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Out of the shell

Farros
Farros
• Sergent •

♦ Localisation : EAST BLUE
♦ Équipage : Aucun (pour l'instant)

Feuille de personnage
Dorikis: 3625
Popularité: +85
Intégrité: 34

Dim 9 Juin 2019 - 19:26

Respirer.

Garder son calme.

Ne pas paniquer.

La suite s’annonçait pourtant si bien… Qu’est-ce qu’ils avaient bien pu faire pour mériter ça ? Ils étaient dans la merde, et jusqu’au cou.

Les événements s’étaient enchaînés avec une vitesse déconcertante. Farros ferma les yeux un instant pour retrouver le calme, comme à son habitude. Il espérait aussi qu’en les rouvrant, Ale se tiendrait à nouveau debout devant lui. Malheureusement, non, il était toujours là, sur le sol, inconscient.

Il fallait revenir quelques minutes plus tôt pour comprendre comment le trio s’était retrouvé dans cette situation délicate.

Quelques minutes plus tôt...

« OH FARROS ! Tu rêves ou quoi ? On n’en a pas encore totalement terminé, on a encore du pain sur la planche ! Vérifie qu’Aleister ne fasse pas n’importe quoi, si tu en a finis avec la vinaigrette ! » lança Robina. Après un instant de distraction, Farros tourna des talons et se dirigea vers le marine. Le stress commençait à vraiment monter chez le cuisinier d’ordinaire si calme. Il ne fallait surtout pas que son camarade ne le perçoive, la situation était déjà bien assez complexe pour lui comme ça. Il s’adressa au jeune homme :

- Alors, Ale, ça se passe comment, pour les légumes ?

- Ils sont déjà en train de refroidir dans la glace !

- Parfait, herf, herf !

- Si Aleister a terminé, vous feriez bien de vite vous y remettre avant que je m’énerve !

- Ouaif, ouaif ! Laisse-moi aller chercher ma vinaigrette !

Farros se précipita vers sa préparation aux agrumes. Robina était tellement absorbée par la compétition qu’un seul mot de trop dans une discussion était pour elle une perte de temps intolérable. Il attrapa le bol dans lequel se trouvait la vinaigrette et s’apprêta à retourner vers le marine qui semblait être en train de jongler avec les glaçons. Malgré quelques maladresses comme celle-ci, Farros trouvait qu’Aleister s’en sortait bien. Lui qui était si stressé au départ, il avait réussi à…

Swiiiiiiip ! Le jeune homme au sourire canin fût emporté en arrière, glissant sur le sol. Probablement un glaçon qui avait dû échapper des mains de son coéquipier… Sa chute sembla se dérouler au ralenti, son regard alternant entre l’air sombre de Robina et son propre corps, comme en lévitation. Il fît une roulade arrière – même un clown n’aurait pas osé imaginer une situation pareille – et son pied se cogna contre le manche d’une casserole qui dépassait du plan de travail. Celle-ci s’envola, laissant l’eau bouillante se déverser sur les jambes du cuisinier tandis que celui-ci tentait de rattraper l’œuf qui lui tombait sur le ventre, lui coupant le souffle.

« L’œuf est sain et sauf… » dit-il pour détendre l’atmosphère et rassurer ses compagnons sur la situation. Il se redressa, s’asseyant sur le sol pour se remettre de ses émotions. A peine avait-il voulu se lever qu’une force presque surhumaine s’en chargea pour lui. Il ne mit pas longtemps à comprendre qu’il s’agissait en fait de Robina qui le tenait par le col :

- Ah… bonjour Robina…

- Tu te fiches de moi, en plus ? Demanda la demoiselle aux cheveux bleus, furieuse.

- Mais non, j’ai glissé, chef !

- Ecoute-moi bien ! Ici on est pas dans les cuisines du restaurant d’un petit bled paumé, d’accord ? Alors, les conneries, ça suffit !

A ce moment-là, quelque-chose se déclencha dans l’esprit de Farros. Il sentit son sang commencer à bouillir. Il se redressa et s’approcha davantage de Robina, serrant les dents :

- Quoi ? T’as un problème avec Shell Town ?

- Non, seulement avec les cuisiniers incompétents qui sont nés là-bas !

- Hé… Calmez-vous les amis… C’est de ma faute…

- La ferme Ale !

- Répète un peu !

Robina se retroussa les manches.

