier, elle recherchait le prochain piège avec anxiété. Il ne tarda pas à se faire remarquer. Quatre pierres tombèrent du plafond, libérant par la même occasion un flux continu d'eau. Reprise encore une fois par l'adrénaline, elle ne repéra pas cette fois-ci l'escalier qui montait vers le sommet de l'îlot. Ses yeux n'aperçurent qu'une petite porte qui menait vers le bas. Se précipitant sans réfléchir, elle entraina avec elle Pharaun, qui n'avait pas mot à dire. La stupidité de l'idée de descendre alors que l'eau tombait du plafond était immense, pourtant ils atterrirent sur un socle de bois. Un
cliquetis mécanique se fit entendre, entrainant un engrainage, puis un autre et encore un autre et ...ils furent propulser vers en haut, atterrissant mal sur un nouveau sol glacial. Ils se retrouvèrent donc au niveau supérieur en très peu de temps. Une nouvelle grotte apparu devant les yeux violets, mais ils n'y firent pas attention. Leur propriétaire s'affala contre un mur, ne pouvant que reprendre son souffle. Pendant un instant une nouvelle idée germa dans son esprit. Quand ils avaient voulu monter les première marches, on voulait les faire redescendre; quand nous avons voulu monter le couloir ils avaient été bloquées puis était tombé plus bas… Et maintenant qu'ils étaient descendus, les voilà remonter un niveau plus haut…? …

Sentant le sommeil la prendre, la jeune femme s'endormit sans pouvoir résister. Dans son cou était présent une piqure rouge, elle avait été piquée par une araignée possédant un venin soporifique très grand. Dépourvue de toutes ses forces, elle ne put faire autre chose que de laisser la main libre au gamin… Sans même pouvoir qu'il soit plus utile qu'il n'y paraissait, la jeune femme sombra.
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