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Les dernières volontés d'Achab

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Raphaël Andersen
Raphaël Andersen
Administrateur
L'Anderswag

♦ Localisation : Weatheria
♦ Équipage : Gambling Blue

Feuille de personnage
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Intégrité: -229

Dim 2 Fév 2020 - 17:02

Rappel du premier message :

"Des dinosaures, un dragon, des plantes carnivores et maintenant une île céleste, j’ai bien cru qu’on arriverait jamais à se retrouver…
- La route de tous les périls porte bien son nom… Mais il faut croire qu’elle n’en a pas encore terminé avec nos petites aventures… héhé"

Le vent d’ouest soufflait, paisiblement, annonceur d’une bonne journée pour la navigation. Le soleil se levait tranquillement sur l’horizon et, l’une à la barre, l’autre adossé au bastingage de leur petite coque de noix, deux amis profitaient des premières heures du jour pour se retrouver. Des mois durant ils avaient été séparés, tout avait commencé au mauvais endroit, au mauvais moment et après de nombreuses péripéties, ce douloureux épisode se terminait, perdu au milieu du grand océan… ensemble.  

Leur troisième compagnon, le petit Jack dormait à poings fermés dans la cabine, il avait passé toute la journée de la veille à ranger soigneusement leurs affaires et à prendre soin des plantes récoltées au fil de ses aventures. Le garçon était plein d’énergie, mais toutes les émotions qu’ils avaient traversées ces  derniers temps avaient fini par avoir raison de sa fougue.

Pour Nova et Raphaël c’était toute autre chose, le sommeil ne venait plus. Des centaines de questions se bousculaient dans leur tête sur ce qui avait pu arriver à l’un et l’autre, et les mots n’arrivaient pas toujours à suivre. Ils n’avaient pas dormi, se relayant à la barre pour la forme, laissant parfois planer le silence et les vagues rythmer leur croisière. D’incroyable aventure sur des mers fascinantes, ils avaient très vite été cueillis par la réalité du monde, ils avaient muri plus vite qu’ils ne s’y attendaient. Trop vite peut-être…

"Avec une jolie prime sur la tête d’un certain Rafton Anderswag.
- Égérie des magasins Selfmidge !
- Grand découvreur de la Ratatouille maudite !
- Et plus grosse pastèque de l’univers ! "

Un échange de sourire et ils surent que rien ne changerait entre eux. Raphaël termina de cirer ses gantelets de cuir, héritage de son passage à la Cloud’Academia, se leva et s’alluma une cigarette. La mer était magnifique, scintillante sous les reflets rosés qui venaient avec l’aube et leur prochaine destination, bien qu’encore inconnue, lui apportait une grande joie. Ils s’étaient aventurés ensemble sur Grand Line pour la découvrir et rien ne pourrait plus satisfaire son moral que de savoir qu’ils reprenaient leur voyage. Suite à sa confrontation avec l’équipage des Rascal Babies sur Weatheria, il leur avait emprunté –pour une durée indéterminée- ce petit navire et, de retour sur les mers bleues, Jack et Nova retrouvés, avait tout de suite pris pour direction la  prochaine destination indiquée par leur Magnétopose. Nova l’avait gardé tout ce temps. Little Garden, Jontunheim, Armada, Weatheria, Boyn, tout ne semblait être qu’une vague parenthèse, un arrêt, une petite pause prise avant de reprendre la route.

C’était agréable.

Prenant une grande bouffée de nicotine, le vert s’avança vers la proue de leur navire, au loin il commençait à distinguer de curieux récifs, une terre sans relief et des pointes rondes, sortant de la mer comme des flèches qui donnaient l’impression d’être des animaux curieux. Des oiseaux volaient et chantaient dans le lointain, dansant avec les zéphyrs et annonçant l’approche de ce qui semblait être un archipel.

Un nouveau sourire passa sur les lèvres de Raphaël, il se retourna, mais avant qu’il ne puisse prévenir Nova, un boulet de canon tiré à toute vitesse siffla dans ses oreilles et vint s’abattre juste devant lui.

_________________
Les dernières volontés d'Achab - Page 2 Poudla13
Spoiler:
 


Dernière édition par Raphaël Andersen le Ven 24 Avr 2020 - 12:46, édité 2 fois
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Alma Ora
Alma Ora


Feuille de personnage
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Intégrité: 34

Mer 2 Déc 2020 - 19:15



Absolument rien ne se déroule comme je l’avais prévu. Quand finalement je pensais qu’on allait lui faire bouffer une torpille, celle-ci ne s’activa jamais. Un tour de passe-passe de l’Anderswag aurait peut-être pu les aider à se sortir de là, mais un étrange phénomène eut lieu. Un phénomène dont j’aurais aimé ne pas assister. Un énorme typhon nous emporte vers on ne sait où. Je ne sais même pas si l’engin va pouvoir résister aux secousses, sachant que la crabe l’avait déjà un peu endommagé. Je tiens Eärendil d’un bras, m’accroche à tout ce que je peux de l’autre.

- ALMAAAA ! DIS À MA MÈRE QUE JE L’AIME !
- Tu la détestes, idiote. Et moi aussi.
- Dis-lui où je te crève
, dit-elle sèchement.

Misère. Némo a beau chauffer le moteur et y mettre le plein gaz, nous sommes trop proches du typhon et l’engin manque cruellement de puissance. Dans ces conditions, il m’est impossible de rafistoler quoi que ce soit. Un mauvais et j’empirerai le cas de ce tas de ferraille. Plus qu’à prendre son mal en patience, attendre et s’accrocher fermement. Entre les caisses et les divers outils qui traversent le sous-marin, en plus de nos corps instables, autant dire qu’on n’en sortirait pas indemne. Paf ! Une clé à molette sur l’arrière du crâne. Je sens déjà la bosse gonfler au fil des minutes. Les minutes paraissent d’ailleurs si longues. On continue d’être secoués dans tous les sens sans interruption. Et, par un grand miracle, le terrible manège s’arrête et la réception fut douloureuse pour mon postérieur.

Moins de rouge au niveau des voyants, terminées les secousses, on semble être sortis de cet enfer. Seules les lumières semblaient un peu court-circuitées, mais rien d’irréparable. Le radar indique  de gros obstacles en face de nous. Ces gros obstacles semblent être un tas de ruines. Et plus on s’y rapproche et plus ça se confirme.

- Dis, le vieux, c’est quoi ça ? Ça ne ressemble pas à ce qu’on avait en-dessous tout à l’heure. On a été légèrement déviés de notre trajectoire par le typhon à mon avis.

Némo ne répond pas dans un premier temps, il reste focalisé sur son tableau de bord.

- Légèrement, dit-il en suspendant sa phrase.

Il finit rapidement de tapoter sur tout plein de boutons.

- Légèrement, nop. On a été projetés, par je n’sais quel miracle, dans un lieu encore inexploré. J’pense pas qu’un type y ait mis les pieds avant nous. Ou alors il ne s’en est pas vanté l’saligaud.

Le commandant de bord stoppe l’engin et éteint toutes les lumières encore en marche. Il semble préoccupé par un élément assez gênant à en voir la tronche qu'il tire. Il pointe du doigt des cibles mouvantes, gigantesques et visqueuses. Des espèces d'anguilles qui rodent autour des ruines nous empêchent de poursuivre. Un coup de queue et notre sous-marin s'ouvre en deux.