Un silence, puis la tempête.

Elle envoyant son poing dans la figure de Farros qui brandit une casserole juste à temps pour se protéger. Un bon réflexe. Un bruit lourd lui fit comprendre que sa protection avait été efficace. Le bruit semblait bien fort pour un simple coup de poing, cela dit. Il laissa dépasser sa tête de l’ustensile pour faire face à l’ampleur des dégâts.

Il vit le poing toujours serré de Robina, ainsi que le visage – toujours sombre – de Robina. Mais pas d’Aleister. Il détourna alors le regard vers le sol et y trouva un Aleister inconscient. Il comprit alors ce qui venait de se passer : le marine avait tenté de s’interposer et s’était mangé le poing de la cuisinière, propulsant sa boîte crânienne sur la poêle de Farros. Un combo critique.

Il releva le regard vers le visage de Robina, qui semblait contenir tout un panel d’émotions, son œil gauche clignotant frénétiquement.

« Laisse-moi deviner, on est dans la merde, c’est ça ? » demanda Farros maladroitement, se grattant la tête.
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Robina Erwolf
Robina Erwolf
Administrateur

♦ Localisation : Ilot Flottant
♦ Équipage : Bientot

Feuille de personnage
Dorikis: 2800
Popularité: +78
Intégrité: 58

Sam 20 Mar 2021 - 1:45

Tu es dans la merde ! Oui, toi cuisinier du dimanche ! T’as intérêt à mettre le turbo parce qu’il va falloir travailler pour deux maintenant !

Robina regarda avec détresse le corps inerte d'Aleister sur le sol. Son sang n’avait fait qu’un tour et elle s’était emportée, elle pensait qu’elle n’était pas comme ça, pas aussi volcanique. Son poing avait volé vers le visage de son second de cuisine, mais il rencontra malheureusement le commis de cuisine, désigné volontaire d’office par la majorité. En somme, il n’avait pas eu le choix. Mais il avait fait ce qu’il pouvait dans cette situation cataclysmique.

Et bien qu’il soit novice complet, il avait fait du bon travail sous la tutelle de notre cheffe qui l’avait dirigé d’une poigne de fer. Elle se tança intérieurement, à cause de sa réaction, ils venaient de perdre un membre de leur brigade. Elle souffla, longuement, lentement, puis expira, plusieurs fois, le temps de faire redescendre la pression de la cocotte-minute qu’elle était devenue. Elle se devait ne pas être aussi stupide que le stéréotype que véhiculaient la plupart des chefs, violents, explosifs et caractériels.

Désolé Farros, je me suis emportée, je vais mettre Aleister sur le côté maintenant, pour qu’il ne traîne pas en plein milieu. Les infirmiers vont le prendre en charge. On va gagner pour lui, si tu le veux bien.

Elle tendit la main à son collègue et amis. Il la regarda pendant un instant avant de lui serrer l’avant-bras.

Wouaif, enfin la prochaine fois ne t’emporte pas comme ça. On va avoir plus de mal à gagner maintenant, et je ne suis pas un cuisinier du dimanche, horrible démon bleu ! Je ne t’en veux pas trop, t’es un peu folle, mais t’es une chic fille.

La Sanderrienne s’empourpra à ces paroles. Elle n’avait pas qu’été malheureuse dans ses actes, mais aussi dans ses paroles. Son second la remettait à sa place, c’était son travail en tant que son bras droit, mais aussi parce qu’il était son ami.

Encore désolé Farros. Elle avait dit ces paroles en regardant un peu ses chaussures, penaude.

Aucun souci, maintenant remettons-nous au boulot, on a une compétition à gagner, et un repas à préparer.

Ils prirent tous les deux Aleister sous une épaule avant de le déposer sur le côté de leurs postes. Ils l’installèrent en l’allongeant sur le sol. Ainsi, il ne pourrait pas retomber. Ils firent signe à une équipe médicale qui se trouvait non loin. Il y en avait un peu partout dans la pièce, pour gérer toutes les blessures et feus qui pouvaient se déclencher. Un moment plus tard, ils emmenaient le marine sous une couverture vers l’infirmerie. Rien de grave, mis à part un coup à la mâchoire qui avait sonné l’homme et l’avait mis ko.