- J’comprends pas trop pourquoi mais ces ruines sont protégés par ces foutus monstres. Si vous voulez savoir c’que j’pense…
- Pas tellement non.
- Ces monstres n’sont pas là par hasard
, conclut-il en m’ignorant totalement.
- Ça se tient. Ça se tient. Mais comment comptes-tu t’y prendre ? Jusqu’à preuve du contraire, ton tas d’ferraille n’est même pas suffisamment bien équipé pour te défendre.
- Tiens, Anderswag, derrière toi, ouvre-moi c’placard et enfile-moi une combinaison. Vous aussi m’dame. Z’êtes les seuls capables d’faire quelque chose face à ces trucs répugnants. Le blond et sa pouffe ne s’ront même pas assez résistants pour attirer suffisamment l’attention.


Mon attention se recentre aussitôt vers la tableau de bord. Un point se déplace rapidement et se dirige vers les ruines. En m’approchant de la vitre et en levant la tête, j’aperçois un sous-marin passer au-dessus. Je ne sais pas s’il nous a localisé mais sa présence excite les bêtes jusqu’ici plutôt calmes.

- Euh… Je crois qu’on a la visite et que les anguilles s’excitent en face de nous. On joue avec notre chance et on joue les morts ou c’est le moment de déguerpir ?
- Moi j'vous l'dis les gamins, pas question que j'me tire avant d'avoir c'qui se cache là-d'dans.
- On va vraiment tous mourir…
Minos
Minos

°• Roi Démon •°

♦ Équipage : La Légion

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Sam 5 Déc 2020 - 17:40

Paint it back:
 

De rien, c'est pour moi, ça me fait plaisir. Nous poursuivons donc notre ascenc...notre descencion vers le néant des abysses. Enfin, on essaye. Parce que le Rik, il pilote mal. Mais moi aussi, à sa place, je foirerais des manoeuvres. On a un défaut, nous, les hommes, c'est qu'on a tendance à oublier les défauts féminins. Quand on s'est constitué un harem, l'idée était bonne. Sur le papier. Mais on avait négligé un détail: les filles, ça cause. Et pas pour dire des trucs style "manoeuvre à six degrés Nord-Nord-Ouest", ni "nos boucliers sont nazes, dérivation de l'escargofuel vers les manoeuvres auxiliaires pour un passage en vitesse subaqualimunique". Non. Ca parle de moi. Enfin, de moi, de mon troisième bras, de ma batte à matchs de minuit, de ma canne à prétention, de mon archet à voyelles en gamme majeure. Et là, je te fais la version édulcorée, élégante, dans le sartorial. Manquerait qu'un bon cigare, de la feutrine et ça y est, ce sous-marin devient une salle de casino bonc chic bon genre. 'vec les filles, on est plutôt dans une caravane manouche qui se rend à la foire au boudin tant que c'est les soldes.

Une vulgarité! Je suis choqué. Tu me connais, je suis pas le genre à vite juger le premier petit écart de langage. On n'est que des humains. Mais ici, y a un truc qui dérange. C'est cru. J'ai l'impression d'être un cheval de course de renommée olympique, mais que les ribaudes ne font que rire parce que le gros machin tout en muscle il a une matraque à crocodiles. Les femmes, j'te jure. J'étais un féministe convaincu, mais là, je doute. Il y a une vergence dans la foi.

Ou alors, je me suis trompé d'histoire, d'univers. Peut-être même que c'est un porno sordide, crasseux et avilissant, où les filles vont glousser en se renversant de l'eau de mer dessus afin de se désaper devant les deux mecs  -honnêtes travailleurs ayant une mission à remplir- pour finalement remplir du bien moins honnête. Ou, pour le dire autrement, un rêve comme tous les autres. C'est ça, c'est un rêve. Je me pince pour être sûr. Aucune douleur. Je rêve.

A mon avis, je suis toujours en cellule, ou au bar où l'explosion m'a pété à la tronche. Ou mort. Si je suis mort, ça explique la descente, puis la lumière au bout, aussi. Et j'ai pas volé mes dames de compagnie qui m'escortent au paradis des guerriers, mais mettre une moche dans le lot c'était franchement pas utile. Ni Rik. Il est sympa, mais je ferai rien du bonhomme. Ou alors, il est là en tant que "co-pilote". Le bon pote qui sert à te donner le champ libre en soirée. Ca expliquerait qu'il pilote, puis qu'il boive comme un trou pendant les manoeuvres. Ca expliquerait aussi un équipage de filles canons, avec un mec moche qui en fait est aussi une nana bien faite. Bon, eh ben mort ou dans un rêve lucide, plus de raison de se faire chier.

D'un coup d'ongle, que j'ai dur, car Minos ne connait pas la mollesse, je fends le déguisement de Dorian. Plus question de recoller sa moumoute cette fois, c'est le ciseau qui dépare les tissus pour laisser exploser la féminité de Blondine. Z'ont toutes fait mine de ne rien remarquer, que c'était normal d'avoir une poupée gigogne version fan service. On va leur en donner pour leur argent. Ne lis pas ça avant vingt-deux heures une, vil gourgandin:

Les dernières volontés d'Achab - Page 2 6cegzI


Et là, deux choses. La première, l'est sacrément bien gaulée. Je ne regrette rien, mes rêves magnifient les corps. Peau diaphane, sans grains, sans cratères. J'aime bien les cicatrices, mais ici leur absence ne dérange pas. Une peau de lait frais, mais qui ne file pas la chiasse. Des formes comme de la mozzarella à peine formée, tendre et soyeuse en main. Le tout emmailloté dans un bikini qu'on plaint d'être le dernier rempart entre ces formes envahissantes et l'indécence générale. Ah, que c'est beau ! C'est ça la vie ! Et cette chevelure, dense, d'or, dodelinant par vagues légères et opaques sur ces épaules rondes comme une perle.

La seconde chose.....merde, je sais que y en avait une seconde....ah oui, cette fois on la regarde, on la remarque. Et on me fusille du regard, par la même occasion. Ben quoi ?

Ben quoi ? Elle avait peut-être un escargomcicro sur elle.

Rouge arme son bras le plus mécanique. Je peux pas parer, elle est côté plâtre. Chiotte. Petit clin d'oeil à Blondine, on peut pas se faire assommer dans un rêve.

Les dernières volontés d'Achab - Page 2 Png-clipart-teal-and-yellow-bam-text-illustration-marcio-design-clarafinna-davi-piscinas-graphic-design-bam-angle-web-design-thumbnail

Aïeuh ! On peut avoir mal dans un rêve ? Attends...alors ça veut dire que...

Ce n'est pas un rêve.

Du coup, tout réapparait. Je me sens à nouveau concerné par le gros crabe qui poursuit la loupiotte qu'on ne voit plus, tout comme les bips nombreux sur l'écran de Rik, ce qui semble faire paniquer Fhira, l'éclaireuse, qui jongle entre alertes de dangers et sermons d'incompétence. A tel point que le pilote, au bout du burnout, renverse sa flasque sur le tableau de bord. Tu penses que ça émeut Fhira ? Nenni ! Voilà qu'elle le traite encore plus mal, alors qu'il précise bien que c'était du très bon whisky. Désolé mais c'est lui qui est à plaindre. Le tableau de bord, bien sûr qu'il résiste à l'accident. C'est un sous-marin. Ferait beau voir que cette technologie n'ait pas songé à l'impératif de l'étanchéité.

Tout s'éteint. Ah. Silence.

Hmm....c'est peut-être l'accident du tableau de bord qui fait q...

...Non, tu crois !?
éructe Frances l'aveugle. Bien sûr que c'est cette andouille qui a bousillé les commandes en renversant sa gnôle ! Cinquante fois je lui ai dit de ne pas boire.

Donc, je disais, c'est probablement l'eau contenue dans cet alcool de qualité qui a fait que oui, éventuellement, on a eu un couac.

On y voit que dalle, tu parles d'un couac, dit Cook.

Très drôle, sergente-cheffe...

Les écrans aussi sont aveugles, hey! on navigue au pif et nous sommes trop en profondeur pour avoir la lumière du soleil.

J'y vois comme d'habitude, précise Rik. Ce qui, selon les situations, peut être un avantage.

Il ne pouvait pas plus mal naviguer de toute façon, raille Rouge.

Allons, ça va s'arranger.

Je peux vous le dire maintenant: je ne suis pas Dorian.

Moi j'y vois. Je suis nyclalope.

Bon, et là faut me croire sur parole, ça tourne sa tête vers moi. Je ne sais pas si elles doutent ou ne savent pas ce qu'un nyctalope est, du coup je précise.

Nyclalope. Ca veut dire que je vois dans le noir. Les lézards sont nyctalopes. Les oiseaux ne sont pas  nyctalopes. C'est pour ça qu'il y en a plein qui se cognent aux arbres.

N'importe quoi !


Juré ! même qu'on va heurter un débris dans deux secondes.

Un, deux, glong! Le débris perce la coque et crée un trou sous pression qui asperge l'arrière. J'y plante mon index de la main valide, ce qui réduit drastiquement mon nombre de mains disponibles. Dans le noir, je vois que Blondine a reçu une giclée d'eau salée, alors je lui fais "chut" pour qu'elle ne laisse pas paniquer l'équipage. Et je replonge l'index dans le trou car on se reprenait la fuite en pleine face.

Vous voyez ?

Bon, venez à l'avant, vous allez servir de poisson-pilote.

Euh...pas possible.

Tu viens !


Oh, toi tu te calmes le mérou ! J'ai pas dit que je voulais pas, j'ai dit pas possible. Peux pas bouger.

On s'en fiche de ton boudin blanc, on ne voit rien de toute façon.


Eh mais faut aller en thérapie toi, t'as une fixette sur les macropéniens. Je ne peux pas bouger, pas sans casser le sous-marin. Trop puissant, le Minos. Enfin c'est vous qui voyez.

Allez, guidez-nous! Nous devons regagner la surface pour des réparations sommaires.

Les commandes sont nazes. Il va probablement falloir dériver l'escargofuel vers les circuits auxiliaires.

Yes ! J'obtempère et les guide. C'est pas du luxe, vu qu'il y a un genre de gros tourbillon qui nous prendra bientôt pour une merde au fond d'une chiotte. Je donne la direction, façon Capitaine tu vois. Mais le sous-marin ne suit pas mes indications.

Un problème ?

Mwarf, nuance Rik.

C'est vrai qu'il ne pouvait déjà pas piloter correctement quand tout allait bien. Pas de raison que ça aille mieux avec un guidon dont c'est la première cuite au 12 ans d'âge.

Rapport, recentre Frances.  quelles sont les commandes encore valides ?

Rouge allume sa loupiotte de mécano et checke. Je précise qu'avec sa source, j'y vois carrément moins bien dehors, mais elle tâche de faire vite. De toute façon, on se fait peu-à-eu aspirer par l'oeil du cyclone. Ca me rappelle un autre rêve. Le bilan arrive prestement. En gros, tout est fichu. On peut encore guider vers le haut ou le bas, mais pas tourner. La radio marche, y compris l'externe grâce aux mégescargophones. Les hélices sont bloquées sur une seule vitesse et on n'a que les propulseurs dialboliques pour donner un coup de boost. C'est quoi un propulseur dialbolique ? Que je demande. C'est un genre de violent coup d'accélération qui se commande manuellement, en tapant un gros coussin au fond de l'habitacle. Plus tu tapes fort, plus ça propulse. Moi qui pensais que c'était mis exprès pour caler mon dos, en fait non c'est un gadget.


Cher équipage,

Aujourd'hui, j'ai eu une idée,
déclare Blondine. Son idée, c'est de couper les moteurs, orienter le sous-marin en profitant de la dérive, puis, pile au bon moment, balancer le boost vers le repère choisi afin d'y filer tout droit. Le seul repère qu'on a, en dehors du cyclone, c'est le point lumineux, assez loin. Tellement loin qu'un oeil humain de surface ne le voit pas. Ok, à toi de jouer Capitaine Nimos. On s'organise. Je peux pas taper le coussin. Un bras dans le plâtre, l'autre qui colmate la fuite, suis hors service. Les deux filles qui campaient mes genoux, donc Rouge et Blondine, s'arrangent pour un coup synergique. Blondine aurait plus de puissance qu'on le croit, ce qui continue à me la rendre sympathique. Rik veille à bloquer le guidon, Frances à bloquer les gestes parasites de Rik. Virginie et Fhira font les figurantes, mais elles seront bien utiles plus tard. Silence, tout le monde la ferme en attendant le signal. Même moi, je me tais. Le petit point lumineux passe, mais jamais en centre de l'écran. On ballote dans un courant qui se fout de notre présence. Le petit point est là, en ligne de mire. Je fais ma meilleure estimation de spotter pour tenir compte du temps de réaction et de l'inertie.

Feu !

Une détonation atroce fait vibrer tout le sous-marin. Ah la vache ! Elles ont mis le paquet. L'impact dial balance une explosion qui nous fait filer comme une torpille. C'est pas pile poil sur la lumière, mais tant mieux. Le but n'était pas de les exploser. Je confirme que c'est bon, lancement de fusée réussi. Acclamaton, pour la première fois l'équipage célèbre comme un seul être la tactique fructueuse.

Je le vois aussi, le point !

Fhira jubile, comme si j'avais menti. Mais moi, je ne fanfaronne pas, tout comme Frances qui, elle, ressent ce que mes yeux distinguent autour du point.

Des anguilles géantes. Autour du Moby Bus.


La nouvelle calme hélico pronto l'allégresse pourtant bien agréable de tout ce petit monde. Un autre tactique vite.

Elles peuvent penser qu'on est des prédateurs, vu notre vitesse d'approche.

Possible, mais on manque d'envergure.

Le bruit. Il faudrait un bruit qui les effraye.


Comme la détonation ?


Mieux, comme un prédateur.

Ca a quoi comme prédateur, une anguille ?

De tout, j'imagine. Requins, cachalots, orques, serpents géants, dauphins géants.

Quelqu'un imite bien le dauphin ?

On ne va pas faire le cri du dauphin quand même ?


Vous avez une meilleure idée ?

...

Je peux faire le cri de l'orque.

Vraiment ?

Je m'y suis habituée, au cours de mes voyages . Je peux tenter la baleine aussi, mais c'est plus doux, moins impressionnant. L'orque c'est bien.

Très bien, je nous branche sur canal externe. Préparez-vous à la manoeuvre d'intimidation.


Restress, mais on gère. Le sous-marin filoche toujours comme une balle vers les autres à sauver des anguilles. Ils commencent à sortir des gens en scaphandre, ce qui est une excellente nouvelle. Ils sont en galère et pourront négocier avec nous sitôt les anguilles en fuite. Caramélie se racle la gorge. Va falloir tout donner, y a un seul essai. On lui tend le micro, en respectant sa concentration. Au moment clef, elle pousse son cri d'orque, que les anguilles, l'autre équipage et n'importe quel être pataugeant dans la flotte peut entendre à des miles à la ronde.

Attends...quelle horde ?