De nouveau l’équipe, maintenant réduite, s’installa pour finir ce qu’ils avaient lancé. Vous savez, c’est une des bêtises que ce diable bleu regrette encore énormément, même maintenant. Elle aurait voulu réussir à se retenir à ce moment-là, pour Aleister, pour Farros, pour eux. Elle n’avait pas brisé quelque chose entre eux, cependant, elle avait compris que la colère pouvait lui faire des choses qu’elle n’aurait pas réalisé en temps normal.

Ce qui s’était brisé, c’était elle. Oh, pas réellement, elle s’était toujours pensée au-dessus de la colère des histoires de cuisines qu’elle avait tant entendu dans les différentes équipes dont elle avait fait partie. Néanmoins, elle se rendait compte, qu’elle s’était menti en son for intérieur. Elle était humaine, tout simplement. Mais sur l’instant, elle ne réalisa pas, trop prise par la pression de la compétition.

Les minutes s’égrainaient lentement, tous les participants avaient réalisé leurs projets et se retrouvaient à faire les finitions. Le groupe de nos trois héros passerait sûrement en dernier. Les juges seraient intraitables, ayant tous les autres menus, ils sauraient tout de suite s’ils avaient réussi à convaincre ou non. Mais les préparations devaient se finir, et pour ça, ils allaient devoir diviser le travail.

Farros, je te laisse t’occuper de la cuisson des œufs, il ne nous reste que peu de temps pour finir la mise en place. Je vais finir les différentes cuissons du plat. On a environ une dizaine d’œufs encore dans les différentes marmites et il ne nous en faut que trois pour le jury. Tu peux donc y aller pour être sûr que ça soit parfait. Cependant, si tu peux, gardes en un de plus au minimum, il nous faut des assiettes en plus.

Pour quoi faire exactement, il n’y en a pas besoin.

Tu ne comptes pas manger ? Moi si, et vu qu’on a déjà un menu tout fait, je compte bien me faire un menu complet.

Mais devant les jurés ? Et ce qu’on leur a préparé ?

Parce que tu comptes te cacher pour manger ? Et tu ne goûtes jamais ce que tu fais ?

Si, bien sûr que je goûte ce que je fais à chaque fois, répliqua le cuisinier légèrement courroucé. Mais rarement le plat en entier, juste pour tester ce que je cuisine sur le moment.

Eh ben, ça va changer à partir de maintenant. J’ai toujours fait comme ça avec mon ancien chef, on analyse ce qu’on a cuisiné en entier. Pourquoi tu me diras ? Pour développer notre palais, pour savoir ce qui se marie bien avec ce qu’on a fait, ce qui pêche, ce qui a été bien réalisé, tu comprends ?

Oui, je vois, je n’avais jamais pensé comme ça avant.

Eh ben alors parfait ! Tu nous prends deux assiettes en plus, vu qu’Aleister est dans les choux et on se fait le même repas que ceux qui vont nous dire si on a gagné ou pas.

Pas de soucis.

Le futur marine sortit ainsi assez d’assiettes pour chacun des jurés ainsi que nos deux marmitons. Il les enfourna dans le four à une température acceptable. Un léger son de cymbale se fit entendre en sourdine à l’arrière-plan, la bonne marche à suivre, elle n’était pas claire, la Sanderrienne n’arrivait pas à la suivre correctement, parfaitement. Cependant, elle s’aventurait là où d’autres n’avaient jamais mis le pied, le monde la cuisine musicale. Un art subtil où les aliments lui parlaient, sonnaient, lui indiquaient la bonne voie, pour être préparé, goûté et mangé à leurs paroxysmes. Un chemin long, où seuls les plus grands cuisiniers avaient mis un pied. Elle le découvrait maintenant dans ce concours de cuisine, elle devenait le maître d’orchestre d’un nombre infini d’instrument, qu’elle devait coordonner pour faire danser les papilles de ses futurs clients.

Ici, en ce moment, même si elle avait les connaissances, qu’elle ne doutait pas, une nouvelle voie, celle des plus grands s’ouvraient à elle. Son expérience lui hurlait de ne pas suivre ce que son instinct lui dictait. Et pourtant, une sensation la titillait, si elle passait à côté de cet instant, elle n’arriverait jamais à devenir la meilleure cuisinière du monde. Elle ne savait toujours pas où celui qui était le tenant du titre se trouvait et comment y aller, mais il restait dans sa ligne de mire. Avec cela en tête, elle reprit son office en reprenant son couteau de chef.
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