Dernière édition par Minos le Mer 30 Déc 2020 - 1:01, édité 1 fois
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Caramélie
Caramélie
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♦ Localisation : Clock Work Island - Dans un sous-marin

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Sam 12 Déc 2020 - 17:05

Cher journal,

Étrangement, le cri de l’orque a l’air d’avoir fonctionné. J’en suis la première surprise mais je fais mine du contraire avec une aisance née de l’expérience, et je fanfaronne avec modestie.
Cela dit journal, quand je te dis que ça a fonctionné… a vrai dire je n’en sais rien avec certitude. Pour ça comme pour tout le reste nous devons nous fier à la description qu’en fait notre observateur attitré, parce que en ce qui me concerne nous pourrions aussi bien être entourée d’hommes poissons en train de nous tirer la langue, de nous faire des grimaces et de de pousser des “greuuu, argougrou !” à côté de notre sous-marin ! Je peux bien percevoir quelques grondements sourds en tendant l’oreille, mais la majeure partie de mon audition est saturée par le ronronnement régulier de notre embarcation, le goutte à goutte de plus en plus difficile à ignorer de l’eau qui s’infiltre dans l’habitacle malgré notre bouchon de fortune, et surtout le brouhaha causé par la présence de sept personnes en situation de tension dans un espace réduit.  

Je suis brièvement tentée, à un moment, de faire respirer un peu de gaz aux plus agités et aux plus tactiles de la bande -voire à tout le monde- pour les mettre dans de meilleures dispositions. Seulement, je ne suis pas certaine de l’effet que ça pourra avoir sur nos réserves d’air respirable, et je n’ai pas spécialement l’intention de faire le reste du voyage en compagnie de poids morts asphyxiés ! En plus ça risque de se voir si j’essaie de faire porter le chapeau à Dorian d’une asphyxie au gaz d’un groupe d’officiers de la marine.

En parlant de Dorian, je devrais peut-être songer à faire les présentations ? Peut-être que si j’insiste sur le fait que je ne suis réellement pas Dorian, quelqu’un voudra bien me prêter des vêtements ? Je dis ça parce que le contact moite de mon escargophone espion qui escalade mon épaule me rappelle avec insistance le fait que je n’ai plus grand chose pour les recouvrir, et que ce genre de chose ne me serait certainement pas arrivé si j’avais réussi à continuer de me faire passer pour un personnage masculin !
D’ailleurs, le logia n’était pas censé me protéger de ce genre d’accidents ? Reprends moi si je me trompe journal, mais quand je me transforme, mes vêtements aussi. Quand je me prends un coup qui devrait me blesser, mes vêtements se gazéifient aussi. Heureusement d’ailleurs sinon mes combats seraient ponctués de moments très embarrassants ! Tout ça me fait penser que j’y gagnerais sans doute à continuer d’expérimenter les propriétés du pouvoir de mon fruit. Est-ce que si je porte un énorme manteau de fourrure par exemple, ça me fait une réserve de gaz supplémentaire ? Mon pouvoir est-il capable de faire la différence entre un vêtement que je porte et un vêtement que je touche ? Et si jamais je partage un vêtement avec quelqu’un d’autre, est-ce que je peux le gazéifier ?
A tout hasard, je m’enroule dans le gigantesque tissu qui se trouve être le vêtement de l’humain géant qui nous sert à la fois d’observateur, de bouchon et de canapé. Un individu vraiment pratique si tu veux mon avis journal, et dommage que sa prestance et sa polyvalence soient gâchées par sa manie de mettre ses mains partout (ce qui explique pourquoi il a à présent le doigt encastré dans le trouce de la coque ! Et certainement aussi pourquoi son autre bras est dans un plâtre !). Animée de la volonté de faire progresser la science (un journal bien élevé se garderait de suggérer que mes intentions étaient autre chose que pures et altruistes !) je m’amuse à dissiper la surface de mon corps comme si je le faisais avec mes propres vêtements. En plus je peux faire ça discrètement puisque le seul témoin potentiel -et principal intéressé- est à plat ventre sur le sol, le regard fixé devant lui: ça tombe bien !

♦♦♦♦

Pendant ce temps, et puisque notre super plan ingénieux et rationnel semble avoir fonctionné, les marines décident de profiter de l’opportunité ! Avec une voix autoritaire et un ton qui montre qu’elle n’a pas usurpé son grade dans la marine, Frances s’exclame:

"- Pilote-Rik, maintenez le cap. Rouge, Fhira, préparez-vous à activer le propulseur diabolique à mon signal."

Les deux marines s'exécutent aussi prestement que possible, en s'efforçant pour ne pas trop appuyer avec leurs chaussures sur le dos du malheureux géant qui prend toute la place.

"- Observateur-Minos, je veux un rapport sur tout ce qui traverse votre champ de vision ! Cook, vous me surveillez la brèche: arrangez-vous pour que ce doigt y reste collé. S’il fait mine de vouloir déchirer quoi que ce soit d’autre, vous me le mettez en condition pour un nouveau plâtrage ! Pas-Dorian, faites chauffer les escargoparleurs et préparez-vous à faire une nouvelle transmission. Pilote-Rik, vous actionnez les commandes à mon signal."

Tu vois journal, elles ne m’ont pas démasquée. Mon déguisement fonctionne toujours !
En tout cas j’aime bien ce genre d’ambiance ! On a la chef qui donne les ordres, tout le monde sait quoi faire, et peu importe si ça aurait été surement plus simple d’attendre le retour du sous marin de nos fugitifs pour les cueillir à la surface, je suis sûre que mes compagnes savent ce qu’elles font. C’est ça l’ambiance d’un équipage de la marine: les chefs qui savent quoi faire, les autres savent obéir, et donc tout le monde fait ce qu’il faut comme il faut sans se poser de questions tarabiscotées à propos du bien et du mal, qui finissent toujours mal ! C’est le genre de mentalité qui manque parfois un peu au Cipher Pol et son club des cyniques. Mais ce n’est pas notre faute, on est formatés pour ça.

De longues secondes passent, durant lesquelles la commandante aveugle demande régulièrement une actualisation de notre position à notre prisonnier-observateur-bouchon-tapis. Et puis soudain elle ordonne:

"- Propulseur… feu !"

Notre embarcation est agitée d’une violente secousse alors qu’elle s’élance une nouvelle fois à toute allure, doit vers un objectif que pratiquement aucune d’entre nous n’arrive à voir. Nous avalons des centaines de mètres, jusqu’à un endroit où un point lumineux, de plus en plus distinct, vient illuminer notre panorama obscur.

"- Le Moby Bus ! On l’a rattrapé !
- Tenez bon commodore Vasilieva, on arrive !"

Sur instruction de Frances, j'enclenche le combiné de l’escargoparleur, et déclare d’une voix enthousiaste:

"- Aux occupants du Moby Bus, ici la Marine. Par ordre de l’adjudante Frances...
- C’est commandante.
- … commandante Frances, stoppez votre appareil, et préparez vous à être abordés. Au moindre signe de résistance nous lâcherons nos anguilles de combat sur vous !”
- On a des anguilles de combat, nous ?
- Non mais c’est quoi ces bêtises ?!
- Chuuut ! Attendez au moins que j’aie raccroché pour poser ce genre de questions !

- Hmpf ! Peu importe. L’important, c’est qu’on les arrime avant qu’ils ne comprennent que nos commandes sont cassées. Pilote-Rik, approchez vous autant que possible et essayez d’avoir l’air menaçant. Rouge, préparez le lanceur de harpons.
- Oui commandante !"

Les deux submersibles sont à présent suffisamment proches pour que j’arrive à distinguer même le cockpit de l’appareil d’en face. Leur sous-marin ressemble à un gros poisson cyclope des fonds marins, l’air patibulaire avec sa grosse lumière qui lui sert d'œil. Et puis soudain Fhira s’exclame:

"- Regardez ! Il y a un bonhomme dans l’eau, à côté du Moby Bus ! Il y en a deux même ! Ce sont des scaphandriers.
- Que font-ils ? Ils nous attaquent ?
-  Ils se tiennent par la main on dirait. C’est plutôt mignon.
- Ils sont plutôt menottés.
- Que fait-on commandante ? On lâche les anguilles ?
- Arrêtez de dire des bêtises. Puisque je vous dit que c’était du bluff cette histoire d’anguilles de combat !"

Et justement, à cet instant nous entendons le grondement sourd de mes “bluff” qui reviennent dans notre direction. Et elles sont plus nombreuses cette fois, il y en a toute une horde !!! Mes cris de tout à l’heure n’ont pas du tout marché en fait !!!
Hé ho, ne m'accuse pas journal, ce n’est pas de ma faute. Je disais ça pour rire moi, que je savais parler l’orque ! Ça me paraissait évident pourtant que je me moquais d’eux ! Est-ce que j’ai l’air d’une sirène ? Oui ? Oh, vil flatteur journal ! Mais je n’ai pas de queue de poisson, arrête avec tes bêtises !

Une voix se fait entendre depuis l’escargoparleur de l’autre sous-marin:

"- Hé, rappelez vos monstres ! On a même pas encore fait mine de vouloir s’échapper !"

Maintenant qu’on a menti et que les faits nous donnent raison, difficile de prétendre qu’on y est vraiment pour rien. Heureusement je suis plutôt gentille, et je propose obligeamment à mes compagnons d’équipage:

"- Vous voulez que je réessaye de faire le cri de l’orque, pour voir ?
- Ah non, ça suffit vos bêtises ! Imaginez qu'elles reviennent encore plus nombreuses ?!
- Ou alors celui de la baleine ? Ou sinon Observateur-Minos pourrait essayer d’imiter le cri de l’anguille géante, pour nous faire passer pour une de leurs congénères. Il a une belle voix grave, je suis sûre qu’il y arriverait bien !"

BANG ! Un bruit semblable à celui que ferait un coup de massue sur une casserole ébranle l’habitacle ! Puis un second, qui nous secoue si fort que chacun s’agrippe à ce qu’il peut, et pour ma part je regrette d’avoir fait joujou avec le seul tissu de taille que j’avais sous la main.

"- Rouge, le grappin. Feu !"

Tchac ! Le projectile relié à un solide câble de métal se fiche dans l’un des ailerons du Moby Bus, juste avant que celui-ci ne fasse une violente embardée, bousculé par l’une des anguilles. Nos deux embarcations sont ballottées au milieu de cet énorme essaim en forme de plat de spaghettis géants version agressifs, et qui nous entraîne avec beaucoup d’ardeur vers les fonds sous-marins

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Sam 19 Déc 2020 - 22:49

Dans le Moby Bus

Un timide rai de lumière provenait de la surface, se frayant un passage à travers la cavité qui les avait aspirés. Des ruines se dessinaient, trait après trait, dans l’obscurité des fonds marins. Les projecteurs du submersible avaient beau ne pas être des Luminis Dials de dernière génération, ils étaient amplement suffisants au maître de bord pour qu’il soit certain de ne jamais avoir exploré les lieux. La voute était celle d’une ancienne grotte, probablement inondée lors de la chute de l’île, elle devait avoir été une carrière ou une grande formation sous-terraine oubliée par les habitants. Les contours, les nervures de la roche lui étaient inconnues, les vestiges des édifices tout autant.
Qu’étaient ces grands piliers ? Qu’étaient cette spirale géante qui serpentait le long des parois ? La première hypothèse de Némo fut qu’ils aient pénétré dans les mécanismes et la structure de la tour qui supportait autrefois Clockwork Island. Héloïse était-elle liée à ce lieu ou n’était-ce qu’une coïncidence ? De ce qu’il savait, jamais Achab l'ancêtre n’était revenu à Clockwork Island après le terrible passage de l’équipage des Saigneurs. Le plus probable fut donc qu'il ait caché son trésor quelque part dans ce qui était autrefois un des monuments de l'architecture humaine.  

Des plans qu’il avait pu glaner, des passages et des recoins qu’il avait pu découvrir, aucun n’avait jamais mené à cet impressionnant édifice. Et malgré la menace des anguilles, malgré l’arrivée bruyante et les menaces de l’autre équipage, malgré la fureur de la horde, il ne pouvait s’empêcher d’être admiratif, rêveur et touché par cette découverte.

Eärandill était en train de s’exciter sur le microphone du Moby Bus, répondant à l’attaque des marines avec toute l’énergie qui lui restait. Alma ne cessait de courir aux quatre coins du sous-marin pour s’assurer que les dernières péripéties n’avaient endommagé aucune de ses fonctions, qu’ils étaient toujours au sec et que les deux scaphandriers soient toujours bien arrimés à leur embarcation.

"Pas de dommages… Mais des emmerdeurs. J’savais qu’la concurrence allait être rude, mais foi de Vernon Julian Némo, le monde entier pourra bien se présenter qu’aujourd’hui le trésor d’Achab ne me filera pas entre les doigts ! " s’emporta joyeusement le capitaine alors que, secoué par les anguilles et le choc du harpon, le projecteur du Moby Bus se braquait sur le sous-marin marine, les membres de son équipage hétéroclite écrasés les uns sur les autres, le gros doigt boudiné qui en traversait la coque et qu’un des serpents de mer était déjà en train de mâchouiller, et surtout sur le pilote, bien connu des deux coéquipiers du vieux loup de mer.
"Mais... C'est Rik ?!
- Cet enfoiré… Qu’est-ce qu’il fout… "Némo rit et reprit :
" Et c’ça qui veut nous aborder ? S’vous voulez mon avis, ils ont bientôt plus assez d’oxygène pour faire fonctionner leurs méninges. Gamine, t’vas leur expliquer de ce pas comment on fonctionne à bord du Moby Bus ! Pas de reddition ! "

***

Dans une soupe d’anguilles

" Ça faisait longtemps que je n’avais pas pris de bain… "

Equipés des combinaisons de Némo, Raphaël et la commodore Vasilieva se retrouvaient au milieu du banc d’anguilles géantes, à plusieurs centaines de mètres de profondeur et risquant de se noyer au moindre problème technique. Réjouissant. Si l’idée du Capitaine avait semblé bonne au premier abord –combattre les menaces directement plutôt que de risquer qu’elles endommagent la machinerie déjà pas impeccable du Moby Bus et que… tout le monde meurt noyé- c’était sans compter sur l’arrivée surprise de nouveaux protagonistes et l’habituel potentiel de ce genre de petite réunion à foutre un glorieux bordel.

S’il n’avait pas pu s’empêcher d’admirer la richesse technique de son scaphandre, les coutures de cuir qui le rendaient parfaitement étanche, le col équipé d’un den den de poche et d’un corail à bulles qui enrobait sa tête d’air respirable, Raphaël n’était pas forcément enchanté par sa position.

"Vous pourriez faire un effort… Relâchez-moi au moins si vous n’êtes pas décidée à aider !
-Oh… " lâcha dans un bâillement la marine, assise en amazone sur la tête d’un des monstres marins que Raphaël essayait d’inciter à mâchouiller la menotte qui les liait encore, sans grand succès "Cette partie de l’aventure ne me passionne pas vraiment, je pense que je vais vous laisser faire. Si la quête principale redevient intéressante, peut-être que je m’y intéresserai de nouveau… Où en étais-je ? Vous m’avez fait perdre le fil de l’histoire Anderswag, cessez de m’interrompre s’il vous plaît. " lui signifia-t-elle en tournant les pages de son roman policier, lui aussi emprisonné dans une bulle d’air.
"Dites à votre équipage d’arrêter de nous harponner alors ! "

Elle l’envoya paître d’un signe de la main, daignant juste lui accorder l’apparition de quelques maillons supplémentaires qui allongèrent la chaîne entre eux de quelques mètres.

"Connasse arrogante… "

Un serpent de mer plus vorace voulut profiter de cette soudaine allonge pour le croquer, mais c’est un coup de pied qui l’accueillit en pleine mâchoire, puis très vite une salve de coup de poings noirs sortis du néant. Les gants climatiques se multiplièrent autour de Raphaël, chacun prenant sa petite place au milieu de l’essaim de créatures marines. Si sa maîtrise du climat ne lui était pas très utile dans ce milieu aquatique, il pouvait toujours compter sur son autre pouvoir. Les anguilles commencèrent à montrer leurs dents –assez nombreuses et tranchantes pour qu’on pense avoir affaire à des murènes-, leurs nageoires à frétiller et leurs muscles à se contracter.

"Bon… On va régler ça en bons copains, non ? Qui veut commencer ?"

Il fit craquer ses jointures et le bal commença.

***

À la surface

"Zipihihi ! C’était minable, j’en avais oublié à quel point la marine pouvait être faible sur Grand Line ! On est loin d’la bonne baston du Nouveau Monde, je comprends même pas comment vous arrivez à tenir tête à des puissances pirates comme Armada ici… Ah j’oubliais, vous n’y… arrivez… pas ! ZIPIHIHIHIHIHI ! C’est donc ça la 346ème Carter qui poursuivait l’équipage des Sunsets ? LAISSEZ-MOI RIRE ! ZIPIHIHIHIHIHIHIHI ! "


Gin "Tree-eyes" Hololo
Capitaine des Zip’s Pirates


Un navire coupé en deux, d’autres en feu, les côtes de ClockWork Island ravagées par les canonnades, et au milieu de cet enfer, le capitaine des Zip’s Pirates fêtait sa victoire une coupe de saké à la main et le pied écrasant la tête de la lieutenante colonelle Browneye. Elle, comme le reste de son équipage gisaient en morceaux épars sur le pont de leur navire en ruines, des fermetures éclairs en guise de cicatrices. Malgré ses troupes bien entraînées, la sous-officière n’avait pas pu opposer la moindre résistance face au supernova et à son fruit du démon inévitable, les autres équipages pirates avaient été décimés, qu’aurait-elle pu faire ? Que valait-elle sans la commodore ? Se retenant de pleurer pour ne pas perdre la face devant le pirate qui déjà l’humiliait, elle attendait que la mort ne vint.

"Dis moi brunette, tu vas quand même pas me dire que dans votre glorieux équipage y’a qu’la chair à canon que tu m’as supplié d’épargner ? Zipihihi ! Vous êtes venues pour la même raison que moi, je me trompe ? Pour la même raison que tous ces minables qui se prétendent pirates ou chasseurs de trésor depuis deux jours…
- Capitaine, vous aviez raison ! Y’avait un sous-marin ! Mais y’a pu ! Je suis désolé capitaine, j’ai pas trouvé le sous-marin… Y’a pu rien et plus personne à taper…
- Zipihihi ! T’inquiète donc pas Tobias, si les petites gendarmettes sont parties à la chasse au trésor on saura les recevoir quand elles remonteront à la surface. Depuis le temps que je rêve de pourrir ce salopard d’Achab, je vais me faire le plaisir de récupérer ce que son ancêtre lui a laissé… ZIPIHIHIHIHIHI ! " et plus il riait, plus il piétinait la tête sans buste de Browneye, quand il en eu marre, il l’expédia d’un coup de pied "’Chier qu’il soit pas venu lui-même ce crevard, qu’il voit un peu ce que je suis devenu ! J’me serai fait plaisir à me rappeler à son bon souv- "

Gin ravala sa phrase alors que le bateau fut frappé par une grande gerbe d’eau, manquant de le faire chavirer. Se rattrapant au bastingage, il vit le geyser monter à plusieurs dizaines de mètres de haut et une immense masse couverte de coquillages et de vase en retomber. Leur cachant un instant le soleil, l’énorme rocher s’écrasa avec violence dans les eaux peu profondes du littoral. Une gigantesque carapace, des pinces aussi grandes que leur navire, il s’agissait d’un crabe géant expédié précipitamment depuis les profondeurs. Quand la mer se calma et que leur embarcation se stabilisa, certains des pirates purent la voir dans toute son immensité et prièrent pour que la créature soit déjà morte. Leur capitaine, lui, sourit d'un air méchant. La fête avait déjà commencé là en bas.

"Intéressant… Zip Zip ! "

***

Dans une soupe, plus ordonnée, d’anguilles

"F’était fraiment la pfeine d m’laifer galérer tout feul alors qu’on aurait pfu régler ffa dès l’début ? Tout fa pfour récolter f’tous les mérites à la pfin.
-Je n’ai que faire des mérites, mon chapitre commençait à se faire long, c’est tout. Je m’ennuyais et vous m’agaciez à trop tirer sur cette chaîne… "

La réplique ne vint pas, Raphaël bien qu’expert en la matière en avait marre de se plaindre de la même chose et commençait à se résigner. Un œil gonflé, quelques coups et une vilaine éraflure à la joue, un trou dans sa combinaison qui prenait tranquillement l’eau et lui faisait petit à petit perdre de l'énergie et l’usage de ses jambes, l’obligeant à servir de mains supplémentaires pour nager correctement, le vert n’en avait pas mené large face à autant d’adversaires.

"N’empêfe, qui aurait cru qu’fe genre de monstres fa aimait les fatouilles…"

Il n’en avait pas mené large jusqu’à ce qu’il se rende compte que ses doigts avaient un bien plus grand potentiel destructeur que ses poings face aux anguilles géantes. De caresses en chatouilles, il avait su les rendre suffisamment dociles et ordonnées pour que la commodore pût tranquillement se pointer, leur passer chacune une menotte autour du cou et les harnacher au Moby Bus pour s’approprier tout le crédit de l’intervention.

Guidé par Raphaël, le drôle d’attelage était prêt à filer dans n’importe quelle direction mais pour cela fallait-il encore que les problèmes d’humains se règlent eux aussi.

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Lun 21 Déc 2020 - 21:30



Dieu merci, seule l’aile est touchée par cette attaque au harpon. Ailleurs, nous aurions été morts, sans doute. Si l’eau s’infiltre, qui plus est à cette profondeur, nous sommes perdus à tout jamais. Pourquoi nous attaquer ? Qu’est-ce qu’on a fait encore ? Projecteurs à faible luminosité en direction de l’ennemi... Eärendil s’arrache ses cheveux, mon visage se décompose... Le premier enfoiré que l’on voit à travers le cockpit n’est autre que Rik. Ce fumier, avec l’ennemi, en train de s’amuser comme à son habitude. Ras-le-bol de ce type. Toujours à nous foutre dans la merde pour son simple plaisir. Pis qui va la calmer l’autre, maintenant qu’elle est totalement sur les nerfs ?  

Impossible d’agir pour le moment. En plein milieu d’une salade de pâtes, chacun des deux équipages dans son sous-marin, nous suivons la volonté des deux individus en scaphandre. Le spectacle est évidemment de toute beauté. Anderswag et l’office de la marine, main dans la main, à zigouiller de l’anguille. Pour rien au monde j’aurais souhaité être à leur place. A part servir de repas à ces bêtes, je n’aurais servi à rien. Je m’assure qu’ils soient toujours bien reliés au sous-marin de temps à autre. Nous voilà tractés par ce brave pirate aux cheveux verts.

On semble nous traîner vers une espèce de grotte, dont l’état semble me dire qu’elle peut à tout moment se refermer derrière nous, mais plutôt spacieuse pour accueillir deux sous-marins. Je me demande ce qu’il y avait ici autrefois. Peut-être une carrière où l’on a extrait beaucoup de pierre pour y construire cette cité ? Peut-être que de l’or s’y trouvait ? Ça vaut le coup d’y jeter un petit coup d’œil. En avançant, je remarque que c’est calme. Un peu trop calme à mon goût. Je saisis l’escargophone lié aux scaphandres.

- Dites, les deux tourtereaux, vous ne voyez rien devant vous ? Pas de monstre ? Pas un autre équipage surprise ?

On n’est jamais trop prudent.  

- Ne m’interromps pas dans mon récit, jeune blondinet, dit l’officier de la marine.  

- Fe vois rien, répond le pirate.

On ne va pas s’en plaindre, hein. Par contre, je me demande sérieusement comment nous allons nous en sortir après cette escapade. Je veux dire par là que nous avons quand même une commodore sur nos côtes, qui sera certainement concentrée par le pirate primé, mais que le reste des officiers à ses côtés sont dans le sous-marin à côté. Mais avec Rik, elles vont avoir de quoi bien s’amuser. Qu’elles le chopent, je me tire en vitesse sans me retourner. Pis il y a l’espèce de grosse masse à leur bord. Il n’a pas l’air drôle. Pis je ne sais même pas comment l’engin avance avec un tel poids à son bord. La poussée d’Archimède, je veux bien, mais il y a quand même des limites. Va pas falloir hésiter à se tirer fissa. Leur trésor, je m’en carre l’oignon. J’aime l’oseille mais j’aime encore plus ma liberté.  

- Bulle d’air droit d’vant nous, annonce le capitaine.  

Les fameuses bulles dans lesquelles on pourra respirer librement.  Elle est gigantesque. Et encore, on ne voit que la face cachée, car il semblerait que nous puissions aller plus loin avec l’engin. Le reste se ferait à pied. La bulle tombe plutôt à pique. Autrefois, les hommes qui vivaient ici ont certainement conçu cette zone pour permettre aux ouvriers, pas tous des hommes poissons, de pouvoir bosser sans restriction. On ne sait pas ce qu’on trouverait une fois au bout, mais maintenant que nous sommes ici, pas d’autre choix que d’y aller.  

Ainsi, nous franchissons les parois de cette bulle avant de stationner au bord de ce quai construit rapidement par les occupants de cette grotte. Némo est assez impatient. C’est à peine s’il ne manque pas de nous cracher au moment d’accoster.  

- Z’êtes prêts les jeunes ? Pas sûr que ça n’parte pas en cacahuètes une fois dehors.

Ça donne envie, capitaine. Merci. Théoriquement, nous sommes encore sous l’eau, donc je peux oublier le climat tact. Armé de son fusil, il sort le premier sans l’once d’une hésitation. A moitié claustrophobe, Eärendil le suit sans trop réfléchir. Je me retrouve seul à l’intérieur du submersible. Deux choix s’offrent à moi. Le premier, les suivre. Le deuxième, démarrer l’engin et me tirer. J’ai à peu près vu comment fonctionnait le truc. Mais j’opte pour le premier choix. Je préfère mourir plutôt que de laisser ma blonde seule avec Rik. Je grimpe par la petite échelle, passant d’abord ma tête pour m’assurer que ça roule, RAS. Je peux effectivement respirer normalement. Je bondis comme un petit lapin pour sortir le reste de ma carcasse et atterrir sur la terre ferme. Difficile de croire que nous sommes au fond de la mer tant ce phénomène est surréaliste.  

Plus qu’à espérer que nous remonterons un jour à la surface, si possible le plus riche possible.  

Minos
Minos

°• Roi Démon •°

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Mer 30 Déc 2020 - 13:42

Dans l'épisode précédent.....

Oui, je suis sûr que tu te poses un tas de questions, avec tout ça. Comment on les Zipi ont chopé la Marine qui voulait justement éviter de se retrouver dans le champ de quilles ? C'est quoi ce pouvoir de fdd ? Dois-je lire les fiches ou la narration doit-elle amener les infos ? Et dans le second cas, cela est-il prévu par ces joueurs ? Comment marche le tourbillon sous-marin ? Comment on peut déchirer des fringues d'un logia ? Peut-on tout se permettre au nom de l'humour ? L'humour est-il le pass GB des petits margoulins ? Comment les sous-marins ont géré l'harponnage avec les anguilles ? Pourquoi les anguilles parlent ? Pourquoi Héloïse est-elle si belle au point de te troubler dans tes certitudes ? Comment je peux à la fois être dos au mur du fond et à plat ventre ? Que font les Avengers ? Pourquoi Rouge n'écrit pas en rouge ? Pourquoi plus personne ne semble se rappeler qu'outre la chasse au trésor, c'est une mission de sauvetage ? Comment Caramélie peut-elle confondre orques et orcs ? Dorian aura-t-il droit à une récompense ? Pourquoi Cook et Fhira ne sont pas encore caractérisées alors que les autres ont toutes eu droit à leur moment ? Qui sont Cook et Fhira, d'ailleurs ? Et dans quel sous-marin qui est où déjà ? Et où est Rik ? Pas de panique, je vais profiter de cette accalmie, au milieu des monstres, des fuites et des découvertes de caches, pour te résumer.

En fait, c'est très simple. En gros, pars juste de l'idée que....tu ne crois quand même pas que je vais te résumer ce qu'il vient de se passer ? Qui est coupable, au bout d'un moment ? C'est toi qui as voulu être là. Prends un cacheton, maudis ta place de récompenseur et méfie-toi la prochaine fois que tu chopes un gros multi mon pote. Je sais ce que tu viens de vivre. Tu t'es dit, l'optimisme au coeur: "oh chouette, je vais en profiter pour lire plein de gens que je n'ai jamais lus d'un coup!". Monumentale erreur. Ca te fait peut-être encore marrer, on sait jamais. Tu te dis qu'on va entrer dans la grotte, trouver un trésor et clôturer le topic. Tu te dis que dans Star Wars, on est au moment où les X-wing attaquent l'Etoile Noire. On serait plutôt au moment où les protagonistes quittent Tatooine.

Les dernières volontés d'Achab - Page 2 200_d
Bonjour ! C'est moi, George Lucas. Le réalisateur qui ne voulait pas vendre des jouets comme son père. Monde de merde. Je me permets d'interrompre ce post parce qu'on se fout un peu de ma gueule. C'est du vol et du plagiat. J'aime pas trop les voleurs et...les fils de pute.

Dans ce topic des héros veulent partir à l'aventure et une menace inopinée les force à former un équipage hétéroclite pour fuir une zone désertique de traque. Comme dans A New Hope. J'appelle ça du plagiat. Les protagonistes vont se retrouver rassemblés et vont devoir collaborer dans une grosse base technologique, jusqu'à ce qu'un choix moral se présente à eux afin de déterminer qui quitte le groupe avec son magot et qui l'aidera jusqu'au bout. Vous verrez qu'au moment de quitter la grotte, l'un d'eux dira "ce n'est pas une grotte". S'ensuivra un ultime voyage au milieu du grand rien pour attaquer un méchant extrêmement dangereux, dans une bataille perdue d'avance, remportée malgré tout grâce aux efforts conjugués des protagonistes. Avec un sauvetage de demoiselle forte en détresse. Vous allez voir qu'il y aura même une cérémonie finale et une suite plus mature. Je le vois trop arriver.
Spoiler:
 

Sacré George ! Pendant qu'il papotait, j'en ai profité pour écrire mon courrier de noël. Enfin, Cook l'a fait. Tu peux lire ça ici. Bon, il va être temps de s'y remettre, non ? On a une aventure à raconter. Caramélie fera ça très bien. Puisque je suis le nouvel obs, je la laisse rédiger la suite du journal. On va rencontrer un tas de gens, alors, pour une fois, ce sera elle qui nous introduira. Euh, non attends y a sans doute une meilleure tourn...
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Caramélie
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Lun 11 Jan 2021 - 19:36

Cher journal,

Les sous-marin se posent sur le sol avec la grâce de deux baleines qui s'échouent. Enfin nous pouvons ouvrir l’écoutille pour sortir et cesser de nous cogner les uns aux autres, et surtout cesser de piétiner le pauvre Minos !
Je n’aurais pas cru être aussi heureuse de quitter ce sous-marin ! Ne crois pas que je boude mon plaisir: c’était une chouette balade, pleine de découvertes, d’imprévus, et de péripéties, mais tu sais à quel point je tiens à ce que l’on respecte mon espace personnel. Un peu plus et j’aurais fini par fusionner avec les autres passagers ! Tu imagines le monstre qu’on aurait formé à l’arrivée ?!

Perchée au sommet du sous-marin, là où se situe l’ouverture, je bondis avec légèreté et reste en suspension dans les airs tandis que je contemple d’un œil appréciateur le décor qui m’entoure. Nous sommes à l’intérieur d’une gigantesque bulle (constituée de quoi, je l’ignore et jusqu’à preuve du contraire je vais supposer qu’elle est faite de savon. Ou bien d’écume ? Dans un cas comme dans l’autre ce n’est pas très rassurant, disons une bulle magique alors ! Voilà, une bulle magique c’est très bien ! Et ça n’éclate pas pour un rien les bulles magiques !) qui recouvre une large portion de ruines. L’éclairage est très faible mais les quelques rayons nous parviennent de la surface, largement tamisés par la profondeur de l’océan, éclairent le spectacle à la fois tragique et majestueux de cette ville engloutie, de ces maisons et monuments abandonnés, mutilés par leur chute dans les profondeurs et usés par le travail patient de l’eau, du sel et des algues. Le sol pavé en dessous de moi semble humide et glissant, ce qui me laisse supposer que notre abri respirable n’est pas entièrement hermétique, ou alors qu’il est récent. Ou bien juste qu’il n’est pas fiable, va savoir journal ? Pas question que je pose mes pieds sur ce sol froid en tout cas !

Maintenant que tout le monde est réuni, je peux enfin détailler de près l’équipe du second sous-marin. Il y a la belle commodore Vasilieva évidemment, celle que nous étions venus sauver mais qui semble très bien s’en sortir toute seule. Jusqu’à preuve du contraire elle a même capturé le dernier pirate encore en liberté (puisque je considère que nous avons capturé les autres, même si pour le moment ils sont drôlement libres de leurs mouvements) ! Ainsi, avec "Salade Verte" le pirate menotté, "Chapeau Moche" son complice présumé (enfin je ne doute pas de la décision du juge quand j’aurai remis mon rapport ! Surtout après les tartines que je compte produire à propos de ce qu’un individu aux goûts si discutables en matière de couvre chef a le potentiel d’un odieux criminel !), et "Mousquetaire des profondeurs" que je présume être le fameux Nemo, toute la bande de ravisseurs et de voleurs de sous marins est au complet !

Je vois qu’ils me regardent bizarrement alors je ne me gêne pas pour en faire autant. On joue un moment à qui regarde l’autre le plus bizarrement, et puis je réalise que c’est peut être parce que je suis en suspension à plusieurs dizaines de centimètres du sol, imbibée de caragaz ? Et puis, tout bien analysé, je suis également la seule personne en maillot de bain.

J’avoue que moi-même à leur place je m’en irai facilement à tirer des conclusions hâtives sur quelqu'un qui porterait un maillot de bain ailleurs qu’à la plage ou la piscine. Quand à rappeler la responsabilité du géant blanc sur mon état actuel, j’ai l’impression que ça ne me rendrait pas plus crédible...
Aussi naturellement qu’un souffle, je laisse la surface de ma peau s'évaporer sous la forme d’un gaz mauve, légèrement translucide, qui enveloppe une partie de ma silhouette d’un halo pudique et, ma foi, plutôt élégant. Vu que mes efforts pour paraître habillée ne semblent pas du tout calmer les regards de certains de mes compagnons, je me sens obligée de me justifier:

"- Ne vous inquiétez pas, tout va bien, il ne va pas vous arriver la même chose. C’est parce que je suis Dorian Silverbreath. Tout est normal…
… bon et sinon, maintenant qu’on a récupéré tout le monde, on remonte ?

- Pas question ! S’exclame le capitaine du Moby Bus. Nous sommes plus proches que jamais du trésor, et personne ne me fera arrêter maintenant !"

Je ne suis pas sûre de comprendre tout ce qui est en train de se jouer (si seulement quelqu’un avait pu me fournir un résumé pendant notre descente, que héros charmant et désirable il aurait été !) mais par principe je fais comme si c’était le cas. J’affiche un regard intelligent et sûr de moi à qui veut le voir, et je hoche la tête d’un air légèrement supérieur.
Un trésor ? Ah mais ça change tout ! L’aventure continue !!

De toute manière c’est à la commodore de décider. C’est elle la chef puisqu’à part moi qui suis une touriste Dorian, tout le monde est soit une subordonnée, soit un criminel prisonnier. Vasilieva ne semble pas ravie de se retrouver à faire un choix pareil. Après une longue pause où elle nous fait profiter de son air blasé, elle annonce:

"- Faites comme vous voulez. Je n’approuve pas vraiment la composition de cette équipe, ni les circonstances qui nous ont tous réunis, mais puisque nous sommes ici ce serait un triste gâchis de moyens et de personnel que de remonter sans au moins avoir jeté un œil. Ou l’équivalent chez celles qui n’en ont plus. Celles et ceux qui le veulent peuvent partir explorer, les autres resteront ici à réparer les sous-marins."

Je vais explorer évidemment ! De toute manière je n’y connais rien en réparations, ni en sous-marins. Mon rayon à moi c’est plutôt le chocolat. Fhira vient aussi évidemment, déjà ravie de mettre à contribution ses talents. Nemo vient aussi bien sûr, j’imagine qu’on aurait pas pu l’en dissuader même s’il se trouve être un criminel potentiel au même titre que les autres. D’ailleurs… comment ça, les prisonniers viennent aussi ?! Ils ne devraient pas être sagement parqués ici, voire mis à contribution pour les réparations ? Bon… d’un autre côté j’imagine qu’ils ne peuvent pas être mieux retenus prisonniers qu’ici, dans cette grande bulle dont la seule porte de sortie se trouve en possession de la marine. Les normes gouvernementales sont assez permissives en matière de prisons. Du coup la commandante Frances vient aussi, pour garder... une oreille ? Un sixième sens ? sur les prisonniers.

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